Accueil / A C T U A L I T É / Trump : le dossier pourtant accablant de ses Proud Boys préférés

Trump : le dossier pourtant accablant de ses Proud Boys préférés

Comme je vous l’ai déjà écrit ici, l’attaque délibérée du Capitole a été longuement élaborée à l’avance, avec tout une mise en place décisionnelle, notamment avec des points clés de commandement (les deux hôtels principaux cités dans notre enquête), une intendance lourde en matériel de communication, en équipements militaires et en armes (prêtes à servir), dont certaines ont été cachées juste à l’entrée du bâtiment, et une répartition des tâches (qui casse et qui surveille la casse) pour rendre le résultat initial prévu (prendre des députés en otage et pour certains vouloir les exécuter !). Hier, l’un des groupes arrêtés par le FBI nous a livré le dossier le plus précis et le plus compromettant concernant les derniers, ces fameux Proud Boys balancés en première ligne de l’opération conçue directement à la Maison Blanche. Sale temps pour Enrique Tario, Joseph Biggs… et Donald Trump : mais comment a-t-on pu l’acquitter avec un tel dossier ?

Les rubans adhésifs pour se distinguer

Le dossier est là, noir sur blanc. Je vous invite à le lire. Une déposition fournie et extrêmement précise d’un officier du FBI, en date du 10 février dernier, déposée auprès du juge Zia M Faruqui, récemment mis en poste. Ce dernier, n’en déplaise aux QAnonistes, a été salué au sein des Homeland Security Investigations pour avoir mené une enquête criminelle internationale sur le site de pornographie juvénile Welcome to Video, le plus vaste qui ait jamais existé sur le dark web. Ils sont 5 au total avoir été arrêtés : William N. Chrestman et Christopher C. Kuehn, d’Olathe, près de Kansas City, au Kansas donc, Louis E. Colon, de Kansas City, Missouri (à Blue Springs exactement), plus Cory et Felicia Konold de Tucson Arizona (ils sont frère et sœur). Venus d’horizons différents donc mais retrouvés marchant ensemble en tant que groupe vers le Capitole.

D’emblée, l’enquêteur a remarqué plusieurs choses chez eux. D’abord leur base de départ et ceux sur qui ils se sont appuyés pour effectuer leur périple : « les procureurs américains ont allégué que cinq personnes avaient travaillé avec les Proud Boys de Kansas City et d’autres personnes anonymes pour enfreindre le Capitole américain le 6 janvier (…) dans l’une des plus grandes affaires de co-accusé à ce jour, plus de 200. »  

Trois sur cinq viennent en effet du même Etat et du même secteur (Chrestman, Kuehn et Colon). Les voici, surpris par un photographe montrant leur mise en route vers le Capitole. Sur le premier cliché, où l’on aperçoit le frère et la sœur, on note le sweat-shirt du gars affichant « Free Kyle », le jeune tueur de Kenosha qui vient de refaire parler de lui.

On l’a déjà repéré ici, traînant dans les couloirs du Capitole… 

Pour ce qui et du porte-voix de la première photo il semble que ce soit celui utilisé par Ethan Nordean (voir photo un peu plus loin) qui l’aurait refilé à un confrère, car il avait fort à faire à se battre sans avec les policiers, il est vrai

On va découvrir un peu plus loin qu’il y réside en effet un groupe organisé et virulent de Proud Boys ayant des accointances avec des hommes politiques ou des proches de Donald Trump. Mais l’enquêteur a aussi relevé un détail important dont je vous avais déjà parlé ici-même … « Les accusés, portant des casques, des gilets et des équipements tactiques marqués d’un ruban orange fluorescent, «semblaient se faire des gestes et se communiquer» pour coordonner les efforts pendant et après avoir forcé l’entrée au Capitole ». Plus loin l’officier note: votre enquêteur note que Chrestman semblait avoir un casque noir avec un morceau de ruban orange accroché à son sac à dos. Ce ruban orange est de nature et de caractère similaire au ruban orange apposé sur les couvre-chefs de Felicia Konold, Cory Konold, Kuehne, et Colon ». 

C’est exactement ce que j’avais découvert (cf ci-dessus) et que je vous ai décrit ici-même. L’enquêteur ornant son dossier d’une photo fort voisine de celle que j’avais isolée (à quelques frames près, ici à gauche) : celle d’un homme portant sur lui, dans le dos, les fameux rouleaux d’adhésifs fluorescents !! Pour le FBI, comme pour moi, c’est bien sûr un signe de ralliement évident : « votre enquêteur note également que de nombreux membres de la foule avec les suspects portaient des vêtements orange ou du ruban adhésif sur leurs chapeaux ou casques. Comme décrit au paragraphe 15. Kuehne portait deux rouleaux de ruban orange sur son sac à dos. Votre inspecteur soutient que la couleur du ruban orange du Kuehne est cohérente avec la bande orange portée sur les chapeaux ou les casques des suspects ainsi que d’autres dans la foule. Sur la base de sa formation et de mon expérience,  votre enquêteur pense que l’utilisation de ruban adhésif par plusieurs membres de la foule était une marque destinée à identifier des personnes dans un but particulier. L’intention et le but de cette bande d’identification restent à l’étude. » A droite, le visage du porteur de rouleaux d’adhésif : celui de Christopher Kuehn, ancien chef de patrouille des U.S. Marine Corps en Afghanistan et en Irak. D’où ses talents visibles d’organisateur et de coordinateur désireux de ne pas perdre sa troupe de vue. C’est le même en fait qui grimpe l’escalier du Capitole avec ses lunettes orangées dans l’image au-dessus.

C’était donc bien ça, ce qui implique des préparatifs de longue date et une concertation, car d’autres que ce groupe précis ont été vus arborant le même signe distinctif, dont notre célèbre Robert Gieswein, à la batte de baseball, lui très proche du dirigeant principal sur place des Proud Boys ce jour-là : Joseph Biggs avec un des sbires du groupe, lui aussi marqué à l’adhésif (à gauche ici, et à droite, c’est aux côtés d’Ethan Nordean, alias Rufio Panman, le « Sergeant of Arms » du groupe de Seattle des Proud Boys, lui aussi arrêté depuis !!! Nordean, on le verra (ci-dessous) rameutant sa troupe au mégaphone, juste après avoir franchi le grillage entourant l’aile ouest du Capitole, avec à ses côtés Biggs, qui dissimule son visage à la caméra et de l’autre côté le troisième leader du lot étant Zach Rehl (on distingue des autos-collants ou les brassards orange dans le groupe).  Les voici d’abord descendant Pennsylvania Avenue, après avoir quitté tôt l’Ellipse avant même le discours de Trump,  car ils étaient donc arrivés par l’Est au départ (ci-dessous ils sont au niveau de la station de Metro par où évacueront les sénateurs) :

Après ils avaient donc contourné le Capitole, puis franchi ici, toujours groupés, les grillages qui cernent le grand parc côté Ouest : les voici en tain de contourner :

Il ont démarré vers 11h, bien avant le discours de Trump qu’ils n’entendront donc que sur leurs radios. C’est-à-dire aussi qu’ils en connaissent le contenu (et la finalité, clairement établie avant même d’être prononcé) et n’attendent plus que l’ordre d’attaquer… en même temps que le côté Est. Un ordre contenu dans le message présidentiel, codé : très certainement la parade finale  » nous allons descendre Pennsylvania Avenue »…

On comprend mieux ce long contournement avec le cliché ci-dessus, déjà montré ici, montrant les adhésifs colorés distinctifs, avec en fond la façade Est du Capitole où l’on ne distingue personne encore sur les marches (ici à gauche c’est le passage intermédiaire entre les deux territoires, découvert par une cinéaste étonnée par ce monument de masse d’un groupe soudé et vociférant).

Après ils franchissent aisément les grillages qu’ils renversent ou les maigres barrières mal gardées par des policiers vite malmenés qu’ils sont chargés de bousculer, ce qu’ils ont l’habitude de faire. On les a recrutés pour faire ce travail !! Gieswein, par exemple passe au-dessus du grillage avec un collègue déguisé pareil que lui.

Après s’en être pris aux grilles, fort peu protégées hélas, ils se dirigent sur vers le bâtiment lui-même, en visant pour ce groupe particulier les grilles de protection vers les sous-terrains. Une partie du chemin est filmée par Eddie Block, un de leurs leaders handicapé, à bord de sa voiturette électrique !! Un autre film de montage impressionnant montre tout ce chemin dévastateur. Ils sont bien venus pour se battre, avec la police et casser et renverser sur leur passage, pour pénétrer dans le Capitole c’est très clair… En tout cas c’est clair aussi: ce sont bien les premiers arrivés. Et les premiers à casser ou à se battre avec la police (ici à droite on distingue deux collants orange du groupe) ! En somme, leur déplacement minuté pour se mettre en position et franchir les premières protections de l’objectif est la PREUVE même de ce que souhaitait faire Donald Trump : entraîner le maximum de gens à l’intérieur du Capitole pour provoquer une situation l’obligeant à interrompre totalement le processus (quitte à s’emparer des fameux coffres contenant les résultats, sauvés eux aussi de justesse lors de l’assaut) et prendre le pouvoir avec cette excuse, en déclarant la loi martiale pour remettre de l’ordre. Enfin, le sien. Un vrai coup de folie !

Le même Nordean s’étant vanté d’avoir fichu un coup de poing en 2018 à un opposant de Portland, visé à l’appui, dans une émission d’Alex Jones ! « Lors de la comparution, l’animateur Alex Jones a diffusé à plusieurs reprises une vidéo de Nordean frappant un homme lors d’une manifestation à Portland, Oregon, en 2018. Le coup de poing a également été largement rapporté ailleurs. Jones n’a identifié son invité que par le pseudonyme Rufio Panman lors de l’émission (…). Jones a déclaré que Nordean participait à une soi-disant «marche de prière» – que Jones a également qualifiée de «champ de bataille» – lorsque Jones a déclaré que Nordean avait été approché par un adversaire brandissant un «bâton de métal extensible qui peut casser les bras, éteindre les yeux.»  Jones a suggéré que l’adversaire était un «guerrier» d’Antifa, une «tête de meth», un «communiste» et un «serviteur mondialiste» qui était trop faible pour résister à la contre-attaque de Nordean ». La glorification de la violence par deux compères, hilares à la diffusion du heurt… l’insondable irresponsabilité de deux abrutis. Un de nos conjurés (Chrestman) a été vu lui prenant directement ses ordres auprès de Nordean (ici à gauche) avant de se lancer. A la main droite, il tient alors ce que l’on pense être simplement un drapeau et sa hampe. C’est bien un drapeau, mais il a été enroulé autour d’un manche de pioche !!  Chrestman sera photographié après s’en servant pour bloquer les grilles fermant l’accès à un des tunnels permettant d’accéder au Capitole sur le côté, pour se retrouver ensuite dans la salle des colonnades, sous la coupole centrale.  Il ne serait pas le seul à avoir été photographié armé d’un manche de pioche (cf ici à gauche) . Un autre en habit de cow-boy le sera aussi sur les marches du bâtiment, un homme qui pourrait bien être un shérif controversé qui avait visiblement été confondu avec un autre, et qui avait eu beaucoup de mal à justifier sa présence à cet endroit. Il s’agit de Chris West, de Canadian County qui avait avoué être présent sur Pensylvannia Avenue. On l’avait confondu avec un Oath Keeper pris en photo casqué sous la rotonde. Un manche de pioche est à la fois une outil idéal pour briser et une arme tout aussi efficace pour cogner les gens. Les groupes d’extrême droite y sont fidèles depuis toujours. Derrière lui, au rez-de-chaussée de l’entrée, c’est un autre Proud Boy en chapeau, Nicholas DeCarlo alias Dick Lambasle de Burleson, au Texas, producteur chez « Murder the Media News », diffusé sur You Tube sous le nom de Thunderdome TV (avec peu d’abonnés, à peine 600), venu avec le candidat politique d’Hawaï Nicholas Ochs (et ici à gauche à trois avec Jack Angeli). Tous deux arrêtés depuis. Ochs est ici à droite en foot genre Fred Perry avec un de ses fervents soutiens : Roger Stone, encore lui, décidément !

Si l’enquêteur n’a pas remarqué chez eux l’usage de radios pour communiquer (ici un autre excellent exemple relevé par mes soins au milieu de dizaines de vidéos étudiées), il fait cas de mouvements et de gestuelle particulière chez nos cinq émeutiers : celle déjà évoquée ici dans un tout autre cas et dont un dépliant a été retrouvé chez un des conjurés lors des récentes enquêtes. Le petit guide des gestes à connaître par les commandos pour se faire comprendre sans avoir à parler, lorsqu’ils sont confrontés à une situation de close combat. Ces gens-là ne sont donc pas venus pour faire de la figuration uniquement !!  Et les Proud Boys n’ont rien à envier aux milices, question entraînement guerrier, on le sait, avec le cas de Gieswein, en particulier, aperçu portant alternativement les tenues des deux groupes cités.

L’instagrameuse de choc

Fait exceptionnel chez les Proud Boys, le groupe contient une femme, une jeune femme qui n’est pas la dernière à mettre la main à la pâte question bousculade, note l’inspecteur : « on peut voir que la personne que j’ai identifiée comme Felicia Konold obstrue intentionnellement le fonctionnement des barrières métalliques en essayant de les empêcher de se refermer en se plaçant sur le chemin des barrières. Comme Felicia Konold faisait cela, une personne que j’ai reconnue comme Cory Konold se tenait immédiatement derrière elle. Les agents des forces de l’ordre peuvent être vus debout de l’autre côté de la barrière ». Les Proud Boys sont bien ceux dont l’activité première ce jour-là était de forcer les entrées, on le sait désormais. Les grilles de souterrain débloquées ont aidé à l’envahissement par le dessous du Capitole, et c’est ce dont s’est occupé le groupe en priorité, certainement sur un objectif défini à l’avance. On peut aussi la voir ici en train de placer un casque sur la tête de son propre frère, avant de pénétrer dans le Capitole proprement dit.

La donzelle, une fois rentrée chez elle, est aussitôt tracée par l’inspecteur sur les réseaux sociaux où son flair l’a retrouvée très vite en effet en bonne poseuse fière d’une journée épique dans sa vie (elle a de faux airs de Cassandra Fairbanks, l’équipement de bord en moins) : « une vidéo d’un compte Snapchat montrait une femme qui parlait à l’appareil photo dans un style «selfie». La femme a dit, en substance et en partie: « la seule chose que j’ai apprise aujourd’hui … (rires)…  Je regarde les actualités les gars, Fuck les mecs, je ne peux même pas mettre des mots. Jamais. Je n’aurais jamais pu [inintellible] imaginer avoir autant d’influence sur les événements qui se sont déroulés aujourd’hui (Rires). Mecs, les gens étaient prêts à suivre. putain j’étais en tête, et tout le monde était dans mon dos, mec, tout le monde, putain de mur, légitime, en l’air, contre la clôture, [inintelligible], trois rangées de police, une clôture, moi, même pas par terre, mes pieds n’étaient même pas par terre, tous mes garçons, derrière moi, me tenant en l’air, les repoussant. (Des rires). On a réussi » (…). Un témoignage qui révèle surtout la légèreté et la totale inconscience de la fille, doublée d’un prétention démesurée…  » « De plus » poursuit le policier, « dans une vidéo du compte Snapchat , une voix de femme a célébré qu’elle venait d’être «recrutée dans une putain d’équipe de Kansas City». Dans le message, la femme a affirmé qu’on lui avait dit que même si elle n’était pas de Kansas City, elle était «avec eux maintenant». Pendant la publication de la vidéo, l’orateur a présenté une «pièce d’honneur» à deux faces qui semble avoir des marques qui la désignent comme appartenant aux Kansas City Proud Boys ». La voici médaillée avant l’heure !

Les fameux Proud Boys

Les Proud Boys ? Avant tout des bagarreurs de rue, embarqués dans le mythe des gros bras extrémistes de droite, hyperfachos, dirigés par un exilé cubain violent, bref candidat en 2020 à la primaire Républicaine de Floride dans le  27th congressional district, alors porteur d’un costume bien classique, avant de laisser tomber (en raison d’un CV trop chargé), et qui s’était montré à plusieurs reprises en compagnie de la famille Trump, mais aussi avec des fidèles comme le sénateur Ted Cruz (voir plus bas dans ce chapitre). En manifestation, Enrique Tarrio ne se sépare jamais de son talkie-walkie et scanner radio )… On l’a vu se trimballer un énorme Baofeng UV-5RE muni de la plus grosse batterie de la gamme : 3800 mAh, fixé sur le dos, équipé  d’une antenne repliable « Ham » type Abree  ou Nagoya, celle-ci étant vendue « spécialement pour se déplacer parmi la foule » !). Ça lui arrive aussi souvent de se promener avec une matraque ou un masque à gaz, en plus de son éternel gilet pare-balles, monsieur est du genre prévoyant  (comme ici à droite à Portland, en Oregon, le 26 septembre 2020). Bref, un organisateur de manifestations dans lesquelles le grabuge est inclus, à voir l’équipement dont il se dote personnellement !!

Installé à Miami, il gère de chez lui (ci-dessus) sa société appelée finement Warboys LLC (ici à gauche son enregistrement officiel avec les noms de ses trois dirigeants), créée le 8 juillet 2020 !!! En tout cas leur réputation rapidement acquise, à ces Proud Boys, n’est pas usurpée : en 2018, le 17 septembre on avait filmé une altercation à la suite d’insultes racistes en face du bar de Westport (à Kansas City) d’un membre fier à bras des Proud Boys, pris à parti par un adversaire lui criant « ‘Nazi f ** Tu sais ce qu’est ta chemise ? Tu ne sais pas ce qu’est ta chemise ou tu ne ferais pas ce que tu fais »… ce jour-là le Proud Boy (à droite sur la photo) s’était pris une raclée, son célèbre polo noir finissant déchiré en trophée accroché au rétroviseur de la voiture de son assaillant (ici à gauche) !!! Des journalistes étaient descendus enquêter sur place, révélant en quoi consistait ce mouvement perturbateur récent agissant dans les villes. Jason Kessler, un Proud Boy néo-nazi (aujourd’hui exclu, il est ici à droite avec un drakkar confédéré en mains) est celui qui a organisé on le rappelle le meeting  de 2017 Unite the Right à Charlottesville, ou une jeune militante de gauche a été écrasée par une voiture.

Enquêter, et rapidement découvrir qu’ils étaient les héritiers directs des 211 Bootboys, un gang de skinheads d’extrême droite basé principalement à New York, et du Bataillon 49, un autre gang de skinheads néo-nazis à majorité « latino ». Le nom avait été trouvé par son créateur en regardant une version d’Aladdin faire à Broadway où figurait un air ridicule et bien tartignole appelé « Proud of Your Boy « signé Alan Marken !! C’est lui aussi qui a choisi comme tenue les t-shits Fred Perry, si prisés outre-Manche par les skinheads, ou le signe infamant « OK » pro-suprémaciste. Un signe que l’on avait vu apparaître en fond de salle, derrière la nomination de Brett Kavanaugh, preuve que Washington était déjà sérieusement gangrené, souvenez-vous… il avait été fait en effet par Zina Bash, ancienne assistante de Trump à la Maison Blanche !!! Elle offrait un beau palmarès celle-là : c’était en 2016 la Deputy Director of Policy and Communications pour le sénateur Ted Cruz (tiens le revoici !) et elle venait d’être nommée conseillère auprès de l’équipe du Texas Attorney General Ken Paxton !!! Deux soutiens indéfectibles de Trump ! Chez Donald, invariablement, on retombe sur les mêmes noms !!

Et découvrir aussi en même temps qu’il avait déjà conquis les républicains, son leader charismatique, l’anti-gay Gavin McInnes, toujours tiré à quatre épingles (et dissimulant son tatouage du groupe néo-Nazi punk Skrewdriver, dont le leader Ian Stuart a créé le mouvement Blood and Honour !) participant en effet peu après comme invité au Metropolitan Republican Club dans le haut de Manhattan, dans le fief du GOP de l’État, à New York, en octobre 2018. Pour une raison bien particulière : ce jour là on célébrait le 58e anniversaire de l’assassinat d’Inejirō Asanuma, chef du parti socialiste japonais, par l’ultranationaliste Otoya Yamaguchi, qui avait à l’époque été retransmis à la télévision en direct en 1960, une des images les plus choquantes de la décennie, côté violence politique (elle avait marqué toute une génération !!).

Le bar appelé Tuckers où on retrouvait des Proud Boys, à St-Louis, dans le Missouri, est à vrai dire co-détenu par une opposante à Trump, avec sa société Livery Company, qui les appelle des  » fucking Nazis » mais qui est elle-même… raciste. « La copropriétaire du bar, Emily Ebeling (à droite ici), a déclaré que le départ de Lasater n’avait rien à voir avec ses opinions politiques, mais admet que c’est elle qui a rendu public son vote pour Trump. «Je l’ai appelé pour avoir voté pour Trump», dit-elle. « Je le considérais comme un ami, un ami proche, et il avait beaucoup d’amis que Trump ne voulait pas protéger. En tant que femme et femme gay, je me suis sentie trahie qu’il puisse voter pour ce que Trump représente. » On peut la voir ici raconter qu’elle craint pour sa sécurité « à cause des immigrants à St Louis »… Or historiquement, St-Louis, justement, a été fondé par des immigrants : des irlandais !!! Et des français également !!! Elle n’apprécie pas Trump mais laisse son bar se remplir de gens d’extrême droite pour les dénoncer après ? Quelle confusion dans leur tête, là-bas !! Et quelle difficulté il faut l’avouer aussi, pour les gérants de bistrots, à faire avec cette clientèle, quand ce n’est pas celle il est vrai aussi de l’antifa, il faut bien l’avouer, qui menace de venir y faire du grabuge si les Proud Boys y restent !! Voilà à quoi mènent les extrêmes : à la ruine des commerces !!!

Un cercle initiatique macho orienté bagarre de rues

Revenons à notre client buveur de bière et bagarreur pro-Trump, donc, appelé Lasater qui nous explique comment on rentre dans l’univers essentiellement macho des Proud Boys : « en novembre 2017, Lasater a subi le premier degré de l’initiation Proud Boy – s’enregistrant lui-même en déclarant l’engagement: «Je suis un chauviniste occidental, et je refuse de m’excuser d’avoir créé le monde moderne». On remarque ici à droite le bon goût de son accoutrement, avec une boucle de ceinture marquée « Dick » qui signifie aussi « une bite ». Le deuxième degré, également filmé, implique une fausse bagarre qui ne s’arrête que lorsque l’initié peut réciter les noms de cinq céréales pour le petit-déjeuner. Selon Lasater, c’est censé être une parodie de la culture des gangs, ce test de loyauté séculaire dans lequel un nouveau membre est battu sans raison par ses futurs frères. Dans la version Proud Boy, les coups de poing sont généralement lancés à faible force, et le seul test est celui du rappel total des céréales sous la contrainte physique. De plus, toutes les personnes impliquées sont ivres. Les scènes filmées de ce rituel sont extrêmement étranges, clip après clip d’un jeune homme ivre déclarant «L’Occident est le meilleur» avant d’être légèrement matraqué par un cercle d’autres jeunes hommes ivres. Parfois, l’initié rit en haletant les noms, « Cinnamon Toast Crunch! Cheerios! Frosted Flakes! » «Nos beat-ins aux céréales sont notre truc le plus farfelu», concède Rohlfing. Parmi les personnes présentes, il est le seul Proud Boy à avoir réussi à atteindre le troisième degré, ce qui nécessite simplement de se faire tatouer « Proud Boy ». Le quatrième degré est réservé aux combattants, ces Proud Boys qui ont «enduré un conflit majeur lié à la cause». Lasater dit que personne à Saint-Louis n’a atteint cette distinction ». Et voici donc le Capitole devenu pour certains le terrain pour obtenir leur « certification » de top niveau de Proud Boy !! Ce qui expliquerait aussi l’entrain qu’ils ont mis à casser ou à se bagarrer avec la police !! A quand une remise de trophée, de diplôme ou de médaille chez eux ??? La médaille du Capitole !!!  Ne croyez pas si bien dire : chez une de nos batailleuses du jour, en casquette scotchée, la fameuse Felicia, les policiers ont retrouvé un symbole de son affiliation bien particulier puisqu’il s’agit… d’un médaillon !!! Offert semble-t-il comme cadeau de bienvenue par l’équipe de Kansas City !!

La filière Proud Boys :  les hommes de main d’un vrai gang

Evidemment, ces provocateurs sont toujours à accuser les « gauchistes » (« antifas » là-bas) des tous les maux, à Kansas City comme ailleurs. Il se forment eux-mêmes à la bagarre de rue, mais en accusent à chaque fois leurs opposants d’en être à l’origine (comme Trump n’a cessé de le déclarer !). C’est ce que déclare ici sans surprise leur (jeune) responsable de St-Louis : «cela a prouvé une chose, et c’est qu’Antifa est l’ agresseur»,  déclare Luke Rohlfing, un natif de Saint-Louis qui voyage aux États-Unis tout en écrivant pour le site d’information de droite Big League Politics. Rohlfing a passé sa matinée à suivre les diffusions en direct et les flux Twitter de l’action de Portland le 3 août, qu’il a ensuite utilisé pour se prononcer sur la responsabilité des gauchistes dans la confrontation. A côté de Rohlfing, Lasater donne sa bière en accord.  Le président de la section Proud Boy porte deux épinglettes assorties à la feuille d’or sur son polo (voir ici plus bas).  Sa boucle de ceinture évoque des «bijoux de famille» (?) et un médaillon d’or repose dans un fourré de poils sur la poitrine. Selon les normes de Proud Boy, il est aussi flamboyant que fier (ici à gauche on voit qu’il a démarré tôt sa carrière chez les Proud Boys !). «Laissez-nous, nous ne sommes pas une organisation violente», dit-il.  Dans la conversation, Lasater a tendance à minimiser le rôle de la violence dans l’ADN du groupe, se concentrant plutôt sur les similitudes avec les organisations fraternelles traditionnelles, les clubs d’hommes, les francs-maçons et les Chevaliers de Colomb.  « Nous sommes un club de buveurs de bière », dit-il en désignant le bar autour de lui. «Je veux dire, en tant que St. Louis Proud Boys, qu’avons-nous fait depuis que nous avons commencé? Nous sommes allés chercher des bières et nous nous sommes fait des amis. Peut-être. Mais ils se sont aussi fait des ennemis. Lasater a fondé la section locale au printemps, peu de temps après (comme il le dit) un partenaire commercial du bar dont il était copropriétaire, la Livery Company, a décidé de le sortir sur Facebook en tant qu’électeur Trump.  Le partenariat s’est rompu à partir de là et il dit qu’il a été forcé d’abandonner son rôle. » Comme on peut le voir aussi, le fameux Rohlfing a des relations passionnantes : Don Jr (ici à droite) et Roger Stone (ici à gauche) : on se croirait avec lui à la soirée du 5 janvier au soir au Trump Hôtel !!! Un Trump Hôtel où ces fameux Proud Boys ont été vus bien souvent comme on peut le voir ici avec ces exemples frappants : ainsi Luke Rohlfing en personne, y compris avec Enrique Tarrio, lui-même en compagnie de Gavin McInnes, ou avec l’allumée DeAnna Lorraine, candidate républicaine ratée (en bas à droite), ou encore Tyler Whytel, le fondateur de la section de Floride des Proud Boys, Tyler Gadsden Ziolkowski alias « tylerzee », « tylerczde »de Deland – Volusia County, et donc lui aussi de Foride (ici avec Joseph Biggs, ou bien surpris sur place avec Kellyane Conway) et même comme sommet Tario lui-même encore en compagnie de Sarah Huckabee, tout sourire avec lui !

Il y en a eu des Proud Boys qui ont défilé à cet endroit !! Un vrai nid !!! Le fameux Ziolkowski a lui aussi été photographié avec Roger Stone… décidément fort proche des Proud Boys, devenus ses hommes de main idéaux à en voir comment s’est organisée l’attaque du Capitole, où leur rôle a été déterminant !!

Au fameux club de Upper East Side Republican, les antifas étaient aussi venus et des heurts violents avaient eu lieu (filmés par Sandi Bachom !) dans lesquels cinq Proud Boys avaient été arrêtés: John Kinsman, 39 ans, Irvin Antillon, 41 ans, Douglas Lennan, 40 ans, Maxwell Hare, 26 ans, et Geoffrey Young, 38 ans. Kinsma, et Hare ont hérité de 4 années de prison pour leur participation à l’agression caractérisée. Ils avaient plaidé la légitime défense, ce que le juge de la Supreme Court de New-York Mark Dwyer, n’avait donc pas retenu : c’étaient bien eux les assaillants ! McInnes avait alors dit que la sentence avait été influencée par des “fake news,” comme  Mike Cernovich… l’inventeur du Pizzagate, mal placé pour en parler, donc !! Irvin, on l’avait déjà croisé le 25 mai 2017 lors d’une manifestation anti sharia bien manipulée elle aussi, dans laquelle s’étaient pointés Laura Loomer, Jovi Val, autre Proud Boy, Gabriel « Gabe »Brown, un néo-nazi notoire et la célèbre « miss boobs », Cassandra Williams, la championne de la libération de Julien Assange !! Gabe Brown ayant paraît-il aussi été aperçu le 6 janvier à Washington, vous ai-je déjà dit ici.

C’est bien de l’extrême droite de beaufs !

Remarquez, depuis le 6 janvier et le dossier fuite montrant que Tarrio a toujours été un informateur « performant » de la police, ça craque un peu partout dans le mouvement selon USA Today : « à St. Louis, le chef du chapitre des Proud Boys, Michael Lasater, a déclaré que son groupe souhaitait récupérer ce qu’il disait être les principes fondateurs des Proud Boys: «la fraternité et la bière». Les St. Louis Proud Boys sont toujours en train de déterminer où ils en sont vis-à-vis de Tarrio et de la direction centrale, a déclaré Lasater, mais ils veulent s’éloigner des « trucs politiques » – des rassemblements et des bagarres de rue avec Black Lives Matter et des activistes antifascistes. » Les laissera-t-on cuver leur alcool sans les poursuivre ??? Ou vont-ils se mettre au crochet ou au canevas ??  

Pour McInnes aussi, l’hypocrisie est de règle, à retrouver une photo de lui datant de mars 2017, postée de Tel-Aviv, et offrant une toute autre image que celle entretenue depuis des années de sa personne (ici à droite ) : il y avait ce soir-là du relâchement chez lui (à gauche) !! C’était juste après avoir posté une vidéo citant le KKK, et intitulée « 10 Things I Hate About Jews »...(un aveu ?). Visiblement, il était sous l’emprise de l’alcool… avec son marcel en filet (et sa chaînette en or), le nec plus ultra du kitsch en habillement de beauf !!! Il avait ce soir-là craché sa haine viscérale, parlant « de la peur paranoïaque pleurnicharde des nazis qui leur font peur et des chrétiens et des Trumpistes qui sont leurs plus grands alliés.  » Et lancé une tirade gratuite contre l’hébreu, selon lui «langage craché». «Le langage entier vous racle la gorge, c’est comme à Gaza, ils lancent de petits missiles de votre bouche sur votre chemise». Du niveau du beauf complet qu’il est en réalité, vivant dans son appartement de luxe au 80 Metropolitan Avenue ! L’endroit habité selon lui que par… des blancs«au moins, ce ne sont pas des putains de nègres ou des portoricains. Au moins, ils sont blancs, bordel.» Un indécrottable raciste et un macho de première zone : « il apparaît aussi dans l’émission InfoWars d’Alex Jones, un présentateur qui pense, entre autres, que la fusillade de Sandy Hook est une mise en scène du gouvernement américain pour limiter le port des armes. Dans cette émission, McInnes expliquait récemment que les femmes et les minorités ethniques sont gouvernées par leurs émotions et donc susceptibles d’être manipulées par la propagande de gauche, alors que seuls les papas blancs votent de manière raisonnable (donc pour Trump) » note ici Slate.  « Après Vice, McInnes a beau s’habiller comme un quarantenaire hipster et avoir joué dans un groupe de punk rock, il tient un discours ouvertement d’extrême-droite, énoncé avec beaucoup moins de précaution que ne le feraient Marine Le Pen ou Eric Zemmour. » Ironie du moment, le dénommé William N. Chrestman, Proud Boy de Kansas City arrêté récemment comme vous venez de le voir (ici à droite), a été au départ confondu par des internautes avec notre raciste et antisémite… Bien entendu ça avait permis à Gavin McInnes de vomir un peu plus la presse (lui, le créateur du magazine Vice !) qui avait relayé la fake news. Ultime détail à savoir : le même Chrestman, 47ans, métallurgiste chez U.S. Engineering Co en 2018 et 2019, est aussi un adepte de QAnon, comme il l’a indiqué lui-même sur les réseaux sociaux (ici à gauche) …ceci explique cela !

Mélange des genres : gros bras, politiciens idiots… plus Roger Stone et Alex Jones !

Il n’y en a donc eu que 7 d’honnêtes, chez les républicains, pour voter l’Impeachment (il en a manqué 10 !!!). Ça fait peu… les autres sont devenus des larbins, avec un larbin en chef, McConnell, et un Iznogoud de grand format (Lindsey Graham, le plus faux-jeton toutes catégories). Parmi ces serpillières, il y a eu aussi Matt Gaetz. « Le représentant américain Matt Gaetz, qui a une histoire incroyablement longue de publication de théories du complot incroyablement stupides et de messages racistes sur Twitter, appelle maintenant la plate-forme de médias sociaux après avoir suspendu un blogueur d’extrême droite pour avoir publié un discours de haine anti-islamique. Dans un tweet envoyé mardi après-midi, le membre du Congrès du 1er district de Floride a critiqué Twitter pour avoir suspendu le compte appartenant à Jacob Engels, éditeur du Central Florida Post, proche assistant de l’ancien conseiller de Trump Roger Stone, contributeur d’InfoWars, et presque membre admis du groupe extrémiste Proud Boys, que le Southern Poverty Law Center a décrit comme un «groupe haineux», bien que le groupe dise que ce n’est pas le cas. Bien qu’il porte constamment les chemises à col noir et jaune, qu’il assiste à des réunions et se réfère à lui-même comme membre dans ses propres articles, Jacobs affirme toujours qu’il n’est pas vraiment un Proud Boy, il est juste intégré dans le groupe « Western Chauvinist » en tant que journaliste . « Il est très dangereux que Twitter expulse les gens de la plateforme parce qu’ils n’aiment pas leur discours. C’est une pente glissante. #FreeJacob », a tweeté Gaetz, tout en renvoyant à un article de Big League Politics  » (un site d’extrême droite !). Pour The Daily Beast, Jacob Engels n’est en définitive qu’un Roger Stoen en réduction ! Il y a de l’avenir encore hélas pour la bêtise et la haine aux USA.. il est ici en photo avec Tyler Ziolkowski…

Bilan des courses

Tout cela conduira à des procès donc. Les plus menacés peuvent prendre trente ans pour complot contre l’Etat. Pour avoir cru un fêlé qui lui s’en sort blanc comme neige, donc. Ils auront le temps d’y penser, maintenant… « Les arrestations de William Chrestman, Christopher Kuehne, Louis Enrique Colon, tous de Kansas City, et de ses frères et sœurs Felicia et Cory Konold portent le nombre de personnes affiliées aux Proud Boys à près de 18 parmi les personnes accusées de lutter contre les forces de l’ordre et d’entraver la confirmation du vote électoral. de la victoire du président Joe Biden. Les procureurs américains et le FBI ont accusé les Proud Boys auto-identifiés d’avoir dirigé certains des premiers efforts, les plus destructeurs et les plus critiques pour envahir la police et pénétrer par effraction dans le bâtiment. Deux ont été inculpés de chefs d’accusation répertoriés comme des crimes de terrorisme fédéraux, liés à la destruction de biens gouvernementaux pour intimider ou contraindre le gouvernement ». 

Qu’auraient fait les Proud Boys en tombant sur Mike Pence ? Et qu’auraient-il fait du « football’s case  » ? La valise des codes nucléaires que porte avec lui un militaire qui ne le quitte jamais d’un pas, car c’est le double de celle détenue par le Président… Imaginez un peu s’ils étaient tombés là-dessus ! Le verdict scandaleux offert par les républicains se soir du 13 février montre à quel point ils se contre tappent de la sécurité de leur propre pays. De LEUR sécurité !!!

Liste totale :

https://www.justice.gov/usao-dc/capitol-breach-cases

 

document

https://www.wsj.com/video/video-investigation-proud-boys-were-key-instigators-in-capitol-riot/37B883B6-9B19-400F-8036-15DE4EA8A015.html

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

Tous les articles traitant des événements du 6 janvier:

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (1)

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (2)

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (3)

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (4)

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (5)

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (6)

Voilà à quoi mènent QAnon et un président fou (7)

Trump, aujourd’hui condamné… mais par l’extrême droite !

L’incroyable arsenal des émeutiers de Washington (1)

L’incroyable arsenal des émeutiers de Washington (2)

La très étrange histoire liée au meeting de Trump du 6 janvier

Etats-Unis : chez les républicains, le ver est dans le fruit

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (1)

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (2)

Trump : anatomie d’un coup d’état raté (3)

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (4)

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (5)

Commentaires

commentaires

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Le sens des affaires

Enfants, nous disposions d’une formidable école de commerce qui nous dispensait son enseignement durant les ...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.