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Une bien étrange équipe de tueurs relance l’affaire de Chevaline

C’est l’étonnement, pour le moins pour beaucoup, sinon la sidération et à tous points de vue :  la police française, sur le coup d’une affaire abracadabrantesque de tentative d’assassinat, vient de mettre au frais deux assassins potentiels qui, dès leurs premiers interrogatoires, ont révélé qu’ils n’en étaient pas à leur première tentative et que même certaines avaient abouti !!! Des tireurs à gages, membre d’une équipe de sécurité ayant pour potes des policiers, des gens de la DGSE et même (et surtout il semble)… des francs-maçons, espèce que l’on croyait disparue depuis des décennies (personnellement j’ai toujours eu du mal à leur accorder de l’importance il est vrai). 

Et pour couronner le tout, en effectuant une perquisition chez l’un des tueurs recrutés, figurez-vous que les policiers sont tombés sur une chose qu’ils convoitaient depuis septembre 2012 : des balles de pistolet bien particulières, d’un calibre 7,65 mm et celles d’un Luger P06 surtout, pour l’instant pas retrouvé. Vous l’avez deviné bien sûr : nous revoici plongés à Chevaline, en Savoie, huit ans après un massacre retentissant !

 

Le bureau des ratés ou les blaireaux des légendes

Commençons par l’affaire du jour (le titre est emprunté au Canard Enchaîné du 24 février dernier (1)) : elle est tout simplement ahurissante (de bêtise) ! En juillet dernier (2020), à Créteil, les policiers surprennent en planque deux jeunes hommes dans une voiture, visiblement en train de préparer un mauvais coup. Ils avaient été alertés depuis quelques mois (14 au total !) par une dame, Marie-Hélène Dini, 54 ans, coach en entreprise. C’est en fait un riverain qui avait observé leur manège trop visible depuis plusieurs jours (ils portent toujours des gants sur eux alors que l’un des deux est en bermuda; la voiture, déposée sur place la veille par deux femmes, porte des fausses plaques collées à l’adhésif !). Bref, deux gars pas vraiment malins pour faire une filature !!! La coach avait déjà porté auparavant plainte à la police car, le 24 octobre 2019, deux inconnus à bord d’une Clio noire l’avaient agressée et lui avaient arraché son sac et son ordinateur. A peine extraits de leur véhicule (la même Clio noire, justement !), les voilà qu’ils crient au policiers que ce sont des « collègues » car ils seraient de la DGSE et évoquent même « le Mossad », qui viserait selon eux leur « cliente ».  Surprise et étonnement chez les policiers !

Evidemment ça ne prend pas et les voici emmenés dare-dare au commissariat vite fait:  ils s’aperçoivent d’emblée qu’en fait de DGSE, Pierre B. et Carl E., âgés respectivement de 28 et 25 ans, n’en sont pas loin mais n’en font pas vraiment partie en qualité de membres actifs, en tout cas, ceux issus du célèbre « service action » de sinistre mémoire (de l’époque de « Charlie » Pasqua !). Les deux jeunes gens ne sont en fait que de simples militaires… qui gardent les locaux de la DGSE (des « gardes-barrières » selon Le Point), dans un endroit vraiment… flou : celui des photos de Google Earth quand on s’approche du patelin (c’est à Cercottes près d’Orléans) où est situé le terrain d’entraînement des cadors des interventions extérieures françaises. Autre surprise encore, un des rares coins de France floutés par Google à la demande de l’Etat (2)… (cf ici les deux photos).

D’autres zones sont « cachées », mais ça n’empêche pas de savoir où elle sont… grâce à l‘entretien de ses 244 bacs à fleurs ou ses serveurs et ordinateurs sous la passoire de Windows (cf ci-dessus). Ou pire encore avec une application de footing donnant la localisation des agents plus très secrets… (un comble, ce gag là !). Pour ce qui est du secret, on repassera !

Celui qui a avoué le meurtre, souhaité par un commanditaire à qui Pasquali devait de l’argent, est un troisième larron de la même équipe que celle de notre filature ratée. Un endroit où ça ne rigole pas pourtant : un jeune militaire de 27 ans y est mort le 7 juillet 2019 lors d’un « accident de tir ».  Première surprise donc.  Signalons que les deux lascars avaient la leur d’arme à feu, prête et chargée dans la voiture, un pistolet automatique Browning de calibre 9 mm (un Parabellum datant de… 1935, modèle belge, utilisé par les forces spéciales des forces armées britanniques, mais l’armée allemande en a eu aussi comme celui-ci à droite). L’engin avait été doté d’un « silencieux bricolé » selon la police (le véhicule lui, selon certaines infos, aurait été de plus un véhicule volé.  Les policiers retrouveront chez eux une moto et un scooter également volés !) !!! Des gens mal équipés mais qui avaient des réflexes « professionnels » : la veille du 24 juillet, ils avaient collé une balise émettrice sous la voiture de leur cible, histoire de ne pas la perdre en la suivant… Tout cela paraît… chaotique, à vrai dire.

Très vite aussi les policiers obtiennent de leur bouche la raison de cet assassinat programmé : c’est tout simplement l’aboutissement des menaces répétées envers la dame d’un concurrent dans le coaching appelé « Jean-Luc B »., un formateur âgé d’une soixantaine d’années (déjà repéré par d’aucuns sur Twitter), un expert en la matière, connu et réputé dans les « Business Schools » comme on dit, dont la cible ignorait tout de ces funestes visées  !!! Elle tombe des nues quand on le lui apprend ! Et les policiers idem !!! La presse relevant avec délice ses publicités dans lesquelles il vante sa charité et sa pusillanimité… ou sa  » rigueur éthique », la police découvrant au passage que les malfrats avaient aussi touché du même individu 3000 euros pour mettre le feu à l’automobile de la sœur de leur « cliente » de coaching !!! Finalement, le voilà arrêté, lui aussi, le 29 janvier. Hors d’état de nuire !

Le corps itinérant du champion automobile

La deuxième surprise l’est tout autant : les voici qui déballent assez vite leur « emploi », ces apprentis, et racontent que, oui, ce sont bien des tueurs à gages (on leur avait promis 50 000 euros pour se débarrasser au final de la coach !). Et libèrent par là même les policiers d’un autre poids, celui d’un meurtre à ce jour non élucidé. Ils déballent rapidement en effet celui d’un champion de voiture, Laurent Pasquali (ici à gauche), dont le corps avait été retrouvé énigmatiquement un an après à 400 bornes de l’endroit où il avait disparu, à savoir où on l’avait en fait exécuté !!! L’homme était un pilote bien connu, ayant participé aux 24 heures du Mans en 2008 (en Corvette !) et qui tournait en duo avec Anthony Beltoise pour le Championnat de France GT (sur McLaren -du Sébastien Loeb Racing – et sur Porsche). Disparu en septembre 2018, à Levallois, on n’avait en effet retrouvé son corps, enterré à la va-vite dans un bois en Haute-Loire (exactement près de la commune de Cistrières, en Haute-Loire, au nord du Puy-en-Velay, où se situe la direction départementale de la DGSE), qu’en septembre 2019 !! A l’origine de son élimination, à ce joyeux fêtard toujours en quête d’argent, fricotant avec des gens peu recommandables selon ses proches, le non respect d’un accord financier (200 000 euros) pour le port de logos sur sa voiture de rallye ! Les deux lascars, envoyés pour faire peur et « régulariser » le gars s’étaient heurtés visiblement à une résistance inattendue et… fatale pour leur cible. Ce sont bien de véritables assassins et non des apprentis !

L’antichambre des coups fourrés était une loge

Quant au troisième larron mis en cause, celui-là, c’est un ancien commandant de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), arrivé à la tête aujourd’hui d’une société de sécurité qui travaille… avec la DGSE. Les policiers découvrent alors effarés qu’ils sont tous ou presque dans le « métier » sinon de la maison et ont tous une caractéristique inattendue: ils sont tous francs-maçons, membre d’une loge de Puteaux baptisée « Athanor » (du nom des fourneaux des alchimistes), comme l’est aussi un quatrième larron, Sébastien L, celui qui a recruté les deux jeunes militaires… en leur faisant croire que c’était bien une opération de la DGSE, alors que sur la base déjà citée ils n’étaient que simples trouffions comme on l’a dit. Plus, au sommet « le commandant B. », le plus âgé du lot ancien lui aussi de la DGSE… et grand-maître de la loge citée ! Le grand décideur, à les entendre.

« Un autre des recruteurs, commandant retraité de la DGSI après avoir effectué son parcours aux renseignements généraux de la préfecture de police puis de la direction centrale des RG, suivait lorsqu’il était en activité le secteur de l’extrême gauche puis le dossier des sectes. Ancien du Grand Orient, il avait finalement rejoint Athanor avec ses comparses, endossant le matricule 12475, au moment de la création de la GL-AMF. Tous ont été suspendus de l’obédience en même temps que la loge a été fermée ». Celle qui prône l’harmonie avant tout (cf ci-dessus) !!! Le spécialiste des sectes qui est franc-maçon, perso, je trouve ça plutôt drôle… s’il n’y avait au bout encore un autre meurtre. En interne, cette fois-ci !

Jamais rangé des voitures, dans la profession

Cette surprenante loge était-elle devenue une antichambre à barbouzeries diverses ? Une sorte de « Bureau des assassins » pas très légendaire, digne d’une mauvaise série télévisée ? On est en droit de le penser, à voir le nombre d’affaires décrites reliées entre elles de diverses façons. Dont une surtout liée à la Haute-Savoie !! Une autre affaire encore, celle de deux hommes de la DGSE qui, en septembre 2018, s’étaient retrouvés cités lors d’une enquête sur un projet d’assassinat d’un opposant congolais à Denis Sassou Nguesso, le général Ferdinand Mbaou (soutien de Pascal Lissouba, renversé par Nguesso), installé depuis 1997 en France. En un premier temps, preuve que toute cette organisation mafieuse au sein de la franc-maçonnerie avait le bras long, l’enquête préliminaire avait été classée sans suite. Mais finalement, grâce à la ténacité des avocats et des juges, ils avaient quand même été arrêtés et mis en examen à Lyon pour « association de malfaiteurs » et « détention d’explosifs ».  On s’acheminait donc vers un procès en bonne et due forme à leur égard. Mais, en mars 2019, surprise et effarement, l’un des deux concernés, Daniel Forestier est retrouvé mort, criblé de balles, dans sa voiture, arrêtée sur une bord d’une route… de Savoie. Etrange coïncidence, n’est ce pas !!!  C’était en effet à Ballaison, tout près du lac Léman.  On notera, curieux hasard, qu’entre Ballaison et Chevaline il n’y a que 82 km, soit un peu plus d’une heure à peine de trajet en voiture… (et même 12 bornes de moins entre Chevaline et Lucinges). Bref, nous y revoilà déjà !!! Détail à noter : Forestier était officier instructeur au CPES, le Centre parachutiste d’entrainement spécialisé installé… au camp de Cercottes, près d’Orléans ! Nous y revoici (3) !!!

Nettoyer, ou pas nettoyer la scène du crime ?

Un cas aussi celui-là et pas élucidé non plus jusqu’ici, car il habitait en fait Lucinges, notre trucidé (toujours en Haute-Savoie).  Après 14 ans passés au sein de la DGSE, il avait repris un temps un bistrot, L’Escapade, un bar-tabac, et avait écrit plusieurs romans (policiers, bien sûr, dont un s’intitulant « Barbouze de la République »!) et ces derniers temps il exerçait la profession de magnétiseur (rebouteux ou hypnothérapeute, au choix !). Une retraité tranquille qui avait connu le feu, en quelque sorte car c’était le garde du corps de l’ex président Lissouba, qui avait été lui menacé jusqu’en France : or « en 2015, l’ancien chef de la garde de l’ex-président de la République du Congo Pascal Lissouba (1992-1997) avait déjà été grièvement blessé par balle dans une tentative d’assassinat à la sortie de son domicile de Bessancourt, au nord de Paris. Il serait dans le collimateur de Brazzaville en raison de ses réseaux dans l’armée, selon un opposant congolais.  » Comme l’écrit ici le Parisien, « personne ne sait pourquoi il a ainsi été abattu ». Son collègue, encore intact pour l’instant, s’appelant Bruno Susini, le sait peut-être :  c’est un corse, membre d’un groupe vocal traditionnel à ses heures !!! Du genre plutôt actif, dans sa jeunesse : il a en effet  été accusé d’avoir réalisé un plasticage (en débarquant d’un hélicoptère, en juillet 1992 !), sur l’île de Cavallo, au nom du mouvement autonomiste Resistenza ! A gauche, le groupe vocal de Sartène de Susini : c’est l’avant-dernier à droite, plutôt costaud). Détail intriguant noté par le journal de l’assassinat :  » des témoins ont entendu les tirs mais n’ont rien vu. Même les douilles laissées sur place semblent l’avoir été sciemment, comme si le tueur (sous réserve qu’il n’y en ait qu’un) savait qu’elles ne permettraient pas de remonter jusqu’à lui. » A ce jour on ignore ce que l’autopsie aurait révélé des tirs l’ayant atteint. En tout cas pas des balles de… 7,65 mm de Luger, aux douilles courtes « Parabellum »  si reconnaissables, en tout cas (ici à droite)… Celles laissées visiblement sur place dans un lieu relativement proche l’ayant été pour ne pas rappeler la tuerie précédente, où des douilles bien différentes avaient été glanées sur le sol par la police, en ce cas, pour éviter de signaler que l’auteur aurait pu avoir quelque chose à voir avec la première tuerie !!! En somme, un assassinat en miroir des erreurs du précédent !! La seule hypothèse qui vaille, pour sa disparition, étant celle des secrets qu’il aurait pu détenir d’opérations précédentes, et que l’on aurait voulu faire taire, avec la possibilité plus floue, à la rigueur, d’une piste kazakhe, pays où il s’en passe aussi de belles, on le sait.

Un Squale a toujours besoin de poisson pilotes

Cette piste « africaine », c’est aussi celle du « Squale », de retour (hélas) dans l’actualité : « Une piste congolaise suscite également l’intérêt des enquêteurs. Comme l’a signalé « L’Obs », un courrier à en-tête de la présidence du Congo aurait été trouvé au domicile de Bruno Susini, le présumé commanditaire de Forestier. Celui-ci aurait aussi été en relation avec Bernard Squarcini, l’ancien patron de la DGSI, en mars 2016, peu avant l’élection présidentielle au Congo, pour aider le président sortant Sassou-Nguesso à déjouer un projet de coup d’Etat. Parmi des documents saisis par la justice chez le « Squale » (le surnom de Squarcini), dans une autre procédure, figurent des copies de SMS émis pendant cette période par un contact enregistré sous le nom « Susini 15 ». Ils ont trait à ce supposé coup d’Etat, avec une « analyse » de la situation et des demandes de rétributions financières. L’entourage de l’ancien grand flic dément toutefois avoir eu, depuis cette époque, des liens avec Susini. Quand à Marie-Alix Canu-Bernard, l’avocate de Bruno Susini, elle appelle à la plus grande prudence ». « Le cadavre de Daniel Forestier est un élément du drame, un caillou sur une piste qui part des Alpes pour se perdre au-delà de l’horizon. Des sommets enneigés, pourrait-on apercevoir la jungle de la Françafrique ? Drôle de « Requiem pour un Savoyard ». Le titre d’un énième roman publié à compte d’auteur. Rien qu’un titre » conclut parfaitement  Paris-Match.  Squarcini, lui, n’étant pas franc-maçon, comme il l’a fait savoir un peu partout. Pourquoi donc, lui seul le sait (ou plutôt parce qu’une grande partie de la DGSE y est !). Pour cette piste africaine, il faudra suivre les tribulations au Togo d’un autre beau cas d’espèce, « Frédéric V » ayant été aperçu un soir de 2005 en train de dîner en compagnie de Charles Debbasch (un « mercenaire en col blanc » rédacteur de plusieurs constitutions africaines) et Faure Gnassingbé, devenu après président du pays. Debbasch a été condamné le 11 mai 2005, pour abus de confiance, à 2 ans de prison dont 1 an avec sursis, plus 150 000 euros d’amende pour avoir escroqué la juteuse fondation Vasarely qu’il était chargé de gérer. Neuf ans plus tard, ce sont les héritiers qui se feront alpaguer… à sa place, Debbasch ayant continué lui à toucher son salaire d’enseignant en France alors qu’il résidait au Togo. Il semble intouchable depuis longtemps, de toute façon (et bien vieux, cf ici à gauche). Selon Jacques Dupuydauby, Debbasch a également été mêlé de près à l’attribution exclusive pour Bolloré d’une grande partie des licences d’entrée des ports africains. Au Togo, il y a aussi le général Germanos, de sinistre mémoire, à la manœuvre. Et lui aussi, franc-maçon, vous l’auriez deviné  : « au Togo, Germanos est comme un poisson dans l’eau. Il a ses entrées partout, grâce notamment au réseau des Francs-maçons, fraternité à laquelle appartiennent presque tous les dirigeants du pays »… décidément ! C’est au Togo que l’on trouvait aussi le représentant local du moment de la DGSE, le lieutenant-colonel Frédéric Verselder (ce « Frédéric V » là, donc, qui a toujours été militaire et pas journaliste !), qui jetait un œil sur ce qu’y faisait alors Robert Montoya : il  importait alors sur place des armes à tour de bras, dont des étonnants Sukkhoi 25 aux équipages biélorusses. Mais sur ordre de l’Elysée, on ne bronche pas, à ce moment-là. « Tout le monde est au courant de ces mouvements aériens et de ces arrivages d’armements mais, visiblement, ordre est donné de ne pas bouger le petit doigt. La France voit sous ses yeux se préparer l’offensive du régime ivoirien contre les rebelles des Forces nouvelles, mais laisse faire. Ainsi, elle donne un coup de pouce au régime de Gbagbo qui peut préparer sans encombre sa riposte. Elle ne se doute pas que les armes qu’elle a laissé se déployer vont se retourner contre ses propres soldats et faire couler le sang français ». Ce sera hélas, l’affaire de Bouaké. A ce propos, le procès interrompu pour cause de pandémie devrait reprendre au printemps prochain. Il est prévu du 29 mars au 16 avril 2021. Il serait temps…16 ans après les faits.

Profession secoueur

Le bavard arrêté… ne s’arrête pas là et, en pleine verve, dénonce un autre projet farfelu : « un syndicaliste gênant »  » du département de l’Ain« , selon lui aurait aussi été victime d’une tentative d’assassinat : on a affaire à des malades !!! Un contrat à 75 000 euros de janvier 2020 payé par « une entreprise spécialisée dans le plastique » selon le Canard (ici, au choix, il n’y a plus qu’à trouver la bonne !). On note que l’on reste dans le secteur : entre Doussard (Chevaline) et Oyonnax il y a une centaine de km tout au plus !!! L’échec de Créteil ayant annulé l’opération. Mais aussi un autre signé avec un corse lorgnant sur Courchevel et s’avérant curieux en renseignements à propos du père d’Alexis Pinturault, le champion de ski, qui sentait bon l’enlèvement ou les menaces d’extorsion à venir…

Et ce n’est pas fini : « Frédéric V », l’ancien journaliste, se révèle décidément très bavard et déballe deux autres affaires menées cette fois à Saint-Maur. Celui qu’il met en cause nommément, pour avoir fait appel à ses services, se nomme Henri Plagnol (ici à gauche).  C’est l’ancien député-maire (UMP) de cette commune en banlieue parisienne, ancien secrétaire d’Etat à la réforme de l’Etat du gouvernement Raffarin (sous Jacques Chirac). Le but était cette fois de surveiller son rival Sylvain Berrios, ex-député LR (ici à droite avec un individu connu), qui a fini par le battre aux élections. « Selon Frédéric V., Daniel B. aurait fait suivre Sylvain Berrios. Il évoque une mission payée 10 000 euros. « C’est la ville de Saint-Maur-des-Fossés qui a payé cette facture à ma société (…). On avait fait passer ça pour de l’audit de sécurité », relate Frédéric V. en garde à vue. La mission n’aurait pas prospéré : « On n’a pas eu de photos et Plagnol a fait avec. Puis Plagnol a perdu les élections », explique-t-il laconique » écrit le Parisien . « Mais lors de cette audition qui s’est déroulée fin janvier, Frédéric V. n’en reste pas là et confesse son implication dans un autre épisode trouble de la vie politique à Saint-Maur. Le 11 octobre 2016, le conseiller départemental (LR) Jean- François Le Helloco (ici à droite) se fait violemment agresser dans le jardin de son domicile par deux hommes encagoulés. Son épouse, alors enceinte de 8 mois, est présente dans la maison. Ses agresseurs le frappent au visage puis prennent son faciès tuméfié en photo et le menacent en ces termes : « Faut que tu arrêtes », « Maintenant tu fais plus rien », « On en reste là pour aujourd’hui ». L’agresseur ajoutant « reste tranquille pour ta femme et tes gosses »… Le Helloco avait dû être hospitalisé. Là, le « secoueur » donne une autre raison aux policiers : « le consultant justifie son initiative par des considérations privées. A l’époque, il reprochait à l’élu, ancien adjoint au maire de Saint-Maur, de dénigrer sa compagne Stéphanie C. qui n’était autre que la directrice de cabinet d’Henri Plagnol à la mairie (on la décrit ici, elle a été mêlée à l’affaire Bygmalion et une peine de prison avec sursis avait été requise contre elle à l’époque, en 2017 ). « Je n’ai pas supporté que cette personne fasse tout ça, en continuant de se moquer d’elle, en expliquant des horreurs ». On a bien affaire à un malade en ce qui le concerne !!! La même conseillère régionale, sur son blog perso affirmant avoir créé « un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, piloté par l’ancien Maire, le Préfet et le Procureur de la République, pour contrecarrer petite et grande délinquances« , ce qui ne manque pas de sel !

Une dérive de la DGSE ?

On en est donc à une dérive, celle de gens formés pour tuer et qui, une fois quitté leur maison, ont résolu de continuer à faire de même, en se faisant payer pour le faire. Autant vivre de ce qu’on sait faire, non, après tout ? C’est ce que dit ici Pierre-Gilles Bellin, dans Mediapart, avec Patrick Pesnot interviewant Monsieur X (de France-Inter) : « Ces nouveaux tueurs , si je peux parler ainsi, n’appartiendront pas réellement à la maison, ce seront des isolés, sans véritable lien organique avec la DGSE ». Patrick Pesnot : « Par conséquent, en cas de boulette, le Service ne portera pas le chapeau ? »  Monsieur X : « C’est exactement ça, ce qui n’empêchera pas ces types d’être très bien formés et entraînés, et parfaitement insérés dans la société civile ils ne seront appelés que ponctuellement «   Patrick Pesnot : « Oui, dans le cadre d’une mission à accomplir, des tueurs invisibles en somme »  Monsieur X : « Oui, bien sûr, ça c’est la théorie, parce qu’en pratique les liens avec le Service ne pourront jamais être tout à fait abolis… Ne serais que pour leur fixer leur mission. Et d’assurer l’indispensable logistique : argent, arme, documents d’identités, etc. » Les Agents Alpha ne seront jamais plus d’une dizaine, restant actifs entre deux et dix ans, ne se connaissant pas les uns et les autres… La chaîne de commandement est excessivement courte, le Président de la République, le Directeur général de la DGSE, le Directeur du Service action, bien sûr, peut être un autre… tout est oral… en opération, les Alphas sont jetés dans la nature, à eux de se débrouiller s’ils sont arrêtés…  En 1987, leur entraînement monte en puissance et, au sein même du Service action, personne ne soupçonnera leur présence. La cellule Alpha sera essentiellement mobilisée contre le terrorisme, selon son découvreur Vincent Nouzille. Mais le temps passe, passe… »  Nouzille étant l’auteur de l’ouvrage ci-contre, au titre significatif, il me semble.

Il passe, mais les méthodes inculquées restent et les filiations aussi, notamment aves les policiers ou les gardiens de prison francs-maçons pouvant apporter un petit coup de main si besoin est… Les tueurs putatifs savent ce qu’ils risquent en cas de pépin, à savoir de découverte ou après avoir balancé ou avoir été balancés.  Le Canard ainsi annonce que notre fameux bavard, incarcéré à la prison de Meaux-Chauconin (ici à gauche), a été retrouvé depuis dans sa cellule « gisant par terre la tête fracassée ». Drôle de façon de se suicider, n’est-ce-pas ? Remarquez aussi, à Chauconin on meurt aussi étrangement de crise cardiaque à 28 ans, avec des hématomes partout sur le corps. A Meaux, on recense la présence de trois loges différentes. D’ici à ce qu’on y trouve aussi des gardiens de prison…

Chevaline, un autre contrat de fêlé

Au bilan, on a donc des gens formés aux assassinats qui se révèlent y avoir pris goût au point de monnayer leurs savoir-faire contre des liasses de billets. Le hic, c’est que, chez l’un d’entre eux, on a retrouvé les mêmes types de balles Parabellum, plutôt rares on le sait, que celles qui ont tué à Chevaline, à 80 km de l’endroit où a été violemment descendu un de leurs ex-agents recyclé dans le privé.  Là, ça commence à faire beaucoup, car ça relance la thèse du contrat privé et non de l’assassinat d’un ingénieur anglais plus ou moins lié à des projets de défense via des satellites d’observation, à savoir la thèse du contrat mafieux posé sur la tête seule de l’infortuné cycliste Sylvain Mollier, abattu, on le rappelle en premier, lors des tirs et achevé à bout portant de 7 balles, rien que pour lui, sur les 21 tirées ce jour-là. Le Daily Mail, via Tom Parry (aussi du Daily Mirror) à l’époque, avait flairé cette façon de faire mettant le cycliste comme tout premier objectif du tueur et faisant des membres de la famille des dégâts collatéraux, arrivée au mauvais moment au mauvais endroit : « M. Mollier a été abattu de sept balles dans deux salves distinctes de feu. Les deux premiers coups de feu étaient sur sa poitrine, la troisième à la tête. L’angle et la trajectoire des balles indiquent que M. Mollier devait encore être debout ou encore sur son vélo quand il a été abattu. Mais l’analyse des quatre autres balles dans le dos, tous M. Mollier et le bas du corps, indiquent qu’il était allongé sur le sol quand elles ont été tirées. Parce que M. Mollier était tourné dans différentes positions, la police croit qu’il est peu probable que les sept coups de feu provenaient d’une seule volée de coups de feu continue, il y avait un écart, ils pensent peut-être que quelques instants fugaces, entre les coups de départ et d’arrivée, au cours de laquelle les membres à temps de la famille Al-Hilli ont été tués. En d’autres termes, l’homme armé a ouvert le feu sur M. Mollier, puis expédié Saad Al-Hilli, sa femme Ikbal et sa mère, et Suhalia qui avaient assisté à toute l’attaque, avant de revenir « finir » M. Mollier. Cette version des faits n’est pas incompatible avec ce qu’a raconté de ce qui s’est passé la fille âgée de sept ans, Zainab Al-Hilli. Selon le journal français Le Monde, elle a raconté aux détectives qu’elle et son père étaient à l’extérieur de la voiture quand les tirs ont commencé ». Un déroulement des faits qui fait plutôt du cycliste la piste principale, puisqu’il a hérité d’un chargeur complet de Luger (moins une balle) ce que la presse anglaise mécontente semblait voir s’éloigner comme hypothèse, il y a peu encore, sous l’action notamment du procureur français qui semblait ne chercher la solution à l’énigme que de de ce côté-ci du « channel » : « la nouvelle tournure de l’enquête déplait à certains. Pour le détective Colin Sutton : « il (Eric Maillard) semble avoir complètement fermé les yeux sur le fait que le cas prenne ses racines en France. Tant qu’il n’y a pas d’évidence, cela me semble un peu dangereux ». Une nouvelle piste dans l’enquête permettrait-elle une résolution ? s’était permis l’un des meilleurs détectives anglais, qui semblait bien avoir flairé quelque chose avant tout le monde, car aujourd’hui on vient de la renforcer cette fameuse piste ! Une ascension par une voie pas faite du tout pour le type de vélo onéreux qu’il possédait depuis peu, un itinéraire surprenant mais recommandé par son beau-père (les anglais étant persuadés que Mollier était en conflit larvé avec lui à propos de son bébé et du prétendu héritage à 1 million de la pharmacie dont devait bénéficier sa jeune compagne), un endroit discret où le bruit des coups de feu est fort atténué, une région connue de nos lascars de la DGSE via leur ancien collègue qui y habitait, et aujourd’hui les mêmes balles, cela fait plusieurs arguments en faveur de la thèse, enterrée depuis 2012.

L’autre point oublié semble-t-il étant la connaissance des victimes ou tout simplement de la famille : un tueur à gages s’intéresse à ses victimes, par nature (par précaution, voire par réflexe). Il faut au minimum savoir qui tuer (et combien, car ça peut influer sur le « tarif » demandé !) !!!  Or dans le cas de la famille Al-Hilli, ils étaient 5 personnes, dont la petite fille. Tout le monde, ou quelqu’un les ayant vus au camping, le savait cela (on a évoqué un visiteur virulent suspect de Saad à cet endroit lors de l’enquête : il avait pu lui aussi le constater et l’aurait recherchée si c’était le tueur ou un commanditaire). Or il en a tué 4 le tireur et a donc carrément « oublié » la petite dernière.  Si Mollier était son objectif premier, ça se conçoit parfaitement en revanche, car il ne connaissait pas à l’avance la famille, encore moins sa composition.  D’où l’oubli de la dernière. En ce cas, le nombre de balles emporté, vu large, lui a permis de « s’occuper » des « visiteurs » inattendus survenus au mauvais moment. Le tireur était prévoyant, en quelque sorte. Un tireur « expérimenté », a-t-on dit, mais cependant « embarrassé » par l’arrivée impromptue des anglais : « le tireur s’est montré très mobile avec un « comportement désordonné, allant d’une victime à l’autre et revenant sur l’une ou l’autre tour à tour pour les achever », une attitude « non cohérente avec le profil d’un tueur professionnel », selon les enquêteurs cités par leparisien.fr. » citait le Dauphiné Libéré le 20 octobre 2012. Un tueur jeune, peut-être bien, alors. Formé au tir, connaissant la région (ou très bien informé sur la géographie locale par un « confrère »), au courant ce jour-là du trajet exceptionnel pris par le cycliste (sur un engin pas fait du tout pour ce type de route !), armé d’un engin improbable mais répandu à la frontière et fort difficilement traçable pour ne jamais être découvert…  La balance penche davantage aujourd’hui vers cette théorie « locale », donc.  Chez les anglais, depuis l’annonce de la découverte de ces balles, on en est persuadé en tout cas. (Parry avait déjà suscité l’opprobre pour avoir dit la même chose en 2015, comme dans son livre, ici à droite, d’ailleurs). De l’autre côté de la Manche, depuis l’annonce de la découverte de ces balles, on en est encore plus persuadé en tout cas. Les Al-Hilli étaient selon eux, et depuis le début, des victimes collatérales dans cette affaire !

L’affaire de Chevaline a toujours été essentiellement française, selon nos amis anglais. Et depuis hier… fort barbouzarde il semble bien. Ce qui expliquerait pas mal de choses en fait, y compris de nombreux silences imposés lors de l’enquête. On connait l’efficacité de réseaux pour tuer… des enquêtes, et celui de la Franc-Maçonnerie qui infeste donc la DGSE d’après ce qu’on vient de lire, qui sait y faire, pour sûr, aussi. Pour orienter vers d’autres pistes aussi, à offrir en pâture à la presse : on songe au cas du gendarme Eric Devouassoux, notamment, à la vie ruinée après son interrogatoire. La mort par suicide du légionnaire Patrice Menegaldo ayant il est vrai aussi anéanti pas mal d’hypothèses voisines.  Sa sœur, Christelle Menegaldo, l’avait cependant totalement exonéré, en affirmant qu’il ne pouvait pas être sur place ce jour-là, car il était alors avec le fils de cette dernière. D’ailleurs, il l’avait écrit : « mon geste n’est pas un aveu ». L’homme au casque si particulier devenu portrait robot, a lui aussi été disculpé.  C’était lui qui était venu faire du parapente dans le coin. Le seul lien « anglais » qui subsiste est cette présence de 4×4 « sombre » (gris ?) à conduite à droite descendant la route après les meurtres, aperçu par deux hommes sur le chantier d’un chalet. Reste au bout une attaque possible de fêlés stipendiés, comme ceux découverts hier agissant sous contrat… local.  Des traces d’ADN ont été relevées sur place. M’étonnerait que tous les employés de la DGSE n’aient pas laissé le leur chez leur employeur… Est-on arrivé au bout de cette interminable énigme ?

(1) le document du Canard :

 

 

Le premier article du Canard d’il y a 5 mois est ici. Il révélait que « Dagomar », un des surnoms des deux sinistres drilles, traficotait aussi des armes via un collègue d’origine Serbe. Une vieille filière je dirais !!! Et qu’à Cercottes, on a volé des armes mais non pas des Famas : des Kalachnikov : il faut bien s’entraîner avec tout, il est vrai ! Et qu’en fait de « balise » c’était un simple téléphone qui avait été caché dans le pare-choc de la voiture de la coach !!!

(2) ça s’explique : en 2015, sur Google Earth tout était encore en clair, même le centre de Santé des Armées, situé plus à l’Est et domaine sensible aujourd’hui, on s’en doute, comme le terrain d’entraînement, celui du pas de tir au Nord avec une vieille carcasse de char explosé étant lui resté tout le temps toujours visible. En fait, en décembre 2015 on a interpellé deux jeunes des cités sensibles d’Orléans qui projetaient d’attaquer une de ces cibles. L’un âgé de 25 ans, était né à Lomé (au Togo, on y revient), l’autre était originaire du Maroc. « Orléanais, ils auraient voulu frapper dans leur ville ? Cela semble un peu juste comme explication. On sait qu’ils ont reçu un mandat de 4 000 € de Syrie, d’un complice orléanais lui aussi, destiné à acheter des armes. Faute d’avoir trouvé des kalachnikovs sur la région, les deux hommes sont allés faire “leur marché” à Marseille. Mais lors des perquisitions, les policiers de l’anti-terrorisme n’ont pas découvert d’armes. Ils sont tombés en revanche sur des vidéos produites par Daesh qui ne laissent planer aucun doute sur les commanditaires des projets d’attentat. “C’est le parquet anti-terroriste de Paris sous l’égide du procureur de la République de Paris, François Molins qui a conduit toute l’enquête et effectué les perquisitions”, indique une source proche du ministère à Paris. “C’est la démarche judiciaire qui a fonctionné et permis ces arrestations”. Celles-ci ne découlent donc pas des perquisitions administratives effectuées dans le cadre de l’état d’urgence« . Bref, on comprend mieux pourquoi ce flou…après 2015 seulement (ici les démarches amusantes pour un aviateur photographe désireux de se promener dans le coin avec un superbe dilemme à la clé : « bref, tout pilote ne doit pas photographier certains sites mais impossible de connaître ces dits sites…« ) !

(3) la raison de son assassinat selon France-Inter : on l’a supprimé pour ne pas révéler les tripatouillages congolais de la DGSE : « Le supposé complot de 2018 n’ira cependant pas au bout. Durant l’été 2018, la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) reçoit un renseignement anonyme lui indiquant qu’on s’apprêterait à tuer le général Mbaou en France. Cette source indique que Daniel Forestier serait impliquée dans le complot. Selon nos informations, ce renseignement serait venus des services de renseignement tchèques, à Prague.  La DGSI commence alors à enquêter, et envoie deux policiers en Haute-Savoie. Ces derniers convoquent Daniel Forestier et lui expliquent que la France ne tolèrera pas qu’on assassine un opposant d’un autre pays. L’ex-militaire ne cherche pas à nier les faits. Il précise même qu’il devait trouver des explosifs, et raconte qu’il en a déjà caché une partie chez sa mère. Explosifs qui ne seront cependant jamais trouvés. Le 7 septembre 2018, juste après la confession de Daniel Forestier, le parquet de Lyon ouvre une enquête préliminaire. Quelques jours après leur interpellation, Daniel Forestier et son complice présumé Bruno Susini sont mis en examen, le 12 septembre, pour association de malfaiteur et détention d’explosifs. Mais là, changement de ton : Daniel Forestier nie tout en bloc, tout comme Bruno Susini. À l’issue de leur garde à vue, ils sortent libres sous contrôle judiciaire.  Dès le lendemain de leur mise en examen, l’enquête fuite dans la presse. Les noms et les fonctions des équipiers du commando supposé, ainsi que la cible visée, le général Mbaou, sont publiés. « Ces fuites démontrent à l’évidence qu’ils ont été exposés, regrette Me Marie-Alix Canu-Bernard, avocate de Bruno Susini. Dans un dossier comme celui-ci, il est évident qu’il ne fallait pas donner leur identité. Ces fuites les ont exposés et sont tout à fait anormales. » Daniel Forestier se retrouve sous le feu des projecteurs, avec le risque de représailles que cela implique. Lui sait que le complot était déjà connu des enquêteurs lorsqu’il leur a parlé, mais aux yeux des autres membres du commando, il risque de passer pour celui qui a fait échouer l’opération. “Dans le milieu traditionnel du renseignement, on peut considérer – c’est l’opinion majoritaire – que c’est une balance », analyse Patrick Baudouin, de la FIDH.  A-t-on tué Daniel Forestier pour le faire taire ? Cette piste est privilégiée par les enquêteurs. Devenu le maillon faible du complot, il connaissait probablement toute la chaine et peut-être même le commanditaire. “Nous considérons qu’il y a une volonté de faire disparaître des preuves, ajoute Norbert Tricaud, avocat du général Mbaou. En assassinant Daniel Forestier, c’est un élément important de la chaîne de commandement et d’exécution de la tentative d’assassinat contre le général Ferdinand Mbaou qui disparaît. Il serait important que les deux autres personnes concernées puissent faire l’objet de mesures de protection importantes et que le général Ferdinand Mbaou puisse être confronté aux deux survivants.” Pour cet avocat, la piste du complot congolais ne fait aucun doute ». 

Documents :

L’ouvrage de référence est bien sûr le « DGSE et les Frères: L’histoire secrète des francs-maçons et espions » de Serge Lafarge paru en avril 2017.  On y évoque l’Association Défense et République (Ader), qui regroupe les francs-maçons de diverses armes en France. Elle est présidée par le général François Chauvancy. Constater qu’il était présent sur RT Russia en juillet 2019 est plutôt… inquiétant. Il y est bien souvent... (trop souvent ?). Que vient faire en effet un ex-ponte de la DGSE aussi souvent chez les russes ??? Surtout pour y venir causer « souveraineté nationale » !!! Visiblement, en prime, il n’apprécie pas les civils…

Documentaire du même tonneau extrait de la série « Non élucidé », de janvier 2014 :

On peut aussi regarder ce (long) document de 2014 de la RTS. On y entend le procureur rejeter la thèse du cycliste comme « prioritaire » de l’attaque. En photo, Jean-Robert Consolini, un armurier de La Chaux-de-Fonds. Détail passionnant, il vend toujours un Luger PP08 cal 9 Parabellum… 1795 CHF (1636 euros). Du calibre 9 mm, pas du 7,65 !!!

Un document sur la DGSE.

Autre document à lire ici

D’autre renseignements ici.

On peut lire aussi le Marc Dugain, toujours aussi agréable à lire, (ici à droite) sur le sujet.

Sur l’affaire de Chevaline on peut (re) lire :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tuerie-des-alpes-les-pistes-124320

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tuerie-des-alpes-les-pistes-124397

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tuerie-des-alpes-les-pistes-126228

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tuerie-des-alpes-les-pistes-148452

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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