Accueil / T H E M E S / ETHIQUE & RELIGIONS / chrétienté / Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (9)

Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (9)

Le poison de la rumeur d’une élection pas gagnée dans les règles (lesquelles ?), distillé dès la défaite – et même bizarrement avant même les résultats-, selon les habitudes de Trump, continue ses effets pervers, attisé par des gens comme Doug Mastriano, qui l’ont en fait transformé en croisade religieuse comme on l’a vu hier. Ce même diffuseur de mensonges se fera lui-même pourtant pincer à avoir suivi les émeutiers à travers les barrières lui interdisant la route, ruinant son devoir de réserve d’élu. L’un de ses émeutiers étant très particulier comme on va le voir. Celui-là conduit en effet directement aux Proud Boys, et révèle leur fonctionnement très organisé… de mini-entrepreneurs efficaces et de recruteurs sachant convaincre, grâce à une manne financière pour le moins inattendue…

Mastriano, ou les ravages de la rumeur entretenue

Héritier direct du discours apocalyptique du pasteur Sheets, Doug Mastriano, élu haut la main en novembre 2020 avec 68% des voix sur son adversaire (avant que l’on apprenne sa présence lors de l’émeute, donc) laisse surtout aujourd’hui derrière lui un chaos inextricable dans son sillage et son propre Etat, qu’il ne fait qu’amplifier, en raison  de sa conviction de l’élection « volée » qui est donc chez lui, on vient de le voir, religieuse. Une croyance, une rumeur, qui n’a donc pas besoin de preuves pour exister !! Le Christ a bien ressuscité, Donald pourrait bien faire de même politiquement, voilà le fond de sa pensée !! Bienvenue chez les cas psychiatriques !!! Dès le 13 novembre, soit au lendemain de l’élection il avait demandé un recompte des votes, rejoint dans sa demande par Michele Brooks et Scott Hutchinson. Le poison s’était déjà insinué. On peut certes en Pennsylvanie demander une recomptage en deçà de 0,5  % de différence, or là Biden a gagné avec 0,8% de plus des voix: on avait donc suivi la loi en refusant le recomptage. En juillet, Mastriano recommençait retentait le coup pourtant, malgré l’exemple du fiasco alors en cours de l’Arizona, en lançant sa propre vérification (et en allant visiter auparavant le recomptage en Arizona et en prenant les mêmes foireux pour le faire !). Et ne cherchez pas trop loin où il l’avait annoncée en premier : « dans une interview diffusée en ligne par l’ancien conseiller de Trump, Steve Bannon, Mastriano a suggéré que l’entreprise serait similaire à celle de l’Arizona, où les républicains recherchent des preuves de fraude dans ce que les critiques disent être une tentative de discréditer la victoire du président Joe Biden dans l’État. « Au fur et à mesure que nous parcourons les bulletins de vote, mon désir est de les recompter, mais aussi d’analyser de manière médico-légale avec du matériel photographique si les bulletins de vote ont été copiés ou remplis par un humain »,  a déclaré Mastriano à Bannon, affirmant qu’il prévoyait d’étudier le type de papier utilisé. recherchez ce qu’il a appelé des « magouilles » de logiciels et passez en revue la chaîne de possession des bulletins de vote. »  Ça ne tenait pas debout et (surtout la notion de « papier utilisé », venue tout droit d’une info de QAnoniste) : Trump a gagné plus que largement dans certains comtés, comme à Fulton County avec…85.6% des votes !! Or Mastriano, lancé sur son délire, a fait « examiner » les machines à voter par une firme sans aucune compétence en la matière appelée Wake TSI. La responsable des votes là-bas,  l’Acting Secretary of State, Veronica Degraffenreid, se retrouvant alors obligée de décertifier les machines (des Dominion) car soupçonnées d’avoir été altérées, bloquant ainsi l’élection suivante très proche. C’est donc aujourd’hui le chaos dans l’Etat ! En photo dans le chapitre le marathon des interventions de Mastriano chez Bannon, dans son émission « War room », un marathon terminé chez… Christina Bobb, elle-même directement impliquée dans les préparatifs de la sédition dans la chambre d’hôtel de Giuliani !! Le système s’alimentant tout seul via les news de OAN !!!  Fin de la boucle, là pour Mastriano !

Une manipulation téléguidée

Wake TSI ? Mais attendez , cela vous dit quelque chose et moi aussi: fin mai, l’entreprise qui avait été contactée par le controversé Cyber Ninjas de Doug Logan pour faire l’audit en Arizona avait justement quitté en catimini et sans aucune explications  le Veterans Memorial Coliseum où elle tentait de prouver la fraude (de façon grotesque à vrai dire). A gauche c’est Mastriano s’esclaffant comme un enfant devant son jouet de Noël en découvrant le fameux stade couvert où avait lieu le décompte ! Le porte-parole de l’audit, Randy Pullen, avait sèchement  déclaré à l’ Arizona Republic que le contrat de Wake TSI la société de Gen Kern , avait pris fin le 14 mai et que la firme avait été remplacée par StratTech Solutions, une société informatique basée à Scottsdale fondée par Christopher Moore et Richard Alan Gleghorn. « On ne sait pas pourquoi Cyber Ninjas et le Sénat ont choisi StratTech Solutions ou si l’entreprise a une expérience de travail sur des questions liées aux élections. On ignore également si les auditeurs ont sollicité d’autres sociétés pour remplacer Wake TSI » avait-on pu lire.. et on finit par savoir comment le fameux Doug a lui aussi choisi ces marioles incapables de trouver quoi que ce soit; même aidés par un congressiste républicain (cf Anthony Kern ici à droite) ayant lui aussi pénétré dans l’enceinte interdite du Capitole…« Wake avait en fait été embauché par Defending the Republic , une organisation à but non lucratif 501 (c) (4) dirigée par l’avocat Sidney Powell, une ancienne avocate de la campagne Trump qui a propagé une myriade de théories du complot sans fondement et intenté des poursuites infructueuses dans plusieurs États, dont l’Arizona, cherchent à annuler des résultats électoraux légitimes ». Elle même piégée à plusieurs reprises par des lampes et des rideaux, comme Michael Flynn à se faire interviewer dans une chambre du Trump Hotel, l’air parfois pas mal constipée, un hôtel où elle semblait avoir élu résidence, à force…  alourdissant d’autant la facture du complot (ne comptez pas sur Trump pour offrir quoi que ce soit à qui que se soit) ! Une avocate en liaison constante avec une émission de radio appelée… War Room (même encore au 30 juin dernier comme ici à gauche où elle cause à Steve Bannon, devant un Wurtlizer, pour lui rappeler sa jeunesse, sans doute) ! En tout cas, chez elle c’est sûr : elle a les mêmes goûts en design d’intérieur que Michael Flynn… on finira par croire qu’ils vivaient ensemble, au Trump Hotel, ces deux-là  (à quand la sex-tape ?)   :

Mastriano, en émeutier du 6 janvier, entré avec avec les Proud Boys casseurs  

Une initiative de Mastriano au final fort mal vécue au sein même des républicains, provoquant une crise ouverte dans le pari : « la semaine dernière, le président du Sénat Pro Tempore Jake Corman a retiré son collègue du GOP, le sénateur Doug Mastriano, un proche allié de l’ancien président Donald Trump, de la direction de l’examen, qui a commencé le mois dernier. Corman s’est engagé lundi à ouvrir l’enquête cette semaine sous la direction du sénateur GOP Cris Dush (nota : ici à gauche, c’est un ancien militaire, comme Mastriano), qui a voyagé avec Mastriano en juin pour visiter le site de l’audit médico-légal d’environ 2 millions de bulletins de vote dans le comté de Maricopa, en Arizona. Corman a annoncé la nomination de Dush vendredi, affirmant dans un communiqué que Mastriano  » s’était retiré  » de la conduite de l’enquête et  » ne s’intéressait qu’à la politique et au spectacle et ne faisait pas réellement avancer les choses « …  Corman étant pourtant lui aussi favorable au recomptage; mais il se retrouve aujourd’hui avec une facture astronomique à payer… pour aucun résultat probant en vue. Comme en Arizona et son lamentable fiasco !

Le mensonge de Mastriano qui couvre la casse

Mastriano, en tout cas, lui, a menti notamment sur sa présence le 6 janvier (il avait affirmé être rentré chez lui juste après l’allocution de Donald : parti de l’Ellipse où il était dans les premiers rangs, il a en fait suivi les émeutiers et franchi les barrières renversées de l’aile Est, pour a contourner et rejoindre l’Ouest, juste devant lui, en plus, comme le montre nettement ce cliché ici à droite, ci-dessus, où on le distingue sa femme et lui, passant devant une barrière poussée devant eux par une émeutier portant le t-shirt « Free Kyle » (hélas prémonitoire) que l’on retrouvera ensuite dans les couloirs du Capitole (vu ici sous un autre angle).  Le manipulateur de barrière ayant failli juste avant éborgner un des émeutiers qui passaient en tentant de la retourner verticalement (ci-dessus à gauche) ! Voilà un élu chaud partisan de l’ordre; Doug Mastriano, qui n’est pas très choqué de voir cet ordre renversé devant ses propres yeux !

Le même homme barbu arrivé dans la tenue des hommes de la sécurité  (sweat noir et pantalon beige, comme on l’a vu) se révélant être quelque temps après aussi porteur d’un marteau dans les allées du Capitole  (et donc pas venu vraiment pour faire du tourisme !). Mastriano avait la tête ailleurs, sans doute à ne pas l’avoir reconnu à moins de 5 mètres de lui. A vrai dire, il suffit de pister notre bonhomme sur différentes vidéos pour savoir son origine de départ, qui renforce encore davantage l’idée de groupes venus que pour casser un maximum  (on ne se balade pas avec un marteau dans la poche pour vernir assister à un meeting politique, enfin !- la photo plus précise ci-dessous est du New-Yorker) !


Celui-là a démarré avec ses copains de l’Ellipse, contourné ensuite le Washington Monument et a poursuivi sur le Mail (photos ci-dessus à droite et à gauche), puis a fait une pause avec ses petits camarades de virée, une bière à la main gauche à l’heure de l’apéritif, un peu avant 13 h (à gauche ici). D’ailleurs, le chef lui-même du groupe en a profité pour manger un petit morceau avant d’aller se défouler :

Ils  étaient alors à l’angle de la bifurcation de Constitution Avenue NW (descendu par le Mail, sson groupe va rejoindre dans quelques instants Pennsylvania Avenue et se heurter aux secondes barrières ceinturant l’édifice, les premières ayant déjà été renversées à cette heure à peu près (ici à droite). e là, lui se retrouvera dans les couloirs du Capitole, son t-shirt « Free Kyle » bien reconnaissable sous sa veste noire (ici à droite).  C’est en bas de l’immeuble du 101 NW qu’il fait sa pause ave les autres (à droite sa localisation via Google Earth), il a d’autres copains tout en haut de l’immeuble circulaire comme on va le voir bientôt (et des gens tout aussi passionnants).

On peut raisonnablement penser que la pause à cet endroit précis n’est pas anodine, le second groupe du haut de l’immeuble cité ayant dans son champ visuel le premier. Un arrêt de coordination des forces, en quelque sorte. Preuve une nouvelle fois d’une intense préparation préalable ! Les copains qui l’entourent, ce sont ceux-là, ci-dessous, et l’un de ses chefs n’est pas loin (ici en haut à gauche, c’est, bien reconnaissable, Joseph Biggs, le leader par intérim des Proud Boys !)  : le casseur muni sur lui d’un marteau en est donc un, lui aussi ! Mais aussi derrière lui Robert Gieswein, le copain du Colorado de Lauren Boebert, qui lui se balade ouvertement à travers tout le parcours muni de sa batte de base-ball… instrument indispensable pour venir écouter un discours, comme chacun sait !

Et le voici encore démarrant en effet du Washington Monument dans les pas des trois principaux leaders ce jour-là, dont Ethan Nordean qu’il connaît très bien comme on va le voir un peu plus loin :

En suivant tout simplement un seul d’entre eux, on sait donc pourquoi ils sont venus : pour casser, avant tout, comme à leur habitude, à vrai dire !!! La preuve est là, flagrante !

Des Proud Boys menteurs, hypocrites et bagarreurs

Après plusieurs mois de traque, car il avait déménagé (après avoir vécu en Georgie) notre homme au marteau a fini par être arrêté : il s’appelle James Haffner, et il était reparti se mettre au vert à Seattle, quel hasard car c’est aussi la patrie d’Ethan Nordean, avant de revenir vivre à Surgis (Dakota du Sud) !!! Son cas s’aggrave car il a aussi aspergé de répulsif des policiers lors de la bagarre au bas de l’aile ouest. Agé de 53 ans il a été arrêté le 4 décembre (c’est tout récent) comme son compère du moment, Ronald Loehrke, visibles plus loin ici  tous les deux avec un troisième larron, Jeffrey Garce (visible ici à gauche sur la photo ci-dessus avec sa casquette noire et sa veste de camouflage).

Lui, âgé de 62 ans, est de Battle Ground (Etat de Washington) et c’est un camionneur sur semi-remorque à « 18 roues », les monstres US. Il a perdu son travail depuis, quand son employeur a vu ce qu’il avait fait. Ici, à la TV, en mars dernier, il avouait certes avoir fait « quelque chose d’illégal »…  pour laquelle il risque trois années de  prison mais sans plus,  ‘« rien de mal » (???) selon lui,  en citant toujours au passage Trump comme le président « élu », selon lui. Mais il ne disait pas tout, ce faisant; et loin de là. L’hypocrisie lui va bien en fait : il y avait amené aussi son fils, qu’il dit avoir « perdu en route ce jour-là », mais dès qu’il est rentré chez lui s’est efforcé de supprimer les photos les montrant tous les deux sur les réseaux sociaux (cf ci-dessus à gauche) ! Au-dessous ici,Jeffrey Garce passe au-dessus d’une grille intermédiaire avec son compte de virée Lohrke avant d’aller s’en prendre aux policiers à quelques mètres de là, où est déjà arrivé un Nordean particulièrement défiant, qui va longer toute la ligne de défense établie avec le chef de la Police qui lui rappelle de vive voix contenir ses troupes et ne pas chercher à engager les affrontements (peine perdue, 10 minutes après tout s’embrasait)….

Nordean, et d’autres Proud Boys, dont Samuel Lazar qui va asperger bientôt les policiers de répulsif !! Parmi  les photos supprimées et retrouvées par le FBI, ‘une d’entre elle, prise dans la Rotonde notamment. Et on comprend très vite pourquoi : on distingue très bien Garce père effectuer devant le nez de son fils le signe bien connu des suprémacistes !!! Belle éducation, n’est-ce-pas ! Un père « exemplaire », il n’y a pas !!! Les Proud Boys ne sont avant tout que des faux-jetons et rien d’autre que de vils personnages  !

Il était loin de tout nous dire, le fameux Jeffrey Grace, bagarreur fascisant invétéré, car le 11 août dernier, c’est encore lui qui a été photographié impliqué dans une bagarre dans le centre ville de Portland, lieu de sévères émeutes les mois précédents  (ici à gauche), à 20 km à peine de chez lui, impliquant d’un côté les Proud Boys et de l’autre les fameux « antifas ». Drôle de façon d’exprimer son repentir pour les actions du 6 janvier !! Les Proud Boys étaient venus en renfort selon leur dires pour « protéger » une messe dite par le sulfureux Artur Pawlowski, qui cherche véritablement partout où il passe les ennuis ! Les combats de rue de Portand ont vu ce jour-là ressortir toute la panoplie aperçue le 6 janvier : gaz poivré, pistolets de paintball, matraques électriques et d’autres armes improvisés; mais aussi de véritables pistolets et des tirs donc à balles réelles (et au 9 mm, on ignore quel camp a tiré !).  » L’un des membres du groupe d’extrême droite a été filmé par un reporter brandissant une arme d’épaule dans les rues. Grace a été capturé en train de quitter les lieux de la bagarre à l’arrière d’un camion, tenant un bâton ». 

« Le lendemain matin sur son compte Instagram, il a admis que « je suis descendu en faveur du droit de parole d’un pasteur », et que « nous avons fait la sécurité du périmètre »explique le vigilant journal The Gardian. Le 4×4 Ford sur lequel est juché Grace, alors porteur d’une matraque électrique, ressemblait plutôt à un véhicule taliban rentrant au port après une lamentable dérouillée !!! Les Proud Boys, toujours aussi provocateurs avaient déroulé auparavant une banderole  » Free our political prisoners » pour ceux arrêtés le 6 janvier (alors que Grace avait lui même été inculpé mais laissé en liberté, un comble, dans les circonstances : il a depuis à nouveau été logiquement réincarcéré). On avait retrouvé des traces de tir à balles réelles sur des voitures ce jour-là (cf ici à gauche) !!! Cela peut à nouveau s’embraser à tout moment dans le pays, là où l’on  trouve surtout des Proud Boys  ! »

Sur le cliché ci-dessous, on distingue des gants qui dépassent de la poche arrière du pantalon d’Haffner et non le fameux marteau :

L’investissement fort des Proud Boys dans l’événement

Tout aussi intéressant, le policier du FBI qui l’a arrêté, s’il ne cite pas le marteau, qu’il ne semble pas avoir vu, a noté quelque chose de fort embarrassant.  Haffner est en fait venu de Seattle en avion le 5 janvier et n’est reparti que le 7, a-t-il relevé dans son interrogatoire. « Selon les informations fournies par une banque américaine, un compte courant détenu conjointement par Haffner et son épouse aurait effectué une transaction avec la compagnie aérienne américaine mentionnée au paragraphe précédent, d’un montant de 911,60 $ le 29 décembre 2021, et avec une réservation en ligne du service le 30 décembre 2021. Selon les informations fournies par le service de réservation en ligne, une réservation a été effectuée au nom de James Haffner dans un hôtel du centre-ville de Washington, DC, s’enregistrant le 5 janvier 2021 et partant le 7 janvier ,2021″ (pour l’instant j’ignore lequel, hélas’ hôtel »).

« Selon les informations fournies par cet hôtel, un individu nommé James Haffner  y a en fait séjourné à ces dates. Selon les informations fournies par la même banque américaine mentionnée dans le paragraphe précédent, un compte détenu uniquement par Haffner utilisé pour les transactions à l’hôtel du centre-ville de Washington, DC où Haffner a séjourné du 5 au 7 janvier 2021, ainsi qu’à un guichet automatique à quelques pâtés de maisons de là, le 5 janvier 2021. Le même compte a été utilisé dans des transactions aux aéroports nationaux de Washington-Reagan et de Los Angeles le 7 janvier 2021 ». Au bas mot, voici donc un gars qui a dépensé plus de 1 000 dollars pour se promener en centre ville avec un marteau, en laissant nom et pièce d’identité visibles partout !!! De l’inconscience totale ou quelqu’un qui se savait protégé ou immunisé ??? Et où donc ont-il trouvé l’argent pour voyager ainsi et se munir de tout le matériel similaire en communication dont étaient équipés en grand nombre les Proud Boys (réponse dans quelques lignes) ???

Tout aussi intéressant est d’apprendre comment le FBI a fait pour retrouver James Haffner, et écoutez bien car ça ouvre d’autres perspectives encore. C’est sa femme qui l’a balancé en fait, sans le faire exprès, en mettant en ligne une photo du couple avec une autre personne. Celle-là venue paraît-il pour voir un grand rassemblement de motards à Surgis, le 7 août 2021 (toujours dans le Dakota du Sud), selon elle. Effectivement, l’événement a eu lieu et c’était à la descente du bus « train » de Women For Trump faisant (encore !)  la tournée politique avec en tête d’affiche dessus Candace Owens, Nick de Santis et Donald Trump (le bus est redécoré à la demande (1)). Mais l’invitée principale était pour le moins inattendue, puisqu’il s’agissait de Sydney Powell (en chapeau de cow-boy et jeans – et à ses côtés un panneau « release the kraken« ) !!! On l’avait déjà vue en tenues extravaguantes (en tenues léopard, mais là, franchement elle nous surprend encore en se déguisant cette fois en motard !). Etonnante rencontre !!! Haffner serait-il aller solliciter l’avis d’une avocate sur son avenir incertain ?? Celle censée s’occuper de lui en cas de pépin ??? Powell en cheville avec les Proud Boys, c’est aussi une belle image pour résumer ce coup d’Etat : son action juridique s’avérant nulle, aurait-on choisi une autre manière – plus forte disons – d’y arriver ? En promettant en échange aux casseurs sa défense « légale » ?

Cette histoire de marteau, engin de destruction facile à dissimuler et pouvant passer comme anodin, adopté sur place ou ramassé sur le chantier de l’installation de l’inauguration de Joe Biden n’est en fait pas unique, et des policiers se sont retrouvés menacés par un autre manifestant brandissant devant eux le même engin, devenu arme d’assaut « par destination » dit-on dans le code juridique français. Combien ont été amenés sur place, on l’ignore. Mais ce n’était certes pas pour planter des clous ou faire du bricolage sur place !!!

Des Proud Boys  sponsorisés par les chinois nationalistes !

Autre fait marquant dans les événements, la présence impressionnante de chinois… mais des nationalistes, critiques du « PPC » (prononcez « Pipici ») comme ils l’appellent, des gens très organisés (ils se sont permis un défilé de voitures avec slogans « anti CCP » avant le début de émeutes, à New-York, devenant l’ambassade chinoise). Beaucoup sont venus de loin en bus (ici d’Atlanta) .Or ces fameux chinois sont aussi une des clés de l’événement, avec un le noir le moins inattendu avec… les Produits Boys !!! En effet, pour s’équiper des fameux Talki-Walkie Baofeng, les Proud Boys, ces petits malins, ont tout simplement fait appel aux dons sur Internet, à partir de la mi-décembre, alors que le projet du 6 janvier semble déjà bien avancé, et juste après la « répétition » du 12 qui avait marqué les esprits. Il y a bien eu de longs préparatifs et la thèse de l’émeute spontanée promue par Donald Trump s’effondre… une nouvelle fois !!

Mais le plsus étonnant de ces préparatifs, c’est l »origine d’un partie de l’argent qui a été nécessaire poue les mettre en place. C’est USA Today qui le raconte ici,, mi surpris et mi amusé, le 4 mai dernier : »les dons ont commencé à arriver vers 22 heures. le 17 décembre. Un donateur nommé Li Zhang a donné 100 $. Quelques minutes plus tard, quelqu’un du nom de Jun Li a fait un don de 100 $. Puis Hao Xu a donné 20 $, suivi peu de temps par 25 $ d’un Ying Pei. Au total, près de 1 000 personnes portant des noms de famille chinois ont donné environ 86 000 $ à une collecte de fonds sur la plateforme de financement participatif GiveSendGo pour les membres du gang de rue extrémiste les Proud Boys« . Etonnant non ? De quoi acheter plus de 2800 radios Baofeng !! Et plutôt pour servir à régler les trajets et les frais d’hébergement en hôtel des casseurs !!  « Leurs cadeaux représentaient plus de 80% des 106 107 $ collectés pour les frais médicaux des membres des Proud Boys qui ont été poignardés lors de violents affrontements à Washington à la mi-décembre« .  Le 27 décembre, Ethan Nordean alias Rufio Panman, réitérera sa demande en la formulant ainsi : « quiconque cherche à nous aider avec des équipements de sécurité/de protection ou des équipements de communication serait très apprécié, les choses sont devenues plus dangereuses pour nous l’année dernière, tout est utile. » Le message était ensuite lié à un site de collecte de fonds intitulé « Equipement de protection et communications par Rufio Panman ». Entendre un gars qui provoque constamment les autres, et cherche la bagarre, venir parler de ressentir un danger en dit long sur sa duplicité !!

« Les dons, qui sont inclus dans une mine de données GiveSendGo piratées fournies à USA TODAY et publiées sur le site de dénonciation Distributed Denial of Secrets, soulèvent plusieurs questions. Principalement : Pourquoi des gens de Chine, de Hong Kong et de Taïwan, et des membres de la communauté sino-américaine, feraient-ils un don à une organisation ayant des liens étroits avec les suprémacistes blancs, dont les membres émettent des signaux de puissance blanche et publient des mèmes racistes sur les réseaux sociaux ? La réponse surprenante à cette question est que les Proud Boys bénéficient d’un soutien important d’une partie de la communauté sino-américaine et de la diaspora chinoise au sens large. Certains Américains d’origine chinoise ont adhéré à la rhétorique propagée par les Proud Boys, des théoriciens du complot tels qu’Alex Jones et des commentateurs conservateurs selon lesquels l’Amérique est attaquée par le communisme. Ils pensent que les Proud Boys sont à l’avant-garde de la protection du pays contre une armée communiste contrôlée par antifa et le mouvement Black Lives Matter – des affirmations qui ont été largement réfutées ». Les Proud Boys sponsorisés par des chinois, même de droite,, avouez que c’est assez surprenant, eux qui jurent sur un engagement vantant les mérites du mâle blanc occidental (« western chauvinist » disent-ils). Et des gens à l’évidence une nouvelle fois leurrés par la propagande de Trump ou des QAnonnistes !!!

De l’argent pour recruter des casseurs sachant utiliser un marteau !!

La petite entreprise fructueuse de Nordean marchait déjà auparavant sous un autre nom : « Dans le passé, les Proud Boys et leurs associés ont utilisé 1776 Shop (leur magasin de t-shirts, et de casquettes, qui  est visité ici par la TV turque, présenté par Tarrio en personne, c’est en fait chez lui, dans sa maison même, ci-dessous à gauche !), qui accepte les paiements par carte ou bitcoin, comme moyen de collecter des fonds pour des causes spécifiques ou des personnes ayant des démêlés avec la loi. Par exemple, l’ancien confident du président Donald Trump, Roger Stone, vend un t-shirt disant « Roger Stone n’a rien fait de mal » via le marché de 1776. La seule page du marché associée à Nordean date de 2018, qui collectait des fonds pour lui permettre d’acheter du matériel de podcasting via la vente de bracelets en caoutchouc. Les «Rufio Support Bands» sont disponibles en différentes couleurs et coûtent entre 25 $ et 5 000 $ pièce.«  (on aura noté le nom du client : Roger Stone !!  « Nordean est également répertorié en tant que gestionnaire de WarBoys LLC, une société constituée en Floride en juillet 2020 et enregistrée au domicile du président du Proud Boy, Enrique Tarrio, à Miami. (L’autre manager répertorié est l’éminent organisateur de Proud Boy Joe Biggs, qui fait également face à des accusations de complot liées au 6 janvier). Juste avant l’assaut« , Des imprimeurs de t-shirts vendus par Amazon, berné eux aussi  ?

Début janvier, Nordean avait remercié un généreux donateur : « et les 2 et 3 janvier, selon les procureurs, il a envoyé un message à un individu qui a proposé de donner 1 000 $ au « fond de voyage » des Proud Boys pour envoyer un « vétéran du combat et un marine [qui] veut descendre dans la rue et se battre  » pour rejoindre les membres du groupe à Washington, DC, le 6 janvier. Et voilà comment le trajet (3 787 km aller !)  et l’hébergement d’Haffner ont été réglés  !!

Demain, nous avancerons plus profondément dans le dossier du sénateur aux éperons, qui ne s’est guère soucié de ceux qui l’on côtoyé dans son périple dans un périmètre pourtant interdit, que n’importe quel élu conscient des ses responsabilités n’aurait pas franchi. Mais lui ne respecte même pas, on vient de le voir, les lois du pays et de la démocratie, puisque c’est Dieu qui le guide… obligeant certains à appeler depuis à sa démission forcée, à juste raison, donc…

 

(1) il a terminé sa carrière, depuis c’était en fait un gros camping-car Featherlite H3-45 et non un bus, datant de 1999, décoré en train à vapeur via des décalcomanies. Stoppé par la pandémie, il est désormais en vente, avec comme argument une présentation fort candide du propriétaire (Buddy Hall) qui nous explique sa fantastique culbute des tarés de souvenirs en vente à bord  : « le président n’a pas personnellement monté dans le bus car il n’était pas à l’épreuve des balles et c’est une règle stricte des services secrets d’avoir des vitres pare-balles dans les véhicules conduits par le vice-président ou le président. Donald Trump Junior et Kimberly Guilfoyle ont utilisé le bus comme vous pouvez le voir sur leurs photos. De nombreux autres politiciens l’ont utilisé comme le shérif Joe Arpaio, le membre du Congrès Rand Paul, le membre du Congrès David Sweikert, le membre du Congrès Paul Gosar et bien d’autres. Le bus Trump Train a dirigé de nombreux défilés Trump à travers les États-Unis, dont un à Phoenix en Arizona, long de 91 miles et certifié par la Highway Patrol. En 11 mois, nous avons vendu près de 745 000 $ de marchandises Trump dans le bus lors de différents événements et nous nous sommes parfois garés sur un parking, sortions des marchandises et vendions. J’ai un ami qui a 3 bus Trump mais pas près de ce joli, les siens sont comme ceux de 1989 Winnebago, 30 pieds et il a également 7 magasins Trump et il a dit qu’il se vendait toujours comme des petits pains. Celui qui l’achète, si vous l’achetez pour voyager et vendre des trucs Trump comme nous l’avons fait, je vous tournerai vers mes fournisseurs et les prix sont BON MARCHÉ. J’achetais de beaux chapeaux brodés personnalisés pour 4 $ et je les vendais pour 20 $ et des chemises au même prix et des centaines d’autres marchandises Trump bon marché aussi avec des marges bénéficiaires très élevées comme des couteaux, des pièces de monnaie, des chaussettes, des drapeaux (ceux que nous avons payé 2 $ et vendus pour 20 $ aussi)..Achetez le bus, gagnez une tonne d’argent et vendez-le après la campagne 2024) ». Ne reste plus à apprendre que les T-Shirts vendus étaient achetés aux Proud Boys pour faire marcher leur petit commerce, et la boucle sera bouclée  !!! Mais ça je n’ai pu le vérifier  !

 

A propos de ghostofmomo

avatar

Check Also

Le gouvernement des Etats-Unis est-il coupable de génocide ?

Xiao PIGNOUF « Si jamais nous sommes forcés de déterrer la hache de guerre contre une ...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *