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Michael Collins, une histoire française (2)

Hier, je vous ai rappelé que l’homme qui a effectué le périple le plus étonnant de l’humanité avait vécu en France, et avait apprécié son séjour, malgré les conditions sommaires de vie qu’il y avait rencontrées. Aujourd’hui, je vais vous faire part d’une étonnante information oubliée : il s’y était marié et mieux, il l’a même fait deux fois, avec la même épouse, en prime, la femme de sa vie. Car notre conquérant est resté toute sa vie un amoureux, de la planète et de la poésie, c’est ce qui rend sa disparition aujourd’hui plus pénible encore. Michael Collins, c’est simple, ne laisse derrière lui que de bons souvenirs, partout où il est passé…

Une vie de testeur d’avions, les drames à répétition

Le temps de la campagne en terre Lorraine décrit hier ne dure pas et Michael Collins se retrouve aux USA à s’ennuyer ferme, nommé responsable de la maintenance sur la base aérienne de Chanute dans l’Illinois. Il saute alors sur l’occasion de suivre un peloton de formation itinérant qui l’emmène dans le monde entier et lui fait accumuler des heures de vol, juste assez pour postuler à devenir pilote d’essais sur la base réputée d’Edwards. C’est là qu’il découvre le biréacteur très performant Martin B-57, « le Mosquito à réaction »; alors avion de reconnaissance (ceux de la RAF survolent l‘URSS à plusieurs reprises avant l’U-2), et surtout le Lockheed F-104 Starfighter, dont un exemplaire fort spécial devenu le héros d’une séquence culte de l’étoffe des héros, piloté – et détruit–  par l’insaisissable Chuck Yeager.  L’engin aux commandes du capitaine Joe B. Jordan avait déjà grimpé à 103 395 pieds d’altitude (31,5km !) le 14 décembre 1959. L’USAF et la NASA cherchaient alors un moyen de rejoindre l’espace par avion : via le X-15 et le projet Dyna Soar, une petite navette à un seul pilote lancé d’une fusée Titan.  Ayant déjà, comme Aldrin, été refusé pour le deuxième lot d’admission d’astronautes, Collins est accepté dans la troisième série et rejoint donc la NASA en 1963 pour devenir astronaute, ce qu’il va être désormais. Il exerce toujours un métier à risques.En novembre 1967, le X-15 piloté par le major  Michael J. Adams, un vétéran de la guerre de Corée, pilote pourtant très expérimenté, s’écrasera près d’Edwards après un problème technique survenu à 260 000 pieds (79 km !). C’est le premier mort de ce type d’avion expérimental extrêmement « pointu » (son atterrissage sur ses skis arrières en lac salé uniquement est périlleux). S’approcher de l’espace est tout simplement dangereux.

Les risques de l’espace

Le voici donc lancé trois ans plus tard pour sa première mission, après des mois d’entraînement intensifs. Lui aussi, comme Armstrong, devra se battre avec un vaisseau Gemini parfois récalcitrant, en . A l’époque, on expérimente les rendez-vous spatiaux, côté russe comme américain, car il en faudra un ou plusieurs pour se rendre sur la Lune, obligatoirement. Le succès le de Gemini 6 et 7 sera gage d’un avenir plus rose pour les américains, toujours traumatisés par l’avance russe. Mais le rendez-vous, et après l’amarrage le 16 mars 1966, celui de Gemini 8 tourne au cauchemar avec Armstrong et Young qui frôlent la mort de peu, avec une capsule devenue folle. Gemini 9 avec Thomas Stafford et Eugene Cernan ne réussira guère mieux : quand ils rejoignent  leur cible, l’ATDA, sa coiffe est restée coincée dessus faisant ressembler la cible « à un « alligator en colère » (ici à droite). À son arrivée en orbite, le vaisseau de Collins lui se trouve à environ 1 600 kilomètres du véhicule cible Agena, lancé 100 minutes auparavant. Un rendez-vous spatial est prévu sur la quatrième orbite de Gemini 10, quelques dizaines de minutes après. Le plan de la mission prévoit de multiples amarrages avec Agena 10, mais ça ne pourra pas se faire tout de suite. Collins avait eu en mains une nouvelle version d’un drôle de truc, un sextant new-style pour se repérer, qui sera intégré dans sa capsule Apollo. Une erreur de manipulation égarera Gemini et la mission sera écourtée, faute de carburant restant. Mais une fois fixée à Agena, la poussée de cette dernière amènera le vaisseau spatial à 764 kilomètres, bien au delà des 475 kilomètres réalisés par Voskhod 2.  Un succès, pour la NASA !

Collins s’était en fait envolé meurtri : le , Elliot See et Charles Bassett, deux de ses collègues astronautes, s’étaient tués lors d’un entraînement sur l’avion qui paraissait le plus sûr de tout le parc de la NASA, le T-38 Talon ! Ils avaient décollé d’Ellington Field, près du Manned Spacecraft Center (MSC) de Houston, à bord de leur T-38 « NASA 901 » (le Northrop T-38A-50-NO Talon 63-8181), en compagnie de l’autre duo Stanford-Cernan dans un appareil similaire (le NASA 907, ici repeint), mais ayant été pris dans une tempête de neige au-dessus de St-Louis, See avait viré sans raison, en étant trop bas, vers le Building 101 de McDonnell (où l’on construisait les capsules Gemini !) et avait heurté le sol à pleine puissance en tentant de remonter. On incombera cette erreur humaine à l’accident. Un catastrophe qui a bouleversé, ce qui était prévu : Thomas Stafford et Eugene Cernan monteront dans la capsule Gemini 9, et James Lovell et Buzz Aldrin, les deux réservistes pour la mission suivante Gemini 10, peuvent donc postuler pour la mission Gemini 12 comme pilotes attitrés (et marcheur spatial pour Buzz). Et indirectement, des prétendants pour Apollo 11. Sans la mort de Charlie Bassett, pressenti comme commandant de bord de la conquête lunaire, Aldrin ne serait jamais devenu le second homme à mettre le pied sur la Lune. Mais il n’en a jamais parlé à quiconque : c’était son voisin et son ami le plus proche et Aldrin était effondré !!! Lors de la mission Gemini 12, « Buzz »,  qui a aussi derrière lui, mais on l’a oublié, une thèse de doctorat déposée au MIT sur les calculs mécaniques d’orbite, grâce au sextant et une simple règle à calcul (ici à gauche), repositionnera avec précision son vaisseau vers son objectif ! Pas besoin d’ordinateur avec eux ! A droite Aldrin et Collins arrivant sur la base de Patrick en T-38 qui leur servait d’avion à tout faire.

Marié… et remarié en France !!!

Petit retour en arrière. En France, à Chambley-Buissières, les bases US sont des mini-villes à elles toutes seules. On y rencontrait donc plein de gens. C’est là qu’est intervenu un événement qui va rebondir de façon inattendue des années après pour la famille Collins. « Sa future épouse, Patricia Mary Finnegan, est originaire de Boston dans le Massachusetts. Officiellement elle est assistante sociale et travaille en parallèle pour l’Armée de l’Air. « Elle s’occupait de tout ce qui était manifestations et événements pour le club des officiers,  explique Philippe Buron-Pilâtre. Il ne leur a pas fallu longtemps pour tomber amoureux! » Collins est alors commandant en second de la base de l’Otan » nous rappelle ici France3. « Le mariage civil s’est déroulé à l’été 57, en la mairie de Chambley, puis l’office religieux a été célébré à la chapelle de la base, qui existe toujours.«  Et avec humour, le fondateur du Grand Est Mondial Air Ballons, Philippe Buron-Pilâtre (un réalisation extraordinaire !!!).

Une rencontre qui sera marquée par un autre événement cocasse, plusieurs années après nous dit l’aéronaute. « Ce qui est cocasse, c’est que Michael Collins s’est marié deux fois. Dix ans plus tard, en 1967, alors qu’il était déjà membre du corps des astronautes, il est en visite au salon du Bourget. Là il croise le maire de Chambley de l’époque qui lui propose de revenir s’y marier une nouvelle fois. Il a accepté. Ce fut une grande fête ! »  Un événement improbable tenu le 27 mai 1967 et assez étonnant (on lui remettra les clés de la ville. Il sera reçu entouré de majorettes pour une haie d’honneur cf ici à droite) mais qui marque l’attachement de Collins et de sa femme pour la France. « Il se souvenait du froid lorrain et de la boue. Comme ses camarades, il pensait ne rester que quinze jours sur cette base, mais cela a duré bien plus longtemps« . Suffisamment en tout cas pour trouver l’amour  » (…) « Dans des conditions souvent spartiates au départ : « Il n’y avait pas l’eau courante, c’était encore l’époque où l’on allait aux toilettes au fond du jardin. Mais pour lui, c’était forcément magique, puisque c’est l’endroit où il est tombé amoureux. » Etonnante histoire du héros de la conquête lunaire et de ses humbles débuts en roulotte sans eau dans un village perdu de Lorraine !!! Pour revenir sur place, il était monté dans un vieux DC-3 (un C-47) : « tout à l’heure à bord de ce bon vieux Dakota qui nous a emmenés, ma femme et moi, à Frescaty (cf la base aérienne de Metz), j’ai reconnu des paysages familiers », confie encore l’astronaute aux journalistes venus l’interroger. « Nancy et la Meurthe, Metz et la Moselle étaient pour moi autant de points de repères quand j’étais aviateur sur la base de Chambley. » Une base vide, ou presque, car depuis les américains étaient partis, renvoyés chez eux par décision du Général de Gaulle, prononcée le 21 février 1966 :

Le danger qui rôde toujours

Pendant le programme Gemini, une capsule intermédiaire après celle de Mercury, on fourbissait déjà celle qui devrait mener à la Lune : dès le 26 février 1966, une fusée SaturnIB a lancé une cabine plus grande mais vide appelée Apollo 1a, un simple vol balistique d’essai. Puis suivent le Appolo 3a et Apollo 2a (lancées dans l’ordre inverse de leur construction). Les américains mettent les bouchées doubles et à ce rythme là on peut facilement les imaginer pouvoir fouler le sol lunaire dès l’année suivante… Le , c’est le premier vol habité en préparation, avec une dernière répétition (le vol Apollo 1, donc) et s’y préparent Virgil Grissom, Edward White et Roger Chaffee, réunis en haut de la tour technique de Cap Canaveral. Mais c’est alors le drame : la capsule dans laquelle ne circule que de l’oxygène pur prend feu et les trois meurent vite carbonisés, leur porte d’évacuation étant trop complexe à ouvrir (il y en avait trois superposées !)

Il faut annoncer le désastre aux familles avant d’en parler à la presse : c’est  Collins qui se rend alors dans la famille de Chaffee, avec qui il était ami, pour annoncer à Martha Chaffee que son mari est décédé. Le programme Apollo est alors dans les choux. Nul ne sait alors ce qu’il va en advenir… et pourtant : dès le Apollo 7 emporte le vétéran Walter M. Schirra et deux pilotes de talent, Donn F. Eisele, et R. Walter Cunningham (53 missions en Corée à son actif… le troisième pilote hors-pair étant Joe Engle sur X-15 notamment qui aurait dû partir sur Apollo 14). Tout repart… très vite, mais avec davantage de sécurité côté occupants, heureusement (un espoir qu’Apollo 13 remettra en question !). A ce moment-là, seuls des problèmes de santé peuvent empêcher ce que la NASA a prévu de faire. Et les américains d’être les premiers à y arriver : la fusée russe équivalente de la Saturn V, la gigantesque N1, explose le 21 février 1969. Pour la première fois. Elle le fera à quatre reprises (dont une le 3 juillet, qui détruit complètement le pas de tir soviétique – voir ci-dessous- : Collins, Armstrong et Aldrin, en partant, savent qu’ils ne peuvent plus être devancés… sauf par un engin automatique) !

Il a failli ne jamais y aller

Collins a déjà failli perdre la vie en 1956 en France, on l’a vu. Douze années plus tard, il a aussi risqué de perdre son poste d’astronaute, quand une douleur apparue aux jambes était en fait l’émanation d’un problème lié à une hernie discale cervicale : les médecins lui avaient proposé alors de fusionner deux de ses vertèbres pour résoudre le problème. L’opération chirurgicale délicate, réalisée à l’hôpital Wilford Hall de la base aérienne de Lackland, a été une réussite, mais le voilà resté coincé 6 mois dans une minerve. On lui donnait alors peu de chances qu’il puisse un jour se retrouver à bord d’un vaisseau spatial. C’était sans compter sa ténacité et celui en qui il a toujours eu confiance à juste raison -Deke Slayton- (et le fait que son entraînement très avancé est un investissement incroyable à ne pas perdre). Il avait été retenu pour le vol Apollo 8, c’était donc remis pour lui : c’est son ami James Lovell qui le remplacera. En compagnie de Frank Borman et William Anders, ils ramèneront des images sidérantes de leur tour de Lune (dont l’extraordinaire « clair de terre » ici à droite). Le succès d’Apollo 8 et surtout les intenses préparatifs soviétiques, (et l’énorme fusée N1, son avancée avant ses échecs à répétition) restés cachés aux yeux du grand public, précipitent le vol N°9, puis très vite le N°10 qui a lieu en mai 1969, c’est celui de l’ultime répétition cette fois, le LEM  (baptisé Snoopy, libéré du module de commande, il tourne toujours depuis dans l’espace  et on se demande depuis où il est bien passé !) piloté par Eugène Cernan (mort le à Houston), avec Thomas Stafford, se rapprochant de la Lune sans s’y poser (imaginez la frustration pour eux !)… Cernan sera plus tard récompensé de sa patience en devenant le dernier homme à s’être posé sur la Lune (avec le géologue Harrison Schmitt Apollo 17, rentré avant lui dans le module de remontée !). Deux mois après cet ultime vol préparatoire d’Apollo 10, Colllins part donc avec Aldrin et Armstrong pour écrire la plus grande page d’histoire du XX eme siècle. L’homme discret est le garant en orbite d’une belle équipe, avec un Armstrong calme et perfectionniste et un joyeux luron à fort caractère, un excellent technicien (en optique stellaire), aujourd’hui le dernier survivant de la formidable épopée.

Astronaute et poète 

Amoureux, il l’est resté toute sa vie. La famille Collins, c’est avant tout un couple uni, dans lequel chacun puise sa force chez l’autre. Inséparables, communiant d’esprit constamment. Elle est disparue avant lui, d’un cancer, en 2014, et cinq ans après Michael célébrait toujours son anniversaire. Avec une photo de leur mariage… prise à Chambley ! Beaucoup avaient trouvé cette attention plus que touchante en effet…

Son épouse et lui étaient épris de lecture et de poésie (elle jouait aussi du piano) : dans les photos de famille, à la plage, avec les enfants, il y avait toujours un livre qui traînait. Avant son départ, elle lui écrira ce petit mot joliment tourné:  « prends mon silence, aujourd’hui escompté. Rempli le de la joie que tu ressens. Prends mon courage, aujourd’hui prétendu. Toi, mon amour, tu le rendras réel.  » La poésie se conjuguait à l’amour de l’aviation : sur un des clichés de famille, on distingue l’astronaute avec son fils Michael Jr, devant sa petite collection de maquettes du commerce et donc montées par lui-même en pur hobby : des modèles courants, signés Lindbergh, ou Aurora, pour les trois au premier plan :  un Sabre, un F-102 et un Cessna T-37 d’entraînement.

A observer la Terre de son vaisseau, il deviendra plus lyrique : « elle pousse son petit bonnet bleu sur le bord escarpé puis, n’ayant pas été touchée, surgit à l’horizon avec une ruée de couleurs et de mouvements inattendus. C’est un spectacle bienvenu pour plusieurs raisons: il est intrinsèquement beau, il contraste fortement avec la désolation ci-dessous, et c’est nôtre maison et elle nous parle ». Lui-même laissera une trace au sein du module de commande, écrite sur ce qui servait d’ordinateur vertical à côté de l’instrument de visée extérieur « le témoignage le plus émouvant est la toute dernière inscription laissée par Michael Collins qui, alors que les trois astronautes sont en quarantaine sur le porte-avions Hornet, va retourner dans le module de commande Columbia, le lendemain soir, pour y inscrire un dernier mot. Le module de commande, également isolé biologiquement, était relié par un tunnel à la Mobile Quarantine Facility (MQF), afin de permettre son déchargement. (La MQF est cette « caravane » dans laquelle les astronautes vont passer leurs premiers jours de quarantaine  – retour à Chaumont !- jusqu’à leur arrivée à Houston.) Il explique dans son excellente autobiographie Carrying the Fire publiée en 1974, (et fâcheusement toujours pas traduite en français à ce jour), qu’il n’est pas particulièrement sentimental vis-à-vis des machines, mais qu’il fut pris d’un désir irrépressible de laisser un dernier message à Columbia, car il ne pouvait décemment pas la quitter comme ça, c’est ainsi qu’il inscrivit :  « Vaisseau spatial 107 – alias Apollo 11 – alias « Columbia ». Le meilleur vaisseau jamais produit (n’ayant jamais existé). Que Dieu le bénisse. Michael Collins, Pilote du Module de Commande. » Il lui devait la vie, il est vrai !

La représentation iconique du vol

Comme la petite phrase dûment pensée d’Armstrong posant le pied sur la Lune, les cosmonautes ont fait très attention à la symbolique représentée sur leurs véhicules spatiaux. L’emblème de la mission d’Apollo 11 est imaginé par Collins et c’est James Lovell, son remplaçant de réserve, qui a déjà fait le tour du satellite terrestre, qui propose d’y faire figurer un aigle, le Pygargue à tête blanche qui est le symbole bien connu des États-Unis. Etrangement, en tête il a pu avoir aussi en inspiration le patch d’un des groupes qu’il côtoyait à Chambley : celui du 42nd TRS, l’escadrille spécialisée en électronique, au départ « Reconnaissance Squadron, Very Long Range, Photographic« , installé en Allemagne, sur la base de  Spangdahlem et équipé de Douglas RB-26 Invader de  reconnaissance puis de RB-66, bardés d’antennes diverses, croisés eux aussi à Chaumont. Ici celui du  36th TFW, le Destroyer 54-0459 à Toul AB en mai 1960, il sera à Chambley le mois suivant.

Collins, en amateur de nature (il pêchait souvent, à bord de son bateau, mais ne chassait pas) bûche alors chez lui les représentations à utiliser et tombe sur une illustration du peintre Walter Weber figurant dans un livre de la National Geographic intitulé Water, Prey, and Game Birds of North America. Weber, talentueux peintre animalier, est un cas à part, car il est devenu ornithologue, en collectionnant les spécimens d’oiseaux de 1925 jusque 1960 pour les dessiner avec précision un à un. En 2014, sa fille Toni Piggott l’offrira à la Randolph College Natural History Collections Project. Est ajouté à l’aigle la surface de la Lune et en arrière-plan la Terre. Une branche d’olivier, symbole de paix, a été proposée par un informaticien travaillant avec les cosmonautes sur leur simulateur de vol. C’est Julian Scheer, l’administrateur adjoint aux affaires publiques de la NASA qui propose de baptiser Columbia le vaisseau, ce que Collins acceptera avec enthousiasme. Le LEM reprenant l’idée de départ, en se baptisant Eagle, qui sera immortalisé avec la voix d’un calme saisissant d’Armstrong, toujours égal à lui-même dans les événements stressants, annonçant sobrement aux contrôleurs de Houston (et à Collins)  « the Eagle has landed ». Faisant pousser un ouf de soulagement  à la terre entière ! Il étaient trois vaillants mousquetaires pour l’aventure, et comme les mousquetaires, tous les trois égaux, en intelligence et en courage :

 

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Michael Collins, une histoire française (1)

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