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Dan Price créateur de l’entreprise sociale ?

Dan Price

Un patron qui accepte de diviser son salaire par 14 pour assurer le bien-être de ses salariés est déjà extrêmement étonnant. Mais lorsque l’action se passe aux États-Unis ou le bisness est le totem absolu. Ce qu’a réalisé Dan Price, fondateur de Gravity Payments, tient pour beaucoup du paranormal ou en tout cas ...

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La situation critique du syndicalisme français

Syndicats et crise économique
Diversité syndicale.
Le 1er mai dernier, les trois principales centrales syndicales ont manifesté séparément à Paris : CGT et FO défilant chacune de leur côté, la CFDT se contentant d’inventer un festival « jeunes » (Working Time Festival) interdit aux jeunes de plus 35 ans et réunissant seulement 2000 personnes. 

Avec ses divisions historiques, confessionnelles ou datant de la guerre froide, cette situation est d'autant plus dommageable pour les salariés qu'elle persiste dans une économie en crise grave…


Sur Europe 1, il y a quelques jours, l’ancien secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que " le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ".  Une dispersion qui " affaiblit le message syndical ". " A ceux qui pensaient qu'en multipliant les syndicats, on allait favoriser le taux d'adhésion aux syndicats, la démonstration inverse est en train de se faire ".

Cette prise de conscience, bien tardive, n’est cependant pas dénuée de bon sens. Un sondage récent confirme en effet que les syndicats n'ont plus la cote depuis longtemps chez les salariés. Pour sept Français sur dix, ils ne sont pas représentatifs. Depuis trente ans, le nombre de salariés syndiqués a été divisé par deux et aujourd'hui, seulement 7,7 % de la population active fait partie d'un syndicat. 

Ce  faible taux de syndicalisation s’explique aussi quelquefois par la peur de représailles ou de freins au déroulement de carrière dans l'entreprise quand on est adhérent ou militant syndical, d’autant plus sensibles dans les petites entreprises et en période de chômage et de précarité.

Malgré les chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations et l'idée d'une resyndicalisation lancée régulièrement pas les leaders syndicaux, les syndicats continuent donc à perdre des adhérents, notamment dans les secteurs de l’agro-alimentaire, l’enseignement privé, la confection-cuir-textile, le  bâtiment, l’industrie du bois ou les commerces et services. Seuls les «bastions syndicaux» semblent conserver une présence syndicale significative : l'Éducation nationale (24 % de syndiqués), la RATP (18 %) ou La Poste-France Télécom (18 %).

En ce qui concerne les effectifs globaux nationaux, ils sont sensiblement inférieurs à ceux revendiqués par les différentes confédérations, selon deux universitaires spécialistes du monde syndical français, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé.

- CGT : 525 000 (au lieu des 694 000 revendiqués) 
- CFDT : 450 000 (868 000)
- FO : 310 000 (500 000)
- UNSA : 135 000 (360 000) 
- FSU : 120 000 (171 000) 
- CFTC : 95 000 (142 000) 
- CFE-CGC : 80 000 (160 000) 
- SUD : 80 000 (110 000)

Soit un nombre total d'adhérents d'environ 1 800 000 pour toutes les organisations syndicales et encore ce nombre semble très optimiste car il faudrait pouvoir comptabiliser rigoureusement, au titre d'une année civile, un adhérent pour 12 cotisations syndicales mensuelles effectivement payées...

Quand on sait que la CGT, en 1948, comptait à elle seule 4 000 000 d’adhérents, que la seule Fédération allemande de la Métallurgie IG Mettal compte actuellement 2,4 millions d’adhérents ou que la Suède compte aujourd'hui 2,7 millions de syndiqués pour une population active de 4,5 millions de personnes, on mesure la faiblesse et le recul syndical dans notre pays.

Si la division syndicale règne sur le territoire national, les centrales CGT, CFDT, FO et CFTC sont tout de même membres de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) en vue de l’élaboration de revendications et surtout de propositions d'actions européennes ou mondiales. Mais malgré ces rapprochements au sein de la CSI, le mouvement syndical français a enregistré un retard considérable sur la nécessité de s’unir pour faire face notamment au développement de la mondialisation. 

Aucune des trois principales organisations CGT, CFDT et FO ne semble vouloir contribuer à une nouvelle donne en France, donnant naissance à une nouvelle confédération syndicale unifiée. Quant aux autres centrales, elles restent marquées par de fortes spécificités (la défense de l’encadrement uniquement pour la CFE-CGC, la référence à la chrétienté pour la CFTC ou la forte tonalité catégorielle pour l’UNSA) et n'entendent aucunement se remettre en cause.

Pourtant, une, voire deux confédérations syndicales permettrait de peser davantage auprès des pouvoirs publics et de redorer le blason d'un syndicalisme dans un monde où les décisions se prennent souvent à un autre niveau : dans les conseils d'administration des multinationales ou des organismes supranationaux, tels que le FMI, la Banque mondiale, l'OMC ou la Commission européenne.

Et si l’on admet que la vocation du syndicalisme est de défendre avant tout les intérêts des salariés à l'intérieur d'un espace de démocratie, il devrait y avoir la place, même dans une seule confédération syndicale, pour les diverses opinions pouvant exister, y compris celles défendant strictement les intérêts catégoriels comme ceux des cadres.

Mais en matière de syndicalisme, comme en politique ou dans la haute fonction publique, le conservatisme est souvent de mise lorsqu’il permet de rester bien au chaud dans son petit nid douillet (quelquefois hors de prix...) avec voiture de fonction et chauffeur, entouré de permanents fonctionnarisés, le tout financé par des cotisations syndicales, des financements publics ou de directions d'entreprise...




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La situation critique du syndicalisme français

Syndicats et crise économique
Diversité syndicale.
Le 1er mai dernier, les trois principales centrales syndicales ont manifesté séparément à Paris : CGT et FO défilant chacune de leur côté, la CFDT se contentant d’inventer un festival « jeunes » (Working Time Festival) interdit aux jeunes de plus 35 ans et réunissant seulement 2000 personnes. 
 
Avec ses divisions historiques, confessionnelles ou datant de la guerre froide, cette situation est d'autant plus dommageable pour les salariés qu'elle persiste dans une économie en crise grave…


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La situation critique du syndicalisme français

Syndicats et crise économique
Diversité syndicale.
Le 1er mai dernier, les trois principales centrales syndicales ont manifesté séparément à Paris : CGT et FO défilant chacune de leur côté, la CFDT se contentant d’inventer un festival « jeunes » interdit aux plus de 36 ans et réunissant seulement 2000 personnes. 

Avec ses divisions historiques, confessionnelles ou datant de la guerre froide, cette situation est d'autant plus dommageable pour les salariés qu'elle persiste dans une économie en crise grave…


Sur Europe 1, il y a quelques jours, l’ancien secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé que " le syndicalisme français pâtit à la fois de sa division et de la multiplication de ses acteurs ".  Une dispersion qui " affaiblit le message syndical ". " A ceux qui pensaient qu'en multipliant les syndicats, on allait favoriser le taux d'adhésion aux syndicats, la démonstration inverse est en train de se faire ".

Cette prise de conscience, bien tardive, n’est cependant pas dénuée de bon sens. Un sondage récent confirme en effet que les syndicats n'ont plus la cote depuis longtemps chez les salariés. Pour sept Français sur dix, ils ne sont pas représentatifs. Depuis trente ans, le nombre de salariés syndiqués a été divisé par deux et aujourd'hui, seulement 7,7 % de la population active fait partie d'un syndicat. 

Ce  faible taux de syndicalisation s’explique aussi quelquefois par la peur de représailles ou de freins au déroulement de carrière dans l'entreprise quand on est adhérent ou militant syndical, d’autant plus sensibles dans les petites entreprises et en période de chômage et de précarité.

Malgré les chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations et l'idée d'une resyndicalisation lancée régulièrement pas les leaders syndicaux, les syndicats continuent donc à perdre des adhérents, notamment dans les secteurs de l’agro-alimentaire, l’enseignement privé, la confection-cuir-textile, le  bâtiment, l’industrie du bois ou les commerces et services. Seuls les «bastions syndicaux» semblent conserver une présence syndicale significative : l'Éducation nationale (24 % de syndiqués), la RATP (18 %) ou La Poste-France Télécom (18 %).

En ce qui concerne les effectifs globaux nationaux, ils sont sensiblement inférieurs à ceux revendiqués par les différentes confédérations, selon deux universitaires spécialistes du monde syndical français, Dominique Andolfatto et Dominique Labbé.

- CGT : 525 000 (au lieu des 694 000 revendiqués) 
- CFDT : 450 000 (868 000)
- FO : 310 000 (500 000)
- UNSA : 135 000 (360 000) 
- FSU : 120 000 (171 000) 
- CFTC : 95 000 (142 000) 
- CFE-CGC : 80 000 (160 000) 
- SUD : 80 000 (110 000)

Soit un nombre total d'adhérents d'environ 1 800 000 pour toutes les organisations syndicales et encore ce nombre semble très optimiste car il faudrait pouvoir comptabiliser rigoureusement, au titre d'une année civile, un adhérent pour 12 cotisations syndicales mensuelles effectivement payées...

Quand on sait que la CGT, en 1948, comptait à elle seule 4 000 000 d’adhérents, que la seule Fédération allemande de la Métallurgie IG Mettal compte actuellement 2,4 millions d’adhérents ou que la Suède compte aujourd'hui 2,7 millions de syndiqués pour une population active de 4,5 millions de personnes, on mesure la faiblesse et le recul syndical dans notre pays.

Si la division syndicale règne sur le territoire national, les centrales CGT, CFDT, FO et CFTC sont tout de même membres de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) en vue de l’élaboration de revendications et surtout de propositions d'actions européennes ou mondiales. Mais malgré ces rapprochements au sein de la CSI, le mouvement syndical français a enregistré un retard considérable sur la nécessité de s’unir pour faire face notamment au développement de la mondialisation. 

Aucune des trois principales organisations CGT, CFDT et FO ne semble vouloir contribuer à une nouvelle donne en France, donnant naissance à une nouvelle confédération syndicale unifiée. Quant aux autres centrales, elles restent marquées par de fortes spécificités (la défense de l’encadrement uniquement pour la CFE-CGC, la référence à la chrétienté pour la CFTC ou la forte tonalité catégorielle pour l’UNSA) et n'entendent aucunement se remettre en cause.

Pourtant, une, voire deux confédérations syndicales permettrait de peser davantage auprès des pouvoirs publics et de redorer le blason d'un syndicalisme dans un monde où les décisions se prennent souvent à un autre niveau : dans les conseils d'administration des multinationales ou des organismes supranationaux, tels que le FMI, la Banque mondiale, l'OMC ou la Commission européenne.

Et si l’on admet que la vocation du syndicalisme est de défendre avant tout les intérêts des salariés à l'intérieur d'un espace de démocratie, il devrait y avoir la place, même dans une seule confédération syndicale, pour les diverses opinions pouvant exister, y compris celles d’intérêts catégoriels comme les cadres.

Mais en matière de syndicalisme, comme en politique ou dans la haute fonction publique, le conservatisme est souvent de mise lorsqu’il permet de rester bien au chaud dans son petit nid douillet (quelquefois hors de prix...) avec voiture de fonction et chauffeur, entouré de permanents fonctionnarisés, le tout financé par des cotisations syndicales et des financements publics importants…




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Le PS invente le CDI à durée déterminée

Dans un entretien à l’Obs, le 22 octobre dernier, le premier ministre Manuel Valls prétendait vouloir «agir » sur les «inégalités importantes» entre les salariés «très protégés» en CDI et les salariés précaires en CDD et en intérim, évoquant un «contrat de travail unique». pour vaincre «la peur de l’embauche». ...

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B?n?fices : 50% pour les actionnaires et 0% pour les salari

La crise a nourri les app?tits des riches et du patronat.Pierre Gattaz, pr?sident du Medef,?se vante m?me d??tre ? l? origine du ??Pacte de Responsabilit?, renomm? ironiquement ??Pacte de Rentabilit??! Encore une fois ce sont les salari?s qui payent les pots cass?s, car les r?mun?rations, primes et actions des dirigeants ...

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Retour sur 2013 et bonne ann?e 2014

L’année 2013 qui s’achève est la première année pleine au pouvoir de la gauche et elle illustre parfaitement la politique de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Si la victoire présidentielle en 2012 avait suscité un certain espoir pour apporter des réponses sérieuses à la crise et aux difficultés que rencontrent des millions de salariés et leurs familles, il en va tout autrement de l’année 2013…


Vingt mois après l’élection présidentielle, l’année 2013 a vu la confirmation de la méthode et de la politique de François Hollande. D’un côté des réformes sociétales, en veux-tu en voilà (parité hommes femmes, droit au mariage pour tous, pénalisation des clients de prostitués, organisation de la fin de vie des personnes âgées, harcèlement sur les lieux de travail, ouverture de salles de shot, etc.) et d’un autre côté le vote de réformes que la droite n’avait pas osé faire jusqu’alors (ANI ou réforme des retraites). Le tout sur fond d’intervention militaire tous azimuts (Mali, Centrafrique, voire Syrie) et de couacs gouvernementaux à répétition.

Désormais, il n’a plus de doute sur le renvoi aux calendes grecques de grandes réformes essentielles, au premier rang desquelles figurent la réforme fiscale pour plus de justice sociale, celle du financement de la protection sociale ou de la simplification de l’organisation administrative de la France.

Petit tour d’horizon de quelques actions problématiques de François Hollande au cours de l’année 2013, la liste étant loin d'être exhaustive...

L'accord national interprofessionnel (ANI)

La droite et Nicolas Sarkozy n’avaient pas osé, les socialistes et leurs alliés radicaux et EELV l’ont fait. Adieu le code du travail : un accord d’entreprise primera désormais même s’il est défavorable par rapport à la loi. Voila ce qu’ont décidé les députés socialistes en avril dernier.

Les salariés qui refuseraient une baisse de salaire seront licenciés pour « motif personnel », exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité. 

Le MEDEF a ainsi gagné la partie avec l’aide du PS et grâce à des syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) qui prétendent défendre les salariés…

La réforme des retraites

En entérinant l'allongement de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon et en la prolongeant à 43 ans d'ici 2035, c’est la première fois que les mesures prises sous un gouvernement de gauche entraîneront une baisse du niveau des pensions.

Jean-Marc Ayrault va pénaliser durement les jeunes quand ils atteindront l'âge de la retraite. Cet allongement est incompatible de fait avec le maintien de l’âge légal à 62 ans. En effet, au cours des dernières années avant la retraite, de nombreux salariés sont au chômage, en préretraite ou en invalidité et n’arrivent même pas, dans leur grande majorité, à atteindre les 37,5 annuités de carrière réelle comme c’était le cas avant la réforme Balladur de 1993.

Alors que le taux d’emploi des jeunes ne dépasse pas 45%, que la moyenne d’âge d’entrée dans la vie active s’établit à 23,5 ans, on leur demande de devoir cotiser 43 ans pour une retraite pleine et entière. Le calcul est vite fait. Les nouvelles générations ne partiront pas en retraite avant 67 ans, et encore sous réserve qu’elles n’aient pas eu d’interruption de carrière, ce qui est loin d'être un progrès social ! 

Fiscalité des revenus


Par manque de courage politique, François Hollande continue de différer une grande réforme fiscale, seul moyen de réconcilier les citoyens avec la justice sociale et de permettre aux couches modestes et salariées d’augmenter sensiblement leur pouvoir d’achat.  

Au lieu de faire dès la première année une vraie reforme fiscale redistributive rétablissant une réelle progressivité de impôt sur le revenu, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a laissé perdurer notamment le gel du barème introduit en 2011 par le gouvernement de François Fillon. Ainsi, en 2012, 940.000 contribuables ont basculé dans l'impôt, dont 400.000 sous le seul effet du gel du barème.

Ce gel du barème a été reconduit sur les revenus de 2012 et l’impôt payé en 2013, ce qui représente en fait une hausse déguisée supportée par tous les contribuables de 3,4 milliards d'euros (recettes espérées en 2013).

L’annonce d’une remise à plat de la fiscalité est la dernière trouvaille de Jean-Marc Ayrault pour faire croire que le gouvernement s’apprête à réformer un système fiscal inique. Une remise à plat, qu’est-ce que ça veut dire ? Cette remise à plat sera-t-elle suivie d’une vraie réforme ? Sur quels points précis porterait cette éventuelle réforme ? Ces questions essentielles restent pour l’instant sans réponse et risquent de le rester longtemps…

Pourtant, le simple rétablissement de quatorze tranches d’imposition telles qu’elles existaient au début des années 1980, au lieu des cinq tranches actuelles (5,50%, 14%, 30%, 41%, 45%) aurait permis de rétablir une réelle progressivité et de dégager des recettes nettement supérieures aux 58 milliards d'euros qu'a rapporté l'IR en 2012 !

En 2014, la France continuera donc de rester un pays unique au monde sur le plan fiscal avec notamment des niches fiscales dont le montant total (plus de 70 milliards d'euros) est supérieur au produit même de l'impôt sur le revenu !

Taxe à 75 %

La fameuse tranche à 75%, retoquée par le Conseil constitutionnel, illustre parfaitement la méthode des apparences chère à François Hollande. Rappelons les faits : dans la campagne du premier tour de l’élection présidentielle, sentant monter la côte de popularité de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, François Hollande cherchait une mesure emblématique pour ancrer sa candidature à gauche. D’où l’idée de cette super tranche, purement symbolique et provisoire (2 ans…).

Comble de la supercherie, cette taxe ne sera payée au final que par les entreprises, ne concernera qu’une infime minorité de contribuables salariés (500 à 1000 personnes) et générera des recettes fiscales dérisoires (300 à 400 millions d’euros au mieux) tout en épargnant les contribuables fortunés mais non salariés d'une entreprise...

Fiscalité locale

Malgré l’injustice de la fiscalité locale, François Hollande n’y touchera vraisemblablement pas au cours de son quinquennat alors que les impôts locaux varient d’un montant de 1 à 4 suivant les régions et les départements. Les bases des taxes sur la valeur locative des logements sont totalement archaïques car elles datent de 1961 (taxe foncière) et de 1970 (taxe d’habitation).

De plus, le montant à payer pour les contribuables ne dépend pratiquement pas du revenu fiscal déclaré sauf pour les personnes qui ont des difficultés sociales graves et qui bénéficient d’exonérations partielles ou totales. Ainsi, comme le souligne la cour des comptes, " les ménages modestes ou moyens subissent proportionnellement un prélèvement plus lourd que les ménages les plus aisés ". 

Aujourd'hui, l'HLM est le plus souvent dégradée alors que l'immeuble ancien a le plus souvent été restauré mais les valeurs n'ont pas beaucoup évolué. Résultat : un habitant de banlieue peut payer plus cher qu'un contribuable aisé résidant dans un immeuble des beaux quartiers parisiens !

Un colossal mille-feuille administratif !

Depuis la loi du 19 décembre 2013 créant des « métropoles » dans 14 villes, la France compte maintenant 6 strates administratives : état, région, département, intercommunalité, métropoles, communes et même 7 strates si l’on y ajoute l’échelon européen. Du jamais vu dans aucun pays au monde (pour mémoire, les USA compte trois strates…).

Trop d'intermédiaires entre le citoyen et la puissance publique renchérissent fortement les budgets de fonctionnement, augmentent considérablement les délais de décision et induisent aussi une difficulté de compréhension du système par les Français.

La région devrait, depuis longtemps, se voir dévolue toutes les compétences exercées par le conseil général et le département conçu il y a plus de 200 ans par Napoléon, avec des points relais dans chaque territoire départemental.

Nicolas Sarkozy avait fait un léger pas en avant avec le statut du conseiller territorial qui devait être, à partir de 2014, une même personne élue à la fois au Conseil général (département) et au Conseil régional (région). Ceci correspondait à une fusion des élections des représentants de la région et du département, modification décidée dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales et la loi du 16 décembre 2010. 

Devant la pression des élus socialistes, même ce petit pas timide a été remis en cause par le gouvernement de François Hollande qui a abrogé le statut de conseiller territorial au profit d'un binôme homme-femme par canton pour les élections de conseillers généraux (division par deux du nombre des cantons et création de nouveaux cantons agrandis).

Ecologie : le renvoi de Delphine Batho a été un signal très négatif !

3 ministres à l'écologie depuis le début du quinquennat ! On avait déjà vu Nicole Bricq remerciée en juin 2012 pour s'être opposée à des forages en mer au large de la Guyane. Le pétrolier Shell était titulaire de permis d’exploration ouvrant sur une surface de 24 000 km2, permis que Nicole Bricq entendait suspendre dans l’attente d’une rénovation du code minier.

Un an après le limogeage de Nicole Bricq par le lobby pétrolier, Delphine Batho était limogée à son tour par les lobbys nucléaire et pétrolier sur fond de conflit d’intérêt Vallourec (exploitation des gaz de schiste). La femme (Sylvie Hubac) du président de la société Vallourec (Philippe Crouzet), leader mondial des  solutions tubulaires, est directrice de cabinet de François Hollande…

François Hollande et Jean Marc Ayrault avaient été nettement moins rapides pour limoger Jérôme Cahuzac...

Europe : des règles communes décidées par Berlin et la BCE !

Après avoir ratifié le traité budgétaire européen en 2012 sans le renégocier comme il l’avait promis, traité ayant comme seul but d’organiser la rigueur en Europe, voilà maintenant que François Hollande présente le dernier accord européen sur l'Union bancaire comme une grande victoire.

Mais cette nouvelle usine à gaz ne mettra aucun frein aux périls financiers et bancaires qui menacent l’économie européenne. Cet accord désigne la Banque Centrale Européenne (BCE) comme l'instance de régulation des grandes banques de la zone euro. Toutes les banques ? Non ! Car les banques régionales allemandes qui financent en grande partie l'industrie nationale et dont Berlin veut garder la supervision sont totalement épargnées.

Étrange construction européenne que celle qui ignore la principale force économique du continent ! Désormais le sort qu'a connu Chypre pèse comme une épée de Damoclès sur tout le continent. Tout dépôt bancaire devient une proie potentielle pour combler les erreurs commises par les banques qui les détiennent...

Stéphane Hessel : le mot malheureux de François Hollande…

On savait déjà que François Hollande et plusieurs de ses ministres étaient de grands amis d’Israël. Alors qu’il rendait un hommage solennel à Stéphane Hessel, dans la cour des Invalides, le Président de la République a cru devoir porter un coup de griffe inattendu en cette circonstance au grand résistant disparu : « Il pouvait aussi, porté par une cause légitime comme celle du peuple palestinien, susciter par ses propos l’incompréhension de ses propres amis. J’en fus. La sincérité n’est pas toujours la vérité ».

Saura-t-on quelle est cette vérité que Stéphane Hessel aurait méconnue et que le président de la République connaîtrait ? Un peu plus tard, au cimetière Montparnasse, faisant l’éloge du défunt, Michel Rocard invitait ceux qui ont critiqué Stéphane Hessel sur son engagement en faveur des droits des Palestiniens à « faire d’abord leur examen de conscience »...

Un autre homme politique, lui aussi disparu, Pierre Mendès France avait l’habitude naguère de dire que si des réformes essentielles ne sont pas faites dans les six mois qui suivent l’installation d’un nouveau gouvernement, elles ne se font jamais !

Cette affirmation de PMF est plus que jamais d’actualité tout comme l’était cette seconde affirmation à propos sur l’Europe, extraite d'un discours prononcé dès le 18 janvier 1957 devant l'Assemblée nationale, quelques mois avant la signature du traité de Rome (Euratom et CEE) : « Le projet du marché commun, tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XIXe siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. [...] L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique »

Aujourd’hui, la force de la République réside plus dans ses principes et la capacité de réaction de ses citoyens que dans les mises en scène de l'action de François Hollande, de son Premier Ministre et de ses ministres qui tentent de nous faire croire qu'ils réforment profondément la société alors qu'ils la gère simplement telle qu’elle est…

Redonner des perspectives d’action crédibles à l’ensemble du monde du travail, exiger que la gauche apporte enfin des réponses sérieuses face à la catastrophe sociale, écologique et démocratique que la crise du capitalisme entraîne, qu’elle prenne enfin ses distances avec une Europe dont l’ultra-libéralisme forcené n’a aucun équivalent au monde, voilà ce que l’on peut souhaiter de mieux pour l’année 2014…


A toutes et à tous, meilleurs vœux pour 2014.

Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, santé, succès professionnel et personnel malgré la crise économique et sociale que nous connaissons.







Toutes les propositions de réforme sur : http://reformeraujourdhui.blogspot.fr/2008/01/quelques-vraies-reformes-que-lon-peut.html

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Un Fran?ais sur deux cauchemarde ? cause du travail

Votre boss vous menace avec une agrafeuse?? R?veillez-vous?! Comme 53 % des salari?s vous faites des cauchemars ? cause de votre travail. Pour ?viter de ruminer la nuit, les entreprises peuvent am?liorer votre bien-?tre au travail. Vous r?vez que vous d?passez la deadline dans un dossier, que vous vous noyez ...

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Les agit?s du dimanche et de la nuit


On ne fait pas la manche, on veut travailler le dimanche, ont lancé une poignée de salariés de Leroy Merlin et de Castorama, des enseignes condamnées à fermer leurs magasins le dimanche en Île de France. Ceux de Sephora sur les Champs Elysées, guère plus nombreux, ont manifesté dans la rue pour travailler la nuit au-delà de 21 heures. 


Des mouvements qui profitent en fait du soutien des directions des magasins et qui n’ont pas d’autre objectif que de manipuler l’opinion publique…

Travailler le dimanche est-il utile pour l’économie et la croissance en ces temps de vache maigre ? De nombreux économistes prétendent qu’il n’y a pas vraiment nécessité d’avoir un jour ouvré de plus dans la semaine et que le surplus de consommation entraîné au final est très mince car les achats reportés le dimanche auraient été de toute façon effectués.

Sans parler des effets négatifs de cette loi sur les marchés traditionnels du dimanche qui participent à la convivialité des villes et villages ! Car la loi prévoit déjà depuis belle lurette des exceptions. Il y a des métiers qui ont toujours bénéficié de dérogations pour le bien-être de tous : infirmières ou médecins de garde dans les hôpitaux, pompiers, journalistes de presse quotidienne (pour préparer le journal du lundi), gardiens de musée, etc. Mais fallait-il ouvrir les centres commerciaux ? Est-ce vraiment nécessaire pour le bien commun ?

Aux cris de « Yes week-end » ou de « like » sur Facebook, il aura suffi de quelques jours d’agitation médiatique organisée par un collectif des bricoleurs du dimanche pour que le gouvernement annonce une énième mission. Elle a été confiée à Jean-Paul Bailly, ex-PdG de La Poste, qui s’était déjà exprimé sur le sujet dans un rapport de  2007 et qui est un fervent  partisan du travail le dimanche.

La mission Bailly répondra donc au coup de gueule organisé par des groupes créés en quelques heures sur les réseaux sociaux. Pourtant, le collectif « Yes week-end », celui des « Bricoleurs du dimanche », ainsi qu’une certaine Marie-Cécile, porte-parole de salariés de Sephora, sont les vitrines d’un seul et même lobbying libéral que beaucoup de salariés ignorent.

« Yes week-end » a pour jeune porte-parole Jean-Baptiste Jaussaud, qui est aussi le représentant de l’organisation « Liberté chérie », une fédération d'associations ayant pour vocation de réformer le modèle social français Elle vise à promouvoir la pensée libérale et refuse toute subvention publique. Ce personnage cumule aussi les casquettes de promoteur en France du mouvement ultraconservateur des Tea Party et d’entrepreneur marseillais. Il a soutenu en 2012 le mouvement des « pigeons entrepreneurs », qui a fait reculer le gouvernement socialiste sur la taxation des plus-values de titres de société...

Les « bricoleurs du dimanche » sont quant à eux soutenus par Gérard Fillon, employé à Leroy Merlin de Gonesse (95) qui surfe intensément sur sa page Facebook. Reçu à Matignon en lieu et place des syndicats représentatifs du personnel, ce prétendu collectif bénéficie des conseils d’une agence de communication, rétribuée par les directions de Castorama et de Leroy Merlin…

Et le surprenant mouvement né autour de l’enseigne Sephora et son magasin des Champs Elysées, condamné à respecter la loi qui oblige l'enseigne de cosmétiques à baisser son rideau avant 21 heures, est animé par Marie-Cécile Cerruti, militante UMP qui s’affiche souvent en compagnie de Jean-François Copé ! La jeune femme est également membre du bureau national du mouvement des étudiants (MET), la branche universitaire de l'Union nationale inter-universitaire (UNI), devenue la fédération de la droite dans l'éducation nationale…
Finalement, avec ses messages réactionnaires parés de vertu, ce lobbying en faveur du travail le dimanche ou de la nuit n’a pas d'autre but que de faire bouger le gouvernement.

Mais s’il y a un temps pour la consommation, il y a un temps pour le repos, pas seulement le repos individuel chacun dans son coin mais le repos de la famille et de la société dans son ensemble. Il convient donc de continuer à considérer le dimanche comme un jour hors marché (à l’abri des grandes enseignes du moins), un jour différent des autres, indispensable à la respiration de notre société déjà trop saturée de biens de consommation. 

A moins de considérer qu’emmener sa famille au centre commercial le dimanche soit le summum du loisir, l’aboutissement mérité d’une dure semaine de labeur, une récompense offerte à ses enfants, il y a tant d’autres choses à faire le dimanche…




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Collusion, pot de vin et corruption dans le communautaire?

RAYMOND VIGER Une minorit? de fraudeurs mais qui fait mal ??la?majorit? Et les comptes de d?penses du communautaire? TVA pr?sente le salaire de certains directeurs d?organismes communautaires qui ramasse de l?argent pour combattre la pauvret?. Mais ce n?est que la … Lire la suite

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Produire autrement en impulsant la cr?ation d?entreprises de l??conomie sociale

Entreprise priv?e ou entreprise d?Etat, c?est l?alternative simpliste que l?on pr?sente souvent comme le seul choix possible en mati?re ?conomique. Mais unetroisi?me forme de propri?t? existe qui reprend les formes de l??conomie sociale (SCOP, coop?ratives, …) o? il ne s?agit pas de renoncer ? l??change mais, bien au contraire, de ...

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Crise et taux de ch?mage historique : il n’y a pas de pardon pour pareil bilan…

D?ficit budg?taire de 148,8 milliards ? en 2010 (+10,8 milliards ? par rapport ? l’ann?e pr?c?dente), dette publique n?gociable de 1 229 milliards ? fin 2010 (+ 81 milliards ? en un an), cinq millions de ch?meurs, trois millions de salari?s pr?caires, trois millions de salari?s ? temps partiel, huit ...

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Non ? la d?localisation de l?usine Th? El?phant en Roumanie !

La soci?t? qui fabrique les th?s et tisanes « Lipton » et « L’?l?phant » ferme son usine install?e en France, ? Gemenos, dans les Bouches-du-Rh?ne. Elle s’oppose ? une reprise par les salari?s et licencie le personnel uniquement pour augmenter ses b?n?fices. L’usine ?tait parfaitement rentable mais les actionnaires veulent gagner plus en ...

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