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Nouvelle “vision” sur la nature de la matière noire

La science nous fournit les données de base qui lui porte à considérer comme « quasi inévitable » l’existence de la matière noire. Vérifions ces données de base :

1) « Si l’on suppose que la masse des galaxies résulte uniquement des étoiles qui la composent, on peut prédire à quelle vitesse celles-ci tournent autour du centre de la galaxie. »

Par contre l’observation des galaxies jette une pierre dans la marre puisque :

2) « En réalité, on observe les étoiles tourner beaucoup plus vite que ce à quoi l’on s’attend. Cela prouve qu’une partie de la masse des galaxies est invisible. »

Voilà donc l’hypothèse qui oblige d’augmenter la masse des galaxies pour justifier la trop grande vitesse des étoiles en pourtour de ces galaxies. Le raisonnement est parfaitement sain et on ne peut reprocher la science d’en arriver au constat suivant :

3) « L’étude détaillée de la répartition de cette masse prouve que celle-ci est composée d’une forme de matière inconnue en laboratoire, la matière noire (ou matière sombre). »

-Mais alors, pourquoi écrire cet article? Me demanderez-vous.

-Simplement parce qu’il y a une légère nuance à apporter à l’hypothèse de base qui change tout le problème. L’hypothèse de base n’est pas que la vitesse est affectée par la « masse » de la galaxie mais plutôt par son « énergie de masse » qui se trouve au centre de gravité de la galaxie. Donc l’hypothèse devient :

  1. a) « L’énergie de masse d’une galaxie nous permet de « justifier » la vitesse des étoiles autour du centre de la galaxie».

Ce qui change complètement l’exposé du problème; car dans un raisonnement « a contrario » au lieu de prendre comme base une formule tirée d’une théorie, on prend comme base une observation factuelle de la vitesse des étoiles. Le résultat de cette nouvelle approche fournit une information capitale :

  1. b) « Il est indiscutable que les étoiles du pourtour des galaxies est inférieure à la vitesse de libération de la galaxie. »

Nous sommes donc en face d’une conclusion basée sur les faits observés qui nous permettra de découvrir une explication qui ne sera pas basée sur une prémisse qui s’avère théorique, devenue douteuse. En fait, cette nouvelle conclusion installe le doute là où il devrait l’être; non pas sur la réalité « vitesse des étoiles » mais sur « notre façon » de déterminer l’énergie de masse d’une galaxie .

Revenons sur la gravitation d’une galaxie. Nous savons que la gravitation est une « conséquence » de la déformation de l’espace-temps contenant cette galaxie et que cette déformation est le résultat d’une énergie de masse qui s’applique sur son point « centre de gravité ».

Nous voyons ainsi que le seul constat possible, face aux faits observés créant notre problème, est que notre façon de déterminer l’énergie de masse est erronée, puisque cette façon de faire ne justifie pas la vitesse des étoiles en question. Ce n’est certainement pas la vitesse observée des étoiles qui est l’erreur. Il nous faut donc découvrir ce qui « détermine » vraiment l’intensité de l’énergie de masse d’une galaxie.

Au départ, la caractéristique principale d’une déformation de la géométrie de l’espace est qu’elle tend à diriger un objet vers le centre de gravité de sa déformation. On dit que les objets « tombent » vers le centre galactique, vers le centre du système solaire ou vers le centre de la terre. Remarquons tout de suite que ces trois déformations (Galaxie-Soleil-Terre) sont imbriquées les unes dans les autres. Est-il possible que chacune de ces déformations se superposent les unes autres? On peut toujours crier à l’élucubration, mais un fait demeure que si elles se superposent, l’intensité gravitationnelle d’une galaxie devrait augmenter par l’énergie de masse des déformations superposées. En fait c’est exactement ce que stipule l’addition des masses des étoiles pour définir la masse de la galaxie.

Par contre, cela n’est pas vraiment possible puisque les centres de gravité de chacune des déformations ne sont pas superposés ni unis en un seul point. Donc l’énergie de masse sur le centre de gravité de la galaxie n’est pas affectée par les autres centres de gravité des déformations internes.

Donc pour revenir à la masse des galaxies, on sait qu’elle est déterminée actuellement par la valeur de base de la masse Solaire.

La différence entre la masse solaire et la masse galactique est que dans le soleil, on ne retrouve pas de « trou noir » comme dans la plupart des galaxies. On sait que le trou noir galactique augmente son énergie de masse en « ingurgitant » de la matière. Conséquemment, la vitesse de libération d’une galaxie est directement liée au nombre de masses solaires que son trou noir a « ingurgité ». Donc l’explication de cette vitesse de libération n’est pas du tout relative à la quantité d’étoiles en orbite dans la galaxie (puisque les masses ne s’attirent pas), mais plutôt à l’intensité gravitationnelle du trou noir au centre de la galaxie.

Ce qui fait que l’insinuation du départ, voulant que la sommes des masses (étoiles) d’une galaxie permet de « prédire » la vitesse des étoiles de cette galaxie, est complètement fausse et que la condition « Si l’on suppose que la masse des galaxies résulte uniquement des étoiles qui la composent … » est des plus importante puisque nous nous rendons compte que cette supposition est fausse. C’est à se demander comment il se fait qu’on ne cherche pas une autre explication pour déterminer la masse d’une galaxie. Probablement que cela est dû au fait qu’on se serve du mot « masse » et qu’on perd de vue qu’il est question « d’énergie de masse » au lieu de « masse de matière ». Sinon, c’est inexplicable.

La vitesse des étoiles au pourtour des galaxies devraient alors nous indiquer le minimum de  « masses solaires » qui furent ingurgitées par ce trou noir. L’étude de la vitesse des « étoiles en fuite » d’une galaxie permettrait de déterminer une limite supérieur à la vitesse de libération de la galaxie d’où elle fut éjectée; comme par exemple : SDSS J090745.0+024507 et GRO J1655-40, toutes deux en train de quitter la Voie lactée. Ces deux limites d’énergie de masse détermineraient la marge d’intensité où trouver celle de l’énergie de masse réelle d’une galaxie.

De toute façon, cette approche plus objective du problème de vitesse des étoiles dans une galaxie élimine d’emblée la nécessité de l’existence de la matière noire en tant que « pourvoyeuse » de vitesse à ces étoiles. C’est toujours là, un des problèmes de solutionnés.

Reste à déterminer si les étoiles au pourtour de galaxies n’ayant pas de trou noir central ont également ce surplus anormal de vitesse.

André Lefebvre

Auteur de L’Histoire… de l’univers

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5 Commentaire

  1. avatar

    C,est très intéressant André, il nous faut replonger dans les connaissances de bases de l’astrophysique pour vraiment tout saisir le sens de tes arguments. Merci ce fut agréable à lire.

  2. avatar

    Merci Denis; ça me fait énormément plaisir que tu apprécies.

  3. avatar

    Je dois dire que cette façon « déductive » ressemble beaucoup à mon dernier livre sur l’histoire de l’univers.

    • avatar

      J,ai téléchargé ton livre André, je commence tout juste à le lire avec intéret tout en révisant mes connaissances en la matière. Ça se lis très bien , mais tu me connais, je prend le temps de tout vérifer pour bien suivre ta démarche.

      Au plaisir.
      DG

  4. avatar

    Tu es définitivement le genre de lecteur qui me plaît. Rien de mieux que d’échanger des opinions nuancées. Ne te gêne surtout pas pour communiquer avec moi si tu as des questions ou si tu veux débattre d’un sujet.

    Amicalement