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Un conspirateur conspire indéfiniment… par principe !

Décidément, l’équipe de Trump en est déjà, cinq jours après son ratage électoral, à racler les fonds de tiroir et à ressortir les vieux singes conspirationnistes. Ce qui signale surtout qu’elle ne possède pas assez d’arguments neufs à faire valoir, même si le « gros gorille de 900 livres » décrit par Mitt Romney envisage aux dernières nouvelles de tenir une tournée de meetings de protestation, qui n’attirerait en fait que ses fidèles, mais attiserait une situation conflictuelle, style « après moi, le chaos ». Mauvais perdant, Donald se défend en effet mal. Très mal…

Comme d’habitude, ça a commencé par une vidéo, répandue sur le net aux bons endroits pour se transformer en traînée de poudre virale. Le genre de chose que notre spécialiste maison décrit ici, sait répandre on l’a vu : Mike Roman, le chef de la meute beuglante.

La vidéo montre une charrette genre chariot de jardin d’enfant (ici à gauche) comme il en existe plein aux USA, emportant une lourde boîte noire censée contenir des bulletins de vote collectés par mail et scellés, comme ceux qu’a transporté USPS vers les centres de tri de dépouillement (au TCF Center de Detroit). La vidéo présentée comme étant « un exemple de fraude électorale » a été publiée par le site Web du Texas Scorecard, annoncée comme ayant été prise par une dénommée Kellye SoRelle, avocate au Texas candidate du GOP qui a perdu une primaire républicaine pour la Texas House en mars dernier. En commentaire, elle a écrit vouloir  “alerter de l’arrivage de bulletins de vote longtemps après la fermeture du centre de dépouillement”…  Elle a immédiatement été reprise et diffusée sur une émission YouTube de Steven Crowder, un youtubeur né à Detroit, un de ces crétins de réseau apparu ces derniers temps, un ancien acteur de seconde zone reconverti commentateur politique du Michigan et connu également au Canada. En 2013, il avait officialisé ses penchants droitiers en  jouant « le maître de cérémonie de la Conservative Political Action Conference, grand rendez-vous de personnalités conservatrices américaines » selon Wikipedia. Ce jour-là il avait surtout introduit sur scène Leo Brent Bozell Jr, fils (un des dix enfants!) du vieux briscard catho de la lutte anti-avortement et prolifération, qui a été un ardent supporter du sénateur Joseph McCarthy  Ces gens-là, 70 ans ans plus tard, c’est simple, voient toujours des « communistes » partout !!! Ou des petits chariots rouges cette fois ! Sorelle en était persuadée, c’était bien une boîte de bulletins apportée clandestinement et l’avait affirmé en direct dans l’émission de Crowder, qui s’en était bien sûr délecté … pensez donc, quel scoop, les démocrates pris sur le fait en train d’essayer de spolier un bureau de vote !!!

Les boîtes noires du crash

Des boites noires contenant des bulletins, on a aperçu pas mal en effet durant plusieurs jours. L’équipe de Trump avait subodoré des votes par mail importants, mais ne les avait pas prévus aussi massifs tout simplement : les démocrates, plus concernés par les ravages du Covid19, ont nettement mieux communiqué avec leurs électeurs sur la question, et ce très tôt. Certains ont fait des fameuses  « boîtes noires » prises en photo le thème de leurs thèses farfelues. En voici :

Les boîtes ci-dessus sont des boîtes scellées, en fait les valises de la circonscription électorale contenant les bulletins de vote, le matériel électoral et les clés des machines à voter gardées par la police du comté d’Allegheny (présente tout le temps !) à l’entrepôt des élections du comté d’Allegheny le 4 novembre 2020 à Pittsburgh, Pennsylvanie, alors que les responsables électoraux continuaient de compter les bulletins de vote par correspondance dans les États critiques de Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin. Telles qu’elles, il était impossible d’en modifier le contenu, qui était ouvert en présence obligatoire de représentants républicains et démocrates qui avaient tout le loisir d’en vérifier la provenance et le contenu.

Changement de tête à la Poste : Trump envoie son kamikaze

Trump s’en moquant comme d’un guigne du Covid 19, se baladant partout sans masque (il n’est pas le seul : le « pyramid-man » Ben Carson présent à la Maison Blanche le 3 novembre vient aussi de l’attraper !) et ne voyant pas l’urgence du problème d’avoir à gérer des millions de bulletin par la Poste. Lorsqu’il a commencé à s’en rendre compte, c’était en avril et il était déjà trop tard pour lui.  D’où sa première décision de couper les vivres aux service postal, via son affidé Louis DeJoy.  Lui aussi croyait que ça passerait… comme une lettre à la poste ! DeJoy, dont la femme a été ambassadrice sous G.W.Bush, est un gros collecteur (ramasseur ?) de fonds du Parti républicain (c’est son ancien métier en vrai ; il a dirigé XPO Logistics, aux camions blindés pour l’argent des banques qui est aussi un sous-traitant d’USPS!) a été nommé en  seulement, sous la pression express de Trump, par le Conseil des gouverneurs du service postal des États-Unis (USPS) pour devenir le 75e ministre des Postes des États-Unis et occuper le poste de président-directeur général. Une élection fantoche, pour la façade : il a en réalité été envoyé en mission spéciale pour détruite le plus possible le vote par correspondance, tout simplement !!!  En prime, il a toujours des actions chez XPO Logistics, qu’il a revendu 615 millions de dollars, une société qui continue à bosser pour USPS : le conflit d’intérêt chez lui est flagrant !

Le coup d’Etat postal de Trump

Trump n’a rien vu venir sur le vote anticipé, alors il s’est retrouvé à devoir frapper fort. Le 16 juin 2020, Louis DeJoy vient tout juste d’être nommé et sa première mesure est d’interdire les heures et les déplacements supplémentaires pour livrer le courrier, selon lui pour réduire les coûts d’entreprise:  résultat, le service postal n’avance plus alors qu’une énorme échéance l’attend dans à peine 4 mois et 1/2 !!! Les démocrates proposent de verser une aide de 25 milliards à l’USPS : c’est balayé d’une main par Trump qui annonce directement que cela aiderait l’USPS à gérer le courrier et les bulletins de vote envoyés, qui, selon lui, conduiraient à une « fraude électorale ». « Ils ont besoin de cet argent pour faire fonctionner le bureau de poste afin qu’il puisse prendre tous ces millions et millions de bulletins de vote », déclare-t-il faussement dans une interview le 14 mai 2020 avec Maria Bartiromo chez Fox News (avant la nomination de Dejoy donc). « S’ils n’obtiennent pas [de financement], cela signifie qu’ils ne peuvent pas avoir ce vote par correspondance universel », dévoilant ainsi bêtement ce que son envoyé est allé faire à la tête du service postal !!! Détruire le vote par correspondance, le saboter! Trump ayant reçu en prime pour sa campagne de 2020 1,2 million de dollars de dons de la part de DeJoy  !!! Il affirmera déjà sans preuve ce jour-là qu’en Californie on pouvait ainsi voter deux fois ! Un mensonge éhonté devant les caméras !!! Plus c’est gros… la devise de Donald !

Son envoyé, selon Wikipédia, décide aussi, à peine arrivé, que plus de 600 machines de tri à grande vitesse du courrier doivent être démantelées et retirées des installations postales, sans trouver de raison plausible à cela (les t-restantes n’ont pas chômé), et il fait aussi retirer les célèbres boîtes de collecte du courrier de nombreuses villes, sans plus de raison non plus…  Le 7 août 2020, nouveau coup de poignard : Louis DeJoy annonce qu’il réaffecte ou déplace 23 hauts responsables de l’USPS, dont les deux plus hauts dirigeants chargés des opérations quotidiennes. Le représentant Gerald E. Connolly (démocrate), qui préside le comité de la Chambre qui supervise le bureau postal déclare que la réorganisation est un « sabotage délibéré »: il n’a pas tort ! Au moins c’est clair : Trump aura tout tenté pour qu’on ne puisse pas voter sereinement par correspondance !!!!

C’est alors que les démocrates ont mis en marche une judicieuse armée d’avocats, dans tous les Etats où le scrutin risquait d’être le plus partagé. Et DeJoy, un homme farouchement anti-syndicat, a dû reculer, pour la première fois de sa vie sans doute :« en août, l’USPS a suspendu les réductions de coûts telles que la suppression des boîtes aux lettres et des machines de traitement du courrier mises en œuvre par le ministre des Postes Louis DeJoy, un allié du président Donald Trump. Les procureurs généraux des États et les groupes de défense des droits civils ont déclaré que les changements ralentiraient la livraison du courrier électoral et rendraient difficile la participation des électeurs pendant la pandémie de coronavirus. « . La première tentative de fausser l’élection de Donald Trump a en fait échoué cet été !!! Les électeurs s’en sont souvenus : ils ont applaudi durant tous ces derniers jour les petits camions d’USPS qui acheminent toujours des bulletins pour être scannés et comptabilisés !!! En faisant des bras d’honneur à leur patron !!

Trump est tombé sur un bec

Même pendant le déroulement du scrutin, l’USPS a continué à traîner les pieds (sa direction, pas ses employés !), ce dont s’est aperçu un juge, et pas n’importe lequel, qui, par ses décisions, aura pour sûr sauvé la démocratie US. « Le juge de district américain Emmet Sullivan avait ordonné mardi la collecte en réponse aux poursuites intentées par des groupes tels que Vote Forward, la NAACP et des défenseurs de la communauté latino-américaine. Les centres de traitement du centre de la Pennsylvanie, du nord de la Nouvelle-Angleterre, de la grande Caroline du Sud, du sud de la Floride, du Colorado, du Wisconsin et de certaines parties de l’Illinois, de l’Arizona, de l’Alabama et du Wyoming, ainsi que les villes d’Atlanta, Houston, Philadelphie et Detroit, ont été concernés par l’injonction. Sullivan a ordonné aux fonctionnaires des postes de terminer les inspections avant 15 heures et (2000 GMT) et de les certifier avant 16h30. Et qu’à 21h30 GMT aucun bulletin de vote soit laissé de côté. Les avocats de l’USPS ont déclaré à Sullivan dans un dossier judiciaire que l’agence n’était pas en mesure de terminer les collectes à 16h30, mais «travaillait aussi rapidement que possible pour se conformer aux ordonnances de cette cour tout en reconnaissant les limites physiques et opérationnelles et la nécessité d’éviter de perturber les activités clés le jour du scrutin». « 

Ici en photo le 30 juin dernier dans le Colorado  la responsable de l’élection,  Stephanie Martinez dans son bureau du Denver Elections Division, en train de faire les ultimes vérifications de décompte.

Le droit contre Trump et consorts

Le juge salutaire n’est pas n’importe lequel:  Il n’a pas l’habitude de se laisser intimider ni de mâcher ses mots. En décembre 2018 par exemple, il a adressé une véritable leçon de droit lorsqu’il a dit tout de go à Michael Flynn, l’ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, qui avait menti au FBI « : « Votre crime est grave ». « C’est la première fois, depuis le début de l’enquête de Mueller sur la possible collusion du président Trump et de son entourage avec les Russes durant la campagne de 2016, qu’un juge commente avec autant de virulence l’importance des crimes commis. Même si les procureurs du gouvernement et les avocats de Michael Flynn s’étaient entendus pour lui éviter la prison, le juge Sullivan, lui, n’a pas écarté cette possibilité, bien au contraire. Il a repoussé le prononcé de la sentence. L’erreur stratégique des avocats de Michael Flynn a été de laisser entendre devant le magistrat que leur client avait été piégé par le FBI. Le juge de 71 ans n’a pas du tout apprécié (…)  Non seulement, a dit le juge, le crime de mentir au FBI est grave, mais le fait de ne pas dire la vérité lorsqu’on occupe un poste aussi important est inacceptable. Et Michael Flynn a menti sur ses conversations avec l’ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, au sujet de l’éventuel abandon des sanctions contre la Russie imposées par l’ex-président Obama. Michael Flynn a semblé sidéré par les commentaires inattendus du juge ». (…) Le juge est allé jusqu’à demander aux procureurs du gouvernement s’ils avaient envisagé la possibilité d’accuser Michael Flynn de trahison. Les mots du juge Sullivan ont résonné d’un bout à l’autre du pays comme un rappel que mentir à un officier de la justice aux États-Unis pouvait avoir de sérieuses conséquences. Un message à ceux qui croient que le procureur spécial accuse sans fondement les ex-membres de l’équipe de campagne de Trump ». Depuis, William P.Barr (derrière il y a Trump bien sûr) est venu à la rescousse de Flynn, pour mettre le dossier sous l’éteignoir, un Flynn qui en famille a décliné la théorie de QAnon comme étant sienne : sidérant de bêtise pour un ancien conseiller à la sécurité !

Se faire mener par le bout du nez en chariot

Revenons à la fameuse carriole rouge présentée comme contenant une boîte noire pleine de bulletins de vote. Quant on s’en approche de près on distingue vite que ce n’est pas ça du tout, mais plutôt une boîte portant l’autocollant d’une société de prise de vues dont c’est le lourd matériel à l’intérieur (type batteries). On distingue la marque de la valise : c’est un Pélican, ou « Peli » spécialisée dans les « roughcases », des boîtes étanches pour protéger les appareils photo.
On en retrouve vite le propriétaire qui effectivement travaille dans une boîte de production et une chaîne de TV locale appelée Wxyz, liée à ABC7, et qui se dit effaré par ce qu’il a pu entendre à propos de son petit chariot d’enfant si pratique. Son patron ce soir-là, le journaliste Ross Jones confirme la chose, comme un second appelé Brett Kast, qui écrit sur Tweeter que le chariot  » n’amenait pas des bulletins de vote mais du matériel [professionnel] à nos équipes à l’intérieur du centre de tri ».

Une autre théorie au même endroit, montrant un homme trainant une valisette, est toute aussi vite démontée: c’est l’un des correspondants du média public japonais NHK qui couvre l’événement . Bref, c’est un flop complet pour les conspirationnistes !.. une info qui déjà, pourtant, a fait le tour de la terre est se retrouve relayée par  une autre flèche encore, un très subtil cerveau, le même que Kellye SoRelle visiblement : Eric Trump, le roi de la fake news récupérée. Celui-là, pas plus fûté que  l’avocate texane, n’a rien trouvé de mieux que de nous donner en bas de son tweet l’endroit d’où vient l’info (ici à droite). Le fils du président se nourrit en effet chez Jim Hoft, du Gateway Pundit, ce raciste notoire et cet abruti total surtout !! Le fils est comme le père au final : il se repait des fakes news complotistes  en pensant qu’elles sont vraies !!! Ces gens là croient tous à la Lune ! C’est…. affligeant !  Selon Conspiracy Watch, « le site a atteint un pic de connexions de plus d’un million de visites par jour pendant la campagne présidentielle de 2016 aux Etats-Unis. Il a notamment été relayé par Donald Trump Jr. (le fils du président américain) ». Un site lié à What Does It Means de David Booth (alias Sorcha Faal), autre crétin notoire.

En chariot jusque Moscou

Celui-là possède une autre particularité rappelée ici : « Booth aime vraiment la Russie. Au début des années 1990, alors qu’il vivait à Nashua dans le New Hampshire, il a organisé avec son épouse une action de solidarité, « To Russia, With Love » (« À la Russie, amicalement »), collectant deux tonnes de nourriture, de vêtements et de médicaments pour aider d’anciens immigrants russes à supporter l’hiver. Après son divorce, il a eu une série d’aventures avec des femmes russes, dont une qu’il a poursuivie en diffamation et accusée d’un vol de près de 30 000 dollars lors d’un autre divorce tumultueux. Il s’est rendu en Russie au moins une fois. En 1995, un curieux article du New York Times Magazine identifiait David Booth au président d’une entreprise de Nashua, War Tours, qui proposait à ses clients des visites en zones de guerre, notamment dans l’ex-URSS. War Tours ne figure nulle part aux registres officiels du New Hampshire. D’après Justin Booth, son père aurait inventé ce canular pour prouver que les médias publient n’importe quoi. » La passion de Booth pour la Russie trouve son pendant de l’autre côté de l’ancien rideau de fer : son avatar Sorcha Faal est devenu une source d’information et de fascination sur le web russe où les officines ont repris plusieurs de ses annonces virales, comme celle de 2014 affirmant que 13 agents de la CIA étaient morts en Ukraine contre les forces russes. La presse russe a publié de nombreux « Qui est Sorcha Faal ? » En 2009, le journal russe Izvestia citait deux experts de la guerre de l’information : Alexandre Douguine, politologue ultranationaliste proche de Poutine, expliquait que WDIM prenait part à « la guerre des réseaux où des organisations qui ne sont ni des forces spéciales ni des sociétés secrètes lancent des informations idéologiquement déstabilisantes comme autant d’armes géopolitiques. » Igor Panarine, politologue russe et ex-officier du KGB, jugeait bon d’affirmer : « Bien sûr, les services occidentaux sont derrière WDIM. Mais est-ce le MI6 britannique, le Mossad, la CIA ou la NSA ? » Les experts russes pensaient que le site était instrumentalisé pour aggraver anonymement certaines tensions, comme entre la Russie et l’Iran ». Et voilà comment une petit chariot rouge mène à Moscou avec une bande de tarés !

Le plus étonnant est que l’avocate Keelye Sorelle, qui a disséminé l’hoax, est aussi membre de Lawyers for Trump” (“Avocats pour Trump”, qui possède un site ouvert avec une page pré-préparée de dénonciation (!) dans lequel on retrouve non sans vraie surprise le logo de l’Army For Trump, le site de… Mike Roman, celui qui dirige tout la meute qui jappe comme je l’ai déjà écrit ici ), et qu’elle était surtout sur place comme observatrice du scrutin au nom du parti républicain !!! Qu’on ne vienne pas nous dire, comme le fait pourtant Trump, que les républicains n’ont pas pu suivre les dépouillements dans les centres prévus : ils sont par obligation bipartis !

 

Nota : Si vous voulez avoir une petite idée du délire QAnon qui sert d’agrégateur à tous ces hoaxes électoraux, voici une adresse. C’est du délire complet, présenté avec la phrase type : « Ceci est la tempête (the Storm) qu’annonçait le Président Américain depuis plusieurs mois. Voici la stratégie de la Q Force et celle de son chef Trump (Q+ ou Q0) ». Le même site accueille un texte intitulé « 2030 verra la fin des pouvoirs de lumière inversée sur Terre » (???)... ou  » « Bases lunaires et navettes spatiales comme couverture de programmes secrets » qui donnent je pense une idée du niveau. Derrière, on retrouve Radio-Québec d’Alexis Cossette -Trudel, toujours aussi azimuté qui tweete « Le Général Flynn confirme le Coup d’état mondial contre les peuples »…. la « voix francophone de QAnon » !!! Cosette, c’est le fils d’anciens membres du groupe terroriste du Front de libération du Québec, auteurs de la Crise d’Octobre (1970) déjà décrite ici.

 

 

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