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Marx sauvera-t-il le capitalisme ?

Marx, un « g?nie novateur »

En ?crivant son ouvrage cl????Das Kapital???(Le Capital publi? en 1867), Karl Marx n’a pas simplement ??r?volutionn? la pens?e, il a fond? une nouvelle ??religion??.

Le rationalisme est donc devenu le p?re, le mat?rialisme le fils, et le contr?le de l’?tat le Saint Esprit, la trinit? revisit?e.

??Toucher?? au grand Marx, proph?te de la v?rit?, est donc devenu un ??blasph?me?? et personne n’ose faire le bilan (avant liquidation) du marxisme.

Pourtant, pour ceux qui n’ont pas encore compris ce qu’est la dialectique, apr?s avoir eu le capitalisme (la th?se) et le socialisme (l’antith?se) nous aurons bient?t la synth?se?:?le capitalisme centralis? r?gul?.

Plonger au coeur de la pens?e de notre ??grand g?nie novateur?? est donc devenu indispensable.

Marx est un penseur ? part, pourtant, il s’inscrit au sein d’une grande cha?ne d’intellectuels. En effet, sans Descartes (rationalisme), Spinoza (mat?rialisme), H?gel (dialectique), Feuerbach (ath?isme), Comte (Sociologie), Smith (baisse tendancielle du taux de profit), Ricardo (th?orie de la valeur travail) et surtout Lamennais, le v?ritable « p?re » de la lutte des classes, la pens?e marxistes n’existerait pas.

Il existe en effet un grand secret qu’il faut d?sormais d?voiler, la lutte des classes n’est pas un concept marxiste mais chr?tien.

Lorsque le pr?tre F?licit? Robert de Lamennais ?crivit?le Livre du peuple?en 1837, c’est ? dire huit ans avant les premiers manuscrits de Marx (1844), il suscita un toll? g?n?ral.

Dans cet ouvrage, il d?finissait les deux concepts cultes attribu?s faussement ? Karl Marx?: le prol?taire et la lutte des classes.

Lamennais ?crivait ainsi aux pages 17 et 18 de son livre phare?:

??Les prol?taires, ainsi qu’on les nomme avec un superbe d?dain, affranchis individuellement, ont ?t? en masse la propri?t? de ceux qui r?glent les relations entre les membres de la soci?t?, le mouvement de l’industrie, les conditions du travail, son prix et la r?partition de ses fruits. Ce qu’il leur a plu d’ordonner, on l’a nomm? loi, et les lois n’ont ?t? pour la plupart que des mesures d’int?r?t priv?, des moyens d’augmenter et de perp?tuer la domination et les abus de la domination du petit nombre sur le plus grand.
Tel est devenu le monde lorsque le lien de la fraternit? a ?t? bris?. Le repos, l’opulence, tous les avantages pour les uns; pour les autres la fatigue, la mis?re et une fosse au bout.
Ceux-l? forment, sous diff?rents noms, les classes sup?rieures, les classes ?lev?es; de ceux-ci se compose le peuple
.??

Source?: [Lamennais?: le prol?taire]

Plus int?ressant encore, Lamennais fut le premier ? aborder, ? la page 28 de son ouvrage, le concept de lutte des classes, ce qui lui valu un proc?s retentissant.

??Toute domination implique des classes distinctes, par cons?quent des privil?ges, par cons?quent?un assemblage d’int?r?ts qui se combattent.??

Elias R?gnault dans son ouvrage?Proc?s de M.F. Lamennais devant la Cour d’assises, ? l’occasion d’un ?crit?publi? en 1841, pr?cisait ? la page 24, le contenu du r?quisitoire contre Lamennais?:

« Le r?quisitoire avait relev? le d?lit de provocation ? la haine entre les diverses classes de citoyens. »

Puis, plus loin sur la m?me page expliquait?: »Lamennais avait d?crit la lutte des classes?qui est devenue la persistante inqui?tude de la?l?gislation. »

Source?: [La lutte des classes par Lamennais]

Pourquoi a-t-on attribu? la paternit? de la lutte des classes ? Karl Marx??

En fait, cela arrangeait tout le monde. L’?glise qui se retrouvait dans une position d?licate, l’?lite financi?re qui percevait le danger d’une condamnation s’appuyant sur la religion et surtout, les philosophes et intellectuels de l’?poque qui refusaient toute l?gitimit? ? la pens?e religieuse. Humour noir au carr?, l’ insurrection th?ologique de Lamenais est devenue la th?ologie de l’insurrection marxiste.

Ludwig Andreas Feuerbach (1804 – 1872) ?crivait au m?me moment (en 1841),?L’Essence du christianisme,?un ouvrage qui scella le refus complet et total de toute religion.

Le mat?rialisme qui affirmait qu’en dehors de la nature et des hommes, il n’y avait rien avait vaincu.

Il est int?ressant de noter que le mat?rialisme qui refusait la religion devint lui-m?me une religion…

Le philosophe?Friedrich Engels?indiquait l’impact de Feuerbach sur la pens?e de Marx dans son ouvrage?Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande?publi? en 1888?:

??C’est alors que parut?L’Essence du christianisme?de Feuerbach. D’un seul coup, il r?duisit en poussi?re la contradiction?en repla?ant sans d?tours le mat?rialisme sur le tr?ne.??

??L’enthousiasme fut g?n?ral?: nous f?mes tous momentan?ment des ??feuerbachiens??. On peut voir en lisant La Sainte Famille, avec quel enthousiasme Marx salua la nouvelle fa?on de voir et ? quel point – malgr? toutes ses r?serves critiques -?il fut influenc? par elle.??

Pour Feuerbach, la principale ali?nation de l’homme ?tait de croire en Dieu. On comprend mieux l’origine de la phrase (dont on supprime syst?matiquement celle venant avant car le sens en serait modifi?)?:? »La religion est le soupir de la cr?ature opprim?e, l’?me d’un monde sans coeur, comme elle est l’esprit des conditions sociales d’o? l’esprit est exclu.?Elle est l’opium du peuple. »

Donc, les concepts de prol?tariat et de lutte des classes appartiennent ? un pr?tre, F?licit? Robert de Lamennais. Les livres d’histoire doivent d?sormais ?tre modifi?s.

Il reste cependant la grande loi de la baisse tendancielle du taux de profit, une loi qui prouve selon les marxistes que le syst?me capitaliste est condamn?.

Comme avec le concept de lutte des classes, la baisse tendancielle du taux de profit n’est pas une id?e de Marx. Elle appartient en effet au philosophe et ?conomiste Adam Smith (1723 – 1790).

Dans son ouvrage cl??Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, Volume 1,?Adam Smith ?crivit ? la page 179?:

????L?accroissement des capi?taux qui fait hausser les salaires, tend ? abaisser les profits. Quand les capitaux d?un grand nombre de riches commer?ants sont vers?s dans la m?me branche de commerce, leur concurrence mutuelle tend naturellement ? en faire baisser les profits?; et quand les capitaux se sont pareillement grossis dans tous les diff?rents commerces ?tablis dans la soci?t?, la m?me concurrence doit produire le m?me effet dans tous.??

Merci.?

Il pr?cisait ? la page 193?:

??Dans un pays qui aurait atteint le dernier degr? de richesse auquel la nature de son sol et de son climat et sa situation ? l’?gard des autres pays peuvent lui permettre d’atteindre, qui par cons?quent ne pourrait parvenir au-del?, et qui n’irait pas en r?trogradant, les salaires du travail et les profits des capitaux seraient probablement tr?s bas tous les deux. Dans un pays aussi pleinement peupl? que le comporte la proportion de gens que peut nourrir son territoire ou que peut employer son capital, la concurrence, pour obtenir de l’occupation, serait n?cessairement telle que les salaires y seraient r?duits ? ce qui est purement suffisant pour maintenir le m?me nombre d’ouvriers, et le pays ?tant d?j? pleinement peupl?, ce nombre ne pourrait jamais augmenter.??

Source?: [La baisse tendancielle du taux de profit par Adam Smith]

On le voit encore ici, la baisse tendancielle du taux de profit n’appartient pas ? Karl Marx. Cependant, il y a plus int?ressant.

L’?conomiste Philippe Simmonnot a ainsi r?fut? cette th?orie. Voici son explication:

??Soit V le « capital variable » correspondant aux salaires et C le capital constant correspondant aux machines, outils, b?timents, terre, etc. Soit encore pl, la plus-value tir?e par le patron du travail des salari?s. On d?finit E, le taux d’exploitation par l’?quation E = pl/V, et P, le taux de profit par l’?quation P = pl/(C + V). La composition « organique » du capital de l’entreprise consid?r?e est d?finie par l’?quation K = (C + V)/V.
A l’aide de ces diff?rentes ?quations, on peut exprimer le taux de profit P en fonction de la composition organique du capital K et du taux d’exploitation E. En effet, pl = V.E?; P = V.E/(C + V)?; donc P = E/K.
Or, dans les conditions de concurrence parfaite qui est le cadre de r?f?rence de Marx, le taux d’exploitation E et le taux de profit P ?sont les m?mes dans toutes les branches de production quelle que soit la composition organique du capital. Or la derni?re ?quation montre que si la composition organique du capital ?K varie de branche ? branche ou d’entreprise ? entreprise, le taux d’exploitation ?tant donn? et partout le m?me, le taux de profit ?P varie de branche en branche ou d’entreprise ? entreprise. Ce qui est impossible.??

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14 Commentaire

  1. avatar

    Que d’agitation fébrile et futile M. Bonafi

    Un effort méritoire mais qui ne mène nul part.
    Prenons simplement une citation que vous nous offrez ci-haut : de Lammenais je crois :

    «Tel est devenu le monde lorsque le lien de la fraternité a été brisé.»

    Vous démontrez par la votre ignorance totale de Marx qui a toujours dit que cette ère de fraternité n’avait jamais existé car le premier MARX a révélé que L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ EST L’HISTOIRE DE LA LUTTE DES CLASES. Il n’y a jamais eu de lien de fraternité à briser – cette fraternitéconcept bourgeois de la Révolution française n’a jamais existé. Que l’exploitation.

    L’autre découverte de Marx (entre autre) c’est que la lutte des classes menait inexorablement à la dictature du prolétariat dans l’édification socialiste vers le communisme.

    Rien à foutre de la baisse tendancielle du taux de profit qui est quelques chose de marginale dans l’oeuvre de Marx sauf pour les révisionnistes pseudo-marxiste.

    Enfin Marx a découvert PROLÉTAIRE DE TOUS LES PAYS UNISSEZ-VOUS ET aussi LES PROÉTAIRES N’ONT PAS DE PATRIE.

    Je vous laisse à vos recherches sur le non marxisme de MARX – j’espère avoir à vous lire sous peu suite à vos plus récentes périgrinations théocratique (;-))

  2. avatar

    « Vous démontrez par la votre ignorance totale de Marx »

    Belle phrase pleine d’amour et d’humilité…
    Karl Marx n’en déplaise à beaucoup n’a rien découvert et je lance un défi à quiconque me prouvera le contraire.
    Rien de neuf donc, juste un bon esprit de synthèse, ce qui n’enlève rien à ses qualités de penseur.

    Voici les véritables sources de Marx, dont mon ignorance est totale :
    – rationalisme – Descartes
    – matérialisme – Spinoza
    – théorie dialectique – Hegel
    – dialectique matérialiste – Joseph Dietzgen
    – athéisme – Feuerbach
    – baisse tendancielle du taux de profit – Adam Smith
    – théorie de la valeur travail – Ricardo
    – théorie de la plus-value – Proudhon
    – concept de prolétariat et de lutte des classes – Lamennais

    Où est Marx ???

  3. avatar

    Marx = Matérialisme historique et dialectique.
    Marx = De la nécessité de la révolution prolétarienne et du socialisme sous la dictature du prolétariat pour faire avancer l’histoire.
    Marx = La loi de correspondance nécessaire entre le développement des forces productives et les rapports sociaux de production.
    Marx = Le communisme comme finalité de l’histoire.
    Marx = Les prolétaires n’ont pas de patrie.
    Marx = Prolétaires de tous les pays unissez-vous
    Marx = Dasw Kapital (;-))

  4. avatar

    On a dit que l’on ne semble grand que parce que l’on est sur les épaules des autres. Vrai pour tout le monde. Les penseurs qui laissent des traces sont ceux qui réalisent des synthèses, ce qui ne va pas toujours de paire avec la découverte d’idées novatrices, puisque celles-ci exigent de mettre l’accent sur des rapports encore inconnus entre les choses – la pomme de Newton – alors qu’une synthèse, par définition, doit s’appuyer sur des thèses déjà exprimées.

    PJCA

    • avatar

      Le mot « création » a d’ailleurs une consonance supérieure à son concept. Car on ne crée pas vraiment… Au point de se demander si le charpentier n’est pas meilleur créateur que l’intellectuel…
      L’expression copier-coller semble nouvelle, mais ceux qui laissent des traces sont souvent ceux qui ont la meilleure présentation et la meilleure combinaison.
      En fait, c’est un jeu… De temps en temps, et de par bien des facteurs sociaux et historiques, la copie mène, comme par hasard à un « nouveau ». C’est souvent accidentel.
      Bref, si on voulait créer une nouveauté « réelle », de par mon observation, c’est quasi impossible. Il faut des facteurs hors du « créateur » pour que son oeuvre soit souvent déclarée « unique » ou « géniale ».
      Mais cela provient souvent de l’intuition… Quoique, l’intuition, on ne saisit pas trop la mixture, le mélange esprit-et l’inconscient vaste.
      Je vais donner un exemple assez flagrant.
      L’intuition de Chaplin dans LES TEMPS MODERNE, est à la fois un constat d’un passé court, mais la vision d’un futur qui pourrait « arriver ».
      C’est ce qui est arrivé.
      Je parle souvent de la connaissance de l’histoire. C’est elle, qui permet de « voir venir » ce que personne ne voit venir.
      c’est une synthèse entre le passé et le présent et un résultat « d’analyse ». Un constat dans un continuum temps.
      Il s’agit là d’un bond réel de la connaissance. Mais, encore, combien y croient.
      ET combien d’entre nous peuvent constater le retard réel de l’information des médias de masse sur celle des gens libres d’un blog?
      On dira qu’ils sont « conspirationnistes ».
      Mais dans l’univers hitlérien, si le peuple était contrôlé, bien des artistes et intellectuels comprenaient ce qui se passaient.
      Quant au pouvoir…

  5. avatar

    Le problème est bien plus complexe.
    Toute la base théorique du capitalisme est fausse (loi de l’équilibre général, le fameux modèle walrasien) et il est facile de le démontrer (bientôt).
    En ce qui concerne le marxisme, c’est la même chose et toute sa démonstration est fausse (je le démontrerai dans mon livre). Marx ne parle que de production, le capitalisme aussi or, la crise actuelle révèle que l’on ne peut plus continuer à produire de façon croissante. Toutes les guerres aujourd’hui sont des guerres pour s’approprier les ressources.

    La synthèse qui a commencé entre capitalisme et communisme n’a qu’un but, continuer à produire encore et toujours, un processus d’autodestruction.

    La grande loi de Marx est que « la valeur d’une marchandise est liée au temps de travail social investit en elle pour la produire. »
    Cette idée appartient à Ricardo et de plus est totalement fausse. Toute la théorie de Marx est liée à la valeur travail ce qui ne résisté pas à 30 secondes de réflexion !

    Petite leçon d’économie :
    – cas 1 : un trafiquant de drogue ’impose son monopole par la violence dans une région donnée, crée la pénurie et inonde le marché. Plus-value maximale !
    – cas 2 : Picasso pouvait vendre un tableau réalisé en 15 minutes une fortune.
    – cas 3 : je possède un logiciel de trading plus rapide que celui de mes concurrents, je m’enrichis à l’aide d’algorithmes financiers sans travailler, le logiciel tourne tout seul.
    – cas 4 : je parie 1 million d’euros à la bourse que le CAC 40 va baisser dans dix jours. Si cela se réalise, jackpot! Temps de travail, 5 minutes !
    – cas 5 : je fais n’importe quoi avec des amis et je poste la vidéo su YouTube qui fait un malheur ! Jackpot !
    etc, etc, etc…

    Marx avait tout compris à l’économie,
    à l’époque !!!

    Bientôt une bonne mise au point…

    • avatar

      Ce qui est remarquable, qui me fait abonder dans votre sens, est qu’un cultivateur qui travaille de ses bras pendant trois mois subvient à sa nourriture pour l’année. Les autres travaillent toute l’année pour subvenir à se nourrir la dernière semaine de l’année.

      Le travail n’est donc pas la valeur du produit. Le travail est la production de profit du patron; et comme le travailleur doit se nourrir, c’est là l’un des « coût de production ».

      Amicalement

  6. avatar

    @ M. Bonafi et @ M. Lartiste.

    Je vais prendre mon mal en patience et ne pas colérer je le jure.

    Allons- y par tape très succinte.

    1) On nous a d’abord dit que tous les grands courants de pensée avaient été pillés par MARX qui n’a rien inventé. J’ai doné ci-haut 4 ou 5 exemples dont le corpus idéoligique du matérialisme historique et dialectique… Aucune réponse. OK.

    2) M. Bonafi se relance cette fois avec une démonstration oiseuse à propos de la théorie de la VALEUR à laquelle m. LArtiste apporte son soutien enthousisaste.

    Regardons ce point. A) La question de la production sans borne – illimitée – due au capitalisme et au socialisme (Attention M. Bonafi le communisme n’a existé nulle part sur la planète et n’existera nulle part avant une très longue période de transition appelé SOCIALISME – L’URSS de Staline n’était pas un pays commniste c’était un pays SOCIALISTE en transition vers le communisme … il vous faut relire Marx SVP)

    Donc le Socialisme en faveur de la production inutile et à outrance – qui détruira la planète. IL y a déjà trop de production sur terre ! FAUX. Et je veux pour témoins les 2 milliards de gens qui survivent ou meurent de faim avec moins de 2 dollars par jour (en valeur – pas de vrais dollars sonnant et trébuchant qu’ils n’ont jamais vu de leur vie). Et j’oublie les milliards d’autres qui vivotent au travail acharnée et qui ne parviennet pas à vivre en labourant le peu de terre qui leur reste ou qu’ils ont loués au gros prix et qui finalement se suicide de désespoir (en Inde notamment)

    Pourtant OUI il y a surabondance de produits et surproduction (en Occident et dans certaines villes du Tiers Monde – juste à côté de la famine.

    Il faut être un BOBO petit-bourgeois d’Occident pour ignorer cela… comme l’autre jour à l’Université quand une belle grosse de gauche racontait que le problème de l’humanité c’était la surconsommation – je l’amène demain au Bengladesh dans une sweet chop en flame avec les ouvrières embarrés dans leur prison-usine en feu (le boss a peur qu’elles s’enfuietn avec sa marchandise pendant l’incendie alrs ile les cadenassent dans l’usine en flamme. – Problème de surconasommation vous croyez (trop de produits dans cette usine en flamme voila pourquoi 100 ouvrièresdoivent griller ? Christ j’ai promis de ne pas me facher…alors je change de sujet.

    3) La VALEUR d’une marchandise maintenant
    Un crakc de l’informatique construit un logiciel et fait fortune – Un ami de Bonafi a une bonne idée (C’est possible ne riez pas SVP) et devient millionnaire instantané. Mieux Ma matante joue au Bingo (une heure) et gagne le gros lot 100 000$ à la salle paroissiale de l’Église Enfant Jésus Fils de Marie la Vierge éternelle Alleluia (C’est le nom de la paroisse) VOILA LA PREUVE INDUBITABLE QUE LA VALEUR D’UNE MARCHANDISE N’A RIEN À VOIR AVEC LA QUANTITÉ DE TRAVAIL

    Voilà le genre d’argument que postillonnait Proudhon,(Misère de la philosophie) Ricardo (pas celui des recttes à la télé – l’autre) et les socialistes utopistes avant MARX.

  7. avatar

    On continue

    L’exemple fournit par notre ami l’artiste est plus sérieux et mérite réponse.
    A) Un paysan de ses bras labourent la terre et en 3 mois produit la nourriture pour l’année. SOIT – cela ne contrevient nullement à la LOI de la VALEUR.
    B) Un Gentlemen farmer du Middle West américian au volant d’un tracteur 22 roues labourent son Ranch de 1000 hectares et produit sa subsistance pour dix ans
    Conclusion la valeur n’équivaut pas au travail (on ne dit pas investit M. Bonafi on investit pas du temps de travail on DÉPENSE DU TEMPS DE TRAVAIL)

  8. avatar

    COmment résoudre le mystère de LARTISTE tout en demeurant marxiste ?

    Simple. Votre Gentlemen Farmer ne travaille pas pour lui. Il travaille pour Mosento qui lui (prête) vend-a-crédit ses semences Pour US Packers qui achète son bétail à crédit – à vil prix, Pour la Banque qui lui^a prêtédix millions our son roulant et son fond de terre et à laquelle il fait ses paiments régulièrement jusqu’au jour où comme en 1929-1933 deux millions de propriétaires agriculteurs firent faillite – Lui il attend son heure au USA pour le moment

    Finalement notre Gentlemen farmer utilise du capital (de la VALEUR MARCHANDE CRITALISÉE – DE LA PLUS-VALUE EXTORQUÉE ET RÉINVESTIES SOUS LA FORME D’UN IMMENSE TRACTEUR À 20 ROUES MOTRICES QUE NOTRE GENTLEMEN FARMER RÉINVESTIT – REND CAPITAL VIVANT PAR SON TRAVAIL PRÉSENT

    Oui le travail de ce fermier est bien un travail qui a une valur précise qu’il transmettra aux marchandises produites en même temps qu’il transférera à ces produits – marchandises le temps de travail que les ouvriers ont critallisés à l’usine dans ces machines agricoles notamment.

    Le paysan Indien n’a pas de machine et par sons travail manuel il ne peut réinjecter la valeur du temps de travail des ouvriers fondurs d’acier car il n’a pas de tracteur mais il transfert la valeur des ouvriers qui ont produit les graines transgéniques de ces salauds d Mosanto.

    Autre question à propos de Marx et de sa théorie formidable de la VALEUR ????

  9. avatar

    Mon cher Bibeau,
    tu devrais relire Marx. Il n’a jamais employé le terme « matérialisme historique et dialectique ».
    Tu n’as pas de chance, j’écris un livre et un chapitre est consacré à Marx.
    Je possède toutes les preuves, liens, etc, prouvant qu’il n’a absolument rien, mais alors rien écrit de novateur.
    Le « matérialisme dialectique », encore un concept faussement attribué à Marx qui ne parlait que de dialectique scientifique . Ce concept appartient à Joseph Dietzgen :

    « La nature de Proudhon le portait à la dialectique. Mais n’ayant jamais compris la
    dialectique vraiment scientifique, il ne parvint qu’au sophisme. »

    Karl Marx (1847) MISÈRE DE LA PHILOSOPHIE p124/141
    http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/misere_philo/Marx_Misere_phi lo.pdf

    Joseph Dietzgen a développé le concept de
    « matérialisme dialectique » dans son livre L’Essence du travail intellectuel humain (1865) et Engels l’a même avoué à moitié dans
    Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande (1888), IV : Le matérialisme dialectique :

    « Cette dialectique matérialiste, qui était depuis des années notre meilleur instrument de travail et notre arme la plus accérée fut, chose remarquable, découverte à nouveau non seulement par nous, mais en outre, indépendamment de nous, et même de Hegel, par un ouvrier allemand, Joseph Dietzgen. »

    http://www.marxists.org/francais/engels/works/1888/02/fe_18880221_4.htm

    La fameuse Loi de la plus-value n’est pas marxiste, encore un mythe qui s’effondre !
    C’est Proudhon qui l’a développée en 1840 dans son livre Qu’est-ce que la propriété ?

    Fait tes recherches avant de parler.

    Peut-être désires-tu imposer le modèle chinois au Canada ?

  10. avatar

    Le modèle chinois, quelle idée saugrenue ?????

    Pourquoi le «modèle chinois» ? Y-a-t-il un «modèle» chinois ?

    Aurais-tu une idée secrète en tête ? Chinois pourquoi pas le modèle birman, brésilien, Sri lankais ou gabonais ??? Étrange.

    Ca va la santé ???

    Bonne écriture de ce live qui plus tu en parles et plus il me terrorise – serait-ce la fin du marxisme le lendemain de cette parution.

    Je te souligne que les «bobos» ont dans les années 1980 déjà annoncé la fin de l’histoire et du marxisme et il y a eu trois ou quatre annonces de la fin du marxisme auparavant et il y en aura d’autres – Mais il est possible que cette fois – avec ton livre – ce soit la bonne (;-))) J’en frémi – Je deviendrai Bonafiste alors (;-)))

    Bon scribouillage

  11. avatar

    @ Robert & Gilles

    Je trouve votre discussion passionnante. Je ne croyais pas entendre encore ces arguments et je suis heureux que vous en fassiez un synthèse; heureux aussi que vous le fassiez en ne vous excommuniant l’un l’autre qu’avec courtoisie.

    Je me suis demandé si j’avais personellement une opinion sur le marxisme… et je pense bien que non. Je crois au marxisme comme on croit en Dieu, c’est a dire convaincu qu’il « existe » ou n’existe pas selon la définition qu’on en donne.

    Comme je suis convaincu que deux personnes intelligentes et de bonne fois disposant de la même information et utilisant un même vocabulaire NE PEUVENT PAS être en désaccord.

    On cherche le plus souvent à créer un consensus en s’échangeant des bribes d’information – ce qui est bon – mais on néglige parfois de concilier les vocabulaires, faisant durer des oppositions formelles quand tout le monde en fait est d’accord. Pensez aux armées qui s’affrontent en criant  » Dieu le veut » et « Allah Akbar »

    On peut souvent résoudre ces contradictions par la ‘simplification volontaire’ ;-), ne citant personne, mais se réfugiant en amont, là où les mots n’ont d’autre autorité que leur sens propre. Je vous en propose ici un petit exemple, sachant bien que ça ne règlera pas le débat, mais l’analyse du marxisme, du travail et de la valeur me rappelle les mots de Claudel:

     » Qu’ai-je à chercher au ciel avec l’hérétique et le fou; ce Dieu suffit pour moi qui tient entre quatre clous »

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/10/02-la-division-du-travail/ ( et seq.)

    PJCA

  12. avatar

    Merci Pierre de relever le niveau.
    J’ai écrit ce papier dans un but précis, celui de démontrer que capitalisme et socialisme, c’est « bonnet blanc et blanc bonnet ».

    En effet la loi de l’équilibre général ou plutôt du déséquilibre général est une vaste fumisterie et le seul élément permettant au système de survivre est la guerre.
    Le modèle marxiste est un modèle totalement idéologique et tout aussi faux qui se base sur la valeur travail antithèse du capital qui a pour synthèse l’intégrisme marchand, le mythe de la production.

    Chercher le Graal, c’est à dire une mesure de la valeur universelle est une chimère.
    La valeur, comme la monnaie, s’inscrit dans la psyché et le rôle de l’inconscient collectif est la clé de l’analyse.

    Aujourd’hui se met en place un système hybride, la synthèse qui verra la fusion du capitalisme de marché et de l’état et tout ceci au profit des mêmes.
    Le « bon peuple » de gauche est en train de se faire enfumer comme jamais.
    La loi de Pareto fonctionne quel que soit le système car il a pour base un individu égocentrique et violent, c’est sa grande force car il fait entrer le facteur psychologique dans l’analyse économique.

    Notre monde s’écroule car nous l’avons construit autour du fétichisme de l’objet, le culte matérialiste et rationaliste et la terre ne peut plus donner les quantités de matières premières désirées. Tenter de sauver ce système n’a aucun intérêt, il est déjà mort spirituellement.
    A nous de reconstruire autre chose, une « nouvelle société ».