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Origine de la civilisation

Aujourd’hui je vais vous proposer une vision différente sur l’origine de la civilisation qui, pour la majorité, fut le résultat des religions et pour les autres, le résultat de l’esprit guerrier supposément inné chez l’homme.

Je vous propose de vérifier si l’élan civilisateur qui améliore continuellement le bien-être des humains, ne serait pas un parcourt tout à fait « normal » résultant du commerce qui a débuté par du « troc ».

Selon l’Archéologie, la sédentarisation aurait débuté autour de -8000 av J.C. à cause de l’agriculture qui ne nécessitait plus de poursuivre les animaux pour se nourrir.

Pourtant les archéologues ont trouvé une faucillé datant de -15,000 av J.C. Ce qui aurait obligé les hommes préhistoriques à se balader partout avec une faucille qui ne sert qu’à couper du foin, de temps en temps, ici et là.

Sachant qu’il est assez ardu de fabriquer une faucille en insérant solidement des microlithes le long du centre d’une tige recourbée, je doute que ces hommes aient pu se donner cette peine si cela n’avait pas été un outils indispensable. Et pour qu’il soit indispensable, il fallait l’existence de l’agriculture avant de la fabriquer ; donc avant -15,000 av J.C.

Mais nulle part, sur aucun site archéologique, nous n’avons trouvé de sites d’agriculture datant de -15,000 av J.C. Alors qu’en est-il en réalité ?

La réalité est qu’en -15,000 av J.C. les hommes étaient installés, avec des faucilles, sur les bords de la mer, là où les fleuves d’eau douce s’y jetaient. Les hommes n’ont pas encore changé depuis, même si la faucille est devenue obsolète.

La différence est que ces bords de mer se trouvaient 300 pieds plus bas que le niveau actuel. Donc les preuves d’agriculture sont submergées par 200 pieds d’eau (en moyenne) ; et je crois qu’il sera difficile de les retrouver.

En conséquence, la sédentarisation existait bel et bien il y a 17,000 ans, et elle se trouvait sur les plateaux continentaux actuellement submergés.

La fin de l’inondation des plateaux continentaux se situe autour de -9500 av J.C. Ce qui laisse supposer une émigration plus ou moins rapide et assez constante vers les « hautes erres » venant de ces plateaux continentaux.

Curieusement -9,500 av J.C. est la date de l’apparition de ce que les archéologues appellent la « proto-agriculture » ; et cela, partout dans le monde, et non exclusivement au Proche-Orient comme on est porté à le croire.

Mais, un autre évènement catastrophique viendra s’ajouter à ce scénario.

La fin de la première catastrophe, submergeant les terres habitées agricoles en -9,500 av J.C, fut suivie d’une autre catastrophe d’inondation en -5,600 av J.C.

Cette deuxième catastrophe fut l’apparition du détroit du Bosphore.

Le barrage naturel défonça subitement et l’eau de la Méditerranée se jeta en cascade dans la mer Noire. On n’a qu’à imaginer le bris de l’un de nos barrage hydro-électrique pour en deviner la gravité.

30 jours plus tard, le plateau continental de la mer Noire était submergé après avoir survécu pendant 4,000 années de plus que les autres plateaux continentaux de la planète.

Voici l’importance du plateau continental de la mer Noire. On le voit en bleu clair sur la photo :

La superficie du plateau continental « habitable » de la mer Noire représente près du tiers de la superficie de la mer elle-même.

De plus, à cette époque l’eau de surface de cette mer était douce.

L’endroit était donc certainement habité par des hommes. Et ces hommes n’avaient pas eu à subir la catastrophe survenue 4,000 auparavant. Ils avaient donc pu continuer d’évoluer normalement pendant que tous les autres humains de la Terre avaient dû reprendre le tout presqu’à zéro.

Les habitants de la mer Noire durent très rapidement fuir ce déluge et se réfugier sur les montagnes d’Anatolie dans le nord de la Turquie actuelle.

La Bible raconte ce récit en spécifiant que Noé échoua son arche sur le mont Ararat ; qui se trouve, assez curieusement au même endroit, au nord de la Turquie, dans les montagnes d’Anatolie.

Il m’est impossible de vous dire à quel niveaux ces immigrants de la mer Noire avaient pu évoluer pendant les 4,000 années supplémentaires dont ils avaient bénéficié ; mais autour de -5,500 av J.C. est la date où apparaissent ce que les archéologues nommèrent les « dieux » auxquels les humains commencèrent à vouer des « cultes ».

La réalité est que ce qualificatif de « dieux » donné par les archéologues n’a rien à voir avec le terme employé par les hommes de l’époque pour qualifier ces êtres « supérieurs aux hommes ». Ils les appelaient les « Puissants ».

Je n’ai qu’à songer au parcours évolutif que nous avons fait depuis 2,000 ans pour imaginer le minimum de la marge de technologie et de connaissance qu’il a pu y avoir entre les humains « normaux » et les « Puissants » à cette époque. Il n’est pas du tout étonnant pour moi, que ces immigrant furent qualifiés de « Puissants » par les humains qu’ils rencontrèrent.

Pour appréhender le facteur « commerce », il faut établir une échelle parallèle à celle de l’Archéologie qui étudie les « potiches » et savoir que la marchandise la plus précieuse de cette époque était l’obsidienne. Et que des mines à ciel ouvert d’obsidienne existaient depuis des millénaires autour de la mer Noire.

On a trouvé de cette obsidienne partout au Proche-Orient, jusqu’à Jéricho en -9,000 av J.C.

Jéricho est l’un de ces sites où la sédentarisation se fit avant même l’apparition officielle de l’agriculture. Il existe plusieurs autres « villes » du genre. Et chacune d’elles est une encoche sur le concept de sédentarisation résultant de l’agriculture.

Étant Canadien et surtout Québécois, il n’y a pas plus de 200 ans, mes ancêtres établirent des postes de traite pour troquer les fourrures avec les Amérindiens. Ces postes de traites étaient des points de sédentarisation, dans un pays où le nomadisme des chasseur-cueilleurs prédominait.

C’est exactement le même scénario retrouvé à Jéricho.

Je suis donc porté à penser que Jéricho était un « poste de traite » pour troquer des denrées convoitées par les gens plus civilisés de la mer Noire, en échange de leur obsidienne tellement indispensable au bien-être de tous les primitifs de l’époque.

Ce n’est qu’une idée saugrenue mais qui me semble tout à fait naturelle dans le contexte de -9,000 av J.C. (et même avant).

De plus, la première civilisation qui apparu en Mésopotamie, a installé ce principe de relais commercial comme base d’unification de toutes leurs citées indépendantes.

Les cités sumériennes étaient indépendantes les unes des autres, mais se trouvaient toutes sous la domination « commerciale », et non « religieuse », d’un PDG appelé Enlil et qui résidait à Nippur.

Tous les rois sumériens, quels qu’ils soient, devait se rendre à Nippur pour être confirmé dans sa position sociale par le dirigeant des « Puissants », Enlil.

Chacun de ces « Puissants » était propriétaire d’une cité et avait pouvoir de vie ou de mort sur les « animaux humains » qu’il possédait et gardait sous sa protection dans sa ville. Mais comme le commerce était la structure de cette civilisation, chacun des « Puissants » avait intérêt à suivre les exigences du PDG de l’organisme, Enlil.

Au début, chacun des « Puissants » se choisissait un « vicaire » pour voir à l’organisation de sa cité ; mais rapidement, à cause des bris d’ententes territoriales, ils durent changer de tactique et laisser Enlil nommer un « berger général » responsable de contrôler les autres « animaux-humains » de chaque cité.

De sorte que la « royauté » était transférée d’une cité à une autre lorsque le « roi-berger », ou ses descendants, devenaient une pierre dans la chaussure des « Puissants » et risquait de nuire au commerce.

Ceci dura jusque vers -2400 av J.C., où le système commercial commença à montrer des signes de fatigue et les « animaux-humains » de Sumer commencèrent à devenir plus capricieux et moins dociles.

Les « Puissants » durent réagir et changèrent quelque peu leur structure sociale. Ils choisirent un homme du commun, vivant plus au nord de Sumer, et en firent un roi qu’ils lâchèrent sur les Sumériens. Ils lui donnèrent le nom de « Sargon », signifiant : « Roi légitime ».

Sargon s’empara du pouvoir dans toutes les cités sumériennes et Akkadiennes pour créer l’Empire d’Akkad.

Sous sa gouverne, les comptoirs commerciaux augmentèrent en nombre et le commerce reprit sa vigueur. Il installa également un système de relais pour délivrer les « nouvelles » plus rapidement. Les « Puissants » purent relaxer.

Mais il semble que ces « Puissants » de première génération commençaient à prendre de l’âge ; parce qu’ils ne purent empêcher les « humains » de s’attribuer peu à peu des privilèges dont ils étaient auparavant dépourvus.

À un tel point, que l’un des descendants de Sargon, son petit-fils Naram-Sin, osa se qualifier lui-même de « Puissant ». Même son grand-père n’avait jamais osé une telle chose.

À la même époque, un autre « Puissant » fils d’Enki, plus ou moins ennemi d’Enlil, entreprit de prendre le pouvoir sur tous les « Puissants ». Il fit déferler les « gutiens » sur l’Empire, ce qui perturba toute la structure commerciale existante et ce fut le début de l’anarchie qui ne cessa, autour de la capitale Akkad, qu’à l’arrivée au pouvoir de Dudu, 40 ans plus tard.

Dudu régna pendant 21 ans mais il dû combattre ses voisins pour garder son pouvoir. L’Empire n’existait plus et les « Puissants » étaient finalement à genoux.

Shu-turul, fils de Dudu, régna pendant 15 ans sur un petit territoire d’Akkad comprenant Kish. C’est tout ce qui restait de l’Empire de Sargon.

Les Gutiens établirent leur domination sauf pour Uruk, Ur et Lagash qui se déclarèrent dorénavant indépendantes.

Durant plus d’un siècle, les « Puissants » ne réagirent pas. Du moins aucun « berger » ne prit valablement la prépondérance sur les rois existants.

Ce fut Utu-Hegal, roi d’Uruk qui parvint à stabiliser quelque peu la situation en écrasant le dernier roi gutien Tirigan.

Après 7 ans de règne, Ur-Nammu prend le pouvoir.

Il règnera pendant 18 ans dont les noms d’années sont connus. Il fut reconnu comme « berger » à Nippur. Il parvint à rétablir l’ordre général en Sumer. Il s’appelait lui-même « roi de Sumer et d’Akkad ». Il fut tué dans une bataille contre les Gutiens après avoir été abandonné par son armée. Cela fit de lui un martyr dans l’esprit du peuple sumérien.

Il a été divinisé, et remplacé par son fils Shulgi.

Ur-Nammu fut la dernière flambée de respect envers les « Puissants ». Il faut remarquer qu’Ur-Nammu ne s’est pas « divinisé » (dit « Puissant ») lui-même ; il le fut par son fils Shulgi lors de son inhumation.

Ce qui permit à Shulgi de se dire « fils de Puissant » donc, « Puissant » lui-même, en utilisant le symbole adéquat avant son nom. Il régna pendant 48 ans et tous les noms de ses années nous sont connus.

Certaines des chroniques à son sujet fustigent Shulgi pour son impiété. C’est dire que le respect envers les « Puissants » était éclaboussé.

Il dû combattre les montagnards neuf fois entre les 26ème et 45ème années de son règne. Autrement dit, Marduk, toujours dans l’ombre, continuait sa tentative de prise du contrôle. Shulgi dû construire un mur pour tenter d’arrêter les incursions des montagnards. Il épouse la fille d’Apil-Kin, roi de Mari, pour s’en faire un allié.

Amar-Sin lui succède et règne pendant 9 ans. Nous arrivons ensuite en l’an -2037 av J.C. où son frère Shu-Sin prend le pouvoir.

Shu-Sin règne jusqu’en -2028 et Ibbi-Sin lui succède.

Ibbi-Sin règne de -2028 à -2004.

Un évènement important se produit durant son règne, en -2023 av J.C. Cinq villes cananéennes sont détruites, dont Sodome et Gomorrhe, par un feu venu du ciel. Il semble que les vestiges de Gomorrhe, découvertes il y a quelque décennies, montrent que les mur s’effondrèrent vers l’intérieur de la ville.

Abraham, qui la veille venait de plier les genoux devant le « Seigneur », et qui avait sauvé sa vie en se disant « poussière » avant d’énumérer les « valeurs » de chacun des « Puissants » de Sumer (50, 55, 40, 30, 20 et 10), regardait au loin, le nuage de fumée s’élever au-dessus de Sodome.

Ce nuage mortel sera poussé par les vents vers la Mésopotamie et achèvera de détruire la structure d’un empire commercial qui avait duré pendant plus de 7 millénaires.

Marduk réussira son « coup » et quelques siècles plus tard s’abrogera à lui-même, tous les pouvoirs de chacun des « Puissants » qui l’avaient précédé, incluant ceux du plus important « dieu » sumérien, Enlil. Marduk devint le seul « dieu » d’importance semant la graine du monothéisme à venir 1,500 ans plus tard.

Cette optique commerciale explique l’origine non seulement de la civilisation mais celle des « religions », dédiées aux dieux ou à Dieu ; qui ne sont, finalement, qu’une erreur d’interprétation des données archéologiques.

Amicalement

André Lefebvre

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