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Le petit monde de Donald (19)… à la convention républicaine !

Cet été, je vous mais montré les réponses de Donald Trump à des Tweets venus célébrer sa gloire, ou ceux du même Donald commentant à sa façon l’actualité. Parmi les personnes citées, de beaux cas d’espèce comme vous avez pu le constater. Eh bien figurez-vous que Donald en a invité une bonne partie à venir le soutenir lors d’une convention républicaine, cette mascarade devenue chambre d’enregistrement d’une élection digne d’une république bananière !!! Un vrai défilé d’ineptes (dont toute sa famille ) ! Jamais encore on avait plus grotesque, aucun dissident n’étant venu briser l’unanimité pour encenser le grand Donald, chacun y allant de sa brosse à reluire ou de la réécriture de l’histoire, à en rendre jaloux un Kim Jong-un dont les dernières nouvelles ne sont pas folichonnes (quant à faire dans le grand cirque, Donald aurait pu l’inviter comme supporter, au fait !!!). Quelle semaine télévisée surréaliste !!!

Même après avoir rédigé les 18 épisodes précédents sur la folie qui règne à la Maison Blanche, je ne m’attendais pas à les revoir, ces parfaits imbéciles. Ils ont saturé les écrans durant une semaine, comptant pour sûr l’effet de rémanence pour qu’on ne parle que de leur candidat : objectif raté, à trop vouloir en faire, les américains, gavés de discours creux à la gloire d’une seule personne, ont éteint leur téléviseur ou zappé leurs prestations. Et pourtant, ils étaient venus en nombre sur scène ahaner un discours essentiellement de peur, présentant de façon sidérante l’adversaire qualifié « d’endormi » pendant quatre années de suite par Donald, devenu à leurs yeux un véritable dragon qui allait brûler derrière lui les USA de son souffle puissant (il se croient à Calais ?). Etrange et surprenante présentation, dignes de grands enfants ou d’adultes en mal de références autres que cinématographiques (rappelez-vous ces « memes » de mauvais goût concoctés par Logan Cook, alias Carpe Donktum !!!) Cinq ans d’âge mental, a-t-on dit de cet entourage de Trump et de lui-même ? Un dragon qui « tuera le rêve américain, s’il était élu », a dit Donald, visiblement à court d’arguments contre Joe. Un vrai monstre du Loch Ness, ce Biden, à les entendre (ça vient de Donald Jr, le croisé à la la mitraillette, chasseur d’espèces en voie de disparition, une référence côte imbécilité : lire ici). Un « monstre » dont l’élocution moquée par ses adversaires qui ne respectent vraiment rien est due au fait Joe Biden était bègue, au départ, dans sa jeunesse, et qu’il a dû surmonter ce handicap pour réussir sa longue carrière politique. On semble l’avoir oublié aussi, ceci en effet. Lui pas !

Mais il est vrai que chez les trumpistes on oublie tout, comme Donald qui a oublié de fournir aux autorités ses déclarations fiscales frelatées… Donald ayant toujours pratiqué de même avec ses biens immobiliers : les sur-évaluant avant de les vendre, ou en les sous-évaluant auprès des impôts !!! La Cour Suprême, que Donald avait pourtant verrouillée, lui a infligé un énorme revers cet été, en accordant à un juge le droit d’en examiner la teneur. Et hier, c’est Eric Trump, l’héritier de l’empire immobilier avec son frère et ses sœurs qui a dérouillé, selon Foreign Policy : « Le bureau du procureur général de New York enquête pour savoir si l’organisation Trump et Trump a gonflé ses actifs dans des documents financiers pour garantir des prêts et obtenir des avantages fiscaux. Lors des dépôts judiciaires, le bureau de Letitia James (ici à droite) a également demandé au tribunal d’ordonner à Eric Trump de témoigner après avoir initialement accepté de siéger pour une déposition le 22 juillet, puis l’avoir brusquement annulée. « Pendant des mois, l’organisation Trump a fait des déclarations sans fondement dans le but de protéger les preuves d’une enquête légale sur ses transactions financières », a déclaré James. « Ils ont bloqué, dissimulé des documents et demandé à des témoins, dont Eric Trump, de refuser de répondre aux questions sous serment. » Le principal procureur de l’État a ouvert l’enquête en mars 2019 après que Michael Cohen eut déclaré au Congrès que Trump avait gonflé ses actifs dans les états financiers pour garantir des prêts et les avait sous-estimés pour réduire ses impôts fonciers. Le bureau du procureur du district de Manhattan a également récemment suggéré dans des documents judiciaires qu’il enquêtait sur une éventuelle fraude bancaire et d’assurance par Trump et la Trump Organization ». L’étau se resserre sur la famille … Cet été ce même Cohen, condamné à 3 ans de prison, avait été extrait de sa cellule par crainte du Covid19. Il y est retourné depuis. (et après avoir rompu son assignation en se rendant dans un restaurant !). La pression sur lui reposant plutôt sur la crainte qu’il rédige et publie un livre sur Trump … avant l’élection de novembre !!! Ce livre semblant prêt à paraître (début septembre)… il s’intitule « Disloyal: A Memoir: The True Story of the Former Personal Attorney to President Donald J. Trump »… il promet : «À certains égards, je le connaissais mieux que même sa famille parce que j’ai été témoin du vrai homme, dans des clubs de strip-tease, des réunions de travail louches, et dans les moments sans surveillance où il a révélé qui il était vraiment: un tricheur, un menteur, un fraudeur, un tyran, un raciste, un prédateur, un escroc » dit Cohen pour résumer… le monstre.

Un Charlie bien fade pour débuter

Trump a donc fait sonner sa garde rapprochée, celle des cas d’espèces entrevus cet été sur Twitter. L’un des enjeux chez lui est la conquête des jeunes, car même s’ils sont plutôt à tendance démocrate, d’ordinaire, le grand âge de Biden pourrait les effrayer (même si Trump aussi n’est plus de première jeunesse !). Alors pour ça il a appelé le célèbre roquet Charlie pour aboyer. Charlie Kirk, qualifié par mes soins de « dangereux » à l’épisode 3 de ma série. Normalement  très proche des idées du Tea-Party, ce gars-là, on l’a vu, aux dents longues et aux propos virulents (et une prononciation en forme de tir de mitraillette), n’a rien à voir pourtant avec le Parti Républicain. Et pourtant, le voici en jeune chauffeur de salle de spectacle (je vous l’ai dit, avec Donald on est les deux pieds dedans, dans la politique du spectacle !!!). Beaucoup voyaient en lui un clone rajeuni de Donald, qui ne dit que ce qui plaît à Trump. Pas un sur place (à savoir à distance) ne s’est rappelé que sa société Turning Point a été fondée avec un vrai partisan de l’hitlérisme (Ryan Fournier,) celui qui affichait sur Twitter une terrasse de Paris occupé par les allemands en parlant du « bon vieux temps »… (ici il s’affiche avec Roger Stone, on retombe sur les mêmes !) ou affichant son slogan préféré « Big Government Sucks« . Tous ont oublié son racisme fondamental, et ce soir-là il a eu les mêmes difficultés que Trump à ne pas montrer qu’il lisait son prompteur (faute d’habitude chez lui). Un discours bien pompeux, qui ne pouvait plaire en aucun cas à la jeunesse : ce soir -là Charlie avait déjà bien vieilli… ou préparait visiblement sa future carrière politique…  on était loin de ce qu’avait promis Fox News en l’invitant… Déclamant trop rapidement (comme à son habitude) un texte sur le même ton monocorde, un speech expédié et lénifiant sans grand relief qui ne pouvait accrocher personne et surtout pas la jeunesse : le roquet avait visiblement été bridé, voire briefé (trop), avant de monter sur scène : un bien beau raté au final ! Ça commençait mal !!! Avec un gars il est vrai qui avait dit que le Coronavirus était un « cudgel » (un bâton – gourdin- politique, pour marquer les gens) on pouvait tout craindre . Comme argument saillant ce soir-là, il a ajouté « qu’aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin du mur. Alors que le virus de la Chine se propage à travers le monde, les États-Unis ont une chance si nous pouvons contrôler nos frontières », avait alors écrit Kirk. Quel argument !  Il est évident qu’un virus sera arrêté par du barbelé…  Kirk est aussi celui qui a été exclu de Twitter quelque temps après avoir posté fin mars 2020 que l’hydroxychloroquine s’était avérée «100% efficace»… ce qui est faux bien sûr (et encore démontré récemment par l’INSERM, exit les Mabuse) Bref, Trump, en lui, a trouvé un jeune mégaphone…mais  qui n’a porté bien loin à la Convention du GOP !

Les deux affreux de Saint-Louis invités !

Les c… ça ose tout a dit Audiard : confirmation avec Donald et son choix d’inviter un couple ridicule de St-Louis, qui avait fait la une des flashs TV et des journaux pendant les manifestations « Black Lives Matter ». Les improbables et impayables époux Patricia et Mark McCloskey, ceux-là mêmes aperçus armes à la main (et pieds nus !) menaçant des manifestants qui passaient devant le perron de leur immense propriété…. (sans même marcher sur leur pelouse comme on peut le constater !). Cette fois en chaussures, rhabillés ou maquillés et sans armes, un peu penauds venus expliquer que la détention des armes est nécessaire…. sans nous faire visiter au passage leur fief au goût douteux et leur garage à voitures rares de collection (voir ici lesquelles, pour l’une d’entre elles le mari procédurier, à fait un procès au vendeur !). Des arrivistes, ayant fait fortune sur le conseil juridique aux personnes opérées. Une apparition sidérante, qui enfonce encore plus le GOP, devenu simple tambour de résonance des idées de Trump, notamment sur les armes et la NRA alors que les massacres se sont multipliés ces derniers temps aux USA. A ce stade, de les faire venir parader ainsi est de l’inconscience la plus totale, car cela légitimise l’auto-défense et annonce d’autres massacres encore. Trump est un irresponsable, et le GOP une véritable lavette à se laisser embarquer ainsi dans son délire !!! Oublié le fait, par exemple que la procureure de St. Louis, Kimberly Gardner, a engagé une action en justice contre eux pour utilisation illégale d’armes à feu !!! Quel exemple pour un pays que ces deux grotesques munis d’armes sans permis !!! De fieffés menteurs en prime : le lendemain de la rencontre, ils étaient allés se répandre sur Fox en racontant que la foule voulait entrer chez eux « pour les voler« ou « les tuer » et les « avait menacés », alors que les documents audio et vidéo disponibles montrent que des manifestants paisibles ont tout fait pour calmer ceux qui voulaient simplement porter un document (et des tracts) à la maire de St-Louis (Lyda Krewson), en passant par le raccourci de leur propriété (privée, certes) car des rues menant à la mairie avait été fermées !!! En aucun cas leur maison n’avait été visée !!! Donald, qui ment comme il respire, adore visiblement les menteurs et leur donne la parole en prime (1) !!!
A peine leur déposition faite à la Convention, ils se retrouvaient devant un tribunal pour port d’arme prohibée et incitation au bain de sang… très soutenus par le procureur du Missouri,  General Eric Schmitt et défendu par Joel Schwartz déjà embarqué dans une explication oiseuse sur leurs armes qui auraient été rendues inopérantes (info relayée par des sites de droite, comme celui du Federalist de la championne pro-Trump Mollie Z. Hemingway). La désinformation est déjà en marche sur cette affaire ! La procureure Kimberly  Gardner organisant le débat contradictoire à leur encontre jusqu’au 6 octobre prochain. Elle a reçu depuis des menaces. De l’extrême-droite bien sûr ! A noter que Schmitt est aussi celui qui a poursuivi le pasteur Bakker, qui a déjà fait de la prison pour vanter à la TV les bienfaits de l’eau « Silver Solution » comme remède au Covid19…

Kimberly Guilfoyle, hystérique, recordwoman en décibels

Bon celle-là est folle, on le sait depuis l’épisode la concernant : je ne vous rappelle pas ce que cette arriviste collectionnait quand elle travaillait chez Fox (lire ici, c’est à la fin du chapitre la concernant et c’est plutôt croustillant) quand elle avait choisi de supporter son patron qui a fini par être évincé après avoir harcelé les femmes de sa rédaction, ni comment elle est devenue la « girl » de Donald Jr qui a abandonné pour elle femme et enfants (5 gosses; le plus jeune avait 4 ans lors du divorce). C’est aussi une ex d’Anthony Scaramucci, ce qui en dit long sur son goût prononcé pour les intellectuels en politique ! Mais là, ça s’est vu et surtout entendu : seule devant une salle vide, elle s’est époumonnée à crier… comme une folle !!!  Au point de devenir complètement grotesque !!! Au passage, son petit esprit ne l’a pas empêchée d’attaquer le gouverneur de Californie car, ne l’oublions pas, elle fut mariée à Gavin Newsom, qui l’a été aussi (chez elle ça donne un « pays de seringues d’héroïne abandonnées dans les parcs, d’émeutes dans les rues et de coupures d’électricité dans les maisons » … (elle ne manque pas d’imagination). Cette ex mannequin de chez Victoria Secret devenu intevieweuse chez Fox a les dents qui rayent le parquet depuis toujours et table sur une éventuelle candidature de son nouvel amant comme futur président des USA, tant elle a a une ambition démesurée. Elle drague les latinos (sa mère est portoricaine), mais pas sûr qu’ils se retrouvent dans cette furie ! Pour les seniors, en tout cas, va falloir leur dire de régler leur Sonotone avec elle.. pour une Convention qui se voulait « apaisée », c’est tout l’inverse qui a été présentée avec cette hydre électrisée ! Comme le dit ici CNN, la Convention Républicaine phagocytée par la famille Trump c’est de la parodie de Saturday Night Live (elle-même une parodie, on le rappelle !!!) !

A noter qu’à propos du couple d’affreux, la même Guilfoyle avait auparavant chaleureusement félicité Patricia McCloskey pour «être aux côtés de votre mari, tenant une arme à feu». Patricia McCloskey ajoutant en réponse à Guilfoyle qu’il est temps que nous ne nous tenions pas seulement derrière les hommes. Nous devons nous renforcer et apprendre. » A tenir correctement un pistolet, déjà chez elle, est on tenté de dire ! L’échange ne précise pas si sur le pistolet de la dame ou l’AR15 du monsieur est gravé une sentence sur les croisés en guerre pour la terre sainte de St-Louis… (dans le Missouri, ne confondons pas !)  Je dis ça, car chez les Guilfoyle-Trump Jr l’homme possède une arme ainsi décorée… rappelez-vous… Ironie, Guilfoyle avait participé régulièrement à la partie « Est-ce légal ? » de l’émission de Fox news The O’Reilly Factor..Celui-là aussi a dû quitter la chaîne en avril 2017 après plusieurs plaintes pour harassement sexuel. Cela aurait coûté 13 millions de dollars à Fox pour faire taire cinq plaignantes !

Mike Pence et le Boogaloo

Les armes restent en fond de scène dans le défilé devenu cirque des successeurs intervenants. Arrive en effet le clown blanc du duo, raide comme un piquet et totalement dénué d’humour, un gars coincé dans ses convictions religieuses strictes et rétrogrades. On ne pouvait s’attendre chez lui à un discours flamboyant : c’est une robinet à eau tiède constant, sortant d’un corps amidonné raide comme un passe-lacet. Même son sourire est contenu : on ne l’a jamais vu rire à gorge déployée, ce rabat joie fondamental (et fondamentaliste). Alors on a eu droit à une eulogie, bien sûr, l’homme de l’ombre n’existant que par celle projetée par la lumière (Trump, une lumière, euh je m’avance, là; ce n’est même pas une minuscule Led !) avec minimalisation de la pandémie (un châtiment divin dans son petit esprit ?) et un vieux dada droitier, celui de la sécurité aux frontières et à l’immigration. Mais avec une référence, dans son discours, une seule, dont il aurait pu en fait se passer : celle de Dave Patrick Underwood, cet officier de police (ici à gauche) « tué par un protestataire » selon lui, lors des émeutes de l’Oklahoma (ici à gauche); mais Pence a oublié de préciser, et c’est une faute impardonnable, qu’il avait été descendu par le dénommé Steven Carrillo, un sergent de l’Air Force du 60th Security Forces Squadron de Davis AFB (ici à droite) adepte du mouvement de fêlés d’autodéfense appelé les “boogaloo boys,” mouvement clairement d’extreme droite... (Carrillo a deux meurtres à son actif, avec celui de Deputy Damon Gutzwiller à Santa Cruz abattu dans un vrai guet-apens organisé). Pence, comme son mentor réécrit en effet une nouvelle fois à sa façon  l’histoire !!! Pire encore, pour ce Mike Pence qui vit en décalage complet avec la vie qui l’entoure et sa vie quasi de Quaker ou d’Amish : Carillo avant de tuer et même après avait conversé tous les jours avec un curieux correspondant … suédois, un spécialiste des ressources humaines de 22 ans de Malmö, fan de fitness comme lui, appelé Daniel Karlsson, qui a raconté aux enquêteurs comment Carillo avait sombré après le suicide de sa femme et avait commencé à accuser la police envoyée contre les manifestants de tous les maux de la terre. Ce qui l’a amené à vouloir faire la sienne en s’inscrivant dans le mouvement Boogaloo dont j’ai expliqué ici la dangerosité. Celle de vouloir manipuler les émeutes, une politique délibérée du chaos qui est la seule que Donald puisse désormais tenir car il se sait perdant dans les urnes : après lui, la terre brûlée, ce que cet hypercroyant de Pence analyse peut-être comme un prélude à l’Apocalypse qu’il attend, qui sait. Trump avait célébré en Tweet le mouvement, en applaudissant à leur intrusion armée dans le parlement de Virginie… (il avait en fait craint pour un de ses hôtels, un peu comme les affreux McCloskey !!!). Signe de leur ingérence dans le GOP, dans le comté de Multnomah le parti républicain aux ordres de James Buchal, pro-Trump, n’a rien trouvé de mieux que de d’utiliser cette milice d’extrême droite comme sécurité privée lors de ses derniers événements. Pour les protéger des  » manifestants antifascistes ou antifa » selon lui. Le leitmotiv de Donald ces derniers mois. Pence a terminé par cette phrase grotesque après ce qu’on vient de lire : « la dure vérité est que vous ne serez pas en sécurité dans l’Amérique de Joe Biden », laissant entendre qu’avec son mentor personne n’est mort dans une tuerie pendant son mandat… oubliant les sinistres « records » de son mandat, dont celui du tireur de Las Vegas (58 morts, 527 blessés) ou celui, raciste, d’El Paso (23 morts, et autant de blessés, tous latinos) et la terrible signature qu’il a laissée derrière lui (ici à droite) ….

Car la folie de Trump a fait des émules. A Chicago, lors d’une perquisition, la police a retrouvé chez une des personnes arrêtée lors des manifestations une bien étrange arme, qui en dit long sur la folie qu’ont apporté le duo Trump-Pence dans le pays. Un pistolet Glock 19, couleur bronze, orné du nom et de l’effigie de Donald… façon leader de gang narco !!! C’est l’image laissée par cet incompétent dans la tête de prétendants au fascisme qui voient en lui leur nouveau Fürher d’opérette, et qui joue avec le feu dans le pays qu’il ne respecte en rien. Le samedi de la saisie, huit personnes avaient été tuées par balle, dont deux enfants, à Englewood dans la banlieue de Vincennes où l’arme avait été trouvée. Donald, ignorant la découverte, n’avait eu rien de mieux à faire que de s’en prendre alors au maire de la ville : « votre manque de leadership sur cette question importante pour tromper les personnes que vous avez juré de protéger » (…) » Je crains que ce ne soit un autre exemple de votre manque d’engagement envers les citoyens vulnérables qui sont victimes de cette violence et un manque de respect pour les hommes et les femmes dans les forces de l’ordre…  » les injonctions « law and order » éructées par l’hôte de la Maison Blanche paraissent d’autant plus ridicules avec ce pistolet à l’effigie de Donald le célébrant, lui ! Donald Trump est bien le cheval de Troie des suprémacistes, pour le paraphraser !  Cette violence entretenue, difficile de l’ignorer en effet durant et après cette Convention qui a couronné un grand fan du port d’armes et de la NRA…

Donald et l’huile sur le feu avec les milices armées

Cette violence attisée comme des braises par ce président  et réécrite tous les jours par lui  a atteint son paroxysme avec un événement survenu en marge d’une manifestation suite à la blessure par balle lors d’une énième bavure policière (7 tirs dans le dos !) d’un autre noir, Jacob Blake, à Kenosha dans le Wyoming. Cette fois, le jeune homme auteur de deux tirs meurtriers qui ont suivi s’appelle Kyle Rittenhouse (ci-dessus à gauche), et il habite le village voisin d’Antioch, dans l’Etat de l’Illinois. Il est âgé d’à peine 17 ans, au look d’adolescent attardé, mais se baladait ce soir-là l’AR-15 en bandoulière, investi par lui-même de la mission de protéger un vendeur de voitures des émeutiers. Un très jeune milicien auto-déclaré !

Une autre sorte de boogaloo-man, mais beaucoup plus jeune, fan des armes, de la police… et de Donald Trump selon ses propres déclarations !!! Repéré par des manifestants et dénoncé, qui ont tentée de lui arracher l’arme des mains, à coup de skateboard pour l’un d’entre eux, il a tiré sur trois d’entre eux, en a tué deux (Anthony M. Huber et Joseph Rosenbaum) et déchiqueté le bras d’un troisième (Gaige Grosskreutz). Puis et reparti tranquillement vers la police, qui le voyant arriver vers elle l’a laissé passer sans l’arrêter, montant que ces miliciens avaient été intégrés au dispositif de sécurité de Kenosha. Ou qu’on les a laissés faire, faute de pouvoir tous les arrêter ou les empêcher de divaguer dans la ville ! Ici en photo à droite le moment où il rencontre la police avant de commettre ses deux meurtres. A gauche le même, discutant avec la police en fourgon blindé, cette dernière lui ordonnant de quitter les liens pour être un « civil » qui n’a rien faire là, « dans une zone interdite« , ce qu’il ne respectera donc pas comme injonction puisque les tirs ont eu lieu après cette rencontre ! Le même est ici vu à droite un peu plus tard au moment où, mis à terre, il tire sur un des manifestants. Ce n’était pas le seul civil à se balader armé ce soir-là Kenosha: sur d’autres clichés on rencontre à nouveau des adeptes bien connu de l’engeance Boogaloo, identifiables à leurs chemises hawaïennes comme symbole de ralliement. Mais à Kenosha, ce sont plutôt les « Kenosha Gards » d’extrême droite déclarés, des suprématies blancs auto-investis en protecteurs de biens qui sont responsables des heurts, le jeune écervelé armé ne possédait pas « l’uniforme » des Boogaloo, qui demeurent néanmoins aussi dangereux que les autres…

La terrible ironie, c’est que ces fameux Boogaloo Boys se déclarent vouloir « protéger » le mouvement Black Lives Matter, les Kenosha Guards voulant s’en prendre à l’inverse ouvertement à eux !!! Bref une situation de guerre civile potentielle attisée par les hurlements « law and order » présidentiels journaliers ! Le soir des meurtres, en effet ce groupe suprématiste blanc avait fait un appel sur Twitter et Facebook pour venir « protéger » la ville des émeutiers dont ceux du BLM. Le chaos à entretenir, leur méthode habituelle de fonctionnement et une belle occasion de le faire avec des émeutiers armés eux aussi, ne nous leurrons pas : là-bas, tout le monde a le droit -hélas- d’être armé ! L’un des blessés, Grosskreutz, possédait un pistolet au moment ou Kyle lui a tiré dessus. Le slogan des suprématistes étant Blue Lives Matter (le bleu étant censé représenter la police). Or, découverte gênante, sur sa page Facebook (effacée depuis !)le jeune ado meurtrier avait lui aussi repris les mêmes couleurs et le même slogan… affichant ouvertement un support aux suprématistes

Tout autant gênant que l’attitude du jeune homme est celle de la police locale raconte USA Today. Celle-ci a clairement pactisé avec ces civils armés : « Jeremiah (un passant cherchant après sa voiture) a ensuite vu une vidéo tournée mardi soir dans la nuit qui montre un agent des forces de l’ordre dans un véhicule blindé donnant des bouteilles d’eau à un groupe d’hommes armés qui comprenait Rittenhouse. L’officier remercie les hommes pour leur aide, bien qu’ils soient clairement des civils en violation de la la loi du couvre-feu de  20 heures de la ville. couvre-feu. «Nous vous apprécions les gars», dit l’officier sur la vidéo. « Nous le faisons vraiment ». Dans un autre clip, un homme blanc armé non identifié portant une casquette de baseball et un gilet balistique – un uniforme non officiel des milices autoproclamées – dit ceci: « Vous savez ce que les flics nous ont dit aujourd’hui? C’était comme: ‘nous allons les rabattre vers vous, parce que vous pouvez vous en occuper et ensuite nous partirons. ‘ » Le shérif de Kenosha, David Beth ayant réfuté et dénoncé cette façon de faire : les policiers sous ses ordres semblent donc avoir agi de leur propre initiative, montrant un problème sur place de leadership et du respect des ordres donnés : le maire n’y est pour rien, dans ce fiasco !

Boogaloo ou suprématiste, en tout cas, notre homme pour le moins, malgré son jeune âge, avait bien des affinités avec ces mouvements d’autodéfense déclarés à l’idéologie mortifère. Des groupes attisés sans surprise par un homme bien connu de cette série : Alex Jones, d’Infowars, qui avait appelé à prendre les armes… une nouvelle fois, ce soir-là ! Avec notamment chez lui un « live » continu (société du spectacle en direct !) signé David Knight, montrant en grand format les blessés et les morts… et en reprenant en bouillie infecte toutes les infos traînantes ce soir là (Fox News, CNN, etc, ressortant du placard Jamie O’Keefe du Project Veritas pour l’occasion !), histoire de créer… la peur, le moteur de fonctionnement des suprématistes… et de Donald Tump ! Le show se terminant par… une publicité surréaliste sur une bouteille « d’huile de crevette » (« Ultimate » bien sûr !), le nouveau dada commercial de Jones, impayable arnaqueur du net ! Ci-dessous Kyle Rittenhouse en train de quitter la scène des deux meurtres, en se montrant bras levés devant les policiers en fourgon blindé qui vont le laisser passer et lui permettre de s’enfuir… tranquillement (France Infos  a donné un bon résumé ici, on y voit les fameux « Kenosha  Guards » – ici à gauche – ces gens d’extrême droite venus « défendre » le garage aux voitures avec ses stations essence où a eu lieu le premier meurtre : on constate avec effroi que ce sont tous de très jeunes gens, et tous des blancs) !

Carlson, le retour

Oh il n’est pas venu déposer, mais aurait pu le faire, l’ineffable présentateur de FoxNews qui a déclaré un jour que les suprémacistes n’étaient pas un problème, car une invention (complotiste) selon lui. “Nous sommes dans un pays où les gens s’appauvrissent, où le nombre de suicides explose, mais on nous dit que le problème, ce sont les suprémacistes blancs. Mais c’est un fake venu d’Internet, c’est une théorie du complot utilisée pour nous diviser » avait-il osé dire sans sourciller d’un ton faussement grave comme il l’affectionne tant quand il ne prend pas son air ahuri habituel. Il a en effet récidivé, ce loufiat pro-Trump des plateaux TV proche de fascistes notoires (Jason Kessler, Peter Brimelow, Scott Greer) en déclarant à propos de Kenosha qu’il défendait le rôle de « vigilante«  pris par le tueur : «sommes-nous vraiment surpris de ce pillage et cet incendie criminel accéléré en meurtre? À quel point sommes-nous choqués que des jeunes de 17 ans munis de fusils aient décidé de maintenir l’ordre alors que personne d’autre ne le ferait? « … pour beaucoup, cette déclaration explosive était un soutien direct à la criminalité et rien d’autre. Tucker Carlson venait de donner à l’antenne le droit de tuer, tout simplement ! Sur Twitter il en rajoutait une pelletée, affirmant que les responsables étaient pour lui les autorités locales : « Kenosha a sombré dans l’anarchie parce que les autorités ont abandonné le peuple. Les responsables, depuis le gouverneur, ont refusé d’appliquer la loi ». En fait en y regardant bien, ce fieffé perturbateur visait le gouverneur et non le meurtrier : or Anthony Steven Evers et… démocrate, et ainsi Tucker s’inscrivait directement dans les pas de Donald Trump qui a lui aussi Twitté la même chose… aussitôt appuyé par Scott Walker (ici à droite avec un admirateur), le rival républicain revanchard évincé par Evers, criant lui que « les démocrates ont encouragé les émeutes et la violence dans les cités »… c’est bien cela que Tucker visait donc ! Les démocrates !!! Et bien cela que l’on craint aussi aujourd’hui à Kenosha : que les Trumpistes tirent les marrons du feu de l’affaire, en faisant du gouverneur celui qui n’a pas appelé assez vite les renforts armés… proposés immédiatement par Donald ! Le Wisconsin est un des swing states et peut verser d’un côté comme de l’autre !

Bis repetia à Portland 

L’apaisement, voilà ce qu’attendent les américains et le monde entier après ces terribles événements raciaux. Hélas, ce n’est surtout pas ce qu’est capable d’offrir à son peuple Donald Trump, qui, dans une spirale infernale, continue à inciter aux affrontements en ne modérant pas son propos. Et en tablant ainsi sur un réflexe de peur du »chaos », mot qui revient souvent dans ses propos ces derniers jours. Dans cette atmosphère électrique, ce qui devait arriver est donc arrivé à Portland, qui avait déjà été le lieu d’affrontements violents entre factions et la Police il y a quelques semaines. La ville en était à son 87e jour de protestation en fait ce soir-là (sans tués) ! Le 29 août au soir, des partisans de Donald n’ont rien trouvé de mieux que de faire dans la provocation en défilant en grosses voitures et en criant des slogans pro-Trump. Pour repousser leurs opposants, ils les ont arrosés d’aérosol au poivre (comme ici à gauche à partir du gros pick-up noir) ou leur ont tiré dessus au Paint-Ball ou au pistolet à billes. De la pure provocation !!! Un pick-up a failli écraser des gens, on était passé à deux doigts d’une tragédie, déjà. Parmi eux, des gens d’une faction d’extrême droite conduite par leur leader connu, Joe Gibson, venu de Vancouver, un pro-Trump fascisant déclaré, et un  suprémaciste affiché (en haut à gauche en casquette MAGA), un agitateur perpétuel qui a déjà été aperçu dans des manifestations houleuses, dont une bagarre violente, devant le bar du Cider Riot le 1er mai 2019 dans laquelle une femme avait été blessée grièvement. Pour cela il a été mis en examen au titre de « felony » (crime). Fait notable, son avocat n’est pas non plus un inconnu, c’est James Buchal, candidat républicain du comté local qui a incorporé des Boogaloo et autres groupes d’extrême droite comme « groupe de sécurité » à la réunion de Blue Lake Park  du GOP local, rappelez-vous !!!
Chez lui on gagnait une arme automatique à la tombola du parti !!! Sidérant ! Le monde de Donald est décidément fort petit !!! C’est donc un des fidèles de Gibson, et de son groupe des Patriot Prayers, reconnaissable à la casquette portant son logo qui a reçu des tirs en pleine poitrine, après semble-t-il qu’il ait à nouveau tenté d’asperger à nouveau un opposant d’aérosol (le nuage est bien visible sur la vidéo du heurt fatal). La scène s’est passée après le passage de la cavalcade de voitures pro-Trump, qui avait essuyé jusque là des œufs et des jurons. Bien sûr, selon l’un des organisateurs de la manifestation (Alex Kyzik,) ça en n’était pas une, de manifestation, mais une « simple célébration » de la nomination de Trump à la candidature présidentielle ! Plus gênant encore pour Gibson, une vidéo datée de 2017 le montre ici tout sourire, en train de maintenir avec ses acolytes par la force une femme à terre, après l’avoir renversée, alors qu’elle était venue protester à l’époque contre les Patriot Prayers !!! Tout aussi gênante est la photo retrouvée de la victime abattue qui se fait appeller Jay Bishop (son vrai nom étant Aaron Danielson). Il pose dessus portant un t-shirt orné d’une Kalashnikov, trouvé dans un magasin d’articles de chasse qui a pour publicité « ces t-shirts ont été conçus et imprimés en Russie où l’AK-47 est célébré par la population russe. Il y a des phrases russes écrites sur le t-shirt qui font la promotion de l’AK-47 qui convient à un t-shirt conçu pour célébrer ce fusil légendaire de Russie ». Un extrémiste de droite admirateur de Trump… et de la Russie de Poutine ! A noter aussi que lors de ces manifestations pro-Trump est réapparu un autre drapeau que celui des nazis ou des confédérés : il est jaune, porte un serpent dessiné et arbore le slogan raciste Don’t Tread On Me, un étendard appelé Gagsden Flag. Il a été adopté en 1960 comme symbole par les suprémacistes (ici à droite) alors qu’au départ il symbolisait la Liberté. Il avait été déroulé aussi à Charlotte, avec le nazi et le confédéré dans la manifestation où un suprémaciste a tué une jeune fille en lui fonçant dessus en voiture (lire ici) , Trump déclarant le lendemain « qu’à Charlotte il y avait des gens bien des deux côtés » (y compris les nazis, donc).  La pente sur laquelle s’engagent les partisans de Donald est dangereuse, fort dangereuse…

Un tout petit monde …. de suprémacistes racistes !

Le calcul de Donald (ici exprimé en Tweets successifs ), car ça en est un, d’un cynisme absolu est simple. Les villes les plus démunies ou les plus pauvres sont celles à majorité démocrates. Ce sont dans ces villes que les émeutiers de Black Lives Matter tiennent le haut du pavé. Ainsi est Portland. Tout décès, de quelque côté que ce soit, sera donc imputé à l’incurie supposées des maires démocrates incapables d’assurer la sécurité de leurs concitoyens (avec le nombre d’armes en circulation c’est en fait impossible !). C’est un piège redoutable, la fuite vers le soutien au chaos pour mieux se présenter comme le seul garant de l’ordre et de la loi, ce qu’il ne cesse de twitter comme le malade qu’il est. Un pari risqué, car il implique d’autres mort nécessaires encore pour maintenir la pression jusque novembre prochain. Même pas encore évincé, Donald Trump, sans aucun programme à présenter pour l’avenir du pays, pratique déjà la politique de la terre brûlée !!!

Plus perturbant encore est la vidéo retrouvée censée montrer Jay Bishop donnant une opinion toute personnelle sur les meurtres commis par le suprémaciste Jeremy Joseph Christian le 26 mai 2017 sur un train de banlieue de type MAX de Portland où deux jeunes, Ricky John Best de Happy Valleyand Taliesin et Myrddin Namkai-Meche avaient été abattus par le suprémaciste pour avoir défendu deux petites musulmanes (Destinee Mangum et Walia Mohamed) qu’il avait insultées dans le wagon. J’ai évoqué déjà ici les faits dans mon article sur les Boogaloo. La vidéo a été prise durant le  ‘Trump Free Speech Rally »qui s’était tenu au Portland’s Terry Schrunk Plaza  (ancien maire de la ville) dont on voit le stèle commémorative sur la gauche du prétendu Jay Bishop !!! Or à bien examiner les traits il semble bien que ce ne soit pas du tout Bishop qui a fait cette déclaration explosive ! Désinformation, encore une fois (mais réalité hélas du cas Christian !).

L’homme, en tout cas, en raciste évident, excusait le tueur (ici à droite) et blâmait les deux jeunes filles ! Il lui accordait le droit de tuer ! Christian a été condamné pour ça à la prison à vie ! Dans un rassemblement à Portland où avait été fort actif Christian l’un des principaux orateurs, ça au moins c’est sûr s’appelait… Joe Gibson (ici à gauche avec le porte-voix) !!! Bishop-Danielson était lui venu de Vancouver pour servir de service d’ordre à la caravane pro-Trump de Gibson, justement, selon le Portland Tribune, armé d’un couteau et « d’un fusil de PaintBall » ou d’Airsoft  avec un ami appelé Chandler Pappas. Le voici à gauche, celui-là, déboulant de son pick-up à Portland avec son arme, qui serait donc factice (ce qui n’est pas malin dan un tel contexte où l’on tire facilement sur celui arborant une arme !!!)… sur une deuxième photo, ici à droite,  l’homme à ses côtés semble bien être Danielson-Bishop. J’ai du mal à croire à la thèse du faux-fusil, qui ne présente pas du tout l’allure d’une arme d’Airsoft ni encore moins de fusil de Paintball… « Bishop », visiblement, était muni d’un gilet pare-balles visible dans son dos sous son t-shirt noir. Il ne lui a pas été d’ne grande efficacité (2).

La propagande entretenue et la réponse du maire

Le premier sur Twitter a sauté dans le wagon pour faire de Danielson un martyr trumpien est un autre étrange personnage qui s’appelle Andy Ngo, alias « Unmasked », fils d’émigrés vietnamiens, (ici à droite) se présentant sur le net comme « journaliste ».  on l’a retrouvé sans trop de surprise au sein de l’Epoch Times bien sûr (lire ici pourquoi) !!! Or lui aussi n’est aussi qu’un activiste de l’extrême droite la plus dure !!! C’est l’éditeur du The Post Millennial, un site canadien  où les suprémacistes de tous poils ont la parole, ou les épandeurs de fake news comme Paul Joseph Watson. Ou bien aussi et c’est plus intéressant Cosmin Dzsurdzsa de chez Russia Insider, un ardent activiste pro-Kremlin !!!  Un énième provocateur aux liens avec la Russie, donc, qui s’est rendu célébre en 2018 avec un article islamophobe sur son voyage en Angleterre puis a proposé sur le net des vidéos manipulées contre les antifascistes et minimisant à chaque fois les attaques des fascistes qu’il côtoie tous les jours. Le plus bel exemple étant en fait sa participation directe à l’attaque du bar de Cider Riot effectuée on l’a vu par Joel Gibson des Patriot Prayers et déjà décrite ici . …  C’est lui qui a tout filmé ! « cette année-là (2017), une vidéo de Ngo a fait surface où il est vu en train de rire, alors qu’il se tenait à côté des membres du groupe d’extrême droite planifiant l’attaque contre les patrons anti-fascistes au bar. Il a ensuite suivi le groupe jusqu’au bar où ils auraient attaqué les clients. La vidéo fait partie des documents judiciaires dans le procès en cours contre les membres de Patriot Prayer pour avoir prétendument provoqué l’émeute » (comme ils sont un peu bêtes, en effet, sinon idiots, et Ngo lui aussi, sinon plus, ils s’étaient en effet filmés en train de préparer l’attaque, avec des pavés ramassés par terre, des battes de baseball et leurs casque de l’armée, tel celui de Gibson, comme on peut le voir sur les deux photos extraites ci où l’on distingue aussi un drapeau noir avec la devise Dont Tread On Me des suprémacistes (c’est le Gadsden Flag,)! Bref, de parfaits idiots ! ) . « L’une des victimes de l’attaque a été assommée avec une matraque et a subi une fracture des vertèbres – Ngo a posté plus tard une vidéo de son agression et l’a identifiée en ligne. Le Portland Mercury a cité un antifasciste infiltré intégré dans Patriot Prayer disant qu’Andy Ngo avait une « entente » avec le groupe d’extrême droite, que le groupe « le protègeait et il les protègeait« . C’est clairement un agitateur avec une technique rodée, qui provoque, se fait taper dessus pour mieux se plaindre après d’une attaque « antifa » via des selfies où il se montre éploré (ici à gauche en train d’en faire une, en bon acteur qu’il est) :« le 29 juin 2019, alors qu’il filmait une contre-manifestation à une marche des Proud Boys à Portland, Ngo a été frappé à la tête, a reçu des coups de pied et a été frappé avec un milk-shake par des manifestants antifa » (c’est la photo du haut où il est couvert de milshake !). « Il s’est éloigné et a rapporté ce qui s’était passé dans un livestream, au cours duquel un médecin est arrivé pour le vérifier. » Chez lui, tout le jeu consiste à focaliser sur les antifascistes (antifa) et pour cela il se cherche des soutiens côté républicains, comme ici à droite cette photo avec Mark Walker : « À la suite des fusillades d’El Paso et de Dayton, le représentant américain Mark Walker, (ex pasteur baptiste), qui représente Greensboro, a posé pour une photo avec Ngo, tout en annonçant une résolution «condamnant la violence et l’engagement de l’antifa dans le terrorisme domestique» et en accusant «l’antifa» « d ‘attentats sans équivoque à notre premier amendement. » Le tueur d’El Paso étant en fait clairement un suprémaciste raciste, rien à voir avec les antifas !!! Tout l’art de l’hypocrisie chez Ngo ! Un manipulateur d’extrême droite extrêmement actif, donc et bien sournois ! Un acteur qui réussit néanmoins à venir déposer en costume au mois d’août devant le Congrès pour charger encore les antifas, alors qu’il s’est lui-même filmé faisant partie du groupe néo-nazi des Patriot Prayers de Gibson ! Gonflé le gars !!! Incroyable culot !!! Se présentant alors comme ayant été durement frappé… avec un milkshake, comme on le sait ! Gonflé !!! C’est son groupe qui a fracturé les vertèbres d’une consommatrice du Cider Riot ! Il semble avoir été invité par Ted Cruz (ici à droite), climatosceptique proche du Tea-Party, rallié à Trump malgré les insultes à son égard, qui le remercie après sa déposition… les soutiens de Donald sont clairs ! Très clairs !

En face, le maire (ici à gauche) fait ce qu’il peut avec ces dangereux agitateurs : « lors de la conférence de presse, Wheeler a vivement critiqué Trump pour tout, des attaques rhétoriques contre les «maires démocrates» à l’ancien sénateur républicain John McCain. «Vous demandez-vous sérieusement, Monsieur le Président, pourquoi c’est la première fois depuis des décennies que l’Amérique voit ce niveau de violence? C’est vous qui avez créé la haine et la division », a déclaré Wheeler. « C’est vous qui n’avez pas dit les noms des Noirs qui ont été tués par des policiers… c’est vous qui prétendez que les suprémacistes blancs sont de bonnes personnes. (…) Il a déclaré que les personnes présentes au rassemblement des caravanes pro-Trump «étaient soutenues et stimulées par le président lui-même. Président Trump, pendant quatre ans, nous avons dû vivre avec vous et vos attaques racistes contre les Noirs. Nous avons appris très tôt vos attitudes sexistes envers les femmes. « 

A droite, le saisissant Tweet de Donald célébrant le partisan de l’extrême droite et du néo-nazi Joe Gibson décédé. Il répondait ainsi au Tweet d’Amy Kremer, ex-partisane du Tea-Party, autre jeteuse d’huile sur le feu, montrant encore une fois que le parti républicain s’est fait phagocyter par ces fascisants notoires. Kremer (ici à gauche), autre extrémiste sans cervelle  a créé Women Vote Trump devenu Women Vote Smart avant de créer Women for America First en 2019 ! Women Vote Smart a fini… dans les dettes !!! En  2017, la même Kremer a proposé de gagner par tirage au sort un fusil AR-15 à ceux qui s’inscrivaient chez elle !!! Amy Kremer est en réalité une grande ratée de la politique : aux élections de 2017 pour le Congrès elle a culminé à un minuscule 351 votes en sa faveur (soit 0.18 des votants !!). Et c’est à elle , qui ne représente donc RIEN politiquement, que répond donc ainsi un Président enclin à pleurer un néo-nazi !!! Surréaliste !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La saine réaction de Joe

Face à cette progression insensée des violences, Biden s’est monté en véritable chef d’Etat, se voulant apaisant avant tout mais en ciblant parfaitement la grande responsabilité de la marionnette devenue folle à la tête actuelle du pays. Celui imbu de lui-même et d’une rare indécence, qui, en pleine désastre d’ouragan continue à signer des autographes comme une vedette de showbiz (en affirmant que sa signature « vaudrait au moins  10 000 dollar sur eBay » !) : « ce que vous voyez, « ce ne sont pas les images imaginaires de l’Amérique de Joe Biden, dans le futur. Ce sont des images de l’Amérique de Donald Trump, aujourd’hui, a-t-il dit. Il n’arrête pas de vous dire que, si seulement il était président, cela n’arriverait pas. Il n’arrête pas de nous dire que, s’il était président, vous vous sentiriez en sécurité. Eh bien, il est président, et cela arrive. Et vous n’êtes pas en sécurité. » « Et ça empire. Et nous savons pourquoi. Parce que Donald Trump verse de l’essence sur chaque incendie, a-t-il poursuivi, parce qu’il est incapable de condamner toute forme de violence. Il n’a aucun problème avec les milices de droite, les suprémacistes blancs et les justiciers [autoproclamés] munis de fusils d’assaut, souvent mieux armés que la police. » « Donald Trump est une présence toxique dans notre pays depuis quatre ans », a-t-il poursuivi.. Rappelant que la crise du Covid-19 l’avait privé d’un bilan économique, Joe Biden a estimé que, « maintenant, il tente d’effrayer l’Amérique. C’est à cela que se résume toute sa campagne présidentielle : la peur »… En réponse, les équipes de Trump comme la TrumpWarRoom (soutient officiel) on lancé… des fakes : comme ce discours tronqué de Biden, tagueurs « manipulé » mais aussitôt re-tweeté par les mêmes faussaires ! Le Trump War Room est infect : en août 2019, il s’était permis de reprendre l’expression de Trump parlant de Baltimore comme infesté de rats… en montrant le visage de Victor Blackwell, commentateur noir de CNN et critique de Donald écœuré par la remarque (plus une moquerie des propos du grand Elijah Cummings, unanimement respecté, décédé peu de temps après le 17 octobre 2019 ! Une façon de faire avant tout… raciste ! Après avoir insulté Cummings (« a brutal bully ») , Trump fera son éloge lors de son décès ! L’hypocrite total !

(1) certains ont d’autres griefs contre ces deux affreux : leurs voisins ! « Selon l’Associated Press, les McCloskey sont depuis des années en conflit avec leurs voisins pour un morceau de terrain dont ils affirment qu’il leur appartient, et ce n’est pas la première fois qu’ils attirent l’attention au sein du quartier historique de Portland Place -Mark McCloskey avait déjà mis en joue un voisin qui avait voulu prendre un raccourci en passant par cette zone. Une enquête du «St Louis Post-Dispatch» a révélé que Patricia McCloskey avait été renvoyée de l’association de quartier, accusée par ses voisins d’homophobie : elle voulait faire interdire l’installation de couples non mariés dans le quartier, ce qui a été perçu comme une façon d’empêcher des couples homosexuels d’emménager. «Ils ont toujours été le problème, jamais la solution», a déclaré Robert Dolgin, un de leurs voisins. En 2013, Mark McCloskey avait détruit les ruches installées par la synagogue située à côté de chez eux, grâce auxquelles les fidèles voulaient récolter du miel pour que les enfants puissent y tremper les pommes récoltées sur le terrain, un des rituels de Roch Hachana pour souhaiter une «douce année». Mais aux yeux de Mark McCloskey, la construction des ruches était une «violation de propriété» et il a menacé la direction de la synagogue d’un procès si elle voulait rebâtir les ruches et si elle ne nettoyait pas les espaces détruits. » Sur le net, vous vous en doutez ils avaient abondamment été moqués (comme ici en haut à droite et plus méchamment ici à gauche)…

(2) aux dernières nouvelles, l’assassin de Danielson, Michael Reinoehl, un militant antifasciste déclaré qui lui aussi avait été vite désigné et nommé par Andy Ngo, toujours désireux de jeter de l’huile sur le feu, vient d’être abattu ce 4 septembre par la police de Portland après avoir monté dans sa voiture, puis avoir « montré ensuite une arme » selon le shérif local. Un échange de tirs ou plusieurs tirs ont alors eu lieu, effectués par quatre officiers de police. Instable, selon sa propre famille, il avait fait des déclarations laissant entendre qu’il était résolu à ne pas se faire arrêter, quitte à mourir. Son dernier geste semble suicidaire en effet. Sa propre sœur, avec qui il avait rompu comme avec toute sa famille, n’a pas été surprise de sa fin.  Une fin qui empêche à jamais de savoir s’il était un véritable antifa comme le clamait si vite Trump, alors que selon ses proches s’était un opposant, mais totalement autonome. Dans sa dernière déclaration au Wall Street Journal (ici en haut à droite)  il avait affirmé que Danielson l’avait menacé avec un couteau et qu’il avait réagi en self-défense. Le problème de son arrestation virée exécution express est encore une fois une phrase de Trump de la veille : « pourquoi la police de Portland n’ARRETE-T-ELLE pas le tueur de sang-froid d’Aaron » Jay « Danielson », a écrit M. Trump sur Twitter. «Faites votre travail et faites-le vite. Tout le monde sait qui est ce voyou. Pas étonnant que Portland va en enfer! » Y ont-ils vu-là un permis de tuer le concernant ? Pour une police habituée à trop vite dégainer, que peut donc vouloir dire « faire vite son travail » à votre avis ? Trump a une idée très personnelle de la mort… au combat, notamment.

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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