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Sécurité présidentielle – Des flics bien trop bavards !

Le journal de référence Le Monde est-il lui aussi trop bavard lorsqu’il livre des informations sur la sécurité du Président de la République. Pourquoi donner à ses abonnés des détails sur un sujet aussi sensible. Les journalistes du quotidien auront beau prétendre que pointer les failles de la protection rapprochée du chef de l’Etat était d’abord dans son intérêt. Personne ne peut décemment y croire, car là encore et comme d’habitude faire le buzz en ne se souciant pas de ses éventuelles conséquences, était le seul objectif du média. Que dire des sources anonymes des journalistes investigateurs, si ce n’est qu’elles sont d’un niveau de compétence qui est de l’ordre du zéro pointé.

Il est vrai que depuis l’attentat raté du Petit Clamard, où les étonnantes capacités de la DS avaient sauvé la vie de Charles de Gaulle. Puis le coup de carabine 22 long rifle qui avait fait psichtt aux oreilles de Jacques Chirac. Rien de vraiment grave n’est arrivé à l’un de nos Présidents, en tout cas d’après ce qu’on veut bien nous dire.

Maintenant essayez d’imaginer un instant ce qui se serait passé si un djihadiste déguisé en photographe de Closer, avait flashé mortellement le Président lors d’une de ses balades en scooter dans une rue de Paris, alors qu’il n’était protégé que par un seul garde du corps. Les magistrales manifestations qui auraient suivi l’assassinat, la compagne éplorée, Sarkozy et quelques autres traumatisés et indignés par le drame, puis l’organisation d’une élection, ect. Heureusement rien de tout cela n’est arrivé et nous pouvons en rire… ou en pleurer quand même.

Concernant les dangers liés à la fonction présidentielle, se sont « trois policiers et gendarmes » du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) qui en parlent le mieux et qui feraient d’ailleurs peut-être mieux de se taire, car se genre d’affaire devrait se régler dans la discrétion et en interne. Mais la concurrence entre les services de sécurité est sans doute une explication à ces révélations.

Mais outre l’affaire Julie Gayet, c’est surtout le comportement de François Hollande qui poserait des problèmes sécuritaires aux hommes chargés de sa surveillance. Le Président n’en ferait qu’à sa tête et aurait une attitude parfois proche de l’inconscience. Mais pire encore, il ne serait pas toujours informé des ratages de sa protection rapprochée. Comme souvent, Hollande baigne dans l’optimisme comme si rien ne pouvait lui arriver, sauf une averse de temps en temps..

Si les indiscrétions du journal Le Monde relayées par L’Obs sont authentiques, la formation et le recrutement des hommes qui assurent la sécurité du Président laisseraient  largement à désirer. Comme par exemple…

« de surprenants recrutements : un fonctionnaire alcoolique, un autre psychologiquement très fragile. Les deux ne bénéficieraient d’aucun suivi médical. Un défaut de condition physique et d’entraînement, en particulier au tir. Ajoutez des chauffeurs pas toujours habilités à la conduite rapide, l’absence de déminage systématique du véhicule présidentiel… »

Mais n’y a-t-il pas un peu d’exagération dans tout cela. Notamment lorsqu’un flic parle « d’aberration en terme de sécurité » lors du déplacement de François Hollande dans les bureaux de Charlie-Hebdo le 7 janvier. « on n’a même pas fait passer un chien » dit-il. De quoi avait-il donc si peur alors que tout était terminé ?

Plus inquiétant peut-être, ce coup de feu tiré involontairement dans les toilettes de l’Elysée par un membre du GRPS. Car un accident est si vite arrivé, il suffit d’une balle perdue pour qu’un homme perde son attribut particulier. Mais rassurez-vous, le Président va bien.

 

A propos de gruni 57

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J'ai une fâcheuse tendance à l'ambiguïté. Ce n'est pas ma faute je suis tombé dans le deuxième degré quand j'étais petit. Depuis, pour me soigner, j'ai tenté une cure prolongée sur Agoravox. Le résultat a été désastreux, c'est encore pire qu'avant. Alors ne me prenez surtout pas au sérieux, mon cas déjà désespéré pourrait s'aggraver avec une grosse tête.

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