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Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (5)

De tous les Etats, c’est le Colorado où domine le fiel de la sédition, incarnée par une donzelle minuscule (1,60, 56 kilos) à la cervelle de moineau : Lauren Boebert qu’on ne présente plus, hélas. Tous ses efforts pour ne pas prendre en compte la dernière élections ne sont en effet que pure sédition, comme l’a noté le Denver Post. Un travail de sape journalier des institutions à partir de racontars et d’approximations, quand ce ne sont pas des thèses Qanonistes ou les injures et insultes racistes caractérisées envers les autres élus (1). Et l’ardent soutien de milices, dont spécialement dans le Colorado les III Percenters, omniprésents dans le débat. Les Oath Keepers n’étant pas en reste avec un bon client aussi : un consultant membre de cette milice devenu la source principale d’alimentation des délires de Sydney Powell ! L’homme a depuis avoué que tous les chiffres qu’il lui avait fournis étaient bidons !! Mais rien n’y fait : la folie Boebert se poursuit vaille que vaille en dehors de toute réalité…. il n’y qu’une camisole pour l’arrêter, elle et ses complices ineptes, telle Tina Peters ou son ancienne directrice de campagne Sherronna Bishop… une grande admiratrice des Proud Boys !!! .

Retour au vote papier ?

Tous ces adeptes d’Oltmann (n’oublions pas qu’il se présente aussi comme leader religieux !) demandent comme en Arizona, où ça a été un fiasco lamentable, un recomptage des votes. Dans l’Etat, il avait en fait déjà eu lieu dans un comté où il semblait y avoir eu des erreurs manifestes: « le dépouillement manuel dans le comté d’Elbert serait le seul à avoir été effectué dans l’État. Il a eu lieu en mai et a examiné les 19 131 bulletins de vote de l’élection présidentielle du comté. Dans une course qui a vu Trump battre le président Joe Biden de 50 points de pourcentage à Elbert, le recomptage n’a trouvé que trois écarts, tous dus à une erreur humaine, et non aux machines Dominion du comté. « Cela a montré qu’ici dans le comté d’Elbert, nous n’avions aucun problème avec notre système », a déclaré Schroeder » (2) . Ces gens-là créent la zizanie à partir de … trois voix sur 3 168 959 bulletins exprimés (pour les deux principaux candidats) !!! Et leurs suspicions illégitimes donnent des images parfois surréalistes : ainsi celle captée sur un parking, de Shawn Philips « l’expert »,  ici le 17 mars 2021, qui tentait toujours au mégaphone de convaincre des passants que le vote papier est plus sûr que le vote électronique. Or les votes papiers ont bel et bien existé durant cette dernière élection (et les machines pour les scanner vérifiées par les deux partis en présence), ce sont ceux du vote par correspondance anticipé (et dépouillé après comme on l’a vu durant la soirée électorale, ce que s’est refusé à comprendre Donal Trump, et qu’il se refuse toujours à comprendre, un an après)… Des éludes ont montré que ça n’avait pas beaucoup modifié la répartition électorale, on peut simplement constater que le vote noir, habituellement  réticent ce mode de scrutin, a cette fois eu recours massivement à ce moyen pour s’exprimer. En somme, l’électorat démocrate y a crû bien avant, les républicains préférant voter le jour-même. En ne se déplaçant pas tous !!! Les actions menées par les républicains depuis la défaite consistent donc surtout à réduire le rôle du vote par correspondance…. qui les a en fait fait perdre !!!

Peters, en arroseuse arrosée, ou quand  l’affaire tourne à la farce absolue

Ces turpitudes électorales on en a eu vent par un cas précis.  En novembre 2021 devaient se tenir d’autres élections au Colorado, à Mesa County. Là où des visiteurs comme Jim Jordan et Lauren Boebert étaient venus supporter le bureau des assesseurs républicains (le 27 juillet dernier, il y avait même Rose Pugliese dont on va parler plus loin). Boebert venue avec à la cuisse son indispensable Holster et un Glock22 tout neuf dedans, un  cadeau offert le 25 janvier précédent .. par des admirateurs bien particuliers, et arborant un chapeau Don’t Tread on Me, six mois à peine qu’il ait servi aux émeutiers, une vraie provocation (cette femme est décidément folle à lier !!!). Surprise, l’une des responsables superviseuse, la républicaine Tina Peters, ouvertement pro-Trump, qui se vantait d’être « d’expérience », dans pubs électorales, est écartée des listes par un juge local. Et pour avoir surtout fait tripatouiller des machines à voter par une personne non assermentée. Elle qui ne cessait jusqu’ici reprocher aux démocrates de frauder, a été prise la main dans l’urne informatisée !!! L’excuse donnée étant celle d’un « mise à jour » du software, effectuée par une personne extérieure au fabricant. L’homme, Gerald Woods, n’avait alors rien trouvé de mieux que d’aussitôt poster en ligne le mot de passe pour accéder aux machines, créant une brèche flagrante et sans précédent dans la sécurité de tout le système.

Ce n’était pas seulement le geste que le juge mettait en cause, mais sa divulgation sur les réseaux par une personne bien connue dans certains milieux complotistes. Et pas n’importe laquelle  : »un mot de passe du système de vote du comté de Mesa a été révélé lorsque le théoricien du complot et maestro QAnon, Ron Watkins, a publié sur Telegram des images provenant d’un « dénonciateur » (c’est ce qui a été montré au Symposium !) , a rapporté The Bulwark, ajoutant que la source de Watkins était quelqu’un du bureau de Peters. Peters elle-même a répandu des affirmations discréditées selon lesquelles les élections de 2020 étaient frauduleuses. L’ordonnance du secrétaire indique que « les images publiées décrivent les mots de passe BIOS spécifiques aux stations matérielles individuelles du système de vote du comté de Mesa. Ces mots de passe ne peuvent être utilisés physiquement que dans un système de vote au bureau du greffier du comté de Mesa.  »

Outre Watkins (on  y est revenu en effet), l’homme s’était aussi précipité pour envoyer des photos de ses manips au site d’extrême-droite The Gateway Pundit  (autre ex-Tea Party) qui n’attendait pas un tel cadeau ! La responsable du bureau des élections avait confié plusieurs heures les machines à un QAnoniste !!! Incroyable bévue !!! Et cette responsable s’appelle … Tina Peters (celle présente au  catastrophique symposium, ici à droite avec Lindell) !!! Jim Hoft, on le rappelle, fait partie de ceux avec Giuliani, Powell, la chaîne Newsmax  et Oltmann (et même Chanel Rion qui va avoir des biberons difficiles !) qui sont visés par la plainte déposée à Denver par Eric Coomer, des machines Dominion, une plainte qui va leur coûter très gros à tous dans les jours à venir… Elle a été déposée le 10 août 2021.!!!

Le réflexe de fuite aberrant 

Depuis lors, cette dernière dans un étonnant réflexe de survie médiatique avait alors quitté la scène et même plutôt fuit, et s’affichait comme « introuvable ». Mike Lindell était alors bizarrement intervenu un pompier politique pour dire (et l’enfoncer en réalité au final !) qu’il l’avait « raccompagnée » au Texas… où elle n’habitait pourtant pas (et il la montrait comme « fugitive » dans sa propre chaîne d’infos, un vrai délire !)  ! Il déclarait même sur sa radio l’avoir « mise en lieu sûr » car elle était recherchée par le FBI selon lui !!! Protecteur de hors-la-loi, pour Lindell, qui jadis a fait de la prison (pour trafic de cocaïne !) Pour ajouter au surréalisme de la situation, Lindell ajoutait que selon lui « un membre de son équipe de cybersécurité, Josh Merritt, avait récemment divulgué l’emplacement de Peters – un tournant qui est intervenu après une brouille entre les deux hommes qui a commencé lorsque Merritt a publiquement qualifié les données électorales présumées de Lindell de « merde ». »On nous a donné une merde », a déclaré Merritt au Washington Times. « Et j’ai dû prendre cette merde et la transformer en diamant. Et c’est ce que je pense que nous avons fait. » Merritt ayant en effet avoué depuis au Washington Times, que Lindell n’avait reçu aucun élément sérieux pouvant mettre en cause les ordinateurs de Dominion incriminés ! « De la merde » ? Une odeur que l’on semblait déjà avoir sentie ailleurs, si mes souvenirs sont bons….

L’informateur de Peters et de Powell était un Oath Keeper !

Meritt, Joshua Merrit ? Cela nous a tout de suite fait tilt en effet : c’était le nom (alias « Spyder » !) que l’on avait déjà entendu dans une des dépositions de Miss Kraken, à savoir Sydney Powell, autre déjantée notoire et aide (catastrophique) de Giuliani, rappelez-vous, comme étant son « expert » en informatique ! Le petit monde de Donald est minuscule !!! « Powell décrit Spyder dans les dossiers judiciaires comme un ancien «expert du renseignement militaire» et son témoignage est proposé pour étayer l’une de ses affirmations principales. Dans une déclaration déposée dans quatre États, Spyder allègue que les données accessibles au public sur le trafic des serveurs montrent que les systèmes de vote aux États-Unis ont été « certainement compromis par des acteurs malhonnêtes, tels que l’Iran et la Chine ». Il s’avère que Spyder est Joshua Merritt, un consultant en technologies de l’information de 43 ans dans la région de Dallas. Merritt a confirmé son rôle de témoin secret de Powell lors d’entretiens téléphoniques cette semaine avec le Washington Post. Les dossiers montrent que Merritt est un vétéran de l’armée et qu’il s’est inscrit à un programme de formation au 305e bataillon de renseignement militaire, l’unité qu’il cite dans sa déclaration. Mais il n’a jamais terminé le cours de formation de base, selon Meredith Mingledorff, porte-parole des États-Unis. Centre d’excellence du renseignement de l’armée, qui comprend le bataillon. « J’ai continué à suivre des cours », a déclaré Mingledorff, citant ses dossiers d’éducation. « Ce n’est pas un analyste du renseignement. » Dans une interview, Merritt a maintenu qu’il était diplômé du programme de formation au renseignement. Mais même de son propre chef, il n’était qu’un stagiaire avec le 305e, à Fort Huachuca en Arizona, et pendant seulement sept mois il y a plus de 15 ans…. » Bref, un gonfleur complet !

LeMagazine The New-Yorker (toujours aussi excellent !) via   avait finit par le retrouve au Texas, ce fameux manipulateur de chiffres de votes (en juin dernier), et découvrir un lien passionnant chez lui avec tout ce qui va suivre : « en février, je me suis rendu à Dallas pour rencontrer Merritt en personne pour la première fois. Il a dit qu’il viendrait me chercher à mon hôtel, et j’ai attendu sur un carré d’herbe en bas de la rue, pensant qu’il appellerait quand il arriverait. Au lieu de cela, un gros pick-up s’est arrêté à côté de moi, et Merritt est sorti pour me serrer la main. Il était grand et large d’épaules, bien que l’âge mûr ait adouci son corps de lutteur. Ses cheveux reculaient sur les bords d’une coupe à la mode. Dans son camion, la console était jonchée de balles pour son pistolet, et les écouteurs qu’il porte au stand de tir étaient accrochés à côté de sa fenêtre. Six ans s’étaient écoulés depuis qu’il avait quitté les Oath Keepers après le fiasco de Bundy Ranch (à droite ici Clive Bundy, admirez le panneau à gauche) mais il avait toujours sa carte de membre fanée dans son portefeuille. Au verso se trouvait la liste du groupe mettant en garde contre les saisies d’armes et les camps de détention, un clin d’œil à la théorie du Nouvel Ordre Mondial. Quand j’ai demandé ce que cela faisait de voir des éléments de la théorie devenir plus courants, il m’a corrigé en disant: « C’est devenu réalité ». Merritt, un Oath Keeper, inscrit chez eux au moment du Bundy Ranch !

En juillet 2017, alors que Trump était élu un des participants au raid du Bundy Ranch, Gregory Burleson, (ici à gauche et à droite) 53 ans, de Bunkerville  (?) et se disant alcoolique,  a été condamné à 68 ans de prison, et celui là n’a pas été gracié comme Roger Stone… Il va mourir en prison à l’évidence : Trump ne s’est jamais intéressé à la piétaille, sauf une qui vous allons croiser bientôt…. : »J’étais déterminé à tuer des agents fédéraux qui avaient tourné le dos à » We the People «  », a déclaré Burleson à un agent infiltré du FBI se faisant passer pour un documentariste après l’événement ». Il a également publié diverses déclarations menaçantes et antigouvernementales sur sa page Facebook » (comme les émeutiers de 2021 !). « Oui, j’ai dit beaucoup de choses folles », a-t-il déclaré à la juge de district américaine Gloria Novarro lors de l’audience de détermination de la peine ».  En , deux des fils Bundy, Ammon et Ryan seront impliqués dans l’occupation du parc de Malheur. On y verra surtout des miliciens des III Percenters cette fois s’y pointer (ici à droite, prêts pour passer l’hiver). Au Bundy Ranch les Oath Keepers s avaient déjà des radios talkie-walkie comme on en trouvera partout durant l’émeute du 6 janvier dernier (comme ici à gauche celui de Burleson !). En  Oregon ils étaient équipés des mêmes modèles que ceux vus le même jour (l’occupation y avait duré 41 jours, celle prévue pour le 6 janvier tablait aussi sur plusieurs jours au départ, d’après ce qu’on a appris récemment) :

On note non sans ironie que le même gars affirmant aujourd’hui que le dossier impliquant Dominion « était de la merde » est celui qui avait servi à Powell comme garantie de véracité à ses élucubrations …. et sur lequel Giuliani avait bâti boute sa stratégie !!!  Merritt, qui également travaillait aussi pour le nébuleux Russell Ramsland’s Allied Security Operations Group celui de l’hoax du serveur de Francfort investi par l’armée son les QAnonistes, encore un fake complet ! Ce sont des poupées russes, ou plutôt c’est la théorie des dominos… que l’on remonte à rebrousse-poil ici en quelque sorte (drôle d’image je vous avoue) !  Tout était du vent, depuis le début !!! Un avocat de Giuliani, pour disculper ce dernier, avait aussi affirmé il est vrai «  »que l’ancien maire de New York ne faisait que répéter ce qui était dans les vidéos d’Oltmann, diffusées par exemple… par la commentatrice conservatrice du Colorado Michelle Malkin (Eric Metexas aussi les avait diffusées, comme Clay Clark : toujours le même petit cercle gravitant autour de Donald, toujours le même… cirque !). Retour à la case départ !!! La case Oltmann !!! Et au Colorado !

Et ce n’est pas fini (hélas) !

Le 21 août, Peters, toujours elle, et tours au Colorado, organisait un meeting à Grand Junction auquel elle n’était même pas apparue, alors qu’elle était toujours en fuite avec Lindell. Parmi les gens pour la soutenir trois pékins et deux pancartes ici à droite), un résident du coin  appelé Dusty Mecham . Or lui aussi on découvre sans trop de surprise de quoi il fait partie, celui-là : « du groupe Stand For The Constitution, dont les membres assistent régulièrement aux réunions des commissions scolaires et des commissaires de comté, n’exigeant aucun mandat de santé publique. La réunion du 17 août du conseil d’administration du district scolaire 51 est devenue particulièrement controversée, les membres du conseil ayant reçu une escorte du personnel de sécurité jusqu’à leurs voitures après la réunion, a rapporté The Daily Sentinel. Mecham a déclaré qu’il était impliqué dans U.S. Election Integrity Plan, un groupe qui envoyait des personnes en porte-à-porte pour essayer de trouver des preuves de fraude électorale » (c’est toujours notre satané Oltmann qui joue derrière en sourdine !!!). Parmi les trois pelés et un tondu venus pour afficher leur soutien une dénommée Belinda Knisley  (ici à gauche). Manque de bol  pour elle, on  découvre vite que c’est la propre assistante de Peters !!! Absente, elle a dépêché sa propre claque pour venir l’applaudir ! La roublarde !

Le groupe de l’U.S. Election Integrity Plan utilisant en prime des méthodes prohibées pour parvenir à ses fins : celui du démarchage intrusif en porte à porte  « en utilisant les données que le groupe a obtenues du bureau du greffier du comté de Mesa – y compris les noms, les adresses, l’affiliation à un parti et si une personne a voté ou non – ils ont demandé aux résidents s’ils avaient voté aux élections de 2020 et s’ils avaient voté par courrier ou par personne, a déclaré Mecham. Ils ont également demandé aux gens s’ils étaient satisfaits du système »;  Mieux encore ; lorsque Peters réapparait avec son assistante Belinda Knisley, elle le fait.. dans une église, celle de Grand Junction  !!! Et elle fait la une de la page Facebook de  Stand For The Constitution Grand Junction ! On est chez les fous là !!! Des fous, dont profitent ouvertement de petits calculateurs qui savent qu’ils ne tiennent leur poste qu’à un fil, un fil tenu lié directement à l’idée d’un Trump inamovible … et pourtant éjecté depuis. Parmi ces profiteurs de  la candeur des groupes religieux l’omniprésente députée qui ce jour-là avait momentanément laissé de côté son Glock préféré : l’ineffable Boebert, bien sûr, sur le stand des religieux le 7 septembre 2020 en train de jouer à la madone religieuse républicaine, un superbe cliché résumant toute sa duplicité :

Un retour mouvementé

Et ça s’est encore dégradé le 12 octobre dernier avec le retour de Peters, revenue de son escapade, sans aucune explication, accompagnée de Bishop qui a vu transformer leur conférence de presse en catastrophe et en pugilat avec un blessé à la clé. Un habitant de Mesa County, Matt Crowe, avait voulu dire ce qu’il pensait de deux donzelles et avait été pris à partie par la foule de leurs soutiens !!!  Il avait été agressé par Roxanne Lexis, une coutumière de ce genre de faits. Et une drôle de personne encore : « Lewis a plaidé coupable en 2016 pour avoir volé de l’argent pendant plusieurs mois dans des distributeurs automatiques au lave-auto Canyon View au coin de Broadway et Redlands Parkway, une entreprise qu’elle avait vendue des mois plus tôt à John Pugliese, l’époux de l’ancienne commissaire du comté de Mesa, Rose Pugliese (ici à droite avec Peters) ». « Il a été rapporté par les forces de l’ordre que Lewis est membre du groupe local Stand for the Constitution qui a appelé les gouvernements locaux à déclarer la ville et le comté « sanctuaires constitutionnels ». Les organisateurs de ce groupe, cependant, ont déclaré que Lewis n’était pas membre ». Ce mouvement, chrétien, qui est aussi anti-vaccin, étant on vient de le voir chapeauté par… Joe Oltmann, nous y revoilà ! Ils soutiennent sur place la candidature de Laurie Clark, qui a rédigé ainsi sa pression de foi en forme de danger public pour la démocratie (tout en flouttant une max son image sur le net pour qu’on celui découvre pas trop de failles, genre abus d’alcool par exemple) :

« Les systèmes de vote du Dominion corrompus et frauduleux sont toujours utilisés dans cette élection/Ces sièges iront tous au plus offrant – et ne seront pas comptés en fonction de la façon dont nous, les gens, avons voté. Nous ne sommes plus qu’une république bananière/C’est l’un des taux de participation les plus bas de l’histoire du Colorado. » »

« Nous savons tous que c’est truqué/Volé./Manipulé par les ennemis étrangers et nationaux de l’Amérique. CorrompuPiraté/Par les deux parties./ A qui pouvons-nous faire confiance ? »

« Les systèmes de  Dominion devraient être supprimés, interdits et accusés d’actes criminels contre les Américains/ Un retour aux bulletins de vote papier doit avoir lieu. Comptage à la main. Identifiant d’électeur. Transparence. Suppression de tous les mauvais joueurs dans ce jeu de trahison contre nous le peuple/Chaque comté et l’État devraient immédiatement DÉCERTIFIER les électeurs inappropriés et frauduleux certifiés prématurément/Cela doit se produire conformément à notre Constitution des États-Unis, Amendement 12, Article 2/ Si ce n’est pas le cas, nous n’avons plus notre droit constitutionnel d’exercer nos élections libres, précises et équitable/ Nous ne serons pas en mesure de restaurer notre intégrité électorale ou d’avoir confiance en tout processus de vote à l’avenir ».
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Chaque citoyen doit agir maintenant/Envoyez un courriel et appelez vos sénateurs et représentants maintenant. Exigez qu’ils #Décertifient les élections 2020 et interdisent ces techniques qui ont corrompu notre République.#decertifytheelection ».

Ce qui est plutôt effarant et très inquiétant : et pire encore chez elle avec un tweet du  26 décembre demandant aux électeurs de déposer des plaintes pour des accusations criminelles contre des élus, les rendant «non assurables» et donc incapables de travailler, pour fiche en l’air les élections, alors qu’elle postule elle-même au poste de gouverneur : allez comprendre sa démarche !!! L’Amérique, avec Trump et ici Oltmann, est devenue complètement schizophrène !!!

Le drôle de zèbre de la Maison Blanche

Et c’est loin d’être terminé là-bas : le 27 octobre, Tina Peters participait sans trop de surprise à la conférence QAnon de Salt Lake City, Utah,  la Western Conservative Action Network Conference pour y venir clamer de façon très théâtrale que sa collègue et assistante Belinda Knisley, alors accusée de cambriolage et de délit de cybercriminalité, avait été « piégée ». A ses côtés étaient intervenus l’utra-droitière Anne Vandersteel et…  Michael Flynn !!! Ils attendaient 10 000 personnes… il n’avaient été qu’un petit millier à se réunir ! Chez les républicains seuls Les sénateurs de l’État de l’Arizona Wendy Rogers (une ancienne de l’ US Air Force) et Sonny Borrelli avaient répondu présent.Ci -dessous un beau panel de conspirationnistes à la petite semaine via leur conférence vidéo avec Sonny Borelli, Mark Finchem, très impliqué dans les préparatifs du 6 janvier, et le troisième larron, Lyle Rapacki déjà observé ici;

Les deux sénateurs cités avaient soutenu l’audit largement critiqué par Cyber Ninjas des bulletins de vote du comté de Maricopa qui s’est terminé par un fiasco mémorable. « Les courriers envoyés pour la promotion de l’événement ont déclaré qu’il visait à promouvoir « des valeurs conservatrices, des candidats conservateurs, un gouvernement conservateur ». « Nous devons combattre le bon combat, le combat intelligent et le bon combat contre les idéologies socialistes, communistes et marxistes qui imprègnent maintenant notre gouvernement, nos écoles et les médias grand public », a déclaré le site Web de l’événement. Le site Web a ajouté que la conférence aidera les participants à « apprendre à reprendre leur liberté dans leur communauté, leur ville et leur état ». Mais des conspirateurs présents en visio conférence ce jour-là, c’est le troisième larron ici en bas à gauche qui va plutôt (nous intéresser et son CV surtout) !!!

Le fameux Lyle Rapacki (fort copain avec Mark Finchem, cf ici à gauche et avec Paul Gosar, ci-dessous à droite) étant fort intéressant en effet comme énième faiseur dans cette affaire (suivez bien le cheminement du gus noté par l’Arizona Independent News Network dès le 31 janvier 2021)  : « Dans une vidéo publiée le 5 janvier, Rapacki a déclaré qu’il était « chanceux et privilégié de travailler avec l’équipe Giuliani au cours des six dernières semaines », fournissant « des consultations et des questions connexes ». Il a également déclaré avoir assisté à un briefing de 90 minutes à la Maison Blanche quelques jours avant la session conjointe du Congrès du 6 janvier, au cours de laquelle le président Donald Trump a exprimé des commentaires « très directs » aux participants »  (ah tiens, mais quelles consignes ont été données et que faisait-là lui aussi ce gugusse ?). Ce gars se vante d’avoir reçu des consignes de Trump « la veille » de l’assaut, en compagnie de Giuliani !!!  Et que leurs échanges se sont étalés sur un mois et demi !!! Pile dans le timing des préparatifs du  coup d’Etat !! Avec un individu connaissant bien Mark Finchem et Paul Gosar, fortement impliqués dans le coup d’Etat du 6 janvier !! Mais voilà un beau chaînon manquant oublié !!!

« De plus, Rapacki a commenté dans la même vidéo avoir des informations selon lesquelles la Chine et « d’autres nations » étaient impliquées dans la compromission des élections générales de 2020, dont les preuves seraient rendues publiques lors de futurs témoignages du Congrès « (cela ressemble fort aux promesses  perdues du Symposium de Lindell ce genre de propos vide !!!). « Puis, à la mi-janvier, Rapacki a publié une vidéo de son entretien avec Borrelli, le whip du Sénat (3) , dans un podcast Arizona Today pour Prescott eNews. Au cours du podcast, Rapacki a noté que ses efforts étaient soutenus par Borelli, qu’il connaît « depuis près de 10 ans » (là c’est un lien direct entre un consprationniste et un élu républicain). « qRapacki a également déclaré qu’il « avait eu le privilège de présenter des informations » menant à des assignations à comparaître du Sénat de l’État adressées au comté de Maricopa dans le cadre d’un audit électoral. Cependant, ses commentaires ne précisent pas à qui il a présenté l’information ou quelle était la nature de l’information ».

Mais qui est donc ce prétendu ancien responsable du renseignement un peu mêle-tout,  comme il se présente lui-même un peu trop vite  et qui raconte avoir été présent à la Maison Blanche ? L’homme a été viré de la Police de Flagstaff en 1989 pour être allé se faire payer les loyers des appartements qu’il louait en uniforme de policier (aucune éthique, donc, chez lui). C’est un faiseur complet, encore un : « en 2017, Rapacki a été critiqué après que des questions aient été soulevées dans un article de l’Arizona Daily Independent sur ses prétendues relations avec la communauté du renseignement. L’article indiquait que Rapacki avait perdu son accès au Capitole de l’État, une déclaration que Rapacki n’a pas contestée. L’année dernière, le Phoenix New Times a rapporté que Rapacki s’était représenté dans un e-mail de 2019 à un lobbyiste de l’Université de l’Arizona en tant que «directeur législatif» de l’Arizona Association of Threat Assessment Professionals, et avait une relation de travail étroite avec Finchem sur les questions législatives. Rapacki, qui se fait souvent appeler Dr Rapacki, est titulaire d’un doctorat obtenu en 1998 pour le traitement des troubles psychologiques via la médecine alternative du Clayton College of Natural Medicine, non accrédité en Alabama. Le collège, qui a disparu en 2010, a été décrié comme une usine à diplômes et n’aurait prétendument pas offert à ses étudiants de formation clinique dans leur matière ». Les montants atteints par les plaintes ont été astronomiques : « en novembre 2011, il a été annoncé que jusqu’à 14 000 anciens étudiants du défunt Clayton College of Natural Health se partageraient jusqu’à 2,31 millions de dollars en remboursement des frais de scolarité, une partie du règlement devant être payée par Lloyd Clayton, et le reste étant payé pour par RSUI Indemnity Co. Le danger a été que les diplômés de Clayton se sont présentés comme des docteurs en naturopathie et ont induit les consommateurs en erreur en leur faisant croire qu’ils voient un diplômé d’une école de médecine accréditée. C’est cette fausse déclaration qui a causé leur discrédit »…

Bref c’est un faux docteur en « médecine alternative », autrement dit, qui plus est en escroquerie médicinale ! Rapacki avait également  tenu une conférence à Prescott en Arizona, dans la capitale du comté de Yavapai, le 23 janvier 2021,  endroit où les Oath Keepers étaient fort actifs sous la férule du dénommé Paul Arroyo. Le même posant peu de temps aupravant avec l’un de ses matériels de communication préféré : le Talkie-Walkie Baofeng bien entendu, le roi des équipements du 6 janvier à Washington !

L’aveu des longs préparatifs du coup d’Etat …  fait par  un fêlé sataniste !

Une similitude se dégage, très bien perçue ici : « les questions qui circulent autour de Rapacki sont similaires aux inquiétudes soulevées au sujet de la relation entre les législateurs de l’Arizona et l’organisateur de Stop the Steal Ali Alexander, que les responsables fédéraux recherchent dans le cadre de sa planification admise de « The Wild Rally », l’un des nombreux projets de janvier. 6 rassemblements avant l’émeute meurtrière au Capitole des États-Unis. Alexander a publiquement affirmé avoir «organisé» quelque chose avec trois membres du Congrès, dont le représentant de l’Arizona Paul Gosar, dans le but de rejeter les votes du Collège électoral de plusieurs États. Cependant, des questions sur les antécédents et la conduite d’Alexander ont fait l’objet d’un examen minutieux ».  Rapacki est cité ici chez les complotistes français (bien ridicules) aux côtés de Phil Waldron et avec surtout cette superbe annonce tonitruante : »Lyle Rapacki révèle que DEUX satellites militaires ont été impliqués dans le truquage du vote, et pas seulement un ». C’est franchement une des « explications » parmi les plus stupides jamais entendues sur ces élections !!  Aurions-nous affaire à un énième fêlé ? Comment peut-on sortir ce genre de phrases sans tomber dans le ridicule ??? Ou plutôt; comment un président peut-il prendre ses délires comme argent comptant (à moins d’être fou lui-même), en demandant avant le 6 janvier à son chef de bureau, Mark Meadows, d’aller faire pression sur son ministre de la Justice pour qu’il mène l’enquête sur ce racontar de première bourre (4) ???

Car il y a mieux(ou pire !) avec ce fameux Rapacki, relevé par le Daily Beast. qui présente une autre signification à tout ça, et qui lui est bien personnelle  : « la liste des membres de People AZ comprend le Dr Lyle Rapacki, un militant d’extrême droite qui a affirmé que des forces « démoniaques » étaient en train de se battre pour les scrutins de Maricopa et qui est maintenant devenu l’un des boosters les plus virulents du dépouillement. « C’était injuste, c’était irréel, c’était démoniaque », a déclaré Rapacki le 8 mars dans une interview avec la présidente de We the People AZ, Shelby Busch (notez le mot « démoniaque » !). « Rapacki connaît les démons. Au milieu de la panique satanique des années 1980, au cours de laquelle les forces de l’ordre, les médias et les parents de tout le pays sont devenus convaincus d’histoires fictives sur des enfants maltraités par des cultes sataniques souvent centrés sur les écoles ou les garderies, Rapacki s’est présenté aux forces de l’ordre comme un spécialiste du satanisme. L’auteur d’un livre intitulé Satanism: The Not So New Problem, Rapacki a affirmé dans une interview accordée à The Oregonian en 1988 que les forces sataniques sont tout autour de nous, vénérées par des médecins, des avocats et d’autres personnes apparemment honnêtes dans un pacte satanique générationnel pour le pouvoir. « Le vrai satanisme est un mouvement secret, sérieux et totalement engagé qui dure depuis des milliers d’années », a déclaré Rapacki à l’époque.« Ils adorent une divinité appelée Lucifer comme les chrétiens adorent Jésus-Christ »(il semble oublier que Lucifer est un archange dêchu et fait parie intégrante du christianisme !). La ligne du docteur semble atteinte d’un sérieux dérangement ! Encore un sacré fêlé !!! Et encore un très proche des thèses QAnonistes !!! A droite la réunion d’avril de Las Vegas avec Shelby Busch (ici à gauche invitée chez Steve Bannon), Lyle Rapacki, et le candidat républicain Eric Wnuck, plus le couple Papadopulos (et son retour sur scène !). A ce meeting participaient aussi Mike Lindell, Patrick Byrne, et Jovan Pulitzer (et sur l’affiche on trouvait aussi Matt Couch, très impliqué lui aussi le 6 janvier comme on va le voir plus loin, comme aussi d’ailleurs Patrick Byrne ou Anna Khait et Anne Vandersteel, la harpie véritable !! A noter la présence sur cette affiche de Wayne Allyn Root, un candidat libertarien à la députation redevenu républicain sur le tard qui a travaillé chez NewsMaxTV (ici à droite avec Donald). Il a été cité dans le scandale financier de Wealth Masters International (« WMI »), un schéma de Ponzi classique. En 2016, pour présenter le candidat Trump il avait crié à la foule  que les « guerriers de Trump » armés de « fourches, marteaux-piqueurs et chalumeaux » prendraient violemment le contrôle de Washington D.C » Une vision prophétique en quelque sorte  !

Lyle (Rapacki , auteur du livre « Our Forefathers Truly Appealed to Heaven » (revoici le slogan extrémiste !) affirmant lui ausssique ceux qui ont bâti la démocratie aux USA en avaient fait un Etat religieux, ou destiné à Dieu, ce qui est faux, étant lui-meme un menteur invétéré, ridiculisé ici: il s’était présenté comme ayant suivi des cours religieux en Alaska, pour garantir ses connaissances en satanisme. Il avait cité un collège appelé « Trinity » : on l’a débusqué aussi autour de cette prétention : « pendant plusieurs jours, j’ai appelé (le représentant du tate of Alaska Department of Corrections) chaque collège ou séminaire pour savoir si M. Rapacki avait fréquenté et/ou obtenu son diplôme de leur collège. Aucun des registraires avec qui j’ai parlé n’a pu trouver d’enregistrement, que ce soit dans des fichiers ou dans un enregistrement informatique, indiquant que M. Rapacki avait été étudiant, diplômé ou titulaire d’un quelconque diplôme de son université »… il a prétendu aussi avoir été formé en psychologie et avoir obtenu une licence, or « le Conseil des examinateurs psychologues de l’État de l’Arizona déclare qu’il n’a aucune trace de l’obtention d’une licence pour M. Rapacki. (Affadavit, Mme Peggy C. La Voy, directrice exécutive, State of Arizona Board of Psychologist Examiners, en date du 24 novembre 1989) . Il n’est pas maintenant, ni n’a jamais été, membre du corps professoral de la Cour suprême de l’État de l’Arizona  (à droite il est en discussion à distance avec un autre fieffé menteur : Phil Waldron, les deux faisant parfaitement la paire !). « Après une longue correspondance entre M. Rapacki et la Cour, il a signé un accord qui stipulait en partie qu’il acceptait : « Cesser et s’abstenir immédiatement d’utiliser ou de faire toute référence, écrite, verbale ou autre, concernant tout passé, présent ou association future possible avec la Cour suprême de l’Arizona … cesser et s’abstenir de déclarer qu’il avait à tout moment un statut de professeur auprès de la … Cour suprême de l’Arizona ». Un fieffé menteur, doublé d’un « sataniste » ? On n’est pas loin là du cas pathologique invité à la maison de fous de la Maison Blanche en fin de règne ! Question religion, en Arizona, à gauche ici c’est l’affiche « Revival Revolution » – Faight, Freedom and The Fight du 22 mai 2021
à la Dream City Church de Glendale, Arizona avec les mêmes ou presque que sur la première de ce chapitre plus Cordie Williams en roquet de service,  Anne Vandersteel en furie habituelle, une poignée de pasteurs locaux, dont le complètement givré Ken Hovind (un créationniste, celui qui ne comprend rien aux dinosaures, et qui en fait des contemporains de l’être humain, il vient de se faire pincer pour agression domestique !), et Paul Gosar en spécial guest (restons chez les givrés), ou Mindy Robinson – présente le 5 janvier sur scène, ici à droite- pour abaisser encore un peu pus le niveau déjà descendu bien profond avec Joey Gilbert, l’ancien boxeur, (très) bas du front (un antivax qui prêtend vouloir devenir gouverneur du Nevada en 2022 !!!). Et lui aussi, pincé sur place le 6 janvier au Capitole, comme le montre la photo de gauche !

Au pays du faux, la reine du (faux) château 

D’autres individus sont apparus pour entretenir l’idée d’une intervention sinon divine au moins extérieure dans le rejet de Donald Trump (alors que les faits démontrent plutôt une volonté – russe- de le favoriser comme on l’a vu avec OAN). Autre phénomène du genre que celle qui va suivre, la responsable du site pro-Trump Nations in Action (à gauche sa page d’accueil fort QAnoniste, avec le français Philippe Argillier comme signature proéminente ; souvenez-vous, c’est le MR X de la conférence surréaliste de Philipe Nicole lors des gilets jaunes !!!) et de l’Institute for Good Governance, qui a émit en premier l’idée  -débile- de l’intervention « satellitaire » reprise en fait par Rapacki; (et promue aussi par Maria Zack, de Nations In  Action, justement (5), car écoutez bien ce qu’elle a fait, celle-là : « lors d’un incident particulièrement étrange, la dirigeante d’entreprise et ancienne candidate républicaine au Congrès Michele Roosevelt Edwards (ici à droite) s’est assise pour une interview télévisée dans un manoir de Virginie de 30 millions de dollars qu’elle prétendait être sa maison. En fait, il était à vendre et le propriétaire ne savait pas qu’elle était là, a rapporté le Post ». Etrange séance de photos de bluff en effet !

Une interview menée dans un endroit qui n’était en rien le sien mais qui laissait supposer une richesse époustouflante derrière elle, bâtie en fait sur du sable, un coup monté complet en vérité. La dame est en effet une spécialiste de l’édification un peu partout des châteaux en Espagne du même genre, et elle n’en était pas à son coup d’essai. « Edwards s’est assise pour une interview après les élections avec un journaliste de la série télévisée d’investigation islandaise Kveikur dans un manoir de Virginie de 30 millions de dollars et 22 chambres sur 1 500 acres qu’elle prétendait être sa résidence. Edwards s’est vanté dans l’interview qu’elle « fait voler les chefs ici » pour « les trois » des cuisines. Le journaliste a fait remarquer l’absence d’effets personnels et a souligné que la propriété était inscrite à la vente. « C’est une acquisition récente pour nous », a-t-elle répondu froidement. En fait, le manoir était à vendre à l’époque par une société fondée par un financier à la retraite décédé l’année dernière, a rapporté le Post. Sa veuve ne savait pas qu’Edwards était là, selon le journal. « Elle est dans ma maison », a déclaré la femme au Post après avoir vu l’interview d’Edwards. « Comment va-t-elle chez moi ? » 
« Edwards est un agent immobilier agréé, mais son entreprise n’a pas été embauchée pour vendre le manoir, a noté le Post. Edwards a refusé de répondre aux questions du journal, affirmant qu’elle « ne donne pas d’interviews aux médias pour le moment ». Cependant, elle a nié toute connaissance de la lettre d’Italygate à la Maison Blanche, a rapporté Talking Points Memo, mais a raccroché lorsqu’elle a été pressée davantage ». Une interview bidon pour une fake news complète, avouez que c’est plutôt raccord !!! Un décor de rêve pour une info sortie d’une fantaisie complète, on ne peut … rêver mieux !

… avec en toile de fond un vieux briscard de l’extrême droite US

Difficile de trouver meilleure entremetteuse qu’elle et ses plantades monumentales comme celle d’une compagnie aérienne islandaise (appelée « Wow »)  ! « Edwards, qui a changé son nom l’année dernière de Michele Ballarin, a figuré dans un article du magazine Post en 2013 en tant que « mère célibataire en difficulté » qui s’était « réinventée » en tant que dirigeante d’entreprise et mondaine qui prétendait avoir négocié avec succès avec des seigneurs de la guerre et pirates en Somalie ».  Car elle a ça aussi un CV fort chargé en magouilles de haut vol, comme casserole attachée à ses basques, cette ukrainienne largement compromise : celui d’avoir par exemple ouvertement profité de l’argent des rançons destinés aux pirates somaliens qui capturaient des cargos !!!  « En fait, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Volodymyr Ohryzko a plaidé auprès de la secrétaire d’État de l’époque, Hillary Clinton, en 2009 pour « faciliter l’exclusion » d’Edwards – qu’il a appelé « Ms. Golden-Balarin » – du « processus de négociation avec les pirates » parce que ses actions les incitaient à augmenter leurs demandes de rançon, selon un câble obtenu par WikiLeaks ». Et elle n’a pas que ça à son incroyable palmarès: « Edwards a été interviewée par Kveikur parce qu’elle a acheté la compagnie aérienne WOW Air en Islande en 2019 et a promis de mettre le transporteur à bas prix en service dans six mois. « WOW n’est pas opérationnel, ni en vol, bien que Michele ait annoncé à plusieurs reprises des nouvelles, signalé des nominations de haut niveau en Islande, en Russie et en Italie, discuté de la façon dont WOW volera également depuis l’Italie – et même son implication dans la restructuration de la La compagnie aérienne italienne Alitalia », a déclaré un article publié par Kveikur. « Rien ne s’est encore matérialisé. » WOW  a mis la clé sous la porte peu après… qu’elle soit partie avec la caisse !  Que palmarès incroyable d’escroc ! Quelle championne du faux !! Intrigué, on remontera donc sa filière d’influence, pour retomber sur un vieux manipulateur de l’extrême droite US, mêlé à pas mal de fausses annonces, comme celle de la « bombe atomique de poche » capable de tenir dans un attaché-case, un truc complètement bidon, ou de magouilles assez dantesques avec Khadafi ou comme la fourniture au prix fort à l’Irak de chars offerts par un pays (la Hongrie) désireux de s’en débarrasser gratuitement,  et repeints à la va-vite j’ai nommé Curt Weldon !

La fake news, abracadabrantesque, complètement débile, choyée, enrobée, distillée avec soin dans le seul but de maintenir l’idée d’une élection faussée !!! Et ça a fonctionné jusqu’au jour de l’émeute pour faire monter la pression jusqu’au dernier moment : « le 6 janvier 2021, l’Institute for Good Governance, une entreprise également dirigée par Edwards, a publié une déclaration conjointe avec Nations in Action (cf ici à droite  indiquant qu’un pirate informatique italien nommé Arturo D’Elia avait avoué « avoir utilisé des systèmes informatiques Leonardo et des satellites militaires. situé à Pescara, en Italie » pour modifier les résultats des élections américaines. Le 6 janvier également, MediaMatters a rapporté que les partisans de la théorie tentaient de faire en sorte que « #ItalyDidIt » soit tendance sur Twitter. » C’était facile de lui faire dire quelque chose : il était alors en prison pour avoir volé des plans d’avions (chez Leonardo) !! Ils auront décidément tout tenté, ces forbans trumpiens  !!!

La rafle du FBI du 17 novembre chez Peters

S’il y a bien quelque chose qu’ils ne digèrent pas, ces conspirationnistes, c’est ce qu’a fait le FBI le 17 novembre dernier : un raid express dans l’habitation de Tina Peters en personne dont on a eu droit à l’intégrale ou presque… sur Telegram, avec au bout du téléphone… le conspirationniste en chef Douglas Frank, alias « Dr Frank », relayant les prises de vues de Peters elle-même. Des images en fait glanées via la caméra de surveillance extérieure de la maison, dont le code n’est connu que du propriétaire du lieu, qui s’appelle Clerck Peters (son mari) !!! Une deuxième perquisition ayant lieu au même moment chez… Sherronna Bishop !! Le mandat exhibé rappelant que c’était suite aux modifications illicites faites sur les ordinateurs à la demande de Peters, et balancées à Watkins (sans oublier sa fuite au Texas alors qu’elle était hors déjà recherchée !!! Le plus étonnant étant que la dite Peters présente cette arrivé du FBI chez elle comme un surprise, ou une remise en cause de ses droits à la liberté d’expression, mais à sa façon avec son langage habituel :  » Bishop, ancienne directrice de campagne de la représentante républicaine Lauren Boebert, a déclaré que des agents des forces de l’ordre avaient franchi sa porte lors de la perquisition de son domicile et qu’elle les avait comparés à des nazis. Elle a déclaré que le mandat de perquisition était lié à une accusation de « complot en vue de commettre une fraude par téléphone ». … Elle a déclaré que l’enquête faisait partie d’une action contre les personnes qui remettent en question l’intégrité des élections, la théorie critique de la race enseignée dans les écoles, « l’éducation sexuelle complète » et les mandats de masque dans les écoles ». « C’est un nouveau jour, c’est sûr », a-t-elle déclaré. La fraude sont elle parle, c’est autre chose encore : l’envoi de robots téléphoniques à la veille du 6 janvier demandant « d’aller à Washington se battre pour Trump »...  On ne reparlera aussi, de ça, rassurez vous !

Et ce n’est toujours pas fini !!!

Peters, une fieffée menteuse et liée à l’extrémisme (de droite) ?  C’est évident  et ça devient même flagrant le lendemain 18 novembre, en une seule photo, révélée par cet article du Colorado Newsline. Elle y apparait en  compagnie du couple Anderson de Mesa County, Jacqueline Anderson, à droite, qui vient de démissionner de son titre de responsable local des républicains, et son mari , Cory Anderson, qui ne trouve rien de mieux que de photo -bomber la cession ne faisant les trois doigts des III Percenters, juste devant le nez de Peters  (c’est en plus elle qui a mis la photo en ligne sur son site « Mom » de Facebook !!!). Les Anderson connaissant bien… Lauren Boebert (cf ici à droite, et à gauche Bishop, Boebert et Anderson). Soudain, lors de la conférence sous Zoom, apparait une tête connue sur fond de drapeau US, avec un grand aigle (blanc) ajouté en fonds en train d’éguiser ses serres, et portant une casquette décorée par un « The Constitution Matters » : c’est Shawn Smith… de l’US Election Integrity Plan signé Oltmann !!! Un Shawn prophétisant la lutte armée, désormais : le Colorado est bien un fief séditieux  ! « Je n’ai aucune envie de violence, mais je vous promets que les gens dans le pays ne vont pas laisser tomber », a-t-il déclaré. « Il n’y aura pas de régime tyrannique qui restera au pouvoir. Eux seuls reconnaîtront leurs limites en vertu de la loi et cela sera annulé ou cela deviendra très dangereux. Et ça va être dangereux partout. J’espère que cela n’en arrivera pas là, mais s’ils pensent que cela va se terminer d’une manière ou d’une autre par la reddition du peuple, ils se trompent tous à ce sujet. » Pour acquiescer, ce jour là il y avait aussi au bout de la caméra en conférence l’ancien sénateur républicain Kevin Lundberg… venu lui aussi soutenir cette rébellion véritable ! Celui-là, le jour de la fête nationale US, le 4 juillet (2017) il avait posé avec Joshua Yeakel, un suprémaciste qui affichait de façon flagrante ses goûts pour le néo-nazisme … (le Dail Stormer doit son nom au Der Stürmer, le journal nazi dirigé par Julius Streicher !) et avec derrière, le bâtiment du Capitole ! Quel symbole !

Ce n’est pas fini, ça continue… et ça recommence même autrement

Au Colorado, un an après donc, des gens se faisant passer comme travaillant pour l’Etat, continuent à faire tous les jours du porte à porte pour poser des questions bien particulières  et bien intrusives : ce sont les envoyés de l’USEIP d’Oltmann, dont le responsable ici à droite s’appelle James Peabody (ici à droite) ; ils ne font que d’appliquer à la lettre le manuel d’Oltmann, décrit en fin d’épisode N°3.  Leur démarche est en fait hors-la-loi : « la « collecte de renseignements » mentionnée par Peabody est l’effort de démarchage. Les bénévoles portent des badges faits maison, qui les identifient comme faisant partie d’un groupe à consonance officielle tel que le « Comité d’intégrité des électeurs » et disent aux gens qu’une fraude électorale a été commise en leur nom ou en utilisant leur adresse, favorisant ainsi un complot que les fonctionnaires électoraux et les experts dire n’est tout simplement pas vrai. Les propres documents de l’USEIP et les journaux de discussion internes révèlent qu’au moins certains des heurteurs de porte sont armés et, en outre, ils montrent qu’à un moment donné, le groupe comptait au moins deux volontaires qui étaient des criminels sexuels (on en retrouvera un comme émeutier !). Le travail de prospection antérieur de l’USEIP dans le Colorado a conduit la secrétaire d’État Jena Griswold à publier un avis début septembre informant les Coloradans de leurs droits civils et suggérant des options pour des réponses appropriées aux solliciteurs afin de protéger la vie privée des électeurs. « Toute affirmation selon laquelle le porte-à-porte est une affaire officielle du bureau du secrétaire d’État du Colorado ou de l’État du Colorado est fausse », indique le communiqué. « Aucun bureau électoral d’État ou local du Colorado ne mène d’enquêtes porte-à-porte sur la participation des électeurs. »

Le 24 novembre dernier, c’est tout récent, donc, Mike Lindell, toujours lui, annonçait la création d’un nouveau mouvement anti-élections national (« election integrity » dans son vocabulaire), baptisé cette fois Cause of America, avec comme slogan l’extrait de Common Sense, base de la rébellion anti-anglaise et de l’indépendance US, et comme tête de file… Shawn Smith, qui en faisait l’annonce à l’antenne, sur une radio podcastée (on tourne constamment autour des mêmes individus !). Une annonce faite en direct par Shawn chez… Steve Bannon bien entendu !!! Retour, pour la énième fois, à la case Bannon comme manipulateur de l’ombre !!

Mais il y a pire encore, hélas  : dans un épisode à venir (un peu de patience ce sera dans le douzième épisode) nous découvrirons les bien étranges conseils et recommandations d’équipement donnés par ces élus républicains du Colorado séduits par Oltmann pour se rendre à Washington. Vous allez voir; c’est encore plus effrayant… avant nous allons retrouver une secte bien connue, qui n’est pas celle de QAnon, une secte elle aussi très impliquée aussi dans les événements de janvier comme on va le constater… dès le prochain épisode !

 

(1) elle est coutumière des faits et dans l’hémicycle même, comme lorsque qu’elle a appelé les 4 parlementaires musulmanes US le « Jihad Squad ». La honte complète, dont elle a été obligée de s’excuser depuis. Ces propos sont odieux, comme ses montages photos sur les réseaux, du même tonneau, quel hasard que ceux distillés par le staff de Donald Trump et son responsable Dan Scavino. Celui qui en fait tweetait à la place de Donald….

(2) dans le comté, il y a quand même eu 31 personnes sur 19 131 pour voter en faveur de Kenny West, et 4 encore par exemple pour voter pour Gloria Estela La Riva qui se définit comme communiste ou socialiste, c’est à dire que sa famille a au moins voté pour elle (et pour West ses maîtresses alors ?).  L’autre phénomène étant Roque de la Fuente, (un démocrate, ici à droite) qui a au moins voté pour lui on l’espère avec un score d’une seule voix dans le comté !

(3) il a un rôle de chien de garde en fait : le whip « est le parlementaire ou représentant chargé de veiller à ce que les élus de son parti soient présents et votent en fonction des consignes du parti » selon Wikipedia.

(4) C’est affligeant de débilité :

« L’Italygate est une théorie du complot pro-Trump, affiliée à QAnon qui prétend que l’élection présidentielle américaine de 2020 a été truquée pour favoriser Joe Biden en utilisant des satellites et la technologie militaire pour transférer à distance les votes de Donald Trump à Biden depuis l’ambassade des États-Unis à Rome. Les vérificateurs des faits de Reuters et USA Today, qui ont enquêté sur ces allégations, les ont décrites comme « fausses » et « sans fondement ». Maria Strollo Zack, (ici chez l’ultra réac Michele Swinick) une lobbyiste basée en Géorgie et chef de l’organisation 501(c)4 Nations in Action, a déclaré qu’elle avait parlé à Trump de la théorie du complot dans son complexe de Mar-a-Lago le 24 décembre 2020. Le 29 décembre, Mark Meadows a transmis une lettre expliquant les revendications d’Italygate au procureur général par intérim Jeffrey Rosen.  La lettre était imprimée sur du papier à en-tête de USAerospace Partners, une entreprise dirigée par la femme d’affaires républicaine Michele Roosevelt Edwards ».

(5) Zack avait en 2016 choisi comme candidat  Ted Cruz pour qui elle avait créé un SuperPack, en traitant au passage Trump « d’incompétent  » ! Quelle ironie ! L’adresse du SuperPack était celle d’un UPS Store ici à droite) (: une boîte postale, le même procédé que ceux employés par les trafiquants de cocaïne !!

 

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