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Des r?ponses et encore plus de questions

Les premiers r?sultats de l’exp?rience CLOUD sur les nuages et les rayons cosmiques
Des r?ponses et encore plus de questions

L’?quipe de scientifiques travaillant sur le r?le des rayons cosmiques dans la formation des nuages a publi? ses premiers r?sultats dans le magazine Nature le 24 ao?t dernier.

Cette ?quipe, dirig?e par Jasper Kirkby, a construit une grande chambre cylindrique de 3 m?tres de diam?tre et remplie d’un air ultrapur, qu’elle a ensuite coupl?e au synchroton ? proton du CERN de Gen?ve afin de simuler l’effet des rayons cosmiques lors de leurs passage dans l’atmosph?re.

La chambre ? brouillard de Wilson, que tous les ?l?ves en sciences physiques ont d?j? vue. Le passage de particules ?l?mentaires charg?es d?clenche la condensation de vapeur d'eau visible tout au long de la trajectoire. Ce type de chambre est tr?s utilis? pour l'?tude des rayons cosmiques

Cette exp?rience a ?t? inspir?e par l’hypoth?se formul?e par climatologue danois Henrik Svensmark, qui rapporte dans une entrevue r?cente avoir ?t? frapp?, lors qu’il ?tait ? l’?cole, par la c?l?bre chambre de Wilson qui permettait de visualiser le passage de divers ions ou particules ?l?mentaires charg?es gr?ce ? la condensation de vapeur d’eau qu’ils provoquent tout au long de leur parcours.

Ainsi, peut-?tre les gerbes de particules ionis?es engendr?es par l’arriv?e de rayons cosmique dans la haute atmosph?re peuvent-elles amplifier les m?canismes ? l’origine de la condensation de mol?cules contenues dans la troposph?re et permettant la formation des nuages?? Nous savons de mani?re certaine que l’arriv?e de ces rayons cosmiques depuis les r?gions ?loign?es de la galaxie est pour sa part grandement affect?e par les variations de l’effet bouclier qu’exerce le Soleil sur la Terre. Une confirmation du r?le de ces rayons dans la formation des nuages nous permettrait ainsi de lier la m?t?o terrestre ? l’activit? solaire et aux changements dans l’environnement galactique, d’o? le concept de ??cosmoclimatologie?? o?, pour faire plus simple, de ??m?t?o galactique??.

C’est ce que l’exp?rience CLOUD devait permettre d’?lucider, et c’est pourquoi ses r?sultats ?taient attendus avec impatience.

Gr?ce ? ses ?quipement ultrasophisitiqu?s, capables de d?tecter pour la premi?re fois des mol?cules de 2 nanom?tres de diam?tre ? peine, CLOUD a tout d’abord permis de montrer de mani?re d?finitive que le ph?nom?ne de ??nucl?ation??, c’est-?-dire la condensation, ? partir de grappes ??binaires?? form?es de mol?cules d’acide sulphurique (H2SO4) et de vapeur d’eau (H2O), n’a pas lieu en quantit? suffisante pour former les microparticules ni les nombreux noyaux de condensation de nuages (NCN) observ?s dans la partie sup?rieure de la couche limite atmosph?rique (CLA) et responsables, selon le consensus g?n?ral, de la formation des nuages de basse altitude.

Illustration id?alis?e d'une gerbes d'ions engendr?e par l'entr?e d'un photon ou d'une particule ? tr?s haute ?nergie d'origine galactique dans notre atmosph?re

L’exp?rience a toutefois permis de montrer que la pr?sence d’ions (engendr?s par les rayons cosmiques) permet de multiplier par deux et m?me jusqu’? dix le taux de nucl?ation, mais ceci uniquement aux p?les ou bien ? une altitude plus ?lev?e, au niveau de la troposph?re moyenne. Les auteurs font l’hypoth?se que ces grappes de mol?cules binaires peuvent ensuite redescendre dans la couche limite atmosph?rique et fournir le mat?riel de base pour la phase suivante.

En effet, M. Kirkby et son ?quipe ont ?galement d?couvert, ? la surprise g?n?rale, que la pr?sence d’une tr?s faible quantit? de mol?cules d’ammoniac (NH3), pr?sentes uniquement dans la couche limite atmosph?rique, accro?t de cent ? mille fois le processus de nucl?ation et qu’elles jouent un r?le central dans la stabilisation des microparticules ?voqu?es pr?c?demment.

Mais m?me ici, le taux de nucl?ation n’est pas encore suffisant pour nourrir le processus et l’on ne sait toujours pas comment transformer ces micoparticules, d’une dur?e de vie de quelques heures seulement et mesurant de 1,5 ? 10 nm de diam?tre, en noyaux de condensation d’une centaine de nm ou plus, le dernier stade avant la formation des pr?cieuses goutellettes composant les nuages.

Les auteurs posent ici l’hypoth?se que des particules organiques vari?es et de taille plus importante, par ailleurs pr?sentes en grand nombre dans cette r?gion de la troposph?re, seraient susceptibles de combler le trou. Ainsi la vie, qui est ? l’origine de l’atmosph?re oxyg?n?e et de la couche d’ozone entourant la Terre, interviendrait-elle ?galement massivement dans la formation des nuages?? Nous attendons avec impatience la suite des exp?riences.

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One comment

  1. avatar

    Voilà qui est intéressant! Il faudra que le GIEC refasse tous ses modèles informatiques qui ne tient aucunement compte de ce phénomène dans la température… car si moins de rayons cosmiques atteignent la terre à certains moments (interaction avec l’intensité du champs magnétique terrestre), alors moins de nuage, donc un échauffement et vice et versa…
    Et pendant ce temps, on continue d’attaquer le pauvre CO2, et celui de production humaine qui est très faible en comparaison du CO2 ‘naturel’, qui loin d’être de la ‘pollution’ est l’élément primordial de la vie, ben oui, les plantes s’en servent pour faire la photosynthèse…

    Un autre pavé dans la marre climatique… qui s’ajoutent à toutes les faussetés comme les fraudes de l’université East Anglia, les mauvaises constructions de la température passée et du CO2, etc. et etc.
    Voir ici pour plus:
    http://www.pensee-unique.fr/