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Les profiteurs de guerre oubliés (6) : le quadriréacteur extincteur de feux de forêts financé par le porno !

Plus fort encore que l’épisode précédent, mais avec un lien entre les deux : aujourd’hui je vais aussi vous parler d’un avion de lutte contre les feux de forêt.  Il est un peu spécial remarquez, puisque c’est un énorme quadriréacteur… d’origine russe.  Il pouvait déverser 62 tonnes d’eau d’un coup ! « Attention en dessous je largue« !  Outre sa taille, c’est son financement qui nous fait tiquer : l’un des apporteurs d’argent est en effet le roi du porno sur téléphone rose ! On découvrira tardivement que rien ne pouvait marcher dans cette affaire ; le but n’était pas d’éteindre, mais plutôt d’allumer… la pompe à fric ! A la place du tanker géant, les américains lanceront des bombes à eau en carton, et ça aussi, ça ne s’invente pas !

On ne sait si c’est l’expérience du Canberra et des liens avec une société fabriquant un produit pour lutter contre les incendies qui a marqué les deux compères, toujours est-il qu’il vont s’embarquer dans un drôle d’affaire, portant sur un avion gigantesque cette fois. L’engin, un quadriéracteur d’origine russe, fait en effet 94 tonnes, pour concurrencer le Boeing 747-200 d’Evergreen la conversion du N470EV qui a volé la première fois en le 19 février 2004. L’idée d’utiliser un gros porteur russe pour éteindre les feux de forêts n’était pas nouvelle, à vrai dire. Aux USA, c’est Air Routing International (appelé Air Routing ou ARI) société fondée en 1978 par Rudy Fabre, Tom Balousek, and Richard Wilkens in 1978 qui en a eu l’idée la première. C’est une division de Rockwell Collins, firme spécialisée dans les transmissions (o, retombe sur l’origine de la société Aerogroup)

taille-1b81aLeur offre présentée sous le label Global Emergency Response comportait un Ill-76TD comportant deux énormes réservoirs à bord pouvant faire 62 000 litres au total. Ils contenaient du retadardant phosphoré signé Monsanto. C’est Boris Yeltsine, en ouvrant l’URSS à l’aide humanitaire, qui avait ouvert la voie à l’usage du gros porteur russe, jusqu’ici interdit à la vente à l’étranger. Mais jamais l’appareil ne sera opérationnel aux USA. Ce n’est que le 31 octobre 2007 qu’Aerogroup-Tactical Air Defense Services, Inc. avait annoncé l’arrivée d’un tel modèle aux USA, pour lutter contre les feux de forêts, selon eux, un appareil capable de larguer 68 000 litres selon eux en une seule passe. L’année précédente, la Californie avait vu de violents incendies se développer et le 20 octobre 2007 une terrible série de feux visibles de l’espace avaient détruit 1500 maisons . TADS surfait aussi, ce faisant sur le malheur des gens, sur le thème « voici ce qu’on aurait pu faire si »…

reservoirs-2-32123En juillet 2006, Aerogroup a en effet changé, et est passé sous le giron de Tactical Air Defense Services, Inc. (TADF) qui a à ce moment là annoncé aux médias que de nouveaux avions viendraient renforcer la flotte : deux MiG29 ukrainiens, « en cours d’envoi », mais aussi un énorme tanker russe Ill-78 ainsi que quatres simulateurs de vols. L’avion datant de l’ère sooviétique vaut cher, bien au delà de ce qu’a jusqu’ici acheté AeroGroup. Des financeurs sont donc activement recherchés. l’Ill-78, vaut en effet 4,5 millions de dollars et derrière son achat se cachent en effet plusieurs personnes plutôt particulières. On retrouve Kevin Flynn, dont la banqueroute de 2008 révélera qu’il avait mis 1,3 millions dans l’affaire, alors qu’avaient été révélé au même moment ses liens avec la mafia. L’autre investisseur recruté a avancé pour sa part 1,1 million de dollars. C’est une obscure société de Gibraltar, appelée Headlands. En fait une boîte postale, celle de Russell De Leon. L’homme n’est autre que le mari de Ruth Parasol (ici à gauche)parasol, la fondatrice de PartyGaming, une société de jeu en ligne, dont les fonds ont été fournis au départ par les profits de l’industrie pornographique de sa famille. « Son père, Richard Parasol, un survivant de l’Holocauste et ancien officier de l’armée israélienne, avait ouvert une chaîne de salons de massage dans le quartier Tenderloin de San Francisco dans le début des années 1970. Après des études à l’école de droit, Ruth Parasol a rejoint l’entreprise familiale, qui opérait alors dans le téléphone de conversations sexuel (en France c’était le 3615 sur Minintel) et le chat en ligne.seth2_112498ftwp Le père et la fille se sont alors diversifiées, pour investir dans Internet Entertainment Group Ltd., une société de pornographie en ligne. En 1997, Ruth Parasol déplacé ses intérêts exclusivement sur les jeux en ligne, qui se sont avérés encore plus rentables que le commerce du sexe ». Parasol avait comme associé Seth Warshavsky  avec qui il avait formé Internet Entertainment Group, qui fera fortune avec les « sex tapes« , dont celle du rocker Tommy Lee avec Pamela Anderson ! Mafia et sexe comme acheteurs d’un gros porteur anti-incendies ou un avion ravitailleur de l’Air Force (comme il sera aussi présenté), avouez qu’on tient là un beau sujet d’études !!!

Le troisième larron de l’apport d’argent est un groupe d’investisseurs qui se présente comme ayant obtenu le contrôle d’une société minière du Nevada cotée en bourse, Natalma Industries Inc. Ils préconisent de changer pour cela le nom d’Aerogroup pour en faire Air Support Systems, qui serait en fait devenu le seul propriétaire de l’avion.  En fait, c’est le fameux Gary R. Fears qui est derrière l’opération L’homme qui se présente en son nom s’appelle Jeff Horan de, JT Hanco. Derrière lui se cache en fait Trident Response Group (TRG), la firme de sécurité bien connue basée à Dallas, qui aligne les 2,5 millions de dollars manquants pour l’IL-78. TRG a été fondé par un ancien Navy SEAL, Clint Bruce, et un businessman, C. Dewey Elliott III. Auparavant, ce dernier était à la tête de Dominion Capital Corporation (« Dominion ») un broker en matériel de sécurité de Dallas, mis en cause et condamné à une forte amende en 1993 par la Securities and Exchange Commission. Entre civils préparant les militaires à la guerre, c’est aussi la guerre !

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L’avion (en plutôt bon état) présenté comme dûment payé provient de l’aviation ukrainienne, avec qui Aerogroup devenu Tactical Air Defense Services Inc. a dévéloppé de sérieux contacts semble-t-il, grâce bien sûr à Mark Shubin et Dwight Barnell, de North American Tactical Aviation, Inc. La liste de ses propriétaires est assez impressionnante, car on retrouve la même fine équipe derrière : « Air Support Systems LLC., à loué l’Il-78 N78GF à Tactical Air Defense Services Inc. de Gary Fears, qui en est le plus grand actionnaire, avec Jamie Goldstein, Don Goldstein, Joel Ramsden, Dwight Barnell, Alexis Korybut et Michael Cariello« .

Les deux Goldstein cités sont Jamie et Donald et le dénommé Ramsden n’est pas un connu non plus. (du moins il ne le sont pas encore au moment de l’arrivée du gros porteur russe, mais il vont faire parler d’eux). Des noms qui rappellent en effet une autre affaire, survenue au même moment et jugée en 2009. Celle d’une « Private Investissments In Public » ou PIPE, dans laquellle ils avaient tous les trois activement participé. Dans le remarquable livre « History of Greed : Financial Fraud from Tulip Mania to Bernie Madoff »  de David E. Y. Sarna est expliqué de façon fort didactique leur fonctionnement… et leur condamnation.

tulipe-16e6fPour les non initiés, le nom de Tulip Mania provient du milieu du xviie siècle, où le bulbe de tulipe est monté à un prix de folie sans autre raison que la spéculation de certains (voir tableau à droite). Place donc pour un petit cours accéléré d’économie… frauduleuse. C’est une façon rapide de devenir millionnaire par actions, en fait : « par exemple. Broadcast .com fondée en 1995, avait 330 employés et près de 100 millions de dollars de revenus annuels au moment où Yahoo ! l’a acquis Il a été acheté pour 5,9 milliards de dollars en 1999, rendant instantanément Mark Cuban milliardaire » nous dit le subtil Sama. Mark, en prime, m’a dit qu’il a immédiatement « colleté » son stock (ce qui signifie qu’il a verrouillé astucieusement et simultanément le prix de vente de l’action et, donc. contrairement à beaucoup d’autres, il n’a pas été touché quand plus tard le cours des actions a chuté !. Le maître mot étant : liquidités, selon notre spécialiste. « La liquidité est le nom du jeu. Les investisseurs capricieux veulent souvent un cadre plus court de temps que plusieurs années pour leur sortie, ou au moins leur capacité à sortir de promoteurs avides trop souvent de faire des coups, promettant des entreprises comme un financement généreux comme celui du fameux Peter, mais seulement si l’entreprise accepte de devenir cotée en bourse, trop souvent en fusionnant avec une autre qui arrive juste pour disposer et qu’ils contrôlent. (souvent secrètement). Une fois que la société est (ou qu’elle a incontestablement accepté de devenir) cotée en bourse, le financement est beaucoup plus disponible. Aujourd’hui, une méthode commune de l’investissement est grâce à l’investissement privé dans une entité publique (PIPE). Dans ces transactions, un investisseur achète des titres-part souvent (parfois un billet et des actions, et parfois une obligation convertible en actions). Les investisseurs exigent souvent un engagement à devenir une société cotée et peut-être aussi un engagement pour enregistrer les titres qu’ils achètent. Cette technique donne à l’investisseur plus de protection, car la cotation en bourse de titres est beaucoup plus facilement vendue, au moins à un certain prix En 2005, selon rhcStreet.com Les PIPE ont géré 17 000 000 000 de dollars aujourd’hui le business est certainement beaucoup plus grand encore ».

iil-76Les trois larrons cités seront en effet condamnées en 2009 pour du « pump and dump », le procédé que vient de vous décrire David E. Y. Sarna de fraude, dans laquelle plus de 3300 investisseurs ont perdu plus 2 400 000 dollars. « Dans le cadre du schéma élaboré par les fraudeurs, les conspirateurs faisaient l’acquisition de sociétés cotées en bourse avec des « coquilles vides, » des entreprises, falsifiées dans lesquellle ils dissimulaient des informations importantes sur les documents mis à la disposition du public investisseur, puis utilisaient des télécopies et des communiqués de presse pour tenter de renforcer la prix de l’action. Les conspirateurs ensuite vendaient leurs actions aux candidats avec un bénéfice et blanchissaient l’argent à l’étranger. » A lire les communiqués triomphants d’Aerogroup, à la moindre de ses résussites, on se dit qu »en effet, ça y ressemble fort. « Les entreprises citées dans l’acte d’accusation étaient toutes des sociétés de Washington : « America-Asia Energy Corporation », « Coattec Industries, Inc. », » Detex Security Systems, Inc », et Global Gaming Network, Inc ». Pour sauver leur peau, les autres co-conspirateurs ont plaidé coupable et accepté de coopérer avec le gouvernement à son encontre. Kamerling a été condamné à 90 mois de prison (sept ans et demi) ; Joel Ramsden (qui était le chef de file) a été condamné à six ans de prison ; et le fils de Kammerling, Nicholas J. Alexander, a été condamné à 41 mois. L’avocat de Bellevue, Tolan S. Furusho (qui a donné les avis juridiques inappropriées comme qioi le stock était librement commercial) a été radié et a été condamné à 13 mois de prison pour son rôle dans le système, et pour avoir omis de produire des déclarations d’impôt sur le revenu fédéral. Plusieurs autres accusés ont été reconnus coupables de parjure pour fausses déclarations qu’ils ont faites devant le grand jury à Seattle et devant les enquêteurs, ou pour d’autres efforts pour avoir entravé la justice. Seth Quinto a été condamné à 15 mois ; Jamie Goldstein condamné à cinq mois ; et son père. Donald Goldstein, a reçu une peine de trois mois. Frazer Ramsden. Le frère aîné de Joel, a été condamné à 41 mois de prison. Jolm E. Worthen a plaidé coupable de complot pour entrave à la justice, et a été condamné à un emprisonnement de 18 mois. Les accusés ont également été condamnés à verser collectivement 2 471 784 dollars dans les paiements de restitution aux 3300 investisseurs qui ont perdu de l’argent dans le système. Le procureur Jeffrey C. Sullivan.rendant la sentence dira : « Mlle. Kamerling est une fraudeuse en série qui a fait un pied de nez à plusieurs reprises aux réglementation des valeurs mobilières et le système de justice pénale. La peine d’aujourd’hui est un résultat juste et équitable après une enquête longue et détaillée »…

searockL’avion financé par la belle bande décolle donc de Kiev le 23 mai 2006, ravitaille à Reijavik et atterrit en fait directement chez Victor Miller : au North Texas Regional Airport, en fait l’ancienne base militaire de Perrin Air Force Base, à Sherman, au Texas. Un ancien général a aidé Daniels et Miller à établir leurs diverses sociétés, le Gen. Charles Searock, qui confirmera le rôle fondamental du premier dans l’affaire (Searock, ici à droite, est décédé en 2015). « Toute cette affaire reposait sur les contrats d’US Air Force aérienne qui ont été négociés par M. Mark Daniels ». Le problème, c’est que la totalité de l’argent n’a jamais été réunie. Le général Searock s’était fait berner : « Nous aimions nous réunir tous les trimestres, parfois plus souvent, avec M. Fears et les gars de Floride, » se souvient-il. « Nous les avons rencontrés en Floride. Nous nous sommes rencontrés une ou deux fois à Dallas, alors qu’il y était, et quelques fois il est venu à Sherman. Je n’ai eu aucun problème avec lui. Nous avons participé à beaucoup de choses différentes, y compris pour le tanker. Il n’y avait aucune raison pour moi de soupçonner que ces gars-là n’étaient pas respectables, s’ils avaient versé 5 ou 6 millions de dollars dans l’obtention de cet avion, et l’avoir entièrement rénové et ensuite livré. C’était un plan coûteux, si c’était un plan ». Mais Searock est devenu désabusé avec ses employeurs après qu’il aît du dépenser son propre argent pour couvrir les dépenses de fonctionnement et qu’il n’a pas été remboursé. Il a démissionné de son poste à la fin de 2006 et poursuivi TADS et tous les principaux acteurs, y compris Fears, pour des rappels de salaires. Miller et Daniels ont abandonné leur poursuite de Floride en avril 2009, après la conclusion d’un accord de règlement avec Fears et les autres investisseurs. En tant que propriétaire d’Air Flight Services, cependant, Miller a hérité d’un lien pour les frais de services non rémunérés sur l’IL-78 au Texas, en juin 2009″. Un avion immatriculé N78GF, le seul Ill-78 américain !

On en est là avec un avion arrivé en 2006 et qui ne vole donc toujours pas encore en 2009, resté stationné sur l’ aéroport de Grayson County, Texas, une ancienne base militaire relique de la Guerre Froide, à l’étonnement des riverains. Des riverains vite réveillés le 17 juillet 2009 par ses assourdissants réacteurs (le mois suivant la fine équipe tombait pour malversations boursières) : 9 hommes « à l’accent étranger » (ils sont tous ukrainiens !) sont montés rapidement à bord et se sont envolés avec ! Leur plan de vol indique sur leur route le Wittman Regional Airport, à Oshkosh, dans le Wisconsin, avant de s’élancer en direction du Pakistan, via l’Islande et Keflavik, mais on arrive à les faire atterrir de force sur le Sawyer International Airport, de Gwinn, dans le Michigan. L’homme qui a obtenu l’intervention n’est autre que Victor Miller, d’Air 1 Flight Services, qui réclame à Fears 62 400 dollars de frais de maitenance pour l’appareil. « C’est un avion militaire – qui de plus va soutenir les efforts des alliés de l’US Air Force là-bas [en Afghanistan et au Pakistan] « , clame alors Fears, à l’étonnement de tout le monde, et qui affirme que la société de Miller est en faillite depuis deux ans, et que son appareil coûte « 12 millions de dollars ».

La déclaration de Fears intrigue. Car il avait pourtant bel et bien obtenu l’autorisation de sortir l’appareil du territoire la veille du décollage, de la part de la Federal Aviation Administration : que préparait-on comme coup tordu avec cet avion qui devait s’envoler pour se poser… au Pakistan, selon ses pilotes, interrogés. Pour Frears, c’était vers l’Irak ou l’Afghanistan, mais pour quoi faire ? Remplacer discrètement un avion de Victor Bout, pour faire dans la contrebande d’armes ? Fait étonant, en février 2010, l’administration n’infligera qu’une amende de 2500 dollars à Fears pour avoir tenté de quitter le territoire sans prévenir ! Le 15 mai 2009, Tactical avait reçu auparavant une autorisation offcielle pour en faire un tanker de ravitaillement, pour 3 avions simultanément (par la méthode des « paniers’). Et celui qui avait salué le document n’était autre que Mark Daniels, présenté comme « CEO of Tactical Air Defense Services, Inc ». L’armée US était bien présente, dans l’affaire.  Une armée faisant profil bas : dans le faire-part de décès du général berné, Charles Searock, pas un mot sur l’affaire. 

bombes_a_eau-f7eb0Faire des ravitailleurs des bombardiers d’eau, ou inversement, ils ne sont pas les seuls à y avoir songé. Et dans le genre, on est allé loin dans le ridicule, même chez les plu renommés. Ainis les ingénieurs des Phantom Works de Boeing, qui vont de lancer dans une entreprise basé sur le vieux principe des bombes à eau de lycéens. Des cartons, lais de grande taille, remplis d’eau et jetés d’avions Hercules, au prétexte que leur « tir » est plus précis. On ne sait combien ça a coûté, mais franchement, on était au bord du ridicule là avec le « Precision Container Aerial Delivery System ». Des bombes à eau en carton !

Bombardier d’eau ou… ravitaillleur militaire. Aerogroup a en effet sa vision plutôt pragmatique des choses sur la question : « comme l’a montré la débâcle entre Boeing et AES dans l’attribution de la prochaine génération d’avions de ravitaillement en vol, le ravitaillement en vol est une grosse affaire, et la flotte américaine d’avions de ravitaillement en vol, repose sur des avions qui ont tous été construits dans les années 1950 et 1960, et qui fonctionnent bien en dessous des niveaux requis. Avec sa flotte vieillissante et l’incertitude de la livraison de nouveaux navires-citernes, il y a un besoin immédiat pour la formation militaire de deux avions de ravitaillement extérieurs… Jusqu’ici TADS n’a qu’un contrat de bail exclusif pour exploiter un seul Ilyushin Ill-78 comme avion ravitailleur de ravitaillement disponible dans les Etats-Unis L’Ill-78 de TADS est la version Midas et il est configuré pour le ravitaillement en vol. Il est capable d’alimenter à une vitesse supérieure à 400 nœuds, et peut livrer du combustible à deux ou trois avions simultanément. ADS prévoit deux arrivées d’Ill78 pour le ravitaillement en carburant pendant les sessions de formation de combat aérien et le contrat de ravitaillement des escadrons militaires américains. TADS est en négociation d’une option de deux locatiions d’IL-78, et il pense qu’il y a une demande pour l’Il-78 pour ses services, dans le cadre à la fois des militaires américains et des alliés étrangers, bien qu’aucune assurance ne peut être donnée par TADS pour un contrat à venir. »

Un blog résume ainsi toute l’affaire, en chargeant lourdement au passage tous nos lascars : « le différend juridique sur l’aéronef dure depuis plus de 2 ans. L’avion appartient à une compagnie appelée Air Support Systems LLC. Ils louait l’avion à une compagnie appelée Tactical Air Defense Services. La « société » à qui elle louait l’avion et faisait les réparations sur l’avion au Texas, avait déjà fait ce genre de chose auparavant. Ils ont mis à jour cette affaires en racontant à tous cette grande histoire, celle de louer ou de prendre le contrôle de toutes sortes d’avions, de les faire fonctionner jusqu’à que ça débouche sur une énorme facture de réparation au propriétaire, puis de faire valoir leurs droits et de le poursuivre pour tenter d’obtenir l’avion. Le problème est que la société et ce projet n’ont jamais été financés comme ils ont pu le raconter. Il devait y avoir au départ quatre ou cinq de ces jets russes qui devaient venir au Texas ainsi que des F-16 et tous ces grands contrats, pour assurer la formation et le soutien pour les militaires. Ça sonnait bien… mais faux. Tout ce qui s’est passé est qu’un IL-78 a fait de la peine à voir ici à pourrir sur le tarmac de l’aéroport pendant des années parce TADS qui avait loué l’avion ne pouvait pas se permettre de faire des réparations ou de faire voler l’avion et la société qui est la poursuivi pour les réparations impayées, est en plus un actionnaire majeur dans TADS. Quant à la formation militaire, trois des plus importants contrats de locations de hangar étaient contrôlés par cette société qui semble ne jamais payer ses loyers à temps. Ce sont les mêmes personnes tout le temps. Ils ne cessent de changer le nom de la société. Ils ont commencé à Tulsa avec le National Aviation Museum. Après qu’on leur a demandé d’aller voir ailleurs, ils ont déménagé à Melbourne, en Floride, sous le nom d’Aerogroup. Une fois que Melbourne les a chassé de là, ils ont déménagé à Jacksonville. Comme ils n’ont pas payé les loyers, ils ont déménagé à l’aéroport régional de North Texas (KGYI , soit Perrin Field, à Grayson) sous les noms d’ ITTC, North American Tactical Aviation, Tactical Air Defense Services, Air 1 Flight Support, et Hawker Jets Inc, autant que je sache. Ils se déplacent couramment, et qui sait où ils se rendront bientôt. Toutes les sociétés ci-dessus sont dirigées par les mêmes personnes. Ils ont escroqué aux propriétaires d’aéronefs leur avions, de l’argent et qui sait quoi d’autre. Leur mission est basée sur de faux espoirs et de la tromperie. »

 

https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1077915/000117347310000143/tadf10q093010.htm

 

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