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Le LR en surchauffe ? c’est l’effet Peltier (1) !

Ce phénomène politique là, qui vient de faire à nouveau la une des journaux avec des déclarations dignes du FN alors qu’il est devenu le N°2 de l’UMP (aujourd’hui LR), ça fait longtemps que je l’observe, comme exemple de l’homme politique prêt à tout pour y arriver.  C’est un des pires opportunistes en politique jamais observé… après Sarkozy. Il y a 7 ans, ailleurs, dans un site où aujourd’hui des gens dont une universitaire viennent dire que Bachar el-Assad est un homme « courageux » (et oui, c’est écrit noir sur blanc !), j’avais écrit un article en trois volets sur son ascension de fier-à-bras, ses trahisons politiques à répétition, son opportunisme envahissant et son populisme ravageur. Il m’avait alors été refusé (comme d’autres articles visant la sphère sarkozienne). Or dedans il y a plein de choses expliquant son parcours.  Le voici donc à nouveau, remis au goût du jour : de façon surprenant il éclaire parfaitement la situation actuelle.  A savoir le bordel complet dans le LR, pour simplifier.  Ménard n’en demandait pas tant !!!  A bien y regarder, la direction prise par l’UMP depuis 2007 n’est pas en fait sans rappeler la dérive actuelle fort droitière et populiste du Parti Républicain américain, qui s’est aligné sur les thèses délétères du Tea Party, renforcées avec l’ère Trump. Avec Guillaume Peltier, devenu bien vite le second de LR, c’est le même glissement vers une extrême-droite qui ne veut pas dire son nom en fait…  Il avait commencé sa carrière avec elle, il y revient au galop ! 

Hasard des découvertes et des discussions avec mes lecteurs : en soulevant le tapis de l’UMP, et de ses liens avec les responsables des médias, je suis tombé non pas d’une armoire, comme venait alors de le dire quelqu’un pour se disculper, mais sur un autre cas pendable. Un personnage qui résume à lui seul, je pense, la dérive extrême droitiste et affairiste d’un parti qui fut jadis gaulliste (tout le monde l’a déjà oublié semble-t-il), avant que le vilain cormornan devenu président en 2007 ne s’en empare. Celui qui était allé en costume fort mal taillé se recueillir devant l’immense croix de Lorraine dédiée au grand Charles, ce qui en avait choqué plus d’un. Sarkozy venait alors de réussir un hold-up sur le RPR, truffé d’anciens résistants, pour le transformer en un parti clanique dont le seul but était l’admiration de sa seule personne (une sorte de pré-Trump ?), oubliant au passage certaines valeurs gaulliennes. Lorgnant depuis toujours sur une droite dure, en bon disciple de Charles Pasqua, il ne pouvait qu’accueillir avec des fleurs des jeunots lorgnant sur le FN. C’est le cas de notre sujet du jour, arrivé pourtant tardivement chez lui à la suite d’un parcours politique en zig-zag, mais fort marqué à droite. Avec eux, on a assisté à une sorte de piratage de l’ancien RPR, un piratage qui mène aussi à un coffre au trésor, leur pensée politique se résumant essentiellement à un tiroir-caisse. Place donc au mauvais effet Peltier (1)…

L’une des première apparitions publiques de notre disciple tardif de vilain cormoran remonte à pas mal de temps. A un meeting de Jean-Marie le Pen (le 17 juillet 1998, à Neuvy sur Barangeon, dans la région du Val de Loire), où il arborait la belle chemise bleu ciel du dynamique militant du FNJ (ici à droite). Un jeune catho de droite extrême (il a tout juste 19 ans en 1995) déjà militant de l’UNI, qui soudain a pris son envol sous le regard compatissant du vieil épouvantail borgne, qu’il trahira vite pour devenir mégretiste (en 1998) « c’est en effet par ce parti que Peltier est entré en politique bien qu’aujourd’hui il cherche à minimiser ce passage en prétextant une erreur de jeunesse. Si les médias classiques commencent à oublier dans leurs articles cette naissance politique, sur internet en revanche les références sont légions y compris sur les sites d’extrême droite pour qui G. Peltier est devenu un traître ou un paria. Il faut dire qu’entre 1995 et 1998, le jeune Peltier faisait partie de la direction du FNJ (Front national de la jeunesse) avant de rejoindre le MNR (Mouvement national républicain), le parti de Bruno Mégret lors de sa scission avec le FN » (cf la photo ici à gauche) qui en atteste.

 » Très ancré à l’extrême droite, Guillaume Peltier créé également à cette époque l’association Jeunesse Action Chrétienté qui entendait lutter contre le PACS, l’IVG, ou encore la pilule du lendemain et la contraception à l’école… Tout un programme, note «  Du trash et des baisers« , le très bon blog tourangeau. Au FNJ, Peltier travaillait en effet aux côtés de Samuel Maréchal, le gendre de Jean-Marie Le Pen. Le père (adoptif, on l’a appris après coup) de Marion Maréchal… !!! Peltier, qui a obtenu sa licence d’histoire à la Sorbonne en 1997 (à 21 ans) et sa maîtrise l’année suivante était alors devenu enseignant, en 1999 exactement. Il ne restera que très peu de temps en poste. Le démon de la politique l’avait déjà alpagué, et autre chose aussi : un assistant parlementaire gagne il est vrai davantage qu’un enseignant débutant. Un démon de la politique démarré en 1996, l’année même ou Alain Carignon, ami de Nicolas Sarkozy, avait été condamné à 5 ans de prison pour corruption. Peltier le retrouvera plus tard… en meeting commun ! Se faire chaperonner par Carignon, qui a fait de la prison ferme, ça vous marque un homme, c’est sûr !

Extrémiste catho

Déclarée le 6 novembre 1998, l’association de Peltier avait tout d’un intégrisme catholique : « rassembler les jeunes chrétiens afin de promouvoir les valeurs chrétiennes par tous les moyens appropriés » annonçait-elle, avec des « activités religieuses, spirituelles ou philosophiques ». Un groupe répertorié dans l’ouvrage « Les catholiques intransigeants en France » de Laurent Frölich avec ce commentaire : « Il en est ainsi d’associations de médecins ou de juristes (Association des Juristes Catholiques), de groupes assurant des cours de philosophie par correspondance (Cette d’études religieuses de Jean Daujat, Centre catholique de formation par correspondance des adultes), dc mouvements de jeunes (Jeune Chrétienté, traditionaliste, ou le J.A.C., Jeunesse Action Chrétienté, à l’origine proche du M.N.R. de Bruno Mégret), d’associations organisant des pèlerinages ou des voyages religieux ou encore de chorales. Récemment, un organisme original visant à mettre sur pied un réseau interprofessionnel d’achat et de vente a été fondé. Plus anciennes, les Equipes Notre-Dame jouent un rôle spirituel et social majeur dans la mouvance intransigeante. Le développement récent d’Internet renforce la structuration en réseaux de cette mouvance ». L’internet, il a bien compris comment ça se manipule en effet : « il y a souvent du remue-ménage sur sa page Wikipédia. Pas facile d’expurger le passé. Quand il dit que le FN était une erreur de jeunesse et qu’il y est entré à 15 ans, c’est un mensonge, il avait 20 ans » note un fin observateur (2).

Frigide Barjot, Boutin, etc… contre NKM

Bref, les mêmes réactionnaires jugés « intransigeants » que l’on a pu retrouver dans la rue en 2014 sous l’appellation de la Manif pour Tous…. où l’on avait retrouvé bien sûr l’inéffable Peltier, revenu à ses origines ce jour-là (avec De Villiers, présent également le 13 janvier 2013 !). Tous sur place venus flinguer au passage NKM, jeune candidate UMP tendance « canal historique », en se liguant avec Christine Boutin et Frigide Barjot, associées disparates du moment. « Barjot, Boutin et Peltier sont les trois facettes de cette droite qui (ré)émerge aujourd’hui en France. Il révèle une droite dangereuse, archéo-catholique, « maréchalisée », « dégaullisée », et déconnectée de la réalité de la diversité de la société française. NKM battue ou même simplement contrainte à un second tour de primaire compliqué et serré, et ce sera le signe qu’en vérité, la droite française est au bord de la folie«  écrira fort justement Bruno Roger Petit à ce propos, préfigurant sans le savoir l’implosion à laquelle on venait d’assister (il y avait croisé Henri Gaino, le scribe droitier de Sarkozy) . Un Peltier qui aura la mémoire qui flanche lorsqu’il s’agira d’argumenter sur la droite et la présence ou non de LePen à une manifestation restée célèbre… pour justifier sa propre présence à la Manif pour Tous.

Ce qui vaut à l’attentif Bruno Roger Petit (devenu depuis conseiller d’Emmanuel Macron !), cette condamnation sans retour du personnage : « au mieux, Guillaume Peltier est léger, au pire, c’est un menteur. L’auteur de ces lignes, pour sa part, observant depuis longtemps Guillaume Peltier, son parcours, ses méthodes, sa façon de se comporter dans les débats télévisés, opte pour la seconde hypothèse : le petit arrangement avec la vérité, l’entourloupe misérable, le mensonge minable. » Car c’est plutôt la constante, chez lui, en effet. L’association de catholiques extrémistes de Peltier, pour tout dire avait un autre fondateur, Nicholas Bay, le grand ami du premier nommé. Ne cherchez pas où il niche aujourd’hui : c’est chez Marine lePen bien sûr. Après avoir dit jadis d’elle qu’elle était le « Tanguy de la politique »… Chez les gens de droite extrême, la parole tenue semble ne pas exister. Pas davantage que les principes, ce qui est amusant à voir chez ces adeptes du respect des valeurs traditionnelles !

Assistant parlementaire d’un ancien militaire

Abandonnant le vieux marabout pour passer chez De Villiers, en 2001, il a quitté (très vite) l’Education Nationale pour devenir d’abord assistant parlementaire du député européen Thierry Brac de la Perrière (élu député européen MPF en 1999), un homme de droite encore, car un ex-lieutenant-colonel dans l’arme blindée et la cavalerie (auteur du livre « Le silence des cloches » !), l’ancien maire de Luc-sur-Mer, en retraite.  Ce dernier débarqué en juillet 2004, voilà notre Peltier sans emploi : pas longtemps, car le voilà recruté par De Villiers en personne. Il apparaît sur le net dès 2006, à vanter son nouveau mentor, à en devenir vite aussi grotesque que lui, comme ici en vidéo à défendre les buralistes contre la loi de l’interdiction du tabac comme étant une décision de « technocrates parisiens », ou affirmant « qu’il n’y aurait plus de PAC après 2012« , sans oublier au passage l’immigration, qui devrait être de « zéro » (à gauche leur clip vidéo) selon lui, ou les 35 heures, avec « une baisse de fonctionnaires et un relèvement de l’âge de la retraite« , idées qui séduiront plus tard Nicolas Sarkozy, ou tenant à fustiger la ré-election de Juppé en prenant comme critère la baisse du nombre des votants bordelais ! De Villiers, drivé par Peltier, fera rappelons-le, 2,23 % seulement des votes en 2007… Un De Villiers député européen jamais présent ou presque, pourtant, à Bruxelles, ce qui est aussi à rappeler !!! Doté parfois du même cheveu sur la langue qu’un autre leader d’extrême droite dure, Peltier avait effectivement fait toute la campagne de MPF, le mouvement de De Villiers, auréolé du titre de « numéro 2 du mouvement », comme lors du meeting de la Mutualité de janvier 2007... avec une première parole en meeting… sur le manque d’argent pour les « patriotes » : un symptôme, déjà de ses préoccupations fondamentales. Pas un mot en revanche sur le départ de Bruno Georges, le trésorier du MPF… pour « mésentente » avec lui…. ce que l’intéressé s’empressera de nier. Etait-il déjà fâché avec les comptes ??? Avait-t-il déjà oublié cet épisode pendable : en 2002, après avoir obtenu 2,89 % des suffrages exprimés aux élections législatives dans la sixième circonscription de la Marne, il avait condamné à un an d’inéligibilité par le Conseil constitutionnel qui avait été saisi par la Commission nationale des comptes de campagne… (3). Un beau ratage comme débuts en politique !

Une ambition démesurée, un fan de… Berlusconi !

Il récidivera ailleurs en résumant la campagne présidentielle de son poulain (avec « fier d’être français » comme slogan, proche du FN)  : « oui, c’était très difficile. Quinze mois de travail non-stop, 300 000 euros et près de 15 000 maires contactés » (encore l’argent cité au milieu d’une phrase !). De là à devenir un chaud partisan de la Vendée : « la Vendée, c’est le premier département en France pour la création d’entreprises selon l’Express, le plus faible taux de chômage, le Puy-du-Fou, le Vendée Globe. Regardons le bilan de Sarkozy, Royal, Bayrou, il est pathétique. Quant à Le Pen, il n’en a pas. » Tous « pathétiques », sauf lui, bien sûr : très vite, Peltier s’est placé de lui-même au dessus de la mêlée, trahissant une ambition démesurée. Et saluant au passage également Paul Marie Couteaux, « intellectuel parmi les intellectuels », selon lui (? ??), celui qui passera chez Marine lePen avant de s’en faire éjecter pour avoir voulu confiner les Roms dans des camps. Au passage encore, notre jeune loup « parti en immersion dans la France profonde » avec son mentor vendéen, revendiquait même l’instauration de la rigueur budgétaire dans le pays… ce qui fait sourire aujourd’hui après avoir tant vu l’UMP, qu’il a rejoint, s’y opposer avec véhémence (un syndrome chez lui ?) ! Mais il n’était déjà plus à une contradiction près ! Lui qui se présentait alors comme l’homme de la « génération libérée  » !!!

Peltier orientera un De Villiers réticent au départ à aller chasser sur les mêmes terres que le FN, en prenant exemple… sur l’Italie. Sur son propre blog en effet, Le 15 mai 2008, G. Peltier titrait : « L’exemple Berlusconi : une vraie droite moderne ! ». Silvio, la nouvelle idole à ce moment là déjà de Sarkozy : « Le Berlusconi nouveau est arrivé (…) Ces convictions solides associées à une ligne politique claire et un ton sobre, cette vraie droite assumée, rassembleuse et moderne seraient alors un bel exemple à suivre… de l’autre côté des Alpes », écrivait celui qui dictait désormais sa conduite à De Villiers ! « C’est lui qui incite Philippe de Villiers à marcher sans complexe sur les terres du Front National », résume parfaitement Le Monde en lui accordant une page. Au point de vues idées, Peltier en a de drôles : « vis-à-vis des « profiteurs du haut » (sic) et des exilés fiscaux, il faut être «intraitable » assure la motion. Eux ne font que « contourner » (re-sic) la loi (à la différence du fraudeur). « Tout déserteur fiscal tenant ses comptes dans un « paradis fiscal » dans le seul but d’échapper à l’impôt français devra, s’il veut garder la nationalité française, payer la somme qu’il doit à l’administration française ». Payer la somme que l’on doit… Voilà de quoi terrifier les 544 grands donateurs de l’UMP, dont 140 résident à l’étranger, « pour l’essentiel dans des contrées où la fiscalité est plus douce qu’en France », a révélé Mediapart, le 25 septembre dernier. » On verra plus tard quel procédé personnel il avait trouvé lui, pour se faire grassement payer au sein même de l’UMP qu’il finira « naturellement » par rejoindre, porté par un fort vent d’Ouest qui l’amènera à Paris… et qui le renverra aussitôt aller conquérir Tours. En province !

Le principe de Peltier : le SPV

Dans une autre interview, notre encore Villieriste (plus pour longtemps) affirmera que « notre espace politique est considérable » et que « c’est Villiers l’homme de la situation ». Il dira la même chose de Nicolas Sarkozy quelques mois plus tard : SPV (« Souvent, Peltier Varie« , devient alors son surnom hilarant à l’extrême droite et il lui est resté depuis !). Ce jour-là, moins à l’aise, il lira sa déclaration en prompteur (ou en affichage derrière la caméra alors qu’elle se résumait à trois réponses, en laissant entendre qu’elles étaient naturelles). Mais en laissant aussi poindre une ambition sans bornes : « Il traite Nicolas Sarkozy d’imposteur, le voue aux gémonies mais Guillaume Peltier, promu à 29 ans secrétaire général du Mouvement pour la France ­ numéro deux du parti de Philippe de Villiers, affiche clairement ses ambitions. Tout comme le ministre de l’Intérieur, il avoue, lui aussi, penser à une présidentielle lointaine. Et pas seulement en se rasant. Avant, promis, juré, craché, il décrochera la mairie de Tours, ville où ce Parisien d’origine s’est installé. Et annonce déjà sa future présence aux législatives contre l’actuel ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres. » note le site….. Parisien vantant Tours et clamant ailleurs son amour de la Vendée, voilà notre jeune loup quasiment doté du don d’ubiquité. Mais il est vrai que souvent Peltier varie : SPV !!! « Cinq partis en une décennie et une demi-douzaine de défaites électorales, dans la Marne puis à Tours… Avec Guillaume Peltier, nous sommes plus proches de la médaille de l’opportunisme que de la récompense du mérite et de la loyauté » résume avec brio « Basta »…

Partisan de la peine de mort et de son retour

Le 20 janvier 2007, Peltier, qui se dit aussi faire partie de la « génération télé » participe à l’émission de Ruquier, où il affirme que LePen n’a jamais voulu le pouvoir, et « qu’il a des amitiés malsaines du type Dieudonné« . Attaqué sur son parcours au FN avant d’atterrir chez De Villiers il cite en défense Madelin, Longuet Devedjan « passés par Occident »… ce qui ne manque pas de sel quand on saura qui va le recruter plus tard à l’UMP. « Quand on a vingt ans on hésite et on cherche  » expliquera-t-il pour s’excuser d’avoir appartenu au FN… dont il ne renie pas les idées deux minutes plus tard à peine. Après un aparté sur les étrangers, le voici en effet qu’il propose le retour de la peine de mort, en ressortant la vieille antienne du cas de viol d’enfant, un argumentaire purement d’extrême droite. Il ressort juste après un faux sondage sur les soit-disant partisans de la peine de mort sans qu’on le reprenne ! Un procédé, chez lui ! Quelques mois plus tard, l’élection (de Sarkozy) passée, le 15 septembre 2007 exactement, dans une seconde interview, et dans un revirement de parfaite girouette électorale, il expliquait pourquoi il était allé soutenir avec empressement Sarkozy dès le second tour (syndrome de SPV flagrant !) en évoquant au passage l’argent ramassé par De Villiers lors de la campagne, un parti qui étrangement cet été-là n’organisait pas d’Université d’été, malgré le pactole ramassé, selon lui (toujours le souci de l’argent qui semblait l’obnubiler !) !

Pas d’idée politique véritable, un constant opportunisme : fait pour devenir Sarkozyste !

Il finira aussi par expliquer un peu plus tard toute la profondeur de sa pensée politique, qui se résumera… au sens du vent : « lui-même reconnaît que les idées qu’il défend « ne sont pas le fruit d’une réflexion menée par différents intellectuels mais elles relaient précisément ce que disent les gens dans les bistrots ». Logique qu’avec de tels aveux et une telle ambition, qu’il ne puisse supporter de rester confiné au rôle de porte-parole d’un mouvement déjà moribond, alors que chez Ruquier il avait pronostiqué De Villiers au second tour. Il lui fallait changer de crèmerie, en marchant ainsi au radar question vision politique. Le problème étant que pas mal de Villieristes avant lui étaient déjà passés entre temps au FN, tel Aymeric Chauprade, l’ancien conseiller de Philippe de Villiers pour les questions internationales… le radar personnel de Peltier lui indiquant très vite qu’une fois Sarkozy élu, il fallait maintenant faire vite pour le rejoindre. Il n’aura pas de mal à le faire, sa propre biographie indiquant qu’il avait déjà fait partie d’un parti le soutenant : « c’est en 2001, après un passage rapide à l’UDF, que Guillaume Peltier rejoint le Mouvement pour la France ». FNJ, MNR, UDF, MPF, : déjà quatre inscriptions dans des partis différents (SPV !) … à moins de 30 ans. Chez De Villiers, il sera néanmoins resté 7 années, peut-on au moins comptabiliser : la girouette est quand même restée quelque temps dans le même sens du vent (venu de l’Ouest) ! A peine l’UMP intégré, le voici donc parachuté à Tours…

Au bout de sa course, inévitablement, l’UMP de Sarkozy (et de Copé)

Une girouette qui sait se mettre parfaitement dans le sens du vent, à coup sûr; voilà qui le résume parfaitement. Il rejoint l’UMP en juin 2009, deux ans après la victoire de Sarkozy, dont le droitisme se renforce déjà avec l’influence grandissante d’un Buisson qui va le faire perdre comme on sait : « entre l’UMP et Guillaume Peltier (ex-bras droit de Philippe de Villiers au MPF et ancien du Front national), c’est un mariage de raison, consommé et annoncé depuis quelques mois. A 32 ans, Peltier, qui s’est présenté aux dernières municipales de Tours (3e avec 9 % des voix), va officialiser la nouvelle dans les prochains jours. Il portera ainsi les couleurs du parti de la majorité aux cantonales de 2011 en Indre-et-Loire. Un galop d’essai avant d’envisager une candidature en solo aux municipales de 2014. Aux abois, la droite locale se cherche un nouveau leader pour espérer reprendre la ville au socialiste Jean Germain (61 ans) qui, à l’issue de son 3e mandat, pourrait passer la main à un candidat plus jeune. Reste pour Peltier à régler le cas de son mentor, Philippe Briand, député-maire de Saint-Cyr et patron de l’UMP en Indre-et-Loire. A moins que les deux hommes ne décident de s’associer : « Peltier est jeune, ce serait dans son intérêt s’il veut devenir un jour maire de Tours », note un cadre local » explique Libération. Pragmatique, il s’associera, donc. Buisson, lui, clame dans la presse qu’il a autant besoin de lui que de Marion Maréchal LePen. Deux extrémistes, en quelque sorte, recrutés par un troisième !!!

L’épisode significatif de Tours

Voilà qu’arrive alors un parachutage fort révélateur. En 2007, à la surprise générale, le PS l’avait emporté à Tours, dans la 1ere circonscription d’Indre et Loire, l’ancien bastion de Jean Royer, extrême droitiste déguisé en gaulliste avant l’heure. Jean-Patrick Gilles l’ayant alors emporté sur Renaud Donnedieu de Vabres (surnommé RDDV). Depuis, les vieilles rivalités personnelles étaient ressorties à l’UMP ; entre Thibault Coulon et Pascal Ménage, qui donnaient le tournis à Philippe Briand, le président départemental de l’UMP qui avait demandé de l’aide à Paris… qui lui avait en réponse fourgué Peltier entre les pattes. Or, parachuté à Tours, qui l’avait propulsé au premier rang ? Pas Claude Greff, future ministre totalement inodore (qui s’emportera contre Peltier –« Virons-le ! »formulé après coup, le temps qu’elle comprenne qui il était) mais la vieille garde extrême droitiste de l’UMP, en l’occurrence Hervé Novelli, cet ancien Gudiste qui ne veut pas qu’on rappelle son passé à la télévision, descendu de Paris pour le chaperonner et briser tout velléité de candidature dissidente sur place. L’UMP, et sa frange la plus dure, l’avait alors proprement et simplement adoubé sur ordre de Paris (à savoir sur celui de Sarkozy, déjà engagé dans ce qui allait devenir plus tard la dérive Buisson et par J-F Copé) ! Les militants UMP la trouvant un peu saumâtre, les partisans de Renaud Donnedieu de Vabres RDDV surtout ! Le 29 janvier 2012, RDDV clamait haut et fort la « droitisation de l’UMP » avec la nomination de Peltier, devenu là-bas « Martinon ». opposant résolu à l’arrivée de celui qui fut son concurrent aux municipales et aux législatives (sous l’étiquette du MPF, en 2007!!! ). En  2012, Donnedieu de Vabre était devenu… prophète, avant l’heure, à voir ce qui se passe aujourd’hui  avec l’histrion Peltier !! Là où il débarque, ça coince !

Aujourd’hui, son propos prend plus de sens encore. « Cette désignation, sans consultation de la base à Tours, est même pire qu’une erreur de stratégie, c’est un signal de mépris, de sectarisme et d’intolérance adressé aux Tourangeaux », ajoute l’ancien ministre de la culture (2004-2007), rappelant le passé « ex-FN de Jean-Marie Le Pen, ex-MNR de Bruno Mégret » de M. Peltier ». Le ver était débarqué en 2009 dans le fruit des vergers tourangeaux, et depuis il a bien grandi ! Les rivalités sur place pouvant s’expliquer aussi par un autre phénomène… qui nous ramène à la Manif pour Tous ! Peltier, malgré un relookage évident (il arborait alors lunettes et commençait à porter une écharpe pour faire plus sérieux et plus intello, et sur son affiche électorale il s’encravatera même), au final, sera battu au second tour, en juin 2012, victime… des militants UMP locaux, alors qu’il avait gravi les échelons une fois rejoint les sarkozystes au printemps 2008, il était devenu en effet le second de l’UMP… bien aidé par son nouveau chef : J-F Copé (nous verrons cela bientôt).

Electoralement, celui qui se rêvait déjà en maire de Tours (480 400 habitants en 2011) se rabattra sur une commune de… 1 246 habitants (en 2011), où il sera élu… triomphalement, il est vrai. Le voilà désormais à s’occuper de la « La Boule Noviodunoise » et de la société de Pêche “La Bredouille ! Plus dure avait été la chute ! A lui donc sa tronche multipliée sur le bulletin municipal au nom compliqué en tenant de battre le célèbre concours du Canard Enchaîné de « ma binette partout » ! Là, il est vrai, il pouvait désormais s’inventer et se mitonner une saga familiale (bel article moqueur ici)…

Un peu léger… pour prendre Tours

Un bloggeur savoureux avait relevé l’une des raisons de son échec à Tours : sur son site, Guillaume Peltier avait fait faire un site internet à la hâte, lui l’homme de l’art (il avait monté entre temps une boîte de com’), où il manquait un canton à la circonscription. Erreur due selon notre intervenant aux liens unissant Peltier et la société ayant réalisé son site : « une telle erreur aurait peut-être été évitée si Guillaume Peltier avait confié la création de son site à une entreprise locale, plutôt qu’à une boite de com’ basée à Dijon, créée par Karen Patouillet, responsable des Jeunes Actifs de l’UMP de Côte-d’Or ( » une des grandes spécialistes de la communication sur notre région via l’Agence 24″, qui aime semble-t-il beaucoup les SUV, ici à droite !) Comme quoi c’est con les choix mais ça révèle pas mal la personnalité : soit on choisit d’être proche des tourangeaux et de favoriser le tissu économique local, soit on favorise ses amis politiques. Mais bon je veux pas faire ma mauvaise langue, c’était pas le but. »

Mais de tout cela, Peltier pouvait se moquer un peu : depuis fin 2008, un homme est venu le convaincre de devenir entrepreneur, monter sa propre boîte de com’, qu’il va vite baptiser Com1+. L’homme s’appelle Bastien Millot, et pour faire adhérer plus vite Peltier, s’engage même à lui prêter un bureau : or , Millot, c’est un des dirigeants de Bygmalion ! Une de ses premières activités est de fabriquer des tracts électoraux : « regardez ses tracts. On dirait “Closer”. Il pose avec tout le monde. Que des photos, peu de texte. C’est un homme d’image, pas d’idées. » note un de ses opposants à Tours. Ça ne cesses depuis de se confirmer !!! L’image pas la parole !!! L’homme politique lancé comme une savonnette !! Chez lui, la moindre occasion sert à montrer sa photo localement, comme ici où c’est flagrant. A défaut d’être sur le terrain, occuper les esprits grâce au net surtout. A Tours, où il passe mal, car on a bien senti derrière une volonté tout droit venue de Paris : « son investiture, décidée dans les salons parisiens il y a plusieurs semaines, est mal passée dans les rangs de la droite locale plutôt portée vers le centre. Renaud Donnedieu de Vabres, membre fondateur de l’UMP et ancien député de Tours :« Ce mec ne peut pas être mon successeur. Il y a erreur de casting. Sa candidature est un non-sens dans une ville sociologiquement modérée. Pourquoi ne pas aller dans le Var, sur les terres du FN ? Il a quand même été le président des jeunesses du Front ! On peut évoluer dans la vie, mais tout de même ! » Un bloggeur commentera : « Peltier n’aura jamais la mairie de Tours. Les centristes ne voteront jamais pour ce type qui vient des extrêmes et qui ne correspond en rien à la sociologie du corps électoral tourangeau. Il devrait le savoir ! » Briand, mal à l’aise avec son jeune loup imposé avait eu cette phrase étonnante pour le présenter à la presse : « ce qui compte, ce n’est pas le passé d’un homme, c’est son itinéraire »… ben justement, voilà qui tombait mal ! Le sien étant plus sinueux que la route menant au Mont Ventoux !! Ce qui ‘est pas non plus exactement dans la région : aurait-il tout faux, le jeune parachuté ?

Bébé Sarko est envoyé en mission

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C’est le débarquement forcé en terre tourangelle du « bébé Sarko » (un bébé déjà père de quatre enfants à 32 ans, en bon catholique anti-IVG ?), comme beaucoup l’ont déjà surnommé, même à droite, tant il représente la rapide dérive présidentielle démarrée en 2009, justement, avec un personnage chouchouté par les ténors extrémistes de l’UMP, dont Hervé Novelli, débarqué en missi dominici, est l’une des âmes damnées : « le seul journaliste « national » admis dans son sillage est une plume du magazine Valeurs actuelles (qui parie sur un destin présidentiel). Dans un article publié le 24 mai, « le magazine de la droite qui s’assume » décrit avec amour un « bébé Sarko », qui traverse Tours « sans perdre un instant », « sourit et triomphe » devant « Jacqueline » (une électrice) qui « s’extasie » et un « ciel qui retient ses gouttes ».Ce portrait à la brosse à reluire fait se rouler par terre ses opposants. Les militants du MoDem et de Thibault Coulon, le « dissident » de droite, sont les plus acerbes : « Ce n’est plus un article, mais un tract ! » Pour eux, Peltier est un Janus qui sait s’ouvrir les portes et se faire des ennemis. Ses deux visages :

  • côté blanc, « Guillaume », comme l’appellent ses militants, est une étoile montante de l’UMP. Communicant propre sur lui, père de quatre enfants, « self-made man » au costume qui tombe bien. Ses brochures en papier glacé inondent la circonscription ;
  • côté noir, « Peltier » est l’ « ovni », la « météorite », le « parachuté ». Un Buisson bis non repenti, symbole par son parcours de la porosité entre la droite rance et la droite républicaine. Un ambitieux imposé par Paris. Un communicant devenu gourou des sondages ».

A Tours, un phénomène amusant va se passer, quand on le compare à ce qui vient de se passer avec les déclarations incendiaires d’un Peltier se disant proche d’un Ménard et du FN : Guillaume Peltier, à Tours, se targuait, à peine arrivé, d’avoir une liste de droite, comme le précisait Eric Doligé, composée  à 75% de Républicains pure souche. D’ailleurs “il y aura deux groupes au conseil régional, les Républicains et les centristes” , précisait alors  Guillaume Peltier, très fier de lui. « Reste le petit caillou dans la chaussure du géant, le Modem de Marc Fesneau, désigné numéro un par la formation de François Bayrou dans le Centre-Val-de-Loire », notait le journal MagCentre. “Il y a des endroits où le Modem a soutenu les socialistes, nous avons besoin d’une clarification“, dit Nicolas Perruchot (Les Républicains) qui prendra la suite d’Hervé Novelli à la tête du groupe au conseil régional jusqu’aux élections. “Il faut un contrat de mariage, clair et précis”. Très drôle quand on compare aux déclarations actuelles de Peltier, à qui il ne semble pas qu’on ait demandé une « clarification » à lui aussi !!! A l’époque, le freluquet venu du FN avec ses idées faisait la chasse aux Modemistes au sein de son tout nouveau parti !!! Gonflé, non ?

Corsaire ou flibustier, prêt à servir le plus offrant ?

Pour l’imposer davantage, ce nouveau venu, l’UMP de Copé va employer de bonnes vieilles méthodes (ici en photo, Novelli, Greff, Briand et Peltier lors de l’annonce de sa nomination comme candidat à Tours), celles du temps de Novelli au Gud (on ne se refait pas) : « Thibault Coulon, seul conseiller régional de droite à Tours, démissionne de l’UMP pour lancer sa candidature : « il y a eu une chasse aux sorcières incroyable. On n’a plus reçu les invitations, on nous a refusé le bus pour aller aux meetings de Sarkozy, la serrure de la permanence a été changée dans la nuit ! » A l’UMP, on se la joue vite gagne-petit ! Avec un nouveau porte-fusil appelé Peltier, nouveau garant… de la toute nouvelle orthodoxie !

Bébé Sarko, devenu corsaire en politique, proposant ses services au plus offrant, avait aussi trouvé un beau coffre-fort sur son chemin : celui de l’UMP. Un coffre fort qui se remplissait tout seul et qu’avait déjà débusqué l’ancien candidat UMP évincé : « quand il critique Guillaume Peltier, Thibault Coulon, comme d’autres détracteurs, dégaine rapidement le cas Com1+. Installée sur l’avenue Grammont, la principale artère de la ville, c’est la société de Guillaume Peltier qui publie la « Lettre de l’opinion » et se spécialise dans l’analyse électorale, notamment grâce à l’outil Geo’influence. Ses opposants affirment que l’entreprise est financée en grande partie par l’UMP, qui lui commande des études à la pelle. Et pointent du doigt la « Nouvelle République », le journal local, qui a publié un sondage – sans source et favorable à Peltier – qui venait selon eux des bureaux de Com1+. » Nicolas Sarkozy, via J-F Copé, avait imposé à Tours un candidat venu du Front National avec la manière forte et un envoyé spécialement dépêché, lui-même ancien extrémiste de droite. Mieux encore : le second, via ses amitiés, aujourd’hui connues, lui avait indiqué comment se débrouiller financièrement sur place !

Cela, c’était le début d’une autre aventure dont nous verrons les détails (et celui des finances) demain si vous le voulez bien. Après l’affaire De Carolis (on l’a oublié aussi celui-là, tiens, malgré le tarif reçu), voici le cas Peltier…

 

(1) en physique cet effet permet de fabriquer aussi du froid : c’est le principe des frigos de voiture par exemple. Là, au LR d’un côté les esprits s’échauffent d’un côté avec les déclarations ravageuses de note héros  du jour, qui de l’autre en a aussi refroidi plus d’un au sein de l’ancien parti gaulliste, ravagé par les guerres intestines et l’absence flagrante de véritable leader. L’effet Peltier, donc, assurément !

(2) qui ne le rate pas en précisant : « en réalité, si Guillaume Peltier, né en 1976, est bien resté un an au FN (au sein du FNJ, le mouvement de jeunesse du parti d’extrême droite), il y a adhéré en 1997, à 21 ans. Il a ensuite rejoint un autre parti d’extrême droite, le Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret, en 1998, à 22 ans. Il a également fondé en 1998, avec Nicolas Bay – actuel porte-parole de la candidate du FN à la présidentielle, Marine Le Pen -, l’association Jeunesse Action Chrétienté, un mouvement qui s’est mobilisé contre le PaCS notamment. Guillaume Peltier a ensuite rallié le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers, avant de rejoindre l’UMP en 2009. Il sera candidat UMP aux législatives de juin en Indre-et-Loire. Dans VSD, il déclare que « le FN est une impasse et qu’une impasse, par définition, ne mène nulle part ». Comme lui, aujourd’hui ?

(3) il avait été fort léger pour la circonstance :

– Considérant que M. Peltier a réglé directement, et non par l’intermédiaire de son mandataire financier, une somme de 379 EUR pour sa campagne électorale ; que son directeur de campagne a également reconnu avoir payé des dépenses électorales pour un montant de 671 EUR ; qu’en l’espèce, même si les dépenses en cause représentent moins de 2 % du plafond fixé à 58 113 EUR pour l’élection considérée, elles dépassent 40 % du total des dépenses de campagne ;
  – Considérant que, si M. Peltier fait état de sa bonne foi, de l’indisponibilité de son mandataire financier et du remboursement par ce dernier des dépenses réglées directement, ces circonstances ne sont pas de nature à faire obstacle à l’application des dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 52-4, lesquelles ont été méconnues en l’espèce ; que c’est donc à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté son compte de campagne ; que, par suite, il appartient au Conseil constitutionnel, en application de l’article LO 128 du code électoral, de déclarer M. Peltier inéligible pour une durée d’un an à compter de la date de la présente décision…

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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