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Quel sera l?Arbre de l?ann?e 2013

FERGUS Alors que l’exécutif français sombre dans les abysses de l’impopularité, en grande partie plombé par un taux de chômage record, le moment est peut-être venu, le temps d’un vote non politique, de prendre un peu de distance avec les … Lire la suite

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L?huile de l?Arbre

OLIVIER CABANEL L’olivier, cet arbre millénaire a beaucoup à nous apprendre, et un ancien funambule fildefériste devenu producteur d’olives en Sicile, nous ouvre le chemin de très belles découvertes. C’est dans l’émission d’Alain Kruger « on ne parle pas la bouche … Lire la suite

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Le temps des c(e)rises ?

  MONOLECTE Cette ann?e, les cerisiers n?ont pas donn?. C?est une de ces petites phrases banales qui creusent en moi un sentiment de perte incommensurable. Ce genre de choses que l?on dit sans y penser, pour ponctuer une marche ou … Lire la suite

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L’huile de l’Arbre

L'olivier, cet arbre mill?naire a beaucoup ? nous apprendre, et un ancien funambule fildef?riste devenu producteur d'olives en Sicile, nous ouvre le chemin de tr?s belles d?couvertes. C'est dans l'?mission d'Alain Kruger ? on ne parle pas la bou...

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L’huile de l’arbre

OLIVIER CABANEL L?olivier, cet arbre mill?naire a beaucoup ? nous apprendre, et un ancien funambule fildef?riste devenu producteur d?olives en Sicile, nous ouvre le chemin de tr?s belles d?couvertes. C?est dans l??mission d?Alain Kruger???on ne parle pas la bouche pleine??, sur l?antenne de France culture, du?7 avril?2012?qu?on a pu d?couvrir ...

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Le temps des c(e)rises

Cerises

Cette année, les cerisiers n'ont pas donné.

C'est une de ces petites phrases banales qui creusent en moi un sentiment de perte incommensurable. Ce genre de choses que l'on dit sans y penser, pour ponctuer une marche ou ne pas avoir l'air trop ballot pendant une conversation en mal d'inspiration.
C'est bien vrai, ça : il n'y a pas eu de cerises cette année.

L'année dernière, c'était une tout autre affaire. Rien que de l'arbre du jardin, nous avions sorti trois pleins paniers de petites billes rouge vif. Pas aussi bonnes que celles du voisin. Lui, c'est un de ces papets à l’œil qui frise qui te rappelle toujours au détour d'une salutation sur le bord du chemin qu'en un autre temps, il était un autre homme. Je ne suis vraiment pas certaine qu'il a été ce coureur de jupons qu'il aime à dépeindre à grands traits gourmands, histoire de faire oublier sa trogne ravagée par l'érosion des années et ce corps rétif qui n'avance plus que sous la contrainte d'une formidable volonté. Lui, c'est la vague italienne. Ils sont presque tous arrivés du même bled, dans le coin. Saisonniers, garçons de ferme, hommes à tout faire, du temps où il fallait garnir de bras et de dos courbés la campagne pour qu'elle veuille bien donner assez. Il a bossé dur, comme un chien. Il a avalé les couleuvres de la châtelaine, m'a-t-il confié un jour où il était particulièrement loquace. Je ne sais pas trop ce qu'elle lui a fait, celle-là, mais ça fleure bon la vieille lutte des classes des familles. Peut-être était-il beau gars, après tout.

C'était la génération d'avant celle d'avant, les durs à la peine, ceux qui se sont voués au labeur et à l'économie. Il a trimé et il a investi le fruit de son travail dans cette terre avide qu'il a abreuvé de sa sueur. Lopin après lopin. Et cette longue rangée de cerisiers majestueux qui borde cette petite route tranquille qui mène chez moi, c'est lui qui l'a plantée, avec sa femme. Et ils se sont mis à donner tant et plus qu'il a invité tous les gens du coin à venir se servir. Et même en nous y mettant tous, il est resté largement de quoi nourrir les nombreux oiseaux qui se cachent dans le petit bosquet près de l'étang, là-bas, en bas.

Prenez, prenez, vous devez venir en prendre encore plus, avec la petite.
Et moi j'avais un peu de remords à venir ainsi remplir mes poches des fruits de son travail.
Jusqu'à cette année et le grand froid qui a figé dans son étreinte implacable les fleurs de tous les fruitiers du coin. Du coup, il n'y a rien eu quand l'été est enfin arrivé. Pas de commandos-panier, pas d'acrobaties hasardeuses dans les branches, pas de retour au sol un peu lourd qui m'a rappelé que je n'avais plus l’agilité de petit singe de mes 13 ans, quand je surveillais l'arrivée des beaux jours juchée dans une autre allée de cerisiers, ailleurs, dans un autre temps, un autre monde, aussi.

Cette année, les cerisiers n'ont pas donné et c'est un peu comme si je ne mangerai plus jamais de cerises.

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Au Bois de mon coeur

2011, ann?e de l'arbre Un maire va peut-?tre planter un petit arbre sur la place de son village. Il y aura de beaux discours. Pas sur que ?? emp?che la for?t ancienne de continuer ? disparaitre On peut verser une larme de crocodile sur le sort d...

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