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Le legs de W. Bush : une d?mocratie d?tourn?e (2)

Photo : Flickr jan kurdistan
Photo : Flickr jan kurdistan

La nouvelle para?t incroyable, tant nous avons vu l?homme traverser ces huit ann?es de pr?sidence sans ?tre inqui?t?, mais des faits nouveaux accr?ditent l?id?e comme quoi la retraite de W.Bush au fond de son ranch (o? il a pass? le 1/5 de son temps pr?sidentiel), ne s?annonce peut-?tre pas aussi sereine que pr?vue. En cause, les retomb?es sur la torture pratiqu?e sur les prisonniers de Guantanamo ou ceux d?Abou Ghra?b, ainsi que la surveillance ill?gale de ses concitoyens. Il semble bien, en effet que les accusations se pr?cipitent, et qu?apr?s ?tre s??tre focalis?es un temps sur Donald Rumsfeld, rendu officiellement responsable d?avoir autoris? les tortures, la justice am?ricaine se recentre sur le reste de l??quipe Bushienne, notamment l?in?vitable Dick Cheney et son comp?re John Aschroft, qui m?nent tous deux directement ? W. Bush. Un W.Bush ?galement attaqu? sur la surveillance int?rieure ill?gale qu?il avait conduite ? l?insu des juges, au nom de sa sacro-sainte maxime de la « guerre au terrorisme ». Les deux crit?res, crois?s, permettent de l?envoyer en prison pour le reste de ses jours, mais voyons plut?t comment.

L?affaire savoureuse r?v?l?e par le site Salon.com, remonte au 9 juillet dernier??: ce jour-l?, un obscur juge de Californie, Vaughn Walker, re?oit favorablement une plainte d?pos?e par la?Al-Haramain Islamic Foundation Inc, un mouvement charitable islamique d?Arabie Saoudite, ayant des branches en Oregon et dans le Missouri.?Un mouvement d?clar? subitement « mouvement terroriste » par W.Bush, avec tout ce que cela implique, y compris le gel des avoirs bancaires de l?association.?Le juge, en acceptant la plainte, apr?s deux ann?es de proc?dure, a accus? officiellement W. Bush de crime contre les libert?s (« felony »). Arguant pour cela de la surveillance ?lectronique individuelle, les ?coutes ill?gales, mises en place par l?administration Bush, qui par sa branche du Foreign Intelligence Surveillance Act, ou FISA, s?est permis de surveiller les ?changes de mails et de conversations t?l?phoniques sans en avoir le droit.

L?histoire m?rite le d?tour, car elle comprend des circonvolutions qui d?montrent ? quel point, juste avant de partir, le pouvoir craignait ?norm?ment les remont?es de ce cas pr?cis. En commettant des erreurs pour en masquer les faits?: en remettant tout d?abord aux avocats, accidentellement, dans la pr?cipitation, un document ultra-secret, ou en d?truisant purement et simplement un ordinateur portable contenant des ?l?ments vitaux. La sc?ne vid?o sid?rante des d?positions respectives devant la cour d?appel du 23 janvier dernier devant les juges Michael Dawkins, Harry Pregerson et?Margaret McKeown montre clairement l?irritation des juges am?ricains face aux avocats de l??tat US. Et par cons?quent celle face ? la personnalit? de W.?Bush et ? ses manigances.?L?argument pr?sent? de l?obligation du secret d??tat les fait bondir ? plusieurs reprises… et met progressivement mal ? l?aise l?avocat gouvernemental,Thomas Bondy, fort g?n? aux entournures quand il s?agit d?expliquer le pourquoi de cette requ?te imp?rative du secret pr?sidentiel. L?expos? de John Eisenberg, avocat d?Al-Haramain, met en revanche en pleine lumi?re ce pourquoi du secret requis?: le document cache bien quelque chose de vital pour l??quipe de W. Bush, ? savoir la reconnaissance maladroite d?un vaste programme d??coute de toute la population am?ricaine, comprenant aussi donc les juges concern?s?: on comprend mieux leur courroux et leurs remarques acerbes. La confrontation se termine par le ridicule et les ?clats de rire des juges envers l?avocat gouvernemental, d?cid?ment mis fort mal ? l?aise lors de cette ?ni?me s?ance d?audition.

Car depuis, cette obscure affaire est tr?s mal engag?e pour W. Bush. Les avocats de l?organisation, tenaces, ont pr?par? depuis 2005 un dossier en b?ton, qui comprend des preuves ?crites du traficotage ?clectronique de l?administration, un fait notable dans le cas?: « Of the four dozen lawsuits challenging various aspects of Bush?s warrantless electronic surveillance program, the Al-Haramain case is unique because we have proof that our clients were actually wiretapped and thus can satisfy the legal requirement of « standing, » or grounds to sue ? meaning we can show they were victims of the unlawful conduct for which they are suing. Nobody else has been able to produce such proof.  » Bush et surtout son ?me damn?e Karl Rove aurait pu aller en justice, et peuvent l??tre encore, ? la suite des malversations ?lectorales de notre aviateur « accident? », Mike Connell, l?homme qui avait trafiqu? les ordinateurs de L?Ohio, aujourd?hui on s?aper?oit?aujourd?hui que ce sont d?autres manipulations mafieuses qui vont peut ?tre valoir la prison a celui qui en avait pris l?initiative. ? noter que notre informaticien aviateur n?est plus de ce monde?: il a rejoint les nombreux cadavres qui hantent les placards de la famille Bush comme je vous l?ai longuement racont?.

Le document secret, donn? par erreur aux avocats de l?association avait ?t? r?clam? peu apr?s par l?administration Bush, qui, en vertu du Homeland Security si pratique, avait la possibilit? de le faire, et les int?ress?s l?obligation de le rendre… mais un grain de sable est venu obscurcir la m?prise vite rattrap?e?: ce fameux document a ?t? aussi envoy? ? l??tranger, en l?occurrence en Arabie Saoudite, qui le d?tient donc toujours. Lors de l?op?ration de « sauvetage » du document, un juge, d?j? s??tait oppos? ? la m?thode express utilis?e par le gouvernement pour le r?cup?rer. Logiquement, il aurait d? atterrir dans un « Sensitive Compartmented Information Facility » ou SCIF, un endroit sp?cifique du FBI d?pendant de la justice, alors que Bush souhaitait que ce document compromettant soit repris directement par ses envoy?s du FBI. Nuance importante. L?avocat Anthony Coppolino, ? l??poque, avait relev? la diff?rence en r?pondant favorablement au juge Garr King charg? de l?enqu?te, qui demandait alors candidement?: « What if I say I will not deliver it to the FBI, Mr.?Coppolino?? » . Bien ?videmment, les mois qui ont suivi, l?administration Bush a harcel? le juge King pour qu?il classe le document « secret d?fense« .. car dans ce document ?tait en effet fait ?tat de l?existence d?un programme de surveillance des individus aux USA. Une chose toujours ni?e par l?administration Bush, mais dont certains ?l?ments commen?aient ? faire surface dans la presse, ? partir de fin 2005.

En d?cembre de cette m?me ann?e, en effet, un article explosif du New York Times r?v?le l??tendue de l?emprise de la surveillance ill?gale et de ses d?g?ts dans le pays. L?article, intitul? « Bush Lets U.S. Spy on Callers Without Courts« , paru le 16 d?cembre exactement, ravage litt?ralement la Maison Blanche. Il d?crit clairement et dans le d?tail l?ill?galit? la plus totale dans laquelle s?est plong?e l??quipe proche de W.Bush, avec l?aide de Michael Hayden, cette autre marionnette mise ? la t?te du NSA. Le journal r?put? avait subi des pressions ?normes pour ne pas sortir l?article?:« the White House asked The New York Times not to publish this article, arguing that it could jeopardize continuing investigations and alert would-be terrorists that they might be under scrutiny. «  Et il avait m?me accept? de faire le mort sur la question pendant une ann?e?!!! « After meeting with senior administration officials to hear their concerns, the newspaper delayed publication for a year to conduct additional reporting. Some information that administration officials argued could be useful to terrorists has been omitted. » Comme quoi, les complicit?s m?diatiques, voulues ou non, ont ?t? nombreuses…. dans cette gigantesque mascarade ? la course aux « terroristes » d?but?e le lendemain m?me du 11 septembre?!!! Le New York Times, apr?s une ann?e ? se faire mener en bateau au nom de la s?curit? int?rieure du pays, avait fini par l?cher le morceau?: oui, l?administration surveille la population du pays, au pr?texte d?un terrorisme ext?rieur, et ce avec une ampleur insoup?onn?e. Les m?dias embo?tent le pas ? partir de cette date et ressortent de leurs frigos d?autres dossiers br?lants?: c?est alors fini, la « guerre au terrorisme », le leitmotiv de cinq ann?es de pr?sidence, a v?cu.?Elle ne fait plus recette, on vient de s?apercevoir (tardivement) que ce n??tait qu?un leurre pour assouvir des d?sirs de contr?le de tous les citoyens.?? partir de ce jour, la presse ne fera plus de cadeau ? l??quipe Bush.

W.Bush,on peut donc le dire aujourd?hui, a commenc? en effet ? ?tre l?ch? par les m?dias tardivement, en 2005 seulement, quand ces derniers se sont aper?us qu?ils ?taient devenus les otages de pratiques… dictatoriales. Le 11 septembre avait eu bon dos, il ne l?avait plus. Or, toute la strat?gie Bushienne reposait sur cette peur du terrorisme, entretenue par un vocabulaire r?p?titif dont ne veut plus entendre parler visiblement?Barrack Obama. Chez beaucoup, alors, la r?flexion am?ne (enfin) ) ? penser que ce 11 septembre est donc bien l??difice majeur sur lequel reposait la politique int?rieure am?ricaine, sans mauvais jeu de mots. Son acte de naissance. Sans 11 septembre, pas de surveillance possible au nom de la fameuse « guerre au terrorisme ». De l? ? penser que ce 11 septembre n?est pas arriv? tout seul, vous le savez, j?en suis totalement convaincu, je n?y reviens pas. Tout repose l?-dessus?! Absolument tout?! L?occasion a ?t? trop belle pour avoir ?t? fortuite. Elle fait partie d?un plan longtemps ?crit ? l?avance, par la m?me ?quipe?: Aschroft, Wolfowitz, etc… Les faucons d?une m?me ?quipe, qui ont frapp? les ?tats-Unis, et non des pr?tendus terroristes incapables de faire voler un seul Boeing ne serait-ce qu?en ligne droite. Il y en a eu quatre, d?avions, dont certains capables de haute voltige ou presque. Ce que des professionnels aguerris ?tait tout juste capables de faire, eux l?ont fait, apr?s quelques le?ons seulement sur monomoteur?: c?est une fable, rien de plus.

En septembre 2007, le juge King, harass? de demandes pr?sidentielles, finit par rendre une d?cision plut?t b?tarde?: le gouvernement est d?bout?, mais les avocats n?ont plus le droit d?acc?der au document remis au SCIF et doivent d?truire les doubles en leur possession. La balle au centre. Les avocats n?en d?mordent pas pour autant, pr?parant d?clarations sous serments sur d?clarations sous serments sur la d?tention de ces documents. Les dossiers sont remis directement au juge King, ce qui rend ? nouveau folle l?administration Bush qui r?clame l?usage de moyens crypt?s pour les ?changes ente elle et les autorit?s judiciaires, an sacro-saint nom de la « s?curit? »?: les documents doivent ?tre « carried only in approved containers by authorized couriers » and « transmitted electronically only through ?specially designated and accredited communications circuits secured by an NSA-approved cryptographic system and/or protected distribution systems.? » Quand on connait la passoire des ordinateurs install?s ? la maison blanche par la firme de Mike Connell, on a de quoi sourire.?Bref, la requ?te sur le secret ? maintenir explique bien que dans ce dossier il y a une bombe ? retardement. Celle du contr?le des donn?es effectu? ill?galement depuis 2001 dans tout le territoire, tout simplement?! Une demande surprenante va alors ?tre faite au juge?: celle qui voudrait que les ordinateurs des avocats soient remis ? la NSA, pour qu?elle puisse v?rifier qu?aucune version du document n?existe encore quelque part une fois les originaux d?truits. « Meanwhile, the government attorneys demanded that we give them our computers to enable DOJ technicians to « wipe » the computers clean of any electronic remnants of secret material that might remain somewhere in the computers? hard drives.? » Les avocats vont bien s?y ?x?cuter, mais l?op?ration ne va pas se passer comme pr?vu.

Le 8 ao?t 2007 l »op?ration de « nettoyage » a donc lieu. Elle se fera dans des conditions grotesques comme le raconte un des avocats de la Al-Haramain Islamic Foundation Inc??: « The situation grew darkly comic. They didn?t have a hammer, so they started debating how to smash the hard drive. I suggested they smack it against the corner of the table that was in the room. That didn?t do much. Hogarty then had an idea to put the thing on the floor and use a table leg on it. Miguel put down the hard drive, picked up the table and brought it down several times forcefully. The noise resounded, but the hard drive was impervious. One of the table legs became bent from the procedure. «  L?envoy? gouvernemental essayant de « casser » un disque dur de la sorte, on cro?t r?ver.??a ne sert effectivement ? rien de s?y prendre de cette fa?on, pourtant. On ne d?truit pas ainsi un disque dur?! L?avocat n?en revient pas?: « I found myself thinking of the Samsonite Gorilla, the TV commercial from the 1970s in which a gorilla stomps on a piece of luggage that just won?t break. I thought?: « These people are entrusted with our national security?? » remarque-t-il. Des clowns, on lui a envoy? des clowns?! Voire les gorilles de Samsonite?! Toute l?image des 7 ann?es alors de d?rive Bushienne du pouvoir.?A grotesque pr?sident, envoy?s… stupides.

Le 16 novembre 2007, nouvelle avanc?e des plaignants?: le juge Walker, en appel, accepte la requ?te des plaignants, au nom du… Congr?s am?ricain, qui, selon lui, prend le pas sur l?ex?cutif de la Maison Blanche?: »the authority to protect national security information is neither exclusive nor absolute in the executive branch. When Congress acts to contravene the president?s authority, federal courts must give effect to what Congress has required. » Le Congr?s enqu?te en effet depuis 2005 sur les liens entre le pouvoir et les juges, et la nomination d?Alberto Gonzales, ancien avocat d?Enron, chez?Vinson et Elkins, comme Attorney General (sorte de Procureur de la R?publique) fait alors grand bruit. Un Alberto Gonzales qui va se r?v?ler tr?s vite ?tre un d?fenseur acharn? de la pratique de la torture, et ce, depuis longtemps. Dans un document de 2002 rest? c?l?bre, Gonzales pr?conisait en effet le recours ? la torture au nom de la « guerre aux terroristes ». Il l?avait clairement ?crit?: selon lui, « la guerre au terrorisme est une nouvelle forme de guerre », ce qui impliquait donc de nouveaux moyens de lutte?:« ce nouveau paradigme rend obsol?tes les strictes limitations des Conventions de Gen?ve sur l?interrogatoire des prisonniers ennemis et rend caduques certains de leurs dispositions? ».?? partir de l?, tout ?tait donc permis?: les tortures, mais aussi les incroyables trajets subis par les prisonniers pour ?viter des complications juridiques aux USA.?Torturons dans un autre pays, si l?individu meurt pendant l?interrogatoire, on se d?brouillera avec la justice locale. Proc?d? scandaleux, attitude m?prisante et surtout un droit international qui se retrouve nargu? et moqu? par un pouvoir irrespectueux des droits de l?homme et des juridictions des autres pays. Le « waterboading« , les « extraordinary renditions« , ce v?ritable kidnapping d??tat, tout ?tait possible…

On s?acheminait donc vers une ?ni?me confrontation judiciaire,?quand soudain, coup de th??tre?: l??tat s?en m?le davantage.?Enfin l??tat, le nouvel ?tat, ? savoir celui d?Obama : le 10 f?vrier en effet, le nouveau ministre de la justice,?Eric Holder?; « a demand? aux hauts responsables du minist?re de la Justice « de se pencher sur toutes les fois o? le privil?ge des secrets d??tat a ?t? avanc? pour s?assurer qu?il a seulement ?t? invoqu? dans des situations l?galement adapt?es, selon le porte-parole de la Justice, Matt Mille », nous apprend la presse. L?explication donn?e est claire?: Obama veut bien garder quelques secrets, comme n?cessaire, mais il veut aussi s?assurer que l?administration pr?c?dente n?en a pas gard? trop sous le coude?:?« il est crucial que nous prot?gions des informations qui, si elles ?taient rendues publiques, pourraient menacer la s?curit? nationale, mais le minist?re de la Justice s?assurera que le privil?ge n?a pas ?t? invoqu? pour cacher au peuple am?ricain des informations qu?il avait le droit de conna?tre sur les actions de son gouvernement » nous annonce son porte-parole. En sent tout de suite quelle affaire ?a vise… Celle de notre association caritative, et W.Bush est d?sormais dans de beaux draps semble-t-il?: on voit mal l?avocat gouvernemental tenir les m?mes propos que le pr?c?dent…. et s?accrocher ind?finiment au secret… or si Obama d?cide de divulguer le document, dedans on a la preuve flagrante de la surveillance de chaque am?ricain… et de sa f?lonie, donc.

L?annonce le m?me jour, le 10 f?vrier toujours, de la fermeture du laboratoire fort controvers? de Fort Detrick, le Medical Research Institute of Infectious Diseases (USAMRIID), d?di? ? la recherche de virus, pour « inventaire » et « comptage des bases de donn?es » sonne comme un deuxi?me coup de marteau sur la t?te de Georges?W.?Bush, impliqu? semble-t-il ?galement dans cette sombre histoire d?anthrax. On se souvient en effet que parmi les cinq personnes d?c?d?es li?es ? cette affaire figurait Robert Stevens, le photographe des beuveries d?une des filles de W. Bush... De m?me qu?il faudra un jour qu?on m?explique comment dans un pays si surveill? par des lois comme le Patriot Act et le Homeland Security, on se retrouve avec 67 ordinateurs manquants dans un autre laboratoire tout aussi important?: ? Los Alamos, l? o? a ?t? con?ue la premi?re bombe atomique.?La n?gligence n?explique quand m?me pas tout. M?me si les disparus, selon les responsables, ne d?tiennent pas d?information cruciale, mais des donn?es personnelles.?Avec l?adresse d?un chercheur, on peut obtenir beaucoup…

Enfin aux toutes derni?res nouvelles, ? savoir au 27 f?vrier, les 3 juges continuent, malgr? la prise de position d?Eric Holder de prot?ger Telco (AT&T), l?auteur des ?coutes ill?gales, dans sa pi?ce sp?ciale (la technique de bretelle de raccordement de routeur avait ?t? d?crite dans tous ses d?tails ici).?Le bras de fer n?est donc pas termin??: « a?federal appeals court dealt a blow to the Obama administration Friday when it refused to block a judge from admitting top secret evidence in a lawsuit weighing whether a U.S. president may bypass Congress, as President George W. Bush did, and establish a program of eavesdropping on Americans without warrants.. » Nous apprend Wired. Le probl?me reste donc toujours?le m?me?: le gouvernement a outrepass? ses droits, et les juges am?ricains continuent ? ne pas du tout appr?cier la man?uvre que tente de faire perdurer?l?administration Obama 😕 »We?re trying to establish a legal precedent?: A rule that the president must comply with legislation passed by Congress. The president is not above the law. This case is important to establish a legal precedent, » pr?cise Eisenberg. L?affaire?Al-Haramain est bien celle qui peut faire tomber d?finitivement W.Bush, et les circonvolutions actuelles de l??quipe Obama montrent bien la g?ne que leur inspire ce dossier crucial. R?v?ler la surveillance de tous les Am?ricains, c?est accepter de ne plus avoir envie de le faire. Et ?a, Obama n?y est pas pr?t.

Dans son propre pays, W.Bush se retrouve donc avec une fronde des autorit?s juridiques bien pire que celle opposant Rachida Dati ? ses propres magistrats.?Les proc?s l?-bas sont longs, la?justice am?ricaine prend son temps pour arriver ? son but, et ce, malgr? une administration nouvelle qui semble assez h?sitante.?Mais une simple association tient peut-?tre bien l?un des moyens de conduire W.Bush en prison pour le restant de ces jours.?Et ce n?est pas?le seul organisme ? pouvoir y arriver.?L?arm?e am?ricaine ? elle aussi de s?rieux griefs ? formuler.?C?est ce que je vous propose de voir demain si vous le voulez bien…

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One comment

  1. avatar

    DoubleYou en prison c’est marrant mais je n’ose y croire !!

    C’est vraiment un super BOULOT cette série d’articles.

    Je piétine en attendant demain.