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Le LR en surchauffe ? c’est l’effet Peltier (3) !

Guillaume Peltier, en qui Nicolas Sarkozy a vu son double plus jeune, a en définitive beaucoup appris à l’UMP.  Partisan du libéralisme à tout crin, il a vu devant lui un responsable politique connu faire de fausses factures, et le nier ensuite avec aplomb pendant des semaines.  Certaines ont atterri chez des gens proches de l’extrême droite, et même jusqu’à des proches d’anciens de l’OAS.  Il est donc allé à la bonne école, ou a été pris entre bonnes mains (celles d’un Buisson, lui même bénéficiaire des nombreux sondages bidons transmis à la présidence sous Sarkozy).  Celles de ceux qui ont pigeonné leurs propres électeurs, et ce à deux reprises. La première fois en faisant payer leurs propres élus pour les formations donnés par les dirigeants de leur parti, à des tarifs faramineux, la seconde en venant au secours de leur propre parti qui aurait trop dépensé, lors d’un Sarkothon resté célèbre.  Les vrais cocus de l’histoire ce sont bien eux, qui auront voté la confiance à plusieurs reprises à ceux qui les auront grugés.

L’un des sommets de ces tripatouillages d’argent étant les sommes demandées par Christine Boutin (1) pour non ingérence politique, entre deux tours d’élection, une décision venue de Nicolas Sarkozy en personne, qui a même provoqué des remous au sein même du parti, J-F Copé s’étant montré ce jour-là fort peu coopératif.  Car c’est bien Sarkozy qui gérait les cordons de la bourse, via des hommes de main, et qui a fait faire la cavalerie à l’argent de sa famille politique comme Jean-Claude Romand l’avait fait avec celui de sa famille. Comme lui, Sarkozy a toujours menti à perpète. Romand a fini par tuer sa famille politique. Sarkozy a envoyé un jeune « killer » pour mettre à terre la sienne en croyant la mettre ainsi au pas.

Quand l’UMP et la Droite Dure roucoulaient auprès des « pigeons »

La Droite Forte, bizarrement encore, s’était soudainement intéressée en 2013 aux pigeons. Pas les volatiles, bien sûr : les « géonpi« , comme ils disaient, ces petits patrons (pas toujours si petits comme on va le voir) qui avaient bondi dès l’avènement de la gauche pour crier à l’arrêt des charges entreprenariales qui selon eux les « étranglaient », ou pour dénoncer la taxation des revenus du capital sur ceux du travail, avec l’annonce de la loi de finance 2013.  « L’accent est également mis sur « une révolution entrepreneuriale ». Des attentions toutes particulières sont ainsi portées aux « Pigeons« , décrits comme « ceux qui prennent des risques pour créer des richesses et du travail », « ceux qui innovent » et qui sont « cass(és) pour longtemps. » La Droite forte souhaite ainsi « porter la parole des sans-grade du capitalisme qui crient désormais au secours ».  A gauche, la présentation de la Droite Forte via ses mugs. Amusant, quand on sait ce que fait Com1+, la boîte d’un de ses patrons (Peltier bien sûr)… Et de déplorer : « nous sommes tous devenus des Pigeons », avait-on pu lire dans l’un de leurs nombreux manifestes au relents fortement libéraux dignes d’un Madelin, ex-Gud lui aussi. Un texte largement relayé par l’extrême droite, comme par exemple chez Valeurs Actuelles, l’hebdomadaire provocateur aux couvertures anti-islam ou anti..Taubira. Or, parmi ces fameux pigeons, étrange hasard encore, on trouvait une agence de com assez particulière… Au départ des « Pigeons », il y avait eu « quatre community managers » : Jeremy Benmoussa de Up2Social, Fabien Cohen de Whoozer, Tatiana Jama Gomplewicz de Living Social et Ruben Nataf de 10 Days in Paris. Derrière le « buzz » des pigeons, se dissimulait en fait Marc Simoncini et Jacques Antoine Grangeon (de Vente Privée, ici en photo avec un troisième personnage… qui n’a toujours pas réclamé son bateau coulé), dont le porte-parole dans la presse avait été Jean-David Chamboredon, d’ISAI, un fonds d’investissements orienté Web, où figure entre autre Pierre Kosciusko-Morizet.  Il était venu très tôt les rejoindre Carlos Diaz (il prétend même avoir créé le mouvement des Pigeons !, le fondateur de la société Kwarter, basée à San Francisco, une firme qui propose de suivre des matchs (de basket) de manière interactive). « Tout remonte à une discussion sur Facebook, vendredi soir. Il est un peu plus de 22 heures lorsque Carlos Diaz, PDG de la société Kwarter et fondateur d’autres start-up, comme BlueWiki, qui réside à San Francisco, aux Etats-Unis, s’indigne sur Facebook : « RIP l’entrepreneuriat en France (merci c’était sympa, bon courage à ceux qui continuent d’y croire) ». Il réagit notamment à une tribune, publiée le matin même sur LaTribune.fr par Jean-David Chamboredon, patron du fonds des entrepreneurs Internet ISAI, ancien de Cap Gemini, et l’un des plus importants « business angels » français » précise Le Monde. Depuis, Diaz a lancé en janvier 2021 Uncut,  » une plateforme de live podcasting qui entend bien réinventer le genre. ». Il venait visiblement d’ouvrir sa radio ! Le plus drôle étant l’appellation « live podcast », métalangage branchouillard à la mode pour signifier « émission de radio en direct  » !!!

Or le parcours même de Diaz (ici à gauche) mérite attention : après avoir découvert le net tôt, en 1996, Il a co-fondé une agence internet, Reflect (devenu plus tard Groupe Reflect et Emakina France) avec son frère Manuel Diaz. Celui-ci est aujourd’hui président d’Emakina France, mais c’était aussi, il faut le noter, le conseiller numérique de Nicolas Sarkozy pour sa campagne de 2012. Après Emakina, il a créé BlueKiwi, un blog d’entreprise qui a séduit Dassault et l’Oréal, mais aussi la Poste, Legrand, BNP Paribas, SFR, Thales, Total, entre autres. Or c’est Emakina qui s’est occupé de l’internet de l’UMP… et de bien étrange manière, après le flop complet en 2010 d’un premier site, celui appelé « Les Créateurs de Possible » (un désastre complet). Encore une fois, on retombait sur des liens de favoritisme … mêlant des proches de J-F Copé et l’extrême droite. A l’époque, selon RTL, « les responsables départementaux des Jeunes UMP sont menacés d’être « démis de leurs fonctions » s’ils ne s’inscrivent pas sur le site au plus vite ! Menace signifiée dans un mail que vient de leur envoyer leur président Benjamin Lancar. » (ici avec une autre lumière de l’UMP, Frédéric Lefebvre; celui qui confondait Voltaire avec une marque de vêtements à la mode : aujourd’hui, ne souriez pas, c’est le responsable de Pif Gadget, relancé par ses soins…

Des pigeons voyageurs revenus dans un fief d’extrême droite

Dans la pagaille des factures fantômes, l’Express en a retrouvé une, plutôt conséquente : un contrat signé avec la société E-Makina, en date du 1er février 2012, d’un montant de 878 000 euros (HT), qui arbore bien la signature du président de l’UMP de l’époque : J-F Copé. Or ce n’était même pas Emakina qui s’était chargé du travail !!! Et ce, sous l’impulsion de J-F C qui avait fait nommé sa responsable de com personnelle comme chef de projet :  » La société chargée depuis l’été dernier de piloter le marketing Internet de l’UMP, Emakina, a décidé de confier ses propres problématiques de communication à Anne Méaux, lobbyiste historique des personnalités de droite, spécialisée dans la gestion de crise et les dossiers sensibles. Nous avons contacté Emakina, pour essayer de connaître les raisons d’un tel choix. Dans un premier temps, nos interlocuteurs nous ont prié d’appeler Image Sept, société d’Anne Méaux, également responsable de leurs relations avec la presse. Puis, Manuel Diaz, le patron d’Emakina nous a précisé que leur contrat remontait à l’automne 2010 et qu’il avait été signé au moment où il redéfinissait leur marque » nous avait appris l’enquêteur Romain Renier d’Owni.

Anne Meaux affiche un beau palmarès de droite dure en effet. « Dans sa jeunesse, la future patronne d’Image Sept a fait ses classes à Ordre nouveau, à la présidence du GUD-Assas (Groupe union défense), puis dans les instances dirigeantes du Parti des forces nouvelles (PFN). À l’issue du congrès constitutif du PFN en novembre 1974, elle est la seule femme à figurer au comité central aux côtés de François Brigneau, Roland « Gaucher » Goguillot, Pascal Gauchon, Gérald Penciolelli, et surtout Alain Robert qui s’apprête à organiser le ralliement d’une partie de l’extrême droite à Giscard. Dans la foulée, on retrouvera très naturellement Mme Méaux au service de presse de l’Élysée sous VGE… Avant qu’elle n’assure, pendant de longues années, la communication d’Alain Madelin, venu des mêmes rivages et dont elle partage les orientations ultralibérales. La revue antifasciste Reflex signalera par ailleurs ses liens avec la famille Loustau, routiers historiques de l’extrême droite ». Un Axel Lousteau que l’on retrouve chez… Marine Le Pen, son vigile en effet et le trésorier de Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen !!!. Celui qui avait levé le bras droit tendu et fait un salut nazi pour fêter son 40ème anniversaire (il était très actif sur le net) ! Le 1er novembre 2020, Lousteau s’est illustré d’une autre façon : « le Rassemblement national considère-t-il vraiment l’islamisme radical comme un ennemi? Deux proches de Marine Le Pen, Axel Loustau et Frédéric Chatillon, se sont affichés au côté d’Abdelhakim Sefrioui, l’islamiste mis en examen et écroué pour avoir lancé la campagne sur les réseaux sociaux qui a provoqué l’assassinat de Samuel Paty. Les trois hommes apparaissent sur une vidéo du 10 janvier 2009, mise en ligne sur le compte Dailymotion du collectif Cheikh Yassine, le groupuscule de Sefrioui, après une manifestation à Paris contre une opération menée par Israël dans la bande de Gaza ».

Comment refiler le bébé

En remontant un peu plus le fil de cette étrange passation de dossier, Renier était tombé sur une perle : c’est J-F Copé en personne qui avait exigé cela, en imposant Ludovic Guillot et surtout Delphine Guerlain, celle qui était jusqu’alors chargée de sa propre image au sein de l’UMP, après avoir passé sept années chez « Image Sept« , société fondée par la très influente ex-Gudiste Anne Meaux, celle que l’on surnomme « Talleyrante » dans le milieu de la com’. Devenue également la conseillère écoutée et redoutée de François Pinault et de Bernard Arnault, pas moins. Celle qui avait « lissé » l’image de Lashki Mital pour le rendre présentable aux syndicalistes, qui avaient été bernés, ou qui travaillait en même temps à celle de Ben Ali ! L’ancienne membre de la direction du Parti des Forces Nouvelles, parti outrageusement néofasciste, dont les deux organismes de jeunesse s’appelaient le Front de la jeunesse et le Groupe union défense – GUD, le PFN, auquel adhèrait aussi Hervé Novelli. A droite la photo d’Edouard Klein (en bas à droite) président du GUD, en compagnie de Julien Rochedy (au centre avec le noeud papillon) et Marion Maréchal le Pen… Klein se fera cogner en 2015 par son successeur, Logan Djian, nouveau président du GUD. Des gens charmants (entre eux) !!!

Celle qui s’était aussi chargée de la com d’un certain ministre de l’intérieur, candidat en 2007 de la présidentielle. Ce que j’avais dénoncé ici dès avril 2007, en écrivant que « ce qui ressortira dans quelques années (c’est chose faite en 2014 !), c’est la découverte d’une personne, d’un candidat, qui jusqu’ici paraissait relativement censée, et qui révèle, au fur et à mesure, une étrange personnalité. Personne, -jusqu’à une époque récente – n’aurait pu s’attendre à retrouver chez monsieur Sarkozy le double rajeuni de Pétain ou le clone aseptisé de Jean-Marie Le Pen. Et pourtant, toute sa rhétorique véhicule les mêmes idées et utilise les mêmes mots, mais personne n’y avait prêté véritablement attention, le tout étant noyé dans une hyperactivité médiatique entretenue par le personnage depuis des mois pour faire écran à ces idées nauséabondes.«  Anne Meaux, une « amie de Gérard Longuet, l’ancien ministre de la Défense ou d’Alain Madelin – deux hommes rencontrés à l’occasion d’engagements de jeunesse au sein de groupuscules d’extrême droite, en particulier avec le groupe Occident. Ex conseillère du Président Valéry Giscard-D’Estaing. Anne Méaux a fondé Image Sept en 1988. Sans tout à fait renoncer à utiliser son carnet d’adresses dans la politique. Comme le montrait une enquête de Libération, elle s’est notamment illustrée en 2004 en persuadant Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, de nommer son client Pierre Gadonneix, ex-patron de Gaz de France , à la tête d’EDF« . Une personne de l’ombre, tirant le gouvernement vers la droite dure. Des copains et des coquins, qui s’étaient ici appropriés un contrat de plus d’un million d’euros TTC… de quoi grassement nourrir pas mal de pigeons… car c’est bien cela dont il est question, et sur une échelle d’une ampleur considérable. Au passage, sur les forums, l’UMP gagnait une nouvelle appellation : l’Union des Manipulateurs de Pigeons ! Au passage encore, le 5 mars 2014, la page de Wikipedia consacrée à la bio de J-F C est restée bloquée, preuve de l’ingérence sur le net de ses affidés.

L’épisode grotesque du sans-papiers de l’UMP

Nos deux vibrions débordent paraît-ils d’idées. L’une d’entre elles est aujourd’hui encore l’occasion de bien rigoler. C’est Challenges qui se tord de rire et nous aussi en 2015 en apprenant qui ils ont débauché, que l’on pourrait écrire de façon sarcastique « TIKI ont-ils recruté », raconte Maurice Szafran  : « Qu’il est réjouissant de voir que la politique ne manque pas parfois de cocasserie. Ainsi deux jeunes gens, Guillaume Peltier (après un passage au Front National) et Geoffroy Didier ont-ils structuré au sein de l’UMP une tendance dite « la Droite forte ». Sous la férule de l’idéologue extrême droitier Patrick Buisson, cajolés par Nicolas Sarkozy, alors à l’Elysée, ils ont contribué non sans talent à la radicalisation du grand parti de la droite républicaine. Ultra sécuritaires, participant volontiers à la traque aux immigrés responsables de la plupart de nos maux, excellents « clients » des médias audiovisuels, Peltier et Didier ont su se construire une place privilégiée au sein de l’UMP : leurs thèses crypto lepénistes étaient censées affaiblir le FN. On sait ce qu’il en est… Et voilà qu’ils se retrouvent pris à leur propre piège : la dénonciation des clandestins, le pire du pire parmi les immigrés – et il ne fait aucun doute que tout gouvernement doit combattre l’immigration clandestine ». Car les deux Men in Black ont dégotté le leur, ils semble bien, de noir…  pour apparaître comme un grand parti ouvert et pas raciste pour deux sous…

« Croyant réussir comme à son habitude un « bon coup », Geoffroy Didier a demandé et obtenu du nouveau président de l’UMP, le dénommé Nicolas Sarkozy, qu’un certain Stéphane Tiki, militant de la Droite forte, soit nommé à la tête des Jeunes pops (les jeunes du parti). Pourquoi un « bon coup » ? Parce que Tiki est noir, précisément de nationalité camerounaise, sur le point affirmait-il, d’être naturalisé français. La preuve par a+b que Didier et Peltier, les bébés Buisson, ne sont pas aussi « mauvais » qu’une grande partie de leurs « compagnons » UMP l’affirment, que le racisme leur est aussi étranger qu’odieux… » (à droite le trio Peltier-Guéant-Tiki à une réunion de la Droite Forte !). « Las, il a fallu que les investigateurs du Canard Enchaîné passent par là. Et qu’ont-ils découvert, les fins limiers au long bec ? Que pour des raisons administratives complexes dans lesquelles nous n’entrerons pas ici, Stéphane Tiki, présent en France depuis dix ans, est en réalité un … « sans papier »! Sourires en coin ou éclats de rire à l’UMP parmi les très nombreux ennemis du duo Didier-Peltier, et Tiki, le malheureux, contraint aussitôt de se mettre « en congé » guettant le jour où il sera, enfin, naturalisé – ce qui sans doute ne saurait tarder. » Le pauvre se fera piéger partout après cette révélation et ça tournera au grotesque pour lui comme pour le LR avec d’autres découvertes : « Le Figaro rappelle que Stéphane Tiki se mobilisait en 2012 contre le droit de vote des étrangers »  (par tweet qui le trahira ici à droite) !!! Une situation qui ne manque pas de sel écrit le journal… en effet ! En prime, les deux lascars n’avaient pas partagé leur « découverte » avec leurs tous nouveaux amis politiques : « dans son TextO’ du jour, le journal L’Opinion a compilé quelques réactions de dirigeants UMP appelés à s’exprimer à ce sujet. Où l’on s’aperçoit qu’ils sont nombreux à ne pas « connaître » Stéphane Tiki » !!! Une initiative ratée, un flop de plus signé des Blues Brothers de Sarko qui avaient tout concocté dans l’ombre du parti !!!

Le pompage financier éhonté des militants UMP

Millot, Buisson, Copé, Peltier : un fameux quatuor qui s’est entendu comme larrons en foire pour vendre des sondages à des élus … UMP, sondages leur étant le plus souvent favorables, au final (ne jamais décevoir la clientèle, un principe majeur !). Une énorme pompe à fric a été ainsi créée ! Ainsi à Menton, dirigée par l’UMP Jean-Claude Guibal, qui réclamait (sans aucun appel d’offres) un « audit de communication » à Bygmalion et « une évaluation des politiques publiques municipales » à Com1″. Gag ultime, c’est Bygmalion qui viendra sur place présenter les résultats de Com1, preuve que Peltier était bien imbriqué dans la société aujourd’hui accusée d’avoir détourné l’argent des caisses de l’UMP : voilà Peltier soudain mal en point, lui aussi, avec cette implication. A force d’avoir poussé Copé à devenir le maître de l’UMP… Comme le précise Marianne, l’exemple s’était déjà produit auparavant… dans le fief des Balkany : « peut-être sera-t-il heureux d’apprendre que les deux entreprises avaient déjà travaillé ensemble, quelques mois plutôt, à Levallois-Perret, chez l’UMP Patrick Balkany ? Bygmalion y décroche début 2012 un « marché de prestations de conseil et d’accompagnement dans le secteur de la communication ». Son montant ? Compris entre 90 000 et 192 000 € — on n’en sait pas plus. Ce qui est sûr, en revanche, c’est que les conseils de Bygmalion devaient être dispensés « en complément » d’une « étude menée sur l’évaluation des politiques publiques et leur perception par les habitants ». Et qui a été choisi pour réaliser ce nouveau sondage moyennant 14 500 € ? Com1+ pardi ! « . La collusion est évidente. A un point pourtant visible de tous : à l’UMP, Peltier, devenu le second après Copé (ils sont en fait 20 seconds selon les derniers statuts), a aussi hérité des études d’opinion et des sondages !!! Pouvant montrer ou non ce qu’ils souhaite !!!

Bettencourt au bassinet

En fait, on le sait depuis quatre ans au moins que les comptes de l’UMP n’ont jamais été clairs. Et ce, depuis l’affaire Bettencourt. Dans un mémo écrit par Patrick de Maistre, on avait relevé une note en date du 29 septembre 2006, concernant l’Association de soutien à Nicolas Sarkozy et l’UMP : «  après avoir rappelé que les contributions, hors campagne présidentielle, étaient plafonnées à 7 500 euros, le gestionnaire de fortune de la milliardaire invite les deux époux à faire chacun deux chèques à deux associations différentes :« Votre épouse et vous-même pouvez donc faire un chèque de 7 500 euros, aux deux associations suivantes : Association nationale de financement de l’UMP, Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy. Nous avons convenu, avec Monsieur Woerth, que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l’UMP 55 rue de la Boétie Paris 8ème« . Il n’y avait là rien de rédhibitoire, la loi le permettait. Ce qui était plus inquiétant, c’est la suite de la note retrouvée dans l’enquête. « S’ensuit une précision qui ne manque pas de sel : « Monsieur Woerth m’a fait savoir que vous aviez déjà envoyé un chèque de 7 500 euros à l’UMP, mais que celui-ci a été utilisé par Monsieur Renaud Donnedieu de Vabres. Il faut donc que vous joignez un petit mot à votre chèque, pour spécifier qu’il est bien destiné à l’UMP. » Ce qui signifiait aussi que les chèques n’étaient même pas nominatifs, et qu’à l’époque la gestion financière de l’UMP était déjà une réserve financière pour certains.

L’Association de soutien à Sarkozy, c’était déjà un micro-parti, qui récoltait pas mal. « Cette entité méconnue aurait récolté pas moins de 270 000 euros en 2006, dont 250 000 versés au compte de campagne de Nicolas Sarkozy l’année suivante » et 134 000 euros en 2007. « Le dispositif n’est pas illégal », ajoute le journal, mais « il permettait à chacun de financer deux fois le candidat Sarkozy via l’UMP et via l’Asans », quand la loi fixe à 7 500 euros le plafond des dons particuliers aux personnalités politiques. En réalité, le siège de l’Asans se trouve être le domicile privé de Frank Louvrier,conseiller en communication de Nicolas Sarkozy ». En somme, Sarkozy, en 2006, trichait déjà avec les comptes de campagne !!! Et c’était bien un proche qui lui servait de caissier ! Après la présidentielle de 2007, l’Association de soutien à Nicolas Sarkozy a hiberné, ne recevant plus que 7 474 euros en 2008. Mais entre temps, elle avait placé à la banque la moitié de ses réserves (évaluée à 200 000 euros)…

Guillaume Peltier aura vite appris à se servir de tout ça, comme on va le voir demain…

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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