Accueil / Tag Archives: banque (page 3)

Tag Archives: banque

La disparition programmée du cash

cash

En Suède, l’Eglise a dû s’adapter car les fidèles portent avec eux de moins en moins d’espèces. Il est donc devenu courant que, pour le service dominical, l’écran géant des églises situées dans des villes comme Stockholm affiche son compte bancaire, permettant ainsi aux paroissiens de sortir leur téléphone et ...

Lire la suite

Qui profite des privatisations en Europe ?

capitalisme

Le petit monde des banquiers, avocats et auditeurs qui profitent des privatisations en Europe À la faveur de la crise de la dette et des politiques d’austérité, l’Europe est en train de connaître une nouvelle vague de privatisations. De la Grèce au Royaume-Uni, des entreprises et des services publics sont ...

Lire la suite

La filouterie des frais de tenue de compte bancaire

C’est la mauvaise surprise en ce début d’année 2016 pour la clientèle de certaines banques comme la Société Générale, le Crédit Mutuel ou BNP Paribas.
 
Depuis le mois de janvier, dans le cadre des frais de tenue de compte, les clients doivent verser 27 euros supplémentaires en moyenne par an et ce pour aucun service en plus… 

  
La Société générale, le Crédit mutuel et BNP Paribas se sont alignés sur la tendance qui se développe depuis deux ans dans le milieu bancaire : facturer des frais de tenue de compte à l’image déjà de la Banque Postale, le CIC ou les Caisses d’épargne par exemple qui le pratiquent déjà.

Une recherche réalisée par l’UFC-Que Choisir montre qu’aujourd’hui sur 116 banques, on n’en compte plus que 16 qui ne facturent aucun frais : le Crédit coopératif, quelques caisses du Crédit agricole, deux Banques populaires (notamment la Banque populaire Rives de Paris) et enfin, la plupart des banques en ligne. Et encore, cette  situation est provisoire car les deux Banques populaires ne facturant pas encore ces frais réviseront leurs tarifs au printemps prochain. LCL-Crédit lyonnais les factureront à partir du 1er avril prochain entre 12 et 24 € par an. 

Cette généralisation des frais de tenue de compte s’accompagne d'éventuels frais supplémentaires pour la consultation des comptes sur Internet ou l'utilisation de cartes bancaires.

Aucune explication valable

Il semble difficile de comprendre la logique de ces nouveaux frais,  d’autant que les employés au guichet ne savent pas forcément donner plus d’explications aux clients !

Valérie Lefebvre-Haussmann, secrétaire générale de la CGT Banques et Assurances, déplore ces frais dont la nécessité économique n'est pas crédible : « Les arguments des dirigeants en comité d’entreprise pour justifier ces nouveaux frais ne tiennent pas. ll n’y a eu par exemple aucune embauche à effectif constant dans les réseaux bancaires en termes de sécurisation des comptes ». Elle s’insurge d’autant plus que malgré la période de crise, la plupart des banques affichent d’énormes bénéfices : « La logique des banques consiste toujours à rémunérer le plus possible les actionnaires… pas les salariés, ni les clients ». 

Pour le Syndicat national de la banque (SNB), la profession bancaire est « malheureusement fidèle à ses regrettables habitudes, elle a limité sa communication au strict minimum sur un dossier pourtant particulièrement sensible vis-à-vis de la clientèle ».

Pour l'Association des usagers des banques (AFUB) qui a saisi les autorités, il y a " violation de la loi ". Serge Maître, secrétaire général de l'AFUB en veut particulièrement au Crédit Mutuel, qui a prévenu ses clients courant novembre alors que les frais étaient déjà en place dès le début du mois d'octobre. Les établissements devraient en effet en informer leurs clients par courrier deux mois avant toute modification de tarifs.

Une autre accusation de suspicion de concertation mettant en cause Société Générale, Crédit Mutuel et BNP semble également justifiée. Serge Maître estime " étonnant que trois gros établissements de la place décident dans une même unité, quasiment, de temps " de l'application de ces frais…

Les banques soulèvent pour leur part la nécessité de compenser la pression actuelle sur leurs revenus (taux bas, plafonnement des commissions d’intervention…) et l’augmentation des coûts liés à la sécurisation des comptes. 

Quoi qu’il en soit, les clients des banques concernées peuvent, et ont même tout intérêt, à prendre contact avec leur conseiller bancaire pour négocier l’annulation de ces nouveaux frais car il y aurait 324 milliards d’euros placés dans ces banques…

 



Photo Creative commons par Yahoo Images 




Lire toutes les infos du blog :  

> Les 25 derniers articles


> Tous les articles  




Lire la suite

Wall Street: comment achever la bête immonde?

Quelle est la raison profonde – intime –des crises financières ? Comment sont provoqués les kracks et pourquoi les bulles implosent-elles ? Toujours pour une simple et unique raison qui est que les paris irraisonnés et démesurés entrepris par le monde de la finance le sont avec de l’argent emprunté ...

Lire la suite

Les infos qui dérangent – No. 48

  Bouches-du-Rhône : trois questions pour comprendre l’autorisation des rejets de boues rouges dans le parc national des Calanques Le préfet de la région Paca a autorisé la société Alteo à poursuivre son activité sur le site de production d’alumines de Gardanne. Elle pourra, pendant six ans, rejeter en mer ...

Lire la suite

Manuel Valls bloque à l’assemblée nationale un outil législatif contre les paradis fiscaux !

Il y a dix jours, l’Assemblée nationale votait en faveur d’un amendement demandant aux entreprises de rendre public, une fois par an, dans chaque pays où elles sont implantées, le montant de leur chiffre d’affaires, le nombre de leurs employés, les profits réalisés et les impôts payés.
 
Le 15 décembre dernier, un deuxième vote parlementaire positif avait lieu mais à une heure trente du matin, le vote était annulé par une manœuvre indigne du gouvernement…
 
Chiffres d’affaires, impôts payés, profits réalisés, nombre de personnels, pourquoi ces données sont-elles importantes ? Parce que les paradis fiscaux ne sont pas, contrairement à l’imaginaire public traditionnel, que des coffres forts remplis d’argent.

Ce sont des territoires dont les gouvernements vendent la souveraineté aux plus puissants en leur proposant d’écrire les lois qui leur conviennent. Ces lois ont un objectif : découpler, artificiellement, l’endroit où se produit une transaction économique (toucher un salaire, des intérêts, des dividendes, un héritage, réaliser un profit, une plus-value…) et l’endroit où elle est juridiquement enregistrée et donc contrôlée et taxée.

Les paradis fiscaux attirent donc tous ceux qui refusent la solidarité par l’impôt, laissant à leurs concitoyens le soin d’en acquitter la charge. Les grandes fortunes et les multinationales en font un usage massif. C’est d'ailleurs une des explications de l’appauvrissement relatif des Etats et de la diminution corrélative de leur capacité de régulation, voire de sauvetage du système lui-même.

Avec une comptabilité pays par pays, on peut s’apercevoir si une entreprise réalise du chiffre d’affaires dans un pays et cumule des profits dans un autre où elle n’a pratiquement pas d’employés, voire d’activité et toutes sortes de bizarreries comptables. C’est une bonne technique pour repérer ceux qui abusent des paradis fiscaux, avant de déterminer comment les sanctionner.
Le G20 a prévu d’obliger les grandes firmes à fournir ces données aux administrations fiscales mais les actionnaires, parlementaires, ONG, journalistes, etc. sont exclus de l’information...

Si l’amendement soutenu par plusieurs députés socialistes et écologistes visant à rendre publiques ces données a reçu à nouveau un vote positif, Manuel Valls s’est vite empressé de monter au créneau pour faire barrage. Comme le racontent les ONG qui sont suivi le débat à l'assemblée nationale, le gouvernement a décidé d’une suspension de séance, a réveillé ses partisans et fait voter à 1 h 30 du matin un nouvel amendement annulant le précédent.

En 2013, la France avait obligé les banques à fournir ces informations et à les rendre publiques. Le Parlement européen avait emboîté le pas et toutes les banques doivent désormais communiquer ces informations. L’enjeu était d’étendre cette obligation à toutes les entreprises, au-delà du secteur bancaire.

Mais le gouvernement de Manuel Valls a suivi finalement le lobbying des grandes entreprises qui refusent toute transparence. François Hollande , " l'ennemi de la finance " voulait faire de la France un pays moteur dans la lutte contre les paradis fiscaux mais c’est plutôt la France du frein moteur !

 
La longue liste des paradis fiscaux :
 
Afrique et Océan indien : Libéria, Maurice, Seychelles.

 



Asie, Pacifique et Moyen-Orient : Bahreïn, Doubaï, Iles Cook, Iles Marshall, Labuan, Liban, Macao, Mariannes, Nauru, Nioué, Région administrative spéciale de Hong Kong, Samoa, Singapour, Vanuatu.

 



Caraïbes : Anguilla, Antigua, Antilles néerlandaises, Aruba, Bahamas, Barbade, Belize, Bermudes, Costa Rica, Iles Caïmans, Iles Turques et Caïques, Iles Vierges britanniques, Panama, Sainte-Lucie, Saint-Kitts-et-Nevis, Saint-Vincent-et-les Grenadines.

 



Europe : Andorre, Campione, Chypre, Gibraltar, Guernesey, Ile de Man, Irlande, Jersey, Liechtenstein, Luxembourg, Madère, Malte, Monaco, Sercq, Suisse.



 

Photo Creative commons par Yahoo Images



Lire toutes les infos du blog :  
 

Lire la suite

Une pseudo « économie du partage » planque ses bénéfices dans les paradis fiscaux

La pseudo économie de partage et les abris fiscaux

L’économie dite « du partage » n’aime pas la répartition des revenus. Encore moins contribuer par l’impôt aux infrastructures des pays au sein desquels elle prospère. Quand il s’agit de fiscalité, les nouveaux acteurs du commerce et des services en ligne, tels Uber, Airbnb, Ebay ou Paypal, suivent la route tracée par ...

Lire la suite

L’oligopole bancaire

François Morin, professeur émérite de Sciences économiques à l’université de Toulouse et ancien membre du Conseil général de la Banque de France et du Conseil d’analyse économique (CAE), place la domination des grandes banques multinationales au centre de l’analyse. Ces grandes banques, explique-t-il dans son nouveau livre, L’hydre mondiale. L’oligopole ...

Lire la suite

Les banques centrales au bal du diable !

L’un après l’autre, tous les établissements bénéficiant du pouvoir miraculeux d’imprimer l’argent se sont joints à la fête. En l’absence de politiques publiques consacrées ouvertement à la relance de la croissance et à la lutte contre le chômage, en présence de responsables politiques velléitaires et largement incultes en matière économique, seules les banques centrales disposaient...

The post Les banques centrales au bal du diable ! appeared first on .

Lire la suite

Finance et banques : arnaques, scandales, escroqueries, prise de pouvoir sur les politiques

Finance et banques : arnaques, scandales, escroqueries et prise de pouvoir sur les politiques Comment la finance et les banques ont obtenu un tel pouvoir, qui leur permet de gouverner le monde tout en multipliant les scandales et autres escroqueries… au point de devenir un oligopole tout puissant annonciateur d’un ...

Lire la suite

La Suisse demeure le « hub » mondial de la gestion de fortune ?

A l’occasion d’une interview accordée à l’Agefi, le directeur général délégué en charge de la banque privée au Crédit Agricole, Jean-Yves Hocher, a justifié le maintien des activités de gestion de fortune de sa banque en Suisse. Malgré l’évolution des règlements de ces dernières années, l’attractivité de la Suisse en ...

Lire la suite

La privatisation du terrorisme est en marche…

Hervé Falciani est un opportuniste. Il peut endosser différents rôles et se complaire dans un langage abscons, mais il sait surtout nager en eaux troubles. L’informaticien franco-italien est connu pour être le personnage clé de l’incroyable affaire HSBC. Il est surtout à l’origine du vaste scandale d’évasion fiscale autour de ...

Lire la suite