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Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (7)

L’anodin Mastriano est comme Oltmann : au début, on le pense léger et sans racines profondes. Exactement ce qui convient à Donald, inculte à un point inimaginable. Mais notre ex-cavalier dissimule une vraie machine de guerre sous sa casquette, et elle est religieuse (d’où son impact dans la population). C’est en effet un chrétien nationaliste, une espèce relativement récente dont le poison intellectuel s’est progressivement répandu depuis quelques années aux USA. Ça a commencé par des plaques de voitures et des gouverneurs qui ont imposé d’y faire figurer a devise « In God We Trust », ce qui paraissait plutôt de prime abord anodin, et ça s’est poursuivi avec une chasse au contenu dans les écoles… pour pourir aujourd’hui toute activité politique démocratique, puisque c’est Dieu qui décide, en résumé.

Mastriano est pourtant allé combattre les talibans (notez l’arme qu’il tient en mains sur la photo !) et s’en fait depuis une gloriole qu’il entretient (comme le lourdaud Teddy Daniels, vu précédemment). Au final, il n’est guère différent d’eux, à vouloir imposer sa seule vision du monde  sous l’emprise d’un seul Dieu (Michael Flynn ayant pris le relais récemment). Il croit en effet que les seuls chrétiens ont le devoir de prendre le contrôle de la culture, du système juridique et politique. La seule différence peut-être étant qu’il porte toujours ses éperons !!! Mais il est aussi dangereux qu’eux ! Cet aspect de guerre religieuse entamée, passée jusqu’ici sous silence,  nous donne aujourd’hui un tout autre éclairage sur les événements du 6 janvier !!!

La double casquette de Mastriano

Sous la casquette se cache en effet un croyant, un catholique nationaliste en fait, selon la définition. Et l’attaque du Capitole, perclue de pancartes « Jesus Saves », à la présence incompréhensible chez nous ici en Europe a éte un point d’aboutissement, car ç’est bien  à ça que mène cette religion, ou cette secte si vous préférez, puisqu’elle s’en prend avant tout à la direction non pas des âmes, mais des Etats. Une secte, qui éclaire donc aussi la présence de Doug Mastriano chez les voisins du Rod Of Iron (cf notre épisode précédent) , qui ne sont pas pour lui déplaire car ils ne parlent que d’armes, à lui, cet ancien militaire. Au point hier d’alerter les évangélistes traditionnels, qui ne voient pas seulement une perte d’ouailles, mais bien un danger par les idées qui circulent dans le mouvement. Ces derniers ont en effet écrit dès le mois de février qui a suivi « nous reconnaissons que l’évangélisme, et en particulier l’évangélisme blanc, a été exposé à l’hérésie du nationalisme chrétien à cause d’une longue tradition de directeurs de la foi s’accommodant de la thèse de la suprématie blanche», affirment les religieux américains. «Nous ne voulons pas être des complices silencieux de ce péché», ajoutent-ils.

Des évangélistes qui n’ont pas hésité à désigner les fléaux principaux : «nous appelons les pasteurs, les ministres (du culte) et les prêtres à dire clairement que l’engagement pour Jésus-Christ est incompatible avec les appels à la violence, le soutien d’un nationalisme chrétien blanc, des théories de la conspiration et toutes les discriminations raciales et religieuses», affirment les signataires qui estiment « inconcevable pour les chrétiens de soutenir des groupes d’extrême-droite comme les Proud Boys, les Oath Keepers, ou la mouvance conspirationniste QAnon ». Bref , que c’est pire que tout comme très bien dit ici.  Notre ancien de la cavalerie représentant un mix de tout ça, une sorte de chaînon manquant entre les négationnistes de l’élection et les antivax en prime. Car il est bien aussi d’une proximité évidente avec le mouvement QAnon, qui possède par bien des aspects, des ressemblances avec une religion. En 2018, il les a cités 51 fois en Tweets, a-t-on répertorié (et c’est sans parler de ces goûts artistiques pour le faire, ici à droite)  !

Attention, certains ont crû bien faire avec ces slogans en plein tumulte. Des pancartes ambigües avaient été en effet déployées comme on peut le voir : la plus vue est celle d’un gars de Charlotte, un noir nommé Sam Bethea, qui était-là vraiment pour tenter de calmer les esprits !

Le Blitz religieux promu par Mastriano

Tout cette idéologie repose sur des concepts fumeux, et notamment celui de réintroduire une vision étroite du monde, soumis à une seule influence religieuse (à gauche l’indispensable adresse à regarder). C’est arrivé insidieusement dans les rues, avec la révélation d’une véritable opération concerte pour reprendre la main sur les esprits, avec un nom de code guerrier : « le manuel du projet Blitz a divisé son programme en trois catégories en fonction du degré d’opposition qu’il s’attendait à ce que les mesures suscitent. La première catégorie, destinée à paraître la plus anodine, comprenait des projets de loi visant à promouvoir les plaques d’immatriculation « In God We Trust » (désormais proposées dans au moins 20 États) et l’affichage de la devise « In God We Trust » dans les écoles publiques. (Une version de la législation sur l’affichage a été adoptée dans au moins 10 États.) Le prochain lot de projets de loi mettait l’accent sur «l’héritage chrétien» et «l’importance de la Bible dans l’histoire» pour promouvoir l’idée que les États-Unis sont une nation chrétienne. La troisième catégorie, qui, selon les organisateurs, pourrait être «la plus contestée», visait à habiliter les professionnels agréés à refuser des soins de santé et d’autres services basés sur des croyances religieuses et à permettre aux agences d’adoption de rejeter les familles adoptives pour des motifs religieux. (Au moins 10 États ont des lois qui autorisent la discrimination par les agences de protection de l’enfance, dont la plupart ont été adoptées depuis le lancement du projet Blitz en 2015.) » Nous y sommes donc  : les antivax ont avec ce mouvement  leur caution religieuse !! Ils peuvent refuser de se faire vacciner au nom de leur sacro-sainte liberté d »expression, captée en fait par un sentiment religieux !!! Un mouvement qui a un côté caché évident, pourtant. Il faut savoir aussi que cses projets ont aussi servi d’aspirateurs à fric à certains : » En Floride, la Fondation In God We Trust a parrainé les plaques d’immatriculation IGWT de cet État et a promis de reverser tous les bénéfices aux enfants des premiers intervenants décédés. Les plaques ont donné lieu à des dons de plus de 500 000 $, dont aucun n’a été distribué aux enfants. Cela a entraîné une enquête par plusieurs agences d’État, un audit, et l’État a finalement demandé aux fonctionnaires fédéraux de s’impliquer. En fin de compte, l’audit de l’État a déterminé que la Fondation In God We Trust a utilisé 388 522,07 $ « à des fins non autorisées par la loi de Floride ». Croyants, certes mais bien roublards ! Le capitalisme triomphant, qui s’associe sans problème à cette croyance. Tout cela c’est surtout oublier que ça n’a pas toujours été le cas, cette bigotterie religieuse US envahissante,  qui est finalement récente historiquement… si on relit l’indispensable ouvrage ici à droite.

En toile de fond, un autre extrémisme historique

Et ne rigolez pas avec ses simples plaques de bagnoles: en juin 2013, la Cour Suprême avait du statuer sur y faire figurer ou non le drapeau confédéré dessus (une demande de « The Sons of Confederate Veterans« – ou SCV) : encore un autre mandat de Trump et les américains étaient bons pour se balader avec une croix gammée à l’arrière de leurs voitures !! Demande rejetée en août puis en appel en 2015 ! La demande voulait en fait célébrer en sous-marin le Lieutenant General confédéré Nathan Forrest, un général sudiste qui est aussi le premier Grand Wizard du KKK (et le massacreur de Fort Pillow) !!! Le sinistre massacre dans l’Eglise de Charleston le 17 juin 2015 de neuf noirs dont le pasteur par Dylann Roof, (27 ans aujourd’hui) entérinera la décision de rejet. Le 26 août dernier, ce dernier à été condamné définitivement à la peine capitale. Chez lui, sa chambre était pleine de drapeaix confédérés. A l’évidence, le groupe des Sons of Confederate Veterans a toujours été ouvertement suprémaciste et ne s’en cache pas !! Le problème étant qu’i a pignon sur rue, aux USA. Le groupe-mère du SCV dirige toujours le National Confederate Museum d’Elm Springs à  Columbia,dans le  Tennessee. En 2020 ils ont fait parler d »eux au grand prix de voitures du Nascar en arborant un drapeau confédéré après qu’un pilote noir, le seul du lot, Bubba Wallace, qui voulait retirer des circuits les symboles confédérés avait retrouvé en représailles un nœud coulant à la porte de son garage… A droite Paul C. Gramling Jr, le leader du SCV (c’est un ancien postier) qui se prend toujours comme une sorte de général Lee bis, ou un lointain cousin de Bufallo Bill, et à gauche le pilote noir visé. Depuis, les Trumpistes se sont trouvés une nouveau hérs du Nascar qui s’appelle Brandon Brown. Je vous laisse découvrir pourquoi... ça les fait rire, révélant leur bêtise crasse et surtout leur mépris flagrant des institutions.

La folie religieuse incarnée en un pasteur et ses visions démentes

Une homme se cache derrière ce mouvement, un pasteur, bien sûr, dont on peu douter, extérieurement, de la santé mentale. Voyez un peu :  « lors du sommet mondial prophétique à Trinity Church à Cedar Hill, Texas, le 12 novembre 2020 (où on fait dans le show g-façon rock, cf ici à droite), les lumières de la scène ont illuminé l’apôtre dont la chemise et le pantalon noirs correspondaient à la pièce sombre autour de lui. Alors que des flammes simulées semblaient lécher l’air paisible à côté de lui, Dutch Sheets a répété un «rêve» ou une «vision» («j’ai oublié ce que c’était», a-t-il dit) qu’une femme avait partagé avec lui quelques jours plus tôt » écrit ici l’excellente Ashton Pittman. Et ce qui va sortir de sa bouche est très très effrayant… pour la démocratie.

Le fêlé qui va parler s’appelle Dutch Sheets. Imaginez donc, en effet, dans la vie politique du pays  les conséquences de sa « vision » surréaliste et réécrivant l’histoire à sa façon : le 1er décembre 2020, Laura Nabors a tweeté des informations sur un événement que Sheets organisait et appelé « Opération Valkyrie » (nota : c’est la femme du candidat républicain Eddie Nabors au poste de maire de Batesville, ici à gauche lors de la manifestation MAGA du 14 novembre sur Freedom Plaza. Elle postera peu de temps après un cliché en compagnie d’un groupe de Proud Boys comme on peur voir ici à gauche et son mari a été battu au final par Hal Ferrell en juin 2021)..  Laura et Eddie ayant un vieil ami commun, photographié ici à gauche avec eux : Steve Bannon.

A droite ici c’est selfie de Laura Nabors au milieu même de la troupe des Proud Boys qu’elle était  très fière de diffuser alentour !). Ne cherchez pas trop le rapport avec l’Histoire, dans le récit de Sheets, il n’y en a pas, c’est un prétexte. Car pour ce fêlé de Sheets, c’est particulièrement tiré par les cheveux chez lui…. Et surtout une présentation de l’Histoire en forme de lamentable récupération, à défaut de révéler une obsession pour l’Hitlérisme chez lui. Voire une absence totale de connaissance historique du complot du 20 juillet 1944 (la population n’ayant en rien soutenu le complot, ça n’a pas pu être l’expression de cette même population : là on est à « We The Pepople » exprimé partout ce 6 janvier). Voilà le délire : « La signification historique de Valkyrie est dérivée du plan nazi visant à reprendre le contrôle de l’Allemagne si le peuple de la nation se rebellait. Ils l’ont appelé Valkyrie », a expliqué Sheets dans un article sur Facebook. « Les soldats allemands qui ont tenté d’assassiner Hitler utilisaient en fait ce même plan ‘Valkyrie’ pour le tuer et prendre le contrôle de l’Allemagne. Ainsi, Valkyrie, dans sa définition la plus simple, est « un plan pour prendre le contrôle d’un pays ». Dans notre situation, cela ne pourrait pas être plus évident, Valkyrie représente le plan pour reprendre l’Amérique en volant les élections. La définition littérale signifierait qu’ils ont décidé que Trump doit être éliminé ou « mourir sur le champ de bataille ». L’opération Valkyrie fait référence à un complot raté, le 20 juillet 1944, visant à assassiner Adolf Hitler en faisant exploser une bombe dans une salle de conférence. L’explosion a tué un sténographe, mais Hitler a survécu. Sheets venait à demander aux fidèles de chaque État, à un moment précis, de passer trois minutes à émettre des « décrets » à travers le pays sur une période de deux heures et demie, culminant avec une équipe livrant le dernier décrets à l’Independence Hall à Philadelphie à 3 h HNE le 2 décembre ».  Il faut entendre ici Sheets tout mélanger en évoquant Wagner et Brunehilde la Valkyrie (« une grosse femme », selon lui, parlez d’un hommage !), annonciatrice de la fin du monde, ici, l’élection de Biden, avec ses difficultés à lire l’allemand : c’est grotesque au possible ! C’est de la mythologie à la petite semaine, de l’interprétation de mythe de supermarché !!! Que galimatias !

Le coup de fil de Trump le 5 janvier… à Mastriano

Laissons la disciple continuer le récit de cette prière absurde nationale coordonnée : « le Mississippi est prêt pour 12h27 central », a écrit Laura Nabors en réponse à l’un des tweets de Sheets sur l’opération Valkyrie à 23h29 le 1er décembre, faisant référence à l’heure à laquelle les croyants du Mississippi devaient réciter le décret. A 12h27, les Mississippiens qui ont rejoint l’Opération Valkyrie, que ce soit depuis leur salon ou en assemblée, ont commencé à réciter le décret : « illégal, interdit et autorisé ». Nous avons reçu les clés du Christ avec lesquelles fermer les portes que personne ne peut ouvrir, et ouvrir les portes que personne ne peut fermer. (nota la symbolique des clés revient souvent chez eux, comme celle des clés du Paradis qui montre que c’est Dieu qui décide de la liberté, et pas l’homme !!). «Selon ses premières instructions, nous nous unissons ce soir dans l’unité de notre nation, du premier État au dernier, afin de mettre fin au complot de Valkyrie visant à voler les élections américaines de 2020. Nous sommes d’accord avec l’ange du Seigneur et, utilisant ses propres paroles, nous nous joignons à lui pour décréter que lorsque l’horloge sonnera à 3 heures du matin, Valkyrie tombera et ne chantera pas. L’intrigue prendra fin. Nous déclarons que nos prières font rebondir la sorcellerie et la malédiction sur l’expéditeur. Nous décrétons que les jugements du commandant sont suprêmes. Les participants ont ensuite publié une déclaration basée sur le rêve ou la vision que Sheets avait décrit au Texas quelques semaines plus tôt : « Nous décrétons que les 4 prochaines années de la présidence de Donald John Trump verront le fruit de la réinitialisation divine de l’Amérique par Dieu. Nous connaîtrons un troisième grand réveil. Nous retournerons à nos anciens chemins et fondements, notamment en étant une voix de l’évangile du royaume sur toute la terre, et le cœur de l’Amérique sera à nouveau capturé par son créateur, Yahweh. »  

On aura noté le mot « sorcellerie » qui résume bien la vision de cet obscurantiste complet « (ou l’expression « grand réveil »). Restons plus prosaïques, en regardant les simples faits, car il faut savoir aussi, qu’Eddie Nabors était aussi à Washington le 5 janvier (reste à savoir dans quel hôtel il a pu crécher), et que cet imbécile a même avoué avec qui, en tweet (ici à droite). Avec Doug Mastriano bien entendu !! Mieux encore: sur le même Tweet , il avoue que le sénateur aux éperons qui foulera la zone interdite de l’aile Ouest du Capitole, avait eu ce jour-là quelqu’un d’important au téléphone : Donald Trump en personne  !! Incroyable preuve de collusion à la veille de l’événement  !!! Et renforcement du rôle important accordé en haut lieu à Mastriano !!!

Le Trump Hotel transformé en église apocalyptique !

On semble l’avoir oublié, mais Trump a énormément misé sur cette frange de pasteurs influents, en se plaçant lui-même au milieu de leur prophéties. Le sommet de cette collusion Trump-catholiques nationalistes avait eu lieu dès le 1er mars 2018 dans son fief, son hôtel, transformé pour l’occasion en temple religieux (il aura tout osé en effet !). Trump ce jour-là avait réuni en fait ceux qui avait supporté avant lui Ted Cruz, dont la base électorale était massivement religieuse, tendance nationaliste. Cela avait étonné certains, tant les frasques antérieures de Donald semblaient irrémédiablement l’exclure du fait religieux. Certains religieux ont interprété les faits des mois précédents à la lumière de leur croyance, le plus étonnant étant l’assimilation de Trump à un apôtre particulier, Paul de Tarse (alias Saul) qui avait commencé d’abord par pourchasser les fidèles du Christ avant de devenir lui-même un fidèle (après une « rencontre » mystique avec un Christ ressuscité, mais chez Trump pas de trace ce ce genre de rendez-vous mystique !): effacées, toutes les tares et toutes les âneries trumpiennes, avec cette récupération boiteuse au possible ! Trump ainsi blanchi en quelque sorte pouvait désormais leur servir d’étendard ou de porte-drapeau !! Lavé en quelque sorte de tous ses pêchés antérieurs !

Une nouvelle virginité évangélique  acquise à peu de frais ! Ici, Peter Montgomery résume cette incroyable et improbable  réunion : « il n’y a jamais rien eu sur la planète Terre comme ce qui est sur le point de se produire », a déclaré l’hôte Dutch Sheets lors de la séance d’ouverture de jeudi soir, prédisant un réveil spirituel mondial ainsi qu’une transformation politique et spirituelle des États-Unis à la suite de l’événement et des prières qui ont précédé ce. La mort de Billy Graham, dont le corps reposait dans le Capitole des États-Unis pendant la conférence (cf ici à droite), a été décrite comme une confirmation de la signification spirituelle du rassemblement, l’onction de Graham étant placée sur une nouvelle génération de guerriers spirituels ». La cérémonie d’exposition du cercueil de Graham avait été un coup monté par Trump, qui réglait ainsi de vieilles rancunes, car la dernière personne civile a avoir reçue cet hommage particulier s’appelait Rosa Parks, en 2005 !!! Tout un symbole : avec  Trump on est bien passé de la lumière à l’obscurantisme ! A l’occasion le cercueil est enfermé dans un autre de bois clair, celui qui a servi pour exposer celui d’Abraham Lincoln en 1865 (et d’autres présidents depuis). « Chuck Pierce, Cindy Jacobs, Lou Engle et d’autres dirigeants du mouvement de la « prière d’intercession », ainsi que 1 300 participants qui ont rempli la salle de bal présidentielle de l’hôtel Trump à pleine capacité, se sont joints à Sheets à la conférence, intitulée « The Turnaround : An Appeal to Heaven » pendant des heures de musique, de prière, de parler en langues et de décrets prophétiques. De nombreux dirigeants de la conférence travaillent ensemble et se soutiennent mutuellement depuis des décennies, et ils se sont moqués et se sont moqués les uns des autres sur scène. Mais ils étaient tout à fait sérieux au sujet de leur mission à Washington, D.C. Ces guerriers de la prière se considèrent comme des généraux dans la guerre spirituelle qui se déroule constamment entre les forces du bien et du mal. De leur point de vue, les forces du mal à Washington, DC, comprennent les juges de la Cour suprême qui soutiennent Roe v. Wade et rendent d’autres décisions « injustes », ainsi que quiconque essaie d’empêcher Donald Trump de remplir sa mission divine d’apporter L’Amérique s’aligne avec Dieu, en particulier ceux de l’« État Profond »!. A noter le « pass » des orateurs ce soir-là : l’icone d’un arbre, un pin bien connu. Et en réalité un symbole… religieux et ouvertement suprémaciste !!

Le pin du paradis devenu l’enfer pour la démocratie

La dernières phrase sur « l’Etat Profond » montre à quel point le phénomène QAnon s’incrémente aussi dans une croyance religieuse : ils parlent en effet le même langage. Avec comme symbole et signe de reconnaissance commun, un drapeau, celui du Pine Trea Flag, (le pin est le symbole de la Nouvelle Angleterre, et celui aussi de la tribu des Iroquois) dont le slogan est An Appeal to Heaven, à partir d’une citation de John Locke, philosophe clivant, un drapeau porté par les bateaux (armés) délégués par Washington et établi officiellement par the Massachusetts General Court du 26 juillet 1776. Le 18 octobre 2020, à une de ses rares apparitions dans une Eglise, l’International Church of Las Vegas Trump se faisait présenter sans broncher le drapeau par le couple de pasteurs d’origine canadienne Paul et Denise Goulet. Le premier a relever le symbole (ici à droite) était Joe Gibson, le pasteur si proche de la secte Moon !!! Ce monde de faiseurs est très petit !!! Un emblème similaire au Gadsden flag, porté ici par de jeunes suprémacistes lors du 6 janvier (ici à gauche, notez leurs doigts). Récemment, le drapeau au pin  est apparu ensuite soutenu par… Michael Flynn et le patron du 1st Amendment Praetorian (ici à droite) !

Un étendard devenu en fait clairement  le symbole de l’extrême droite, comme le démontre l’usage son icone et de son slogan lors du meeting fascisant de Charlottesville où on avait pu l’apercevoir aux mains d’un… Proud Boy, qui l’avait carrément transformé en bouclier(cf ci-dessous) !! Que vient faire ce drapeau de suprémaciste dans une église ou pourquoi  est-il fièrement montré par Michael Flynn, c’est bien ça tout le problème !!! (Ici à droite le Gadsden flag est déployé au milieu des supporters de Doug Mastriano, comme le Pin Tree flag qui s’affiche aussi( dans son bureau personnel cf ici à droite) et à gauche ici qui apparait durant l’assaut du Capitole sur le Mail). Comme ça a été aussi celui de l’infortunée trumpiste candide et récemment convertie, Rosanne Boyland, venue avec le 6 janvier à Washington (cf ci-dessus à gauche) et retrouvée morte dans l’entrée du tunnel où ont lieu les pires combats contre la police ! Pas sûr qu’elle savait elle-même ce qu’il représentait, selon sa famille !! Ni qu’elle se douterait qu’elle allait mourir malgré le slogan qu’elle portait !

Un autre, Kenneth Grayson, a eu plus de chance : il n’est pas mort, mais est allé directement à la case prison, celui-là, arrêté chez lui après avoir balancé bêtement ses « exploits » d’envahisseur du Capitole, en deux endroits au moins sur les réseaux. Identifié par son drapeau et sa casquette des Pittsburgh Pirates et une énorme lettre Q de Qanon sur sa veste. A l’intérieur, vers la Rotonde, mais aussi en bas de l’obélisque du Washington Monument d’où sont partis de nombreux casseurs. L’un de ses tweets était fort révélateur : lui aussi n’attendait qu’un seul ordre et d’une seule personne : « si Trump nous dit de ravager la capitale, il faudra le faire alors  » a-t-il écrit, ajoutant plus tard: « je suis avec un groupe qui va se battre, et pas traîner. » Et en plus de « Tuer Biden ». La juge Lisa Pupo Lenihan ayant relevé dans son dossier la proximité avec… les Proud Boys bien sûr (2) !!

L’arrivée de Trump, un miracle ? Et une monnaie divine en circulation ?

Il est vrai qu’en 2016, l’élection de Donald avait semblé miraculeuse, même pour lui, qui ne s’y attendait pas vraiment (et Melania encore moins !). C’est après que le miracle est devenu un vision d’enfer, plutôt. Ce soir là encore, Sheets, déchaîné, (et surtout prosterné sur son pupitre !) avec aussi fait dans la prophétie apocalyptique, en expriment un ressentiment terrible à propos des démocrates et clamant que « son mouvement « Appel au paradis » avaient dit aux chrétiens que l’élection d’Obama était « l’un des événements les plus dévastateurs en Amérique de notre vivant » et avait averti que l’élection d’Hillary Clinton finirait le travail, et « L’Amérique comme nous J’ai su qu’il pourrait alors disparaître à jamais. Après les élections de 2016, Sheets a déclaré que la victoire de Trump était un miracle et un signe de la miséricorde de Dieu envers l’Amérique. « Je pense que l’église vient de se réveiller », a-t-il déclaré ». Evidemment, dans ce contexte la réinstallation à Jerusalem de l’ambassade US par Trump avait fait tilt chez eux : « la foule a vivement applaudi l’annonce de Trump selon laquelle les États-Unis reconnaîtraient Jérusalem comme capitale d’Israël et y déplaceraient leur ambassade. Chris Mitchell, chef du bureau de Jérusalem pour le Christian Broadcasting Network, a présenté à Sheets une grande clé représentant Jérusalem (les clés avaient une importance symbolique majeure lors de la conférence). Mitchell a offert des prières de remerciement pour Trump, affirmant que son geste était « faisant une histoire » et « faisant des prophéties ». En référence aux déclarations préélectorales selon lesquelles Trump serait utilisé par Dieu comme une version moderne du roi biblique Cyrus, Mitchell a ajouté : « C’est ce que le roi Cyrus a fait il y a tant de siècles et de décennies ». 

Dès 2016, déjà, Lance Wallnau, qui soigne sur le net ses affaires religieuses florissantes en proposant un  rabais de « black friday » sur son matériel de décérébration (ici à gauche,, au prix de départ d’environ 500 dollars pour une vingtaine de CDs !)  avait dit de même en fait ; en affirmant que Trump était un « Cyrus des temps modernes », un ancien roi perse choisi par Dieu pour « naviguer dans le chaos »…ce que Vox avait rappelé déjà en mars 2018. Trump assimilé à Cyrus le Grand (Cyrus II), le fondateur de l’Empire perse de la dynastie des Achéménides (Make New Cyrus Great ?) !!! Il y en a qui avaient vite embarqué dans le taxi de l’empereur (the ticket to ride ?) : tel le télé-évangéliste Jim Bakker (au lourd passé pourtant, lire ici, je l’avais improprement appelé James (1)) assisté de Wallnau, qui en avait aussitôt profité pour fourguer 45 dollars une pièce estampillée avec les deux portraits mêlés qu’il avair présenté sans rire comme « un ticket direct vers Dieu » !!  « C’est notre point de contact tous les jours », a poursuivi Wallnau. « Quand vous le voyez, souvenez-vous que Dieu a mis quelque chose dans votre main dans lequel vous avez un rôle. » Il a poursuivi en disant: «C’est pourquoi nous devons, parce qu’ils pensent que nous sommes fous. Mais nous sommes en fait les plus sains d’esprit » (euh… pas sûr à les entendre !) « Nous devons prier », a-t-il ajouté. « L’enseignement qui est ici, cette pièce est un point de contact, cette pièce plaquée ou 24 carats. » Wallnau est ensuite passé à l’élection présidentielle de 2020 en déclarant : « Nous avons 16 mois. Cette bataille pour l’avenir de l’Amérique a déjà commencé »... Plus loin dans cette longue étude, nous découvrirons que le fameux Wallnau, au petit matin du 6 janvier n’était pas en contact qu’avec Dieu…

Des déjantés et un cacochyme croyant au supernaturel

Un véritable autre illuminé, ce soir-là, encore un, à l’hôtel de Trump, allait se faire remarquer : Jon Hamill, le co-fondateur de Lamplighter Ministries (avec sa femme Jolene), basé à Washington, DC, décrit comme un « prophète » qui a incité la salle à la prière avec une drôle d’injonction en effet : »Au nom de Jésus, nous déclarons que l’État Profond ne prévaudra pas ! »… on peut l’entendre encore le 20 septembre 2020 venir s’expliquer dans l’émission de  Sid Roth – de son vrai nom Sydney Abraham Rothbaum – « C’est supernaturel » (Roth a 81 balais et il sucre visiblement  les fraises à l’antenne) et venir clamer que les tentatives d’ Impeachement successifs de Trump étaient de véritables « pêchés » et que « les forces cherchent à détruire nos fondations judéo-chrétiennes, mais que des retournements historiques avaient pris le dessus » (grâce à Trump)… Des propos sallucinants !!!  Et très proches en fait du mouvement QAnoniste, ou des tweets de Mastriano, comme ici à gauche) qui reprend e mélanges  des visions prophétiques inquiétantes !!! Remarquez, ce vieux grigou de Did a aussi invité un autre prophète, Robin Bullock, qui est venu affirmer chez lui  que Dieu lui avait dit que Joe Biden ne serait pas président et que la Chambre et le Sénat des États-Unis seraient sous le contrôle du GOP après le cycle électoral de 2020…  Ici un des clips vidéo prophétiques de Bullock… guitariste et rocker raté, et à droite sa vision hallucinante lors de l’émission (à voir et entendre ici) évoquant des « rivières de sang autour du monde » (en Turquie, après un tremblement de Terre prés de …
la Mer Rouge (bien sûr, c’est d’un ridicule cette association de mots !), et les émeutes de Portland (???) ou un « agneau » aurait été sacrifié, les invasions de sauterelles dans le monde, comparés à « une des 7 plaies d’Egypte, bref un méli-mélo complètement… barge ! » Le coronavirus devenant lui aussi « une rivière de sang »… tout cela annonçant le retour des temps de Moïse selon lui, qui parle donc directement à Dieu !! La demi-surprise étant de voir le même individu, une sorte de rocker raté versé religieux,  présent au Capitole toute la journée du 6 janvier et se pavaner pendant toute l’insurrection, en s’y filmant ostensiblement (ici à droite), et en ressortant son galimatias sur la Mer Rouge avec une analogie sortie de son chapeau et son fameux tremblement de terre qui se serait produit en Mer Rouge ,  et encore un, le même jour cette fois, selon lui (c’est vraiment une fixation chez lui !!!) … Celle-là, franchement, il fallait oser la faire… Quel dérangé !!! Ahurissant de bêtise abyssale !!!

Cette histoire de tremblement de terre a un fondement véritable particulier, en fait. Aux abords de la Mer Rouge, certains tremblements de  terre, très fréquents dans la région, en raison des failles tectoniques ressemblent à des coups de canon, audibles par les bédouins. Pas de trace de colère de Dieu derrière, mais un phénomène particulier révélé en 2015 par les scientifiques : « les chercheurs ont déclaré que la surface du bloc glisse le long des parties actives de la faille, lubrfiée par l’eau de la mer Rouge qui a pénétré la croûte. Nous pensons que le gros bloc rigide de croûte ignée agit comme une sorte de diffuseur, permettant à tous les sons du mouvement sismique de s’élever à travers la roche avec peu d’affaiblissement du signal acoustique », a déclaré El Khrepy. « Les sons à haute fréquence des tremblements de terre peuvent alors être entendus par les humains à la surface. »  Rien d’apocalyptique,  donc, n’en déplaise à notre pasteur  perturbé… (à droite le nombre de tremblements de terre dans la région, de 1973 à 1983 (à gauche) et de 1973 à 2011 (à droite).

Vox faisant remarquer que Trump était devenu aux yeux de ces admirateurs particuliers, quelqu’un de… divin :  » l’année dernière, le fondateur du Creation Museum, Ken Ham, a utilisé la même rhétorique pour expliquer comment Dieu avait, à son avis, porté Trump au pouvoir : « Dieu a le contrôle total », a déclaré Ham au Deseret Daily News au début de l’année dernière. « Il le dit très clairement dans la Bible où il nous dit qu’il élève des rois et détruit des royaumes. Il appelle même un roi païen, Cyrus, son oint (sens religieux, celui  qui a reçu l’onction) ou son serviteur pour faire les choses qu’il veut qu’il fasse. » Un gars qui ne va jamais à l’église, n’a jamais montré une foi énorme (sauf en cas de difficultés, en sortant du sac Vuitton de sa fille une Bible à un moment crucial) aurait été choisi par Dieu ? Pas de problèmes, vont-ils vous répondre : Dieu choisi seul, et il a nécessairement raison. Et toc, imparable ! Oui, mais alors pourquoi pas un communiste ou un socialiste alors ??? Ah, ça… faut demander à Dieu  ! Ça coute 45 dollars, la ligne directe vendue par Wallnau et Sheets !

Un président attendu comme le Messie (et ce n’était pas Biden !)

Pour Dutch Sheets, ça ne fait aucun doute, donc : Trump est en contact avec Dieu ou tout prêt de l’être, ce qu’il avait dit dès le 30 janvier 2018 : « « je suis très confiant qu’il y a une rencontre avec Dieu que cet homme va avoir qui va le transformer », a déclaré Sheets. « Je crois déjà que Dieu l’utilise, mais je crois qu’Il veut faire de lui un père pour cette nation, pour cette nation. » (il a failli devenir petit père des peuples, ah ah !!). « Sheets a raconté qu’une de ses amies a fait un rêve avant les élections de 2016 dans lequel elle a vu Trump assis dans une chambre d’hôtel, pleurant en lisant la Bible, ce que Sheets a pris comme un signe prophétique que Trump gagnerait la présidence et que « Dieu est va faire quelque chose avec cet homme pour lui donner son cœur, le cœur de Dieu pour l’Amérique. Sheets a également révélé que le fils de 7 ans d’un autre chef de louange a affirmé avoir été informé par Dieu que « John » allait gagner les élections de 2016, ce qui était également prophétiquement significatif car c’est le deuxième prénom de Trump » (peut-être aussi que le gamin s’est trompé et pensait à « John John », dont les QAnonistes ont attendu vainement récemment le retour sur terre, la réincarnation, à un endroit mythique où son père a perdu la vie : le Grassy Knoll de Dallas !!!. Tout le monde n’a pas le « God Touch » de Trump !). « C’est important pour moi que Dieu ne l’ait pas appelé Donald (comme quoi Dieu se tient au courant et sait que lui c’est l’ami de Mickey, plutôt – ceci est un double private joke, pour un ami qui se reconnaîtra), il  l’a appelé John », a déclaré Sheets. « « The Donald » est sa marque, c’est le magnat, c’est le milliardaire, c’est le gars qui a pris New York, vous savez. Mais Dieu, je crois, veut le transformer en  » Jean « . Jean était Jean le Révélateur, le gars qui pouvait entendre, le gars à qui Dieu a dit :  » Monte plus haut, je vais te montrer ce qui s’en vient.  » Il y a bien aussi  j’en-foutiste, aussi, mais je pense qu’il n’y a pas songé : à l’entendre, Dieu n’aurait aucun humour ! Ils ne connaissent pas Raymond Devos, hélas, ces américains ! Ni Desproges ! (on peut aussi relire ceci à ce propos !).

Il y a encore beaucoup à dire sur ces liens entre trumpisme et chrétiens-nationalistes, ou de la proximité des ces derniers avec les thèses QAnonistes. Ça sera pour les jours prochains…

 

(1) un sacré cas que ce Bakker : en mars 2020 il faisait toujours la promotion de la « Silver solution« ,  la même escroquerie que vendait aussi Alex Jones (c’est aussi efficace scientifiquement que l’eau bénite !), comme pouvant soigner selon lui du Covid-19, et héritait peu de temps après d’un procés venant de l’Etat du Missouri via l’Attorney General Eric Schmitt pour mise en danger d’autrui. On s’apercevra qu’à ce moment-là il avait aussi touché les primes promises par Donald Trump aux entreprises victimes d’une baisse de leur chiffre d’affaires en raison… du coronavirus ! L’affaire s’est terminée par un accord financier, Bakker lâchant 156 000 dollars de remboursement aux fidèles ayant acheté son produit miraculeux..totalement  inefficace. A noter qu’on a eu droit à une apparition dans son émission de Brad Parscale, l’informaticien de l’élection surprise de Trump en 2016 mis viré après le flop du meeting de Tulsa. Celui-là semble bien avoir besoin d’argent, après sa chute de vie de nabab et son pétage de plombs devant les policiers. Il est ruiné en fait !

(2) Le compte-rendu de son interrogatoire est très révélateur aussi : « l’agent Brundage a déclaré que lorsque des agents du FBI de Pittsburgh ont interrogé M. Grayson après son arrestation, il a déclaré qu’il avait conduit d’autres personnes à Washington pour manifester dans une camionnette et s’était décrit comme « l’organisateur et le combattant » du groupe. Il a déclaré qu’il avait escaladé un mur pour accéder à l’entrée du Capitole et qu’il avait été momentanément repoussé par des gaz lacrymogènes avant d’entrer dans le bâtiment par une porte ouverte. Parmi les messages en ligne de la famille et des amis que M. Grayson a reçus ce jour-là sur Facebook, l’un d’eux disait : « Est-ce que je viens de vous voir escalader le mur du Capitole lol. » L’agent Brundage a déclaré que M. Grayson avait dit aux agents que l’homme sur les images était lui et avait avoué être à l’intérieur du Capitole. Il n’a pas exprimé de remords dans l’interview et a plutôt déclaré qu’il « le referait », a déclaré l’agent Brundage. M. Grayson a également déclaré qu’il avait prévu d’autres voyages à Washington et qu’il avait prévu des violences lors de celui-ci, mais qu’il n’avait pas apporté ses armes, toutes apparemment détenues légalement, en raison des lois strictes de Washington sur les armes à feu. » En somme, si la législation aurait été moins dure, on aurait assisté à un gigantesque tir au pigeon !

Car des armes, il en avait, lui aussi : « l’agent Brundage a déclaré qu’une perquisition au domicile de M. Grayson a permis de découvrir la tenue qu’il portait ce jour-là ainsi que deux fusils, un fusil de chasse et une arme de poing chargée. M. Grayson a déclaré qu’il possédait également une seconde arme de poing, mais que les agents ne l’ont pas trouvée. Les agents ont également trouvé des feux d’artifice dans des emballages non ouverts et de la marijuana sur une armoire. Le FBI est en train d’analyser le téléphone portable de M. Grayson. Mais l’agent Brundage a déclaré qu’après les émeutes, M. Grayson avait poursuivi sa « rhétorique violente » en ligne avec ses associés, affirmant qu’il avait exprimé un « besoin de tuer » et que ce sentiment incluait M. Biden. » En plus c’était un récidiviste des manifestations pro-Trump et qu’il avait vu des « amis » peu recommandables : « l’agent Brundage a déclaré que M. Grayson s’était rendu à Washington en novembre et décembre pour des rassemblements de Trump. Les procureurs ont présenté une image de l’événement de novembre de M. Grayson posant avec le leader des Proud Boys Enrique Tarrio et Alex Jones, un théoricien du complot texan qui dirige un site Web de droite appelé InfoWars » . Après ce voyage, M. Grayson a envoyé des messages privés à un associé au sujet des violences qu’il a commises, selon un témoignage. Dans un message, M. Grayson a écrit: « Nous étions en train de fracasser mon frère … sommes allés dans la camionnette que j’ai louée et j’ai préparé … je devais partir à 1 heures cependant, ce n’était pas encore vraiment grave … je me batais avec les camarades avec un mât de drapeau que j’ai ramassé et j’avais l’impression que ça n’allait pas être si mauvais que ça que les Proud Boys étaient partout … les flics ne faisaient rien que [juron ]… que regarder les personnes âgées se faire [juron],  c’était écoeurant. L’agent Brundage a déclaré que M. Grayson avait envoyé un autre message le même jour, se vantant de dire: « J’en ai laissé un inconscient, alors j’ai fait ma petite part et je suis sorti (juron) avant d’être arrêté. »

 

 

 

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