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La dette publique française explose: pourquoi ?

Pourquoi la dette publique française explose alors que les dépenses de l’Etat n’augmentent pas ? Après avoir voté un nouveau budget d’austérité pour 2016, le Parlement est en train de l’amender pour débloquer des centaines de millions d’euros de dépenses supplémentaires pour la sécurité, la justice et l’armée. Mais pour les ...

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La mort par la dette!

Ce fut une erreur lourde de conséquences que d’exiger de la République de Weimar le remboursement de ses dettes, au moment où l’Allemagne était précipitée dans un premier temps dans l’hyperinflation puis dans la dépression, vers la fin des années 1920 et le début des années 1930. Les dirigeants allemands de l’époque plaidèrent leur cause...

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Des paris fous

Ce billet est la suite de deux articles précédents (ici et ici)  liés aux taux d’intérêts négatifs avec comme conséquence un manque de titres souverains sur les marchés. Dans ce billet, intéressons-nous aux conséquences pour le marché des produits dérivés. Commençons par expliquer brièvement ce qu’est un produit dérivé et ...

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La démesure des banques et marchés financiers

Spéculation, évasion fiscale, bonus des traders :  la démesure des banques et marchés financiers Sept ans après la crise financière de 2008, rien n’a vraiment changé : spéculation effrénée, création de produits financiers toxiques, évasion fiscale, rémunérations des banquiers… Nous voici revenus aux mêmes niveaux qu’avant la crise, voire au-delà. Les ...

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Quelques chiffres sur la misère

Quand on vous répète jusqu’à la nausée que les états sont en faillite, que l’Etat providence c’est du passé et que c’est intenable, que nous vivons au-dessus de nos moyens, il convient de se remémorer quelques chiffres simples. En 1980, … Lire la suite

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Quand la France se suicida en 1973…

Noeud coulant
Nœud coulant.
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, reprise ensuite à son compte par l'union Européenne, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la banque de France.


En clair, la banque de France a interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France…  


 


Depuis l’application de cette loi, peu connue du grand public, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Une situation ubuesque en elle-même et qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent aujourd’hui son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires. 


Comment en est-on arrivé là ? 


En 1973, après de 30 années de création monétaire, l'économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale.  


Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d'autant plus que ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. 


Il s’agissait avant tout d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s'imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d'encadrer les dérives potentielles de l'Etat et de sortir d'une ère d'économie administrée en établissant un autre système de financement.


Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu'ici.


Cette loi, dite aussi « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, a été abrogée en 1994 mais après avoir été étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht, entré en vigueur le 1er novembre 1993 (article 104) et Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009 (article 123) que la France doit appliquer à la lettre ! 


Et aujourd’hui, on le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France…ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.  


Des chiffres qui donnent le tournis...


Au final, comme on le sait, la loi de 1973 n’a pas empêché l’État de s’endetter et contrairement à ce qu’escomptaient ses initiateurs, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant  progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. 


Si les taux d’intérêt ont fortement diminué, s'établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l'année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé. Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%,  dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d'intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d'Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu'à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l'Irlande ont atteint 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 % !


En 1978, la dette publique représentait 72,8 milliards d’euros et 21,2% du PIB.


En 1988, 302,8 milliards d’euros et 33,3% du PIB.


En 1998, 787,4 milliards d’euros et 59,6% du PIB.


En 2005, elle représentait 1147,6 milliards d’euros et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense. 


En 2007, la dette publique atteignait 1211,6 milliards d'euros et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public. 


Fin 2013, la dette publique « au sens de Maastricht », estimée par l'Insee, a été évaluée à 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB. 


Elle a dépassé officiellement les 2 000 milliards au deuxième trimestre 2014. 


Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros, les intérêts payés se montant à 1306 milliards d’euros ! Sans les intérêts encaissés par les  financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros au lieu de 1327,1 milliards d’euros ! 


Mais le plus dramatique, c’est qu’on continue à pérorer sans fin sur les plateaux de télévisions, à la radio et dans les colonnes de la presse sur « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc. Les « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas, trahissent en fait chaque jour leur mission d’informer en occultant systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés.


C’est ainsi que s’imposent aujourd'hui dans l’opinion des vérités journalistiques apparentes qui confortent l'inéluctabilité de l’austérité. Et malheureusement, cette escroquerie de la dette publique signe aussi quelque part la mort de la démocratie car les deux grands partis de gouvernement, PS et UMP, ainsi que leurs alliés respectifs, Radicaux de gauche, Verts, UDI, Modem, ont renoncé à remettre en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états en France et en Europe…


 



 


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Quand la France se suicida en 1973…

Noeud coulant
Noeud coulant.
Depuis la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973, reprise ensuite à son compte par l'union Européenne, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la banque de France.

En clair, la banque de France a interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France… 



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R?guler les banquiers, c?est r?ver ?veill

? Apr?s le 15 septembre 2008, date de la faillite de la banque L?man Brothers marquant le d?but de la crise syst?mique ? de nombreux ?conomistes ont soulign? la fin du consensus de Washington, mais sont totalement pass?s ? c?t? du probl?me financier.??Je rappelle que c?est l?hypoth?se de?l?efficience du march??selon ...

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Quo Vadis Draghi ?

Cette Banque centrale européenne qui, en 2011, soit en pleine crise mondiale et à l’aube des déboires européens, avait trouvé le moyen de remonter par deux fois ses taux d’intérêt (le 7 avril et le 7 juillet). Cette même BCE est donc la première banque centrale majeure à avoir franchi le Rubicon des taux négatifs ! Sur la forme, quelle énergie et quelle détermination démontrée par un Mario Draghi au sommet d’un art que bien des communicants lui enviraient. Sur le fond, quelle impressionnante liste de mesures adoptées, la plus emblématique étant bien-sûr celle consistant à taxer désormais les dépôts
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B?le III : autopsie d?un ?chec

GILLES BONAFI Apr?s le 15 septembre 2008, date de la faillite de la banque?Lehman Brothers?? marquant le d?but de la crise syst?mique ? de nombreux ?conomistes ont soulign? la fin du consensus de Washington mais sont totalement pass?s ? c?t? du probl?me financier. Je rappelle que c?est l?hypoth?se de l?efficience ...

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Pire que les ann?es 30 !

Rendons-nous à l’évidence. A un stade où les économies de nos nations occidentales subissent un endettement record, à des niveaux plus vus depuis deux siècles (selon une étude récente du F.M.I.), nos responsables politiques doivent enfin comprendre qu’il sera impossible de redresser la situation par la grâce de la seule austérité qu’ils imposent à la classe moyenne et aux pauvres. Autrement dit, dans un contexte – comme le nôtre aujourd’hui – où la masse des dettes et des déficits est extrême selon tous les standards historiques, l’assainissement nécessitera des mesures et des décisions radicales. En effet, estimons-nous chanceux si c’est
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L?Europe face ? ses nouveaux p?rils

Les ratios des dettes publiques des pays européens périphériques par rapport à leur P.I.B. respectif ne font que s’aggraver. En effet, alors que la déflation y comprime et y déprime le P.I.B. comme l’activité économique, les endettements restent identiques. La situation est en réalité pire car, de fait, les dettes augmentent à mesure du déclin de l’économie. Phénomène classique décrit par Fisher qui usait de l’expression fort significative : « Plus les débiteurs paient, et plus ils doivent »… Les ratios dettes/PIB s’envolent tandis que les capacités de remboursement fondent inexorablement. C’est ainsi qu’il atteint aujourd’hui 161% en Grèce, qui
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L?afro-optimisme ambiant doit ?tre temp?r

Plusieurs signes sont encourageants, mais le poids de l??conomie du continent demeure presque inchang?, tout comme sa structure Johannesburg *** 9 novembre 2013?|?Khalid Adnane – ?conomiste ? l??cole de politique appliqu?e, Universit? de Sherbrooke? ? Depuis quelques ann?es, on assiste ? une situation plut?t particuli?re : des travailleurs portugais qui ...

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