Accueil / T Y P E S / Articles / Les impostures ?cologistes – Chapite 7 : le nucl?aire

Les impostures ?cologistes – Chapite 7 : le nucl?aire

L?agriculture biologique et le nucl?aire sont les deux ?l?ments historiques constituant? le terreau fondateur de l??cologisme. Ayant vu, dans le chapitre pr?c?dent que pour ce qui concerne l?AB, l?imposture se situe, au mieux, dans la mise sous le boisseau du probl?me, nous allons voir que, pour ce qui concerne le nucl?aire, celle-ci se manifeste carr?ment par le mensonge.

Avant Fukushima, le nucl?aire ?tait en passe devenir une v?ritable ?pine dans le pied des ?cologistes, les vouant ? la contradiction interne et ? la ridiculisation externe. Quarante ans apr?s les rassemblements abolitionnistes de Fessenheim, du Bugey et de Golfech, les nouveaux ?colos ?taient en train de d?couvrir, avec des yeux ronds, que les risques d?accidents industriels dans les centrales nucl?aires n??taient pas plus ?lev?s que les autres risques de bugs du syst?me industriel global, et que finalement la catastrophe de Tchernobyl n??tait pas forc?ment plus inacceptable que celles de Bhopal, de Seveso, ou d?AZF. Ils ?taient d?s alors enclins ? commencer de calculer que les coups de grisou quotidiens dans les mines de charbon chinoises t?moignaient du caract?re statistiquement plus meurtrier de l?extraction du charbon par rapport ? la fabrication d??lectricit? dans les centrales atomiques. Et, pour finir,? ils venaient tout juste de se rendre compte que l??nergie nucl?aire n??tant pas ?mettrice de gaz ? effet de serre, se repla?ait du coup en t?te des ?nergies recevables du point de vue de l??pouvantail CO2, lui m?me devenu ennemi ?cologique n?1 depuis quelques ann?es au point d??clipser toutes les autres menaces environnementales.

D?finitivement acquis au dogme envahissant du lobby r?chauffiste mondial, les ?cologistes, tout leaders, militants et sympathisants confondus, ?taient en voie d?abandonner totalement leur traditionnelle hyst?rie anti-nucl?aire, ? tel enseigne que l?ex-future candidate d? ? Europe Ecologie ? Eva Joly, ne parlait plus, ? cette ?poque, de ? sortir du nucl?aire ? et avait inscrit ? son pr?-programme la mesure suivante : ?on conserve les centrales actuelles, et on verra plus tard si on en construit d?autres ou pas?. C??tait ? la fois comique et lamentable, mais cela avait au moins le m?rite d??tre clair et honn?te. Candidate gadget fabriqu?e par Dany le Rouge pour contrer Nicolas Hulot, elle jouait le nucl?aire profil bas face au chouchou des foules nucl?ariste convaincu, mais lui-m?me instrument m?diatique d?activistes plus instruits, dont Jean Marc Jancovici, chantre technocrate de l??cologie atomique.

Mais la partie semblait perdue d?avance pour Bendit, qui se contrefiche depuis toujours du nucl?aire ou pas, mais tenait ? pr?server son leadership politique d?autant que la niaise Duflot faisait les yeux doux au gendre id?al. Heureusement vint Fukushima pour sauver sur le fil un combat mal parti pour le premier. Malgr? la conversion de Hulot au jeu de la girouette, tous ses efforts de revirement furent plomb?s uns ? uns par l?intransigeance de ses v?ritables commanditaires neutrod?pendants. Le plus ?minents d?entre eux, toujours le m?me polytechnicien JM Jancovici, ?crivait froidement dans un article intitul? ??La main invisible de la radioactivit? publi? dans Le Figaro du 3 avril 2011, c’est-?-dire moins d?un mois apr?s la catastrophe japonaise?: ???les accidents dans les mines de charbon font plus de 5000 morts par an, rendant la production ?lectrique ? base de charbon consid?rablement plus meurtri?re que celle issue de l?atome, m?me en tenant compte des accidents comme Tchernobyl?. Le tabac et les voitures, tous deux en vente libre, tuent chaque ann?e dans le monde l??quivalent d?une grande ville ou d?une r?gion fran?aise?. Manger trop gras et trop sucr? tue pr?matur?ment des centaines de milliers d?am?ricains tous les ans, et m?me rester chez soi est dangereux : environ 10.000 d?c?s par an sont dus aux accidents domestiques dans notre pays?. Une h?tesse de l?air qui prend 200 vols long courrier par an approchera aussi de la dose maximale admise pour les travailleurs du nucl?aire, et une personne qui passe un scanner corps entier peut largement la d?passer ?? L?absence d??l?ment inflammable dans le c?ur des r?acteurs concern?s (contrairement ? Tchernobyl), et l??vacuation pr?coce des populations (contrairement ? Tchernobyl), rendent peu probable que Fukushima change significativement le bilan humain – bien assez lourd comme cela – du tsunami, m?me si la situation empire encore sur le site. En quoi cela serait-il ind?cent d?en prendre acte????..

A?e?! Avec ?a, il ?tait difficile pour Hulot de faire passer la pilule du ralliement de la onzi?me heure et au hit parade des Grandes Peurs, l?hiver nucl?aire battit ? plate couture la canicule carbonique. D?un certain point de vue, c?est bien dommage parce que la nouvelle donne ainsi recr??e entretient encore plus la confusion au sein de la mouvance verte, alors qu?une ligne jancovicienne victorieuse aurait eu le m?rite d?abattre clairement les cartes du jeu ?colo-nucl?aire. Au lieu de cela, nos charlatans continuent d?avancer masqu?s en mentant outrageusement sur leurs convictions profondes et attendent patiemment que le souvenir de Fukushima soit suffisamment estomp? dans l?opinion publique. Sachant que toutes les ?tudes de marketing politique s?accordent ? dire que le potentiel d?oubli par l?inconscient collectif des masses est inversement proportionnel au taux de relais m?diatique de l??v?nement consid?r?, ? savoir que dans le cas o? un fait marquant cesse d??tre diffus? le niveau d?oubli est tr?s ?lev?, et que le d?lai peut ?tre estim? ? 6 mois ? peine pour un ?v?nement majeur qui aurait disparu durablement de la une des principaux m?dias, il est probable que les ?cologistes puissent revenir paisiblement ? leurs v?ritables amours apr?s les pr?sidentielles.

Une claque ?lectorale annonc?e d?Eva Joly, additionn?e ? un silence nippon rassurant permettront ? coup s?r le retour en force du tandem Hulot/Jancovici, la seule difficult? r?sidant dans le fait de d?occulter les positions anti-nucl?aires prises in-extremis par le premier. Mais la t?che ne devrait pas ?tre trop ardue, car le second a pris la peine de conserver ? en coulisse ? une ligne ferme tandis que le premier fautait l?g?rement ? sur le devant de la sc?ne – par exc?s de pragmatisme politique. Le spectacle collait trop ? la peau du saltimbanque pour qu?il f?t judicieusement guid? vers le politiquement raisonnable, mais le ph?nom?ne d?oubli pr?cit? le r?tablira sans doute sans trop de peine dans ses fonctions m?diatiques.

En Allemagne, la travers?e du d?sert des ?colonucl?aires devrait ?tre un peu plus longue, car ce pays a la caract?ristique, rare en Europe, de poss?der des r?serves de charbon substantielles permettant de produire de l??lectricit?, pour un certain temps, en se passant de l?atome. Ce contre exemple ne manquera pas d??tre stigmatis? par le reste du continent, et renforcera encore la tendance ?cologiste du retour au nucl?aire. Les ?paisses fum?es emplies de dioxyde ce carbone qui s??chapperont des centrales thermique teutonnes serviront utilement de repoussoir pour la meute des r?chauffistes et feront le lit d?une relance rapide du tout-nucl?aire.

Car si les ?cologistes sont des menteurs av?r?s, ils sont par ailleurs assez logiques. Et c?est d?ailleurs l?exercice m?me de leur logique qui les contraint au mensonge. Le point n?vralgique du probl?me, c?est l?option irr?m?diable de la croissance. D?s le moment o? le mouvement ?cologiste s?inscrit dans la philosophie du d?veloppement ?conomique, et ? plus forte raison d?un d?veloppement ?conomique ??durable??, il ne peut faire l?impasse sur un raisonnement ?nerg?tique s?rieux. Bien que passablement ignares de la science ?cologique, les ?cologistes n?en sont pas moins relativement instruits de la chose ?conomique, et nous pouvons leur reconna?tre le m?rite de ne pas attribuer la ph?nom?nale croissance des ces 150 derni?re ann?es au seul g?nie humain – contrairement ? certains illumin?es bien plus ineptes qu?eux – mais fondamentalement ? la jouissance d?une ?nergie abondante, facile d?usage et bon march? (c’est-?-dire le P?trole, pour faire simple). A partir de l?, le maintien d?un ??d?veloppement durable?? passe par une n?cessaire continuit? ?nerg?tique. Or le p?trole ?tant vou? ? manquer d?ici peu de temps, il convient de pr?senter au peuple une alternative cr?dible dans ce domaine.

Certains ?cologistes tentent bien une mystification suppl?mentaire en parlant de transition vers les ?nergies renouvelables (ce sujet fera l?objet d?un prochain article d?taill?), mais les principaux z?lateurs de cette id?e ne croient pas un mot de ce qu?ils disent , en premier lieu Yves Cochet dont l?excellent livre ??P?trole Apocalypse?? et la remarquable conf?rence ??Pic de p?trole et d?croissance?? du 22 mai 2008 devant le Collectif Parisien pour la D?croissance (1h40 – http://www.adaptation-decroissance.com/Liens/article/yves-cochet-pic-de-petrole-et ) prouvent qu?il se livre ? un regrettable exercice de RealPolitik chaque fois qu?il entonne sa f?cheuse ritournelle renouvelable. A l?oppos?, des individus moins impliqu?s dans la politique spectacle, tels JM Jancovici ou A Grandjean (Le plein s?il vous plait ? Sauver le monde), sourient carr?ment des chim?res renouvelables et expliquent froidement que seule le nucl?aire permettra (peut ?tre) d?assurer la fourniture d??nergie n?cessaire ? un d?veloppement durable.

Car aucun ?cologiste, m?me convaincu en priv? de l?in?luctabilit? du d?clin ?conomique prochain, n?oserait ?voquer une quelconque d?croissance de notre civilisation industrielle, qu?elle soit mod?r?e, soutenable, raisonnable,? ou, encore moins subie. Dans leur incommensurable vanit?, ils s?imaginent faire mieux que les capitalistes et proposer aux populations futures la croissance paisible jusqu?? la fin des temps. Ils ne se rendent pas compte qu?ils ne sont, en r?alit?, qu?une une d?clinaison opportune de ce m?me capitalisme, comploteurs agr??s par le syst?me et lui permettant de gagner sur tous les fronts.

Plus simplement, il ressort que le d?veloppement durable ? la sauce ?cologiste n?cessite une ?nergie p?renne et abondante, c’est-?-dire le nucl?aire. Les ?cologistes, naturellement, pensent ainsi mais disent le contraire. Donc ils mentent?!

A propos de

avatar

Check Also

EDF: Non au projet Hercule !

Une défense du projet de restructuration d’EDF au Parlement, une mobilisation syndicale qui ne faiblit ...

4 Commentaire

  1. avatar

    Vous vous confondez…

    D’abord, quand vous dites les «écologistes», de qui parlez-vous? Je vous ferai remarquer que le plus important groupe ‘écolo’ depuis la seconde guerre mondiale, c’est le World Wide Life Fund (WWF), fondé par le Prince Phillip d’Angleterre et l’ancien nazi, le prince Bernard d’Hollande. Le groupe est financé par le Club des 1001 (vous pouvez aller sur internet pour découvrir qui s’y trouve: mais on retrouve les grandes compagnies anglo-américaine, comme la Barrick Gold, Conrad Black, ou encore Shell, etc. https://wikispooks.com/ISGP/organisations/1001_Club_members_list.htm )

    Et quelle est sa propagande, sinon que les ressources sont limités (fidèle à Malthus, le prêtre économiste de l’Upper class anglaise travaillant pour la British East India Company, cœur de l’empire britannique, ) et qu’il faille absolument limiter la croissance? Vous n’avez pas entendu parler du Club de Rome qui prédisait l’épuisement de toutes les ressources pour l’an 2000? Lisez du Jacquard, du David Suzuki (financé en autres par la Ford Fondation, laquelle a financé à peut près tous les groupes comme le Sierra Club, profondément contre le nucléaire). Et avec Greenpeace, c’est les écolos les plus anti-nucléaires qui soient, et qui mentent constamment ou font des demi-vérités. Un Lovelock et Patrick Moore (un des fondateurs de Greenpeace) sont devenu pro-nucléaire, mais sont considérés, sous cet aspect des hérétiques par les écolos. En France, il y a les écolos pour le nucléaire de Combi, sinon, le discours écologique en est un de ressource limité et de l’idée qu’il ne faut absolument pas que des pays comme la Chine atteigne notre niveau, car la planète ne pourra pas le supporter…un Coustaud haïssait aussi les humains et sa capacité créatrice (qui peut effectivement détruire, mais aussi construire) Ah oui, pour l’Allemagne, vous oubliez de mentionner que c’est aussi parce qu’elle importera du gaz de manière massive depuis la Russie, ce qui n’est pas dit très fort par Merkel bien sûr…

    C’est d’ailleurs les études de la Foundation Ford, c’est-à-dire une institution privée qui essaie d’influencer l’opinion publique et les gouvernements, dans les années 60 qui a préparé le terrain à la propagande anti-nucléaire ; ça ne fonctionna pas avec Kennedy, mais commença avec Carter, AVANT l’incident de Three Miles Island, qui fit zéro mort et zéro émanation, mais que la presse monta en épingle question d’apeurer les masses crédules contre le nucléaire. D’ailleurs la compagnie Atlantic Richfield a beaucoup financé la propagande anti-nucléaire (jamais ce ne fut un mouvement spontané de la société civile: ce fut orchestré top-down). C’est-à-vous demandez si vous ne seriez pas stipendié par l’un de ces organismes!!
    Mais il ne faudrait pas simplement croire à une simple attaque purement pécuniaire: les pétrolières qui attaquent le nucléaire, source d’énergie rivale, par le relai des groupes écolos anti-nucléaire ne le fond pas simplement pour l’argent et éliminer un concurrent. C’est plus profond : comme vous le dite, les oligarchies anglo-américaines (qui contrôlent les dites pétrolières) savent très bien qu’il y a une connexion intime entre le niveau de développement et l’énergie disponible par tête : et en bon malthusien qui considère les «ressources naturelles» limités et voyant avec horreur le développement de l’Asie, l’Afrique et le l’Amérique du Sud (lisez les écrits de l’aristocrate Bertrand Russell, ce ‘pacifique’ qui voulait bombarder à l’arme nucléaire les soviet en 1946) où la peau n’est pas des plus blanches qui pourrait menacer leur pouvoir, tout est fait pour empêcher le développement, dont l’accès à une source d’énergie abondante comme le nucléaire.

    Si vous diriez que les nucléocrates poussèrent l’argument du nucléaire qui n’émet pas de CO2 par opportunisme sur le mensonge du réchauffement global, vous seriez plus juste. Mais le mouvement écologiste dans son ensemble fut et est anti-nucléaire et surtout anti-croissance. C’est les concepts de «carrying capacité» toujours mit de l’avant.

    Et maintenant, vous dites «ne pas attribuer la phénoménale croissance des ces 150 dernière années au seul génie humain – contrairement à certains illuminées bien plus ineptes qu’eux – mais fondamentalement à la jouissance d’une énergie abondante, facile d’usage et bon marché (c’est-à-dire le Pétrole, pour faire simple).» Vous semblez vous-mêmes très ignares de l’histoire humaine et de la relation homme-nature : comme si le pétrole était une «ressource en soi» que les premiers humains auraient pu utiliser comme ça, sans connaissances et découvertes préalables. C’est comme de dire que le fer est une ressource naturelles pour les humains, c’est-à-dire qu’il aurait suffit à l’humain primitif de se pencher et de l’utiliser : mais si on avait jamais maîtrisé le feu et atteint des sources de chaleur plus grande dans les fours, ça aurait resté dans la terre et jamais ça n’eut été une ressource pour l’humanité. Aucun animal n’utilise le pétrole comme source d’énergie pour faire mouvoir un objet externe à leur propre corps : pourquoi ? N’est-ce pas une source d’énergie «naturelle» ? Aucun humain ne l’utilisa d’ailleurs pour cela jusqu’à très récemment, pourtant c’était connu depuis longtemps (à Bagdad on l’utilisait pour les lampes), pourquoi donc M. Laurut ? Serait-ce qu’il fallu inventer le moteur à combustion ? mais c’est vrai, la source de la richesse ne doit pas être dans la capacité à découvrir le moteur à combustion, mais dans le moteur lui-même qui est apparu par magie sur la Terre…

    Il n’existe tout simplement pas de «ressource naturelle» pour l’humanité : c’est les découvertes humaines qui augmentent et amplifient la palette de ressources disponibles pour l’humanité. Les ressources sont fonctions des connaissances d’une société donnée à un moment donné.

    Prenez le cas d’une rivière : au début, a pu servir pour boire, pour la pêche, pour la locomotion. Quand on découvre l’agriculture, on peut en dévier une partie et faire de l’irrigation et ainsi augmenter la productivité de l’agriculture. Ensuite, on invente le moulin à eau et on peut donc transformer la force de l’eau en un mouvement mécanique qui peut effectuer un travail (comme moudre le grain). Finalement, une fois l’électricité découverte et maîtrisé, on peut produire massivement de l’électricité : c’est toujours la même rivière au fil des siècles : qu’est-ce qui a changé M.Laurut ? La biologie humaine sur 2000 ans n’a pas changé de manière radicale, ce qui a changé c’est les idées, les hypothèses sur la nature de l’univers que les humains ont, qui permet d’interagir sur elle et d’augmenter notre pouvoir d’action sur elle.

    L’uranium est présent sur terre depuis la nuit des temps, mais pourquoi on ne l’utilisait pas comme source d’énergie auparavant ? D’abord, ce n’est que vers la révolution française que l’on découvrit la roche d’uranium, qu’on put la distinguée des autres éléments de la nature. Il a fallu se défaire de la vielle idée qu’un Newton perpétuait qui croyait l’atome comme un élément fondamental et indivisible : les Becquerels et Curie y travaillèrent. Il fallut qu’un Einstein découvrit E=MC2… il fallut le projet Manhattan et le fait que la nature est bien faite, car pour une fission d’un atome, il a émission de neutron qui permet ainsi de faire une réaction en chaine et de dégager l’énergie logée au cœur de l’atome. Et d’ailleurs savez-vous pourquoi lorsqu’il y a fission et fusion, il y a un dégagement d’énergie des millions de fois plus dense que le charbon et le pétrole (pour eux, c’est simplement de l’énergie chimique qui est dégagé) ? C’est qu’il y a perte de matière : le poids de l’atome qui se fissionne et le poids des composés résultants n’est pas pareil : une partie c’est transformée en énergie !

    Le pétrole n’est qu’une source d’énergie temporaire dans l’histoire humaine (et pour votre connaissance, même si les sources viendraient à se tarir, on sait comment en fabriquer synthétiquement ; on peut aussi transformer le charbon en pétrole de manière massive et ainsi toujours avoir une source de fuel pour les avions et sur terre avec l’électricité ; mais peut-être que l’hydrogène fera l’affaire ! et peut-être d’autres sources : mais vous semblez complètement limiter, comme si on ne fera jamais plus aucune innovation, invention et découverte : c’est pas l’univers qui est limité, c’est votre pensée qui l’est… ). Fukushima, contrairement aux fanatiques anti-nucléaires, dont vous semblez faire partie, en lieu de retourner en arrière à l’âge de pierre, nous rappelle qu’il faut faire mieux, et que beaucoup mieux on peut faire. Car contrairement aux gens ayant les idées fixés sur le moment, incapable d’imaginer un futur différent d’aujourd’hui, les centrales nucléaires à fission à eau pressuré utilisant l’uranium 235 qu’on connait depuis 50 ans, n’est pas la seule manière d’obtenir l’énergie de l’atome : dès il y a 50 ans d’autres types de centrale nucléaire furent mis en essaie, mais pour des raisons historico-politico-militaire, seul la centrale que nous connaissons aujourd’hui fut mis en chantier. Des centrales physiquement sécuritaire comme au thorium (encore plus présent que l’uranium) dans les sels fondus qui ont la caractéristique de physiquement ne pas pouvoir s’emballer, de générer moins de ‘déchets’, etc. Ou encore le réacteur à haute température à boulet ou autre possibilité. Et en plus, beaucoup mieux, c’est la fusion : que ça prennent un autre 50 ou 100 ans, c’est absolument rien à l’échelle de l’histoire humaine, encore moins à l’échelle de l’histoire terrestre. Ici encore, pas seulement un chemin, l’Iter n’est qu’un des chemins et pas le plus prometteur ! Aux lasers ou encore en Allemagne une autre méthode.

    Déjà les voitures électriques s’en viennent (et même si leur progrès s’arrêtait au niveau d’aujourd’hui, ce qui est peu probable, nous ne retournions donc pas à l’âge de pierre, nous pourrions nous mouvoir mêmes très rapidement : ie le monorail électrique aux moteurs roues de Pierre Couture, TGV, aérotrain ou encore le train magnétique allemand, etc.). Et puis, M. Laurut, à moins d’un n’être qu’un vulgaire porte parole d’intérêt pétrolier, pourquoi limiter l’humanité à la planète terre ? Si la terre est le berceau des humains, on ne reste pas dans son berceau toute sa vie !! Ce n’est que la légitime expansion du vivant, poursuivant sa longue expansion sur la planète, depuis les mers à la terre et dans les aires : la nature par l’entremise de sa création que fut l’humain, poursuit son épopée anti-anthropique, à moins bien sûr que l’imbécilité malthusienne ne viennent éteindre les cerveaux, que les pseudos dieux de l’olympe ne nous engouffrent dans les ténèbres de l’obscurantisme environnementalisme antiscience et n’éteignent l’étincelle prométhéenne !

    • avatar

      Bonjour,
      Il n’est pas courant de bénéficier de commentaires si longs et détaillés, alliant pertinence sur le fond et courtoisie dans la forme alors même que le désaccord de la pensée est avéré.
      Le débat que vous suggérez sur le véritable moteur du développement humain exceptionnel des 150 dernières années est plus qu’intéressant, il est fondamental. C’est vrai que les Assyriens connaissaient déjà le pétrole et en enduisaient la coque de leur bateaux pour les imperméabiliser. Alors pourquoi ne s’en ont ils pas servi pour faire voler des avions, me direz vous? C’est un bien beau sujet de réflexion, mais on pourrait appliquer le même raisonnement aux énergies renouvelables, dont on nous rebat les oreilles depuis quelques temps : puisque l’homme connait et utilise, l’eau, le soleil et le vent depuis la nuit des temps, pourquoi a t’il fallu attendre le cracking du pétrole pour créer la civilisation industrielle puisqu’on nous dit maintenant qu’elle n’en a plus besoin. Concernant les projets d’avenir, c’est conviction contre conviction, la vôtre contre la mienne. Vous croyez dur comme fer que l’homme va trouver de nouvelles sources d’énergie pour continuer à faire tourner la machine à plein régime, moi pas! Je pense qu’après le pétrole, notre civilisation retournera progressivement au niveau économique du 19ème siècle et, dans le meilleur des cas, s’y stabilisera. L’enjeu se situera plutôt au niveau politique via une autre organisation sociale à définir, mais que j’espère antiautoritaire, enfin!..
      Vous voyez, Monsieur Asiq, c’est rêve contre rêve…
      Mais je n’ai pas écrit que cet article et ma pensée est beaucoup plus largement développée ici : http://www.adaptation-decroissance.com

  2. avatar

    Oups… erreur de correcteur automatique:
    par la nature du commentaire, vous aurez compris

    anti-entropique (ou négentropie) et non anti-anthropique…!!!

    Joyeux Noël et bonne année! tout plein de re-découvertes, découvertes et joie de l’esprit et bonté du coeur en lieu de fatalisme et grisaille (quoique la logique de guerre en pleine dépression économique ne fassent rien pour égailler les coeurs actuellement!)

  3. avatar

    Bonjour!
    Bien aimable d’avoir répondu! hé hé j’espère n’avoir pas vexé tout de même!

    (c’est long, mais je n’arrive pas à m’exprimer en slogan… désolé!)

    Là où je vous rejoins, c’est que les énergies renouvelables sont très limitées et ne pourront que jouer un rôle d’appoint, jamais elles ne pourront fournir toute l’énergie nécessaire pour maintenir le potentiel de densité relative humaine associé à la civilisation industrielle qui permet à plus d’humain de vivre au km2 et de mieux vivre, encore moins pour progresser plus avant. D’ailleurs, partout où on construit des éoliennes ou du solaire il faut un back up, souvent au gaz (ou charbon): puisqu’il faut démarrer instantanément dès l’arrêt du courant, le nucléaire ne peut ici servir en appoint.

    C’est ici qu’il faut introduire le concept de densité de flux énergétique pour avoir une métrique qui permet de juger les différents types d’énergie: et de pourquoi on peut-on donc affirmer la ‘supériorité’ d’une énergie sur une autre (bien que pour des usages spécifiques une peut être plus appropriée qu’une autre).

    C’est Leibniz qui démarra la science de l’économie physique en étudiant la machine à vapeur avec Papin (et non, ce n’est pas Watts qui l’inventa; déjà Papin l’inventa; travail avec Huygens et Leibniz). L’économie, dans cette conception, n’est pas comment soutirer le max de pognon indifféremment de l’activité faite (que ce soit de fabriquer de l’acier pour une école ou de l’opium, du point de vue physique, ça n’aura pas les mêmes effets physiques sur la société humaine et ne permettront pas également de reproduire la société…).

    L’intéressant d’une machine, c’est d’arriver à effectuer un plus grand travail avec le même effort (ou alternativement le même travail avec moins d’effort ou toutes les variantes similaires : c’est comme dans la nature, effectuer le plus avec le moins de force possible, c’est le principe de la moindre action). Ainsi, les leviers son de ce type et les grecs d’ailleurs définissaient le mot machine comme «tout ce qui permet de vaincre la nature à notre avantage » ou encore « mêkhanaomaï », qui signifie « j’invente une astuce ».

    Mais pour faire court, revenons à la densité de la force et son importance dans l’économie physique. Le couteau, machine très simple illustre bien l’affaire. Vous mettez une force au manche avec une certaine densité et vous la concentrer dans la pointe, qui aura donc évidemment une densité de force bien plus grande (ie toute la force appliquée au manche se retrouve dans la pointe), ce qui vous permet d’effectuer des types de travail impossible autrement. De même, ici vous aimerez l’exemple : en terme calorifique, la combustion du bois peut vous donner autant d’énergie que le pétrole : cependant, vous ne ferez pas voler un avion en faisant bruler un foyer dedans! Le moteur nécessite une densité d’énergie (KW/m2) importante et rapidement disponible (comme avec les explosions).

    En étudiant la machine à vapeur, auparavant on pensait qu’on pouvait seulement utiliser la force de la pression atmosphérique (ie, vous faites le vide sous le piston, par une explosion, la poudre à canon, comme le fit Huygens, et la pression atmosphérique refait descendre le piston). Mais dans les lettres entre Leibniz et Papin, le premier en vint rapidement à l’idée qu’on pourrait communiquer plus de chaleur à la vapeur (la force vive) et obtenir une force bien plus grande que la pression atmosphérique. Un ouvrier employant une telle machine pourra donc accomplir un bien plus grand travail que s’il ne l’utilisait pas, il y a donc une économie de travail. C’est le secret du progrès humain ( au niveau matériel) : sans cela, l’humanité qui aurait resté au niveau de la chasse et cueillette n’aurait absolument pas pu dépasser, grosso modo, 10 millions d’humains. (le principe s’applique à l’agriculture : un seul travailleur moderne peut obtenir un bien plus grand rendement qu’au tout début, ce qui permet de libérer d’autres humains qui peuvent faire autres choses; on peut aller à l’université et on n’a pas besoin d’aller travailler dans les champs dès le plus jeune âge pour assurer la survie de la société). La machine est comme l’enzyme des processus biologiques!

    Mais évidemment, dans la conception de telle machine, se pose la question de comment maximiser (physiquement) l’utilisation de la vapeur chaude (ie le moins de perte possible et accomplir le plus de travail possible. Avec cette découverte de la machine à vapeur, on pouvait donc employer les énergies minérales ou organiques pour accomplir un travail. Je ferai remarquer que le pétrole n’intervint qu’à la fin du 19e; la première phase d’industrialisation commence avec du charbon, soit en terre (comme les stocks au UK) ou avec du charbon de bois (et bien que la quantité serait limité, on pourra toujours fabriquer du charbon de bois avec une terre à bois bien gérer).

    Et le concept de densité, de densité de flux énergétique est très important, car en réussissant à obtenir des densités d’énergie plus grande, on peut réaliser des travaux auparavant impossible (penser à toutes les applications du laser). Il y a donc la densité de l’énergie initiale fournit et la densité au point finale de l’utilisation ( on peut amplifier au deux bouts); mais dans certaine machine, la même densité d’énergie au début, ne donnera jamais la même quantité de travail au final du fait du design interne de la machine : penser à la bicyclette et aux patins à roues alignées : vous fournirez la même quantité d’énergie musculaire, pourtant, le design intrinsèque de la bicyclette permet d’aller plus vite qu’avec les patins (les deux, sur une longue distance, pourront toujours aller plus vite que la course à pied, avec la même force musculaire).

    Ouf, on peut arriver à la comparaison des énergies. L’énergie solaire est une source d’énergie très limité, car le rayonnement solaire frappant la terre est, grosso modo, de 0,2 kW/m2. La biomasse végétale, là où elle capte cette énergie par chlorophylle notamment, en capte environ 0,0002 kW/m2. Voici un tableau de comparaison des différents tableaux :

    Source d’énergie KW/m2
    Énergie solaire 0,0002
    Combustible fossiles 10 000
    Fission nucléaires 70 000
    Fusion thermonucléaire XXIe siècle 70 000
    Fusion thermonucléaire XXII2 10 à la 15

    Il faudrait rappeler qu’un gramme d’uranium équivaut à 3 tonnes de charbon, ie 3 000 000 de fois plus.

    Le vent, aussi le résultat de l’énergie solaire, à aussi une faible densité.

    C’est pourquoi le nucléaire devient si intéressant (et pas seulement pour la génération d’électricité : pour la désalinisation de l’eau de mer, pour la production massive d’hydrogène, possible dans les réacteurs de 4e génération nucléaires; sans compter toutes les applications possible que le domaine de la radiation nous ouvre!). Et la fusion : on peut faire une torche au plasma qui permet de ramener toutes substances en ses atomes constituants, ou encore, comme le mentionne Robieux, chercher sur la fusion par laser, la reconstitution optique de la lumière du jour et permettre une agriculture à l’interne avec le l’aéroponique, etc.).

    Ce dont je parle, n’est pas un rêve, mais un fait (et je ne parle pas de la fusion pas encore contrôlée). Nous connaissons déjà le moteur électrique. Et vous pourrez dire que pas aussi bon que le moteur à combustion à essence : soit. Mais même dans l’hypothèse où nous ne pourrions faire aucune amélioration supplémentaire, que nous n’appliquions pas le moteur roue de M. Couture inventé lorsqu’il travaillait à HydroQc, qui fonctionne déjà pour de nombreux camion-lourds, cette voiture fonctionne et empêcherait donc le retourner au début du 19e siècle; moins rapide et moins d’autonomie de distance, mais serait toujours très utile!!! Sans compter tous les moyens de transport moderne de mass transit possible que j’ai déjà signalé (le monorail à haute vitesse, train à haute vitesse, train magnétique, aérotrain, etc.). Tout ce qui marche à l’électricité, peut être alimenté au nucléaire avec la technologie actuelle (qui n’est pas une si bonne idée, car on peut faire beaucoup mieux!!! Et c’est aussi la manière la moins cher de produire l’électricité avec l’hydro; et serait moins cher avec une banque nationale qui émettrait du crédit à 1 ou 2%, puisque c’est des gros investissements à temps long; quoique les argentins travaillent sur le Carem, un petit réacteur à 40 MWatt; sera pas un si gros investissement pour une ville!)

    Ah oui, et si vous me sortez qu’on aura pu d’uranium dans 200 ans +- selon les études, juste en utilisant les surgénérateurs, on en a assez pour 1000 ans, sans comptez qu’on peut utiliser ce qui ce trouve dans la mer : on ne le fait pas actuellement car par économique, mais une très grande source; et puis surtout, il y a le thorium, beaucoup plus abondant que l’uranium! D’ici ces milliers d’années, ça donne du temps pour maîtriser la fusion…. : donc le retour à la fin du 19e siècle est stricto sensu impossible : il faudrait pour cela éliminer l’électricité.

    Et le moteur à hydrogène (produit massivement et pas cher avec le nucléaire), vous l’excluez d’emblée du fait qu’on ne le maitrise pas aujourd’hui? Le New York Time excluait que les humains puissent voler dans les airs après le premier échec des frères Wright; quelques mois plus tard, ils volaient dans les airs…

    Il ne resterait que les substances synthétiques : mais le progrès de la chimie mon cher, qu’en faite vous? Déjà la Chine tâche de produire 10% de son essence du charbon (procédé qui fonctionne) et surtout, on peut synthétiquement fabriquer toutes sortes de produits à partir d’une source de carbone. Et puis la recherche sur les matériaux, les nanotechnos, etc. ouvrent la voie à de nouveau matériaux et de nouvelles possibilités. Et en fait, on sait faire du pétrole synthétique…

    À moins de vouloir retourner au 19e siècle comme un idéal romantique, dans ce cas il faut le dire, mais du point de vu technique et scientifique, ça n’a aucun fondement.

    Si on interdit le nucléaire, bien sûr que vous pourriez avoir raison… Il n’est pas de motif valable de refuser cette techno, dont on peut recycler les soi-disant déchets à plus de 95% et dont on peut réduire grandement avec des centrales d’un autre genre! Quoique en fait, plusieurs études réfutent la vielle idée que le pétrole vient de la décomposition organiques depuis des millions d’années et qu’inévitablement s’épuisent : plusieurs scientifiques émettent l’hypothèse d’une production continue, du fait des pressions et températures de certaines zone de la terre; on aurait dans ce cas du pétrole pour plus de 200 ans!

    Mais bon : reste la volonté politique et le système économique à réorganiser et surtout empêcher certains misanthropes comme le prince Philip et bien d’autres, qui rêvent d’une planète à 1 milliard d’humains et sont prêts à nous plonger dans une nouvelle âge d’obscurité à coup de guerre perpétuelle comme on le voit se dessiner actuellement ie contre Syrie et Iran pour mener à affrontement contre Russie et Chine : là, on risque la guerre thermonucléaire, et franchement, c’est pas au 19e siècle qu’on reviendrait, c’est bien plus loin!!!!

    Faite un effort, rêver par-delà de notre petite planète! Vous verrez, s’affronter à ces nouvelles frontières de l’espace, c’est le défi de repousser nos connaissances actuelle et déjà l’aventure spatiale a eu d’énormes retombées sur Terre (toutes l’air de la microélectronique et internet ou encore le velcro! en découlent ou encore la très prometteuse aréoponie : ie les racines à l’air libre et on a pu besoin de terre pour faire l’agriculture!!!).

    Je vous laisse, et encore, ne fixer pas trop sur le pétrole et fixer vous sur le processus continu de découverte, seule manière d’assurer la survie de l’espèce humaine et surtout, c’est très amusant!!!

    Mais, sans animosité aucune, permettez moi d’insinuer qu’à votre âge vénérable, il serait très dur de changer d’opinion et que toujours les pessimsites ont plus large audience que les optimistes non naïfs… et puis aujourd’hui, il est si courant d’haïr l’espèce humaine ou du moins à tant étudier l’hommerie qu’on oublie tout le potentiel interne que recèle chaque nouvelle âme qui vient au monde… comme disait Einstein, le préjugé est plus difficile à désagréger que l’atome : voyez-moi, jamais on me convaincra que nous ayons atteint la limite du processus créateur qui se trouve en nous! Locke à tord de vouloir à priori limiter l’esprit humain : il nous recèle encore bien des surprises!