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Tag Archives: marché

Bien poser le ??Sommet?? sur la base

Le gouvernement p?quiste avait promis un ?Sommet? sur l?enseignement sup?rieur; voil? que le corbillard est en marche vers le cimeti?re des mauvaises intentions (1). Les ? chefs ? des associations ?tudiantes s?empressent de se positionner le plus pr?s possible de … Lire la suite

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Pronostic 2012: Vers un nouvel ordre mondial social (4)

FRAN?OIS MARGINEAN ? Ce texte est largement bas? sur l?article de Richard K. Moore ? Prognosis 2012: Towards a New World Social Order ? qui m?ritait bien d??tre traduit pour le b?n?fice des lecteurs francophones. Il est pr?sent? en diff?rents … Lire la suite

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Pronostic 2012: Vers un nouvel ordre mondial social (2)*

  FRAN?OIS MARGINEAN ? La fin de la croissance ? les capitalistes vs le capitalisme Il a toujours ?t? in?vitable, dans un syst?me ferm? qu’est la plan?te Terre, qu’il y ait une limite ? la croissance ?conomique. L’industrialisation a permis … Lire la suite

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La bataille de l?euro

  ROBERT BIBEAU ? La gabegie des profits? La pr?sente crise de l?Euro et de l?Euroland r?sulte d?une bataille entre les ploutocrates europ?ens et leurs alli?s et concurrents ?tatsuniens pour le contr?le des march?s internationaux. Quelle sera la devise du … Lire la suite

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Holy cars

Le concept qui tue
Ce que Peugeot a fait du précédent plan d'aide


La clé est dans l'obsolescence programmée de nos mémoires. L'idée centrale de tout le système actuel, c'est que le peuple est un ramassis d'hypocéphales abrutis à longueur de temps par les ombres hypnotiques de la boîte à cons. Du coup, ils ne se fatiguent même plus à inventer de nouvelles catastrophes, à monter des histoires plausibles, non, c'est la fin du storytelling à l'usage des entubeurs de foule. Maintenant, ils se contentent de se pointer au guichet et d'annoncer la couleur : envoyez la fraîche, tocards, ou on dégraisse quelques baltringues de votre acabit, façon équarrissage.

Prenons au hasard l'industrie automobile, ce fleuron de l'économie française, sous perfusion étatique depuis des années, à coup de primes à la noix qui sont autant d'incitation à gaspiller des véhicules en parfait état de marche à l'usage de consommateurs testostéronés du ciboulot qui, de toute manière, avaient déjà les moyens de conduire une voiture neuve à vie. Bref, un immonde gâchis de ressources précieuses, alors que tant de petits salariés peinent à maintenir en état leur poubelle à roulette pourtant indispensable pour se rendre à leurs miettes de boulot à l'heure où les transports en commun se font anémiques.
Je rappelle que les constructeurs automobiles ont déjà bénéficié d'une somptuaire rallonge de l'État, lequel s'est empressé de ne surtout rien leur demander en échange. Rien. Que dalle. Même pas une petite garantie de rien du tout. Même pas une clause de sauvegarde de l'emploi. Surtout pas un plan stratégique : l'État actionnaire, c'est sale ! Il est juste bon à allonger l'oseille et à regarder ailleurs une fois que c'est fait.

Et qu'est-ce qu'ils ont fait du pognon ? Ils ont arrosé les cadres dirigeants, les actionnaires et ont continué la même stratégie de développement de niche de voitures de prestige, de gadgets inutiles (qui a vraiment besoin d'un radar de recul en série ?). Et pendant ce temps-là, les petites japonaises compactes, économiques, sobres, modulables, fiables avec des garanties constructeur allant jusqu'à 7 ans ont conquis jusqu'au si chauvin marché français. Parce qu'il faut arrêter d'être bête aussi et de payer plus cher qu'ailleurs des voitures conçues pour rouler au siècle dernier. Surtout que, si on y réfléchit deux secondes, sachant que les constructeurs hexagonaux ont déjà délocalisé l'essentiel de leur production automobile, la meilleure façon d'acheter français, écologique et socialement responsable, c'est encore de se payer une Toyota Yaris ! Tout est dit, non ?

Bref, très logiquement, avec un modèle économique aussi débile que celui-là... ils ne se sont même pas cassé la gueule ! Non, non, non : la progression de la croissance de la filiale bagnoles se tasse un peu, mais je vous rassure, le pognon défiscalisé continue de couler à flots. C'est juste que dans leur plan stratégique, il y a comme condition indépassable de toujours moins payer le travail et pour cela tous les moyens sont bons : chantage à l'emploi, grasses subventions extorquées par la menace et bien sûr, délocalisation vers des pays où la vie est moins chère... enfin, surtout celle des ouvriers. Autrement dit, en plus des chauffes-nuques, on a dû grassement financer de nos deniers — ceux qui manquent toujours pour l'école, la santé, les retraites, etc. — la charrette en cours et le transfert des usines vers le tiers-monde.

Faut-il sauver le soldat Peugeot ?


La question se posera aussi pour le soldat Renault — lequel a eu comme stratégie industrielle de relancer la construction des Alpines, si, si... — , comme elle s'est déjà posée pour le poulet industriel de merde Doux.
Parce que si, au moins, on en avait eu pour notre argent, toute autre considération accessoire écartée ! Si, par exemple, l'automobile avait évolué ces dernières années, voire ces dernières décennies. Je parle d'évolution, pas d'inflation de gadgets rigolos, mais ne changeant pas intrinsèquement la nature de l'objet produit. Je ne parle même pas de voitures qui volent, le grand regret de ma vie, non juste de véhicules vraiment améliorés : système de propulsion, système énergétique, durabilité, ce genre de choses. Alors que nous savons collectivement depuis au moins 30 ans que la propulsion à combustion est condamnée, que le transport individuel est écologiquement trop coûteux, qu'il faut repenser nos mobilités, qu'est-ce que l'industrie automobile nous a proposé : que dalle !
Autrement dit, c'est un secteur obsolète qui devrait finir de s'effondrer sur lui-même faute d'avoir su s'adapter.

Mais que fait-on des gens qui vivaient de ce secteur, me direz-vous ? Il est vrai que 320 000 salariés rien que pour la France, ça ne se planque pas sous le tapis. Parlez-en aux pouvoirs publics de Detroit et vous comprendrez qu'on ne peut faire l'impasse sur un effort de reconversion national, voire planétaire. Mais déjà, avec les 6 milliards d'euros précédents, on pouvait dégager un joli petit pécule de formation de 18 750 € par salarié planté. Ce qui est bien mieux que ce qui est habituellement alloué en pseudo formations coaching beauté-CV. Sans compter qu'on le veuille ou non, l'effort financier, il va bien falloir de le faire, à moins de lancer une bonne petite guerre mondiale pour occuper et élaguer dans tous ces bras devenus inutiles à la grande machine à broyer des vies pour en faire cracher du pognon.

Quand j'y pense : plus les conditions de travail se dégradent et plus les salariés prêts à tout pour ne pas lâcher ce job pourri qui les nourrit à grand-peine, consomme leur vie et consume leurs forces. Leur peur du vide et du changement est telle qu'on a déjà vu des gens cacher des maladies professionnelles, des empoisonnements, taire des pratiques illégales ou mortifères, même si ça les touche directement, juste pour ne pas perdre leur foutu boulot. Et vous savez pourquoi? Parce qu'on a fait en sorte que leur vie après le travail sera encore pire que dans leur boîte où ils ne sont pourtant que des unités de production jetables. Parce que notre société ne fait en réalité aucun effort de conversion en masse du salariat vers les nouveaux secteurs économiques émergents ou nécessaires. Parce que nous consacrons toujours plus d'argent à des entreprises nuisibles, inutiles et ankylosées, à des parasites financiers, plutôt qu'aux besoins réels de la population qui, pourtant, en bout de course, finit toujours par régler l'ardoise.

Il y a aussi qu'au lieu de primes à la casse coûteuses et ciblées sur des gens qui n'en avaient pas besoin, de PPP aux conditions léonines pour construire encore des autoroutes tellement chères que personne ne roule dessus, au lieu de sacrifier encore et toujours plus de ressources, d'argent, de gens sur l'autel des très saintes bagnoles, on aurait pu avoir un vrai plan de transition économique vers le monde dans lequel nous allons devoir vivre, de gré ou de force. Voilà donc de l'argent qui eut été mieux employé pour soutenir le développement du photovoltaïque en France, coulé faute de subventions, les énergies alternatives, les mobilités émergentes, des circuits courts. De la même manière qu'au lieu de perfuser le poulet de batterie dégueulasse et mortifère et toutes les filières agricoles intensives qui polluent, dégradent notre habitat et produisent des trucs immondes à dangereux, nous pourrions favoriser le travail de ceux qui expérimentent de nouvelles techniques de production respectueuses de la nature et des gens, comme l'agroforesterie, les cultures raisonnées, bio, etc.

Bref, au lieu de réagir au coup par coup comme des poulets sans tête, il est peut-être temps de comprendre que c'est la force politique qui oriente la vie économique à travers ses choix stratégiques, simplement en décidant de ses priorités de financement. Nous devons marquer à la culotte chacun de nos élus, chacun de nos députés, sénateurs, conseillers, maires, présidents de trucmuches divers pour être bien certains que notre argent ira là où se trouve notre intérêt collectif, pas seulement dans l'immédiat, mais aussi pour nos enfants et toutes les générations futures.




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Le temps des c(e)rises

Cerises

Cette année, les cerisiers n'ont pas donné.

C'est une de ces petites phrases banales qui creusent en moi un sentiment de perte incommensurable. Ce genre de choses que l'on dit sans y penser, pour ponctuer une marche ou ne pas avoir l'air trop ballot pendant une conversation en mal d'inspiration.
C'est bien vrai, ça : il n'y a pas eu de cerises cette année.

L'année dernière, c'était une tout autre affaire. Rien que de l'arbre du jardin, nous avions sorti trois pleins paniers de petites billes rouge vif. Pas aussi bonnes que celles du voisin. Lui, c'est un de ces papets à l’œil qui frise qui te rappelle toujours au détour d'une salutation sur le bord du chemin qu'en un autre temps, il était un autre homme. Je ne suis vraiment pas certaine qu'il a été ce coureur de jupons qu'il aime à dépeindre à grands traits gourmands, histoire de faire oublier sa trogne ravagée par l'érosion des années et ce corps rétif qui n'avance plus que sous la contrainte d'une formidable volonté. Lui, c'est la vague italienne. Ils sont presque tous arrivés du même bled, dans le coin. Saisonniers, garçons de ferme, hommes à tout faire, du temps où il fallait garnir de bras et de dos courbés la campagne pour qu'elle veuille bien donner assez. Il a bossé dur, comme un chien. Il a avalé les couleuvres de la châtelaine, m'a-t-il confié un jour où il était particulièrement loquace. Je ne sais pas trop ce qu'elle lui a fait, celle-là, mais ça fleure bon la vieille lutte des classes des familles. Peut-être était-il beau gars, après tout.

C'était la génération d'avant celle d'avant, les durs à la peine, ceux qui se sont voués au labeur et à l'économie. Il a trimé et il a investi le fruit de son travail dans cette terre avide qu'il a abreuvé de sa sueur. Lopin après lopin. Et cette longue rangée de cerisiers majestueux qui borde cette petite route tranquille qui mène chez moi, c'est lui qui l'a plantée, avec sa femme. Et ils se sont mis à donner tant et plus qu'il a invité tous les gens du coin à venir se servir. Et même en nous y mettant tous, il est resté largement de quoi nourrir les nombreux oiseaux qui se cachent dans le petit bosquet près de l'étang, là-bas, en bas.

Prenez, prenez, vous devez venir en prendre encore plus, avec la petite.
Et moi j'avais un peu de remords à venir ainsi remplir mes poches des fruits de son travail.
Jusqu'à cette année et le grand froid qui a figé dans son étreinte implacable les fleurs de tous les fruitiers du coin. Du coup, il n'y a rien eu quand l'été est enfin arrivé. Pas de commandos-panier, pas d'acrobaties hasardeuses dans les branches, pas de retour au sol un peu lourd qui m'a rappelé que je n'avais plus l’agilité de petit singe de mes 13 ans, quand je surveillais l'arrivée des beaux jours juchée dans une autre allée de cerisiers, ailleurs, dans un autre temps, un autre monde, aussi.

Cette année, les cerisiers n'ont pas donné et c'est un peu comme si je ne mangerai plus jamais de cerises.

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Le secret du juge Delisle

Ce que je vais vous raconter ici est une pure fiction. Une sp?culation. ?Je ne connais pas le secret du Juge Delisle et je ne sais m?me pas s?il a un secret. J?ai pens? ? ?crire ce texte en lisant la chronique de Yves Boisvert, dans La Presse du vendredi ...

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Ruptures d’an?vrisme

Le capitalisme prosp?re sur le mythe de la classe moyenne : faire croire ? un prolo qu?en bossant toute sa vie pour acqu?rir son clapier, il a les m?mes int?r?ts de classe qu?un rentier. Il ne m'a fallu que quelques rayons de soleil pour r...

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Cou? ? l?Elys?e : et la presse aux ordres trompette

Article de pure propagande sarkozyste? dans Sud-Ouest, sign? Bruno Dive : « L’espoir est-il en train de changer de camp ? Apr?s LE sondage qui avait plac? Nicolas Sarkozy en t?te du premier tour, vers la mi-mars – sondage bien vite d?menti par d’autres -, » [mais je m'appuie quand m?me dessus au passage] « puis la s?quence [...]

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Bient?t, l’?pargne des gens va dispara?tre. Les traders s’enrichiront ! C’est GS qui dirige le monde…

  VIDEO. Interrog? par la BBC, un trader de Londres avoue ? l’antenne ne pas se soucier de la crise. « Notre boulot, c’est de faire de l’argent. La r?cession est une opportunit? pour nous. » Alessio Rastani, interrog? par la BBC le 26 septembre 2011 (BBC) Interrog? lundi 26 septembre sur ...

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