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Le petit monde de Donald (18) : plus aucun garde-fou

Les derniers Tweets de Trump de cette série montrent qu’il perd pied, un peu plus encore chaque jour, et doit s’accrocher à ses plus obscurs cireurs de pompes, toujours prêts à l’encenser, comme ces affolants « QAnonistes » persuadés du bien-fondé d’une théorie complètement folle.  Donald trompe, sans jeu de mots, manipule, désinforme tant qu’il le peut, laissant derrière lui un chaos indescriptible. Comme s’il avait déjà perdu et s’était dit: après tout, autant mettre la zone dans ce foutu pays qui n’aura pas reconnu sa grandeur. Il est fou, définitivement fou, c’est ce que nous a montré cette étude de son activité intensive sur Twitter, dont il a fait son miroir depuis quatre années maintenant…

Trump continue donc à perdre les pédales et sort des propos de plus en plus à côté de la plaque, voire de plus en plus dangereux. On passe le 4 juillet dernier sur l’incroyable comparaison entre les « gauchistes » (ces fameux « antifas »)  et les « nazis » que les « vrais patriotes », qui les ont combattus et les combattent aujourd’hui selon lui.  Propos pour le moins clivant!  Et on note la seconde saillie, toute aussi sidérante. En ce jour de fête nationale, de retour du mont Rushmore (cf notre épisode précédent), voici ce qu’il a en effet affirmé, résumé et commenté par CNN: « alors que la nation a marqué un sombre 4 juillet avec de nombreux Américains confinés chez eux au milieu d’une augmentation alarmante des cas de coronavirus, le président Donald Trump a utilisé sa scène sur la pelouse sud de la Maison Blanche samedi pour présenter une affirmation mystifiante – et dangereusement trompeuse – comme quoi 99% des cas de coronavirus en Amérique sont «totalement inoffensifs». L’affirmation du président sans preuves sur le virus a été sa dernière tentative de minimiser la menace du coronavirus alors qu’il ravage les États-Unis avec des cas en augmentation à travers le pays et, comme un nombre croissant de hauts fonctionnaires républicains des gouverneurs de la nation aux membres du Congrès ont plaidé avec les Américains pour redoubler d’efforts pour freiner la propagation du virus, avertissant des conséquences dangereuses si les tendances actuelles se poursuivent ». C’est d’une totale irresponsabilité, en effet, celle à laquelle nous a habitué hélas Donald depuis le début de la crise du Covid19 qu’il a intérêt à minimiser, tant sa gestion a été catastrophique de bout en bout.

A 13h, le 4 juillet, le texte de CNN à peine mis en ligne, le compte Real Trump ne peut s’empêcher de Tweeter que « CNN est pris en flagrant délit de manipulation des mots et le sens de mon discours du 4 juillet ».« Ils sont effondrés, désespérés. Regardez ce qui arrive ». Encore une fois, Donald inverse les choses, car CNN n’a fait que relever sa phrase monstrueuse sur le Covid19, faite par un homme qui refuse toujours de porter un masque (1) au grand dam de tout le monde, y compris parmi les républicains, telle l’influente Liz Cheney, qui a tweeté une photo de son père… portant un masque, lui ! Le lendemain de la saillie de Donald, son propre responsable santé, l’US Food and Drug Commissioner, le Dr. Stephen Hahn, pressé par la commentatrice de CNN Dana Bash d’effectuer une mise au point, se démarquait de la phrase de son propre président, une première dans le genre. Son président a tort, selon lui tout simplement. Et cela tout le monde s’accorde à le reconnaître (il n’y a plus que 26% des américains qui pensent que Donald les informe correctement sur le coronavirus : le voici devenu lui-même le roi des Fake News !!!

Tentative de manipulation

A noter que, juste après avoir tweeté de l’adresse Potus l’attaque contre CNN, il en rajoutait une couche (ci-dessus à gauche) en clamant que ce week-end avait été le pire en score d’audience pour CNN et en redevenant à nouveau le vendeur publicitaire d’OANN (cf ici les épisodes précédents), « much better » selon lui. Il doit avoir le béguin pour « la fille à la chaise », en fait, ce n’est pas possible autrement… OANN qui, le 4 juillet, nous expliquait qu’à Richmond, en Virginie, les activistes du Boogaloo avaient fait force commune avec le mouvement Black Lives Matter, histoire de fiche un peu plus la zone dans le pays, on suppose. Visiblement, il la souhaite, la guerre civile, Donald, et ses valets de OANN sont prêts à la lui servir sur un plateau… On notera sur une photo des manifestants l’incroyable association de deux noms : Duncan Lemp et Breonna Tayor réunis ensemble !!! Breonna est cette jeune apprentie policière noire abattue chez elle alors qu’elle dormait, Lemp est ce militant blanc du Boogaloo sur-armé tué derrière sa porte (lire ici). Rien à voir entre eux ! Les premiers à s’en réjouir étant… les russes, chez RT TV, qui a aussi les honneurs de OANN et réciproquement ! Du pain béni pour Poutine en effet que ces mariages contre nature !!!

Etrangement, tous les sites évoquant ce dangereux rapprochement portaient tous le même titre, signe d’un envoi commun par un organisme très bien organisé. Quelqu’un a manifestement choisi cette angle d’approche médiatique. Le titre fédérateur étant  « What unites far right & BLM activists? Pro-gun rally ». on voudrait décrédibiliser BLM qu’on ne s’y prendrait pas autrement !!! Pourrir la situation, une vieille technique de contre-insurrection !!! En janvier, ce sont les mêmes ou presque en effet qui avaient défilé en force à Richmond, avec des drapeaux montrant qu’il supportaient Donald Trump !!!  Et avec eux des Three Percenters, comme leader … Alex Jones venu en command-car avec son porte-voix pour haranguer la foule ! Le site BellingCat, attentif avait noté une chose à Richmond en janvier : « plus tôt cette semaine, le FBI a arrêté plusieurs membres de l’organisation néo-nazie « The Base » qui prévoyaient d’assister à la marche avec des armes automatiques illégales et plus de mille cartouches de munitions. Le gouverneur Northam a déclaré un « état d’urgence » dans la ville et a interdit les armes à feu du Capitole. Il a justifié cela en affirmant sa crainte que certains manifestants présents à l’événement « n’aient pour but non pas la réunion pacifique mais la violence, les émeutes et l’insurrection ». Des preuves étayant cette peur peuvent être trouvées sur le panneau d’extrême droite / pol de 4chan, où au moins un policier de Richmond semble fournir des informations privilégiées aux manifestants ». Le policier avait montré son badge sur le réseau : c’était en fait un faux, mais les autres badges qu’il avait montrés étaient bien des symboles nazis !.

Mollie, le retour 

On le constate de jour en jour à examiner qui il re-tweete. Cela s’étiole, les plus grands noms disparaissent, remplacés par des acteurs de série B, des supporters fanatiques, souvent proches des dérives complotistes. Trump n’a plus pour l’applaudir désormais que des secondes mains, de piètre qualité : sa fameuse « base » qu’il tente de ramener au maximum, car il sait déjà qu’il ne gagnera pas de voix supplémentaires avec ce qui vient de se passer. Au passage, on retrouve aussi invariablement la célèbre Mollie (Hemingway), venue le 4 juillet dire sur Twitter que le discours passablement diviseur de Donald a été tellement bon que « l’opposition est devenue apoplectique » après l’avoir entendu (on s’est étranglé en effet devant une telle mauvaise foi !) et qu’on en a dit « 100% de chausses fausses » sans plus de détails. On l’a croisé sur FoxNews, venue sans surprise affirmer que l’affaire afghane n’en était pas une, bien sûr, alors qu’il s’agît d’un cas de haute trahison de la part d’un président vis-à-vis d’un puissance extérieure (la Russie) : « cette histoire vient des mêmes personnes qui utilisent exactement les mêmes tactiques qui ont été utilisées pour répandre le faux et dommageable canular de collusion russe, où vous avez des responsables du renseignement illégalement divulgués à des conspirateurs dans les médias pour définir un récit politique faux et préjudiciable. Il n’est pas surprenant que les démocrates tombent pour lui ou que les médias le vantent. Mais je pense que les électeurs républicains sont frustrés que les dirigeants républicains soient tombés encore une fois (dans le panneau) ». Elle était déjà intervenue sur le même sujet avec la même idée dans le site de droite Real Clear Politics (qui possède des liens Facebook avec des extrémistes de droite via Real Clear Media) le 1er juillet, en parlant de « hoax » démocrate (ici à droite)… La défense trumpienne est rodée et se passe les éléments de langage pour répondre aux attaques. Chez elle, il est vrai, tout ce qui s’attaque à Trump est obligatoirement qualifié de hoax… Peut être qu’elle rêve toujours d’évincer Kayleigh McEnany, qui sait… elle que l’on disait faite pour le poste, avec son imposant nécessaire à cirage (étudié ici déjà). Visiblement, elle le fourbit  encore… que deviendra-t-elle une fois son mentor évincé ? On peut lui promettre des jours difficiles, à l’avoir entendu pendant 4 ans soutenir Donald avec une telle véhémence !

Une cohorte d’abrutis derrière lui

Au lendemain du feu d’artifice, Donald applaudit par un « Great !» un post ridicule du dénommé Henry Rodgers, autre inconditionnel, montrant un Trump en carton dressé devant une masure peinte au couleurs du drapeau US; avec un énorme slogan « Trump 2020 », tous deux éclairés la nuit par deux projecteurs plantés dans le gazon. La scène est kitsch au possible  et… ridicule. L’auteur est un ex jeune correspondant du site extrême droitier du Daily Caller, de Tucker Carlson, invité régulier de Fox-News, qui est aussi ridicule qu’il en a l’air à l’antennevis (ici à droite). Quand on regarde le compte Twitter de Rodgers on s’aperçoit en effet qu’il retweete des avis venant de Raheem Kassam qui n’est autre qu’un extrême droitiste anglais, ancien éditeur de Breitbart News London, et conseiller de Nigel Farage !

Lui, c’est le fils de parents tanzaniens d’origine indienne, un extrémiste de l’alt-right anti-islam qui a l’insulte très facile sur Twitter. Il a applaudi aussi aux thèses d’Enoch Powell, l’anti émigré notoire raciste du parlement anglais auteur de l’infâme discours des « fleuves de sang » du 20 avril 1968. Le titre « Get Back » des Beatles a été écrit contre cette charge à l’encontre les émigrés. Kassam est ici à gauche avec Farage lors de leur visite de la Trump Tower pour y rencontrer.. Donald !!!  La fameuse base de Trump est bien de couleur brune… et c’est toujours la même petite équipe, au final !

Une petite équipe dont fait partie Roger Stone… commué (et non pardonné) de manière ignominieuse en ce samedi 11 juillet, qui restera donc désormais comme la date de la trahison de la Justice aux USA. La honte absolue, le pouvoir du prince dans toute sa splendeur : Adam Schiff avait bien eu raison de le taxer de dictateur, car cette décision est totalement arbitraire et digne des pires républiques bananières !

Ms Boobs a du applaudir à deux mains en l’apprenant ! Remarquez, lui au moins a mis un masque pour sortir de sa prison…  la raison invoquée étant à nouveau le « pas de collusion » décidé unilatéralement par Trump, en dehors des faits qui montrent le contraire avec le hacking de Facebook ou de Twitter  par la Troll Farm de Poutine : « La Maison Blanche a déclaré que Stone « est victime du canular russe que la gauche et ses alliés dans les médias ont perpétué pendant des années dans le but de saper la présidence de Trump ». «Il n’y a jamais eu de collusion entre la campagne Trump ou l’administration Trump avec la Russie. Une telle collusion n’a jamais été qu’un fantasme de partisans incapables d’accepter le résultat des élections de 2016″ écrit ici le Sydney Morning Telegraph.

Et Trump de continuer à mentir ouvertement, en annulant une réunion électorale à Portsmouth, New Hampshire, au prétexte qu’une terrible tempête est annoncée dans le secteur, alors qu’aucune prévision météo n’impliquait quelque chose d’aussi grave dans cet Etat, la tempête s’affaiblissant déjà. En réalité, comme à Tulsa, c’est pour masquer la désaffection de son propre électorat qui était loin d’avoir rempli l’endroit où elle devait se tenir !!! Chris Sununu, sénateur républicain, ayant annoncé que face au danger de la propagation du Coronavirus il ne se rendrait pas lui-même sur place. Judd Gregg, ancien gouverneur et sénateur républicain, avait taxé la venue de Trump  “d’erreur ».  Les rats commencent (enfin) à quitter le Titanic dont la barre est tenue par Donald… en train de foncer vers l’iceberg.

Mais tout cela n’est rien encore question mensonges ou vantardises puériles à côté de l’annonce surprise devant son vieil ami Seann Hannity d’un « test cognitif » que Donald aurait prétendument effectué au Walter Reed National Military Medical Center et dont les résultats, selon lui, auraient « stupéfaits » les médecins (2). «Et ils ont été très surpris. Ils ont dit que c’était une chose incroyable. Personne ne fait rarement ce que vous venez de faire. Mais il (sous-entendu Joe Biden) devrait passer le même test. » L’histoire, visiblement inventée de toutes pièces, racontée au téléphone, fait partie d’une campagne des amis de Donald qui s’attaquent en fait à l’âge de Joe Biden. Pour appuyer la démarche, Donald a donc ajouté cette séquence… surréaliste. Interviewée, Barbara Res, ancienne responsable pendant 18 ans de la Trump Organization, a remarqué surtout la baisse de qualité du vocabulaire chez Trump ces dernières années, sa propension à se répéter et sa difficulté à se concentrer. Bref, une baisse évidente de ses capacités cognitives ! Un Trump qui aurait démarré tôt dans le genre, comme vient de le raconter dans un livre sa nièce, dont le père, frère aîné de Donald Trump, Fred Junior, a jadi été laissé pour compte par Donald, et qui a indiqué sur Donald qu’il a payé un jour un ami à lui (Joe Shapiro, marié à la tenniswoman Pam Shriver, une affirmation controversée) pour aller passer un test de raisonnement, justement (le « SAT Test »), utilisé pour l’admission aux universités des États-Unis. à sa place ! Selon France Info, « Mary Trump (nota : qui est psychologue de métier) estime qu’il refuse de passer des tests psychologiques alors qu’il n’a pas, selon elle, l’état mental nécessaire pour affronter les crises que le pays traverse. Avec sa casquette de psychologue, elle estime qu’on pourrait le définir comme quelqu’un présentant un trouble de la personnalité antisociale. Il semble, selon elle, que Donald Trump ait un handicap de lecture qui aurait altéré pendant des années sa capacité de compréhension de toute information ».  Comme en écho à ces assertions d’obsessions et de répétitivité maladive, Donald ressort le 10 juillet son habituel tweet sur les « 96% » de cote au sein du parti républicain, un chiffre sorti de nul part comme on l’a vu ici…  C’est au moins la vingtième fois !

Donald reprend aussi un tweet du dénommé « Lybio » se permettant d’insulter encore une fois la presse en affirmant qu’elle souffre de TDS autrement dit de « Trump derangement syndrome » » à un niveau rarement vu selon lui« . Donald adore endosser le costume du martyr accusé alors qu’il prétend n’avoir rien fait (en l’occurrence pour le Covid19, c’est le cas !). C’est à propos des accusations au sujet de l’Afghanistan et des paiements russes en échange d’américains tués, phénomène pour « Lybio » qui  « n‘a pas obtenu de consensus au sein des services secrets », selon la porte-parole de la Maison Blanche, une défense mise à mal par ce que l’on sait exactement du sujet. Or Lybio affiche tout de suite  avec candeur qui il est : c’est un « Maga »,  un soutien de la campagne de Trump 2020… mais aussi un QAnon, car il utilise le slogan crypté WWG1WGA, phénomène qui a pour principal supporter André Pitre au Canada, qui ne fait rire personne malgré son nom : son résumé ici est au moins drôle. « depuis, sans doute inspiré par Goebbels et Adolf, pour qui un mensonge répété mille fois devient une vérité, Pitre répète inlassablement le même disque cassé, à savoir que les antifascistes sont un « groupe terroriste domestique ».


Il reçoit régulièrement des personnages de la droitosphère dans son nouveau studio « secret », et mène une campagne de socio-financement permanente pour maintenir ses activités.
 » Pitre, qui renvoie sur du Etienne Chouard, la filiation gilet jaune en France  (qui cite lui Marie France Garaud, qui n’a plus toute sa tête il semble). Pitre on peut l’écouter ici – enfin faut bien du courage…. !!! « Lybio » est lui tellement flatté d’être retweeté par Donald qu’il en a fait le fronton de sa compte Twitter: le voici auto-estampillé « retweeté par Real Trump ».  Une sorte de médaille du devoir pour lui !!! Une (drôle de) reconnaissance !

Trump ferraille donc de plus belle sur Twitter, en déployant des arguments bidons, que l’on imagine difficilement sortir de la bouche de quelqu’un de sensé. Le stable genius auto déclaré décroche à l’évidence quand il affirme avec aplomb qu’il n’y a pas plus de cas tout simplement car plus on effectue de détections, plus ça augmente : pour lui c’est devenu les « Fake Evening News »  de tous les jours. A ce stade, c’est gravissime d’autant nier la réalité : tout cela pour ne pas se déjuger car c’est bien lui qui a provoqué la résurgence de la pandémie en rouvrant le pays bien trop tôt. Pour lui, le taux de mortalité dû au Covid baisse, donc. Or tous les chiffres montrent que cela repart à la hausse !!! Que ne mentirait-il pas pour défendre sa fausse idée de départ ? Trump déteste avant tout se remettre en question, il en est totalement incapable et ne s’amende jamais !!! C’est cela son problème d’ordre psychiatrique : un ego démesuré, que l’on constate visuellement dans ses discours, lorsqu’il se met le torse de travers et recule la tête en arrière pour en imposer davantage à la lecture de son prompteur, qui est toujours aussi catastrophique. Cet homme ne sait même pas lire correctement (et ne comprend pas ce qu’il lit !) ! Quand on revient en arrière, on a de quoi sourire à lire ce qu’il avait dit en 2015 à propos de la technologie dont il ne peut plus se passer...

Le roi du cirage australien, « ami des noirs »

Dans le genre cire-pompes, qui accourent tous avec un président en difficulté, un record toutes catégories a été battu le 27 mai dernier avec le Tweet de Nick Adams qui a écrit, vous ne rêvez pas: « vous êtes le plus grand président durant la durée de ma vie et d’écrire ce livre a été le plus grand honneur de ma vie ». C’est à propos en effet de son livre encensoir (ici à gauche « Trump and Churchill: Defenders of Western Civilization », quel titre !) que Trump avait salué en Tweet bien entendu. Dès qu’il est flatté, ce président aujourd’hui nu, cet empereur au habits neufs, accourt. La satisfaction et le lustrage dans le sens du poil de son ego démesuré est sa satisfaction première. Adams est le Fondateur et le Président de Foundation for Liberty and American Greatness (ou FLAG, qui consiste aussi à mettre des drapeaux US partout et remplir Instagram avec). « L’organisation visite les écoles élémentaires, les collèges et les lycées pour fournir une formation visant à accroître la fierté patriotique » lit-on sur son fronton.  Quel programme en effet ! L’homme qui donne aujourd’hui des leçons d’immigration et qui dénonce le multiculturalisme est lui-même… un émigré australien (ne riez pas), arrivé en 2016 seulement aux USA. Là-bas, élu maire-adjoint le plus jeune du pays, il s’était rendu célèbre en 2009 avec l’affaire Brett Mason, un journaliste de Channel Ten qui avait filmé son siège régulièrement vide à l’Assemblée au sein du Parti libéral d’Australie (plutôt de centre droit au pouvoir depuis 2013) en raison de voyages constants à l’étranger… et notamment aux USA !!! En 2013, le gouverneur du Texas, Rick Perry, ancien chef du département de l’énergie du président Trump, l’avait nommé « Texan honoraire », 3 ans avant qu’il ne s’installe sur place. (il a aussi été déclaré Oklahoman honoraire par la gouverneure Mary Fallin : celle-ci est restée célèbre comme ayant été « the most unpopular governor in the country ! » c’est elle qui avait accepté le monument des 10 commandements déposé devant le Capitole local !). Il joue depuis son arrivée sur le fait qu’il est a été atteint d’un cancer enfant – à 16 mois- d’un type rare et quand il s’en est sorti grâce à un médecin… américain. Comme Trump, il possède un ego sur-dimensionné et se prend pour le centre du monde : il se place en conférence (ici à droite) comme défenseur d’un « gouvernement limité, de la foi, du libre marché, d’une défense nationale « solide », « de l’Etat d’Israël » (?), etc… et affirme surtout que les USA sont pour lui les « gardiens de la civilisation » !!! Bref c’est surtout un fan du Tea-Party, idéologiquement !!! Question bouquins, l’un de ses précédents (« Green Card Warrior »,) avait déjà été encensé par Donald, mais aussi par d’autres lecteurs grands fans de littérature, comme on peut le constater : « Chuck Norris, Mike Huckabee, Sean Hannity, Ben Carson, Allen West, Glenn Beck, Dana Perino, Oli North, Hugh Hewitt, le National Review, The Heritage Foundation et la NRA, » affirme-t-il tout seul sur sa propre biographie. Etre lu et apprécié par Chuck Norris, imaginez donc, c’est un sommet de reconnaissance, ça !!! (sait-il lire au moins ?).

L’homme, on semble l’avoir oublié, a aussi pondu un livre en 2006 qui se voulait marrant (et a même été perçu comme ça parfois par des lecteurs, hélas). Il s’intitulait « Making Friends With Black People » et véhiculait en fait tous les clichés racistes sur la mode, les habitudes de vie des noirs si « différents » des blancs selon lui. Aujourd’hui, ce livre fort médiocre, bourré de poncifs racistes, ne paraîtrait je pense plus du tout drôle… car c’est  exactement le genre de truc qui fait dire aux extrémistes de droite (dont il se sent si proche) « moi aussi j’ai un copain noir, vous savez »…  un bouquin d’une rare hypocrisie et donc bien à son image de ce vil flatteur invétéré !!! A noter que sur le Coronavirus, » l’ami des noirs » applique une méthode Coué à coups de marteau (ici à droite). Trump qui « sauve l’Amérique« , on croit rêver à lire ça, là…

La chute de la maison Carlson 

Tucker Carlson, vous le connaissez bien désormais, peut-être bien (je l’espère) grâce à cette série. Il a entretenu pendant des années chez FoxNews les voix des pires thuriféraires de l’extrême droite, à la TV, ou sur son site du Daily Caller. Des gens comme Jason Kessler, Peter Brimelow et Scott Greer y étaient invités, vous avais-je dit. Des fascistes, clairement, je ne vois pas d’autre définition (là-bas on dit suprémacistes). Or, coup de tonnerre en ce 11 juillet, un autre homme claque la porte du site du Daily Caller, contraint et forcé celui-là. Un scandale vient d’y éclater et il est énorme : Blake Neff, c’est son nom, originaire du Dakota du Sud, qui est celui qui en fait rédigeait les textes à l’antenne de Carlson et a le plus nourri le  forum du site par des centaines de posts, pendant des années, venait d’être démasqué. Il se présentait comme un gentil étudiant amoureux de la Grèce ancienne sur le net. Sous le pseudonyme de Charles XII (?), et dans le site AutoAdmit (appelé aussi XOXOhth), un site pour étudiants avocats (imaginez les ravages !), il a en effet fait un nombre de commentaires ouvertement racistes d’une outrance qui laisse sans voix (comme l’avait fait Stephen Miller, conseiller de Donald et rédacteur lui aussi de ses discours comme on l’a vu). Le 5 juin, sous le pseudonyme de CharlesXII, il avait par exemple écrit: « Les noirs oisifs qui restent chez  eux en jouant à Call of Duty sont probablement l’un des plus grands facteurs qui freinent la criminalité. » Le 25 mai, il avait accusé les représentantes élues Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley, Rashida Tlaib et Ilhan Omar de vouloir «  faire de votre pays un dépotoir pour les gens de merde du troisième monde ». Le 24 juin, en pleine crise Black Matter, il avait ainsi commenté: « honnêtement, étant donné à quel point les Noirs sont toujours fatigués, la véritable crise est peut-être leur manque de sommeil. » Le 26 juin, « les seules personnes qui se soucient de changer le nom des Washington Redskins de la NFL sont les « libs blancs et leurs animaux de compagnie éduqués « . Sidérant propos, odieux personnage !!! Il était beau, le gentil étudiant qui le soir venu se transformait en nazi véritable ! En 2016 il avait relevé sur Twitter que David Duke, ancien leader du KKK, avait fait 60 000 voix en Louisiane. 

Le problème étant son rôle prééminent chez Carlson, que Neff ne s’est pas gêné d’exposer depuis au grand jour … «Tout ce qu’il a lu sur le téléprompteur, le premier brouillon avait été écrit par moi», explique Neff.  Au cours des trois dernières années et demie, il a travaillé sur l’émission, 
et Neff a expliqué qu’il parlait initialement à Carlson chaque jour de ce qu’il devait couvrir, et a déclaré qu’il partageait des vues similaires en tant que spécialiste de droite sur de nombreuses questions. «Je me suis habitué à ce qu’il aime et à ce qu’il pense», a-t-il déclaré ».  C’est le même Carlson, je vous le rappelle, qui a été accusé d’alimenter le racisme et la xénophobie, en affirmant un jour que la menace de la suprématie blanche était un «canular» !!!  Son « nègre » (appellation aujourd’hui qui laisse aussi sans voix) était donc… raciste au possible !!! Doublé d’un beau misogyne ou un adepte du suprémacisme masculin (cf ici à droite).

Carlson a bel et bien bien reconnu son rôle dans son émission : « lorsqu’on lui a demandé dans une apparition en 2018 sur Fox « The Five » sur le processus d’écriture de son émission, Carlson a déclaré qu’il passait des heures à travailler sur des scripts, mais a fait référence à Neff par son nom, disant qu’il était un « merveilleux écrivain » et reconnaissant son aide. Et Carlson a crédité Neff dans les remerciements de son livre, « Ship of Fools » (nota : sous-titré « How a Selfish Ruling Class Is Bringing America to the Brink of Revolution » dans la lignée des « tous pourris » genre propos de gilets jaunes en fait), pour ses recherches. Dans les remerciements, Carlson a déclaré que Neff et deux autres personnes qui avaient aidé le livre « travaillaient et amélioraient considérablement notre émission nocturne sur Fox« . Comme l’a justement fait remarquer CNN , « Carlson compte également le président Trump parmi ses téléspectateurs les plus fidèles. À plusieurs reprises, le président a tweeté des vidéos du programme de Carlson. C’est-à-dire que les scripts que Neff a probablement aidé à écrire et à façonner étaient partagés par le président des États-Unis. »

Récemment, influencé visiblement directement par Neff, Carlson avait affirmé qu’une vétéran décorée, Ladda Tammy Duckworth, devenue depuis sénateur (démocrate) de l’Illinois, était une «lâche» pour ne pas avoir souhaité apparaître dans son émission.  Et qu’elle n’était pas assez patriote à ses yeux… une « fraudeuse » et une « lâche » avait-il même ajouté !!! Le lendemain, Duckworth, devenue une double amputée après avoir perdu ses jambes en 2004 alors qu’elle était soldate en Irak, lors de l’attaque à la roquette de son hélicoptère Blackhawk -qu’elle co-pilotait- avait suggéré sur Twitter que Carlson « Est-ce que Tucker Carlson voudrait marcher un mile avec mes jambes et dire après si j’aime ou non l’Amérique ? … (3)

On est en effet comme ça chez les trumpistes : tout simplement des gens ignobles (le mot me paraît faible à ce stade !).

Les jolis avions de Donald

Pour finir cette série sur un autre mode, on va parler avions si vous le voulez bien (c’est un peu l’habitude ici). 14 juillet 2017 : Trump est invité par les président français Emmanuel Macron au défilé militaire en France à Paris. Il en revient persuadé qu’il devrait lui aussi en faire un chez lui. Les militaires US sont plutôt rétifs : ça coûte cher et c’est difficile à organiser. Une première parade de vétérans prévue en 2018 est annulée, une deuxième appelée 2019 Salute to America a lieu mais les véhicules restent fixes, ils auraient bousillé toutes les avenues avec leurs chars Abrams de plus de 60 tonnes et finalement c’est l’aviation qui répond le mieux avec un Fly Over (survol à basse altitude) de divers avions et hélicos plus un passage des Blue Angels de la Navy, toujours impressionnants. Cette année sera donc encore un FlyOver, au dessus de la maison Banche (à droite c’est au Mont Rushmore, avec les Thunderbirds en même temps), avec en prime des avions de l’Arsenal de la Démocratie, autrement dit des avions de collection  qui participent aussi du  75th World War II Victory Commemoration Flyover. Avec une jolie brochette d’engins : des P-40 Warhawk, P-39 Airacobra, P-38 Lightning, P-51 Mustang, P-47 Thunderbolt, F4U Corsair, B-25 Mitchell, B-29 Superfortress et la célèbre B-17 en l’occurence la 485829 (s/n 77255 USCG, c/n 8738, c/r N3193G), c’est la Yankee Lady (ici à gauche).

Donald a dû se dire qu’il avait enfin des vrais avions de guerre rien que pour lui, lui qui ne l’a jamais faite la guerre, ayant obtenu un certificat de complaisance par un médecin pour un problème imaginaire au pied. Là-dessus, il a réussi à inventer l’idée qu’il n’y était pas allé car il n’était pas « fan de cette guerre », alors qu’il a toujours « révé d’être militaire », ce menteur invétéré ! C’était juste avant de partir admirer le défilé en France ! On ne voudrait pas le décevoir, ce bon Donald, mais en fait d’avions de la seconde guerre mondiale volant au-dessus de son nez, il s’est fait un peu rouler dans la farine…

Construite par Lockheed-Vega at Burbank, Californie en juillet 1945 , arrivée trop tard, cette forteresse volante n’a en effet jamais non plus participé à la guerre et a été même mise en dépôt direct en septembre 1975 au South Plains Army Air Field, avant de devenir garde-côtes en 1946 sous le s/n 77255. Elle fera de la photo aérienne en 1959 chez Fairchild Aerial Surveys, devenue N3193G, équipée aussi d’un magnétomètre. L’année 1965 la voit devenir  épandeuse d’engrais aérien (?)  chez Biegert Bros, en N3193G, et elle reste alors 15 ans à Mesa chez Aircraft Specialties Inc pour devenir pompier aérien en 1968 (ici à gauche) et l’année suivante participer au  prises de vues du film Tora Tora avant d’être adoptée par la célèbre Yankee Airforce comme musée volant en 1986 pour y être complètement restaurée et revoler en 1995 devenue alors NL3193G. D’autres B-17 « réfrigérés » ont, je le rappelle, servi en Bolivie, pour y transporter de la viande, que l’on entrait aussi par le nez, qui s’ouvrait par charnière… telle cette forteresse 41-9210 devenue CP-753, rapatriée en N12355 chez la Flying Heritage Collection de Seattle. Certaines, comme je l’ai expliqué ici ont servi à transporter de la cocaïne ! Ce CP-753, en effet, était un des avions des frères Whittington !!!

L’autre appareil remarquable aperçu ici à gauche lors du survol du 4 juillet à une histoire beaucoup plus intéressante encore. Ce C-47 (surnommé « Dakota ») construit par Douglas à Long Beach  en 1943 comme C-47A-60-DL, livré à l’United States Army Air Force avec le numéro 43-30665, a été en effet revendu vite fait a la fin de la guerre sous l’immatriculation N48065… à un « propriétaire inconnu » avant de s’expatrier… en  Colombie où on l’a retrouvé estampillé HK-2540, puis HK-2540P et redevenir  américain en N7043N, le 5 mai 1989. Un long séjour, qui cache quelque chose en fait : il avait été répertorié tout ce temps en Colombie comme faisant partie de « l’Institut d’été de linguistique », un drôle de nom en effet.

Un ouvrage (la CIA contre El Che de De Adys Cupull et Froilán González) nous donne la clé de cette énigme : « … de jeunes étudiants universitaires ont également appris l’existence, dans ces jungles, d’une base secrète nord-américaine, avec des pistes d’atterrissage, et de 18 à 20 maisons confortables, avec climatisation et interphones. L’accès de la Bolivie à la base a été interdit. Selon les habitants de Riberalta, les autorités ont expliqué qu’il s’agissait d’un institut d’été de linguistique, mais ils ont été frappés par le fait que la nuit, ils entendaient les vols en avion et que même du pain venait le chercher dans leurs avions. Certaines sources ont indiqué qu’il s’agissait d’une base de communication radioélectronique pour espionner les guérilleros; D’autres ont indiqué que c’était à des fins d’exploration géologique, il avait pour but de découvrir des pierres précieuses qu’ils transportaient secrètement aux États-Unis. Le journaliste Andrew Saint George -un agent confirmé de la CIA – a révélé que les Américains suivaient les mouvements de la guérilla avec des équipements et des instruments sophistiqués qui mesurent la chaleur et la fumée humaines des cuisines de la guérilla. Plus tard, il est devenu connu que cette méthode était également utilisée au Vietnam. D’autres sources estiment que la CIA a obtenu les informations selon lesquelles les guérilleros prévoyaient d’opérer dans la région du département de Beni et a commencé à prendre des mesures. On craint que des groupes d’autochtones ne se rebellent, car les symptômes sont déjà évidents à cet égard. Dans la ville d’Ascension de Guarayos, le chef de cette communauté, Salvador Iraipi, avec ses hommes, a attaqué les bureaux de la Direction des enquêtes criminelles (DIC) et de la police. Après les événements de la guérilla, il a été déclaré que la base secrète ou l’Institut d’été de linguistique était située sur les rives du lac Tumichucua, qui dans la langue Moxena signifie beau lac ». Les avions étaient déguisés comme aide humanitaire d’une « Christian Faith organization » texane, repérée aussi ici comme livrant des armesL’avion que Donald a cru avoir participé à la Seconde Guerre Mondiale guerre est en fait un des appareils de la CIA ayant servi à traquer Che Guevara !

Le c… intégral

Il faut dire qu’il s’y connait en avions;et en histoire… le Donald ! « Le président Donald Trump a blâmé un téléprompteur qui état « fichu » pour un anachronisme flagrant dans son discours de la fête de l’Indépendance. Il a déclaré aux foules le 4 juillet que l’armée continentale « avait pris le contrôle des aéroports » pendant la guerre d’indépendance américaine dans les années 1770.  Les observateurs ont rapidement fait remarquer qu’il n’y avait pas de transport aérien en Amérique au XVIIIe siècle. Expliquant le dérapage vendredi, M. Trump a également déclaré qu’il était difficile de lire le téléprompteur sous la pluie. Lors de son discours de « Salut à l’Amérique » au Lincoln Memorial jeudi, il parlait de l’année 1775 quand il a dit: « Notre armée a tenu l’air, elle a percuté les remparts, elle a repris les aéroports, elle a fait tout ce qu’elle avait à faire. » Les critiques ont souligné que les rebelles n’auraient pas pu s’emparer des aéroports plus d’un siècle avant le décollage du premier vol propulsé – crédité aux frères Wright en 1903. Dans la même phrase, M. Trump a également semblé dater une bataille à Fort McHenry comme datant de la Révolution américaine, alors qu’elle s’est déroulée des décennies plus tard pendant la guerre de 1812″. A droite ici Donald, toujours incapable se re reconnaître la moindre erreur blâmant la pluie et le prompteur tombé « kaput » (toujours ce vocabulaire restreint !) selon lui… alors que si on regarde le discours il l’a utilisé durant tout le reste de sa tirade !!! Il ment, de façon grotesque encore une fois !

En prime, on peut aussi se dire que ce n’est pas lui qui les rédige ses discours, on s’en doute : quel est donc le crétin qui a inventé les aéroports au XVIII eme siècle ? Son aide, le pizzaiolo golfeur Scavino ou son beau-fils, le guindé ignorant tout comme lui, aidé par l’assistant raciste de Donald (4), Stephen Miller ? Ce sont eux deux qui avaient rédigé ensemble le texte de sa pire intervention télévisée... bourrée d’erreurs, en mars 2020, annonçant les mesures de restriction du Covid19 (et une lecture chaotique du prompteur) !! On pourrait en rire si ce n’était pas aussi grave (visionnez donc les chutes de la prise) !  Il perd pied, chaque jour un peu plus… à l’évidence !

La longue tirade en deux parties sur la droite de Tweets sont les derniers sortis par cet ignorant en histoire (comme en sciences) quand il a appris qu’un procureur, en l’occurrence Cyrus Vance Jr, bien connu au temps de DSK, avait obtenu de pouvoir fouiller dans ses déclarations d’impôts tripatouillées et qui étaient jusqu’ici bloquées par la Justice. Comme on peut le constater, la vue de vieux avions prétendus de guerre (son défilé à lui !) ne l’a pas calmé, loin s’en faut … il risque d’enrager encore plus dans les jours à venir (nous sommes le 11 juillet quand je rédige ce texte). On vient en effet de peindre un slogan en travers de l’avenue, juste devant le Trump Tower. Voici ce qu’il va voir désormais de la fenêtre de son bureau (tourné vers lui !) :

(1) Je passe sur l’épisode grotesque du Lone Ranger…

(2) CNN a relevé pas moins de 38 « bizarretés » dans l’interview au téléphone de Sean Hannity.  Et comme ça devient de plus en plus grotesque, le magazine de citer Spinal Tap en référence : « Donc, New York n’est plus ce qu’il était. Tout le monde en part. Ils déménagent en Floride. » « Tout le monde s’en va. » Dit Donald, ce que le journaliste commente : « Sur une note connexe, cette citation me rappelle celle du directeur du groupe « Spinal Tap » Ian Faith: « Le concert de Boston a été annulé. … Ouais. Je ne m’inquiéterais pas car toutefois, ce n’est pas une grande ville universitaire .  »

(3) sa réponse avait en effet été cinglante et drôlement bien tournée (ici dans le NYT du 9 juillet) : « notre nation mérite des dirigeants suffisamment mûrs et sûrs pour ne pas appâter ou chercher à discréditer quiconque ose être en désaccord avec eux. Après ces quatre dernières années, et surtout après ces quatre derniers mois, il est plus clair que jamais que nous devons choisir des fonctionnaires qui se concentreront sur les graves problèmes auxquels notre pays est confronté – de la propagation du coronavirus au racisme systémique en passant par des adversaires étrangers menaçant les vies de nos troupes, plutôt que des intimidateurs cyniques qui utilisent des tactiques de cour d’école pour distraire de leurs propres lacunes. Donc, de même que si je remettais mon ancien uniforme et recommençais la guerre pour protéger le droit de Tucker Carlson et de Donald Trump de dire des choses offensantes à la télévision et sur Twitter, je passerai également chaque instant que je pourrai d’ici à novembre à me battre pour élire des dirigeants qui préfèrent faire du bien à leur pays plutôt qu’à eux-mêmes« .

(4) à ce propos, on a oublié cette photo terrible retrouvée le 3 août 2o19 dans la chambre du meurtrier (raciste) d’El Paso (20 morts et 26 blessés) : le nom de Trump, dessiné avec des armes !

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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