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Les soins de sant? dans le priv? sont-ils accessibles aux plus d?munis ?

Quand bien m?me je lirais de A ? Z ce jugement qui a d?j? perdu de sa c?l?brit?, je ne poss?de pas les connaissances et les exp?riences requises, pour me prononcer sur les points de lois et de droits, en justice ou en sant?. Tout ce dont je suis s?re en ce jour, c’est qu’entre la m?decine et le patient, il y a toujours des personnes humaines, et ce, peu importe leurs situations financi?res. Pour cette raison, j’apporte mon son de cloche sur les soins de sant? des Qu?b?cois, accessibles dans le r?seau public comme dans le r?seau priv?. Pour y arriver, je ne peux faire autrement que de politiser l?g?rement, un exemple concret dans ma vie personnelle et m?dicale. Tout comme dans le pass?, gr?ce ? la pers?v?rance d’un citoyen qui s’est rendu jusqu’au bout : un jugement de la Cour supr?me a ?t? rendu ? ce sujet. En se tenant la main et en partageant, les choses finiront par s’am?liorer peu ? peu ; lentement mais s?rement.

Par exemple, ? l’?t? 2000, mon m?decin traitant m’a prescrit des soins de physioth?rapie, pour diminuer le plus rapidement possible, une p?riode aigu? de douleurs chroniques au dos. Je suis avis?e par le service de physioth?rapie de l’h?pital, que le d?lai d’attente ?tait de 4 ? 9 mois. Plut?t que de risquer de me retrouver ? nouveau, sur une civi?re dans les froids corridors des h?pitaux, j’ai cass? ma tirelire au montant de $550 pour recevoir des services en physioth?rapie, dans une clinique priv?e pr?s de chez moi. Mon besoin v?ritable consistait en 21 traitements de physioth?rapie, alors que j’ai r?ussi ? payer 7 traitements seulement, compte tenu de l’ouverture du paiement assez ?lev?, pour l’ouverture de mon dossier. Par contre, j’ai pu voir le degr? de la douleur diminu?e d’une fa?on consid?rable et attendre patiemment ma place, dans le r?seau public ? l’h?pital. Une nouvelle ?valuation, etc.

En 2002, j’ai d? attendre 9 mois avant que l’h?pital me convoque pour recevoir une nouvelle s?rie de traitements de physioth?rapie, en vue de faire diminuer une autre p?riode de douleurs intenses. J’ai d? me r?signer ? consommer des rem?des puissants, contre l’inflammation et la douleur. Au bout de neuf mois, je ne pouvais pas me rendre ? cet h?pital, pour suivre ces traitements ; ? raison de deux fois par semaine. Les longues distances en automobile augmentent le degr? de douleur ; en p?riode vraiment aigu?. Finalement, comme bien des personnes au Qu?bec, je n’ai pas eu acc?s aux v?ritables soins de sant? prescrits, et ce, autant pour le r?seau de la sant? au public, que dans le service priv?.

Le service de sant? priv? existe depuis bien longtemps : en 1982, j’ai suivi les recommandations du m?decin traitant : aller suivre des soins de physioth?rapie en clinique priv?e, dans un h?pital ? Qu?bec. J’ai d? s?journer dans un petit h?tel pendant une semaine, le temps de mes traitements : sauf que le Docteur de Qu?bec a refus? de faire un bilan de ces soins re?us dans le priv?, et ce, ? l’assurance gouvernementale publique. Si je ne l’avais pas lu de mes propres yeux dans mon dossier m?dical, je croirais r?ver. Vaut mieux un tien, que deux tu l’auras !

Les citoyens vivant en dessous du seuil de la pauvret?, n’arriveront que tr?s rarement, ? se payer des services de sant?, dans le r?seau priv?. Un seul avantage m’appara?t ? l’horizon, pour aujourd’hui : les gens ais?s financi?rement, nous aideront ? obtenir une place plus rapidement, dans le r?seau public.

Au lieu de se questionner ? savoir qu’est-ce que le gouvernement, la soci?t? ou l’?tat peuvent faire pour nous : essayons de trouver des solutions r?alistes ? nos besoins de sant?. En voici quelques-uns, en souhaitant que vous ajouterez les v?tres : apprendre ? mieux se d?tendre, prendre contact avec notre respiration, des visites ? la piscine du coin, des marches r?guli?res, une saine alimentation, des trucs sur la m?ditation, la d?tente physique et mentale ; tout cela avec les rem?des prescrits et un suivi m?dical s?rieux ; ce sera un d?but ! Quant aux gens mieux nantis financi?rement, il y a un peu de tout sur le march? pour retrouver ou conserver une meilleure qualit? de vie, et de sant? : ? partir des cours de Tai-chi jusqu’aux voyages dans le Sud. Alors Bon voyage ! En esp?rant que vous d?ciderez de rester l?-bas, plus longtemps que pr?vu, hein ! (Enfin, il y aura moins d’attente dans les services de sant? publics).

Dans les pires situations, ajoutons un brin d’humour m?me noir, ? son quotidien, ne fera pas de tort : retournons ? la pri?re, aux sacrifices, aux offrandes, pour pratiquer notre patience ; mais possiblement pour obtenir une meilleure place dans le Ciel, semblerait-il ! En bons chr?tiens patients, allumons une ou deux chandelles, lors d’une visite ? l’?glise ou ? la messe du dimanche ; en demandant la gu?rison miraculeuse ; possible seulement en ce domaine, para?t-il ! Essayons dans la communion des saints, de trouver un nouveau sens, ? tous ces non-sens !

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6 Commentaire

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    Paul de Montréal

    > Finalement, comme bien des personnes au Québec, je n’ai pas eu accès aux véritables soins de santé prescrits, et ce, autant pour le réseau de la santé au public, que dans le service privé.

    Voilà le plus dramatique, il faut parfois partir à l’étranger pour avoir un délai acceptable et des soins de qualité.
    Dans mon cas, j’ai contracté (ou réveillè) ma douleur au dos avec un service Privé !
    (J’avais pas besoin de ma prescription : pas d’assurance privée.)

    http://www.centpapiers.com/Plus-jamais-mal-au-dos,3667

    Commençons par étape, essayons d’avoir un service d’urgence de qualité au Québec pour les gens près à le payer. La « gratuité » est un piège comme le dit Pierre Allard.
    En France, il y a eu une carte pour les gens démunis et les autres payent le médecin. il faut introduire des règles et une saine compétition pour ne pas se retrouver avec les tarifs élevés des dentistes québécois.

    Assez récemment j’ai payé 500$ pour une petite chirurgie dentaire de moins de 10 min sans en avoir été informé à l’avance par mon précédent dentiste. J’ai changé depuis de dentiste. Un mauvais commerçant fait faillite. Qu’en est il d’un mauvais médecin ?

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    Paul de Montréal

    qq petites précisions

    1. Un physiotherapeute (kinésitherapeute en France) ou un ostéopathe n’a pas le statut de médecin comme un rhumatologue ou un physiatre. En cas de douleur vive et durable, mieux vaut consulter ce genre de médecin spécialiste avant ces thérapeutes manuels pour écarter certains risques.

    2. « plus jamais mal au dos » de Pierre Pallardy, un ostéopathe français qui donne de bon conseils pour se soigner soi-même si le cas n’est pas grave. Exercices d’entretien à faire quand les douleurs ont disparu.

    3. En région dans les Laurentides, j’ai fait pour les reins un IRM de contrôle d’urgence avec seulement 3 jours d’attente. Je pense que la région de Montréal est engorgé avec sa population.

    4. garder ses radiographies (qu’on paye indirectement avec ses impôts qui financent le système de santé) me semble un droit qui peut permettre des économies si par ex. on change d’hôpital ou de médecin.

    5. la population vieillissant certains spécialistes comme par ex. les rhumatologues devront être plus nombreux que ce soit système public ou pas.

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    Patricia Turcotte

    Monsieur Paul de Montréal, j’ai bien lu vos deux messages, mais j’y reviendrai, d’accord.

    Je fais une pause, mais je reste debout.

    Merci de tes commentaires encourageants. Dans mon cas, il n’y a seulement qu’à ne plus trop souffrir ; quand un spécialiste parle d’os grugés et que tu les vois sur les radios….

    Bonne nuit à vous, et à tous de Patricia.

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    Patricia Turcotte

    En ce qui concerne garder ses radiographies ! Ce serait génial ça ; vers les années 94 environ, je passe une radiographie du dos, du bassin, de la colonne etc ; on me dit en Beauce : tout est correct !

    En fin 1997 après une opération importante pour une hanche disparue tout en fil sur les radiographies etc ; un physiatre de Québec ; pas un psy ok ; un physiatre regarde cette même radiographie de la Beauce en me disant : tu peux bien avoir encore mal etc. il y a une évidente fracture au bassin là, ici regarde.

    Quant j’ai dit cela au Dr à son bureau ensuite, le Doc me regarde droit dans les yeux et me dit :  » Ne me reparle plus jamais de cette fracture au bassin « 

    FIN, Ferme ta gueule encore une fois, cr….de cave !

    Patricia

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    Paul de Montréal

    il faut changer de médecin (de famille) et lui faire la mauvaise publicité qu’il mérite. Mais avec le système actuel et la pénurie actuelle il a son travail assuré !

    Un médecin physiatre ou un rhumatologue sont les médecins spécialistes à consulter.

    Patricia,
    Vous pouvez emprunter un mois vos radiographies d’ailleurs je les pas encore retourné. Vous pouvez aussi demander une copie mais qui coutera plusieurs dizaines de dollars suivant le nombre de copies.

    Reste qu’une IRM c’est bien mieux !

    Sinon j’ai deux factures d’ambulance à payer $135 chacune. Je devrai les envoyer à mon jeune physiotherapeute (privé) de Kinatex.
    Qu’en pensez vous ? 😉

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    Patricia Turcotte

    Bonsoir !

    J’ai apporté une correction sur ce texte, ce soir le 18 mai 2008 dans ma page personnelle. Alors, je viens ajouter cette note, sur ce texte publié dans le site de Cent Papier.

     : » En jetant un coup d’œil dans mon cartable de textes publiés et non publiés, un article opinion publié dans le Journal le Soleil, en date du 14 avril 2003 sur le sujet des soins de santé au privé. À vrai dire, ce débat de société me prends vraiment à cœur.

    En 2002 en Clinique Privé, j’ai investit la somme de $280. pour 7 traitements de physiothérapie (reçus) ; et $550. pour faire sortir au complet tout mon dossier médical des hôpitaux et cliniques médicales.

    Merci de votre compréhension, vu que je n’ai pu ajouter cette correction, directement dans mon texte.

    Au revoir à tous !

    Patricia Turcotte © Le 18 mai 2008