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Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (14)

Vous allez peut-être tomber de haut avec épisode plutôt renversant en effet.  L’âme damnée de Donald Trump, Roger Stone, celui qui l’a aidé à flinguer son rival Ted Cruz pour emporter la nomination républicaine en juillet 2016, via des procédés comme l’intimidation des électeurs à la porte des bureaux de vote ou les menaces téléphoniques sur les familles, n’a (presque) pas menti pour une fois, quand il a dit récemment au comité d’enquête bipartisan formé pour statuer sur le sort de Trump qu’il n’avait pas bougé de chez lui les 5 et 6 janvier 2021 (après il s’est tû, en invoquant le 5 eme amendement). A part deux escapades, une devant la Cour Suprême et sur Freedom Plaza où il s’est fait remarquer en chaloupant en diable comme un pro de soirées de boîtes de nuit, effectivement, c’est ce qu’il a fait. Mais ce n’était pas loin du Willard Hotel, devenu… son habitation depuis plusieurs mois déjà. Le Willard, où il vivait en effet en couple non pas avec sa femme, restée à Miami, mais avec… la reine des prostituées du pays, qui a fait de la prison, effectivement, pour proxénétisme aggravé !! Sidérant, et consternant !!!

Roger Stone, en couple au Willard avec la reine des péripatéticiennes !

On trouve de tout au Willard. Pas sûr que celui qui va suivre va faire pour autant une bonne publicité à l’hôtel. L’ineffable provocateur Roger Stone, puisque c’est de lui dont il s’agit, l’âme damnée de Donald, n’a pas eu qu’une vie politique complexe et mouvementée : sa vie sexuelle l’a toujours été autant. Dans les années 70, il défrayait déjà la chronique des potins du genre, puis en 1992,  cette fois en raison de son mariage avec une… éternelle insatisfaite sexuellement, Nydia, alias « Nikki », d’origine cubaine, autrement dit une nymphomane complète (moins maintenant il semble). Ne cherchez pas où avait eu lieu leur mariage ni qui y avait assisté : c’était au Willard hôtel, déjà, et avec comme invité principal Donald Trump, alors marié à Marla Maples (la mère de Tiffany Trump, photo ici à gauche à l’appui) !!! Un drôle de couple et un drôle de mariage, car il en a visité des clubs échangistes avec elle, Roger, notamment le célèbre Capitol Couples, situé en plein Washington !!! Ou fait paraître dans la presse spécialisée comme « Local Swing Fever », des pubs pour des rencontres du genre. Des annonces recrutant plutôt des hommes, et qui précisaient « préférer les militaires, les bodybuilders, les athlètes. Pas de fumeurs ni de gros s’il vous plait » !!! Le couple s’était fait piéger en septembre 1996 dans le célèbre magazine The National Enquirer qui avait titré en révélant des clichés suggestifs « Top Dole Aide Caught in Group-Sex Ring » (ci-dessus à droite) !!! Plus de vingt ans après, ça continuait pourtant : en avril 2019 alors que le procureur Mueller l’avait convoqué pour témoigner, et qu’un tribunal voulait l’entendre, on découvrait qu’il devait tenir un meeting promotionnel  dans une boite de strip-tease à Richmond en Virginie… en compagnie de Kristin Davis ! Le club (« Paper Moon ») qui évoquait la réunion parlait de « difficultés financières » chez Stone ! Dans un site, on évoquait le fait que Stone y avait signé des autographes sur le derrière des strip-teaseuses ! Un Stone toujours prêt à soutenir une manifestation célébrant la liberté sexuelle, comme ici à droite…

Ici en photo une nouvelle conquête en 2017 de Stone, appelée « Bubbles »  (on se demande bien pourquoi !) rencontrée dans une fête appelée « Cinco de Milo » car organisée par Milo Yiannopoulos, autre agitateur d’extrême droite d’origine anglaise, (ici à gauche)  un rédacteur chez Steve Bannon (Breibart News), banni de Twitter en 2019 et ne faisant pas mystère de son homosexualité. Aujourd’hui, en perte de vitesse médiatiquement, il se présente comme étant un « ex-gai » !!! Il se renient sans vergogne, à l’image de Donald !!!

Il y a quelque temps encore, Stone s’activait sur les réseaux à partir de sa maison de Miami, d’où il faisait des interventions filmées, dont une en compagnie d’Ali Alexander, un des organisateurs du 6 janvier. Mais le 25 janvier 2019 le FBI  a effectué un raid musclé chez lui, (il avait été menotté, cf la photo ici à droite) recherchant visiblement des documents compromettants. Ou plutôt leur manipulation le F.B.I. affirmant que Stone a menti au sujet de prétendues discussions coordonnées entre la campagne Trump et Wikileaks (et l’enquête russe, donc) et les faux documents produits attribués à la campagne d’Hillary Clinton. Stone ayant admis qu’il avait eu des « oublis » lors de sa séance de questions-réponses avec le comité du Congrès, ce qui est justiciable comme crime aux USA.

Et il y en avait des documents à saisir ! De cette résidence de Floride, il avait fabriqué 54 comptes différents, supprimés brusquement par FaceBook, avec 50 pages et 4 inscriptions Instagram, tous aux noms de femmes alors que tous créés par Roger Stone en personne ! Car Stone était avant tout une faussaire et un créateur de fakes depuis toujours. J’avais cité ici leur liste :“South Florida Review” (18 682 followers), “Florida Political News” (13 600 followers), “Central Florida Post” (7 700 followers), “Florida Patriots” (1 797 followers) et “Florida Voter Guide” (1 900 followers).
Le site « Trump Supporter Voter Guide” (8 600 followers) et “Trump News” (588 followers), plus bien sûr au sommet « Roger Stone – Stone Cold Truth”et ses 140 000 followers. le compte “Laura Gladstone” Facebook avait son image pillée sur YouTube, celle d’une influenceuse de produits de beauté appelée Melissa55.  Le compte avait fait plusieurs articles sur Wikileaks et Julian Assange (pour attirer la clientèle antifa !!!). La dénommée « Sarah Jameson” sur Facebook avait emprunté son visage au compte @S-jameson82 sur  Twitter.

Il prenait aussi parfois des noms masculins comme « Derrick Zeidman », illustré avec une photo volée au compte ​du dénommé Derrick J. Wyatt. Un compte appelé « Natalie Olivia » avait lui été créé pour promouvoir le site Committee to Restore America’s Greatness et celui de “Roberta Paulson” idem, tout aussi faux pour faire la seule promotion de… Roger Stone ! En même temps, il se faisait photographier, déjà, en Floride,  avec des Proud Boys (ici à droite). Il les retrouvera le 12 décembre au soir Washington …avec leurs leaders respectifs Enrique Tarrio et Ethan Nordean, pas loin du Willard Hotel (ils étaient descendus juste en face, côté 14eme rue… chez le concurrent voisin, pour une fois  !!), en compagnie du  « boy » d’Alex Jones, le jeune provocateur Owen Shroyer, à qui il empruntera le mégaphone (cf ici à gauche et à droite).

Roger Stone, sur Twitter donnera le ton de la réunion le lendemain : « Ils nous disent que cette élection est terminée. Rien n’est fini jusqu’à ce que nous le disions. Nous nous battrons jusqu’au bout », poursuit-il. « Nous avons l’obligation de veiller à ce que le vainqueur légitime des élections de 2020 soit assis. » Autrement dit : je compte sur vous pour faire un coup d’Etat  dans les semaines à venir !!  Résultat, des bagarres émailleront la soirée, avec pour origine… les Proud Boys bien sûr !

A noter que ces petits malins n’étaient pas entrés véritablement dans le JW Mariott, car ils manifestaient alors dans ce qui est le parking d’entrée, facilement accessible, comme on peut le vérifier ici :

L’homme de Blackwater désigné, le petit trapu en chemise grise, on le retrouvera le 6 janvier avec ses collègues descendus du SUV ayant amené Alex Jones de l’hôtel Willard où il avait dormi la veille le long de la 1 st Street SW, près du Garfield Monument… Là où se garent tous les bus de touristes :

On y distingue, devant le JW Marriott, ce 12 décembre, outre le garde du corps flegmatique déjà cité au premier plan, un des sbires de Blackwater d’Alex Jones,  (ce dernier prendra aussi le micro, ici à gauche). Autre personnage extrémiste aperçu au même endroit ce soir là et non des moindres ; Enrique Tarrio, le leader des Proud Boys, accompagné sur la photo par la furie extrême- droitiste du net, la harpie et la hyène hystérique AnnVandersteel. qui se ridiculise à chaque émission (elle joue sur un terrain proche de celui d’Alex Jones, il est vrai…). Histoire de jeter un peu plus d’huile sur le feu, ce soir-là, sans doute (sous la protection tous les deux de Tim Enlow, l’ombre protectrice de Jones !). Ce soir-là également, déjà, flottaient dans la rue de vieux drapeaux, comme celui de Betsy Ross ci-dessous à gauche).

 


On notera au passage que cette terrasse se situe en face également d’une vasque à fleurs (vide à cette époque de l’année) située sur Freedom Plaza, d’où seront filmés le 6 janvier Alex Jones et Owen Shroyer qui s’y arrêteront un temps bref pour tenter de canaliser la foule vers la façade est du Capitole comme ils le souhaitaient (cf ci-dessus). Ces gens-là, le 6 janvier, évoluent donc en terrain connu !!! Une vidéo fuitée (dans le cadre jaune ci-dessous)  est marquée d’une heure bien lisible précise le timing : il est alors 13h31, Trump a terminé son discours il y a 1/4  d’heure à peine et tout le monde présent à l’Ellipse s’attend à ce qu’il vienne en faire un second (en vainqueur !) devant les marches du Capitole… côté entrée officielle, à savoir côté Est, justement. A Jones de les persuader de le suivre pour descendre vers le Capitole, juché sur la vasque à fleurs (pendant ce temps, le groupe de Joseph Biggs des Proud Boys, qui a démarré bien avant la fin du discours a déjà pénétré façade Ouest et renversé les premières barricades) !

Cette propension de Jones à vouloir se rendre à cet endroit, où celle d’Ali Alexander a fait installer des mini-scènes pour retenir au maximum la foule (homme on va devoir plus loin)c, est aussi une preuve flagrante d’un plan pré-établi qui va dégénérer très vite… en l’absence de Trump, qui sait que Pence n’effectuera pas ce qu’il avait espéré (le rejet des votes de 7 Etats clés !). Au premier plan de vidéo dans l’angle ici à gauche de la première vue de montage Google Earth, pour se situer,  c’est Owen Shroyer, l’adjoint de Jones,  lorgnant sur le carrefour avec en face le Centre des Visiteurs de La Maison Blanche (le bâtiment à colonnes au toit de tuiles rouges).

La foule descendra en effet vers le Capitole soit par Pensylvannia Avenue, soit par le Mail, devancée par les groupes factieux (Proud Boys, Oath Keepers), qui ont démarré de l’Ellipse avant même la fin du discours de Trump. Les premières barricades, façade ouest, sont renversées (par des Proud Boys) vers 13H55.

Owen Shroyer, le fidèle double de Jones qui laisse Amazon entretenir son mythe (ici à gauche) laissera largement le micro du mégaphone à Alex Jones, le 12 décembre, comme on a pu le voir, avec à ses côtés Ali Alexander un des principaux artisans des journées du 5 et 6 janvier, et Daniel Bostic, une petite frappe fascisante de Charleston, et l’organisateur lui aussi de Stop The Steal, intervenu (brièvement, c’est un piètre orateur) sur scène le 14 novembre pour la March for Trump sur Freedom Plaza. Bostic et Alexander se connaissent depuis 2013, le second s’appelant alors toujours Ali Akbar (condamné dans sa jeunesse pour vol de cartes de crédit, son  nom complet est en réalité Ali Abdul-Razaq Akbar). Bostic l’avait alors résumé de cette façon : « Akbar était à la fois un libertaire, un conservateur façon Reagan et un journaliste du Tea Party ». Le 20 janvier, après l’échec du coup d’Etat, Bostic tweetait de façon fort amère à propos de Trump : « Trump s’est rendu à Washington pour « vider le marais ». Puis il a embauché le marais. Puis son dernier acte en tant que président fut de s’incliner devant le marais », marquant ainsi une rupture franche entre Trump et l’extrême droite qui avait déjà entonné le thème de la traîtrise, après l’intervention de Trump de 16h17 demandant aux manifestants de rentrer chez eux et cette phrase incroyable sortant  de sa bouche « we love you » (alors qu’il sait qu’il y a eu au moins déjà un mort de leur fait) !! A gauche ici Bostic emmené en golf-car après le discours de Roger Stone devenant la cour suprême, aux côtés d’un homme dont on reparlera dès demain : Salvatore Greco. Ci-dessous la rencontre préliminaire aux préparatifs entre Ali Alexander et Roger Stone en compagnie d’un troisième larron présenter aussi à Washington au Willard : Michael Coudrey, à gauche sur la photo, prise semble-il dans son immeuble de Harlem (on va lui réserver une place ici, à ce Coudrey, pensez bien, avec ses amis admirateurs de croix gammées…, admirez la collection de chapeaux de Stone : mais beaucoup moins encore que le nombre de faux-comptes créés par lui sur le Net !)

Mais en furetant, on a trouvé tout aussi pire encore, dans un autre ordre d’idées ayant son importance, lors de cette soirée mémorable du 12 décembre :

Séquence incroyable découverte en effet, lors de cette manifestation impromptue qui avait suivi la manifestation, pendant un arrêt des supporters de Trump en face du JW Mariott, un de ceux-ci, portant un bonnet de laine marqué « Jay » et un badge à l’épaule gauche, tentera de voler du matériel, carrément, dans le sac à dos d’un reporter estampillé « Press », bien visible aussi sur la casquette du jounaliste, sans que ce dernier ne s’en aperçoive, des manifestants tentant – mollement- de l’en empêcher : quand on vous dit qu’il étaient prêts à tout et à ne rien respecter !! Incroyable !!!  Pris la main dans le sac – à dos ! Les supporters de Trump sont aussi de petits voleurs à la tire ! (la séquence est à 3’32 du début de la séquence) :

« All Acess » : le badge-clé de l’affaire

Revenons vers le fameux Roger. Depuis fin  2019,  Stone était parti de Floride et avait mis en vente sa maison de 325 m2 à 1,59 million de dollars (louée 9500 dollars par mois) et avait dû quitter son appartement de Harlem. Parti, pour aller s’installer… au Willard Hotel !! On l’avait déjà croisé au sortir d’un ascenseur en bonne compagnie, déjà, avant 2018 (et dès 2010 en fait selo d’autres observations), avec une drôle de dame qui n’était pas sa femme, mais une blonde plantureuse, pas vraiment une inconnue non plus car il s’agissait de Kristin Davis, une dame plutôt bien en chair et botoxée, une dame peu recommandable, car elle avait connu (quatre mois) la terrible prison de Rikers Island, plus 5 années de probation pour avoir organisé un réseau de réseau de call girls haut de gamme qui avait participé à la perte en 2008 du gouverneur démocrate Eliot Spitzer (ex-procureur général de l’État de New York, qui affirmait pourchasser la prostitution !). Parmi ses clients un certain… David Beckham (le football rend fou aussi, lire ici pour le vérifier), ou un futur ex-candidat à la présidentielle française… (qui a atterri un temps dans la même prison qu’elle !!). Elle expose et avance  ici à droite ses imposants arguments en avant pour sa défense….  Elle avait aussi été accusée d’usage de cocaïne, on le signale au passage (et aussi de l’ecstasy et du Xanax). « À son apogée, dit-elle, elle avait une liste de 10 000 clients prêts à payer plus de 1 000 $ de l’heure pour du sexe ou de la compagnie. Elle a géré l’entreprise mais n’a pas eu de relations sexuelles avec des clients elle-même, dit-elle. Son équipe l’appelait « Mama Fabulous ». Elle a également développé ses propres sites Web, une compétence qui lui sera utile des années plus tard lorsqu’elle rencontrera StoneEn février 2017, ils ont emménagé dans un appartement spacieux dans un immeuble de Harlem, avec Davis et son fils en bas âge prenant le niveau inférieur, et Stone occupant un deuxième étage rempli du sol au plafond de souvenirs célébrant les deux présidents avec lesquels il est le plus associé : Trump et Richard M. Nixon. Dans sa salle de bain à l’étage, il y a une affiche encadrée d’une femme aux seins nus faisant la publicité « De Kinky Dance Party » dans un club aux Pays-Bas. »

Or, surprise, donc, avant même la première arrestation spectaculaire de Stone (chez lui à Fort Lauderdale) décidée par Robert Mueller, il partageait déjà « un duplex » à Washington même, avait-on dit pudiquement  avec… Kristin Davis ! Et en fait de « duplex », d’où il avait dû partir également (et où il jouait au papy gâteaux avec le tout jeune fils de Davis, ci-dessus à droite).

A peine si on a eu le temps de s’apercevoir qui fait partie des amis proches de l’étonnant couple Stone-Davis : un personnage au crâne rasé qui vient régulièrement les visiter et qui lui aussi, quel hasard, était aussi au Willard Hotel ce jour-là, comme la veille d’ailleurs aussi : il est ici à gauche sur la photo et c’est l’infâme Bernard Kerik, au CV très lourdement chargé d’ancien délinquant devenu le premier flic de New-York… grâce à Rudy Giuliani (cf ici à droite), un homme sulfureux  qui a vécu grassement quelques années des énormes contrats signés aux formateurs de mercenaires en Irak avant de plonger à nouveau pour fausse déclaration d’impôts aux USA !!! Les liens de Kerik avec les gens de Blackwater n’ont jamais fait de doute et on peut donc sans hésiter, grâce à sa notoriété (et son autorité), lui confier la tâche de superviser les équipes de sécurité présentes ce 6 janvier, y compris celles des « Prétoriens  » de Lewis, comme ceux du staff de gardes du corps d’Alex Jones, venu de Blackwater en majeure partie, avec un personnage sulfureux au milieu d’eux que l’on va exposer révéler bientôt ici. Diriger des tueurs est bien dans ses cordes !!! Il était venu applaudir souvenez-vous l’infect assassin des Navy Seals, Edward Gallagher, une brute obsessionnelle selon ses propres camarades, lorsque Trump l’avait exonéré, (en lui rendant même son rang dans l’armée, qui lui avait été enlevé !) Trump l’ayant invité  à Mal a Lago en 2019  provocant la démission outrée du secrétaire de la Navy Richard Spencer ! Kerik lui-même étant gracié juste avant le départ de Donald de la Maison Blanche !!!

Croiser ce personnage au Willard en compagnie des complotistes laisse planer un très gros doute sur l’issue qui était prévue et qui ne devait donc pas exclure un recours à la force… y compris mortelle. Pour la grand’messe de réintroduction de Trump au pouvoir, ce dont ce dernier était persuadé, on n’allait pas invité un enfant de chœur !!! PS: on notera qu’à la réception de Gallagher chez Turning Point USA, en présence de Trump Jr, tout un service de badges d »accès avait été mis en place ressemblant beaucoup à ceux du 6 janvier… avait-on encore une fois fait appel aux services médiatiques de… Joe  Oltmann ? Connaissant cette véritable mafia prête à tout gratter ici et là ce ne serait pas une surprise !

Roger Sone était donc bien au Willard Hotel, où il séjournait toujours dans une suite le 5 et 6 janvier 2021, et elle aussi, ce que l’on prouve facilement avec deux clichés. Le premier (ci-dessus à droite) est celui du couple cité en compagnie… d’un pasteur, Greg Locke, de la Global Vision Bible Church dans le Tennessee, déjà vu vociférant et menaçant ici à gauche le 12 décembre avec Stockton et consorts, (entre James Lyle et Patrick Byrne) tous trois identifiés dans la tente jouxtant la scène de la Freedom Plaza du 5 janvier, juste en face du Willard, donc, les deux premiers arborants le badge VIP fort reconnaissable de l’accès à la manifestation de Washington. On note ici à gauche qu’Alex Jones arborait le 5 au soir le même badge avant de monter sur scène, au même endroit, sur Freedom Plaza. Pour venir du Willard il n’avait eu que quelques centaines de mètres à faire, comme Roger Stone ou Greg Locke (dans l’après midi pour lui). Un autre personnage affichera ce fameux badge (marqué « Guest ») sur sa poitrine : Robert Minuta, l’un des gardes des Oath Keepers chargé de la protection de Roger Stone (déjà cité dans notre épisode précédent). L’homme est aujourd’hui inculpé pour avoir envahi après le Capitole comme on l’a vu (et on va le revoir).

Et puis retenons encre un qui portait le 5 janvier dans la même tente des VIPs de la Freedom Plaza le même passe « All Acess » ; il s’appelait Scott celui-là, Scott Chafian, un barbu très reconnaissable (ici à gauche). Retenez-bien ce nom, on va en reparler bientôt ! Visiblement, lui aussi fait dans la sécurité…. à le voir discuter (cf ici à droite) avec les gens déjà décrits ici la faisant, pantalon beige et blouson noir… lui aussi était donc dans le coup !!!

Minuta, lui, dans la vie civile, est tatoueur, à Newburgh (dans l’État de New York, on va y revenir bientôt) où il a sa boutique (la Casa Di Dolore) tout en habitant… au Texas ! On l’a coincé lui grâce à son usage abusif de l’application de messagerie Signal sur son portable, révélant et ses trajets et ses contacts… dont ceux directement avec  Stewart Rhodes, ce qui les condamne de fait tous les deux ! A gauche c’est un autre porteur du même badge : un des Oath Keeper à la chemise bleue, foulard et gilet « tactique » surmonté d’un gilet matelassé chargé de « protéger » Roger Stone dans ses déplacements. On le retrouvera lui aussi  le soir dans la tente blanche faisant office de loge pour les participants du Meeting sur Freedom Plaza.

La messe, certes, mais sans masque alors !

En 2018, le bon pasteur Greg Locke (j’y reviens), quatre enfants dont deux adoptés, avait divorcé après que l’on lui ait découvert une relation avec une jeune femme surnommée « Tai », une de ses assistantes à l’église… « l’effet Stone » sans doute !!! Depuis Greg Locke s’est fait plutôt remarquer pour ses postions tranchées sur le Covid19, affirmant en 2020 que pour lui c’était une « fausse pandémie ». On se demande chez lui combien de morts aurait fait une vraie : les américains ont dépassé les 800 000 morts désormais !! Pour lui, par exemple, le vaccin est une »potion expérimentale » … Le décès en avril (du Covid19) d’une de ses ouailles, Coburn Kennedy, un homme issu d’une famille connue de musiciens de Nashville (il se faisait appeler sur scène Ken Kennedy, ici à gauche, et il était fort apprécié sur place) avait révolté une partie de sa famille qui accuse aujourd’hui Locke de l’avoir facilité en ayant répandu de la désinformation sur le virus.. Et en repoussant vertement hors des murs de son église de Mount Juliet, Tennessee, ceux qui portaient un masque !!! Transformant effectivement le lieu de prière en parfait cluster exterminateur !!!  Ces derniers temps elle avait été taguée du slogan  » vos mensonges coûtent des vies » … ou « repent » (ici en haut à gauche) !!! Ou celui-ci de slogan, le mêlant à un autre personnage promis à l’enfer…avec lui.  Ce n’est pas une surprise, cette position extrémiste de sa part. Le 6 janvier, on le rappelle, il avait tweeté « nous devons nous battre », « Cela signifie la guerre », « Préparez-vous Patriotes, les choses sont sur le point de devenir folles » et « ce sera un événement aux proportions épiques ». Lui aussi avait incité à l’émeute !!! Incité à promouvoir la haine par quelqu’un venu le voir en août 2020 à Mount Juliet même : Roger Stone en personne !!! Encore lui !

Le site Friendlyatheist.patheos.com y a perçu de quoi sourire encore une fois ne écoutant les insanités et les bêtises débitées au micro par Stone lors de son sermon… fort politique : « le discours commence vers 20’33 de la vidéo. Je ne peux en citer aucune partie parce que tout cela est tout simplement insensé. Ce n’était même pas un sermon. Il y a eu des mentions superficielles de Jésus, mais ne vous y trompez pas, il s’agissait d’un rassemblement politique au profit de Trump. Si l’IRS était mieux doté en personnel et prenait ses propres politiques au sérieux, cette église perdrait son statut d’exonération fiscale. Stone a « prêché » contre le juge dans son affaire, le président du jury, Hillary Clinton, James Comey, les procureurs fédéraux, Michael Cohen, etc… Il a insisté sur le fait qu’il n’avait rien fait de mal alors que la documentation de ses crimes était depuis longtemps publique. La partie la plus ironique a peut-être été lorsqu’il a déclaré que Trump l’avait sauvé de la prison pendant la crise du Covid, ce qui, selon lui, aurait été une « condamnation à mort »… la foule semblant ne pas porter de masque ou respecter de distanciation sociale. » A peine si on avait remarqué (c’est la seconde photo ici à gauche) avec qui avait débarqué dans le Tennessee Roger Stone: Kristin Davis (toujours aucune trace toujours de Nydia) !! La reine des prostituées venue applaudir le pasteur !! La représentation moderne de la pécheresse Marie-Madeleine ??? La « pénitente » devenue disciple ? En voilà un thème de réflexion pour les chrétiens nationalistes !!! Le résumé de l’ère Trump en deux personnages, en quelque sorte ! Drôle de profession de foi, mais il est vrai aussi que pour lui l’être humain plus proche de Dieu est un vendeur d’oreillers… (ici à droite) ancien addict à la cocaïne !!!! Manquerait-il à ce point de discernement, ce bon pasteur  Locke ? Ou bien est-il devenu complètement fou ??? Chez Twitter on a fini par s’en apercevoir : mais tardivement : il n’a été banni que le 14 septembre dernier seulement… alors que ça faisait un bout de temps qu’il avait déjà disjoncté !!!

Autre effet Stone : quand il est parti de Floride (mais sans sa femme et avec bagages), ce dernier avait laissé derrière une belle ardoise à l’Etat : le tribunal fédéral de Fort Lauderdale, en Floride annonce au printemps dernier en effet que le couple a sous-payé son impôt sur le revenu de plus de 1,5 million de dollars de 2007 à 2011, plus de 400 000 dollars au seul nom de Stone pour ne pas avoir payé entièrement sa facture d’impôt en 2018. Selon l’AP, le 17 avril 2021, « la plainte allègue que le couple a utilisé une entité commerciale connue sous le nom de Drake Ventures  (ça durait en fait depuis 2006 !!) pour «protéger leurs revenus personnels de la collecte forcée» et pour financer un «mode de vie somptueux». « Malgré l’avis et la demande de paiement, Roger et Nydia Stone ont échoué et ont refusé de payer le montant total du passif », indique le document ». Il est resté forban jusqu’au bout !!! Un escroc véritable ayant bénéficié de l’impunité présidentielle en fin de parcours ! A gauche ici l’arrivée du FBI en canot pneumatique devait le ponton de la villa.

Admiré par une émeutière (et sa maman)

Roger Stone résidait bien à demeure au Willard, depuis plusieurs mois, en bonne compagnie (on le constatera plus en détail très prochainement), et les preuves s’accumulent contre lui comme préparateur principal avec Giuliani du complot du 6 janvier. Ainsi la photo aujourd’hui de Kristina Malimom, mise en ligne le 24 décembre 2020, soit 12  jours après la « MegaMillionMarch« , et prise encore une fois dans le célèbre hall d’entrée aux piliers fauteuils et moquette reconnaissables (elle a aussi posé avec Candace Owens ou Kristi Noem deux supporters de Trump, la seconde ayant promis à Trump son effigie au mont Rushmore en cas de réélection !!!). Elle le félicitait alors d’avoir été gracié par Donald Trump. Or cette même Malimom, représentante des jeunes républicains de l’Oregon, inscrite chez Turning Point USA (de Charlie kick), organisatrice de la parade en bateaux pro-trop sur la Willamette River, en août 2020 (où un bateau -non participant,,avec une famille à bord – avait coulé !), participante comme « observatrice » au dépouillement de Georgie (?). Malimom, donc, qui est aussi d’origine… Moldave, a été arrêtée avec sa mère qui s’appelle effectivement Yevgeniya Malimon, pour avoir envahi toutes deux le Capitole, le 6 janvier !! Les deux avaient été décrites en pleurs au commissariat par un autre émeutier arrêté lui aussi ! Ici à droite, on croise Kristina Malimom sur Freedom Plaza le 5 janvier déjà, la veille de l’assaut, en donneuse de leçons, doigt levé… inconsciente de ce qui l’attend le lendemain !

De fêlée en fêlée, les fans sans cervelle de Roger

Roger Stone aura au final été trahi par ses admiratrices et leurs selfies flattant son égo vraiment démesuré. Dont de bien pires encore que celles déjà citées. Ainsi le 6 janvier avec un autre post d’une visite effectuée la veille ou le jour même d’une autre fan, une jeune mère de famille fanatique de Trump et portant un t-shirt pro-Assange (???), à savoir la dénommée Leslie Kirschenbaum, le genre de (jeune) mère de 4 enfants qui se voit comme une éternelle adolescente et s’habille en conséquence également (cf sa tenue ici avec Stone dans le hall bien reconnaissable où se situent les ascenseurs du Willard, avec la déco en arrondi au fond du couloir). Elle nous donne un autre indice intéressant pour démontrer que la marche pro-Trump de Stop The Steal n’était que la première répétition du 6 janvier : c’est en effet elle qui y a filmé à cette date Alex Jones, à l’intérieur des ascenseurs vieillots de marque Schindler et si reconnaissables, ceux à l’intérieur du Willard Hotel ! Ci-contre les deux clichés de la démonstration, avec la vidéo de la visite d’un des ascenseurs montrant exactement le même plafonnier (cf ici à gauche) !!!

Kirschenbaum est vraiment une fêlée véritable qui n’a pas hésité à filmer agonisant son propre père, appelé Hector Prieto, atteint du Covid19  et ayant reçu pour cette raison des soins à l’hôpital d’Orlando (cf ici à droite), en déclarant que « les protocoles des médecins l’ont tué », alors qu’elle avoue dans le même post qu’il ne s’était pas fait vacciner auparavant (et elle toujours pas, non plus, ni ses enfants !)… comment peut-on oser utiliser et exploiter ainsi la mort de son propre père laisse pantois (aucune pudeur, aucun respect : c’est pourquoi je mets pour une fois en ligne un cliché odieux, le sien), et cela en dit long sur les supporters d’un président lui-même devenu complètement fou !! Depuis et sans surprise non plus elle a enfourché de nouveau au galop le cheval des anti-vaccins… à croire que la mort de son père ne lui a rien fait admettre ni comprendre ! Les 800 000 morts américains ne lui suffisent toujours pas  !!!

Et comme elle n’est décidément pas une lumière, c’est elle qui prend en photo Alex Jones et s’en vante sur les réseaux, au petit matin du 6 janvier, un Jones s’en allant prêcher la mauvaise parole (il arpentera péniblement la distance entre l’Ellipse et le Capitole, en boitillant bien bas, la jambe droite bien raide, visible ici à droite (un excès de pilules nutritives ?) s’arrêtant entre deux pour mettre en marche son mégaphone, suivi par Jonathan Owen Shroyer, un Jones attendu au bas du Willard par un gros SUV loué par l’organisation. A ses côtés, deux gardes du corps dont on  apprendra un peu plus loin qu’ils viennent de chez chez Blackwater, le noir à lunettes portant la tenue de rigueur décrite plus haut…,le petit trapu plus âgé en veste beige, aperçu le 12 décembre en face du Willard,  on le croisera plus tard également. Alex Jones a donc dormi la veille au Willard Hotel, ses gardes aussi certainement (on le confirmera demain !), ce dont on se doutait fortement  après sa séance d’interview de Flynn dans la suite loué par le couple Stockton !! Car on est venu le chercher  au même endroit que le gros SUV venu chercher Giuliani et Eastman (ici à gauche), qui seront présents eux sur la scène de l’Ellipse pour chauffer le public dans l’attente de l’arrivée de Donald. Ils arriveront sur place en compagnie d’un autre personnage très important, car lié étroitement à Donald Trump, monté dans la même limousine, comme vous le verrez bientôt ! Chauffé à blanc, le public ne retiendra qu’une chose de ces prestations incitatives à la casse : de foncer vers le Capitole, pour empêcher Biden d’être intronisé officiellement… par un véritable coup d’Etat violent, et la prise en otage de toute l’assemblée exceptionnelle réunissant sénateurs et congressistes, le seul moyen d’y arriver avec un Pence resté au grand dam de Trump constitutionnellement loyaliste !!

C’était cela, donc, le plan tordu ourdi dans l’ombre de l’hôtel Willard !!! Un plan dans lequel le falot Eastman avait plus d’importance que prévu, comme on la aussi découvert récemment grâce à l’ouvrage de fond paru le 15 septembre dernier, signé conjointement Bob Woodward et Robert Costa et intitulé « Péril ». Car péril en la demeure il y avait, en effet. Trump tentait ce jour là une ultime entourloupe politique, pour inverser les résultats en  sa faveur, qu’il pensait pouvoir faire appuyer par une action de force venue de l’extérieur, une occupation des lieux, si çe ne se passait pas comme prévu. Un coup de pouce en quelque sorte… Ou plutôt comme imaginé par Eastman et sa réinterprétation toute personnelle de la Constitution US  ! Le pays et sa démocratie ont failli périr grâce à cette tête d’ahuri-là, ici, à droite… !!!

Tout cela rédigé dans un  hôtel dans lequel demain nous découvrirons plus en détail la suite louée depuis effectivement plusieurs mois, comme on vient de le découvrir, par.. Roger Stone !

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