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Un faucon maltais envolé, clé de l’affaire… Trump (3)

Notre universitaire évaporé, à l’origine de la fuite sur les e-mails d’Hillary Clinton, avait passé du temps à se fondre dans le paysage, la façon d’autres personnes passées inaperçues pendant deux décennies au Canada, aux Etats-Unis ou même, comme on va le voir, en Espagne.  Des espions russes, tous, dont l’histoire incroyable est devenue une série TV américaine à succès.  Ils ont tous les mêmes particularité :  s’ils ne se font pas prendre, ils s’évaporent.  Comme l’a fait Mifsud !  Certains aussi sont rapatriés d’office, quand on craint qu’ils puissent être découverts, lors d’opérations d’extractions parfois rocambolesques.  Il y a tout cela en effet au menu de l’épisode du jour.  Plus un président et sa bande de trolls, en supplément cadeau, dans cette enquête décidément… explosive !!!

Zelensky et sa ferme à trolls

Le président ukrainien qui s’est retrouvé embarqué dans la sale affaire du « deal » enquête contre missiles déclenchée par Donald Trump (1) n’est pas une colombe immaculée et n’est pas exempt de reproches.  Car lui aussi se traîne une belle casserole :   celle d’avoir tout misé sur le vote jeune, lors de son élection et sur  la lassitude des politiciens qui l’ont précédé, tous corrompus, et en ce sens, de s’être beaucoup activé et d’avoir eu recours pour cela à des hackers pour booster sa campagne, très axée sur la politique au sein des réseaux sociaux.  En somme, en mettant en place ce qui a fait le succès de Donald Trump, grâce à l’aides des hackers russes !!!

Il n’y a pas que Poutine en effet à avoir eu le renfort de hackers, ou d’avoir une ferme à trolls rien qu’à lui.  Le nouveau président ukrainien, ancien comique, bien aidé par son sponsor Igor Kolomoïski, un oligarque ukrainien (2), a lui aussi pu s’en offrir une.  C’est l’autre découverte de cette enquête, grâce à l’épais dossier de l’OCCRP qu’il convient de lire sans attendre.  La victoire surprise du jeune candidat n’en est pas une, en fait.  Comme Trump, il a bien été aidé, mais de l’intérieur, lui. « Le jeune nouveau président ukrainien Volodymyr Zelensky, qualifié de réformateur ambitieux en Occident, utilise avec enthousiasme les réseaux sociaux et déploie ses comptes Instagram et Facebook pour toucher un large public lors de sa récente campagne électorale. Il ne s’est pas arrêté là. Plusieurs mois après son élection écrasante en avril, les publications de Zelensky sur Facebook suscitent encore des dizaines de milliers de réactions et des milliers de commentaires. Son chef de cabinet a même déclaré que l’équipe du président «n’a pas besoin de journalistes» pour communiquer avec les citoyens, car ils peuvent le faire directement. (…) selon une enquête récente de VoxUkraine, la page Facebook de Zelensky avait les faux utilisateurs les plus actifs de tout les politiciens ukrainiens – 27 926 comptes inauthentiques. Ils ont publié près du quart de tous les commentaires au cours de la période analysée. Des ratios similaires ont été observés pour les autres principaux politiciens. » Pendant un mois et demi au travail, le journaliste de Slidstvo.Info a découvert que ces techniques de médias sociaux étaient utilisées même au nom de politiciens progressistes qui avaient publiquement dénoncé cette tactique. Par exemple, la ferme des trolls a soutenu Sviatoslav Vakarchuk, un musicien populaire dont le parti réformiste Holos détient maintenant 20 sièges au parlement ».  En résumé « Ze », comme il se fait surnommer, a triché lui aussi en faisant croire à des milliers de supporters qui n’existaient pas. D’où sa gêne actuelle en face de celui qui a agit de la même façon, et qui le sait, les analystes de sa campagne étant aussi en partie américains, et la NSA propre à avoir saisi les flux étranges des comptes Facebook le supportant.  En résumé, « Ze » sait que Donald le sait… d’où son visage embarrassé et sa soumission évidente.  A droite, Mykhailo Fedorov, conseiller présidentiel et responsable du secteur numérique (et des trolls).  Les comptes de Zelensky sur Telegram, Instagram et YouTube sont gérés par Fedorov.  Les premiers nommés par Zelensky sont tous des proches qui ont monté sa campagne, comme Fedorov.

Ses trolls faisaient les 3×8 !!!

Une ferme au débit ininterrompu, postant 24 heures sur 24 ! « En tant qu’entreprise, la ferme troll elle-même n’est pas moins trompeuse que le contenu qu’elle a produit. L’opération a utilisé au moins deux noms – Doping et PRagmatico – pour se présenter aux clients et à ses propres employés, bien qu’aucun d’entre eux ne soit enregistré en tant qu’entreprise. Ses publicités pour des emplois de phishing sont déguisées en positions de «contenu» bénignes. Et la société paie ses employés sous la table en espèces, ce qui est illégal en Ukraine ». Même Fabebook s’en est aperçu, lui qui voit si peu le hack…  : « quelques jours avant la publication de cette histoire, il y avait un nouveau développement (à gauchce un des faux comptes créé).  Dans un article paru le 16 septembre, Facebook a annoncé la fermeture de dizaines de comptes, pages et groupes ukrainiens pour « comportement inauthentique ». L’activité, a-t-elle déclaré, était liée à PRagmatico, qu’elle décrit comme une « entreprise de relations publiques ». Dans le même temps, les faux comptes identifiés par Slidstvo.Info ont également disparu. » Tout clan a un coût, mais il n’est pas faramineux.  Le salaire d’un troll est de  9 000 hryvnia (365 USD), ce qui équivaut environ au salaire d’un caissier chez McDonald’s ukrainien et les salaires sont payés en espèces.  En revanche, le travail est dur : « la ferme des trolls travaillait presque 24 heures sur 24, employant trois équipes de travailleurs qui travaillaient entre 8 h et 23 h. Bidun (un des hackers) a choisi le poste du matin. Lors de sa première journée, un superviseur a brièvement expliqué le poste: il devait passer son temps à poster des commentaires sous des identités différentes sur Facebook, la plateforme de médias sociaux la plus politiquement active d’Ukraine. Pour ce faire, il a eu accès à des dizaines de faux comptes créés par d’autres employés de la ferme troll. La ferme des trolls semblait être presque entièrement consacrée à Facebook. Les employés n’ont pas été invités à faire des commentaires sur Twitter, Instagram ou sur toute autre plate-forme de médias sociaux majeure – à l’exception de YouTube, où un faible pourcentage de commentaires a été fait. Les tâches de Bidun pour la journée ont été attribuées via plusieurs canaux de groupe du service de messagerie Telegram, chacun étant dédié à un client différent. Il y avait généralement plusieurs missions par jour et les superviseurs fournissaient les thèmes clés sur lesquels devaient reposer les commentaires. Pendant un quart de travail de 7 heures, Bidun devait produire environ 300 commentaires, publiés soit sur la page Facebook personnelle des politiciens, soit sous des articles contenant des articles publiés par des sites de nouvelles populaires ukrainiens. On lui a conseillé d’écrire rapidement pour respecter le quota, sans trop se soucier de la grammaire. « Les gens dans le monde réel ne sont pas aussi éduqués », a expliqué un responsable. « Donc, si vous écrivez avec des fautes de grammaire, cela peut même être une chose positive. »  Sidérant ! A gauche c’est Kyrylo Tymoshenko, nommé chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne.  C’est le fondateur de GoodMedia, spécialisée dans la publicité politique et sociale.  La diffusion de l’inauguration de l’ex-président Porochenko en 2014 a été organisée par la société de production de Tymoshenko.  Coût final de l’opération : « Savchuk a déclaré qu’au cours de cette élection, 10 000 commentaires par mois coûtaient entre 5 000 et 7 000 dollars. Cela équivaut à environ 60 cents par commentaire. Le potentiel de profit pour le prestataire de services est clair. Lorsque Bidun a été rétrogradé en tant que pigiste après les élections, il a été payé environ 5 cents par commentaire. Un mois après la réunion, Slidstvo.Info, qui l’appelait ouvertement en tant que journaliste, a demandé à Savchuk de commenter son travail. Cette fois, Savchuk a nié avoir un quelconque lien avec la ferme des trolls où Bidun avait travaillé »…. Ni vu, ni connu : le nouveau président « anti-corruption » pouvait lever les deux pouces !

Les canadiens du KGB

L’histoire d’un Joseph Mifsud ayant passé des décennies à se fondre dans le paysage pour passer inaperçu n’est pas une première.  Celle de son « assistante » découverte, avocate mal fagotée en Italie et devenue mannequin, posant en selfies langoureux avec son prétendant découvert sur internet, et retrouvée -quel fabuleux hasard- dans la même entreprise que lui, est de la même veine : tout cela prend du temps à installer et à mettre en place, au détail près.

Pour Tracy Foley, il en a été de même. Pendant deux décennies au moins, elle est passée inaperçue à Toronto, puis à Boston au Canada avec son mari Donald Heathfield, créateur d’une entreprise de couches-culottes à livrer (Diapers Direct Ltd), et leurs deux enfants, Alex et Tim aujourd’hui 25 et 29 ans. Des habitants modèles, fort discrets et très intégrés selon le voisinage, arrivés d’abord à Montréal en 1988.  Jusqu’à un jour de 2010 où l’on découvre le réseau mis en place autour de la fameuse rouquine Anna Chapman, espionne russe aguichante  (ici à droite) ayant déjoué bien des suspicions malgré une hyper-exposition souhaitée… pour mieux se fondre en fait dans le moule de la société US (3), fort tournée vers les médias.

La fameuse Foley s’appelait en fait Elena Vavilova et son mari Andrei Bezrukov (ici à leur retour à Tomsk en 2016).  Deux anciens étudiants de Tomsk, en Sibérie, repérés par le KGB dans les années 80 pour devenir des espions canadiens.  Leur entraînement avait duré des mois, avec bien entendu des cours de langues (5 différentes !) et même la vie commune à l’intérieur d’une maison en banlieue de Moscou construite sur les plans des maisons américaines les plus répandues, confort US compris dans les moindres détails !  Ce n’est qu’après avoir goûté aux joies de FoxNews ou de CNN tous les jours qu’ils avaient été installés discrètement, au Canada, Elena Vavilova finissant par trouver un travail dans l’administration locale… en envoyant tous les soirs des rapports à ses supérieurs à Moscou. Leur installation avait été très élaborée :  partis mariés, ils étaient arrivés séparément… et avaient flirté à nouveau aux yeux de tous puis s’étaient (re)mariés sur place, par souci supplémentaire de crédibilité (et obtenir le sésame d’un certificat de mariage canadien, malgré leurs fausses cartes d’identité !!!).  Chez eux, ils ne parleront plus jamais russe, une fois arrivés, mais anglais :  leurs propres enfants ignoraient en effet qu’ils étaient russes ! Pour dissimuler son accent slave, Vavilova affirmait dans l’enclave anglaise avoir des racines québécoises !!!  Ils joueront ainsi avec leurs enfants à la « cellule dormante » mais plutôt active pendant vingt ans avant d’être découverts.« Le couple a utilisé une tactique connue sous le nom de stéganographie, incorporant leurs reportages dans des photos Internet (4) apparemment aléatoires. Le nom de code de Don était «Dv». «Votre relation avec‘ Parrot ’semble très prometteuse en tant que source d’informations valable issue des cercles de pouvoir américains», lit-on dans un autre message intercepté. «Pour commencer à travailler sur lui de manière professionnelle, nous avons besoin de tous les détails disponibles sur ses antécédents, son poste actuel, ses habitudes, ses contacts, ses opportunités, etc.» Le FBI n’avait en effet localisé le groupe que parce que les États-Unis avaient réussi à retourner l’agent russe Alexandre Poteyev, responsable adjoint du programme pour les sans-papiers russes,(ici sur la photo à droite c’est le 3eme soldat russe debout à partir de la gauche). Pour la forme, Poteyev avait été condamné à 25 ans de prison par un tribunal russe en juin 2011. Echangé, lui auusi,il avait fait sa vie en Floride quand le site BuzzFeed l’a retrouvé vivant en octobre 2018. Il avait été annoncé un temps mort, certainement pour lui faciliter… la vie aux USA, en toute discrétion. Les journalistes avaient retrouvé sa trace grâce à sa licence de pêche, achetée… sous son vrai nom !

Il avait eu de la chance, celui-là : en 2015, on avait retrouvé mort, Mikhail Lesin (ou Lessine), dans une chambre d’hôtel à Washington. C’était l’ancien conseiller « médias » de Poutine, ministre de la communication de 1999 à 2004 et alors aux USA. Il devait la veille rencontrer des responsables du ministère de la Justice russe, qui l’avaient invité à Washington pour discuter du fonctionnement interne du Kremlin.  C’était le fondateur de Russia Today, repris en main par Poutine, Lesin, étant plutôt tombé en disgrâce du Kremlin depuis 2012. Russia Today, qui « depuis septembre 2016, elle-même impliquée dans la campagne électorale en faveur de Donald Trump, n’a cessé d’affirmer que l’affaire du Russiagate n’avait aucun fondement et qu’il n’y avait aucune preuve de collusion entre l’équipe de campagne de Donald Trump et le maître du Kremlin, alors que la totalité de la presse occidentale affirmait quotidiennement le contraire » selon Wikipedia. Pour Christopher Steele, des services de renseignements britanniques et auteur du fameux dossier Trump, cela ne faisait aucun doute : sa mort n’était pas un accident, et « il avait été matraqué par des voyous engagés par un oligarque proche de Poutine… » la version officielle (et américaine !) étant « décédé à la suite d’une chute due à une consommation excessive d’alcool »… les premiers journaux avaient parlé  » d’une crise cardiaque »… Il était en tout cas détenteur d’un villa à 28 millions de dollars à Los Angeles (à Beverly Hills) acquise par blanchiment d’argent !!!

Elena Vavilova, renvoyée depuis avec ses enfants en Russie a écrit un livre (ici à gauche), qui, on s’en doute, à servi de base à la série The Americans, qui en a rajouté un peu trop dans l’hémoglobine selon mon goût. La vérité était toute aussi dure :  Le KGB  avait volé le nom d’une petite fille, décédée d’un méningite foudroyante pour créer la fausse identité de Tracy Foley, et aujourd’hui sa famille réelle est doublement dévastée de l’avoir appris. Les deux espions russes de retour ont été en revanche reçus et récompensés par Poutine en personne, Andrey Bezrukov est devenu un des responsables de la société pétrolière Rosneft, Elena Vavilova,  travaille comme consultante chez Norilsk Nickel. Les deux garçons devenus majeurs souhaitent vivre au Canada, on les comprend. Un dernier détail à préciser :  le 4 avril 2016, on pouvait revoir Bezrukov lors d’un forum, tranquillement assis en train de disserter devant le public. Derrière lui, regardez bien ce qu’on pouvait voir : le logo de Valdaï !!! Espion d’un jour… espion toujours ?

La méthode ibérique : uriner sur un rocher ?

L’installation d’agents dormants russes donne parfois lieu a des épisodes cocasses. Ici, il ne s’agit pas d’un universitaire maltais au cursus trouble et aux écoles vides, mais d’un homme appelé Lawrence Henry Frith et installé en Espagne cette fois.  Son histoire, gardée secrète six ans, a été racontée ici par Politico, en juin 2016 seulement, je vous la résume. Avec un ami espagnol, Carlos Moreno Rodriguez, avait créé dans les années 90 une petite entreprise de gestions de dossiers (business services company) spécialisée dans les analyses économiques qui lorgnait – vaguement – sur des contrats d’état, concernant des pipelines notamment ou de contrats gaziers. Pour l’amadouer, il lui avait raconté que son permis de séjour avait expiré et qu’un emploi dans une société le sauverait. Une société installée à Madrid, 47 rue Goya, à côté d’un magasin Ikea (l’entrée est ici à gauche du bâtiment), avait été créée et appelée du mélange des deux noms des compères : « Frimor Consultores« . Son propre partenaire n’a jamais trop bien compris durant tout le temps où ils ont travaillé ensemble comment elle pouvait rapporter aussi peu d’argent avec un Frith qui voyageait autant, en Europe ou même un fois au Chili, leurs maigres revenus étant déposés dans la banque Santander.  Sur le registre d’enregistrement de l’entreprise, il découvrira après coup que le dénommé Fritz s’était déclaré en 1995 néo-zélandais… son père, lui avait-il dit, était « équatorien » et sa mère « néo-zélandaise ».  Ce qui expliquait son drôle d’accent (ça ne vous rappelle personne ?).  En juin 2010, subitement, Henry Frith demande au fils de sa compagne espagnole décédée d’un cancer peu de temps après, de le conduire à l’aéroport de Madrid Barajas, pour un de ces fameux voyages d’affaires.  On ne le reverra plus jamais !  Envolé, disparu, du jour au lendemain… comme Joseph Mifsud !!!

L’homme évaporé s’appelait en fait Sergey Yuryevich Cherepanov, il était né en Russie en 1955.  Là-bas, il avait laissé une femme, Olga Konstantinova Cherepanova, et un enfant, Andrei. Pendant vingt ans, il avait joué le rôle de l’argent dormant soviétique, redevenu russe en 1989.  S’il avait quitté aussi précipitamment l’Espagne, c’est parce qu’il faisait partie du même lot d’espions que celui qui venait d’être découvert au Canada et aux Etats-Unis !!! Il était sur la liste de Poteyev, lui aussi ! Juste avant qu’il ne file, il avait vu un agent des services secrets anglais l’approcher pour lui proposer… de devenir agent double !!!  On venait alors de découvrir tout son dossier : comme pour la canadienne « Foley », il avait emprunté l’identité d’un bébé néo-zélandais né en 1937 à Hamilton, à Waikato, et décédé à l’âge de 15 mois :  c’est l’ambassade russe en nouvelle-Zélande qui lui avait trouvé.  Pendant vingt ans, sous ce nom d’emprunt, il avait donc espionné les espagnols, avec une bien curieuse méthode pour communiquer avec le SVR, le remplaçant du KGB : « Cherepanov, a déclaré un membre du service de renseignement impliqué dans l’opération, avait mis en place un système lui permettant de communiquer directement avec Moscou – par lequel il recevait des instructions lui indiquant quand et où rencontrer des agents russes dans un pays tiers, généralement proche de l’Espagne. Il écrivait à Moscou un rapport sur un ordinateur portable spécialement chiffré, qu’il copiait ensuite sur une clé USB sécurisée qu’il déposait dans ce que les services appellent des «boîtes aux lettres mortes» en Espagne. La clé USB a ensuite été récupérée discrètement par un diplomate russe en poste à Madrid. Dans un cas, des images fournies par un service de renseignement occidental montraient un diplomate faisant semblant d’uriner sur le bord d’une route isolée, en train de regarder autour de lui et de récupérer le document sous un rocher sur le site de dépose ». Même Ian Fleming, Tom Clancy ou John le Café ne l’avaient pas imaginé… pas un seul service de renseignements (l’Espagnol CNI, par exemple) ne l’avait détecté en vingt ans de service ! Peu de temps après sa disparition, Madrid expulsait deux diplomates russes basés à Madrid, Anton Olegovich Simbirsky et Aleksandr Nikolayevich Samoshkin, soupçonnés d’être les donneurs d’ordre de Cherepanov… problème supplémentaire découvert à l’occasion : le GRU  qui pistait toujours Skripal l’avait découvert à Madrid, au moment même où Cherepanov avait sa petite entreprise… les deux hommes s’étaient même rencontrés ! Skripal s’était ensuite installé à Londres, où « on »  l’avait suivi comme vous le savez (à droite les deux officiers du GRU Alexandre Evguenievitch Michkine alias « Alexandre Petrov « , et Anatoli Tchepiga, alias « Rouslan Bochirov » l’ayant pisté) !!!

En janvier 2015 encore, le FBI arrêtait à Riverdale, dans le Bronx, une petite  famille, deux adultes et deux enfants.  Le père s’appelait Zhenya Buryakov.  Lui travaillait sur place pour la Vnesheconombank, la banque d’Etat russe, mais avait deux officiers traitants, Igor Sporyshev et Victor Podobnyy, tous deux du SVR…  Ils cherchaient ensemble à recruter des new-yorkais. Buryakov a hérité de 30 mois de prison avant d’être expulsé le 31 mars 2017.

Dans l’autre sens, un sauve-qui-peut à cause de cet idiot de Donald 

Ceci pour l’espionnage côté russe. Les américains ont fait de même, mais avec un épilogue bien différent qui nous ramène à l’actualité comme vous allez le voir. Dans l’autre sens, les américains ont mis aussi des années à placer des taupes en Russie. Ils en tenaient une excellente, qui avait réussi à creuser profond, celle-là, car elle avait réussi à remonter au plus haut des institutions et même du KGB. En juin 2017, dans l’urgence, et sans longues préparations cette fois, un avion quitte Moscou et le Kremlin direction Tivat petit port de moins de 10 000 habitants du Montenegro, pays on le sait dont Trump a dit qu’il était peuplé de « mauvaises gens ». Officiellement la famille a pris des vacances :  deux adultes et leurs trois enfants. A peine arrivés, quelques jours plus tard ils louent un bateau, un petit yacht, à Porto Montenegro.  Les autorités monténégrines reçoivent alors un message d’un bateau américain passant par là, disant qu’il est en train de secourir le bateau en difficulté qui est tombé « en panne de pompe« .  N’ayant pas d’équipement de sauvetage très évolué, elles laissent faire. Les cinq passagers se retrouvent peu de temps après en Italie.  L’exfiltration d’Oleg Smolenkov et de sa famille a été une parfaite réussite !

Espion russe au cœur même du Kremlin, il avait une valeur immense. On le lui rend bien en le laissant s’installer à Partridge Lane, à Stafford, en Virginie, à 40 miles à peine de la capitale, dans une grande villa achetée 925 000 dollars. On la retrouve vide à la mi-septembre 2019 :  toute la famille a décampé car la veille CNN a révélé toute l’histoire et laissé fuiter l’adresse.  Certainement avec l’accord des intéressés, à qui on a garanti un autre lieu pour aller se faire oublier.  On ne comprend pas trop au départ pourquoi on s’est privé d’un tel agent, qui n’avait pas sur lui la crainte d’être découvert :  les russes s’étaient bien fait berner depuis des années, et les renseignements rapportés par Smolenkov étaient d’une valeur considérable.  Non, si les services secrets US avaient pris leur décision en ayant bien soupesé le moment, c’est qu’ils craignaient que leur baderne de Président ne lâche un jour le nom de Smolenkov ou ne raconte quelque chose à un représentant étranger permettant de remonter jusqu’à lui. Il venait juste de le faire en dénonçant le 10 mai précédent aux russes une opération israélienne contre l’Etat islamique qui devait rester secrète, un espion israélien infiltré risquant désormais sa vie sur place à cause de lui. Cela concernait des ordinateurs portables bourrés d‘explosifs qui auraient dû être envoyés en Europe, notamment.  Trump avait tranquillement tout révélé (dont l’origine de l’info) à Sergey Lavrov,  le ministre des affaires étrangères russes, et à l’ambassadeur Sergey Kislyak, celui qui avait déjà reçu les confidences de Jeff Sessions !!!  La CIA, comme le FBI, se défiaient désormais de leur propre président !!!  Ce qui explique beaucoup mieux qu’aujourd’hui c’est une employé de la CIA rattachée à la Maison Blanche qui est devenue le lanceur d’alerte : une fois, mais pas deux (5) !

La défiance entre les deux partis est désormais devenue un gouffre qui s’écarte un peu plus chaque jour entre ces fonctionnaires désireux de servir leur pays et un président qui les méprise ou les insulte dès qu’il le peut, au nom du principe comme quoi ce sont tous des « incapables » et que lui seul sait tout faire mieux que les autres…. l’ego de Donald n’a aucune limite !

Mifsud, faucon maltais ou alouette envolée ?

Juste avant l’élection de 2013, Joseph  Mifsud avait ainsi été photographié à Malte (ici à gauche) avec celui qui était alors encore le leader de l’opposition, Joseph Muscat, en train de préparer officiellement ensemble un vague projet éducatif qui ne s’était pas réalisé. Peu de temps après, surprise, voici Muscat déclaré vainqueur des élections et nommé premier ministre à 39 ans. En septembre 2013, Joseph Muscat, tout nouveau venu sur la scène internationale, rencontrait déjà Sergei Lavrov, ce qui était pour le moins un peu étonnant (ici à droite) à comparer la taille de deux pays. On ne sait pas ce qui a été l’objet de leurs échanges, mais un bloggeur maltais écrit « qu’au cours de la campagne de 2017, Joseph Muscat a laissé entendre que les activités des services secrets russes étaient sa principale préoccupation, attribuant les accusations contre des sociétés du Panama et de la Pilatus Bank à une ingérence russe. Il a notamment déclaré qu’il pensait que Maria Efimova, la dénonciatrice au Pilatus Bank, aurait très bien pu être un agent mis en place par les services secrets russes ».  Surprenant avis, mais l’intéressée est depuis il est vrai repartie vivre en Russie. Mais un autre événement avait eu aussi l’honneur de la presse locale. « En novembre 2016, le Premier ministre a annoncé qu’il interviendrait personnellement pour empêcher l’annulation par la Deutsche Bank du statut de correspondance de la Bank of Valletta. En juin 2017, Deutsche Bank a annulé le statut de correspondance de la Bank of Valletta (BOV). Cela s’est passé une semaine après les élections de 2017 (…). Comme le souligne Daphne Caruana Galizia dans un billet, Pilatus Bank avait utilisé le statut de correspondant de Bank of Valletta pour mener ses activités. » Deutsche Bank étant on le sait le nœud du problème d’argent chez… Trump (et son beau fils), avec des prêts accordés depuis des décennies à des taux privilégiés sans garantie, Trump ayant été en faillite constante durant une grande partie de sa carrière dans l’immobilier. « A la fin des années 1990, il avait  plusieurs fois fait faillite et était black-listé par les grandes maisons new-yorkaises, auprès de qui ses impayés s’élevaient à 3,4 milliards de dollars. « La Deutsche Banque avait été condamnée, on le rappelle, à une amende de 425 millions de dollars pour avoir transféré 10 milliards de dollars de la Russie.. en janvier 2017… Russie, Trump, banque maltaise, un cocktail… explosif ?

Une banque qui nous ramène… en Ukraine, et à Trump !

Le Daily Beast nous l’a rappelé fort récemment  avec l’histoire du « beau-fils d’origine ukrainienne d’un éminent dirigeant de la Deutsche Bank qui s’est suicidé a coopéré avec le FBI et le Congrès pour dénoncer les liens du président Donald Trump avec la banque. Le journaliste David Enrich du New York Times raconte l’histoire troublée de Val Broeksmit, le fils adoptif de William Broeksmit, âgé de 43 ans (ici à droite) dans un extrait de son prochain livre Dark Towers. Il y décrit comment Broeksmit a découvert les dossiers bancaires de son père après que celui-ci se soit pendu en (janvier) 2014 et y a trouvé des « informations détaillées sur ce qui se passait au fond de la banque ».  « Broeksmit a transmis ces fichiers au FBI en février et a aidé le bureau à comprendre ce qu’ils entendaient bien pour expliquer comment ils pourraient lier Trump à de l’argent russe sale et même à des infractions fiscales. Enrich rapporte que (Val) Broeksmit, un musicien au chômage avec des problèmes de dépendance de drogue, a essayé d’extraire de l’argent du FBI en échange d’une coopération, mais a finalement opté pour un titre consultatif. L’homme que tout le monde avait rejeté et humilié avait réussi à mettre ses informations à la disposition de la Réserve fédérale, du Congrès et du FBI », écrit Enrich ». Dans les documents, on découvre qu’au début 2013, Broeksmit venait d’être nommé responsable des risques pour toute la banque, en tant qu’expert dans les produits dérivés financiers (un des grands responsables de la crise de 2007), avec lesquels Deutsche culminait à … 60 milliards de dollars !!! En juin, en remerciement d’un tel score, il devenait directeur de Deutsche Bank Trust Company of America, la partie US du géant allemand dirigée par Anshu Jain. Sept mois plus tard il se pendait, alors que la banque finançait depuis des décennies Donald Trump était l’objet d’une enquête pour du blanchiment d’argent… russe, pour 20 milliards au minimum !!!  Ce qu’on appelle le « Global Laundromat ». « Deutsche Bank a été impliquée dans une vaste opération de blanchiment d’argent, baptisée Global Laundromat. Les criminels russes liés au Kremlin, à l’ancien KGB et à son principal successeur, le FSB, ont eu recours à ce stratagème entre 2010 et 2014 pour transférer de l’argent dans le système financier occidental. L’argent impliqué pourrait atteindre 80 milliards de dollars, estiment les détectives, » précise le Guardian le 17 avril 2019.  Certains évoquent même la somme faramineuse de 150 milliards ! L’argent de Trump est de l’argent sale russe !!! Sur le dossier, les démocrates ont demandé à Trump de répondre. Sans succès ! Le béton des Trump Towers a été bâti sur du sable mouvant !  Aux dernières nouvelles, Trump peut trembler, car la banque a annoncé le 27 septembre dernier posséder les déclarations fiscales de deux membres de la famille Trump, sans en donner les noms.  Or Donald a toujours refusé de les rendre publiques !!!  « Selon le New York Times, il s’agit d’informations beaucoup plus croustillantes pour le Congrès, mais également pour la justice américaine qui s’intéresse à des dossiers de blanchiment d’argent dans l’immobilier. C’est plus précisément le comité des services financiers qui examine les finances de Donald Trump afin de déterminer s’il a aidé les Russes et d’autres acheteurs étrangers à blanchir de l’argent par le biais de ses biens »... c’est l’hallali !

Entre mafieux 

Le 21 

En décembre, on arrêtait les trois auteurs du meurtre : George et Alfred Degiorgio, 55 et 53 ans, et Vincent Muscat (le nom est très répandu à Malte), 55 ans. On découvrait à l’occasion qu’ils étaient en cheville avec le ministre de l’Economie, Christian Cardona – dit Chris Cardona (que . Un an après, pourtant, il fallait bien se rendre à l’évidence : la corruption est telle dans tout le pays qu’on doute que le meurtre soit un jour totalement éclairci et que le commanditaire présumé soit réellement condamné. Dans l’affaire Egrant, lié au premier ministre et à la banque de Ta’Biex (une petite ville du nord-est de Malte avec une population de 2 500 personnes seulement) l’employée qui avait fourni les documents compromettants à Daphne Caruana Galizia, appelée Maria Efimova, avait vu arriver en début d’année 2017 des gros bras pour la menacer et l’intimider chez elle en Russie, où elle s’était réfugiée.  Sans surprise, ils étaient bien tous… russes.  Le 15 juin, elle en faisait part au magistrat instructeur maltais de l’enquête en spécifiant qu’ils avaient été recrutés par des personnes habitant Malte. Efimova avait fui l’île de Malte dès le mois d’août précédent, après avoir refusé de se rendre au tribunal pour répondre aux accusations de fraude formulées par la banque Pilatus.,

Une mafia règne bien à Malte (les siciliens y sont les rois) , et elle est présente au plus haut sommet de l’Etat.  Une mafia qui pratique toujours de la même façon, en intimidant comme on vient de le voir, ou, plus grave encore quand elle n’arrose pas de balles des véhicules de passage, façon Marseille. Là-bas, c’est une longue litanie d’incidents de ce genre qui est à déplorer. Le 1er novembre 2016, le businessman John Camilleri avait été tué lui aussi par l’explosion d’une bombe sous sa voiture : la presse avait alors parlé de « mafia style ». Un style de règlements de comptes fort prisé là-bas il semble bien : le 26 septembre 2016, sur l’Aldo Moro Road de Marsa, une camionnette explosait, une bombe remplie de clous ayant été fixée sous elle, déclenchée par un téléphone portable. Son chauffeur, Josef Cassar, 35 ans, perdait à l’occasion les deux jambes. Le 6 janvier 2016, Martin Cachia, 56 ans avait été tué dans son Alfa Romeo en pleine rue Marsascala.  En juin 2014, Darren Degabriele, 35, de Ghaxaq était blessé et décédait le lendemain demain après l’explosion de sa voiture.  Un peu plus loin encore dans le temps, le 16 novembre 2011, la voiture de Keith Galea, sorti de prison une semaine avant avait aussi été volatilisée… quand on dit que ce dossier Trump est explosif…

(1) aux dernières nouvelles, la livraison de missiles a bien été retardée exprès : c’est l’envoyé démissionnaire Kurt Volker qui l’a révélé, en citant un SMS alarmiste d’un de ses collègues diplomates, le vieux routier  de la diplomatie William « Bill » Taylor, le chargé d’affaires à l’ambassade US de Kiev, resté le plus lucide et s’exprimant en disant que c’était de la folie d’agir ainsi pour faire pression sur Zelesnky. « Comme je l’ai dit au téléphone, je pense que c’est de la folie de suspendre l’aide sécuritaire en échange d’un coup main pour une campagne politique »… on ne pouvait être plus clair : le deal a bien été missiles contre promesse d’enquêter sur le fils Biden !!!

(2) rappelé ici en décembre 2017 dans le Figaro : « Une cour britannique saisie par Kiev a gelé pour 2,5 milliards de dollars d’actifs appartenant au puissant oligarque ukrainien Igor Kolomoïski et son associé, à la suite du sauvetage de la première banque ukrainienne, ont annoncé jeudi les autorités ukrainiennes. Cette décision de la Haute Cour britannique a été prise mercredi dans le cadre du procès engagé par les autorités ukrainiennes contre M. Kolomoïski et Guennadi Bogolioubov, anciens propriétaires de la première banque ukrainienne Privatbank, nationalisée en catastrophe il y a un an, a précisé le ministère ukrainien des Finances dans un communiqué jeudi. « C’est une saisie provisoire pour la durée du procès », a confirmé M. Kolomoïski, cité par sa chaîne de télévision 1+1 et dont le groupe Privat contrôle aussi plusieurs importantes usines sidérurgiques ainsi que des compagnies pétrolières. Avec son associé, il est soupçonné par les autorités ukrainiennes d’avoir détourné « via une série de transactions malhonnêtes » presque 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) de leur banque avant sa nationalisation, selon un communiqué de Privatbank. « Nous saluons cette décision positive de la Haute Cour britannique », s’est félicité dans le communiqué le ministre ukrainien des Finances Oleksandre Danyliouk. Selon lui, l’Etat a dû en outre dépenser 140 milliards de hryvnias (4,2 milliards d’euros) pour recapitaliser la Privatbank après sa nationalisation. Cet argent « appartient à chaque citoyen, chaque contribuable ukrainien et doit être retourné au budget de l’Etat », a poursuivi le ministre ».

(3) On l’a oublié, mais parmi les russes échangés par Moscou ce jour-là il y avait Sergueï Skripal, ex colonel du GRU. Poutine, après l’avoir libéré, le fera traquer comme on le sait… à mort. Celui-là en a réchappé, avec sa fille, tous deux empoisonnés par Denis Sergueïev (le troisième homme)... un officier du GRU !

(4) « Les documents « porteurs » sont généralement des images (BMP,GIF, videos, …) ou des sons (WAV, …). Nous allons voir comment il est possible de cacher un document dans une image RVB. Pour cela nous allons faire un bref rappel de ce qu’est une structure d’image. Le pixel : Un pixel est constitué de 3 octets : un octet pour la composante rouge, un octet pour la composante verte et un octet pour la composante bleue. C’est pour cela que l’on parle de RVB (Rouge Vert Bleu). A partir de ces trois octets, on peut donc avoir 256*256*256 = 16777216 couleurs différentes, ce qui est largement plus que ne peut distinguer l’oeil humain. L’image :
L’image n’est ni plus ni moins que le stockage dans un fichier de tous les pixels RVB composant l’image finale. Par exemple, une image 800×600 pixels correspond à 800x600x3 = 1440000 octets.  Cacher l’information dans l’image :  L’astuce est d’utiliser un bit à chaque octet RVB qui compose chaque pixel de l’image. En effet, en retirant 1 bit, on dégrade l’image, mais ce n’est pas visible à l’oeil nu… De ce fait, on peut récupérer ce bit à chaque fois et l’utiliser pour stocker les données que l’on souhaite. Nous récupérons donc 1/8e de la taille de l’image pour cacher une information ou un document. Dans notre exemple, une image 800×600 pixels permet de stocker une information de 180 000 octets. Cela peut être, par exemple, pour stocker un document Word a l’intérieur de l’image... Il existe, bien entendu, de nombreuses variantes à cet exemple, notamment pour dissimuler des informations dans d’autres formats d’images, des fichiers sonores, des videos, du flash, etc.

(5) se profile un second lanceur d’alerte, interne à la Maison Blanche. Ce dernier aurait une « information plus directe des faits » que le précédent, ce qui signifie aussi que c’est la Maison Blanche qui commence à lâcher Trump. Dans l’analyse des coups de fil donnés par Trump, on a découvert des perles :  la promesse faite au Pérou de fournir un C-130 dans la minute qui suit, ou presque, en pleine nuit, ou de douter sur la mort de Skripal comme ayant une origine russe, avec Theresa May…

 

Un très bon résumé de la situation aux USA ici :

https://www.huffingtonpost.fr/entry/trump-fait-tout-pour-inciter-ses-allies-a-adherer-a-sa-theorie-du-complot-preferee_fr_5d9619cce4b02911e1174c9c?utm_hp_ref=fr-homepage

le dossier fondamental :

https://www.occrp.org/en/laundromat/

sur les espions russes canadiens :

Женщина, пришедшая с холода : Аналитика Накануне.RU

 

Article précédent:

Un faucon maltais envolé, clé de l’affaire… Trump (2)

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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