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L’origine de Dieu et des religions.

Les « dieux » ont-ils existé ?

Tout dépend de ce que vous entendez par le mot « dieux ». Si vous voulez signifier des personnages « supérieurs aux hommes » de leur époque, la réponse est : « Oui » ils ont existé.

Si vous me demandez : À quelle époque ont-ils existé ?

Je vous répondrai : Ils durent s’éclipser un peu avant -2000 av. J.C.

Et vous enchaînerez en disant : Alors prouve-le !

Donc, allons-y graduellement.

 

L’origine des religions.

Officiellement, le mot « dieu » est issu d’une racine indo-européenne du mot : deiwos, « divinité », tiré de la base *dei, « lueur, briller ». Il désigne un être ou une force suprême structurant l’univers. Il s’agit selon les croyances soit d’une personne, soit d’un concept philosophique ou religieux. Dieu est l’être suprême, unique, transcendant, universel, créateur de toutes choses, doté d’une perfection absolue, constituant le principe de salut pour l’humanité et qui se révèle dans le déroulement de l’histoire. Comme entité philosophique, Dieu est le principe d’explication et d’unité de l’univers.

Les Indo-Européens est le nom donné aux locuteurs de l’indo-européen, dont est partiellement issu un ensemble de peuples d’Eurasie anciens ou modernes. Parmi les peuples anciens appartenant au groupe indo-européen, on peut citer les Celtes, les Germains, les Hittites, les Italiques, les Tokhariens et les Thraces.

Et comme aucun de ces peuples n’est antérieur au 2e millénaire av J.C ; cela signifie que la notion de « dieu » n’a pas pu apparaître chez l’humain, avant -2000 av J.C. Et sans un « Dieu » à adorer, il ne peut pas exister de religion.

Conséquemment, la première religion quelle qu’elle soit, est apparue après -2000 av J.C. Ce qui veut dire qu’avant cette date, aucune religion n’existait et que la notion de « divinité » était complètement absente de l’esprit humain.

Mais dans ce cas, qu’en est-il de ces « dieux » sumériens, égyptiens ou autres d’avant cette date ?

Les mots que les Archéologues ont traduit par « dieu », signifie chez les Sumériens « les Puissants » ; et le nom « Horus » chez les Égyptiens signifie « le Lointain » et non « dieu ». Autrement dit, c’est la « notion de divinité » des Archéologues eux-mêmes qui leur fit choisir le mot « dieu » pour traduire des mots n’ayant aucune signification « divine ».

Chez les peuples d’avant le 2e millénaire, on n’y trouve que le concept de « personnages supérieurs aux hommes ». Autrement dit des êtres « moins primitifs » et non des « dieux ». Ces « Puissants » sumérien et ce « Lointain » égyptien ne recevaient pas de « cultes religieux » ; ils ne faisaient qu’imposer leur « supériorité » aux hommes qu’ils contrôlaient.

En fait, chez les Sumériens, tout humain qui n’était pas sous l’emprise des « Puissants », c’est-à-dire qui était « non-civilisé », était un simple « animal ». C’st le cas d’Enkidu, compagnon de Gilgamesh, qui ne fut reconnu « humain » qu’après avoir été civilisé par une prostituée de la ville.

Donc, qu’en est-il des religions ?

L’étude de l’évolution religieuse de l’humanité est un champ de recherche qui ne fut abordée sérieusement (sic) qu’au 19e siècle.

Le problème de cette étude est qu’elle se base sur des opinions établies d’après les dogmes religieux. Un fait reste clair ; que l’on soit « athée » ou « croyant », notre opinion se base sur un « dieu » et une « religion ».

Il devient d’autant plus difficile de dater l’apparition des « religions » lorsque l’histoire et l’Archéologie officielle se laisse influencer par cette opinion que la « religion » existe depuis « la nuit des temps », sous le prétexte que l’homme préhistorique craignait les forces naturelles qu’il ne comprenait pas. De sorte, nous explique-t-on, qu’il rendait un culte aux détenteurs imaginaires de ces forces naturelles pour s’en protéger.

Donc, ces hommes ne recherchaient pas la « protection » des dieux, mais plutôt leur « désintéressement » pour ne pas subir de malheurs. Ceci est tout le contraire de ce que véhicule une « religion » qui se doit d’être une « source de protection ». Il y a donc erreur dans cette explication sur l’origine des religions.

Nous sommes, en conséquence, obligés de reprendre la recherche de cette origine des religions.

Au départ une religion résulte d’un culte voué à une divinité.

La première question devient alors : Est-il possible que la notion de « culte » précède celle de la religion ?

La réponse est évidente puisqu’un culte a dû être élaboré envers autre chose avant d’être attribué à une divinité. Par exemple, le « culte des ancêtres » est apparu bien avant un culte envers une divinité quelle qu’elle soit. il ne fut pas nécessaire de croire aux dieux pour vouer un culte à un grand chef de clan qui venait de décéder. Donc la notion de « culte » apparut nécessairement avant celle de la religion.

La deuxième question serait : Est-ce que la perception de la « divinité » précède celle de son « culte » ?

La réponse est tout aussi évidente puisqu’avant de vouer un culte au « dieu éclair/tonnerre » il faut avoir vécu un orage.

Ce qui nous amène à nous demander comment les hommes préhistoriques percevaient-ils les éclairs et le tonnerre.

La question est facile à répondre, puisque des hommes préhistoriques existent toujours de nos jours dans les jungles, comme celle de l’Amazonie. Aucun explorateur n’a encore rapporté que les « sauvages » deviennent fou de peur durant un orage ; ce qui élimine le culte dû à la crainte de l’inconnu. Évidemment, le « sauvage » ne peut pas expliquer les éclairs d’un orage, mais il n’en est pas perturbé pour autant. Il se mets simplement à l’abri et attend que ça passe.

C’est durant ces moments « à l’abri » qu’il peut en venir à se poser des questions sur les forces de la nature et établir une explication « rationnelle » de ce qu’il perçoit.

C’est exactement ce qu’on fait les Amérindiens. Et nous connaissons parfaitement la « notion » explicative qu’ils ont adoptée. Pour eux, la nature possède deux facettes. L’une est positive et aide à la vie et l’autre est négative et nuit à la survie. Ils ont nommé la première : le « Maître de la vie » et la deuxième : le « Manitou ». De sorte que lorsqu’ils font une « offrande » à quelque chose de « spirituel », ce sera pour se protéger du « Manitou ». Ils ne verront pas d’intérêt à faire une « offrande » au « Maître de la vie » puisque celui-ci défend déjà la vie de chacun. On se rend compte que chez les primitifs, il n’y a aucune de confrontation entre le positif et le négatif ; les deux sont complémentaires dans la nature. C’est également la vision du Taoïsme.

Il devient facile de comprendre pourquoi les missionnaires ont eu tellement de difficultés à « convertir » nos « sauvages » qui ne voyaient pas de logique, ni d’avantages, à faire des offrandes à quelqu’un d’infiniment « bon ». Primitifs ? Bien d’accord ; mais pas fou.

On se rend compte maintenant que notre notion de religion est basée sur un illogisme indiscutable. Comment pouvons-nous expliquer qu’on en soit venu là ?

Ce sont les religions dites « du livre » (la Bible) qui nous fournit la seule explication incontournable.

Selon la Bible, l’homme n’est que « poussière » et doit son existence à Dieu auquel il doit obéissance.

Nous sommes, ici, très loin du concept des forces de la nature qui aurait été la source des religions.

Cette notion de divinité qui nous est propre aurait alors sa source, ailleurs que dans les forces de la nature. En fait, nous connaissons parfaitement la source de ces religions « du livre » : La Bible fut tirée des récits sumériens.

Ceux-ci nous racontent la « création » de l’homme, à partir d’un animal déjà existant, disent-ils. Ils nous expliquent que les « dieux » ont créer l’homme pour leur servir de « main d’œuvre » ; ce qui limite l’existence de l’homme à « obéir à Dieu ». Ils nous racontent que l’humanité fut sauvée d’un désastre cataclysmique (le déluge) par le dieu Enki, rebelle à l’ordonnance d’extinction du chef des dieux, Enlil.

Sachant que l’emblème représentant Enki est le « serpent », on se rend compte que la Bible ne relate pas une seule confrontation entre lui et le Seigneur ». Déjà, au pays d’Éden, le « serpent » avait ouvert les yeux à Adam et Eve, ce qui les avait rendus « semblable à nous » avait avoué le « Seigneur ».

Chez les Sumériens, le « serpent » Enki est le défenseur de l’humanité pendant que le « Seigneur des Puissants », Enlil, est un tyran pour les humains.

On s’en rend compte lorsqu’Abraham rencontre le « Seigneur » juste avant la destruction de Sodome et Gomorrhe. Ce dernier veut vérifier si Abraham est de son parti ou du parti des hommes suivant Marduk, le fils d’Enki. Abraham lui affirme n’être que cendre et poussière, ce qui établit sa position « politique » et fait d’Abraham un protégé du « Seigneur ». Mais cela ne durera pas longtemps parce que la destruction des villes cananéennes éliminera rapidement le pouvoir des « Puissants » et Abraham commencera à répandre l’opinion que des « êtres supérieurs aux hommes » ça n’existe pas ; sa frayeur du « Seigneur » avait disparu.

Évidemment, 600 ans plus tard, l’Égyptien Moise a dû réinterprété l’histoire pour se garantir un peuple sous ses ordres, en les disant le seul « peuple choisi par le Seigneur ». Son premier volet fut de s’assurer une nationalité juive en usurpant l’histoire de « Sargon sauvé des eaux » datant de 1,000 ans auparavant, que les juifs ne connaissaient pas et qu’il avait pris des archives égyptiennes.

Moise, bébé adopté officiellement par Thoutmosis II, avait été spolié du titre de « Pharaon d’Égypte » par sa mère Hatshepsout et avait dû fuir l’Égypte, âgé tout au plus de 10 ans, pour échapper à un assassinat politique. Lorsqu’il fut plus âgé, en établissant un peuple « choisi par le seul vrai Dieu », il élevait ce peuple au-dessus des Égyptiens ayant une multitude de « faux dieux » et, comme il était, dorénavant, le chef de ce « peuple élu », il s’élevait lui-même au-dessus du statu de Pharaon.

La suite de l’histoire de ce peuple élu couvre une grande portion de l’Ancien Testament de la Bible.

Le Nouveau Testament est apparu suite à une autre réinterprétation de l’histoire de ce peuple juif.

Paul de Tarse (Saint Paul pour les intimes), un juif citoyen romain, vécut durant une période trouble en Palestine. Depuis l’époque des Macchabés, la royauté juive se débat avec, premièrement les Grecs, suivi rapidement des Romains. Mais malgré que les Romains laissent la liberté de religion dans leur empire, une partie du peuple Juif aspire à l’autonomie et veut se libérer du « joug » de Rome. Ces Juifs refusaient de reconnaitre les rois nommés par l’empire. La royauté « légitime » avait donc pris le « maquis » et prélevait des « taxes » illégales sur le peuple. Les autorités qualifiaient ces adepte de la royauté nationale de « brigands ».

Hérode, perçu comme dauphin par Rome, avait occis Ézéchias, le chef de ces « brigands », sans l’accord du Grand prêtre Hyrcan II.  Il est alors sommé de se justifier devant le Sanhédrin et est difficilement acquitté. Il sera, par la suite, placé sur le trône par Antoine, restera fidèle à Rome et diminuera de beaucoup le pouvoir des prêtres.

Ézéchias était le « roi maquisard » du peuple juif et le grand-père de Jésus. À la mort d’Hérode, les « maquisards » se révoltent et tentent de prendre le pouvoir. Ils sont écrasés et Jésus reprend le maquis. Il sera capturé et condamné pour s’être déclaré « Roi des juifs ».

Toute cette histoire sera réinterprétée par Paul de Tarse, citoyen romain, pour faire de Jésus « le fils de Dieu » au lieu du « roi des juifs ». La royauté juive parallèle disparaitra très rapidement avec l’apparition des « Chrétiens ». Aucun des vrais apôtres n’a voulu accepter cette version « divine » de Jésus. Ils sommèrent même Saint Paul d’arrêter de répandre cette fausseté. Mais la « version paulinienne », basé sur la chute d’un cheval pour faire de Paul un « apôtre » du Christ, prendra la suprématie et deviendra la religion Catholique.

Voilà donc l’origine de « Dieu » et des « religions ». Il est difficilement concevable que ces notions aient pu coûter autant de vie humaines.

Amicalement

André Lefebvre

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