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Rien ne va plus? en ?conomie

Publi? le 25 ao?t, 2010 ? 23:24 par Jimmy St-Gelais

Rien ne va plus? en ?conomie

Il n?y a pas de r?elle reprise ?conomique en Occident.

Les informations de cette semaine le confirment.

Les bourses ont p?riclit? et la confiance des consommateurs est ? son plus bas.

La reprise escompt?e ne s?est jamais point? le bout du nez. Au mieux, il s?agissait d?une relance ? molle ? ou sans emploi, selon les euph?mismes positifs employ?s par les ? grands ?conomistes ? pour caract?riser cette crise ?conomique sans pr?c?dent depuis La Grande D?pression des ann?es 30.

L?Europe vivote. La production accrue en Allemagne et la croissance du PIB en Italie font contrastes avec le ch?mage latent en Espagne, en Gr?ce et dans de nombreux pays de l?Union ?conomique europ?enne des 27.

Et les ?tats-Unis, dont plusieurs ont sonn? le glas d?une tr?s anticip?e effervescence ?conomique salvatrice, s?embourbent dans une r?cession sans fin. Le plan de relance du Pr?sident Obama n?a pu modifier une course ?conomique d?sastreuse que seule une demande interne forte pouvait redresser. Mais voil?. La demande n?y est pas. Et pour cause.

Depuis le d?but de l??re n?olib?rale, que l?on peut dat?e par l??lection de Ronald Reagan aux ?tats-Unis et de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, la situation de la classe moyenne n?a cess? de se d?t?riorer : all?gement des imp?ts aux entreprises, iniquit? indue dans la r?partition des revenus et accroissement du fardeau fiscal du contribuable ordinaire ont pomp? le peu de marge de man?uvre financi?re que poss?daient les m?nages.

Alors, ceux-ci se sont endett?s pour maintenir leur niveau de vie tout en d?boursant les frais pour des services publics de plus en plus pesant en raison du vieillissement de la population, des probl?mes sociaux et des urgences environnementales.

Et pendant ce temps, les grandes entreprises enregistraient des profits monstrueux en profitant de subventions d?guis?es en raison de leur retrait ? la participation aux revenus de ces ?tats qui sont pr?sentement au bord de la faillite.

Rien ne va plus. La roulette du capitalisme a tourn?? et le petit peuple a perdu. Comme toujours, la maison ? c?est-?-dire les maitres du jeu ? ramasse la cagnotte.

Publi? sur http://pourquedemainsoit.wordpress.com/


A Propos de l’Auteur

Jimmy St-Gelais ? publi? 51 articles sur ce site.

Jimmy St-Gelais est le r?dacteur en chef de Politicoblogue.

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  1. Je dirais plut?t, contrairement ? monsieur St-Gelais, que l?on commence ? voir les effets des plans de relance keyn?siens, appliqu?s par les gouvernements des pays d?velopp?s, soi-disant pour relancer l??conomie.

    Je suis de ceux qui pr?disaient que dans les douze ? dix-huit mois suivant les plans de relance, l??conomie allait de nouveau piquer du nez. Nous y sommes, maintenant. Les ?tats sont devenus des monstres ing?rables, parce que trop gros, et ceux-ci se croient tout permis, et ma?tres de tout. Pourtant, si ces ?tats avaient suivi quelques r?gles dict?es par le gros bon sens, ils auraient pu ?viter cette r?cession en W, dont l?actuelle pente descendante risque d??tre beaucoup plus d?vastatrice que la pr?c?dente.

    D?abord, les ?tats ? les USA en t?te ? n?avaient pas ? sauver les grandes entreprises ? dont les constructeurs automobiles ? en faillite. Ce genre de d?cision ne fait qu?entretenir des syst?mes de gestion d?suets en place, et r?partir sur toute une population le poids de la relance de ces entreprises. Dans un r?el syst?me capitaliste, il arrive aussi que de grandes entreprises tombent, laissant la place ? de plus petites, pouvant faire plus, et mieux, et puisqu?elles sont plus nombreuses, favorisent la concurrence, au grand avantage des consommateurs. La faute, ici, va aux ?tats; ils avaient la responsabilit? de dire NON aux entreprises moribondes, mais ne l?ont pas fait.

    Ensuite, les mesures de soutien ? l??conomie, pr?conis?es par Keynes, et appliqu?es par les ?tats, n?ont jamais fonctionn?! Elles sont pour l??conomie ce que l?aspirine est pour un mal de t?te; elles donnent l?illusion que tout est r?gl?, mais elles ne durent qu?un temps limit?. Une fois l?effet termin?, si la source du mal de t?te est toujours l?, il faut un autre comprim?. Mais cette fois-ci, les ?tats ? et toujours les USA en t?te ? n?ont plus les moyens de se payer la pilule miracle. Le mal de t?te ?conomique risque donc d??tre tr?s lancinant.

    Certains ?tats ? particuli?rement la Chine ? ont tent? depuis des mois de remplacer le dollar US, ? titre de monnaie de r?f?rence, sur les march?s mondiaux. Pourquoi? Parce qu?ils anticipent le d?sastre ? venir. ? elle seule, la Chine d?tient plus de 2100 milliards$ en titres de dettes am?ricains. Comme les USA ont appuy? leur projet de relance sur de l?argent fra?chement imprim?, et que les r?sultats ? comme je l?avais pr?dit ? ne sont pas au rendez-vous, le risque est maintenant qu?un d?tenteur de titres de dette US, constatant qu?il ne pourra jamais se faire rembourser, d?cide de les mettre sur le march?, pour tenter de r?cup?rer une fraction de sa mise. D?s ce moment, le dollar US entrera dans une spirale ?tourdissante, au bout de laquelle il ne vaudra gu?re plus que le papier sur lequel il est imprim?. Comme ce fut le cas pour l?Allemagne des ann?es 1930, et pour d?autres devises, au fil des ans. Et comme le dollar US est toujours la monnaie de r?f?rence, sur les march?s mondiaux, c?est l??conomie de toute la plan?te qui en subira les contrecoups.

    Peut-?tre alors commencera-t-on ? reconna?tre que la seule fa?on de r?ellement passer ? travers une r?cession est de couper les d?penses de l??tat, et de r?duire les imp?ts, afin que l?argent en circulation soit disponible pour ceux qui sont r?ellement en mesure de relancer l??conomie, c?est ? dire les entrepreneurs.





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