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Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (17)

Parmi les conseils d’équipements proposé par la représentante républicaine du Colorado (cf notre épisode précédent), pour se rendre à Washington, il n’y avait pas que le fameux stylo de défense (ou d’attaque, c’est selon…) . Il y avait une autre arme dont à vrai dire j’ignorais totalement l’existence. Et pas des moindres, ni des moins dangereuses comme on va le voir. Plus les indispensables taser et autres matraques électriques, sans oublier les spray incapacitants ou les battes de base-ball, on a vraiment tout vu comme armes véritables ou détournées (pour les armes à feu vous attendrez un peu, car là aussi il y en a eu, et pas qu’un peu !!!). Sans oublier un vieil engin « révolutionnaire » en France à la fin  du XVIIIeme siècle (ce sera pour demain en fait) … non,  on aura tout vu, ce jour-là, y compris l’un des équipements préférés en manifestation des néo-nazis…

Du manche de pioche au taser  

Keeper Keely Meggs avant d’être arrêtée avait donné le ton sur Twitter : « Nous restons tous à DC près du Capitole, nous sommes au Hilton Garden Inn mais je pense qu’il est plein. Dans DC il n’y a pas une arme à feu. Donc des spray « (« Mace ») et des masques à gaz, quelques matraques. Si vous avez une armure, c’est bien. » Le magazine Belt résume ce qu’il a vu sur place : « les assaillants ont apporté leur propre spray au poivre, leurs engins pyrotechniques, leurs bombes fumigènes, leurs couteaux, leurs armes à feu, leurs tuyaux en métal, leurs battes de baseball et d’autres armes, et je les ai vus les utiliser contre la police au Capitole.J’ai personnellement vu deux armes à feu dans la foule ainsi que de nombreux couteaux et objets contondants. J’ai personnellement vu des partisans de Trump – des personnes portant des chapeaux Make America Great Again, agitant des drapeaux Trump et exprimant vocalement leur soutien à Trump – attaquer les forces de l’ordre avec des tuyaux en métal, des planches de bois, des mâts de drapeau et du gaz poivré ».

Ici à droite une cow-boy (déjà repéré par moi il y a plusieurs mois) venu avec un manche de pioche agrémenté d’un petit drapeau. L’engin étant traditionnellement un truc de casseur !!! Ci-dessous un super cliché de lui réalisé par le photographe professionnel Julian Leshay (à découvrir ici)….

S’y prendre comme un manche, aussi 

L’autre « spécialiste » du manche de pioche est connu, c’est le Proud Boy revendiqué William Chrestman, que l’on a vu lui aussi se précipiter pour bousculer les barrières de l’aile Ouest, puis entrer avec Gieswein par le tunnel en se levant de son outil pour bloquer le rideau de fer en le laissant ouvert, l’abandonnant ensuite à sa jeune collègue Felicia Konold (lire ici son cas), et ensuite arpenter les couloirs muni d’une forte lampe de torse. Un donneur d’ordres et de directives un des sous-leaders du groupe, à l’évidence, et un Proud Boy revendiqué. Sa ressemblance assez forte avec le leader du groupe, Gavin McInnes, avait trompé un journaliste qui l’avait confondu avec lui, et McInnees avex sa morgue et son dédain habituel en avait fait des gorges chaudes, bien entendu. Ce mec est aussi infect que ce qu’il prône !

La preuve qu’un simple manche de pioche peut être multi-usages et redevenir un simple outil !!!  Dans le même groupe, pourtant, une autre personne, elle, nie toujours faire partie des Proud Boys, à l’encontre de toutes les observations : c’est Lisa Anne Homer (redevenue Boisselle après son divorce), 50 ans, de Scottsdale, en Arizona. Arrivée en queue de leur peloton façade Ouest (via le mail, ci-dessus à gauche); elle apparaît peu de temps après vci-dessous au milieu du groupe de Proud Boys comprenant Chrestman et Gieswein (celui à la batte de base-ball) .

Lisa Homer, on ne l’a arrêtée elle aussi que fort récemment : le mandat d’arrêt à son encontre n’a été émis contre elle que le 15 novembre dernier,  mais elle a comparu rapidement devant le tribunal dès le vendredi suivant. Or celle-ci est inscrite comme républicaine qui a brigué un siège à la commission du comté de Yakima (état de Washington (c’est à l’extrême nord-est du pays), en 2018, mais qui n’a pas dépassé le cap de la primaire. Elle s’était fait repérer par les caméras de surveillance en raison d’un détail particulier : son bonnet, ornée de la marque « Lions Not Sheep » : encore un fabricant pro-trump (et un patron bien marbré lui aussi, Sean Whalen, un grand fan d’armes et un gros bras macho fort prétentieux, qui aura fait une beurre éhonté avec la période Trump, en matérialisant et en mettant en vente des objets reprenant ses thèmes favoris : ça a aussi été  un merchandising de dingue, l’ère Trump ! Lisa Homer avant d’entrer avait enfilé des lunettes et un casque de protection selon le rapport FBI (cf ici à gauche en image): elle aussi craignait des heurts, donc ! Elle portait également  un très gros sac noir de marque Oakley sur le dos où était dissimulé d’ailleurs au départ le casque. Manque de chance pour elle, elle avait aussi laissé sur le réseau une image de gros bras tatoué d’un Proud Boy dont elle semblait être tombée amoureuse selon  son commentaire !!! Pas malin en effet de sa part !!!

Les policiers, en plus de ses amours due vieille midinette, n’avaient eu aucun mal non plus  à la suivre après coup dans son parcours dans le Capitole via les coordonnées GeoFence  (géorepérage) de Google de son gros téléphone pliable Samsung Galaxy Z Fold 2 5GM via le fournisseur d’accès Verizon  (ici à droite). Du gâteau, pour le FBI ! Surtout qu’il contenait également des images de la manfestation du 14 novembre à Washington montrant des photos de heurts des Proud Boys, certains blessés (et son commentaire attendu « fuck antifa » !) !

Elle venait en fait de loin, s’étant rendue à Washington en avion trois jours avant déjà : partie de Phoenix Sky Harbor Airport vers  Dallas Fort Worth Airport sur le vol American Airlines Flight #130 le 3 janvier, 2021, puis au retour ayant pris l’American Airline Flight #1291, de Dulles International Airport à Washington D.C., elle était rentrée le 8 janvier via le vol American Airlines Flight #AA5576v Charlotte North Carolina, pour un vol suivant d’American Airlines Flight #AA778 vers Phoenix Sky Harbor Airport. Un long périple… qui va lui coûter cher désormais.

Autre engin répandu dans toute la manifestation

A droite ici en photo une autre arme sortie par un une  manifestante à l’approche de l’échafaudage dressé aile ouest du Capitole: c’est manifestement une matraque électrique qu’elle tenait en main ! Elle venait de loin, celle-là: deux minutes avant on avait ou voir la dame emmitouflée dans un drapeau… Hawaians For Tump (elle est aussi visible ici) !

Ce type de matraque électriques souvent vendu dans un « kit » comprenant un autre engin devant être rechargé, comme dans la publicité ci-dessous trouvée … en France. Là on vous fait même cadeau du point américain avec  (là-bas, ça s’appelle gun « knuckle duster« )

Le taser a en effet fait aussi partie des équipements terrifiants dont s’étaient équipés les émeutiers; visiblement pas venus pour se contenter d’un discours présidentiel. Plusieurs ont atteint des policiers (on va voir plus loin un exemple) et on a même pu les entendre dans la bande son accompagnant certaines vidéos prises par les caméras automatiques des policiers, car il émettent un claquement sec fort reconnaissable. L’un des émeutiers, Alan William Byerly, a été ainsi pris en flagrant délit de son usage, par un policier qui avait vainement essayé de repousser son attaque à plusieurs reprises. Le plus vu a été le petit modèle format téléphone portable reconnaissable à ces deux pointes émettrices de voltage. Outre l’effet paralysant, très violent, l’engin peut aussi être à l’origine de crises cardiaques. Il va sans dire qu’aujourd’hui Byerly risque groslui aussi. .. car en prime il s’en est pris aussi ce jour-là violemment  à un photographe d’Associated Press (ici à gauche et ci-dessous).

D’autres journalsistes ont reçu le même accueil, le plus surprenant étant le pugilat entre le journaliste-phare de FoxNews et une émeutier (ici à droite quand le journaliste, harcelé, décoche une gauche à son adversaire) : depuis que la chaîne avait annoncé à l’avance la perte de l’Arizona pendant le dépouillement, Donald Trump lui vaut une haine féroce, malgré les délires qui continuent de Tucker Carlson, la honte toutes catégories de la profession. A gauche ici le Taser pris au milieu des autres armes à Lonnie Coffman (retraité âgé de 71 ans, qui apportait aussi un AR-15 et une arbalète dans son pick-up, et des cocktails molotov !). Le 12 novembre dernier il a plaidé coupable à son procès. Il vivait en fait depuis une semaine sur place dans son pick-up ! Celui-là n’était pas au Willard ! Il encourt 5 ans de prison minimum.

Pas de quoi fouetter l’éthique d’un républicain, il semble ! 

Mais on a aussi trouvé pire encore… comme engin « conseillé » aux émeutiers par notre staff du Colorado.« Ce même membre, « Tom », a ensuite exposé l’objectif global du groupe et les tactiques nécessaires pour l’atteindre. Et s’il a noté que le groupe devrait essayer d’éviter toute confrontation physique », il a également mis en garde contre « prendre juste un couteau pour une fusillade » et a proposé un lien vers un manuel de tactiques de policiers à pied.  Karen Kennedy, capitaine de l’USEIP pour le comté de Jefferson, a partagé un lien vers un site appelé « Damsel in Defense », qui propose des pistolets paralysants, du gaz poivré et des stylos tactiques » « Elle a encouragé les membres à « commander maintenant et vous aurez la garantie de recevoir votre équipement d’ici le 3 janvier, juste avant le voyage à Washington ! » Kennedy a alors averti : « Nous ne pouvons pas prendre de risques. Ces malades mentaux sont des tarés (sic) ! Un autre membre a répondu à son message avec un lien vers un bâton en acier flexible appelé « Stinger Whip », disant que c’était « pour les mecs ». (c’est destiné aussi à casser des carreaux, via son fil d’acier ou son pommeau pointu !!). En réalité une arme blanche nouvelle et surtout terrifiante !!!

C’est exactement la description de ce qu’on a le plus trouvé chez les manifestants du Capitole pour contourner le port d’armes décrété le 6 janvier à Washington !!! Effarant !!! Effarant et inquiétant, car reçu 5 sur 5 comme message par les émeutiers… venus du Colorado, notamment, tiens quel hasard écrit le Denver Post:  de son propre aveu que (Williams) avait l’intention d’utiliser l’objet comme une arme », indique l’affidavit ». Un autre émeutier a carrément été pris sur le vif par la caméra de torse d’un policier, en train de le frapper avec un de ces fameux fouets à fil d’acier : il s’appelle Andrew Taake (ci-dessus à gauche), et venait du Texas où il dirigeait une petite entreprise de nettoyage – Hi-Flow- à Houston. Juste avant il avait déversé le contenu de son spray au poivre sur eux !!! Totalement inconscient, une fois entré dans le Capitole, il s’était tranquillement baladé dedans en gardant son fouet d’acier à la main  (ci-dessous à gauche) ! Rentré chez lui à Houston il avait fait profil bas jusque le 28 mai 2021, jour où la police l’a retrouvé « en montrant des photos de lui à un chauffeur-livreur de FedEx qui venait de déposer un colis devant sa porte à Houston. Une Toyota Tundra noire immatriculée à son nom et portant un permis de conduire du Texas a été retrouvée dans l’allée de la résidence« , peut-on lire ici.

L’histoire de Taake ne nous dit pas en revanche comment un texan avait pu suivre à la lettre des directives venant d’une républicaine du Colorado…Ou n’explique pas comment on peut venir pour écouter un simple discours de… perdant équipé d’armes aussi dangereuses !!! A moins bien sûr que cette dernière soit ait hérité de l’idée ailleurs ou l’ait répandue elle-même dans les milieux complotistes; et c’est bien là le problème du GOP en effet. De s’être laissé bouffer par le Tea-Party, lui même dévoré par l’équipe de Trump et sa secte débile d QAnon… et plutôt sur sa droite qu’autre chose !

La bonne vieille batte et l’escalade vers les armes à feu

Un second émeutier venu lui aussi du Colorado s’était équipé de plus lourd encore (on verra demain que ce n’est pas le seul) : « un autre homme du Colorado a été arrêté mardi dans le district pour possession illégale d’une arme de poing, de munitions, d’un couteau et d’un chargeur de grande capacité. Les policiers de D.C. ont arrêté Harlan Boen, 48 ans (de Frederick, Colorado), après avoir remarqué un renflement dans la veste de l’homme qui semblait être une arme à feu, selon l’affidavit d’arrestation de Boen. Au cours d’une fouille, les agents ont trouvé une arme de poing semi-automatique chargée avec un chargeur contenant 13 cartouches (un Glock 23 !) ainsi qu’un couteau de 5 pouces, indique l’affidavit. Il est illégal de porter une arme à feu dans le district sans permis local. » Son collègue du Colorado s’est fait prendre bêtement, car il n’a pas respecté le couvre-feu instauré par la maire de Washington à partir de 18 heures pour calmer définitivement les esprits : « La police a arrêté Stanley Williams, 34 ans, vers 19 h 45. Mercredi, soupçonné de possession illégale d’une arme et de violation du couvre-feu, selon des documents de la police de D.C. Williams a été arrêté dans le pâté de maisons 1200 de Pennsylvania Avenue NW – à environ un pâté de maisons au nord du National Mall et à environ un mile du Capitole des États-Unis. La police a arrêté Williams parce que c’était après le couvre-feu et a découvert qu’il portait un fouet Stinger en acier, selon l’affidavit d’arrestation de Williams. Williams a dit aux agents qu’il portait le fouet pour sa protection personnelle. « Les agents pensaient de la manière dont (Williams) portait l’objet et de son propre aveu que (Williams) avait l’intention d’utiliser l’objet comme une arme », indique l’affidavit. »

Nous verrons un peu plus loin que de nombreuses armes de poing ont été découvertes ce jour-là, contrairement à l’idée reçue et abondamment véhiculée par l’équipe Trump qu’il n’y en avait pas eu d’amenées sur place. Un autre encore, Patrick Montgomery, avant de se photographier dans l’hémicycle qu’il avait atteint, s’était pris en photo avec tout son barda et deux amis sur les marches du Capitole, côté est. Défiant, il avait dit ceci au FBI qui l’avait interrogé : « je suis profondément couvert par les meilleurs avocats de la défense fédérale du pays au cas où vous ne voudriez pas que ces pleureuses de merde ne voudraient pas qu’il faille défendre notre liberté contre ces politiciens corrompus ». Ce qu’a oublié de nous préciser Patrick Montgomery c’est que lui aussi connait bien, les armes : il possède en effet la compagnie de chasse Pmonte Outdoors, qui promeut les expéditions douteuses d’extermination d’espèces en voie d’extinction comme l’Endangered Sheep au Kyrgyzstan ou au Tajikistan ou tout simplement le lion ou le léopard en Tanzanie ou au Cameroun. Le cliché du léopard abattu en rappelant un autre, celui ici à gauche (les fils Trump ont-ils eu recours à lui, ce qui expliquerait son sentiment d’impunité ?)…

Où c’est inquiétant c’est d’apprendre qu’il y en avait, des fusils à lunette sur place comme l’ont noté des dépositions de policiers : « Et encore plus d’avertissements sont apparus. Alors que Trump et son entourage faisaient la fête dans les coulisses sous la tente, la police de D.C. répondait aux informations faisant état d’un homme avec un fusil à proximité de la 15e rue et de l’avenue Constitution. Dans le même temps, le département américain de la Sécurité intérieure a signalé que le véhicule près de L’Enfant Plaza contenait deux armes de poing ainsi que le fusil et la lunette. » (…)  Ou cet autre récit : « la situation à l’extérieur se détériorait. À 12 h 29, un officier de police du Capitole a déclaré avoir entendu un coup de pistolet Taser près du Sénat. Et à 12 h 33, la police du parc a signalé avoir arrêté une personne avec un fusil sur la 17e rue, près du mémorial de la Seconde Guerre mondiale, non loin de l’endroit où Trump s’exprimait sur l’Ellipse. Le téléphone de Liz Cheney a sonné. C’était son père, l’ancien vice-président Richard B. Cheney, qui avait regardé Trump l’invoquer par son nom. Maintenant, il craignait pour la sécurité de Liz. Ils ont discuté de la question de savoir si elle devait atténuer les remarques qu’elle prévoyait de prononcer à l’appui de la victoire de Biden. À 13 h 03, la police du Capitole a trouvé une camionnette rouge inoccupée avec des étiquettes d’Alabama contenant une mine d’armes, dont un fusil d’assaut à carabine M4, des chargeurs de munitions chargés et des composants pour fabriquer 11 cocktails molotov » (c’est le véhicule du retraité Lonnie Coffman décrit ici en 4 photos) .

Les pro de la batte


S
ans oublier le plus connu de ceux venus du Colorado, Robert Gieswein. de Woodland Park, des Three Percenters, venu avec sa batte de baseball (?) celui si copain avec la députée Boebert…. (et Cleveland Grover Meredith Jr. avec son Tavor !!!). Ce qui ‘a pas empêché notre affilié au groupe des Proud Boys (il ne les pas lâchés d’uns semelle) venu du Colorado de sortir aussi son spray incapacitant lors qu’il a tenté d’enter (et réussi) dans le Capitole en passant les tunnels d’amener de matériel, protégés logiquement par des postes coulissantes qui se sont révélées totalement inefficaces (cf ici à gauche). L’autre envahisseur Oath Keeper (William Norman Chrestman) les avait maintenues en l’air avec… un manche de pioche comme on l’a précisé plus haut, déjà !!

D’autres avaient eu la même idée pour la batte ou s’étaient plutôt passés le mot  (comme ci-dessous Edward Lang de Newburgh et sa batte en acier, arrêté en raison de ses fanfaronnades sur Telegram, sur lequel il tentait d’organiser une milice pour remettre ça lors de l’inauguration de Joe Biden !) :

Jordan Mink d’Oakdale, en Pennsylvanie, en avait fait l’engin idéal pour casser des carreaux. Un vrai poète que celui-là. Il s’était photographié devant le Lincoln Memorial trois jours avant, le  3 janvier 2021. Un autre post sur le réseau l’avait montré tenant une arme à feu avec un autocollant disant : « J’ai voté ». Le commentaire de l’article se lit comme suit : « Le bulletin de vote est plus fort que la balle – Abraham Lincoln. « Et … mes chargeurs seront  complètement pleins au cas où ce ne serait pas le cas. » Je vous l’ai dit, un vrai poète, façon Trump. Des battes, on a retrouvées, abandonnées un peu partout et dans les fauteuils des bureaux des députés. (ici à gauche) .. après avoir servi à tout saccager.

Vers 14h, la police du Capitole lance un appel à l’aide désespéré : elle est assaillie de partout, comme l’a noté ici à droite Benny Thompson, il y a deux mois quand a commencé la première séance des auditions d’enquête sur les événements. Le policier qui appelle évoque l »usage de tirs de mortiers d’artifice en plus  (on les entend dans les vidéos, avant que soient tirées les cartouches lacrymogènes) !  On notera aussi qu’on a vu une masse de chantier comme arme, à l’entrée d’un des tunnels (ici à gauche); : a-t-elle été apportée-là ou a-t-elle été volée sur le chantier voisin de la mise en place de l’inuguration de Biden, on l’ignore  avec ça, les combats sont retournés directement au Moyen-Age ! Imaginez les dégâts corporels avec un tel engin comme masse d’armes !

Des sacs à dos pleins, à profusion

On aura tout vu comme équipement chez les émeutiers. Le plus répandu est le sac à dos, qui a un double usage il semble bien. Chez certains, pour pouvoir avant tout facilement changer de tenue : c’est le cas des Oath Keepers, aperçus recouverts d’un ample sweat noir au matin du 6, et après en tenue tactique complète, qu’ils avaient déjà enfilé la veille). On en a surpris venir s’habiller derrière un bosquet une fois arrivés avec des tenues plus neutres que celles affichées (cf ici à droite). Des provocateurs ? C’est possible, mais je ne le pense pas, plutôt des émeutiers qui se doutaient qu’ils seraient davantage visés par la police s’ils arboraient d’emblée leurs sigles MAGA. Certains sacs à dos étaient énormes, contenant peut-être bien des victuailles, de quoi subsister quelques jours sur place : le blocage du Capitole étant alors prévu pour s’éterniser, une hypothèse qui vient tout juste d’être confirmée. Que pouvaient-ils contenir d’autre ?  Oh, le plus souvent des casques de protection ou des masques à gaz comme on en a pu voir des centaines sur place. Et des armes, aussi , très certainement, malgré l’interdiction d’en amener… Certaines ont été interceptées (voir ci-dessous). Pour ce qui est de la provenance c’est en majorité des « sacs à dos tactiques », à savoir pour usage militaire, ceux qu’affectionnent tant les milices. Ainsi pour ce modèle vu en bas de l’échafaudage de l’aile Ouest, dont on retrouve facilement la marque sur le net ;c’est un produit  de marque Tac Six, vendu chez Allen par exemple sous le nom pompeux de Tac-Six Intercept Tactical Pack !

Le plus étonnant étant de découvrir qui a incité à s’équiper ainsi pour « occuper le Capitole »  : regardez cette photo de poignée de petits vieux bien sur eux et d’apparence paisibles (ou ce cliché là) : eh bien ce sont eux, guidés par un chiropracteur de profession qui ont pondu et mis en ligne cette incitation là, à droite ici, dont l’image centrale est bien la destruction du Capitole (ici à droite, notez l’incorporation du slogan QAnoniste de « The Storm ») !!!  Dans leur site, ils disent soutenir Trump avec ce genre de phrases  passablement honteuse : « Le président Trump et le groupe de travail sur le coronavirus de la Maison Blanche ont mené une action sans précédent, une approche globale et agressive de toute l’Amérique pour ralentir la propagation du virus ». Ou celui-ci, pour un homme qui a passé quatre ans à saboter le dispositif HealthCare d’Obama et ne rien mettre à sa place : • Le président Trump a donné la priorité à la réparation de notre système de santé défaillant et a travaillé avec le Congrès pour mettre en œuvre un système qui fonctionne pour tous les Américains ». Ce parti vit dans un mensonge perpétuel entretenu  !!! Un vrai laboratoire à fakes news !

L’étonnante cueillette de la Police Secrète

Et puis il y a les photos de ces amoncellements de sacs. Posés à terre, le long d’une allée, à un endroit proche de l’Ellipse, ou ouverts voire éventrés pour certains, et balancés  derrière des grillages, à un autre endroit voisin. Au départ j’ai pensé logiquement à des sacs laissés par des entrants de l’Ellipse, et gardés par des proches. Il y en a en effet (ex ici à gauche, , mais en réalité, avec un « gardien » assis en tenue rouge). Les sacs y étaient entreposés visiblement bien fermés, et bien pleins visiblement. De l’un d’entre semblent être échappées des oranges.  Mais en réalité  y a deux emplacements différents  au moins, et c’est dans le selon que les sac paraissent avoir été ouverts. Une vidéo plus longue m’a révélé les faits exacts les concernant. Voyons d’abord où ça se passe : c’est en fait sur le bord de Pennsylvania Avenue, entre les fontaines doubles Haupt et la Lockkeeper’s House, petite maisonnée du Mational Park Service, au départ maison d’éclusier au bord d’un canal aujourd’hui disparu. Derrière les sacs on distingue une monument particulier, révélé sur un cliché où l’on distingue une des voiturettes de golf servant à balader les invités. C’est le Second Division Memorial, reconnaissable à son épée enflammée dorée,  dressé en l’honneur des exploits des soldats US en 1917, dont la célèbre et terrible bataille du Bois Belleau, près de la Marne.  Les américains de la 4eme brigade y ont laissé  un millier de vies sur les 8 000 soldats de Pershing engagés (à droite le même visible de Google Earth).

C’est l’endroit qui a été défini pour servir d’entrée au  public accédant à l’Ellipse, qui a donc été réglementée. Une longue tente blanche parallèle à l’allée est l’endroit où les gens sont fouillés et les pass vérifiés (les VIPS entrant à part sur sur le côté du dispositif). Sur le second emplacement, pas de « gardiens » et les sacs jetés pêle-mêle, sont soit ouverts; soit éventrés et rejetés derrière des grillages ; en fait ce sont ceux rejetés par le contrôle du Secret Service, sur de critères de sélection que l’on ignore. De même que l’on ignore si on y a trouvé des armes ou pas.

Tout une noria d’inspecteurs du Secret Service et de Police se charge de la fouille, on en distingue en train de porter les sacs vérifiés ou à vérifier d’un emplacement à l’autre. Vu le nombre imposant du public, on peut se poser des questions sur le dispositif, car dans toutes les vidéos examinées, il ne semble y avoir que centre de tri pour toute l’entrée principale. De personnels en chasuble rose veillent à maintenir le public derrière les grilles, et attendre l’examen des sacs sélectionnés.

La Police Secrète est donc bien présente et on peut logiquement penser que son action a permis aussi d’éliminer le risque d’introduction d’armes dans le périmètre dans lequel le  Président allait faire son discours, protégé il est vrai aussi par d’épaisses vitre pare-balles comme on a pu le constater. Mais un sacré hic dans le disposait demeure, là, devant nous, flagrant lui aussi : juste à côté des services secrets et et de la Police on trouve des mercenaires recrutés par le 1st Amendment Praetorien, dans leur « uniformes » d’hommes de la sécurité (aux couleurs définies dans le contrat signé avec la Police), dans la même allée, certains surpris en train de pianoter sur leur portable, comme ici à droite…. ou comme nous l’explique toujours aussi bêtement l’ineffable Dustin Stockton, qui, le 9 janvier, nous révèle un autre pot aux roses saisissant : parmi les gens à gilets voyants chargés de la sécurité à l’entrée des portiques figurent des hommes à lui, à savoir des partisans de Trump, tel celui-ci, appelé « Charles » selon lui (son homme de main appelé Bowman ayant joué le même rôle, toujours selon Stockton), encore un qui nous démontre que tout était pipé; côté « sécurité », comme on l’a pressenti avec notre « Prétorien » tenant un mégaphone et incitant à l’émeute, rappelez-vous !!

Le filtrage des participants avait bien eu lieu, pourtant

La police secrète avait en réalité bien fait les choses, en installant une énorme tente le long de Constitution  Avenue, pas loin des deux fontaines, entre elles et le monument commémoratif déjà décrit. De longues files indiennes vont s’y agglutiner, car au bout de chacune des filles indiquées par des barrières, il y a un staff qui inspecte et fouille les sacs ou les vêtements des arrivants qui doivent aussi franchi un sas de détection de métaux, comme ceux déployés dans les aéroports.

La police rejetant les sacs ou les éléments jugés subversifs ou susceptibles de constituer un danger (en en éventrant certains il semble bien). Sur les 80 000 participants décomptés, les 2/3 au moins sont restés en dehors de ce périmètre, en suivant le discours présidentiel de loin grâce à la sono démentielle installée. Mais ils se sont rendus après au Capitole et donc sans avoir été fouillés !!! Des abords du Washington Monument, on pouvait en effet suivre clairement les propos de tous les intervenants, certains s’agenouillant à l’énoncé de la prière entonnée par la pasteure Paula White, dont l’Eglise s’est retrouvée plusieurs en faillite financière, qui nous avait gratifié dans les jours précédents d’une scène hystérique d’allégeance à Donal Trump qui est restée depuis dans les annales du ridicule le plus absolu. L’expression clé de prestation ce jour-là étant « Et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe, et frappe jusqu’à ce que tu aies la victoire », ce qui résonne étrangement après le 6 janvier !!!

Il est vrai aussi qu’elle s’accommode à sa façon la religion catholique qu’elle prône  nous rapelle Wikipédia : « en juillet 2018, tout en discutant de l’immigration, White a déclaré que bien que Jésus ait migré pour vivre en Égypte, ce n’était pas illégal. S’il avait enfreint la loi, alors il aurait été un pécheur et il n’aurait pas été notre Messie. En réponse, William Barber II (un pasteur protestant) a qualifié White de « nationaliste chrétien » et a déclaré que « Jésus était un réfugié et a enfreint la loi. Il a été crucifié en tant que criminel selon la loi romaine. » Théologiquemet, elle est en effet à côté de la plaque (et pas que dans lc domaine me souffle mon pote ) ! Elle semble plus doué dans la connaissance de la chirurgie plastique, qui semble lui emprunter pas mal de temps (et d’argent et la défgurer aussi, comme elle défigure la religion). Et c’est bien en effet une énième adepte et disséminatrice du nationalisme chrétien sur lequel Trump se sera beaucoup appuyé !!!

On n’en a pas encore terminé avec les équipements dangereux apportés ce 6 janvier au Capitole, le prochain épisode en ajoutera d’autres encore, avant d’étudier plus en détail les pistolets et les fusils bien présents ce jour-là, sur place ou a proximité immédiate…

Document :

Super résumé ici des événements et la réaction de la police, dépassée par l’ampleur des événements :

 

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