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Le LR en surchauffe ? c’est l’effet Peltier (2) !

En 2012, Guillaume Peltier, le poulain de Sarkozy, a déjà réalisé le « hold-up parfait », en remportant à la barbe des caciques de l’UMP la palme de la motion… la plus à droite du partie, ce qui lui vaudra de belles inimitiés, notamment de la part des derniers gaullistes existants qui ne supporteront pas de voir transformer leur parti en savonnette, Guillaume Peltier n’ayant rien trouvé de mieux que de déposer son slogan politique comme on dépose le nom d’un nouveau savon, pour empêcher ses adversaires d’y avoir recours ! Derrière l’homme, ce n’est pas qu’une histoire d’âge ou de méthode de marketing électoral new-style qui embarrasse : c’est l’idéologie qui se dissimule derrière. Et elle n’a rien à voir avec les fondements du gaullisme dont l’UMP se prétend l’héritier.

Toute la gesticulation de la dite « Droite dure » (appelée Droite Forte) , le concept proposé par Guillaume Peltier et son acolyte, et son contenu idéologique fort voisin de celui d’un De Villiers ou d’une Marine LePen. ne s’expliquait en effet que parce qu’elle ne servait qu’à préparer le retour de celui qui n’a toujours pas reconnu sa défaite, après une campagne très marquée à droite. Sarkozy, bien entendu, mais aussi et avant lui l’impénétrable Buisson qui continuait, contrairement aux apparences (celles d’après les révélations sur ses enregistrements), à exercer une forte influence sur le battu de 2012. Un battu qui aura bénéficié de moyens financiers énormes, déguisés en fausses factures comme on le sait aujourd’hui. Le procès est (enfin) en cours ! Guillaume Peltier, oublié du procès, justement, avait été envoyé par Buisson et Sarkozy pour aller dynamiter un parti déjà moribond, et il en sait quelque chose : là aussi, il aura vite appris. Aux côtés d’un certain Sébastien Millot.

Ce que concoctait à cette époque Millot, de Bygmalion, on le saura six ans plus tard, c’est à dire avant-hier, avec la découverte des millions d’euros manquants. Car dès 2009, son ami J-F Copé lui a demandé de lui trouver une « plume » pour rédiger « son » futur livre, qu’il souhaite « décomplexé », l’image que veut imposer Copé depuis ses débuts en politique. Et le nègre proposé par Millot, c’est justement Guillaume Peltier, ce que racontent deux journalistes, Solenn de Royer (de l’AFP) et Frédéric Dumoulin (de La Croix), quand ils décrivent la rédaction d’Un député, ça compte énormément, le livre attribué à JFC (le premier étant celui-ci, au titre tout aussi évocateur, toujours dans la veine faussement « décomplexée). Pour eux, Copé est un « homme pressé » : il rêve depuis tout petit de devenir Président de la France, et ce bien avant l’âge de se raser le matin, sa maman lui offrant à son anniversaire un gâteau en forme de Palais de l’Elysée, et il s’impatiente depuis toujours… Trop. Beaucoup trop, ce qui a l’art de mettre Sarkozy en rogne, lequel s’en méfie ou passe son temps à l’humilier (en le laissant prendre un second Falcon sans le faire monter dans le sien, par exemple, lorsqu’ils voyagent). Il a compris la voracité du personnage, prêt à tout pour évincer… ses rivaux, dont François Fillon, voire un Sarkozy qui voudrait revenir en piste, marchant sur ses propres projets présidentiels !

Peltier aurait, selon eux, trouvé pour lui les formules telles que « l’hyper-Parlement » ou « la Veme République bis » dont Copé émaillera juste après tous ses discours. L’ouvrage, à posteriori, peut être perçu aujourd’hui comme annonciateur, son auteur n’ayant effectivement pas bien compté….les factures de l’UMP ! Peltier aurait reçu au même moment un appel du pied de Brice Hortefeux, un intime du président comme on le sait, qui lui aurait demandé de rejoindre l’UMP. Ce qu’il s’empressera de faire en mélangeant les deux plaisirs grâce à un nouveau mentor : Patrick Buisson, car Com1+, l’entreprise créée par Peltier, sera elle aussi une entreprise de… sondages, un peu comme celle de Buisson, justement, chargée de traquer les envies des français (Buisson se réservant celles du seul président !).

Buisson le prendra aussitôt sous son aile au point de l’appeler « fiston » (logique, tant ses liens avec son propre fils étaient devenus désastreux). Le voilà devenu intime du pouvoir, au plus près de la présidence de son nouveau parti d’adoption ou du conseiller ayant le plus d’influence sur le président, dont il peut désormais s’approcher, ce dont il ne se prive pas, dès que Sarkozy se rend sur des terres de Touraine, comme ici en Indre et Loire, à Vouvray (belle brochette sur la photo avec Greff, mais aussi le sinueux Nihous à l’affût et l’inévitable Peltier !). Au pays des bisounours de l’UMP, rappelons que NKM, qui n’avait pas digéré la prise de position de Peltier à son égard pour sa candidature à Paris, l’avait qualifié de « Buisson qui cache la forêt« . François Baroin ayant fait de même dès 2013, en mettant Buisson et Peltier dans le même sac poisseux !

Le hold-up au sein de l’UMP, téléguidé par Sarkozy

Arrivé en 2009 à l’UMP, et y rongeant un peu son frein, avec son ambition démesurée, Peltier va réaliser un véritable hold-up fin 2012, favorisé par la grande faiblesse qu’affiche alors le parti, qui est en pleine guerre des chefs entre François Fillon et J-F Copé. Réitérant en quelque sorte le hold-up de Sarkozy sur le RPR..Ce qui ravit en fait Sarkozy lui-même, ravi de neutraliser ainsi les candidats à sa succession : « l’ancien président, qui a revu Geoffroy Didier et Guillaume Peltier depuis la présidentielle, se réjouit de l’ascension des deux jeunes pousses. Selon nos informations, il leur a recommandé de ne pas se laisser déstabiliser par ceux qui jalousent leur succès », écrit Neila Latrous. Très vite, Guillaume Peltier a senti la faille. Pour y arriver, il s’est en effet associé à un autre jeune loup comme lui non élu, Geoffroy Didier, dont l’ambition politique déborde de partout, autant que la sienne. Ensemble, ils cultivent la proximité sakozienne (ici à droite) et ont formé en juillet 2012 le courant dit de « la Droite Forte » slogan emprunté à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, auquel ils ont ajouté celui de … De Villiers « fiers d’être français« . Geoffroy Didier disparaîtra quelque temps des écrans médiatiques le 31 mai 2013, avec la saillie du présentateur Stéphane Bern révélant son homosexualité  : c’était un beau coup de poignard pour l’un des chauds partisans de la Manif pour Tous, opposés à l’homosexualité comme on le sait !!! Le duo infernal se réduisait le jour même à Guillaume Peltier seul… Voici la droite (un peu) moins forte ! Didier se verra attaqué la même année par Rachida Dati, pour une phrase raciste qu’il aurait prononcée à son égard, répercutée dans un livre « Rachida Dati ne meurt jamais » d’Élisabeth Chavelet. Dati rappelant les saillies d’un autre proche de Sarkozy et confirmant les liens existants avec le mouvement de la droite forte : « Geoffroy Didier, vous savez qui l’a créé ? C’est Brice Hortefeux. Donc ces réflexions ne m’étonnent pas, il a eu plusieurs dérapages ».  Une Dati qui avait pourtant posé avec le duo, Hortefeux et Charron pour les adouber…  cela s’appelle un beau panier de crabes : c’est ça, le LR. Avec un Peltier déjà débarrassé aussi de son encombrant collègue, par la même occasion ! Il n’en demandait pas tant !

Les deux boules de la stratégie de billard à deux bandes de Sarko

Adoubés par Brice Hortefeux, choyés par Hervé Novelli et chaperonnés par Buisson, l’ancien de Minute, ils sont bien restés fondamentalement d’extrême droite et c’est aussi pour ça qu’ils plaisent tant à Sarkozy. Ils se vantent donc de leur proximité avec celui qui est devenu en 2012 l’ex-président, et qui continue sur la voie de Buisson dans l’espoir d’un hypothétique retour (avec Peltier, qui en a déjà épuisé trois, de héros !) : « Nicolas Sarkozy voit d’un très bon œil ce courant neuf qui vient tournebouler la planète UMP », raconte Paris-Match, « et bousculer les baronnies de Copé ou Fillon ». Les deux se croyant investis d’une mission sarkozeinne : « Nous lui présentons régulièrement, rue de Miromesnil, les jeunes candidats que nous recrutons, confie Geoffroy Didier. Il n’avait pas eu le temps de créer une génération Sarkozy, nous nous y attelons. » Pour lui pas une once de doute, l’ex-président doit occuper à nouveau le devant de la scène : « le devoir l’appellera. Il est en pleine forme et prêt à revenir, glisse-t-il. « Son autorité, son expérience, mais aussi sa liberté de ton et sa capacité à transgresser manquent à la France » confie-t-il à Gala, venu lui servir la louche.

Sarkozy a mandaté deux « snipers », deux porte-flingues pour aller tirer sur ceux qui pourraient lui faire de l’ombre, ou leur pourrir la vie, J-F Copé en premier. Flinguer politiquement, ce qu’a toujours fait Sarkozy durant toute sa vie ! Et si cela ne suffisait pas encore, il se faisait un malin plaisir à leur faire rencontrer un de ses meilleurs amis… Alain Carignon, qui un soir de meeting à Grenoble, ressortira toute sa « finesse » de condamné pour malversations graves en affirmant « comment expliquer que des quartiers gangrenés par les gangs et la drogue votent à plus de 90% pour la gauche ? La réponse c’est le laxisme ! »… devant un Peltier visiblement aux anges d’être à ses côtés avec ses propos dignes d’un LePen dont Carignon n’a jamais été très éloigné !! Une droite dure subsistait déjà bien avant sa labellisation au sein de l’UMP ! Hortefeux, Jean Sarkozy, Carignon, Novelli : il n’y a pas, pour le porter sur les fonts baptismaux de l’UMP, le Peltier, Sarkozy avait mis le paquet !!! Et comme ça ose tout, disait Audiard, ils n’hésiteront pas à se déguiser en Blues Brothers pour se mettre en scène complaisamment devant les caméras de Paris-Match en véritables forbans qui se sentent protégés et immunisés, avec en légende « le duo qui bouscule l’UMP » :

Les vieilles thèses du FN et de De Villiers intégrées à l’UMP

Et ce penchant vers l’extrême droite s’est vite affirmé chez eux, avec l’accord implicite de Sarkozy, qui tire les ficelles derrière eux comme on vient de le voir. Et accepte donc implicitement les attaques issues de l’idéologie de l’extrême-droite dont ils se sont vite montrés coutumiers : « la Droite forte, -le mouvement de l’UMP, dont la motion a remporté la plus forte audience lors du congrès de dimanche 18 novembre, qui a débouché sur l’élection de Jean-François Copé à la tête du mouvement- plaide, entre autres propositions,pour la création d’une « Charte républicaine des musulmans de France », dénonçant l’émergence « un communautarisme plus revendicatif, plus agressif, plus conquérant ».  « Au coeur de la « révolution laïque » qu’ils promeuvent, les tenants de cette vision, Guillaume Peltier, ex-Front national, et Geoffroy Didier, conseiller au cabinet de Brice Hortefeux, alors ministre de l’intérieur (il y a bien une filiation directe, celle que dénonçait Dati), reprennent, dans une tonalité parfois proche de l’extrême-droite, des propositions pour certaines élaborées à l’issue du débat sur l’islam organisé par M. Copé en 2011 ; ils s’affranchissent au passage du principe d’égalité entre les cultes, les interdictions diverses (réclamations d’ordre religieux à l’hôpital ou en prison- quid du judaïsme ?- financement étranger pour les lieux de culte -quid, notamment, de l’orthodoxie russe ?-…) ne concernant que l’islam ». A bien y regarder, c’est du De Villiers pur jus de 2006 ce qu’ils prônent au sein de l’UMP : Peltier recycle déjà de vieilles rengaines islamophobes !

Voilà les deux Sarkoboys sont lâchés dans le paysage électoral ! Pour y commettre des ravages, et aviver les tensions !!! Sarkozy est un diviseur et non un rassembleur ! A l’extrême droite, qui les a suivis en qualité de « traîtres à la cause », on les a affublés d’un autre surnom : « pour tenter d’édulcorer ce côté chemise brune que certains de ses adversaires à droite lui flanquent régulièrement (d’où le sarcastique surnom d’ « Adolf et Benito » dont il est affublé avec son compère Geoffroy Didier), Guillaume Peltier n’a de cesse de répéter qu’il était jeune et qu’il s’était un peu fourvoyé : « C’était une sorte de crise d’adolescence politique. J’ai été frappé par le discours de Jean-Marie Le Pen sur la France avant de me rendre compte que les solutions qu’il proposait étaient une impasse ». Prudemment, sur le site de la Droite Forte, Peltier à depuis réduit son CV à la cuisson, pose en cravate, ou porte l’écharpe, et a surtout gommé tout son passé d’extrême droite… En dessous d’Adolf, Bénito joue lui à l’homme pressé…façon Copé !

L’art et la manière (la mauvaise surtout) d’Adolf et Benito

Ils s’en prennent à l’islam ou aux enseignants, perçus comme des fainéants ou des politisés (Peltier a été enseignant, mais brièvement) , à croire entendre un Jean-Marie lePen des années 90 dans leur bouche (ou un Sarko bien remonté en meeting en 2007 !) : « la Droite forte a des ambassadeurs de choc, les trentenaires aux dents longues Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, et des thèmes qui ne le sont pas moins, comme « la révolution de l’école forte »,qui passe, selon eux, par l’interdiction du droit de grève aux professeurs. Une mesure jugée difficilement réalisable, même à droite : « Je ne suis pas sûr que cette proposition soit constitutionnellement possible », confiait le 27 décembre, sur France Inter, Arnaud Robinet, député proche de François Fillon, lors d’un débat avec Geoffroy Didier« . Pressés d’aller vite, les deux snipers de Sarkozy vont en effet accélérer la besogne, auréolés de leur soutien secret, au point même de même… choquer au sein même de l’UMP, comme en octobre 2012 : « Guillaume Peltier a été notamment hué après avoir annoncé qu’il avait déposé la marque « génération Sarkozy ». Des partisans des deux candidats à la présidence de l’UMP, François Fillon et Jean-François Copé, sont montés au créneau pendant le bureau politique pour reprocher à la Droite forte, une des six motions en lice pour le congrès, de vouloir utiliser le terme sarkozyste pour obtenir un meilleur score ». Car comme cela ne semblait pas lui suffire, Peltier avait effectivement déposé subrepticement en octobre 2012 et en son nom la marque « génération Sarkozy » pour son nouveau groupe de la Droite Forte, provoquant un tollé au sein de son nouveau mouvement. Le voilà aussitôt pointé du doigt par ses propres instances :  « au final, le bureau politique a tranché – après avoir déjà interdit la semaine dernière à la Droite forte d’accoler « Génération Sarkozy » à sa dénomination – pour qu’aucun mouvement soumettant une motion aux suffrages des militants UMP lors du congrès du 18 novembre ne puisse utiliser l’adjectif « sarkozyste » sur le bulletin de vote. Cette mention ne pourra être faite que « dans le corps de la profession de foi », a précisé ensuite, lors de son point presse hebdomadaire, le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé. »

Chez les derniers gaullistes, dont Baroin, c’était inacceptable. Ils se rappelaient trop aussi ce que disait la nouvelle idole de l’UMP à propos de son nouveau leader en 2006…en criant par exemple au « Sarkosocialisme » !!! Malgré cette opposition interne, les militants UMP, déboussolés par le pitoyable spectacle du déchirement Fillon-Copé, et qui n’étaient pas tous au fait des dires précédents de Peltier, finiront néanmoins par voter la motion présentée par la Droite Forte, présentée par les deux beaux parleurs déguisés en Men in Black de Sarko. Le LR c’est bien à l’époque (et aujourd’hui encore trop) le clone du Parti Républicain sous Donald Trump : tout le parti est à ses pieds et personne n’ose remettre en cause son hégémonie, même une fois battu : le parallèle est saisissant en 2021 !!! Ils émergeront donc en tête, avec 27,77 % des voix (certains remarqueront que Peltier avait aussi une boîte de sondages, et qu’elle avait beaucoup servi à entasser auparavant Fillon), et la Droite Forte se retrouve être le courant dominant de l’UMP, un parti qui vient alors de verser… vers les idées de l’extrême droite !

Marketing et sondages, les deux mamelles du pouvoir

La boîte créée par Peltier, sous le regard attentif de Patrick Buisson, est en effet une société de sondages (aujourd’hui elle insiste sur le merchandising plutôt). Coïncidence, c’est par les sondages que le groupuscule qui ne possède aucun élu au départ va s’imposer dans l’esprit des adhérents UMP… car c’est le seul à faire référence au… battu, celui également dont les adhérents ne peuvent ne pas imaginer le retour. Parier sur un battu, personne n’aurait mis un carat là-dedans en début d’année : mais la violence des heurts Fillon-Copé, attisés comme on l’a vu par Sarkozy en personne, a fabriqué un tel ras le bol que la théorie d’un Sarkozy appelé en sauveur à fait son chemin. Le phénomène est intéressant, car on peut franchement parler d’effet de marketing savamment dosé à son égard : « un sondage IFOP indiquait que « la Droite Forte » recueillait 24% en août dernier et 39% le 22 septembre dernier sous l’intitulé « La Droite forte – Génération Sarkozy ». Comment expliquez-vous la montée dans les sondages de la motion de Guillaume Peltier et en quoi l’intitulé « Génération Sarkozy » joue-t-il ou non dans ce mouvement ? « Il est clair que cette hausse provient principalement du rajout de la mention « Génération Sarkozy ». Tant qu’il n’y a pas de personnalité imposée comme leader de l’UMP, le nom de Nicolas Sarkozy reste très fort dans l’imaginaire des électeurs de droite. Pour beaucoup de sympathisants UMP, il reste le leader naturel du parti » explique benoîtement le site (de droite) Atlantico. La gauche l’avait emporté sur le thème du « tout sauf Sarkozy », la droite en revient à un « rien sans lui »  !!!

 

Jeu, set et gagne : la politique c’est aussi un affaire d’argent !

Personne n’aura remarqué aussi que discrètement, les deux compères avaient aussi transformé leur mouvement en micro-parti… ce qui leur permettait de recevoir désormais des dons financiers. Un procédé qu’avait bien compris avant eux Marine Le Pen, en fondant Jeanne son propre micro-parti ! Rue 89, vigilant, peut justement titrer : « En marge de l’UMP, Guillaume Peltier organise sa petite cagnotte » !!! Le hold-up est vraiment parfait ! Les voilà tous deux Top Chefs pour cuisiner l’UMP ! Peltier y étant d’un cynisme confondant pour expliquer sa décision : « au passage, la Droite forte change de statut juridique : jusqu’ici association de type loi de 1901, elle devient officiellement un parti politique. Et elle obtient le droit de récolter des dons (dans la limite légale de 7 500 euros par an et par personne), défiscalisés à hauteur de 66%. L’objectif est bien financier : « Il n’y aura pas d’adhérents », nous explique Guillaume Peltier ». Avec derrière la tête une idée : ne pas servir à éponger la dette abyssale créée par Copé : « on est pragmatique et assez souple : l’UMP sort d’une année difficile sur le plan financier, chacun s’organise comme il l’entend, ça permet de soulager le budget de l’UMP »… il faut dire que les courants créés à l’UMP n’avaient pas vu un centime arriver sur leur compte :  « les cinq courants ont réclamé que l’UMP leur débloque au total 2,84 millions d’euros. Fin mars, ils ont à nouveau protesté. Sans plus de succès ». Cela, c’était en attendant le reversement de l’Etat qui ne viendra pas… les comptes de campagne de leur candidat favori étant invalidés !

La droite forte, la plateforme de retour de Sarkozy

Voilà le retour de Sarkozy programmé grâce à cette « droite décomplexée », jeune, à mille lieues des thèses gaulliennes (depuis longtemps maintenant !), et qui parlent davantage argent que d’avancer des idées, comme l’explique le Huffington Post sous l’excellente plume de Marika-Mathieu .« Le succès de la Droite forte atteste de ce mouvement. Ce petit courant devenu grand en un été (2012) a su capitaliser sur toutes les pièces avancées par la droite décomplexée. Plus sarkozystes que les sarkozystes, proposant Charte des musulmans, quotas de journalistes de droite et interdiction du droit de grève pour les enseignants, La Droite forte s’est employée à répondre point par point au désarroi par un savant mélange de simplisme, de libéralisme, de nationalisme, de poujadisme, et de nombreux sondages. Ce courant mené par deux têtes connues aux noms inconnus, Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, s’est imposé sans conteste en tête du scrutin lors du congrès de l’UMP en novembre dernier. Avec presque 30% des voix militantes, elle a devancé de loin tous les barons, de Jean-Pierre Raffarin et sa Droite humaniste à Laurent Wauquiez et sa Droite sociale, en passant par MAM et ses Gaullistes. Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, non-élus sur leur nom, préfèrent faire passer leur manque de légitimité démocratique pour un acte de courage, celui de faire de la politique sans en vivre. Ils sont désormais installés dans les hautes instances dirigeantes de leur parti (à ne pas confondre avec leur siège quasi-dédié sur les plateaux des chaines d’info), Guillaume Peltier en tant que vice président, Geoffroy Didier, secrétaire général adjoint. Ils ont été formés pour ça. Ce sont des porte-paroles, des « snipers », des communicants. Leurs qualités sur ce terrain les font aujourd’hui confondre avec des hommes politiques, comme par oubli en chemin du nécessaire exercice de responsabilités pour accéder à ce titre ». Des snipers délégués, envoyés en mission, omniprésents sur les plateaux de télévision : c’est bien la meilleure définition de leur pesant forcing journalier.

L’adoubement : Guillaume en aiglon, le fils de l’empereur 

Ce sont Raphaël Stainville et Vincent Tremolet de Villers qui le racontent la scène dans leur livre « Et la France se réveilla » : pour eux, c’est sûr, Sarkozy voit dans le culot de Peltier son double en plus jeune. Le lendemain où sa motion en a fait le leader de l’UMP, réussissant un hold-up parfait, il le reçoit personnellement, et confirme l’idée : « rue de Miromesnil, en ce matin de décembre 2012, Nicolas Sarkozy est d’humeur joyeuse. Il reçoit Guillaume Peltier. C’est peu dire qu’il n’a pas cru tout de suite à l’aventure de la Droite forte. À Brice Hortefeux qui voulait en prendre la tête en juin 2012, il avait même lancé : « Tu bouges, t’es mort. » Ils furent nombreux à murmurer à l’oreille de l’ancien président que la Droite forte allait faire un score ridicule qui ruinerait toute idée de retour et entacherait le nom de Sarkozy pour une campagne qu’il n’a pas menée. D’autres, en revanche, l’appelaient pour lui dire : « J’ai vu Peltier, on dirait toi au même âge. » En picorant des orangettes, l’ancien président et le jeune baron refont le match. Le récit des victoires passées, c’est le plaisir irremplaçable de la politique ! Dans un sourire carnassier, Sarkozy se tourne vers Peltier et lui adresse ces quelques mots en forme d’adoubement : « Vous avez fait le casse du siècle ! »... A cette heure, Sarkozy s’est déjà débarrassé de Fillion et de Copé ! La voie est libre pour son retour, son nouveau dauphin choisi lui tissera, avant de le dérouler sous ses pieds, un tapis bleu-blanc-rouge.

L’arbre qui cache le Buisson de la reconquête

La défaite de Nicolas Sarkozy digérée par les militants, ce n’est pas pour autant que son principal responsable avait rendu les armes. Ayant décrété que tous les autres étaient des imbéciles sauf lui, il était déjà parti tout seul en reconquête, avec une séquence intermédiaire mémorable d’un Sarkozy soi-disant outré par ses enregistrements, un des nombreux épisodes d’une mise en scène, la même qui vient de prévaloir avec un Sarkozy « tombé de son armoire » en apprenant les dérives financières d’un Copé, dont il connaissait toutes les arcanes, vu que c’est lui qui les dictait comme on va le montrer un peu plus loin. Buisson a donc créé deux Frankenstein pour reconquérir les territoires perdus. « Alors, maître Buisson, stratège de la campagne de Sarkozy et instigateur de son embardée ultra-droitière, a juré qu’on ne l’y reprendrait plus. Et il a inventé la Droite forte, un courant populiste destiné à réduire le discours UMP à sa plus simple expression, compréhensible par n’importe quel cerveau reptilien. Puis il a dressé deux renardeaux, Guillaume Peltier et Geoffroy Didier, dont la mission sera d’aller récupérer le fromage perdu. Tout d’abord en 2014, puis en 2017. La Droite forte affirme avoir « le sarkozysme pour fondation, la France pour espérance, une nouvelle idée de l’Europe pour horizon et le peuple pour boussole« . Ce qu’elle nous montre d’elle-même est néanmoins plus proche d’une autre réalité, qui prouve qu’elle a l’opportunisme pour fondation, la conquête du parti pour espérance, une nouvelle idée de la droite pour horizon et le populisme pour boussole » écrit avec beaucoup de justesse Jean Martais dans le Nouvel Obs du 3 octobre 2012.

Nous n’avons pas deux hommes politiques, mais deux clones d’un Sarkozy vibrionnant en 2007 en récupérant les socialistes égarés ou en ralliant des hommes et des femmes du Centre qui n’avaient pas voulu entendre ses sirènes frontistes au milieu de son propos populiste. « Les deux cogérants de ce courant ne font pas de politique, ils font du marketing. Ils ne sont pas dans l’action mais dans la communication, passant plus de temps sur les plateaux qu’en face des militants. Et le seul terrain qu’ils labourent est celui des valeurs » écrit Martais : l’une des meilleures définition sur les deux démineurs de défaite envoyés en commando pour préparer un débarquement sur les écrans de « Sarkozy, le retour », un film déjà écrit avec une seule vedette principale à l’affiche… Tout faire sauter, pour amener le sauveur sur un plateau.

Le marketing de la peur, et de la haine des autres, de nouveau à l’affiche

Martais aura le mieux analysé l’action de ce duo infernal. Leur discours, est le même que celui martelé par Sarkozy à la fin de sa campagne… pourtant ratée : « cela étant, la Droite forte ne disserte pas d’économie. Trop complexe. Elle n’a pas non plus d’avis sur les sujets de politique internationale. Pas assez porteur. Elle prétend représenter la France d’en bas mais doit estimer que chômage et pouvoir d’achat sont de simples vues de l’esprit dans la mesure où son programme ne prévoit aucune solution concrète pour augmenter l’un et résorber l’autre. En fait, la Droite forte ne représente pas la France d’en bas mais la France bas de gamme. Elle pratique une politique discount et place en tête de gondole les produits d’appel qui font leurs preuves à chaque campagne de promotion : assistanat, immigration, communautarisme, insécurité ». Aucune proposition concrète, donc, mais des coups de massue portés à des victimes déjà mises au pilori par Sarkozy dans ses meetings de 2007, avant même ceux de 2012 : « elle fustige les contre-pouvoirs (syndicats, presse, fonctionnaires), surjoue la victimisation, n’hésite pas à remettre en cause le droit de grève pourtant garanti par la constitution et, comme si ça ne suffisait pas, profite de son audience médiatique pour aligner les contre-vérités propagandistes ». Comme le souligne Martais, « décidément, l’impression de déjà-vu est frappante« .

Et comme lors des meetings de leur idole, les deux duettistes balancent comme vérités incontournables des chiffres faux : « dernier exemple en date : Guillaume Peltier, dans l’émission de Laurence Ferrari, « Le Grand 8 », du 18 octobre, nous explique qu’il y a « 45 000 professeurs détachés comme permanents syndicaux en équivalents temps plein ». Cela justifie, selon lui, de leur supprimer le droit grève, car c’est bien la preuve que leurs débrayages sont purement politiques. Sauf que les décodeurs du « Monde » nous démontrent qu’en vérité ils ne sont pas 45 000, mais 1 000, et, qui plus est, sur l’intégralité de la fonction publique ! »  Ce sont bien les continuateurs d’un langage biaisé, inauguré lors de la campagne au ras des pâquerettes de 2007, qui avait vue Sarkozy recourir à des procédés infâmes, dans lesquels ont peut inclure le saccage de la Gare du Nord, organisé par un groupuscule téléguidé et non par des pseudos hooligans : ce n’était qu’un hors d’œuvre de ce que ces anciens contacts du GUD pouvaient faire. Le premier à venir pour expliquer l’événement devant les caméras étant… Hervé Novelli (1) !!! Quel curieux hasard, n’est-ce pas !

Devenus indispensables à l’UDF pour dispenser la bonne parole sarkozienne

Car ils étaient vite devenus omniprésents partout, aiguillonnés par leur soutien de l’ex président. « Le  jeune homme est de toutes les virées de la majorité. Avec Laurent Wauquiez au Puy-en-Velay le 11 octobre. Aux côtés d’Alain Juppé et Jean-François Copé en Gironde, le 15 octobre. Au fond de la salle lors du discours de son compagnon de route, le député Philippe Briand, aux Journées parlementaires de l’UMP, à Saint-Cyr-sur-Loire, le 13 octobre. A la tribune du congrès national du Nouveau Centre, en mai, pour dresser un état des lieux des grandes tendances de l’opinion. » « Il a réussi à se tisser un véritable réseau d’élus de droite en visitant plus d’une trentaine de départements. Les formations qu’il dispense aux élus, responsables de fédés et militants UMP lui permettent de réaliser des notes sur les attentes de la base, qu’il transmet ensuite à Alain Carignon, l’ami du président qui planche sur la stratégie 2012. Deux fois par semaine, il rencontre des parlementaires à l’occasion de petits-déjeuners, dîners ou réunions qu’il organise à l’Assemblée ou dans un bistrot. » Peut-on à leur âge faire aussi vite en besogne ? Non, à moins de présenter partout où ils se présentent le sésame qui leur ouvre toutes les portes :  » nous sommes les envoyés de Nicolas »… Benito et Adolf, les Men in Black de Sarko ! Les Blues Brothers se prétendaient bien envoyés par Dieu en personne !!!

Les amis de Sarkozy sont ses amis

Le fameux député Briand (vu dans l’épisode précédent à Tours, pour vendre un Peltier imposé par Sarko) est un sarko-addict, qui n’hésitera pas en pleine tourmente de fausses factures à venir jouer au pompier, en développant des arguments pour le moins légers : « M. Briand, maire (UMP) de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire), rappelle que « la campagne de Nicolas Sarkozy a été financée sur un budget de 21,4 millions d’euros provenant de l’emprunt de la Société générale (10,7 millions), des dons recueillis (5,8 millions), des contributions de l’UMP (4,9 millions) et de l’apport personnel du candidat ». Selon M. Briand, « la campagne de Nicolas Sarkozy n’a donc pas coûté un centime au contribuable ». Sur ce budget, « 21,3 millions d’euros ont été dépensés pour financer l’intégralité des coûts de la campagne ». L’ex-trésorier cite la location du QG, les salaires de l’équipe, la mise en oeuvre du site Internet, les frais de transport du candidat, paiement des frais liés à l’organisation de toutes « les manifestations publiques auxquelles Nicolas Sarkozy a pris part ». La découverte, lors d’une perquisition policière, d’un lot de fausses factures portant sur 14 millions d’euros minimum démontrant l’inverse, mais bon…. L’UMP avait parachuté Peltier dans le fief même du mensonge !!! Le même Briand avait affirmé le 26 mai 2014 : « je n’ai jamais eu à faire passer des factures sur le côté. Ce n’est pas le genre de la maison. Je suis assez abasourdi par ce que l’on entend de révélations de la journée. 13 millions de dépenses pour les meetings, ça me semblait déjà très important, si on dit qu’il y a 11 millions de plus, je trouve que c’est incroyable ». Or Briand n’était autre que le grand argentier de la campagne de Sarkozy ! Celui qui savait, obligatoirement ! A droite en 2017, Claude Greff, Guillaume Peltier, Patrick Cintrat, Philippe Briand, Marc Angenault, au meeting de lancement des régionales à Tours (cliché la Nouvelle République, qui titrait alors de façon ambigüe « on a un jeune candidat qui sera président »…. 

Sarkozy savait, et c’est Briand qui l’a dit

L’homme jouant au dernier pare-feu pour l’ex-président en affirmant que « je n’ai jamais vu Nicolas Sarkozy donner aucune consigne sur ses comptes de campagne. J’allais dire entre guillemets qu’il ne s’occupait pas de l’intendance ». S’avouant en ce cas tellement craindre les foudres de son patron qu’il n’aurait pas osé lui dire qu’il était dans le rouge : Sarkozy entouré de pleutres, personne ne peut y croire. Longuet l’avait un jour menacé de lui casser la figure s’il ne devenait pas ministre. Le lendemain, Longuet était devenu ministre. Au pays du mensonge, le trésorier de campagne de Sarkozy avait fait fort : entre les deux-tours de la présidentielle, interrogé sur les gigantesques meetings de Sarkozy et leur mise en scène Hollywoodienne, avec musique spécialement créée pour l’occasion (celle de Laurent Frelet, un habitué des génériques de séries télé, recruté par l’attachée de presse de Carla Bruni (2), Philippe Briand avait largement vanté les mérites d’une campagne « économique, peu chère et exemplaire » !!! Briand avait été trop prolixe sur le sujet, évoquant même un Sarkozy très au courant des dépenses : « la manière dont il [Nicolas Sarkozy, avait voulu organiser la campagne était exemplaire », assurait-il alors. « Quand il m’en a donné la possibilité, on a veillé à ce que les recettes soient parfaitement établies. C’est une des premières campagnes dans laquelle il n’y a pas eu un sous en espèce, tout a été déclaré », soutenait-il, dénonçant « des décisions injustes » empêchant l’opposition « d’avoir des moyens de communication »… Au moment de son procès, faudra songer à rappeler ses déclarations !!! Le même Briand, qui avait donné à Tours les clés du coffre de l’UMP au jeune poulain suivi par Sarkozy… avec ses formations surpayées (celles que nous verrons un peu plus loin) ! Les deux photos sont celles du gigantesque meeting de Villepinte du 11 mars 2012. Ce meeting avait eu une coût faramineux, resté flou : « quant au coût du meeting de Villepinte, c’est la grande inconnue, l’UMP ne communiquant évidemment pas ces chiffres. En janvier 2007, le seul meeting de la Porte de Versailles avait coûté près de 3,6 millions d’euros, quand près de 80 000 personnes étaient venues soutenir le candidat de l’UMP. Dimanche 11 mars, entre 40 000 et 70 000 militants étaient présents »… Le chiffre de 3 millions étant retenu un peu partout au final !!! La « campagne économique » de Briand ? Avec des meetings à 3 millions pièce ???

La fameuse droite décomplexée ? Des frontistes déguisés !

Au siège de l’UMP, fin 2012, c’était donc l’impensable victoire de deux du FN, sponsorisés par l’ex-président et tout son clan d’extrême droite, qui n’avaient pas hésité à poser tels quels dans Paris-Match, à la veille de leur élection au bureau de l’UMP. « Il le dit lui-même : «  ce qui interpelle dans mon histoire, c’est de savoir comment le porte-parole de de Villiers en 2007 devient celui de Nicolas Sarkozy en 2012. » C’est en effet bien étrange, mais cela le devient moins à voir la manière dont la droite toute entière s’est transformée sous la présidence de Nicolas Sarkozy. A la radicalisation de l’UMP a répondu la normalisation des positions frontistes. De là à ce que le porte-parole de l’un puisse s’exprimer au nom de l’autre, il n’y a sans doute qu’un pas que Guillaume Peltier a franchi sans encombre. C’est toute l’histoire de la droite décomplexée. »

Pour résumer Peltier, le Huffington écrit que « le chef d’entreprise ne se soucie plus guère de justifier son influence au sein d’un parti qu’il abreuve tant et si bien d’analyses et de sondages que beaucoup n’osent rappeler le conflit d’intérêt que cette situation peut générer. A la manière dont Patrick Buisson s’est imposé dans l’oreille de Nicolas Sarkozy, c’est désormais Guillaume Peltier qui tente le coup de poker d’être message et messager, sondé et sondeur, politique et conseiller. Comme son maître à penser Buisson qu’il côtoie depuis l’époque du MPF, il professe la démonstration scientifique d’une droitisation de la société française, d’une hausse des « paniques morales » exigeant le retour d’une politique d’autorité sur les thématiques identitaires et régaliennes. » Peltier, c’est un conflit d’intérêt vivant !

Pour Guillaume Peltier, de repeindre la maison Le Pen d’une couche apparente de normalité était le signal qu’un durcissement du propos était à faire ailleurs désormais : en somme, déçu par De Villiers, il l’était aussi par Marine le Pen, si bien que le seul capable à ses yeux de tenir haut et clair le flambeau de l’extrême droite était désormais… Sarkozy ! La Droite Dure, c’était aussi une Marine devenue trop molle à ses yeux ! Une dérive idéologique qui présente un volet financier, car l’UMP, très endettée par les frasques de son ancien leader, est partie dans une fuite en avant difficile à contenir, avec prêt faramineux à rembourser alors que le nombre des adhérents à fondu. Certains ayant fui en raison de la dérive droitière évidente du parti, incapable désormais de s’associer aux centristes, comme on a pu le voir à Tours.. avec l’échec électoral, justement, de Peltier ! Une droite décomplexée aussi pour ce qui est de l’origine de ses fonds…

Les problèmes d’argent, devenus fondamentaux, nous les verrons demain, si vous le voulez bien… ils expliquent tout en réalité.

(1) c’est le plus beau coup tordu oublié de l’ère Sarkozy :

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/27-mars-2007-gare-du-nord-1-avait-115378

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/27-mars-2007-gare-du-nord-2-la-115560

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/27-mars-2007-gare-du-nord-le-115389

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/27-mars-2007-gare-du-nord-4-un-115685

(2) Même le Figaro l’avait trouvé moche cet hymne  : « il s’agit d’un mix un peu kitsch influencé par le générique de Fort Boyard et le style musical d’Era avec un soupçon de Pirates des Caraïbes. Les chœurs gothiques donnent au morceau un côté angoissant voire oppressant qui rend l’écoute assez désagréable. En somme, le résultat évoque la bande-originale d’un mauvais film d’action hollywoodien« . Trop drôle ! Mieux encore : il avait été fait par des… bulgares : « le morceau a été composé à Sofia, en Bulgarie, et mixé en France. Le titre est joué par un orchestre bulgare, le SIF 309, composé d’une cinquantaine de musiciens et a été enregistré le 12 février. L’orchestre ne savait pas qui était le commanditaire de cette musique. Personne, y compris le chef d’orchestre, ne devait savoir à quoi cette musique était destinée tant que Nicolas Sarkozy n’aurait pas lancé sa campagne », explique la responsable de l’orchestre, Elena Tchoutchkova, à l’AFP. La directrice du SIF 309 avait été contactée par Laurent Frelet avec qui elle avait déjà travaillé. L’orchestre signe aussi l’interprétation de célèbres musiques de film comme Les Choristes de Christophe Barratier ou Huit femmes de François Ozon. Mais, « c’est la première fois que nous faisons enregistrer de la musique de campagne électorale », a déclaré Elena Tchoutchkova , qualifiant la musique de « très bonne et solennelle », comme « un hymne »… Hilarant !

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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