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Le coup d’état de Trump du 6 janvier : les preuves s’accumulent (1)

Dans une série de 5 épisodes intitulé « anatomie d’un coup d’état » parue début février dernier (*), j’avais particulièrement suivi une série d’individus, les comploteurs d’un renversement du pouvoir par une action de force concertée, parmi lesquels avait émergé un nom, Dustin Stockton, qui se présentait comme constructeur de la barrière censée ceinturer la frontière mexicaine, dont il n’avait réalisé que quelques hectomètres avant de partir avec la caisse… J’avais alors déterminé qu’il était resté durant toute la période d’agitation précédant les 5 et 6 janvier à l’hôtel Willard, organisant avec l’aide de Rudy Giuliani un complot véritable destiné à inverser le résultat de l’élection en forçant notamment Mike Pence à renoncer à la parution des résultats dans 7 états-clés, et les invalider même. Depuis, d’autres détails, photographiques notamment, et le blog de Seth Abramson (à qui j’avais transmis avant parution mes découvertes (1) ) permettent de mettre en lumière ce coup de force prémédité à parti d’un QG situé toute en haut de l’hôtel Willard et sa position stratégique car donnant sur Pensylvannia Avenue (2), qu’ont remontée une partie des conjurés, les fameux Proud Boys, partis de l’obélisque du Washington Monument, appelés à la rescousse par Donald Trump, passant eux epar le Mail.

Encore un fois, c’est l’étude photographique dans le détail, la même que j’utilise pour traquer les avions bourrés de cocaïne, qui nous permettent de cerner pas moins de trois lieux différents au sein du même hôtel. C’est cela la nouvelle découverte. Pas moins de trois suites, voire 5, occupées au 1401 Pennsylvania Avenue, soit à 500 mètres à peine de la Maison Blanche !! Des chambres, en prime, une vue imprenable sur l’Ellipse où se tenait le meeting déclencheur de l’émeute, après les propos incendiaires d’un Donald Trump devenu complètement fou, aigri, vindicatif et irresponsable. Après lui, le déluge, c’était ça aussi son intervention  !!! Commençons par ce qu’a noté Abramson : c’est d’abord une copie d’écran faire sur le site InfoWars d’Alex Jones, en train d’interviewer le 5 janvier au soir Michael Flynn un des leaders des complotistes… et adepte de QAnon, on le rappelle (photo-ci-dessus (3)).

En furetant davantage, je vous ai retrouvé le tableau concerné, qui après être resté un temps dans un couloir (où je l’avais retrouvé grâce un avis ancien de client sur Trip Advisor (???) a fini par être accroché dans une des suites luxueuses de l’hôtel, celle du Matthew Perry, les conjurés, plus nombreux qu’on le pensait au départ, n’ayant pas lésiné sur la dépense comme on va le voir. Ici la visite en vidéo de la suite, au téléphone portable. Et ici en 3D, d’où sont extraites les photos ci-dessus et ci-dessous). Pour se situer dans l’immeuble, voir ici.

Et comme le couple Stockton-Lawrence est un duo d’imbéciles complets, la donzelle poseuse, grande fan de selfies, n’a pas résisté à poster le 12 janvier qui a suivi une photo d’elle prise au même endroit, dans la suite, à l’autre bout de la même pièce, côté rue, cette fois (ici à gauche) !! Affligeante de bêtise crasse, car donnant ainsi une preuve irréfutable de sa présence dans les lieux !! On compare facilement (ci-dessous) les détails en effet (mêle la lampe, qui a servi à faire la vidéo avec Michael Flynn !) :

Et comme l’intelligence ce n’est pas son fort mais son égo démesuré si, la selfieuse compulsive en a posé une autre, hélas pour elle, dans un couloir tout aussi réparable facilement (ici à droite; merci TripAdvisor !), grâce à son épaisse moquette d’un style discutable mais si reconnaissable… Bref, par deux fois elle s’est condamnée toute seule et son mari pas plus subtil avec (le corsage léopard indiquant que les clichés ont bien été pris le même jour en ce qui la concerne) !!

Avec pareil crétins, la justice US ou le Congrès n’auront aucun mal à prouver leur implication dans le complot fomenté par Donald en personne, via ses affidés (ne serait-ce qu’en cherchant côté dépenses en chambres d’hôtel, ce qui commence être fait il semble) !! La même donzelle officiant l’après-midi du 5 janvier sur scène, rappelons-le, pour exhorter les troupes de fidèles de Trump à combattre le lendemain au Capitole (à droite ce sont deux photos de leur intervention lors de la « MegaMarch » du 12 décembre 2020) !!! Elle, fan de Benjamin Netanyahu, qui entamait sur Tweeter le 26 novembre 2020 un beau couplet antisémite ayant pour cible… Georges Soros bien sûr !! Voici comment elle présente ben effet Trump cette après-midi là : »Il se tient sur ce qui est juste et juste et plus votre combat est juste, plus votre combat est juste, plus la terreur et les gens vont venir contre vous. Et c’est ainsi que vous savez que vous faites la bonne chose et que vous êtes du bon côté de l’histoire. Vous êtes tous ici aujourd’hui du bon côté de l’histoire. Nous sommes les pères fondateurs de notre temps, nous nous dressons contre les mondialistes malfaisants tels que George Soros, qui pense qu’il possède nos politiciens, qui pense qu’il possède le juge en chef John Roberts à la Cour suprême. Nous n’avons pas besoin de George Soros dans nos vies. Nous n’avons pas besoin de mondialistes dans nos vies. Nous n’avons pas besoin de la grande réinitialisation. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de Jésus-Christ et de la vérité »…. Trump étant bien sûr l’envoyé de Dieu, selon son concubin Dustin : « vous savez ce qui fait la grandeur de l’Amérique ? Notre croyance en Dieu. Et vous savez pourquoi Dieu Donald Trump a rendu l’Amérique encore plus grande, c’est parce qu’il a ramené Dieu dans ce bureau ovale. Il a ramené la prière au Bureau ovale. Et il a ramené cette ambassade à Jérusalem, sa demeure légitime » (…); Ah, si on invoque Dieu, en se déclarant de son coté,  on peut tout se permettre alors… On verra plus loin que cette notion de « guerre de religion » a été plus présente qu’on ne le pense en général, ce terrible 6 janvier !

« Joe Biden ne sera jamais Président »

Et lui donc d’entonner juste après un couplet sur la victoire « illégitime de Biden  « Et c’est pourquoi nous allons rester forts avec Donald J. Trump jusqu’à ce que cette élection soit renversée et que la vérité éclate que Joe Biden n’a pas gagné. Il ne sera jamais président des États-Unis. Et nous serons aux côtés de Donald J. Trump pendant encore quatre ans. Nous nous appuierons sur la vérité. Et nous, en tant que chrétiens dans une nation chrétienne, nous tiendrons sur les principes des dix commandements. Et nous nous appuierons sur les Pères Fondateurs et sur ce qu’ils croyaient. Quand ils n’ont pas pu le faire, ils se sont tournés vers Dieu. Ils se sont agenouillés et ont commencé à prier. Et c’est ce que nous devons tous faire ici. Nous devons prier, et nous nous tenons simplement debout, et peu importe ce qu’ils disent de vous, peu importe ce qu’ils disent de chacun d’entre nous, nous devons nous tenir sur ce qui est juste et ce qui est juste ». Le sophisme est gros, sinon énorme; mais il va s’avérer assez efficace pour inciter les émeutiers à aller dévaster le Capitole. Puisque Dieu est avec eux (Stockton « en mission pour le seigneur » – façon Blues Brothers – s’appuyant sur deux pasteurs notamment : Brian Gibson et Greg Locke.) !

Le premier, fondateur de peaceablygather.com, avait de bien étranges amis…que l’on croisera bientôt  (4)- l’un d’entre eux s’appelant Ali Alexander – et sa femme et sa propre fille y étaient fort actives). Il est ici en plein discours sur Freedom Plaza lors du meeting du 5 janvier (ici à droite, avec en fond… le Willard Hôtel, à portée de sono – on distingue sur lui le fameux logo  !). Car c’est aussi un pasteur qui s’inscrit dans la mouvance de l’obscur Black Robe Regiment, dont on va être amené à parler plus loin ici…  (5)

Et lui aussi se fera héberger au Willard Hotel dans un endroit, bien reconnaissable avec son salon en arc de cercle, ce qui est plutôt rare (nous allons y revenir plus loin à aussi, après un long détour), en compagnie de l’extrémiste de droite Matt Couch, devenu chauffeur de salle sur scène, le 5 janvier au soir (et bien plus comme on va le voir), et de… l’inévitable Roger Stone, toutes bretelles sorties. La photo ci-contre à gauche en fait foi. Un cliché de l’endroit pris sous un autre angle nous montre la configuration des lieux, dans lesquels on va noter tout de suite les éléments qui vont nous servir un peu plus loin dans notre démonstration : la salle où sont disposés le tableau et le divan à coussins séparés et en effet circulaire…  et une marqueterie fort particulière au sol avec un tapis tout aussi voyant. Roger Stone, sans même s’en apercevoir, vient de nous offrir sur un plateau l’un des éléments fondamentaux permettant d’affirmer qu’il s’agissait bien d’un coup d’Etat, qui a mis en œuvre de gros moyens logistiques comme on va le voir (et dans lequel lui-même va exercer n rôle majeur). C’est à dire plusieurs étages du même hôtel réquisitionnés. Nous retrouverons un plus loin où se situe exactement cet endroit au Willard Hotel.

Couch était déjà lui aussi présent le 12 décembre 2020 au meeting des Women for Trump, véritable tremplin du 5 janvier (cf ici à droite), et il a présenté toute la soirée les « invités » du meeting du 5 au soir, se terminant par un Alex Jones déchaîné parlant au final de… Dieu ! Des propos attisant l’émeute, de sa part, à coup sûr : « nous avons seulement commencé à résister aux mondialistes. Nous avons seulement commencé notre combat contre leur tyrannie. Ils ont essayé de voler cette élection devant tout le monde (…) Je ne sais pas comment tout cela va se terminer, mais s’ils veulent se battre, ils feraient mieux de croire qu’il y en a (en face d’eux) « … des propos incendiaires relevés ici par Frontline. Le lendemain, son site Infowars en rajoutant une couche : « nous déclarons 1776 contre le nouvel ordre mondial… Nous devons comprendre que nous sommes attaqués, et nous devons comprendre qu’il s’agit d’une guerre du XXIe siècle et nous mettre sur le pied de guerre…. » le mot était lâché par cet attiseur  perpétuel de haine, qui avait eu, autant le rappeler maintenant, c’est le bon moment, il me semble, ce qui était alors le futur président en direct de la TrumpTower dans son émission du 2 décembre 2015  !!!  On a tendance à l’oublier !!! Les deux ayant été mis en contact personnellement par… Roger Stone, le pilier de l’opération !

A noter qu’au milieu de son discours décousu, Stockton argumentera en parlant de Donald que « c’est lui qui a combattu les mondialistes (ce qu’appuiera Jones le lendemain à laisser entendre que ce sont les mêmes éléments de langage qui ont été distribués, tout frais sortis du Willard Hotel !) . « C’est lui qui a pris en charge le complexe militaro-industriel » (les précédents présidents ne s’appuyant pas dessus, bien sûr, à se demander combien d’entreprises Industrielles militaires ont été fermées : aucune, par Obama ou ses prédécesseurs).
« C’est lui qui a mis fin aux guerres au lieu de les commencer. Il est l’Amérique d’abord, et nous sommes l’Amérique d’abord. » 
Quelques mois plus tard les mêmes supporters décidément atteints d’Alzheimer précoce reprocheront à Joe Biden d’avoir mis fin à la présence US en Afghanistan… Allez comprendre ces girouettes médiatiques !!!

A droite ci-contre c’est Dustin Stockton, le 12 décembre avec CJaye Le Rose, du «  »Deplorable Choir (on reviendra plus loin sur son cas), une chanteuse copine de Chad Prather, autre comédien conservateur bien crétin s’activant beaucoup sur Blaze Media (une chaîne radio fondée par Glenn Beck!), un hurluberlu de plus qui se présente aujourd’hui comme candidat gouverneur du Texas (ici à gauche sur Twitter il illustre son avis sur la peur de l’avenir d’une vidéo tournée montrant l’arsenal ahurissant dont  il semble disposer (en fait ça semble être le musée de Fort Alamo ou plutôt chez un armurier)  et arborant un t-shirt « Defend the Police « : encore un  grand malade des armes !). Mais aussi avec Anna Khait, la YouTubeuse d’origine russe, connue pour sa participation  à la  Saison 32 de Survivor, joueuse invétérée de poker et  grande disséminatrice de fakes news, mais aussi membre du Project Veritas (d’un autre imbécile encore, O’Keefe mis en cause récemment pour le vol de l’agenda d’Ashley,  la fille de Biden), et… avec au milieu sur la photo Jack Posobiec, antisémite notoire, celui qui s’était déguisé en « antifa » dans une manifestation en tenant à bout de bras une pancarte « Rape Melania » (lire ici), pour discréditer le mouvement… Dustin Stockton, encore un qui sait s’entourer, il n’y a pas !! Nous allons les recroiser bien sûr tous durant cette longue enquête.

Giuliani trahi par… sa moquette !

D’autres clichés sont apparus en juillet dernier grâce au formidable travail de fond effectué par Seth Abramson que l’on salue au passage. Trois photos, notamment, montrant chacune Rudy Giuliani en plein effort de préparatifs… ou de complotisme  (il devait s’exprimer le 6 sur le podium de l’Ellipse juste avant Trump, en compagnie du  juriste John C. Eastman, l’homme aux cheveux  blancs et chapeau, rappelez-vous). Dans la première photo, on le retrouve donc  dans une chambre d’hôtel, assis derrière une table ronde lui servant de bureau, entouré par des personnes bien reconnaissables repérées une par une par Abramson. Comme par exemple en face lui l’incroyable Russ Ramsland, souvenez-vous aussi; cet analyste de pacotille qui avait tenté d’expliquer de fumeuses manipulations d’ordinateurs  via l’Internet, et un serveur situé en Allemagne à Francfort, l’origine d’un hoax ridicule sur les élections US de 2020 : aucun ordinateur de tabulation des résultats n’ayant  été connecté à Internet ce soir-là sa théorie ne tenait pas la rampe une seconde ! Avec lui on a eu affaire encore une fois à un hyperdoué du dialogue en direct sur le net : se montrant ainsi candidement derrière la caméra de son portable pour convaincre les gens de ses délires avec derrière lui un environnement ultra-reconnaissable, celui d’une chambre appelée « King Room », dans l’hôtel Trump de Washington, où la moyenne des tarifs est de 652.98 dollars la nuit !!! Que penser d’un tel clown prétendu spécialiste de la cybersécurité révélant en un  seul cliché l’endroit d’où il postait ses élucubrations ??? La même chambre où similaire où l’on avait aperçu Michael Flynn et Sydney Powell !!

De l’importance de la moquette…

Retenons plutôt aujourd’hui le décor de la chambre de Rudy, et attachons nous aux détails comme la forme de l’encadrement du miroir ou celle des chaises, aux dossiers ouvragés et sculptés de manière fort reconnaissable. Comme l’est aussi le dessin particulier de la moquette (cf ici gauche) ! On s’en servira un peu plus tard pour savoir laquelle c’était, de chambre, car pour ce qui est de l’hôtel ou nichait Rudy… c’était aussi le Willard, vous vous en doutez. On trouvera aussi quelques épiphénomènes, à savoir  d’autres hôtels encore, mais subalternes tant ces préparatifs avaient enrôlés du monde (enfin pas si annexes que ça quand on va savoir à qui il devaient servir !). Nota ; l’homme en noir on identifié vu de 3/4 dos en noir est peut-être bien James Lyle, lui aussi intervenant sur scène le 12 décembre précédent (ici à droite). Ce n’est autre que le compagnon actuel d’Amy Kremer, qui a « confirmé que Trump les a invités au rassemblement le 6 janvier, ce qu’il est devenu la tournée nationale en bus du 5 janvier. Il mentionne également comment la fille d’Amy, Kylie, était à Washington pour organiser le rassemblement ».  C’est audible ici. Les deux étant depuis nommées en effet par l’enquête du Congrès comme organisatrices de l’événement ayant conduit à l’émeute ! Lyle, il faut le signaler, était devenu soudainement riche : il avait obtenu en juin 2017 la bagatelle de 833 000 dollars de dédommagement (sur le million demandé) pour une affaire de diffamation touchant le Tea-Party « dans une affaire de diffamation âprement disputée contre le Tea Party. Patriots, Inc. (« TPP ») et son employé bénévole, Lee Martin. M. Martin était le mari de la cofondatrice et membre du conseil d’administration du TPP, Jenny Beth Martin ». « En utilisant un faux profil, M. Martin a posté sur le mur Facebook d’un militant du Tea Party que James Lyle avait agressé la fille adolescente d’Amy Kremer et qu’Amy Kremer avait expulsé sa fille de la maison pour avoir signalé l’agression à la police. Tout le message était faux. M. Lyle n’a pas agressé la fille et n’a jamais été accusé de l’avoir fait . » En dehors du fait, ça montre surtout l’ambiance qui régnait au sein du Tea Party ou Amy Kremer était loin de faire l’unanimité !!

La commode de Kylie

La dénommée Kylie Jane, la fille d’Amy, une des organisatrices du grand raout du 6 janvier, se fera piéger deux fois par sa présence au Willard. Une première fois le 5 janvier en direct à la télévision, sur C-Span, dans  une chambre à la moquette et à aux rideaux connus, auxquels on a ajouté une commode « maison » refaite à neuf, la marqueterie rénovée ou semblant même simplement recouverte de peinture plus claire, et aperçue auparavant  dans un couloir de l’hôtel comme support de téléphone à l’ancienne en bakélite, sur des clichés antérieurs pris par des clients et mis en ligne sur Trip Advisor (ici à droite). La même commode a été un temps disposée dans une chambre plus ordinaire, en dessous d’un miroir (qui lui aussi va devenir itinérant comme on va le voir) et derrière un petit bureau (cf ici à gauche)  : bref elle appartient bien à l’hôtel !! La séquence est ici en vidéo. On trouve toujours une autre intervention, assise dans un sofa de petite taille aux accoudoirs en ligne courbe, comme celui aque l’on apercevra bientôt dans le salon de Roger Stone, ou celui de la suite de Rudy Giuliani, avec le même type de rideaux, au design similaire, en fond. C’est donc bien encore une fois au Willard. Il n’y aucune doute, cette fois elle a été trahie par… les rideaux derrière elle, comme le montre la photo de la même chambre (ici à droite) glanée dans Trip Adisor. Seule la lampe a été déplacée et changée : elle a été empruntée à une des suites de plus grande superficie (ex. ici à gauche).  L’affichette « Stop the Steal » mise en évidence montre que la seconde date serait plutôt antérieure à janvier 2021 : c’est en effet du mois de novembre précédent . L’opération « Stop the Steal » est apparu en septembre-octobre et a été marqué par la MegaMarch du 14 novembre, tenue elle aussi au final à Washington. Au départ, la mère (ancienne membre du Tea-Party) et sa  fille, toutes deux de Women For America First avaient lancé au départ un compte Facebook anodin appelé “Boot Pelosi” qu’elles avaient promptement transformé en « March for Trump« , une fois Trump battu,  c’était devenu ensuite « Stop The Steal », immédiatement adoubé par Alex Jones, tablant sur la rumeur infondée de tripatouillages électoraux. Cela démontre en tout cas que le Willard avait déjà servi de tête de pont à cette époque pour soutenir Trump, ce que j’avais subodoré depuis février dernier. Et que c’est bien dans l’organisation des Kremer (et d’une co-organisatrice, nous verrons laquelle bientôt) qu’il faut chercher les prémices de celle du 6 janvier. Ci-contre à droite encore une preuve qu’au Willard au lieu de tout rénover, on change régulièrement les meubles de place. La commode étant auparavant dans ce couloir, avec un tapis fort voyant. Et quant à savoir à qui Kylie Kremer communiquait en priorité la nouvelle, sans surprise on découvre que c’est dans l’émission de la  » War Room » de Steve Bannon, bien sûr, la preuve en images ici à gauche. L’important à retenir étant que la fille Kremer, comme ka mère certainement est déjà présente dans les lieux, plus d’un mois et demi avant l’événement principal et ses (longs) préparatifs !!!

Aujourd’hui plus rien ne va plus entre ces organisateurs, Kylie Jane ayant déposé plainte contre… Alex Jones pour l’avoir malmenée le soir du 11 décembre, la veille de la manifestation du 12, donc. Il l’aurait menacée ce soir-là de la balancer hors des planches de la scène le lendemain ! Selon elle, la scène serait passée.…juste  devant le Willard Hotel ! C’est un dénommé Scott Johnston, qui conduisait Kremer ce jour-là, qui a vendu la mèche cette fois-là : « lorsque Johnston a conduit Kremer à l’hôtel et a déchargé leurs bagages, Johnston allègue que Jones les a approchés. « Il n’arrêtait pas de crier: » Je vais le faire. Je vais le faire. Je vais prendre le relais « , vous savez, des mots dans ce sens », a déclaré Johnston ». Jones étant alors le 12  au National Mall pour la « Jericho March »… Jones aurait aussi menacé l’organisatrice de  » Stop theSteal« , Cindy Chafian (dissidente de Women for America First, dont-on va aussi reparler plus loin ici) afin d’être certain de pouvoir monter lui-même sur scène le 5 janvier. A droite ici c’est le 11 janvier Stockton et Jones… devant le Willard. Visiblement, Jones préfère les amitiés… masculines !

La désinformatrice télé était sur place !

Il y a aussi une surprise sur ce premier cliché : une dame brune plutôt jeune, en robe corte grise et corsage moulant noir s’apprêtant à dévorer un chocolat ou un petit en-cas. Ce n’est pas  l’assistante habituelle de Rudy, la très jeune Christianné L.Allen, déjà partie suivre d’autres sirènes depuis à Lynchburg, en Virginie  (au Fairkirk Center de Jerry Falwell Jr, ancien pasteur de l’Evangelical Christian community. pris dans un scandale sexuel, et Charlie Kirk). Kirk et Falwell semblent avoir divorcé depuis…
Allen, une sacrée entubeuse, (lire ici ses exploits) est ici avec le pasteur David Harris Jr (copain avec Mike Lindell le 6 janvier sur l’Ellipse !) Giuliani, qui a toujours eu beaucoup de gout, l’a immédiatement remplacée par Todd Shapiro, dont l’agenda bien fourni comprend les Hooters de Long Island et de New Jersey, Bagel Boss,
Crazy Donkey, et Hampton Shoe Vixen : la classe, non ?

 

La célèbre Wonkette ne l’avait pas raté, Rudy, en révélant le mot de passe
d’un dossier important qu’il avait envoyé par mégarde à une autre personne que celle voulue. Il avait mis « assword« … résumant ainsi ses préoccupations du moment !!! Harris, qui était au premier rang lors du discours de Trump du 6 janvier (avec son pote Lindell, c’est aussi l’ami d’Alex Jones !), a lui fait des siennes depuis : lors d’un vol d’American Airlines, il a ostensiblement refusé de porter un masque, bloquant ainsi tout le vol, et a été depuis interdit de séjour sur la ligne !

Le 10 août, il se baladait dans Chicago Airport en prenant des selfies en se montrant très fier de ne toujours pas porter de masque (notez le nom de l’envoyeur dutweet). La bêtise des supporters de Trump n’a aucune limite, mais ils arrivent encore à nous surprendre, régulièrement !!! Le grand cirque continue !!! 

 

Deux fausses journalistes au cœur du complot

En parlant de cirque, la dame en jupe présente aux côtés de Giuliani s’appelle donc Christina Bobb, celle auprès de Rudy, elle affiche la double casquette d’avocate et de journaliste sur la chaîne controversée et fort trumpiste OAN, la coéquipière de l’ineffable Chanel Rion (elles se présentent ici à gauche comme plutôt comme complices à l’antenne). Je l’avais déjà repérée, celle-là,  le 29 novembre 2020, avant même l’émeute, donc, déployant une bien étrange activité journalière : « le matin elle prépare ses dossiers d’avocate avec et pour Rudy et dans la journée elle les reporte comme news exclusives à l’écran : de la toute première main… et un manque d’éthique flagrant » de sa part, avais-je écrit alors ! Comme formation au journalisme elle affiche sur son CV avoir travaillé pour le département communication du Homeland Security, sans plus (avait elle a été Judge Avocate dans la Navy dans un pose en Afghanistan puis chez Higgs, Fletcher, & Mack LLP à son retour à San Diego. Sa copine Chanel a disparu des écrans ces derniers mois, mais on en connaît la raison : une certaine excroissance apparue au niveau du ventre (ici à droite)… qui l’a empêchée de sévir pendant quelque temps sur les ondes… et c’est tant mieux. Depuis, un bébé est apparu, qui semble être un garçon, qui est né en juin, si bien dès le mois d’août elle reprenait… la désinformation. Pauvre enfant aussi, car elle s’est trouvé une nounou masculine un peu âgée, sinon gâteuse, d’après le cliché qu’elle a elle-même sur Instagram (ici à droite)…  Les deux en tout cas sont partisanes à un point inimaginable et foulent au pied toute idée d’impartialité journalistique : Bobb et Rion ont en effet fondé un groupe de collecte de fonds en avril 2020 pour rechercher des dons pour l’audit du vote en Arizona. Bobb couvrait donc l’audit de l’Arizona pour OAN, et sollicitait en même temps sur Twitter  des bénévoles et des fonds pour le recomptage !! A l’antenne, elle a sollicité les téléspectateurs au mois 140 fois ! C’est ce qu’avaient bien perçus Business Insider et USA Today : « Les documents liés à l’audit demandés et publiés par le Center for Public Integrity et (American Oversight) ont montré que Christina Bobb … fournissait à la présidente du Sénat de l’Arizona, Karen Fann, des déclarations de témoins, des déclarations et des témoignages d’experts début décembre pour aider à renforcer le gouvernement dirigé par les républicains. efforts visant à saper les résultats des élections dans le comté de Maricopa, où le président Joe Biden a battu l’ancien président Donald Trump par 45 000 voix. » Les vrais journalistes ne font pas ça. Ils gardent une distance avec les sources, pour mieux maintenir l’objectivité dans leur couverture. Ils ne demandent pas non plus à leurs abonnés Twitter d’envoyer de l’argent pour aider à payer ce qui est clairement un exercice partisan ». Sur place, elle semblait moins enjouée qu’à l’antenne, à voir la tournure que ctiprenait l’affaire… (ici à droite). Bobb est clairement une activiste non une journaliste, comme Seth Abramson l’a très bien démontré (6).

En réalité Chanel Rion qui n’est pas plus journaliste que Bobb, a hérité d’un autre bébé sur les bras st la plainte déposée le 10 août dernier par la firme Dominion, qui en a eu marre de se faire traîner dans la boue tous les jours par elles deux et leur chaîne… Une plainte salée, qui  risque de coûter fort cher à tout l’empire OAN… et là, ça rigole nettement moins déjà !!  Chanel peut ranger au placard son sourire de circonstance, un gimmick et un véritable rictus chez elle. A défaut de cultiver des idées , elle cultive son apparence avant tout. Elles risquent toutes deux désormais gros, pour avoir disséminé aussi longtemps ces fakes news sur les résultats de l’élection !! Et Bobb, d’y avoir mis directement la main à la pâte dans une chambre d’hôtel bien connue désormais !!

La manipulation « Antifa », promue par OAN, et orchestrée de loin

Juste après le 6 janvier, les républicains ou les partisans de Trump n’avaient qu’un mot à la bouche : « antifa« . Le jour-même, les Proud Boys réunis avant d’attaquer le Capitole beuglaient à la fois « USA » ou « death to Antifa » (comme ici à droite, juste avant de pénétrer les dernières barrières du Capitole  ils n’ont pas beaucoup de vocabulaire, à les entendre !) !  OAN avait alors embrayé depuis des mois sur le nom « Antifa ». Visiblement l’élément de langage pour accuser l’ultra-gauche US  était descendu de haut, tant le moindre intervenant télévisuel; sur des chaînes de droite l’avaient à la bouche alors que sur place on n’en a trouvé aucun (ou un seul, John Sullivan, se faisant appeler Jayden X, qui a filmé pas mal d’endroits embarrassants, dont la mort d’Ashli Babbit).
Le mot était également et effectivement venu à la bouche de Trump via… Chanel Rion, « la fille à la chaise » qui lui avait en effet suggéré en août 2020 en pleine conférence de presse sur le COvid-19 ; avec une drôle d’implication complotiste en forme de question du jour :« je voulais souligner une sorte de situation étrange. Au cours de la dernière heure environ, si vous cherchiez ‘antifa.com’ sur Google, cela vous mènerait directement au site Web de Joe Biden – son site officiel de campagne – situation étrange », a déclaré Rion, ajoutant: « Nous ne savons pas qui est derrière cela. « ‘( c’était vrai, des hackers avaient surchargé à mort les requêtes pour que l’on tombe ainsi en cherchant « Biden » (c’est toujours le cas) !!!  Elle avait enfoncé le clou avec cette phrase en forme de conseil sans avertissement aucun à un président :« Est-ce que Joe Biden, le Parti démocrate, Kamala Harris, devraient-ils dénoncer publiquement l’antifa comme une organisation terroriste nationale ? «  Le lendemain elle avait réussi son coup : tout l’Internet bruissait d’un son de fond affirmant que Trump allait effectivement le faire !!! Même les chaînes sérieuses s’y étaient mises (exemple ici à gauche). De vrais journalistes, connaissant la belette, s’étaient mis en quête de savoir ce que signifiait cette surprenante découverte et cette injonction, très certainement suggérée par la Maison Blanche elle-même, vu les rapports étroits entretenus avec la chaîne de TV ! Une drôle de manigance, car on imagine mal les démocrates les faire eux-mêmes, et les Antifa plutôt taper sur Trump que sur Biden !!!

Très vite, ils étaient tombés sur une histoire plutôt surprenante : « antifa.com », inscrit dans les noms de domaine Whoisology.com avait été créé déposé en 2013. en fait il a été redéposé, car il avait été crée dès 1999 mais était tombé en désuétude « : « en 21 novembre 2008, le domaine a été proposé pour 14 410 $ et est resté en vente jusqu’au 6 mai 2017, date à laquelle une page blanche a remplacé l’offre de vente. La page blanche a persisté jusqu’à ce qu’un autre avis de « domaine à vendre » apparaisse le 10 août 2019.Le site Web a probablement été acheté avant ou vers le 31 mai. L’utilisateur de Twitter The Rude Pundit a remarqué que le prix de vente du domaine était de près de 37 000 $ ».

Recréé, donc, mais avec cette fois une adresse résidant dans la Fédération de Russie de Poutine et non aux USA, et pour rester d’emblée en sommeil ! L’année 2013, curieux hasard, est aussi celle de la naissance de la chaîne OAN ! En novembre 2020, le site, sorti de sa léthargie pour devenir même très actif, s’est déplacé… au Panama. Sans qu’on puisse découvrir toujours qui en était le vrai propriétaire. De 2013 à 2020, il n’avait pas bougé mais il s’était soudain revigoré après les émeutes ayant suivi la mort de Georges Floyd (le . Or très peu de temps après, en juin, le département du Homeland Security (où a travaillé Bobb, on le rappelle) émettait un bulletin alarmiste, « indiquant que l’agence était au courant de « mandataires secrets et comptes de médias sociaux » qui travaillaient avec des rivaux étrangers et leurs médias d’État pour utiliser les manifestations pour brosser un tableau sombre de la situation aux États-Unis « . « Les acteurs d’influence russes, en particulier, ont l’habitude d’utiliser des outils en ligne pour amplifier secrètement le contenu concernant les activités de protestation aux États-Unis, y compris la rhétorique qui peut chercher à inciter à la violence lors de tels événements », a déclaré le bulletin ». Attiser a guerre civile et plaire aussi aux milices du type Oath Keepers qui la prônent et la réclament depuis toujours !! Le Homeland Security n’avait pas tort et on a vite cerné qui pouvait bien être celui qui depuis des mois liait invariablement les démocrates aux fameux « Antifa »… L’un des journalistes du réseau (OAN), Kristian Brunovich Rouz, travaillait simultanément pour Sputnik, un site d’information russe que les responsables du renseignement américain ont considéré comme jouant un rôle dans la campagne de propagande du Kremlin liée aux élections de 2016. Une enquête menée en 2017 par Yahoo News a révélé que les employés de Sputnik étaient spécifiquement invités à « rester fidèles à l’intérêt national de la Fédération de Russie ». Le travail de Rouz pour One America News a inclus des segments qui reliaient faussement les démocrates à l’antifa ». CQFD ! Ce lien, je vous l’avais aussi dégotté en juin dernier, justement !!  Trump, en mettant tout sur le dos des « antifascistes » ne faisait que dire ce que Vladimir lui dictait de faire !!! On comprend mieux le déploiement du drapeau Gadsden aux côtés de celui de la chaîne TV ce 6 janvier !!! De loin, on tirait des ficelles !!!

L’étrange Mr Rose

Pour un employé de chaîne de télé son patron, Robert Herring, est ici à droite) , il est quasi impossible d’en dégotter le portrait (deux clichés seulement !) et c’est une comble en effet. Sur Reddit quelqu’un a quand même retrouvé sa trace, et elle fort significative : « le nom « Kristian Rouz » semblait assez étrange pour un Russe ; en fait, cela semble être une translittération russe du nom « Christian Rose ». Sur Instagram, Rouz a vanté ses croyances chrétiennes et portait un collier en croix chrétienne. Cependant, le nom qu’il utilise sur Instagram est en fait « Kristiaan Roos », qui sonne en néerlandais. « Kristian Rouz/Kristiaan Roos » a depuis rendu son compte Instagram privé. Sur VK (le « Facebook russe »), Rouz semble se faire appeler Serafim Molotkov. Curieusement, il a publié à plusieurs reprises du matériel qui soutient l’opposition russe – en même temps qu’il travaillait pour Spoutnik et OAN. Ailleurs sur Internet, Kristian Rouz s’est fait appeler SleazeRose, ce qui est peut-être plutôt ironique. L’un de ses amis apparents sur Instagram a plaisanté en disant que Rouz/Roos était un « espion russe ». Ecrivain fort prolixe en tout cas et… quasi invisible.

« J’ai essayé de trouver quelque chose, n’importe quoi sur un « Kristian Rouz » ou un « Kristiaan Roos » sur Internet russe, mais sans succès. Cela me porte à croire qu’il n’utilise pas actuellement son nom d’origine. Kristian Brunovich Rouz a étudié à la prestigieuse Higher School of Economics (HSE) de Moscou, où il a obtenu son diplôme en 2011/2012. Il est l’auteur de quelques articles universitaires sur les relations internationales. Il a également travaillé comme chercheur junior à l’Institut d’information scientifique sur les sciences sociales de l’Académie des sciences de Russie. Avant d’obtenir son diplôme, il a gagné un voyage à Édimbourg pour étudier l’anglais en mai 2011. À l’époque, il était en dernière année de master et semble avoir déjà pensé à la vie hors de Russie. Il semble que Rouz ait commencé à travailler pour Sputnik fin décembre 2014, mais s’est arrêté à peu près au même moment où The Daily Beast a publié un exposé sur lui. La dernière pièce accréditée de Rouz pour le média de propagande date du 8 juillet 2019. Rouz a donc fait au total environ 1 300 histoires pour eux. C’est quelque chose comme 0,8 histoires par jour – y compris les jours de congé. En août 2016, Rouz travaillait également pour la société de relations publiques basée à Los Angeles, The Hoyt Organization. (Pour être clair, The Hoyt Organization semble être une entreprise de relations publiques tout à fait légitime qui fonctionne pour de nombreuses entreprises américaines.) On dirait que Rouz a commencé à travailler pour OAN en août 2017. Il fait principalement des histoires pro-Trump et conspiratrices pour eux. (Chez Spoutnik, il a rendu compte presque exclusivement de l’actualité économique.) Le site Web d’OAN ne semble plus créditer Rouz, et il semble que sa dernière histoire pour OAN ait eu lieu en juillet 2020 (chez Sputnik c’est toujours « Christian Rouz »). L’entrepreneur technologique Robert Herring Sr., 79 ans, dirige OAN avec ses fils. Les tâches auxquelles M. Herring s’intéresse particulièrement sont connues par le personnel de l’OAN sous le nom d’« histoires H », ont déclaré plusieurs employés actuels et anciens au New York Times. Certaines « histoires H » sont rapportées par Kristian Rouz. Dans un e-mail adressé au personnel le mois dernier, la directrice de l’information d’OAN, Lindsay Oakley, a mis en garde les producteurs contre le fait d’ignorer ou de minimiser le travail de M. Rouz. « Ses histoires doivent être considérées comme des « histoires H » et traitées comme telles », a écrit Mme Oakley dans l’e-mail. « Ces histoires sont souvent fortes et copiées par ME selon les instructions de M. H. » En juillet 2017, le Washington Post a rapporté comment le propriétaire d’OAN, Robert Herring Sr., avait exhorté ses journalistes à NE PAS publier d’articles critiquant la Russie. De plus, sa société de streaming en ligne diffuse la chaîne de propagande russe RT. Oh, et il a rencontré sa troisième femme en Russie. Je ne sais pas quoi penser de tout cela, mais voilà… » C’est dit en tout cas, et c’est… saisissant ! L’homme était payé pour fabriquer des coups médiatiques, qu’importe leur véracité ou non !!!

L’idiot parfait pour croire aux pires sornettes

Les « histoires H », ou « fortes » en fait des racontars montés en épingle à partir de rien par notre journaliste russe, c’était par exemple de façon flagrante celle du vétéran pacifiste Martin Gugino, présentée totalement à l’inverse de ce qu’avait été la réalité des faits, chose qui ne semble pas beaucoup intéresser OAN TV. Mais ce qui avait l’art de ravir le candide (sinon totalement idiot) Trump, prêt à gober n’importe quelle connerie, lui le roi des dénonciateurs de « Fake News ». OAN, qui a acquis la réputation d’être un réseau pro-Trump que le président a salué comme une alternative plus conviviale à Fox News, a récemment fait face à une vague d’examen d’un épisode sur Martin Gugino, 75 ans, Le journaliste de l’OANN Kristian Rouz, un ressortissant russe qui écrit également pour le Spoutnik contrôlé par le Kremlin, a déclaré que le  manifestant utilisait des « tactiques antifa courantes » lors de sa confrontation avec les forces de l’ordre, qui s’est terminée avec lui inconscient au sol et saignant d’une oreille. » le manifestant de Buffalo qui a été poussé à le sol par des policiers la semaine dernière ».

Le texte de Rouz relatant l’affaire était abracadabrantesque, affirmant l’idée que le petit vieux s’était précipité sur le policier avec un « scanner » capable de lui piquer instantanément par simple  contact ses fréquences radios!!! En fait de ‘scanner » c’était son iPhone , que le vieil homme, quoique bousculé au sol, blessé à la tête, n’avait pas lâché, le faisant passer de sa main droite à sa main gauche. Vous vous dites qu’il fallait être un imbécile complet pour CROIRE à ce genre d’affirmation sans queue ni tête ? Vous avez la réponse (présidentielle)  ici à droite… Atterrant !!

OAN, allié évident des russes

Le 16 mars 2021, les yeux s’écarquillent enfin : un rapport au vitriol du National Intelligence Council affirme sans ambiguïté aucune que les russes avaient bien cherché à refaire le même coup en 2020 et « influencer les récits – y compris les allégations trompeuses ou non fondées contre le président Biden – aux médias américains, aux responsables américains et à des personnalités américaines de premier plan, y compris certains proches de l’ancien président Trump et de son administration. » OAN  avait déjà réagi, en diffusant une de ses enquêtes bidon et des interviews de gars plus qe douteux. Cela avait eu tout l’air d’un contre-feu parfait après le 6 janvier, en effet, avec la diffusion d’une interview de Michael Caputo, lui aussi repéré sur CP depuis belle lurette (lire ici le grossier personnage « une des vermines indéfinissables de raciste et d’antisémite affichés et fiers de l’être ») , et un titre de diffusion extrêmement provocateur : « The Ukraine Hoax: Impeachment, Biden Cash, and Mass Murder » qui ne pouvait qu’inciter les pro-Trump à regarder. Au-delà des fadaises une nouvelle fois débitées, c’est le décor que personnellement j’avais retenu. Un angle de vue idéal avec le Capitole en toile de fond ! Ce n’était pas la premières fois qu’OAN s’en servait de ce décor : Chanel Rion y avait déjà reçu une délégations d’ukrainiens venus pour enfoncer le fils Biden une interview poursuivie en studio avec comme invité phare… Rudy Giuliani !! Chanel Rion s’était installée ce jour-là au sommet du même immeuble qui aura son importance aussi, le 6 janvier; comme je vais vous le montrer bientôt ! Caputo, on le rappelle avait contacté Henry Oknyansky, alias Henry Greenberg aperçu au Trump International Hotel Washington, D.C. le 19 octobre 2017, qui avait proposé à Sunny Isles en Floride, le pactole de 2 millions de dollars à Roger Stone, s’il amenait de quoi « enfoncer » Hillary Clinton, lors d’une réunion que Caputo avait lui-même organisée !!! Parmi ces pires phrases antisémites on rappelle celle-ci : Rothschild « est un sphincter consanguin et élitiste dont la famille a soif de contrôle »... Et c’est celui-là qu’avait sélectionné de nouveau OAN pour venir asséner que l’élection avait été volée ?

Chez les républicains, celui qui avait le plus poussé la piste (infructueuse) ukrainienne s’appelait Chuck Grassley, de l’Iowa, (le plus âgé) qui est un autre beau cas d’espèces en étant à la fois franc-maçon et membre d’un groupe baptiste ! Surprise pour OAN, Grassley a depuis viré de bord à 180 degrés, au lendemain du 6 janvier en déclarant que « le président Trump a continué d’affirmer que les élections avaient été volées même si les tribunaux n’ont pas soutenu ses affirmations. Il a rabaissé et harcelé les élus à travers le pays pour obtenir ce qu’il voulait. Il a encouragé son propre et loyal vice-président, Mike Pence, à prendre des mesures extraordinaires et inconstitutionnelles pendant le décompte du Collège électoral… Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le langage du président Trump était extrême, agressif et irresponsable. » Un mot qui paraît faible au regard des dégâts occasionnés, mais un abandon qui aura été bref : le 14 octobre dernier, il acceptait de nouveau d’être soutenu par Trump par simple calcul de sondages, devant un public déchaîné criant « Trump Won« . (Trump faisant 91% des votes républicains dans l’Iowa). Une campagne largement suivie par… RT Russia (notez l’illustration à droite qui est celle du meeting de Caroline du Nord du 5 juin) !!! Révélant à nouveau la faiblesse de la soumission au Trumpisme du GOP ! Paris vaut bien une messe, Des Moines aussi, visiblement !

Porno, Bitcoin et antifa mènent à Reykjavík !

Et le mal perdure, hélas… Le mot une fois lâché et la vérification faite, le fameux  site antifa.com (qui pointe toujours vers Biden, essayez vous allez voir !!) a changé d’adresse d’inscription depuis. Il n’est plus au Panama… mais aujourd’hui en Islande !!! Et cette localisation étrange nous donne d’autres éléments captivants à étudier. Le nom est géré désormais par NameCheap, un site de Phoenix, Arizona, crée par Richard Kirkendall, chez qui  l’inscription du nom de domaine coûte… 5 dollars. L’homme cite du Edward Snowden en Tweet, pour se disculper, car il surtout enregistré toute une foultitude de sites de porno, de rencontres ou de cryptomonnaie à cette seule adresse islandaise  (cf ici gauche relevé par un progammeur). Et également et justement antifa.com ! Récemment un juge US est tombé sur ce site islandais et sur le patron qui laissait enregistrer n’importe quoi et continue à le faire comme l’avait relevé ABC News en mars 2020, pour retomber encore une fois sur le Panama : « Namecheap Inc., basée à Los Angeles, s’est engagée après qu’un juge fédéral du Texas a ordonné le retrait d’un site Web que le ministère américain de la Justice a accusé d’avoir volé des informations de carte de crédit tout en proposant de faux kits de vaccin contre le coronavirus. Le site Web aurait proposé ce qu’il prétendait être des kits de vaccins de l’Organisation mondiale de la santé en échange de « frais d’expédition » de 4,95 $. Il n’existe actuellement aucun vaccin contre le coronavirus qui cause le COVID-19. Les experts disent qu’il faudra 12 à 18 mois pour en développer un. Le DOJ a déclaré que le site, coronoavirusmedicalkit.com, récoltait des informations sur les cartes de crédit. Le site a enregistré ce domaine avec Namecheap. Ses propriétaires inconnus étaient répertoriés comme « John Doe » dans les documents judiciaires et n’ont pas pu être joints pour commenter. Un numéro de téléphone du Panama répertorié dans son registre a été déconnecté ».

Comme méthode de phishing, qui sont variées, les hackers derrière ces opérations font la promotion par exemple de TotalAV, déclaré comme antivirus sur Mac par exemple (ou aucun n’eest nécessaire !).. et flingué ici : « Finalement, Total AV n’est qu’un outil de scan qui est incapable de résoudre les problèmes qu’il détecte. Puis le logiciel incite les utilisateurs à sortir leur carte bancaire en leur proposant des promotions de plus en plus alléchantes jusqu’à ce qu’ils décident de payer, pensant faire une bonne affaire ». Pour ce qui est de la cryptomonnaie, c’est à Jeffrey Wernick, principal financier de l’application Parler, et celui qui a proposé à Steve Bannon de créer la sienne qu’il faut demander où ça en est. L’homme se présente comme un « anarcho-capitaliste » (comme Bannon). Un Bannon s’appuyant alors sur son ami millionaire Wengui Guo, (de GTV Media Group Inc) et son Himalaya Coin ( H-Coin) montée en flèche à 27 milliards de capitalisation en quelques semaines selon Bloomberg. Son PDG étant Jesse Brown qui évoquait déjà 20 000 investisseurs chinois, ce qui ne semblait pas choquer le champion de la lutte antichinoise !! Car c’est un beau panier de crabes qu’il tire à lui, ce Wernick, comme avec Brittany Kaiser, ancienne déveoppeuse chez Cambridge Analytics, de sinistre mémoire, liée elle à IOVO (pour Internet of Value Omniledger), et fondatrice de Digital Asset Trade Association (DATA). « Comme le rapporte MSNBC, Kaiser a été étroitement impliqué dans la campagne Trump, s’exprimant à la fois à CPAC aux côtés de Kellyanne Conway et célébrant la victoire présidentielle avec de grands donateurs de la campagne comme Rebekah Mercer. Tout cela pourrait techniquement être inclus dans son rôle à Cambridge Analytica, mais il est difficile de ne pas voir la contradiction totale dans les idées qu’elle épouse et son travail antérieur. C’est l’équivalent d’un militant écologiste qui se trouve être employé chez ExxonMobil » (jolie formule, non ?). Derrière Parler, comme fondatrice et financière principale, on avait Rebekah Mercer, elle-même très liée à Arthur Robinson, un drôle de scientifique, (ici à droite) un bien givré, climatosceptique comme il se doit, qui a investit via l’argent des Mercer dans collecte… d’urine, des millions d’échantillons destinées à on ne sait quoi comme projet débile similaire à un arrivage mormon (pour augmenter la durée de vie selon lui) ! Celui qui dit aussi que  les déchets nucléaires devraient être dilués et saupoudrés des avions, et  que l’éducation du public est « la forme la plus répandue et la plus dévastatrice de maltraitance et de racisme envers les enfants aux États-Unis ». On est constamment  chez les fous avec Donald !!! Mercer et Wernick on après le 6 janvier fait virer le troisième larron de l’équipe, John Matze, en lui faisant porter le seul chapeau des appels au meurtre balancés sur le site ce jour-là (nota : la femme de Matze, ici à gauche en tenue plutôt provocatrice s’appelle Alina Mukhutdinova, et elle est effectivement… russe d’origine !). Il n’a pas trop apprécié, et leur fait un procès qui risque de voir déballer toute une stratégie fort embarrassante !!! Le site avait alors 13 millions d’utilisateurs avant d’être fermé ! Imaginez les ravages !

En résumé, l’épisode du jour vient de nous montrer qu’une intrigante jouant à la journaliste mais soumise ocmme sa consœur  aux diktats d’un patron pro-Poutine avait participé directement à un comité s’apprêtant à renverser un gouvernement élu, installée tranquillement dans un bunker doré dans lequel des ordres directs ont été donnés à des individus retrouvés plus tard en train d’attaquer les policiers chargés de protéger le temple de la démocratie US… Voici donc que débutent ces nouvelles recherches qui vont vous démontrer qu’il y a bien eu des préparatifs concoctés au plus haut degré pour cerner et prendre d’assaut le Capitole, comme on va le voir dans les (nombreux) épisodes suivants. Ce n’était pas une simple émeute, mais bien une tentative de coup d’Etat, comme je l’avais déjà laissé entendre dès le mois de février ici-même…

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Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

(*) lire ici :

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (1)

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (2)

Trump : anatomie d’un coup d’état raté (3)

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (4)

Trump : anatomie d’un coup d’Etat raté (5)

(1) il a salué en ces termes mon travail : « un étonnant exposé en cinq parties d’un journaliste français indépendant publié via le site Web montréalais Centpapiers révèle en outre – en utilisant une analyse photographique simple et facilement confirmée – que l’interview du 5 janvier menée par Michael Flynn avec Alex Jones, a fait l’objet d’un long reportage sur Proof, a eu lieu au Willard, ce qui signifie que les deux hommes se trouvaient sur le site de la deuxième salle de guerre (wal-room) de Trump la veille de l’insurrection ». Depuis, j’ai retrouvé la suite où s’est tenu cette interview, photos à l’appui encore une fois. Voici le lien du 11 juin dernier vers la citation de la FOIA :

 

(2) l’artère est fondamentale, car elle relie la Maison Blanche au Capitole ! Le choix du Willard comme centre principal des opérations, et non le Trump Hôtel où ont eu lieu les rencontres également de complotistes majeurs comme Flynn, s’explique avant tout par sa position stratégique. Du haut de plusieurs de ses étages, ceux réquisitionnés par l’équipe des Kremer, de Giuliani et de Stockton, on peut en effet jeter un œil directement sur l’endroit où avait lieu le discours de Trump, sur l’Ellipse. Et la veille surveiller directement ce qui se passait sur Freedom Plaza (cf ici à droite avec une photo prise des derniers étages du Willard) ! Même si l’appartement ou la chambre est située côté façade est, via la grande cour intérieure, on peut voir ver l’Ellipse : c’est pourquoi ce bâtiment largement occupé comme on va le voir par les acteurs de l’émeute du 6 janvier (une cinquantaine au final !) est fondamental !!!

 

Notez sur la carte, que le Capitole n’est pas loin, on le relie par Pennsylvania Avenue, qui longe la façade sud du Willard, et qui devient ainsi une sorte de tour de contrôle des opérations violentes envisagées. Certains émeutiers tels les Proud Boys remonteront par Constitution Avenue, le long du Mail, en contournant le grand obélisque de 169 m de haut du Washington Monument dont on distingue très bien ici l’ombre porté,  gigantesque. Il repasseront en fin de parcours brièvement par Pensylvannia Avenue.  On peut le constater ici en images avec Joseph Biggs à la tête du groupe en train de passer en bas de l’obélisque pour se diriger ensuite vers le Capitole. Nous verrons bientôt quel était leur lieu de rassemblement de départ, et leurs « points fixes » effectués pour médiatiser leur action, l’autre clé de la conspiration établie…

La Freedom Plaza où a eu lieu le meeting de la veille, peut être également observée du Willard, de sa façade Est, elle est à deux pas, donc (ci-dessous et à droite une photo prise par un client del’hôtel). On note sur la carte ci-dessus la position de la gare de Métro de l’Union Station, reliée au mini-métro du Capitole, pour évacuer les élus, et en bas à gauche le Potomac, que certains Oath Keepers envisageaient d’utiliser pour apporter des armes (nous le verrons bientôt !) , montrant ainsi l’ampleur et la dangerosité du complot prévu. Et l’endroit privilégié qu’était le Willard Hotel pour y gérer les opérations du coup d’Etat tenté.

A noter que ce lien visuel fort pratique entre l’hôtel  et l’Ellipse a été aussi photographié à l’inverse, révélant le rôle de tout de contrôle à distance de l’endroit, et facilitant grandement les liaisons radios, parfois difficiles en pleine ville, l’une des clés du complot trumpien du 6 janvier. :

(3) ça marche à tous les coups avec ce crétin de Flynn, qui s’obstine à laisser des traces trop voyantes des endroits où il se fait interviewer, en raison de son égo démesuré sans doute.  Ou de sa crétinerie fondamentale aussi (je penche plutôt pour la seconde solution). Ainsi lors de l’interview du 26 décembre 2020 de Jan Jekielek, obscur journaliste d’Epoch Times, le journal de la dissidence chinoise extrême-droitiste, réalisée… au Trump Hotel, trahi par une de ses lampes, une table ronde, et… des rideaux par trop caractéristiques  : ah, ah, il se fait piéger à tous les coups, cet ancien responsable de la sécurité du pays ! Quel imbécile !

(4) en ce qui le concerne le verdit est tombé : il a écopé de 41 mois de prison ferme. Le procureur avait requis 51 mois. Les peines commencent à tomber. Et Trump aussi risque gros.

(5) il a tenu des propos très inquiétants, comme ceux-ici déformant et récupérant l’histoire à sa guise le 3 janvier et annonçant un assaut… religieux :

« Vous voyez, nous nous tenons ici en manteaux noirs », a-t-il déclaré. «Je m’habille beaucoup en noir ces jours-ci. Il y a un groupe d’hommes de l’histoire américaine que beaucoup d’Américains ne connaissent pas à leur sujet. Nous connaissons Washington, nous connaissons Adams, nous connaissons les signataires de la Déclaration – mais il y avait un autre groupe d’hommes qui tonna en chaire pendant 20 ans avant 1776 et ils prêchèrent et ils prophétisèrent et ils rompirent le Pain de Vie et ils ont encouragé Adams, ils ont encouragé Washington.

« Saviez-vous que lorsque Paul Revere a dit » les Britanniques arrivent « , il se rendait à la maison de son pasteur ? Et ces hommes ont commencé à prêcher à partir de l’Ecclésiaste –  » il y a un temps pour la paix et il y a un temps pour la guerre.  » Ils ont commencé à recruter les hommes et les milices et ils rompraient le Pain de Vie et ils partiraient leurs robes, certains d’entre eux les laissaient, et ils menaient leurs hommes au combat. Je vais vous dire, nous avons besoin d’un tout nouveau groupe de prédicateurs en robe noire en Amérique qui n’auront pas peur, qui ne reculeront pas, qui ne se taireront pas, qui ne se coucheront pas, qui conduire l’armée chrétienne à un droit d’aînesse légitime dans ce pays.

L’Amérique, a dit Gibson, n’a pas donné naissance à l’Église.

« L’Église a donné naissance à l’Amérique », a-t-il dit. « Et la seule chose qui sauvera l’Amérique est la même chose qui a donné naissance à l’Amérique – l’Église du Seigneur Jésus-Christ est le pilier et le fondement de la vérité. Jésus a dit : ‘Je construirai mon église et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle.’ L’enfer ne peut pas prévaloir.

Mais, a averti Gibson, il existe un groupe de « méchants » qui pensent avoir « volé notre république ».J’ai dit qu’il n’était pas qu’un agneau », a déclaré Gibson. « C’est aussi un lion. La Bible l’appelle le Lion de la tribu de Judée. La Bible dit que les justes sont aussi hardis qu’un lion. Je regarde des patriotes ressemblant à des lions. Je regarde des patriotes épris de liberté. Je regarde des croyants de la Bible ressemblant à des lions.

« Allez. Nous n’allons pas donner cette terre au marxisme. Nous n’allons pas donner cette terre au communisme. Nous n’allons pas donner cette terre au diable. Allez, cela a été fondé dans les racines chrétiennes et mes enfants vont être élevés dans une nation chrétienne.

La sagesse nous révèle que certains sont des lions qui doivent apprendre à se taire. Et certains sont des agneaux qui doivent apprendre à s’exprimer, a déclaré Gibson.

« Je vous le dis, en ce moment en Amérique, nous n’avons pas seulement besoin d’un tas d’agneaux, nous avons besoin d’un tas de lions », a-t-il déclaré. « Je prêche l’évangile dans le monde entier. Dans les nations communistes, les nations marxistes, les nations musulmanes vous tueront pour la prédication de l’évangile. La seule chose qui nous empêche de devenir eux est le premier amendement. Allez, ce pays vaut la peine de se battre. Ce pays mérite qu’on prie pour lui. Ce pays mérite le jeûne. Ce pays vaut la peine de mourir. Et je vous le dis, nous servons le Dieu de la résurrection ».

(6) c’est une parole partisane en effet, totalement persuadée d’être dans le vrai (extrait de Proof dont je recommande la lecture) :

« Les gens qui veulent croire que ça va continuer comme d’habitude [pendant la semaine d’inauguration], et ça va juste être une semaine ordinaire, et Joe Biden va être inauguré, et tout ira bien et rose, je peux vous dire que ça n’arrivera pas. {rires. Je veux dire en ce moment, il semble que Biden va être inauguré le [20 janvier], mais {rires} ce ne sera pas comme d’habitude… Je m’y attendrais [ la semaine d’inauguration] pour être aussi chaotique qu’elle l’a été, jusqu’à ce que Joe Biden soit inauguré ou {pause} quoi qu’il arrive. Je crois qu’il y a eu une quantité massive de fraudes électorales, et je pense que c’est pourquoi la gauche crée ces autres histoires pour détourner [sic] du fait que, hé, nous avons des millions de votes frauduleux comptés à travers le pays, et ils [les démocrates] ne veulent pas que les gens en parlent. Alors ils créent ces autres histoires. Je pense donc qu’ils continueront à le faire parce qu’ils ne veulent pas que les gens disent: « Oh, regardez-le, il y a eu 330 000 votes ajoutés pour Biden en Pennsylvanie instantanément, à travers les machines. » Ils ne veulent pas que les gens parlent de ça. Donc, oui, je ne sais pas ce qui va se passer [pré-inauguration], mais je ne pense pas que cela va simplement flotter dans une administration Biden.

À propos de l’élection, de ses conséquences et de l’insurrection, Bobb dit (souligné dans l’original) :

Toute cette expérience a été extrêmement révélatrice des États-Unis d’Amérique – comment nous avons fait le gouvernement, dans chaque branche et à tous les niveaux. Il a montré qui sont les vrais constitutionnalistes. Il a montré — ce que j’appellerais — des radicaux, des gens qui essaient de pousser les États-Unis vers une forme de gouvernement qui est, très franchement, inconstitutionnelle, et qui n’a jamais été voulue par nos pères fondateurs. Et cela montre ceux qui sont lâches et qui pourraient croire que l’élection a été volée, ou qui pourraient croire qu’il se passe des choses qui ne vont pas, mais ils ont trop peur pour faire quoi que ce soit à ce sujet. Il y a juste eu beaucoup de motifs qui ont fait surface et je pense que c’est [sic] vraiment intéressant. Et nous sommes à un moment crucial pour comprendre : « D’accord, sommes-nous prêts à le corriger [les élections de 2020] ? Ou allons-nous tous céder et devenir un pays communiste ? » Ce n’est même pas du socialisme à ce stade, ce sera du communisme pur et simple [sous Biden]….les conservateurs sont à un point [maintenant] : « Allons-nous riposter, ou allons-nous simplement le prendre ? » Et nous voyons beaucoup de dirigeants conservateurs qui se disent : « Prenons-le. » Et je ne pense pas que ce soit le mouvement MAGA, et je ne pense pas que ce soit les partisans de Trump, alors qu’allons-nous faire à ce sujet ?

La plus grande chose [Trump] a fait pour notre pays est d’exposer la corruption et les actes sales qui se sont infiltrés dans toutes les régions [de l’Amérique] – pas seulement le gouvernement. Les entreprises aussi. Et les médias. Et toutes ces différentes sphères d’influence. Il a donc rendu un immense service au pays en exposant tout cela. Et cela dépend du reste d’entre nous—allons-nous simplement l’accepter, ou allons-nous faire quelque chose à ce sujet ?….Beaucoup d’Américains diraient simplement :  » Oh, eh bien, je suis juste un— peu importe— Je suis juste ceci, je suis juste cela, je ne peux rien y faire. Mais non, vous devez faire quelque chose. Je crois sincèrement que nous avons l’obligation en tant qu’Américains de faire quelque chose à ce sujet. Pas seulement pour notre pays, mais pour le reste du monde. Si la liberté tombe en Amérique, elle tombera partout. Comme, il n’y aura pas un morceau de terre qui est libre sur cette planète si l’Amérique perd sa liberté. Alors je fais tout ce que je peux ».

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Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

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