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Patrice Roy et Charles Dubois, de Radio-Canada, impliqu?s dans un attentat en Afghanistan

RDI annonce qu’un convoi de l’arm?e Canadienne, transportant une ?quipe de journalistes, a ?t? victime d’une autre attaque pr?s de Kandahar. On compterait trois morts dont deux soldats canadiens du r?giment de Valcartier, et un interpr?te. Patrice Roy s’en serait sorti indemne sans blessures graves, et son cameraman, Charles Dubois, serait gri?vement bless?, touch? ? la jambe.

Patrice Roy est en Afghanistan depuis environ une semaine. Il devait quitter le 9 septembre prochain. Il effectuait un deuxi?me voyage dans le pays.

« Je suis all? ? deux reprises en Afghanistan, accompagnant le premier ministre lors de ses voyages ?clair. Trois ou quatre jours ? Kandahar, quelques jours ? Kaboul. Un s?jour nettement trop court pour vraiment comprendre ce qui se passe dans ce pays d?vast? » d?clarait-il r?cemment.

Bernard Derome, qui devait lui aussi se diriger dans la r?gion pour une s?rie de reportages, voit son voyage mis en attente apr?s ces derniers ?v?nements.

C’est un autre coup dur sur le moral des troupes mais ?galement sur l’opinion publique canadienne au sujet de la pr?sence canadienne dans le pays. Si la mort du soldat Simon Longtin aura agi rapidement sur l’opinion publique des Qu?b?cois, le taux d’opposition ? l’intervention canadienne passant de 57% ? 68% en quelques jours, il est acquis que ce dernier ?v?nement, impliquant des journalistes de surcro?t, n’aidera pas ? augmenter le capital de sympathie de cette guerre qui ne cesse de diminuer de jour en jour.

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  1. avatar

    Voici mon opinion en ce qui concerne le décès de 2 autres militaires
    canadiens le 22 août 2007.

    Il faut comprendre que ces ceux pertes ne sont pas plus importantes ni
    significatives que la mort de citoyens canadiens sur les autoroutes du
    Québec ou ailleurs.

    Considéez pour un momnet la réaction de parents et d’amis lorsque que des
    jeunes dans la vingtaine meurent brutalement dans un accident stupide de
    voiture, accident souvent liés à la vitesse et aussi à la publicité des
    fabricants de voitures qui encouragent la vitesse sur les routes et
    vantent la performance de leur véhicules.

    Alors, mourir de violence ici sur nos routes trouées ou bien mourir en
    afghanistan ou ailleurs par l’effet de bombes aghanes, c’est la même
    chose, la même maudite et stupide affaire,la même mort, le même destin de
    la vie.

    Alors, Monsieurs les journalistes et monsieurs les politiciens, restez
    calme et un peu zen.

    Raooekez-vous aussi que durant la dernière guerre mondiale et aussi la
    guerre de Corée npous avonbs eu des morts et sommes restés cvourageux
    jusqu’à la fin. Aussi, nos adversaires dansc es conflits ont eux aussi
    connu la mort par nos violences dans les combats. Souvent et la pluspart
    du temps, les troupes canadiennes en Afghanistan tuons beaucoup plus de
    guerriers aghans que les afghans ne tuent de soldats canadiens et il faut
    donc penser qu’eux aussi ont de la peine.

    Alors, mes amis, restez zen dans la turpitude du mal.

  2. avatar

    Le danger est inhérent à la guerre que l’on soit militaire, journaliste, interprète ou cameraman et cet événement en est une fois de plus la preuve. Le problème que l’on doit poser consiste, à mon avis, à mieux cerner le rôle que jouent ou devraient jouer les journalistes dans une région risquée comme celle de Kandahar. Les médias nous diront que les reporters doivent y être parce que les soldats canadiens y sont. D’accord. Mais à voir le type de couverture que privilégie le réseau des nouvelles de Radio-Canada (par exemple), on peut se demander si les journalistes ne sont pas essentiellement mandatés pour rapporter la perte de « nos » soldats canadiens… et ceux de Valcartier. On le sait bien, le journaliste envoyé dans cette région de l’Afghanistan doit respecter le mutisme et la loi du secret qui règne en temps de guerre et sa principale mission n’est pas de développer sur les véritables enjeux du conflit en cours. Il en résulte une couverture médiatique empreinte de sentimentalisme et qui finalement ne répond pas vraiment au besoin d’être informé. Pourquoi alors devrions-nous dans ce contexte continuer à réclamer la présence des journalistes, non seulement sur le terrain, mais dans le feu de l’action ? Le risque en vaut-il la peine ?

    R. L.

  3. avatar

    Je suis tombé pile sur TVA… où Pierre Bruneau intervenait en “direct” avec Paul Larocque qui était devant les clotûres de la base à Val-Cartier.

    J’ai beau vouloir être informé… ça m’a dépassé un moment donné de voir Pierre Bruneau couper la conversation à Paul Larocque pour s’exclamer haut et fort… que les soldats décédés étaient de Val-Cartier… comme si c’était un soir d’élection !!!

    Irrespectueux ce Pierre Bruneau dans les circonstances… un peu de réserve ne l’aurait pas tué !

  4. avatar

    Surtout que les journalistes étaient au courant des détails depuis le milieu de l’après-midi, et que cette exclamation était sans doute feinte.

  5. avatar

    Assez d’accord avec toi Emma 🙂 TVA donne malheureusement souvent dans le spectacle et ensuite, il ose jouer la vierge offensée lorsque Gérard Bouchard le critique. Ce que la guerre des cotes d’écoute peut faire…