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Quand les politicards se foutent sur la tronche

Comme dirait l’un de mes potes qui jaspine argomuche première langue, les bourrins sont lancés ! Et – ça se voit comme le tarbouif au mitan de la fiole – ça va bastonner sec entre les gonzes et les greluches qui vont tenter de virer le taulier de l’Élysée pour griffer son taf…

Depuis bientôt 5 piges Macron se la pète dans le costard du daron sous les décos en joncaille de sa crémerie élyséenne. Au grand dam d’une opposition qui en chie des ronds de chapeau pour tenter de lui flanquer une pile. Pour quel résultat ? Nib ! Que dalle ! Balpeau ! À tel point que, dans l’optique de la présidentielle, les candidats déclarés ou putatifs passent pour un ramassis de baltringues, de nez-de-bœufs, de billes de clown. « Trop fastoche », semblent penser en se gondolant quelques conseillers du château, persuadés qu’il suffira cette fois encore au taulier de bourrer le mou des caves pour rempiler.

Ridiculisée en 2017 par le futur dabe lors du débat de 2e tour où elle s’est montrée si tartignolle, la mistonne Le Pen se fait maintenant chouraver ses électeurs par un Zemmour doté d’un ego mastar. Les hublots rigolards, le mec se fend carrément la pipe à ses dépens. Le plus duraille pour la taulière du RN, c’est que le mec Éric semble de mèche avec son propre vioque pour la dézinguer. Elle est d’autant moins joice, la Marine, que sa nièce Maréchal-nous-voilà, une aminche du pétainiste franchouillard, se dilate la rate en voyant tantine serrer les miches tant elle a le traczir de se faire avoiner en avril.

Zemmour, quant à lui, ne se sent plus pisser. Quelques bons sondages, et ce jobard se voit déjà claquer le beignet de la concurrence pour devenir dabe à la place du dabe. Déjà, la rombière frontiste peut se carrer son ambition dans le fion : la qualif’ de 2e tour, ce sera pour césarin ! Et pour cause : la baraka est de son côté, croit ce ramenard prétendument sorti du bled alors qu’il est né à Montreuil. En attendant, ce va-de-la-gueule fout le bordel à droite et chanstique le jeu à l’extrême-droite, ce qui ravit les journaleux. Et ses peine-à-jouir d’adversaires ont beau gueuler au charron, il prend son panard en se boyautant in petto.

Côté Républicains, c’est la chiasse qui prédomine : Bertrand a les flubes et Pécresse a les miquettes. Bien qu’ils se soient défoncé le baigneur pour imprimer dans les carafons, tous deux ont les foies de prendre une tôle lors de la primaire. Avec leur gueule de faire-part, ils n’ont pas tort : Barnier, persuadé d’avoir la fistule, pourrait bien casser la baraque de ces deux flambards et les coiffer au poteau. Quant à Ciotti et Juvin, comme aux courtines ils jouent placés en misant sur leurs habituelles salades. Gaffe cependant : les prochains épisodes risquent de tourner au rif : rapières et flingues vont sortir et le raisiné pourrait couler.

Mélenchon ne se bidonne pas non plus. Il aurait même tendance à faire la tronche en considérant qu’on lui bave sur les rouleaux. Normal : le gonze a obtenu près de 20 % des votes en 2017, et voilà qu’il plafonne sous les 10 %, ce qui lui vaut bézèf de vannes. Forcément, ça le rend un tantinet fumasse. Surtout que le coco Roussel n’a pas l’intention de lâcher le morceau pour étoffer sa pelote. C’est pourtant un mecton cool, le Méluche : il est pour une union de la gauche. À condition d’en être le caïd. Son problème : ils veulent tous être le caïd ! Alors, ça le met en renaud, Mélenchon. D’ici à ce qu’il pète une nouvelle durite…

Jadot, dont le boniment est aussi lisse que les joufflues d’un nu de Mayol, nous la joue peinard sous son melon, genre « faites-moi confiance, je touche ma bille ». Une assurance de façade : son zinc écolo reste sur le tarmac. Certes, il colle aux basques de l’Insoumis, mais en donnant l’impression de patiner grave. La faute à un bouzin grippé par la Rousseau qui, après la primaire verte, lui a roulé une pelle façon Judas en lorgnant vers le Méluche. Comme cézigue, Jadot peut espérer un score bonnard à deux unités, mais à une condition : avoir dessoudé la candidate socialo. En attendant, il a les abeilles, malgré son air bonnasse.

Précisément, côté Hidalgo, ça sent la piquette mahousse. Elle a beau tenter d’embusquer les naves, rien n’y fait : la taulière de Panam est entraînée dans le marigot par ses godasses de plomb sans rien entraver à cette bérézina annoncée. Au PS, on commence même à avoir vachement les grelots de n’être pas rembroqués de l’oseille de campagne. Bref, la dèche menaçant le parti, à défaut de jacter en public pour étaler les débines internes on n’en gamberge pas moins dans les couloirs. Car il ne faut pas se palucher, ce n’est pas le soutien du has been Hollande qui va rebecter la candidate et les électeurs. Stop ou encore ?

Pour le reste des candidats, force est de reconnaître que l’offre ne vaut pas tripette. Entre les chiatiques sectaires, abonnés à des scores étiques, et quelques blaireaux, fantoches ou gugusses abutyrotomofilogènes, pas de quoi s’enflammer. À de rares exceptions près, esgourder les bonnets de nuit, zieuter les boulets, filerait même carrément les glandes. Évidemment, pas au point de se faire sauter le caisson. N’empêche, c’est pour le moins craignos, et nous n’avons pas fini de flipper notre race de voir Macron rempiler dans la sorgue du 24 avril, faute d’un(e) adversaire capable de lui faire avaler ses ratiches.

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A propos de Fergus

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Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

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