Accueil / A C T U A L I T É / Les impostures ?cologistes – Chapitre 10 : les nouveaux staliniens

Les impostures ?cologistes – Chapitre 10 : les nouveaux staliniens

Lorsque Staline fit assassiner L?on Trotski en ao?t 1940, il pensait mettre un terme au d?veloppement de la derni?re pens?e alternative r?siduelle s?opposant au capitalisme triomphant. D?s lors, l?URSS abandonnait d?finitivement l?id?e de l?exportation internationale d?une r?volution qu?elle avait d?j? passablement d?natur?e en interne en installant d?finitivement le principe du ??socialisme dans un seul pays??, et entrait de fait en imposture en tant qu?opposant factice au syst?me mondial dominant. Le simulacre de la guerre froide masquait en r?alit? l?alliance tacite des deux superpuissances pour le maintien d?un statut quo global o? l?oppression des populations rev?tait une forme diff?rente de chaque c?t? du rideau de fer, mais exprimait de fa?on identique le principe d?ali?nation d?une classe par une autre. Tout syst?me dominant a en effet besoin d?un leurre pour canaliser les oppositions radicales vers une pseudo opposition afin d??viter que celle ci ne prenne trop d?ampleur et en devienne un danger r?el pour son maintien. Ce fut le r?le jou? par le stalinisme jusqu?? la chute du mur de Berlin pour le compte du capitalisme, phagocytant ainsi les oppositions les plus actives et simulant un sch?ma alternatif fictif au capitalisme.

Le concept de lutte des classes joua donc le r?le de faire valoir pour celui de la soci?t? de consommation et fut charg? de r?cup?rer le m?contentement engendr? par cette derni?re. Les metteurs en cause du capitalisme trouv?rent alors un terrain de jeu privil?gi? dans la cour des staliniens qui ne repr?sentaient plus, d?s lors, de r?el danger pour la survie du syst?me tant les r?gles de comportement ?taient parfaitement cadr?es, connues et ma?tris?es. L?implosion du bloc communiste apr?s 1990 laissa le syst?me capitaliste orphelin d?une id?ologie concurrente et sa pens?e unique pu ?tendre son influence sur l?ensemble des continents, d?autant que le Chine, se convertissant de concert au capitalisme d?Etat, entreprit de d?passer la diplomatie du ping pong en s?introduisant dans le carnaval financier mondial. Le capitalisme triomphant apparaissait alors comme le seul mod?le socio?conomique cr?dible d?autant que les populations enti?res soumise depuis des d?cennies ? son mod?le miroir avaient affirm? sans ambigu?t? leur option pour le premier. Ce capitalisme qui s?affirmait lib?ral et individualiste, alors qu?en fait il s??tait toujours appuy? sur un ?tat complice et l?gif?rant pour lui, (mais ceci est un autre d?bat sur lequel nous reviendrons plus tard) teinta progressivement son fonctionnement et son discours de doses toujours plus forte d??tatisme, absorbant ainsi le reliquat id?ologique de l?empire d?funt. Capitalisme d??tat dans l?ancien centre du?monde et capitalisme ?tatique dans le reste du nouveau, repr?sentaient deux d?clinaisons, finalement fort peu dissemblables malgr? leurs divergences feintes, d?un m?me syst?me au sein duquel la marchandisation g?n?ralis?e de l??conomie se doublait d?un comportement soci?tal o? le spectacle devenait roi.

Mais l?hydre capitalistique, en restant seul sur le champ de bataille, restait tout de m?me vuln?rable car tout syst?me s?cr?te en lui automatiquement ses propres avant-gardes r?volutionnaires et autres groupuscules comploteurs qui veulent sa destruction. Il convenait donc d?identifier un courant de pens?e susceptible de servir de canal de r?cup?ration et de remplacer le concept de lutte des classes vieillissant par un concept plus novateur et adapt? aux contingences de la vie moderne et industrialis?e. Depuis les ann?es 1970, la mouvance ?cologique s?opposait d?j? ? la soci?t? industrielle, mais en abordant des th?mes centr?s sur le mode de vie, plut?t que sur l?in?galit? sociale et sans relier son discours ? une vision politique globale sp?cifique. Le feu de mai 68 ?tant retomb? rapidement et le parti communiste voyant son influence d?cro?tre irr?m?diablement, c?est la gauche marxiste dans son ensemble qui commen?a ? se tourner vers ce mouvement certes apolitique, mais repr?sentant la seule tendance d?opposition au syst?me spectaculaire marchand alors que les lignes communistes et d?extr?me gauche venaient d??tre d?savou?es par l?histoire elle m?me. Le mouvement ?cologiste compos? essentiellement de militants individuels mettant en ?uvre des pratiques alternatives et diverses exp?riences sur le terrain, se vit alors submerg? par un afflux de r?fugi?s de la vie politique en qu?te de tribunes bien positionn?es sur l??chiquier des courants naissants d?opinion. C?est ainsi que des arrivistes v?g?tant dans des chapelles gauchistes diverses et sans connaissance aucune de la science ?cologique s?improvis?rent porte-paroles d?un mouvement qui perdait chaque jour un peu plus de son identit? premi?re.

A la diff?rence du concept de lutte des classes qui avait ?t? d?fini par Marx dans le cadre d?un travail de critique sociale ?labor? et d?une analyse encore in?gal?e ? ce jour de la soci?t? bourgeoise, le concept ?cologique de ??pr?servation de la plan?te?? n?est qu?un slogan publicitaire accrocheur con?u par les charlatans de la soci?t? du spectacle. Mais sur le fond, ce slogan bucolique, associ? ? quelques autres tels ??d?veloppement durable?? ou ??mix renouvelable??, masquent en r?alit? une op?ration politique de grande envergure destin?e ? r?g?n?rer les fonctions organiques du stalinisme pr?matur?ment d?c?d? en 1990. Car, bien qu?ayant fait mine de se r?jouir de l?effondrement du bloc de l?est, le capitalisme occidental a ?t? en r?alit? pris de court par le rouleau compresseur de l?histoire des masses, alors qu?il s?appr?tait ? ent?riner une situation durable avec le stalinien r?cup?rateur id?al, M. Gorbatchev. Le leurre sovi?tique ayant ?t? d?finitivement mis hors d?usage par l?impr?vu historique, il devint urgent de reconstituer au plus vite le pontage n?cessaire au bon ?quilibre g?opolitique de la gestion des peuples.

Ce fut chose faite avec le noyautage du mouvement ?cologiste apr?s cette date, d?autant que son arrimage au courant social-d?mocrate donnait toutes les garanties de non-agression p?renne. Les doubles faces du miroir ?taient alors riv?es, d?un c?t? un capitalisme pr?tendument lib?ral et occultement ?tatique, et de l?autre un ?cologisme pr?tendument antilib?ral et ouvertement ?tatique. Les deux oppos?s concourrant effectivement au m?me but?: l?asservissement des masses ? un ?tat marchand tout puissant par le biais d?une communication spectaculaire.

En envahissant le mouvement ?cologiste, les staliniens ont import? avec eux les bonnes vieilles m?thodes et les principes immuables qui avaient constitu? leur quotidien de soixante dix ans de r?gne. En premier lieu pr?side l?axiome imparable?: ??il vaut mieux avoir tort dans le parti que raison au dehors??. C?est ainsi que nous voyons M. Yves Cochet, certainement l??cologiste fran?ais le plus instruit et le plus intelligent, tenir des propos raisonnables sur les ?nergies renouvelables lors de r?unions en petit comit?, ? savoir qu?elles ne compteront jamais que pour du beurre, et, dans le m?me temps, affirmer au JT de TF1 que notre civilisation industrielle peut tr?s bien s?en sortir sans fossile ni nucl?aire, gr?ce ? l?ineffable Mix renouvelable. Souhaitons que Mr. Cochet prenne un jour le chemin d?Arthur London et ??avoue?? enfin sa duplicit?.

Mais le r?le le plus important tenu par les ?cologistes pour le compte du syst?me capitaliste en place consiste ? valider l??tatisation croissante de la soci?t?. Si, d?un point de vue ?thique, le capitalisme se doit de masquer autant que possible ses d?rives autoritaires afin de pr?server son image (faussement) lib?rale, il lui est n?cessaire d?un point de vue op?rationnel de disposer d?une force l?gislative et coercitive lui permettant de mener ? bien ses op?rations d?enrichissement. La doctrine ?cologiste, elle, fortement marqu?e d?une empreinte sociale ne rencontre aucun probl?me en interne pour promouvoir une ligne autoritaire sous la f?rule d?un Etat tout puissant. La bonne cause ?tant suppos?e ?tre d?tenue par eux, et la Vertu consacr?e en sacerdoce ind?fectible, chaque escalade dans l?oppression ?tatique de leurs technocrates sur l?ensemble du peuple ne peut ?tre suspect?e d?aucune finalit? maligne autre que celle du la recherche altruiste du bien commun.

Partout o? il y a staliniens, il y a mensonge d?Etat et partout o? il y a mensonge d?Etat, il y a des staliniens. Bien sur, on remarquera ici et l? des mensonges strat?giques ?manant de purs capitalistes, comme celui des armes irakiennes de destruction massives de Mr. Bush Jr ou celui du faux ?pouvantail Khadafi de Mr. Sarkozy, mais ce n?est que chez les staliniens que cette technique est ?rig?e en syst?me quotidien et immuable. Pour fonctionner correctement le stalinisme doit s?appuyer sur des slogans simples et attractifs, formules r?ductrices d?un pseudo-paradigme qui constituerait une sorte de ligne de pens?e facile ? comprendre pour les populations dirig?es, ou plus pr?cis?ment, et en utilisant le lexique bourdieusien, une? ??doxa??, c?est ? dire ?un point de vue particulier, le point de vue des dominants, qui se pr?sente et s’impose comme point de vue universel; le point de vue de ceux qui dominent en dominant l’?tat et qui ont constitu? leur point de vue en point de vue universel en faisant l’?tat?. Cette doxa, qui se traduit par un ensemble plus ou moins homog?ne d?opinions, confuses ou non, de pr?jug?s populaires ou singuliers et de pr?suppositions g?n?ralement p?remptoires, est toujours fond?e sur l?id?e quasi religieuse d?une superstructure collective ? visage non humain mais agissant par d?finition pour le bien et le bonheur de l?esp?ce. Cet ensemble directeur prend le nom d?Etat et se voit dot? des pouvoirs les plus ?tendus sur la marche de la soci?t? et d?une autorit? sur l?individu proportionnelle au degr? de stalinisation global du syst?me.

Les slogans, eux, plus op?rationnels sont destin?s soit ? soulever les enthousiasmes populaires ainsi ??vive le d?veloppement durable?? affili? ? ??nous ne sommes rien soyons tout??, soit ? servir de repoussoir envers l?ennemi ? l?enseigne de ??? bas le r?chauffement climatique?? cousin du ??? bas la soci?t? de classes??. Ces formules chocs sont chaque fois destin?es ? fondre dans le marbre une id?ologie inattaquable, tant sur le plan de son fondement scientifique que de son objectif social. De la m?me mani?re que la simple mise en cause suppos?e des th?ses de Marx ou de L?nine valait en son temps et ? son auteur un s?jour dans un goulag de Sib?rie, le moindre scepticisme sur les conclusions du GIEC peut amener aujourd?hui un contradicteur t?m?raire ? subir les foudres ?cologistes, ? endurer les accusations de crime contre l?humanit? en p?ril, ou ? ?tre menac? d??radication journalistique (voir certains commentaires sur mes articles pr?c?dents). Ainsi par?s d?une justification th?orique et d?une validation spirituelle les nouveaux staliniens s?appr?tent ? enserrer l?individu dans un filet ? maille fine de lois, un ?cheveau diffus de d?crets, une nasse t?nue de r?glementations, une toile drue de taxes diverses et un catalogue nourri de contraintes volontaires plac?es sous la surveillance tacite du voisin d?en face.

Cette codification rigoureuse du comportement? ??citoyen?? est un des sympt?mes les plus aveuglants de la filiation des ?cologistes et des staliniens. Ces terroristes d?Etat ignorent syst?matiquement les aspirations particuli?res pour loger l?individu sous une chape de plomb qu?il ne peut tenter de soulever qu?au risque de la voir retomber sur lui plus lourdement encore.

Cette hyst?rie autoritaire ?tant cens?e s?autovalider par une profession de foi anticapitaliste, nous constatons malheureusement que, dans la pratique, chaque option ?cologiste se traduit par la mise en place d?un business lucratif (voir mes pr?c?dents articles) et que, bien loin de miner les bases du syst?me marchand, les entreprises vertes ne font que le renforcer en lui ouvrant de nouveaux d?bouch?s.

Le mensonge d?Etat de type stalinien est devenu pratique courante chez les camelots de la plan?te qui n?imaginent pas un seul instant que confiance puisse ?tre faite ? l?individu pour g?rer les temps qui viennent? et que seul l?Etat omnipotent conna?t la voie qui conduit au Salut. Pour eux, l?individu livr? ? un syst?me antiautoritaire et contractuel ne pourrait que d?river vers le Mal. In State We Trust?!

 

A propos de

avatar

Check Also

EDF: Non au projet Hercule !

Une défense du projet de restructuration d’EDF au Parlement, une mobilisation syndicale qui ne faiblit ...

2 Commentaire

  1. avatar
    SylvainGuillemette

    «Partout où il y a staliniens, il y a mensonge d’Etat et partout où il y a mensonge d’Etat, il y a des staliniens. Bien sur, on remarquera ici et là des mensonges stratégiques émanant de purs capitalistes, comme celui des armes irakiennes de destruction massives de Mr. Bush Jr ou celui du faux épouvantail Khadafi de Mr. Sarkozy, mais ce n’est que chez les staliniens que cette technique est érigée en système quotidien et immuable.»

    Je ne peux qu’affirmer dans le même sens, sauf pour la partie où vous dites que «mais ce n’est que chez les staliniens que cette technique est érigée en système quotidien et immuable.». Là, je ne suis pas d’accord, dans le sens où ces Staliniens avaient un partenaire, à savoir la bourgeoisie.

    Je suis communiste, et Staline et les siens sont pour moi les pires contrerévolutionnaires de l’histoire de l’humanité. Loin de moi la nostalgie pour cet infâme imposteur et pour ce tueur de masse.

    Vous dites que le communisme fut emporté par l’histoire, mais l’histoire nous rappelle aussi, précisément, les torts causés par le stalinisme, et par la multiplication de ces torts, à travers les médias de masse, qui continuent d’ailleurs leur travail d’abrutissement. Le communisme n’est dans aucun débat, sauf lorsque les juges capitalistes veulent le caler encore plus profondément, sans tenir compte du stalinisme, donc de façon plutôt totalitaire.

    Le communisme comme modèle a de l’avenir, il est d’actualité plus que jamais, le sujet est tout simplement tu par les capitalistes et par les stalinistes et ces autres opportunistes.

    «Cet ensemble directeur prend le nom d’Etat et se voit doté des pouvoirs les plus étendus sur la marche de la société et d’une autorité sur l’individu proportionnelle au degré de stalinisation global du système.»

    Je ne vois pas le sens de cette phrase, vous semblez dire que les véritables tenants d’un discours alternatif, pour une économie alternative, autant que les imposteurs du stalinisme, ne veulent que contrôler le monde via l’État. Or, sans État, le monde sera contrôlé également, mais non par une majorité de gens, mais assurément par une minorité parasitaire, dont les pouvoirs auront été accrus par la concentration de la richesse en son sein, via une économie qui permet ironiquement cette concentration de la richesse. Que proposez-vous? L’anarchie? Elle permet le même contrôle, non pas d’un État officiel, mais d’un État non-officiel. Les libertariens, se posent ainsi en anarchistes, continuant de croire en une économie divine, qui se régulerait toute seule, ce qui n’est bien entendu pas possible dans les faits.

    Et ceux que vous dénoncez aujourd’hui, ces «stalinistes révoltés», sont également conditionnés à rentrer dans les rangs, par une propagande omniprésente, qui sert de canalisation visant à duper les masses, conditionnant les masses à réformer leur capitalisme, qui demeure de fait, un système d’exploitation de leur labeur, de leurs besoins et de leurs maladies.

    «cousin du « à bas la société de classes ». Ces formules chocs sont chaque fois destinées à fondre dans le marbre une idéologie inattaquable, tant sur le plan de son fondement scientifique que de son objectif social.»

    C’est que, les classes existent bel et bien, elles ne sont pas mythiques, elles ne sont pas légendes, elles sont là, devant nous, nous les observons sans que personne ici ne puisse les infirmer. Alors…

    «De la même manière que la simple mise en cause supposée des thèses de Marx ou de Lénine valait en son temps et à son auteur un séjour dans un goulag de Sibérie, le moindre scepticisme sur les conclusions du GIEC peut amener aujourd’hui un contradicteur téméraire à subir les foudres écologistes, à endurer les accusations de crime contre l’humanité en péril, ou à être menacé d’éradication journalistique (voir certains commentaires sur mes articles précédents).»

    Les goulags existent partout, on les appelle prison en nos terres et nous avons nos propres prisonniers politiques. Comment voulez-vous que le pouvoir agisse, contre ceux qui se hissent contre lui? De facton, il n’y avait que cette voie pour Lénine, que de mettre en prison les attaquants du système. Et vous minimisez l’époque, la guerre, etc.. Sous Staline, peut-être qu’il y aurait à plaindre, mais sous Lénine, alors qu’il y avait guerre civile à l’interne, je ne vois pas le besoin de critiquer le pouvoir, mettant en place ses propres geôles, contre ses propres opposants. Le stalinisme n’a pas vu le jour, avant Staline. Il est apparu sous le dictat de cet homme, devenant à lui seul, le «soviet», le conseil populaire. En Russie, le prolétariat, c’était Staline, et non les prolétaires. Ce fut une dictature sur le prolétariat, et non pas celle du prolétariat. Ce dernier fut dupé, amis le message révolutionnaire de Lénine, lui, demeure assez intact à ce que je sache, ainsi que plusieurs observations de Marx, dont celle de l’exploitation.

    «Ainsi parés d’une justification théorique et d’une validation spirituelle les nouveaux staliniens s’apprêtent à enserrer l’individu dans un filet à maille fine de lois, un écheveau diffus de décrets, une nasse ténue de réglementations, une toile drue de taxes diverses et un catalogue nourri de contraintes volontaires placées sous la surveillance tacite du voisin d’en face.»

    Sans réglementation, on voit également des résultats plutôt pervers…

    «Pour eux, l’individu livré à un système antiautoritaire et contractuel ne pourrait que dériver vers le Mal. In State We Trust !»

    Est-ce une invitation à l’anarchie? Sans État, on voit aussi ce que ça donne, ailleurs.

    L’abolition de l’État, certes, mais non avant de mettre en place les bases d’une nouvelle société. Et oui, il est certain que l’État réprimera ceux qui s’y opposeront, de fait par exemple, les bourgeois. Mais je parle là d’une véritable révolution, et non pas d’une prise de contrôle par les écologistes réformistes, staliniens comme vous les dites.

    Mais ne mêlons pas les choses, il est possible pour les Humains de faire une révolution, avec un État temporaire, sans tomber dans le stalinisme et sans que les projets socialistes ne soient écartés.

    Quant à l’État comme tel, partout où il était fort de par le monde, et où il jouait un rôle de contributeur collectif, la vie sociale en découlait, alors que dans les endroits où l’État était écarté, on laissait place au dictat du marché, et par conséquent de la minorité parasitaire bourgeoise.

    Certes, non au stalinisme, mais le socialisme demeure d’actualité, plus que jamais!

  2. avatar

    Ici, je vous rejoints plus que d’habitude sur un point:
    la pensée unique de l’écologie contemporaine à coup de slogan et de très peu de science (notamment sur le climat: impossible d’avancer des arguments rationnels sans qu’on soit étiqueté à droite (comme si la science était à gauche ou droite) ou comme défenseur du pétrole…. Les techniques employés sont souvent les mêmes que par des anciens militants gauchistes.

    pour le commentaire qui suit: oui, il faut pas polluer, prendre compte de l’impact: mais l’environnementalisme, comme religion, ne raisonne pas avec la science et souvent prône un retour en arrière: ce n’est pas avec moins de science qu’on règle les problèmes, mais avec plus! (ie super filtre pour industrie, changement de procédé, traitement des eaux, etc.).

    Tant qu’à moi, il faudrait me taxer d’être à la solde du lobby nucléaire… le mouvement écologiste, lancé non pas comme vous le laisser entendre par les gens d’en bas, j’y reviens, a eu c’est premier début et continu (groupe comme Greenpeace) sa première cible fut le nucléaire: c’est une des grandes marottes des écologistes, bien que vous ne le dite pas dans vos autres articles, mais n’importe qui fait un peu d’histoire, le sait!! (notamment en Allemagne, d’ailleurs financé en partie par les soviets le mouvement anti-guerre, anti-nucléaire, question de retarder l’ouest; mais principalement, vient de l’occident le financement anti-nucléaire, j’y reviens). Ceux contre le nucléaire, et plus ils sont fanatiques, moins ils connaissent en général, ne peuvent faire de comparaison, ne peuvent rien mettre en perspective et surtout incapable d’envisager un future avec de nouvelle possibilité dans le nucléaire, comme si le réacteur type Westinghouse était le nec plus ultra indépassable. La radiation, bien qu’un phénomène parfaitement naturelle, est le diable, le démon en soi… Comme si on pouvait pas la connaître, la calculée, savoir quand nocif, quand ne l’est pas, qu’on pourrait pas la bloquée, etc.

    Là où je ne suis pas d’accord: ‘la conservation de la nature’: ça vient depuis le 19e siècle, c’est d’ailleurs du vocabulaire anlo-saxon venant de l’aristocratie britannique en Inde: les administrateurs coloniaux privèrent (au nom de la conservation) les indiens d’aller s’approvisionner dans la forêt comme ils le faisaient depuis des lustres (surtout en temps de disette) tout cela pour ‘conserver’ la ressource. Mais la raison réelle derrière, c’est que l’aristocratie anglaise (fin 19e: c’est les arito-financier, non plus purement la classe terrienne, mais cette classe financière avec les mêmes valeur que l’ancienne aristocratie, détestant le progrès technologique qui la menace, qui dédaigne bien sûr le travail manuel qui est sale et qui préfère le ‘jeu’ de la finance). Le concept clé au coeur de l’élite impérial est le malthusianisme (un Bertrand Russel en est une de ces principaux représentants au 20e, voir son livre : Impact of Science de 1953) qui croit les ressources limités (se trompant toujours dans leurs pronostiques, car nie la créativité et la capacité inventive humaine) et pour eux, il s’agit de contrôler les ressources naturelles et empêcher le développement des autres, surtout quand la peau plus foncé… C’est aussi vers la fin du 19e que les élites anglaises cooptèrent (ou s’entremêlèrent) avec la nouvelle upper class américaine (les Jp Morgan, les Rockefellers, etc.), très malthusienne, social darwiniste aussi. C’est pas pour rien que les premiers parc de conservation au US viennent du président anglophile Théodore Roosevelt, adepte des théories raciales nordiques, dans les années 1900s. Ils détestaient le système américain si optimiste, poussé vers le développement et les découvertes (un Edisson en est une exemple classique: pour la petite histoire, l’impérialiste HG Well était horrifié de l’idée de Lénine d’électrifier la Russie: elle aurait dû, selon lui, resté en arrière….). Il va s’en dire que cet élite anglo-américaine déteste l’État Nation qui a tendance à vouloir développer ses ressources, notamment pour améliorer le sort de ses citoyens, oh, horreur… Ainsi le dit un dirigeant du plus puissant groupe écologiste fondé dans les années 50 (et non pas à la chute de l’union soviétique) du WWF qui était aussi dirigeant d’Union Carbide . Donc, après les nazis (qui soit dit en passant, on passé les premières législations ‘écologiques’, ils étaient très ‘back to nature’, pour les plantes indigènes, la pureté de la race non pas seulement aux humains, mais à la nature aussi…), l’eugénisme, défendu par les élites anglo-américaines étaient difficile à défendre (Julian Huxley à l’UNESCO en était très triste….), ils se replièrent sur l’environnementaliste pour passer le concept malthusien cher à l’upper class et induire un pessimiste culturel dans la population et une haine de l’humain en général en le représentant comme une pur parasite de la gentille mère nature… (simplement voir ces gens qui cris au meurtre si le voisin ne recycle pas comme eux et qui reste indifférent aux millions de morts annuels en Afrique à cause de la malaria depuis les années 70 quand fut banni le DDT… ça rente pas dans la tête: MILLIONS de mort, mais c’est pas grave, ils meurent de manière écologique, naturellement, par des piqûres de moustiques…)
    Le mouvement écologiste n’est en rien un mouvement spontané d’une réaction contre l’industrie, mais une création de l’upper class anglo-américaine depuis les années 50 avec son envol dans les années 70, financer à tout de bras par des instituts comme le Ford Foundation. Où pour le canadiens, regardez le pedigre d’un Maurice Strong, clé dans l’organisation des grandes conférences écolos (et d’ailleurs, le sommet de Rio de 1992 adoptait les principes du marché…) Regarder la genèse du WWF: avec le prince phillip d’Angleterre et le prince Bernard (ancien nazi hollandais) comme premier président, avec le club des 1001 pour le financer avec tout ce qui compte des grosses multinationales minières, pétrolières (qui ont largement financer le mouvement antinucléaire: mais pas simplement pour l’argent: savent qu’une nation à besoin d’énergie pour se développer et comme les 7 sister contrôlaient pas mal le pétrole, surtout la distribution et raffinage, rendrait beaucoup difficile le contrôle et empêcherait de faire les ‘pénuries’ artificielles pour augmenter les caisses et surtout, risquerait de permettre le développement des nations en voie de développement, encore une fois, une horreur pour eux. C’est eux qui utilisèrent le FMI pour empêcher le développement: prenez le Mexique: début 80, des gens comme Brezinski et autre de dirent: on ne veut pas d’un nouveau Japon au sud de la frontière… et hop, crise de la dette, destruction des capacités alimentaires, destruction des banques de développement étatique, privatisation, etc. le tout au privé… et aujourd’hui le pays a bien reculé. Et maintenant le WWF veut empêcher que les mexicains aménagent leur territoire, qu’ils puissent dévier des rivières, question de sauver, supposément, une grenouille: mais pendant ce temps, les gens indigènes commencent à mourir de faim avec la sécherresse au nord du pays: un grand programme d’irrigation ferait l’affaire, mais aujourd’hui, la nature est devenu sacrée, pas touche… crever.. (ce qui veut pas dire qu’il faut faire n’importe quoi et mal, comme à la mer d’Aral qui fut une vrai catastrophe: mais comme le TVA en Tennesse dans les années 30: fut un franc succès et un aménagement des eaux).

    Bref, l’écologie, non comme science, mais comme religion, vient du haut, rechercher donc son histoire (notamment le fondement du WWF) et cessez de dire que vient de l’État, mais vient de l’upper class anglo-américaine, la même qui poursuit les politiques néolibérales anti-étatiques: mais l’effet des deux revients au même; bien sûr, une fois les idées diffusées dans le public, des groupes ‘spontanés’ s’organisent et ne sont aussi mal intentionnés que ces messieurs et veulent souvent bien faire (quoique très vrai que certains écolos, dans les gens du haut, voudraient faire un État totalitaire anti-démocratique sous prétexte qu’ils veulent sauver la Terre et qu’il faut donc contrôler ces ignorants…)

    Sylvain a raison: plus d’État: vous aimez la jungle darwinienne? Sans l’État (qui dépend toujours des forces en présence), qui dominera? ce sera l’égalité de tous devant la loi? déjà avec l’État ce n’est pas le cas, se sera encore pire sans lui! Car laissé le marché et la propriété privé seul (d’abord n’existeront pas trop longtemps, les tenants du laissez-faire veulent l’État , mais vrai que préfèrent des mercenaires, pour défendre leur propriétés: le marché n’est pas une entité naturelle de la première civilisation comme le pensait de manière erronée Adam Smith: c’est une création humaine. Et d’ailleurs, sans l’État, il n’eut d’aussi grand marché: le marché national est une création de l’État qui rompit les petits féodalismes (et d’ailleurs c’est dernier criait à l’empiétement sur la liberté à chaque fois que l’État intervenait…)). prenez le cas au Congo: une puissante minière canadienne y vient avec plein de fric: un petit paysan est propriétaire d’un lopain de terre: la minière ne sera même pas foutu de lui payer décemment sa maison, encore moins la valeur du sous-sol.. vous résistez? vous envoies ces mercenaires et hop.. où est-elle votre liberté??? Que peut l’individu libertarien contre une grande entreprise si aucune loi, aucune règle et une institution comme l’État pour se défendre? rien. Il faudra que les individus s’organisent pour ne pas être la cible des prédateurs, des puissants, qu’ils constituent ce que nous nommerons par la suite un État…. Et puis, il faut arrêter de voir l’État comme une antithèse de la société, un ogre dévoreur (il peut le devenir, au même titre qu’une bande de bandits organisée). Il est un instrument qu’on se donne pour faire face aux problèmes communs (au même titre qu’une entreprise, une coopérative s’organise, qu’une association d’humain se met ensemble pour accomplir ce qu’individuellement ils ne pourraient faire où qui coûteraient trop cher de faire un à un: ainsi la poste: on pourrait toute aller porter notre lettre individuellement, mais plus efficace si un prend 50 lettres à aller porter et les autres peuvent faire autre chose!)

    au revoir!