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Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (23)

Pas d’armes et mouvement pacifique, clame Donald Trump depuis le 7 janvier 2021 ? Tout l’épisode qui va suivre  bas en brèche ce gros mensonge (encore un autre « BigLie » chez notre abonné aux fakes news!). Car des dizaines d’armes à feu, sinon bien davantage encore, ont circulé dans l’enceinte délimitée par les barrières vite renversées. La police en a ramassé partout et en a surtout dressé la liste, édifiante, car beaucoup consistaient en des pistolets moins détectables que d’autres. Sans oublier une arme exceptionnelle, tout simplement tombée de la veste d’un des agresseurs de policier. Comme moi, je suppose, vous allez être surpris en découvrant sa taille et ses capacités !!! 

Les profiteurs de guerre à la rescousse

On avait eu affaire à des gens entraînés, visiblement, à lire nos épisodes précédents, convoqués par Stewart Rhodes en personne dans un but précis. Lequel, ce sont les membres eux-mêmes des Oath Keepers ou les émeutiers qui ont fini par l’avouer aux enquêteurs, comme par exemple celui-ci, 23 ans dans les Navy Seals (cf ici à gauche, deux médailles Navy Commendation pour bravoure au combat, originaire de Lisbon, en Ohio (un trou perdu de 3 000 habitants), aperçu portant un t-shirt « We are the Peuple« , juché sur une grosse moto Harley-Davidson devenue trophée (ici à gauche, d’autres on fait la même pose durant l’émeute exemple ici à droite), après avoir été volée aux forces de l’ordre, en pleine émeute, côté est du Capitole  :« Adam Newbold, le Navy SEAL à la retraite de Lisbon, Ohio, dont plus de deux décennies de carrière militaire comprend plusieurs récompenses de combat pour bravoure, a déclaré dans une vidéo Facebook du 5 janvier : « Nous sommes juste des patriotes très préparés, très capables et très compétents prêts pour un combat Il a ensuite publié une vidéo de suivi supprimée depuis après l’émeute, disant qu’il était «fier» de l’agression (…). Il a ajouté qu’en raison des retombées des vidéos, il avait démissionné d’un programme qui aide à préparer les candidats potentiels au SEAL ». Un programme d’entraînement destiné à un « underwater demolition/SEAL training ».  Fichtre, il ne rigolait pas !

Ce qu’on oublie de dire, c’est que Newbold est aussi un profiteur de guerre, via sa société RAPTOR Training Services (appelée ensuite ATG), qui avait hérité d’un contrat de 98 millions de dollars en 2014 de l’armée. A ce titre, il était aussi un conseiller de la CIA pour les opérations clandestines !!! A l’évidence, ce gars craignait aussi de perdre des marchés avec l’élection de Biden, son action n’était certes pas désintéressée !!! Depuis 2017, surtout ses affaires ayant périclité, il tenait en fait un bar... et avait même participé en interview pour un documentaire pour illustre le jeu vidéo Ghost Recon, écrit à partir d’une nouvelle de Tom Clancy (!) et révélant une autre facette de ces talents : « ce long métrage documentaire explore les histoires réelles de personnalités clés, qui ont été au centre de la guerre contre la drogue au cours des trente dernières années. Les téléspectateurs accompagneront le narrateur Rusty Young, auteur du best-seller du New York Times, Marching Powder, alors qu’il rencontre les personnes qui ont contribué à façonner le commerce de la cocaïne en Amérique du Sud, dont beaucoup racontent leur histoire pour la première fois. En voyageant de la Bolivie et jusqu’aux États-Unis, il écoutera les histoires fascinantes de personnages des deux côtés de la loi, des producteurs de coca, en passant par la chaîne d’approvisionnement en drogue, jusqu’aux soldats des forces spéciales combattant la guerre contre la drogue – pour obtenir un aperçu brut du trafic et de la production de drogue en Amérique du Sud. » Bref, notre émeutier affichait un beau palmarès… de guerrier !

Selon le New-York Times, il s’est aussi radicalisé fortement (on le voit ici à droite invectiver les gens sur les  réseaux sociaux) après le résultat de l’élection perdu par son champion : « après les élections de novembre, les publications Facebook de M. Newbold prédisant une guerre à venir ont inquiété certaines personnes à Lisbon au point qu’au moins une a déclaré avoir alerté le F.B.I. La semaine dernière, en discutant de ses convictions, M. Newbold a rejeté les dizaines de décisions de justice rejetant les contestations des résultats des élections et a ignoré les obstacles logistiques au truquage d’une élection menée par des responsables indépendants dans plus de 3 000 comtés. Sans citer de preuves, il a suggéré qu’il était naïf de supposer que les résultats n’avaient pas été truqués. Dans une longue vidéo publiée fin décembre, l’ancien membre des SEALs a prédit une prise de pouvoir communiste si les gens ne se soulevaient pas pour l’arrêter ». « Une fois que les choses commencent à devenir violentes, alors je suis dans mon élément », a-t-il déclaré dans la vidéo. « Et je défendrai ce pays. Et il y a beaucoup d’autres personnes qui le feront aussi ». De l’art de se monter le chou !! La peur initiée pendant des mois d’un gouvernement « socialiste » (là-bas on dit plus facilement « communiste » pour un gars comme Bayrou ici en France !), avec Biden au pouvoir avait donc marché à fond !!!

Idem pour celui-ci aussi (à gauche), ancien commandant du 706th Fighter Squadron, un vétéran ayant servi en Afghanistan et en Iraq, entré jusque dans l’hémicycle jusqu’au siège de Pence, porteur à la main droite de menottes en nylon : « le lieutenant-colonel à la retraite Larry Rendall Brock Jr. du Texas a été remis en détention à domicile jeudi après qu’un procureur ait allégué que l’ancien pilote de chasse avait des menottes à fermeture rapide sur le sol du Sénat parce qu’il prévoyait de prendre des otages. « Il voulait kidnapper, retenir, peut-être essayer, peut-être exécuter des membres du gouvernement américain », a déclaré le procureur adjoint américain Jay Weimer. « Son expérience et sa formation antérieures le rendent d’autant plus dangereux ». Prendre les politiciens en otage ??? Et venir pour retourner le résultat d’une élection démocratique ? Mais ça s’appelle un coup d’Etat, n’ayons pas peur des mots !!

De l’art de la drague (de fond)  à l’assaut armé

Et puis il y a des exemples désolants de véritables imbéciles. Pas besoin en effet d’être nécessairement un Oath Keeper ou un Three Percenters, ou un ancien commando, pour se retrouver à Washington avec des armes prêtes à intervenir. Celui que l’on a découvert assez rapidement, dès le 23 janvier; était encore un fieffé imbécile, un de plus, qui s’était vanté le lendemain d’être entré dans le Capitole et d’avoir écrit que c’était « le meilleur moment de sa vie »  Il avait posté le 7 janvier un selfie, juché en haut d’une des entrées du bâtiment (ici à gauche). Celui-là, nommé Samuel Fisher, alias « Brad Holiday » sur les réseaux, avait créé  une chaîne YouTube intitulée « Helping Men Get High Value Girls » et le site Web LuxLifeDating (cf à droite ici) Deux entités contestables, dont le but maladroit sinon grotesque était censé d’attirer les clients masculins avec cette question fondamentale « Êtes-vous un homme qui a du mal à draguer une femme ? «  « Je m’appelle Blood Holiday (…) Si vous souhaitez augmenter le nombre de filles que vous pouvez envisager (rencontrer), cliquez sur le bouton ci-dessous pour en savoir plus ». Comme exemple de « résultat », note coach en amourettes vantait la « relation saine » existant entre Donald et Melania Trump !!! On ignore si ça marchait, son affaire, mais l’entreprise ainsi présentée paraissait d’un ridicule absolu !!  On se trouvait plus proche d’un mythomane complet que d’un entrepreneur sérieux !!! Ces sites étaient accommodés en prime de tirades pro-Trump ou d’articles de promotion truffées « de remarques au langage misogyne et homophobe – ou faisant la promotion des théories du complot sans fondement, évoquant une pédophilie généralisée dans les rangs supérieurs du gouvernement »: bref des thèses voisines des théories QAnonistes. un de plus ! Le 30 décembre, il avait commencé son périple « en publiant ses plans pour rejoindre le rassemblement du 6 janvier », selon le FBI. Son activité professionnelle ne semblant pas mirobolante, pas d’hôte Willard pour lui, il avait donc atterri dans un un simple  Airb’n’b miteux de Washington, mais en dévoilant sitôt arrivé  sour le net la photo  des deux armes à feu qu’il avait apportées sur place : un AR-15 récent et un Glock (ici à droite). Et ce n’était pas tout : « les agents ont saisi un fusil de chasse, des munitions, deux machettes, deux gilets tactiques et d’autres armes dans le  SUV Chevrolet 1500 Tahoe de Fisher (un vieux modèle de 1995), selon le Daily News. Le véhicule contenait également un drapeau américain, un journal avec le visage de Trump, un sac plastique plein de vitamines » (ici la saisie des armes à droite). Et lui de déclarer sur les réseaux le 5 janvier en posts courts dès le 31 décembre 2020 : « juste marcher sur DC le 6 » / « apportez vos armes à feu stp » / « Je serai là mec » / « si vous voulez vous joindre » / « vous avez des armes à feu ? » / « j’y exercerais mes droits légaux 2A » et les 5-6 janvier 2021, « En réponse à la question « Vous êtes à DC ? Le marais et les pédophiles d’Hollywood sont immortels » / « Si des millions de patriotes ne se présentent pas avec des armes à feu » / « Ce pourrait être fini » / « Je suis dans un sale air bnb dans le Hood » / « Je n’ai pas dormi en 2 jours, en gros »… et d’affirmer pour conclure que le 6 « les patriotes allaient exécuter les traîtres membres du gouvernement… » Bigre, ça mène loin l’art de la drague !!!

Un AR-15 sous le sapin !

Autre cas récent révélé par la police (on en trouve tous les jours, des participants, et on est à plus de 725 arrestations maintenant, dont au moins 225 accusés d’avoir frappé des policiers – dont 140 ont été blessés à des degrés divers- et 75 d’avoir utilisé contre eux des armes dangereuses, et quatre individus qui risquent 20 ans de prison pour leur conduite – l’un d’entre eux a déjà hérité de 5 années, on le rappelle). A ce jour, 165 accusés ont plaidé coupable (certains d’entre eux le faisant en acceptant de collaborer pour réduire leur charge).  Le « nouveau » cas « , ou plutôt  le plus récente révélé est celui du jeune Jonas Buxton, venue de St Charles, dans le Missouri.  Un jeune entrepreneur, déjà récompensé, fan de physique et de robotique, avec sa toute récente société spécialisé « Delta Tech LLC« . Celui-là, les policiers avaient dû attendre pas mal de temps pour le coincer car il avait fui au large, au grand dam de sa famille, après avoir été aperçu dans le Capitole et dénoncé… par son beau-frère (en accord avec la sœur de Buxton, donc, inquiète sur son sort exact), C’était l’un de ceux qui l’avait reconnu sur les photos de ceux recherchés par le FBI. Celles du Capitole ne permettent pas de savoir exactement ce qu’il transportait sur lui ce jour-là, à part un hoddie (pull à capuche) noir bien large, un casque, un drapeau du Gadsden, et un masque à gaz (cf en haut à gauche). Ce n’est que le 7 avril dernier, à Miami quelle FBI a pu mettre la main sur lui, à sa descente d’avion d’un vol en provenance du Panama, « des agents des douanes et de la protection des frontières l’ont interrogé, ont fouillé son téléphone et ont trouvé des photos de lui portant un gilet tactique avec un patch Trump (ici à gauche). Dans l’un des clichés ici à droite), il tient une arme de bonne taille alors qu’il se tient devant un sapin de Noël. Buxton est vu sur des images de surveillance au Capitole portant le gilet tactique et un masque à gaz et portant un drapeau jaune ». Effectivement, notre envahisseur s’était pris en photo devant son sapin de Noël avec un fusil automatique, et les fédéraux craignaient surtout après coup qu’il ait pu l’apporter le 6 janvier. Mais ils savaient qu’il s’était introduit dans le bâtiment. Ils avaient en effet localisé ses déplacements à l’intérieur du Capitole, jusque la Rotonde (ici à droite) , en décortiquant les pointages de son téléphone Samsung Note 8 (SM-N950U). Dans ses affaires, les policiers ont aussi trouvé un trac des III Percenters, le troisième groupe dangereux, appelant à une « protestation pacifique ».  On veut bien les croire, ces charmants garçons, mais pourquoi donc Buxton était-il alors venu avec son gilet tactique et un masque à gaz ??? Et pourquoi alors avoir fui, s’il n’avait rien d’autre à se reprocher ? Une drôle de notion du « pacifisme », non ?

Un autre arsenal découvert encore… chez un Proud Boy !

Commençon d’abord si vous le voulez bien sur une énième découverte d’arsenal personnel, retrouvé chez un émeutier. L’image parle d’elle-même pour l’individu suivant : il est en effet là, (largement) lunetté, aux côtés de Dominic Pezzola, qui vient alors déjà d’avoir récupéré un bouclier de policier avec lequel il va s’attaquer dans quelques instants à une vitre du Capitole pour permettre aux émeutiers de rentrer à l’intérieur, leur suivant immédiat étant Robert Gieswein, très présent et très actif ce jour-là comme on l’a vu. Celui-là s’appelle Matthew Greene, venu de Syracuse (Etat de New-York). Une photo prise de plus près sur le côté montre qu’il est appareillé d’un dispositif d’écoute de téléphone pas trop discret : c’est relié en effet à un appareil Baofeng, encore une fois !!! Il n’agît donc pas de son seule chef, et son voisin immédiat nous renseigne sur le groupe ont il fait partie : c’est (encore également) un Proud Boy. C’est aussi un ancien militaire de la Garde Nationale,  dont il a fait partie de 2008 à 2014, qui est allé en Afghanistan; et en est rentré bien meurtri psychologiquement il semble selon des proches Doué pour les arts graphiques, il était revenu à ses premiers amours, le dessin, et préparait alors un film d’animation. C’est à son retour de guerre qu’il avait eu une fort mauvaise surprise : « Lorsque Greene est rentré d’Afghanistan, sa mère faisait la une des journaux. Denise Greene a admis avoir volé plus de 100 000 $ à Examgen, une société d’édition et de logiciels éducatifs à Syracuse. Elle s’était fait des chèques tout en travaillant comme comptable. Des archives publiques remontant à des décennies montrent la lutte de la famille contre les dettes pendant les années scolaires de son fils et au-delà. Denise Greene a purgé un peu plus de deux ans de prison d’État » explique ici Central NY News. Ça peut expliquer chez lui une forme de profond dépit, en effet : sa mère avait fichu deux employés de l’entreprise sur le carreau et avait failli couler l’entreprise ! A son tour désormais de connaître l’envers des barreaux !

C’est un des premiers arrivés sur la terrasse sud du Capitole, avec autour de lui Pezzola et une nuée de bonnets oranges marquant le groupe. Il y a aussi Taylor Hansen, invité VIP sur Freedom Plaza, qui est là pour interviewer pour on ne sait pour qui; la veille, il a mis le feu à une banderole près de l’Hôtel Willard !!! Ce genre de conciliabule précédent l’attaque de Pezzola est bien la preuve d’un plan pré-établi ! Ils attendaient des ordres, à ce stade ! Sinon, ils auraient foncé directement dans la place !!!

Vite repéré et localisé, son logement a été perquisitionné par le FBI dès le 18 janvier. Pour y découvrir un incroyable arsenal, encore un de plus pourrait-on dire, avec en charnière centrale un Ar-15 tout neuf (ici à droite) plusieurs gilets tactiques, munis chacun de plusieurs chargeurs à grande capacité (8 au total, contenant chacun 30 cartouches pour l’un d’entre eux), un sac à dos contenant un casque en Kevlar comme celui qu’il portait à l’intérieur les 6 janvier, un Colt, un fusil de calibre 0.12, et un fusil à culasse, plus ancien, de collection (ici à gauche), plus un carton plein, rempli de 250 cartouches au total, et beaucoup plus étonnant, un Smith & Wesson semi-automatique dissimulé dans une fausse étagère pouvant basculer rapidement en cas de besoin (ici à droite) !!! Comme dans les films de justiciers à gadgets ! Pour corser son cas, il ne possédait en prime aucun permis,  pour aucune des armes entreposées chez lui ! !! Mais comment a-t-il pu s’acheter tout ça avec les dettes de sa mère encore à rembourser ??

Le stock dans le garage du sympathisant, l’histoire oubliée

On avait craint une réplique pour l’inauguration de Joe Biden, avec ces  armes traînant partout dans la capitale comme dans le pays. On l’a déjà oublié, mais peu de temps après la tentative, un quartier entier (mais de New-York cette fois) avait été bouclé par le FBI, comme je l’ai déjà écrit ici : le 13 janvier, ses engins blindés cernent un quartier du Queens à New-York et déboulent chez un homme appelé Eduard Florea, un ingénieur en logiciel, âgé de 40 ans. Ses voisins sont surpris : l’homme est un père tranquille de deux enfants. Mais il est aussi supporter des Proud Boys et le FBI l’avait repéré sur les réseaux sociaux parlant de vouloir faire quelque chose le 20 janvier et parler aussi en même temps d’armes. L’homme est un passionné qui envoie des photos de son stand de tir (ici à droite). Leur pioche est bonne : « Le FBI a trouvé plus de 1 000 cartouches de fusil, deux douzaines de cartouches de fusil de chasse, environ 75 couteaux de combat de style militaire, des haches et des épées, mais pas de fusils. Florea a été condamnée en 2014 pour armes illégales, a rapporté Alice Gainer de CBS2.-« . Pas de fusils sur place, mais les enquêteurs ont en mémoire la photo de ce qu’il détenait en 2014 (ici à gauche) : un sacré arsenal !!! De quoi équiper pas mal d’émeutiers (et de Proud Boys, encore une fois cité vous le remarquerez) !!! 

L’effarante collecte d’armes de la police de Washington

Ils étaient donc venus sans armes, assène l’équipe Trump depuis un an maintenant. Mon œil oui !! On vient de voir que l’on en a croisé pas mal, sans compter celles passées inaperçues ou qui ont échappé au radar des policiers. On en avait amené des tas, sue place, en vérité: tous ceux qui n’étaient pas passés sous les détecteurs de métal apposés à l’entrée de l’Ellipse. Et comme il y avait facilement le triple d’individus sur place, imaginez le cauchemar : malgré l’interdiction édictée par la Mairie de Washington de se promener dans tout le secteur en portant des armes; elles ont circulé en masse, c’est évident. La police de Washington a publié depuis l’effarant total de ce qu’elle a pu ramasser ou saisir ou ramasser à partir du 4 janvier, jusqu’au 8, et même plus tard encore au fur et à mesure des découvertes. rien que pour les 5 et 6 ça donne ça (avec en italiques le texte original des dépositions de policiers) :

Une arme de poing SCCY CPX-2 de calibre 9 mm a été retrouvée dans le bloc 4300 de la rue Barker, au sud-est. Les personnes suivantes ont été arrêtées : Sincere Alizae Stewart, 20 ans, de Northeast, DC, Octawavghn Dickerson, 23 ans, de Southeast, DC, Brian Keith Peters, Jr., 24 ans, de Riverdale, MD, et Shakyra McCall, 23 ans, de Northeast, DC, pour port de pistolet sans permis, sans permis et fugitif de la justice. CCN : 21-001-879;

Une arme de poing Springfield Armory XDS-9 de calibre 9 mm et un fusil de calibre Ruger 10/22 .22 (tous deux illustrés ci-contre, le fusil étant… de couleur rose !)) ont été récupérés dans le bloc 700 de Constitution Avenue, au nord-ouest. La personne suivante a été arrêtée : Thomas Alexander Gronek, 46 ans, d’Asheville, Caroline du Nord, pour port d’un pistolet sans permis, pas de permis, possession de feux d’artifice, port d’un fusil ou d’un fusil de chasse à l’extérieur d’une maison ou d’une entreprise, possession de munitions non enregistrées (300 cartouches !), Possession d’une arme à feu non enregistrée et possession d’un dispositif d’alimentation en munitions de grande capacité. CCN : 21-002-077.

Celui-là aussi, détenteur du fusil pour fillette (d’où le rose) est une beau cas : Gronek était en fait le passager d’un vieux bus déguisé en bus hippie (une vraie épave) mais bizarrement porteur de slogans pro-trump (???), un bus conduit par Timothy Keller, 34, d’Asheville. Ce drôle de bus avait servi de couverture à ce transport étrange d’armes, dont la carabine 22 mm rose dissimulée sous une couverture blanche, à l’intérieur. Ici à gauche il sert de décor à un Oath Keeper dont on va reparler bientôt et que l’on peut admirer ici en vidéo. « Ils pensent que nous ne sommes pas assez intelligents pour voir la réalité de cette prise de contrôle massive tardive de notre pays », a écrit Gronek. « ASSEZ, c’est ASSEZ ! [sic] » « Je ne resterai pas à regarder ces personnes ou ces extraterrestres ou quoi qu’ils soient manipuler et faire croire que vous avez besoin d’eux pour reprendre le pouvoir », a écrit Gronek (…) Dans la vidéo dans laquelle il a montré son bus, Gronek sourit et lève un poing sur lequel il semble porter un gantelet couvert de pointes acérées. « J’ai ça pour les antifas », a-t-il dit, se vantant d’autres armes qu’il avait et fulminant contre les « antifa d’Asheville « . « J’aime mes armes », a déclaré Gronek dans la vidéo en montrant un emblème de crâne apposé à l’avant du bus encadré par deux pistolets, non loin du message « l’amour est la réponse ». On peut voir en haut du chapitre le bus être enlevé par un camion de remorquage, bloqué par la police au niveau du bloc 700 de Constitution Avenue. On n’aura tout vu décidément ce 6 janvier, comme post-hippie trumpiste, toujours fan du Grateful Dead (comment donc est-ce possible ???) !

Notez aussi le personnage aux longs cheveux (fille ou garçon, on hésite en effet, on pense plutôt à une fille !) au début du reportage, on le reverra un peu plus tard, avec son baclava cette fois, très actif, empêcher en un premier temps  les gens de traverser les grillages d’interdiction côté Ouest (c’est celui que l’on avait détecté, très tôt dès le mois de février ic son comportement intriguant d’emblée), mais plutôt  de les orienter vers les grilles amovibles qu’il enlevait lui-même.

Celui-là (ou celle-là-  était descendu(e  très tôt le long de Pennsylvania Avenue, avant la totalité de la foule, portant un drapeau aux couleurs de Trump, resté en contact visuel avec les mercenaires d’Alex Jones et les Oath Keepers (ici à côté de lui), visiblement, puis avait bousculé les barrières aux côtés d’un autre gars portant une casquette « More Trees » (repéré également) que l’on redécouvrira plus tard à l’hôtel, mais pas au Willard cette fois. Celui là, comme beaucoup d’autres, était venu pour faciliter le chaos, à l’évidence, et non l’empêcher, et il semblait surtout vouloir orienter les gens vers une voie et non une autre au début de son intervention
(« don’t do it » criait-il alors avec autorité) !!! Ceci avant de s’emparer d’une barre de fer (ici à gauche) et d’aller avec au contact des policiers. Déguisé en service d’ordre, façon 1st Amendment Praetorian, ce personnage fort remuant et énigmatique avait pu tromper mal de gens, de la sorte. Ils avaient été plusieurs pour effectuer la manœuvre. Coordonnée à l’avance, donc c’est flagrant !

Mais continuons donc l’énumération de la police après cet intermède plutôt mystérieux :

Une arme de poing de calibre Glock 21 .45 a été retrouvée dans le bloc 4400 de Connecticut Avenue, dans le nord-ouest. CCN : 21-002-082

Une arme de poing Ruger SR22 de calibre .22 a été retrouvée dans le bloc 2400 de l’avenue Alabama, au sud-est. CCN : 21-002-197

Une arme de poing de calibre Glock 23 .40 (photo ci-contre à droite) a été récupérée dans le bloc 1300 de Pennsylvania Avenue, dans le nord-ouest. La personne suivante a été arrêtée : Harlan Boen, 48 ans, de Frederick, CO, pour port de pistolet sans permis, possession d’une arme prohibée, possession de munitions non enregistrées et possession d’un dispositif d’alimentation en munitions de grande capacité. CCN : 21-002-251

Le mercredi 6 janvier 2021, jour de l’émeute, il y en avait plein de ramassées les rues alentour du Capitole :

Une arme de poing Glock 26 de calibre 9 mm a été retrouvée dans le bloc 5200 de Banks Place, au nord-est. CCN : 21-002-415

Un fusil de calibre .22 Savage Arms (photo ci-contre, il était à lunette) a été récupéré dans le bloc 700 de L’Enfant Plaza, au sud-ouest. CCN : 21-002-443

Une arme de poing Taurus G2C de calibre 9 mm (photo ci-contre à droite) a été récupérée dans le bloc 1000 de Vermont Avenue, dans le nord-ouest. La personne suivante a été arrêtée : Logan Reed Grimes (qui se fait appeler Leslie en fait), 25 ans, de Cadillac, MI, pour port d’un pistolet sans permis, possession de munitions non enregistrées et possession d’un dispositif d’alimentation en munitions de grande capacité. CCN : 21-002-459. Le cas est fort confus en fait. Avant de partir, Leslie avait laissé un message à son père qui affirme que l’arme n’était pas à lui/elle : « en route pour DC avec mon copain … (juron) des Proud Boys ». Selon son père, son cas semble compliqué, car c’est une transgenre et selon lui toujours  : « elle a manifesté en faveur de Black Lives Matter et contre Donald Trump pendant une grande partie de 2020, a déclaré Grimes. Sa description sur Facebook dit « Toujours queer, toujours antifasciste ». Si les Proud Boys ne le sont pas, contre les « antifas », justement…. c’est à ne plus rien comprendre !!! En revanche, que des Proud Boys s’entichent d’une personne transgenre, eux, ces  « mâles chauvinistes », est une véritable découverte !! Autre découverte ; le beau-père de Leslie/Lognan était venu expliquer péniblement devant les caméras que le jeune n’avait pas de liaisons avec les armes, même s’il « s’intéressait à la politique ». L’homme portait ce jour-là un t-shirt fort reconnaissable, ici à gauche (futé le caméraman, qui avait pensé à faire un zoom dessus !). Celle d’une association de vétérans de la guerre du Viet-Nam… leur principale activité : faire des marches en famille, tous drapeaux sortis ! Bref la famille vit dans un environnement dans lequel la guerre a pris énormément de place. Et les armes avec !

Une arme de poing de calibre .45 de la République tchèque et une arme de poing de calibre Glock 19 de 9 mm (toutes deux illustrées ci-contre) ont été récupérées dans le bloc 500 de la 12e rue, au sud-ouest. – Les personnes suivantes ont été arrêtées : Timothy Ray Wolf, Jr., 32 ans, de Chesapeake, VA, et Julian Charles Snell, 40 ans, de Chesapeake, VA, pour port de pistolet sans permis, possession de munitions non enregistrées , et la possession d’un dispositif d’alimentation en munitions de grande capacité. CCN : 21-002-485.  En fait, les deux larrons étaient venus ensemble de Chesapeake, en Virginie, pour participer au rassemblement Trump, « arrivant vers 11 heures » selon la presse. Et il n’en verront rien, ce jour-là les deux lascars : « ils étaient sur la route depuis environ trois heures et étaient ravis de prendre des photos lors de l’événement. et faire « partie de l’histoire », a déclaré Snell dans une interview. Mais ils ne sont jamais arrivés au meeting. Snell s’est garé en ce qu’il pensait être un parking public sur la 12e rue, à quelques pâtés de maisons du National Mall. Un agent de sécurité a arrêté la voiture et a demandé s’ils avaient des armes à l’intérieur, a déclaré Snell. Snell, un agent de sécurité privé lui-même, avait une arme de poing dans son sac à dos sur la banquette arrière. Wolfe a dit au garde qu’il avait une arme sur le plancher, un Glock 9 mm avec 12 cartouches dans le chargeur. Les deux hommes ont été placés en état d’arrestation pour port de pistolet sans permis, possession de munitions non enregistrées et possession d’un dispositif d’alimentation en munitions de grande capacité. « C’était de ma faute », a déclaré Snell. « Je ne l’ai pas recherché avant de venir, sinon je n’aurais pas apporté de coupe-ongles sur mon porte-clés. Putain non. » « Je fais de la sécurité », a-t-il ajouté. « Si j’obtiens une sorte de condamnation, je pourrais finir par perdre mon permis. » Snell a déclaré qu’ils n’avaient apporté leurs armes que pour des raisons de sécurité lors de leurs déplacements à destination et en provenance de Washington ».  Deux beaux ratés, donc, dans tous les sens du terme !

Certains engins trouvés sont en fait spécifiques. Le 6 janvier toujours, au niveau du numéro 200 de Mariyland Avenue, NE à Washington, c’est à dire aussi pas loin des appartements des congressistes (d’où le danger et la surveillance policière à cet endroit), l’agent Carll, Seth, immatriculé 5372, remarque une camionnette Ford Ecoline 150 blanche portait une plaque de Georgie GA en PCG1347 décoré d’une inscription peinte intitulée « Chicom X CCP » (chinoise, donc). L’agent remarque vite une casquette MAGA sur le côté du conducteur, et lui demande des précisions, car les Chinois anti-communistes et d’extrême droite le plus souvent manifestaient alors au même moment dans la ville. D’abord le conducteur affirme ne pas avoir d’arme sur lui, mais le policier lui demande d’ouvrir sa boîte à gants, puis demande ce qu’il y a dans le sac à dos derrière lui; l’homme s’appelant Grant McHoyt Moore. âgé de 65 ans. Or dedans il y a un Ruger LCPII .380, muni d’un chargeur entièrement chargé de 6 cartouches logé discrètement dans une poche zippée sur le côté gauche du sac à dos. Plus trois magazines à 6 cartouches,  complètement chargés : l’homme trimballe avec lui  24 balles au total, plus 12 disposée en vrac dans un sac plastique, ce qui fait 36, ce qui  semble beaucoup pour se défendre seul et surtout sans permis, dans une zone où toute arme a été interdite la veille par le responsable de police et la maire Muriel Bowser  (ce qui a sans doute sauvé la ville) ! Le tout est emmené au commissariat. Le pistolet découvert possède une particularité, visible ici dans ce reportage : c’est un des plus compacts existants, indétectable ou presque lorsqu’il est rangé dans sa pochette et glissé dans une poche de pantalon (ici à droite). Imaginez le nombre de porteurs qu’il y a dû avoir ce jour-là dans les alentours du Capitole (ou la difficulté des policiers à tous les détecter) !!! 

Une arme de poing de calibre .40 Smith & Wesson SW40 (photo à droite) a été récupérée dans le bloc 800 de la 10th Street, Northwest. CCN : 21-002-548

Une arme de poing Springfield Armory XD-9 de calibre 9 mm a été récupérée dans le bloc Unit de K Street, dans le nord-ouest. La personne suivante a été arrêtée : Kajohn McCombs, 20 ans, de Northwest, DC, pour port d’un pistolet sans permis, recel de biens volés, possession d’une arme à feu non enregistrée, possession de munitions non enregistrées et possession d’une alimentation en munitions de grande capacité Dispositif. CCN : 21-002-659. Le 4 décembre dernier, le même Kajohn McCombs, a fait reparler de lui dans une fusillade nocturne, dans un secteur fort voisin du Nord-Ouest de Washington; où un homme était décédé par balles  (il y avait eu deux altercations ce soir-là) !!!  Visiblement, la police lui avait rendu son arme. Ou bien il s’en était trouvé une autre !

Une arme de poing Taurus G2C de calibre 9 mm (photo ci-contre) a été récupérée dans le bloc Unit de First Street, Northeast. La personne suivante a été arrêtée (c’est une des toutes premières retrouvées avec une arme sur lui) : Christopher Alberts, 33 ans, de Pylesville, MD, pour port d’un pistolet sans permis, possession d’une arme à feu sur le terrain du Capitole, violation du couvre-feu, possession de munitions non enregistrées et possession de munitions de grande capacité Dispositif d’alimentation. CCN : 21-002-723. C’est le premier a avoir été signalé porteur d’une arme de poing ce jour-là.

Une arme de poing Glock 27 Gen 4 de calibre .40 a été récupérée dans le bloc 200 de l’avenue Mississippi, au sud-est. La personne suivante a été arrêtée : Brandon Dion Carr, 32 ans, sans domicile fixe, pour port de pistolet sans permis, possession d’une arme à feu non enregistrée, possession de munitions non enregistrées et possession d’un dispositif d’alimentation en munitions de grande capacité. CCN : 21-002-765

Une arme de poing SCCY Industries CPX-2 de calibre 9 mm a été retrouvée dans le bloc 700 de C Street, au sud-ouest. La personne suivante a été arrêtée : Christian Lee Handshaw, 19 ans, de Hurricane, W.V., pour possession d’une arme à feu non enregistrée et possession de munitions non enregistrées. CCN : 21-002-780

Une arme de poing de calibre 9 mm FNH FNX-9 (photo ci-contre) a été récupérée dans le bloc 100 de D Street, au nord-est. CCN : 21-002-831

Plus pas moins de… 32 autres exemplaires retrouvés jusqu’à la date du 11 janvier où s’arrête l’inventaire ou la collecte !!! Ahurissant !! On note au passage la préférence marquée pour le Glock et le Taurus, ce dernier encore plus compact et plus facile à dissimuler. Ce sont aussi deux pistolets à coque de polymère, qui sont donc plus difficiles à détecter : le Taurus, on le vante pour ça aussi : « l’arme de poing sous-compacte et légère avec un cadre et une poignée en polymère à texture améliorée complète son potentiel furtif et son ergonomie et ajoute une grande facilité d’utilisation ». Sans oublier ceux que la police n’a pas su détecter, faute de policiers ou d’équipements ce jour-là : tel celui aperçu dans l’excellent reportage du New-Yorker, avec ce gros calibre genre P38 glissé tout simplement dans un pantalon par un des manifestants….

On rappelle que lors de son arrestation, le sinistre Enrique Tarrio détenait chez lui deux AR-15 M4 équipé de chargeurs à 30 cartouches siglés « PB » et d’un de leurs emblèmes (le coq)… ce gars-là est aussi un grand malade !!

Des armes apportées en pièces détachées ?

Un autre individu a utilisé un autre moyen pour apporter sur place une arme, en jouant sur les textes de loi en vigueur aux USA. Il s’agît de l’agité appelé Guy Wesley Reffitt, encore un texan venu de la ville de Wylie (41 000 habitants), à la tête d’une petite société de sécurité appelée TTP Secrurity  LLC, après avoir travaillé des abonnées dans les forages pétroliers (en Arabie Saoudite et au Viet-Nam), qui s’était lui aussi monté le chou chez lui avec les thèses trumpistes. Il était monté rejoindre Washington pour y « défendre le pays », persuadé que « l’élection avait été volée« : « dit la déposition du policier qui l’a arrêté le 16 janvier chez lui. Une arrestation particulière, car suite çà une dénonciation d’un très proche, celle de son propre fils qui avait subi des menaces de mort de son père (ainsi que sa sœur !) s’il révélait ce qu’ils savaient de sa radicalisation !! (ici à droite, en train de l’expliquer à CNN devant le présentateur Jake Tapper, effondré).  A sa fille, il avait dit qu’il mettrait une balle dans son portable si elle en parlait sur les réseaux ! Et idem avec sa propre femme ! Un cas inédit de division familiale… ou de tyran domestique trumpien !!!

Reffitt avait été aperçu « sur le front ouest du bâtiment du Capitole, sur l’escalier nord (cf ci-dessus), entre la terrasse inférieure ouest et le palier intermédiaire de la terrasse inférieure ouest. » Il était en fait en train de s’asperger les yeux après avoir été au contact des gaz lacrymogènes lâchés par la police. L’homme s’affichait comme membre des Three Percenters selon sa femme. Selon la presse, il avait tweeté quelque temps avant l’émeute : « « nous pouvons apporter des munitions et des armes, celles disponibles aux forces de l’ordre. . . . Le combat ne fait que commencer » . Un article fort documenté paru chez Buzzfeed au moment où était rédigé cet article (ça s’est croisé en effet, à la mi-novembre 2021, car sa rédaction a démarré bien avant en fait  ce que vous lisez aujourd’hui, c’est plusieurs mois de recherche) nous montre un détail saisissant, celui du pistolet dissimulé dans le pantalon de Reffitt, extrait d’une vidéo Newshare. L’homme le portait donc bien ce jour-là… reconstruit et prêt à servir !! L’article, superbe, signé Zoe Tillman, a aussi fait la liste des instruments détournés ou des armes blanches retrouvées sur place, dont pas mal de haches en effet. Parmi les surprises, un feu d’artifice allumé par le jeune émeutier David Judd ou le skateboard du jeune étudiant Grady Owens (ici à gauche). Ce dernier pris en flagrant délit avec un compère équipé d’un masque respiratoire et d’un… bouclier, peint à l’arraché – et manifestement découpé dans un fût d’essence !) aux couleurs du drapeau US (document ici à droite d’une bodycam d’un policier agressé !). Couper un fût à la meule, puis souder des poignées, le peindre nécessite un certain temps il me semble… et ce n’est pas non plus le genre de choses que l’on pense prendre normalement pour assister à un meeting politique c’est évident !!! Celui-là aussi s’attendait à du grabuge !!!

Dans la déposition du policier concernant le cas de Reffitt apparaissent donc deux éléments gravisssimes : le premier énonce ceci:  » le fils nous a fournit les informations suivantes : (…) que Reffitt possédait deux armes à feu, un fusil AR-15 et un pistolet Smith & Wesson. Il l’a vu  rapporter les deux armes à feu du véhicule dans la maison lorsque Reffitt est rentré chez lui dans la nuit du 8 janvier 2021″. Ce qui signifie qu’il avait emmené les deux armes avec lui, à Washington !!! La deuxième, tout aussi inquiétante,  est celle-ci : « lors de l’exécution du mandat de perquisition au domicile de Reffitt, des agents du FBI ont localisé deux armes à feu (entre autres) : un fusil AR-15 et un pistolet Smith & Wesson. Le 16 janvier 2021, Reffitt a déclaré aux agents qu’il avait apporté le pistolet Smith & Wesson sur son trajet du Texas à Washington, DC, le ou vers le 6 janvier 2021, mais qu’il l’avait démonté pour se conformer à la loi de Washington »… Une opération très facile en fait : ici,  on remonte un tel pistolet en 1’45 chrono… le démontage, qui n’inclue pas toutes les pièces (celles vissées à demeure), et qui rend l’arme »légale » en transport est donc de la foutaise complète ! Un véritable subterfuge ! Et combien ont fait de même, ce jour-là, est-on tenté de se demander, tant le procédé est facile à réaliser !!!

De retour chez lui, Reffitt avait reconnu l’emport du pistolet : ‘ »j’ai apporté une arme sur une propriété que nous possédons. Terrain fédéral ou non. La loi est écrite, mais cela ne veut pas dire que c’est la bonne loi. Les gens qui étaient autour de moi en portaient tous aussi », a déclaré Reffitt, cité par les procureurs dans un dossier judiciaire…. (et s’il avait eu raison, c’est un miracle alors que ça n’ait pas davantage dégénéré et terminé en bain de sang !!!).

L’exhibitionniste de la DEA

Parmi ces gens porteurs de pistolets, un cas assez extraordinaire démontrant que le trumpisme s’est infiltré dans toutes les strates, hélas de la société US. On a eu des policiers, mais on a trouvé aussi récemment parmi les émeutiers le dénommé Mark Sami Ibrahim, venu d’Orange County, Californie en étant lui aussi atteint du virus du selfie qui le conduit à sa perte désormais. Car cet homme était alors un agent de la DEA, disposant d’une arme de service constamment sur lui, et ce jour-là aussi !! La déposition policière (affidavit) le concernant est en effet sans appel : il a posé à plusieurs reprises dans l’enceinte interdite en montrant ouvertement une arme de poing. Dont un très beau selfie, en haute résolution, qui plus est : « les photographies sont d’une résolution si élevée que les stries sur le canon  de l’arme à feu de l’agent de la DEA Ibrahim sont visibles »  (la police effectuant en effet un agrandissement fort convaincant pour appuyer sa plainte. On y distingue en effet très clairement un pistolet Glock maintenu dans un Holst Kydex IWB (ici à droite) !!

L’homme depuis dément avoir montré son arme (malgré les photos !) et s’est trouvé une excuse oiseuse bien alambiquée pour s’en sortir :  » (un) ami a également déclaré qu’Ibrahim avait assisté au rassemblement pour promouvoir un podcast politique et une marque de cigares « Liberty Tavern » qu’il envisageait de lancer. Des photos prises lors de la manifestation montrent Ibrahim portant un mât portant à la fois le drapeau américain des 13 États conçu par Betsy Ross et un drapeau blanc arborant une seule étoile bleue et les mots « La liberté ou la mort ». Plus grave encore, les gens à qui il envoyait ses photos provocatrices étaient… des policiers amis :  » Selon Higley, Ibrahim était en discussion sur WhatsApp avec au moins cinq autres agents des forces de l’ordre le jour de l’émeute et a envoyé plusieurs photos de lui. À un moment de l’après-midi, l’un des autres officiers a écrit à Ibrahim : « Point d’interrogation, vous portez votre arme de service et votre insigne/crédits ? J’ai besoin de connaître ce point ».

Un autre cas douteux, à l’entrée Est…

Et puis il demeure un doute, sur un autre cas surpris lors des visionnages (fastidieux !) des vidéos mises en ligne sur Twitter. Certes je n’ai trouvé aucun autre renseignement à ce jour sur l’individu portant ici un blouson bleu marine et rouge, venu semble-t-il en famille. Mais l’agrandissement ci-contre, avec la position de la main droite surtout, laisse fortement supposer que cette dernière repose bien sur le dessus d’une arme dont un bout brillant apparaît (celui d’une crosse, comme en possède le Colt 11 ?)  une arme maintenue par un hoster de ceinture. C’est la façon de poser la main dessus qui semble indiquer qu’il s’agît bien d’un pistolet et non d’un arme blanche ou d’une bombe au poivre.

On a échappé au pire

Des armes, les policiers en avaient aussi. Mais fort heureusement ils n’ont pas reçu l’ordre de les engager. Ou plus exactement, bien que menacés, certains les ont dégainés et ont bien mis en joue avec des assaillants, mais sans pour autant appuyer sur la gâchette. Ouf !


La scène, gravissime,  s’est passée en bas de la terrasse Ouest sur laquelle un policier a été filmé en tain de menacer un manifestant. Le premier arrivé sur scène est un manifestant déjà aperçu, ici, un des premiers a être entré en ayant renversé les barrières, reconnaissable à sa veste à carreaux noirs et lie de vin, aux côtés de Tyler Ethridge (lire ici). Et c’est un Proud Boy, évidement ! Sans le sang froid du policier, cela aurait pu devenir un carnage avec le nombres d’armes dissimulées chez les manifestants !!!

Le monstrueux pistolet tombé par terre en pleine bagarre

Et puis il y a surtout cet engin, dont j’ignorais même l’existence à vrai dire. Un monstre véritable, comme arme de poing, dont la vision surprend. Commençons avant d’arriver à lui par une déposition de policier, pour l’ahurissante histoire qui va suivre, la résultante d’abord d’une échauffourée et d’une bousculade de barrières commencée aile Ouest : « le 7 janvier 2021, la section des enquêtes criminelles de la police du Capitole des États-Unis a été informée par un sergent de la police du Capitole des États-Unis (C W-1 ). cela alors qu’il supervisait et était membre de l’Unité de perturbation civile (CDU) de la police du Capitole des États-Unis le 6 janvier 2021. CW-I avait été agressé par un manifestant non identifié (S-l). CW-I a indiqué qu’il se trouvait dans la zone de West Front Terrace vers 14 h 30. lorsque des personnes ont franchi la ligne de police dans la zone près des marches du Capitole des États-Unis. CW-I a en outre déclaré que S-1. avec d’autres, a tenté de dépasser physiquement CW-I et d’autres membres de la CDU qui tentaient de les arrêter. CW-I a déclaré que S-l l’a attrapé à deux mains et a poussé CW-I vers l’arrière. CW-1 s’est défendu et a frappé S-l avec sa matraque, qui est ensuite tombé face contre terre sur une plate-forme en bois et, ce faisant, un objet est tombé de la ceinture du pantalon de de S-I , atterrissant aux pieds de CW-I. CW-I a indiqué que l’objet était clairement une arme à feu, c’est-à-dire un pistolet, et CW-I a pris l’arme pour éliminer la menace d’autres personnes qui agressaient toujours les agents des forces de l’ordre ». Le policier n’arrivera pas ce jour-là à déterminer qui l’avait agressé et à quoi il avait échappé. Mais sa surprise a été grande quand il a regardé de plus près ce qu’il avait ramassé : c’était bien un pistolet, mais plutôt monstrueux (à gauche son modèle long est dans les mains d’une jeune fille aux mains plutôt petites, ce qui accentue encore sa taille) un engin à part, et surtout capable de tirer des cartouches de chasse (ici à droite), avec son format et son fort calibre :« peu de temps après, CW-I a inspecté l’arme à feu, a localisé un numéro de série et l’a identifiée comme un revolver Taurus chargé marqué « Thc Judge (…) qui contenait cinq (05) cartouches de balles réelles. . Les munitions se composaient de trois (3) cartouches de fusil de chasse de calibre .410 et de deux (2) cartouches à pointe creuse de calibre .45.  » Comme on peut le voir ici sur les photos révélées, le modèle saisi était le plus court, couleur kaki. Moins précis en raison de son canon court, mais tout autant meurtrier avec ses deux balles perforantes, bien visibles au commissariat où l’arme avait été emmenée. « Votre agent dépositaire (de la plainte) est conscient que le Taurus Revolver est  (ici à gauche et à droite). « l’une des rares armes de poing pouvant tirer à la fois des cartouches de fusil de chasse et des balles ordinaires à travers le canon. Lorsque des cartouches de fusil de chasse sont tirées à travers un tel pistolet, l’effet est similaire à la décharge d’un fusil de chasse à canon court ou à canon scié. Votre déposant est également conscient que les balles à pointe creuse se dilatent à l’impact et peuvent être plus mortelles que les balles ordinaires (en réalité elles déchirent les chairs : c’est une balle creuse – fontale- qui a emporté la cervelle de JFK !) . Le fait que l’arme contenait également des cartouches de fusils de chasse indique une intention de pouvoir utiliser l’arme contre plusieurs cibles en même temps » (ici à gauche un tir du genre montrant en effet l’éparpillement mortel des impacts :a cible en face finit en charpie !). La découverte, sidérante, de ce pistolet qualifié avec humour par Esquire « d’arme qui semble avoir été retirée du pont de l’USS Iowa », a été complétée par un autre agissement ahurissant de son détenteur, totalement irresponsable, et qui s’appelle Mark Andrew Mazza.

« Le 8 janvier, Mazza (ici à gauche) a déposé « un faux rapport de police dans l’Indiana » affirmant avoir perdu son arme dans un casino de l’Ohio, mais le département a déclaré qu’il avait par la suite admis aux agents qu’il l’avait perdue dans un étui d’épaule au Capitole. Les documents d’accusation indiquent également que Mazza a menti aux agents au sujet des agressions et sur l’endroit où il a perdu l’arme. Mazza a été vu sur des images de sécurité entrant dans le tunnel menant à la terrasse inférieure ouest (cf ici à droite), et une fois que les portes vitrées ont été percées, les portes ont été ouvertes pour permettre aux émeutiers d’entrer dans le bâtiment, a déclaré le ministère de la Justice dans un communiqué de presse. Tenant une matraque, il a aidé le groupe à pousser vers les officiers qui défendaient la zone et s’est joint à eux pour les agresser, balançant la matraque à la police et criant « C’est notre (juron) maison ! Nous possédons cette maison ! » ont déclaré les procureurs. »

Devant des policiers sidérés, il tiendra un discours défiant comme quoi son super-pistolet était carrément destiné à assassiner Nancy Pelosi : « lors d’un entretien volontaire, Mazza a déclaré aux agents qu’il « n’avait jamais eu l’occasion de parler à Nancy ». Il a poursuivi: « J’étais content de ne pas l’avoir fait parce que vous seriez ici pour une autre raison et j’ai dit à mes enfants que s’ils se présentent, je me rends, non, ils peuvent m’avoir parce que je pourrais devenir un héros. » Sidérante inconscience ! Imaginez s’il ne l’avait pas perdu et que l’on n’ait pas eu le temps d’évacuer le Cogrès ! Ce taré là aurait bien pu faire un massacre !!

On se demande qui sont les siphonnésl qui peuvent bien vanter l’usage d’engins pareils ou parader avec pour en faire la promotion. Et on finit par tomber sur l’un d’entre eux qui se veut … journaliste. Ou se prétend tel, à venir débiter ses âneries le plus souvent islamophobes  dans le studio de… Steve Bannon !!! C’est en effet l’anglais d’origine et d’extrême droite libertarienne (proche ici en France  de Marion Maréchal Le Pen), un personnage e plus souvent ordurier derrière un micro, et habitué de la War-Room, Raheem Kassam, qui l’expose ici, à droite dans son inconscience et sa ct sa crétinerie fondamentale (ici à droite). Via son collègue vantant une arme dévastatrice, Steve Bannon nous faisait comprendre quel était son but secret, le 6 janvier !! Et ce n’était certes pas de discuter !!!

 

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