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Tag Archives: fmi-Banque Mondiale

Comment la Troïka et la Grèce ont violé leurs obligations internationales ?

Comment la Troïka et la Grèce ont violé leurs obligations internationales au moment de la conclusion des memoranda et des conventions de prêt ? Le chapitre 7 du rapport présenté le 18 juin 2015 par la Commission pour la vérité sur la dette grecque démontre à la communauté internationale et ...

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L’Europe en panne de démocratie

Cette évidence peut surprendre, et pourtant, force est de constater que l’Europe actuelle est bien loin de respecter les valeurs démocratiques. Personne n’a oublié le refus français de 2005, contourné quelques mois après, afin d’imposer un traité refusé par le peuple…mais ce n’est pas tout.     En effet, on ...

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Je suis la Grèce

On pourrait se faire un collier avec tous les articles concernant les difficultés  financières (SIC) de la Grèce. J’en ai plein le cou… De quoi nous étrangler tous. Car, au fond, la Grèce, c’est nous. Nous qui travaillons, floués journellement  par notre petit mode de vie. Philosophie : La Grèce pour les nuls. On est ...

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Référendum en Grèce : la vraie question à poser est celle de la sortie de l’euro…

Drapeau grec
Drapeau grec.
L’Assemblée nationale grecque a voté, dans la nuit de samedi à dimanche 28 juin, le principe de la tenue d’un référendum le 5 juillet prochain. 

Elle a repris la proposition du Premier ministre Alexis Tsipras demandant au peuple grec de se prononcer sur les dernières propositions de l’Union Européenne et du Fonds Monétaire International afin de mettre fin aux tergiversations de ces derniers mois. Mais ce sera avant tout la teneur de la question posée qui sera déterminante…


La pression populaire extérieure et celle de l'opposition interne au parti Syriza semblent avoir brisé l'immobilisme du gouvernement grec et d’Alexis Tsipras. Ce dernier, par le vote aux élections législatives de janvier 2015, disposait déjà de toute la légitimité nécessaire pour stopper les plans imposés par la Troïka mais ce référendum a ceci d’intéressant qu'il inverse le rapport de force.

Alors que le Premier ministre était sur la défensive, c'est maintenant l'UE, la BCE et le FMI qui se trouvent en position difficile. En effet, si l'UE et le FMI ne versent plus les prêts permettant à la Grèce de rembourser sa dette, il ne sera pas possible de payer les fonctionnaires et les fournisseurs de l'État, ni d'assurer sa trésorerie et ses investissements.  La seule solution sera alors de sortir de l’euro et de revenir à la drachme, afin d'utiliser la politique monétaire - comme à la Libération en France - pour relancer fortement l'économie.

Les plus grandes inquiétudes concernent à la fois les termes de la question qui sera posée et la capacité des Grecs à résister à l'avalanche de propagande haineuse qui commence à s'abattre sur le pays. L'offensive a commencé par l'exclusion de la Grèce de la réunion de l'eurogroupe et qui se trouve ainsi de fait exclue de la zone euro.

Il s’agit maintenant de savoir si le gouvernement grec va en tirer toutes les conséquences ? Ce n'est pas certain car jusqu'à présent Alexis Tsipras a multiplié les déclarations favorables à l'UE et à l'euro. Il a même ajouté sa voix à ceux qui présentent la sortie de l'euro comme une apocalypse. 

Comment va-t-il réagir dans les jours qui viennent, pour répondre à la Troïka ? Au vu de ses dernières déclarations à la télévision grecque, il semble désormais acquis qu’Alexis Tsipras se serve uniquement de la menace d'un référendum et de ses résultats (dans la mesure où ce dernier a bien lieu...) pour  faire pression à nouveau sur l’UE et relancer les discussions sur des bases modifiées mais toujours dans le cadre de l’euro.

Cela serait malheureusement encore une impasse à terme car l’UE, la BCE et le FMI tentent en réalité un coup d’État contre le gouvernement grec qui n’est pas s’en rappeler le coup d’État parlementaire français en 2008, où le traité constitutionnel européen avait été remplacé par le traité de Lisbonne, suite à un vote du congrès annulant la victoire du « non » au référendum.

Au cours des cinq dernières années, la Troïka a imposé une austérité sans précédent à la Grèce. Cette politique a dramatiquement échoué. L’économie a chuté de 26%, le chômage a atteint un taux de 27%, celui des jeunes 60%, le ratio dette/PIB a bondi de 120 à 180%. La catastrophe économique a conduit à une crise humanitaire : plus de 3 millions de personnes vivent au niveau du seuil de pauvreté, ou en-deçà de celui-ci. 

Aujourd’hui, tous les peuples des pays membres de l'UE attendent beaucoup du peuple grec. Il a dans ses mains la possibilité d'enclencher un processus politique similaire à celui de la Révolution française de 1789. Son vote “non” peut susciter une dynamique d'espoir conduisant à des réactions en chaîne dans plusieurs pays mais le combat pour une sortie de l’euro et de l'UE demeure essentiel…



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Les vaches sacrées et le FMI

La croissance potentielle est une notion qui prend en compte les facteur de croissance (de la démographie aux investissements[1] et passant par la formation mais aussi les institutions du marché du travail) et qui cherche à anticiper l’évolution de la croissance dans un environnement macroéconomique « neutre » soit sans accélération ou ...

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Enjeux de l’important remboursement de dette de la Grèce au FMI

La Grèce a transféré jeudi, environ €450 millions au Fonds monétaire international (FMI). Athènes a donc remboursé son deuxième prêt important sans être en mesure d’accéder à une nouvelle aide. Le pays avait déjà payé fin mars €450 millions au FMI. Le ministre grec des Finances,Yanis Varoufakis, avait promis le ...

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DSK à la barre

DSK et Dodo la saumure, proxénétisme et parties fines dans un hôtel ch’ti sous la pluie froide du Nord.  Ajoutez à ces éléments de série noire une intrigue pourrie liée au pouvoir et tous les ingrédients sont réunis pour écrire un roman digne de Frédéric Dard. On a même trouvé un commissaire San-Antonio, ...

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Ceux qui font le monde d’après : l’opération nouvelle vague du président Correa

LE YETI : Se débarrasser des ganaches politiques du vieux système moribond apparaît désormais comme une impérieuse nécessité. Savoir par qui les remplacer en est une autre. Le président équatorien Rafael Correa expérimente une solution plutôt efficace. Rafaël Correa fut officiellement investi comme président de l’Équateur le 15 janvier 2007. ...

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La France en Afrique : oui ? l’or, non ? la Chine

Juan Gelman (1930-2014) Le gouvernement du socialiste Hollande ne r?nove pas les vieilles formules du colonialisme que son pays a pratiqu?es depuis le XVII?me si?cle jusqu’? ce qu’il soit contraint de quitter l’Alg?rie en 1962. La France sera-t-elle un ???tat d?faillant?? par manque d’imagination?? Ou bien certaines formes de domination ...

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Le Fmi propose de taxer l’épargne privée pour solder les dettes nationales

Par Grégory Raymond Rendez-vous compte. Et si l’État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10 % sur votre épargne ? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L’idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise ...

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Un rapport du Fmi rel?ve un renforcement des tendances ? la r?cession dans l’?conomie mondiale

Par Nick Beams 11 octobre 2013 Cinq ans apr?s le d?clenchement de la crise financi?re mondiale de septembre 2008, le dernier rapport sur les Perspectives de l’?conomie mondiale (PEM) du Fonds mon?taire international montre clairement que la perspective d’un retour ? la croissance ?conomique d’avant la crise est plus ?loign?e ...

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Quelque 150 millions de personnes menac?es de pauvret? en Europe

  Par Stefan Steinberg 18 septembre 2013 Dans un rapport publi? le 12 septembre, l’ONG Oxfam a pr?venu que le pi?ge de la pauvret? en Europe, dans lequel sont d?j? pris plus de 120 millions de personnes, pourrait en inclure 25 millions suppl?mentaires si la politique d’aust?rit? continuait. Un rapport ...

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D?sormais, les enfants grecs trinquent aussi?

enfant grec Apr?s le choix de la monnaie unique ? tout prix fait par la Commission de Bruxelles, la BCE et le FMI, c?est toute la population grecque qui a ?t? prise en otage. Aujourd?hui, la crise touche d?sormais les enfants qui payent eux aussi la note pour que l?euro ...

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D?sormais, les enfants grecs trinquent aussi?

Après le choix de la monnaie unique à tout prix fait par la Commission de Bruxelles, la BCE et le FMI, c’est toute la population grecque qui a été prise en otage. Aujourd’hui, la crise touche désormais les enfants qui payent eux aussi la note pour que l’euro puisse survivre.

Et comme au bon vieux temps de l’Union Soviétique, les médias européens et grecs ne parlent surtout pas de cette nouvelle tragédie…


Les dernières coupes budgétaires pour obtenir le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide financière des trois institutions ont provoqué la colère des Grecs car le renflouement mis en œuvre par l'UE repart majoritairement vers l'Union, vers les banques, pour éponger la dette et les nouveaux taux d’intérêt. Ainsi les banques encaissent encore des intérêts copieux et les créances sont à la charge des contribuables. 

En trois ans au total, sur 206,9 milliards d'euros effectivement versés, 58 milliards ont servi à recapitaliser les banques grecques, 101 milliards sont allés dans les poches des créanciers de l'Etat grec. Dans cette catégorie, on trouve à la fois les représentants de l'oligarchie du pays et des fonds spéculatifs. Seuls 43,7 milliards ont atterri dans les caisses du budget de l'Etat. sans que l'on sache vraiment à quoi ils ont été affectés, hormis les 10 milliards consacrés à l'armée... Il n’y a donc pas d’argent pour les réformes structurelles !

L’Etat-providence grec s’atrophie et toute une génération voit ses attentes, ses revenus et sa qualité de vie rétrogradés. Cette même génération, qui avait pris l’habitude d’accéder à des crédits pas chers après l’entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001, s’efforce maintenant d’apprendre à vivre avec bien moins.

Dans le secteur privé, les salaires ont diminué de plus de 30% depuis 2010, de 22% pour le salaire minimum mensuel et de 32% pour les salaires des moins de 25 ans ! Pourtant, les prix ont été maintenus à des niveaux élevés par le manque de concurrence, les comportements oligarchiques et la hausse des taxes.

Le taux de chômage devrait dépasser les 26% en 2014, selon la Banque de Grèce, voire les 31% selon l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale, un centre de recherche allemand. Si ces prévisions sont justes, on dépassera donc les 24% atteints au pire moment de la grande dépression américaine !

Plus de 60% des chômeurs grecs sont sans travail depuis plus d’un an. Le chômage des jeunes, qui pointe à 55%, est déjà supérieur à celui de la plupart des pays ayant des taux similaires de participation au marché du travail.

En attendant de voir la lumière au bout d’un tunnel malheureusement sans fin, des pères de famille s’immolent devant les banques car celles-ci n’acceptent pas une prolongation des délais de remboursement des prêts consentis initialement.

Des familles entières se trouvent ainsi à la rue, ne pouvant plus payer leur loyer. Comment peut-on en effet vivre avec 300 à 500 euros qui est la tranche moyenne mensuelle des salaires d’une famille grecque ?

La famine commence à toucher une partie de la population qui n’a plus aucune réserve financière. Pendant la nuit, de nombreuses personnes, âgées pour la plupart, sortent pour ne pas être vues et recherchent dans les poubelles des voisins s’il ne reste pas quelque chose à manger…D’autres attendent sagement la fin des marchés dans les villages pour pouvoir ramasser les fruits et légumes périmés…

La crise fait maintenant de nouvelles victimes

Les familles aux abois continuent naturellement d’envoyer leurs enfants à l’école mais comment un enfant peut-il étudier le ventre vide ? Comment peut-il mémoriser sans peine alors que son organisme est très affaibli ?

Pendant l’année scolaire, des enfants se sont évanouis car n’ayant plus correctement mangé depuis plusieurs mois. Pour la plupart d’entre eux, au bout du rouleau, ils n’ont plus la force de lutter… Certains même tombent au sol pendant les récréations, quelques-uns se sont même sucidés !

Dans la région d’Athènes, on a compté plus de 2500 enfants qui se sont évanouis lors des cours. A Thessalonique, deuxième ville grecque,  plus de 600 enfants se sont retrouvés dans un état lamentable, ceux-ci n’ayant plus eu de petit déjeuner avant d’aller à l’école depuis des mois.

Devant cette situation, l’état grec prévoit dans chaque école une distribution de soupe populaire afin de donner un minimum aux enfants. Plus de 300 établissements scolaires ont déjà prévu une distribution de soupe !

Certains professeurs des écoles qui ont encore des salaires de l’ordre de 600 à 800 euros par mois, essayent d’acheter des compléments de nourriture (pâtes et pain principalement) pour leurs élèves. A l’heure actuelle, ils estiment qu’il y a 25% des enfants qui ne sont plus nourris correctement depuis des mois, les enfants étrangers étant les plus atteints par la crise.

Et de surcroît, ne pouvant plus régler leurs dépenses de chauffage, plusieurs écoles, surtout celles du Nord, ne seront plus chauffées. Quand on sait que 43 % des communes grecques sont situées au-dessus des 800 mètres d'altitude où la température peut descendre jusqu’à - 20° l’hiver, alors cela devient dramatique pour les enfants.

Pour couronner le tout, les écoles publiques ne reçoivent plus de manuel scolaire. L’Etat ayant accumulé d’énormes dettes auprès des maisons d’édition, les livraisons ne sont plus effectuées. Les élèves reçoivent désormais des CD et leurs parents doivent acheter des ordinateurs pour leur permettre de suivre les cours.

Voila donc ce qui se passe dans un pays qu’on laisse volontairement dans un délabrement total pour ne pas mettre la zone euro en danger alors que la Grèce aurait besoin de sortir de l’euro et de dévaluer sa monnaie pour faire respirer puis repartir son économie.

Cette situation devrait pourtant alerter tous les pays de la vieille Europe car on ne peut accepter de voir des enfants mourir à cause de coupes budgétaires dans les dépenses sociales pour réduire une dette qui s’apparente de plus en plus à un génocide financier. 

Mais il y a peu d’espoir que les européistes convaincus, Angela Merkel et François Hollande en tête, proposent aux Grecs autre chose que le menu servi par les représentants de la troïka…





 

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