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La vraie r?sistance

LOUIS ?PREFONTAINE ?Je discutais sur Facebook avec un soi-disant r?sistant : ? Frank X ? (Frank B. Plouffe de son vrai nom), des Fils de la libert?, un collectif de pseudo-ind?pendantistes avec lequel j?ai souvent eu des ?changes cors?s. Je lui demandais quelles ?taient ses r?alisations permettant qu?on le qualifie de r?sistant. En clair, il me disait qu?il ?tablissait des liens avec des gens ? l?international pour cr?er un r?seau permettant de promouvoir la r?sistance, notamment par des actions d??clats. Bref, un faiseux.

Il ne publie pas de textes, ne favorise pas le d?veloppement d?un argumentaire, ne tente pas de faire cheminer l?id?e nationale et r?siliente jusqu?? son terme. Non, non. ?a, c?est un petit combat pour lui. Le vrai combat est ? international ? (prononcer ? l?anglaise). Rien ? foutre des batailles contre les anglo-supr?matistes de chez nous. Rien ? foutre de notre lutte pour en finir avec l?ethnocide contre les francophones en Am?rique du Nord. Non, non. Rien ? foutre de la d?fense de notre langue nationale. La r?sistance doit ?tre ? big ?. ? Oh yeah ! ?

?tait-ce Einstein qui disait : ? La folie consiste ? r?p?ter les m?mes choses et ? esp?rer un r?sultat diff?rent ? ? Disons-le franchement : les actions de gens comme ce ? Frank X ? (et ils sont l?gions) tiennent davantage de la folie que de la r?sistance. Contre un mondialisme anglicisant, nomade, d?racinant, s?appuyant sur l?anonymat d??lites cach?es, nous ?touffant sous quantit? d?informations inutiles et de relations vides, pr?nant la supr?matie du para?tre sur l??tre, que proposent ces faiseux ? Ils proposent d?utiliser l?anglais, de se d?localiser, de valoriser l?anonymat, de ? faire des liens ?, de faire des coups d??clat pour les cam?ras, etc. La maison est en feu et ils veulent qu?on y jette de l?essence.

Ces soi-disant r?sistants forment la seconde face de la m?me m?daille du mondialisme. Ce sont des r?sistants autoris?s, voire valoris?s, car ils ne remettent pas en cause l?ordre r?el du monde et ils encouragent, au contraire, une forme de r?silience dans le syst?me d?bile actuel.

Tout comme l?eau ?teint le feu, la vraie r?sistance doit s?opposer aux vices du monde actuel. Contre l?h?g?monie de l?anglais, elle doit proposer la valorisation de la langue nationale. Contre le nomadisme, elle doit proposer l?enracinement. Contre l?anonymat, elle doit se pr?senter ? visage d?couvert. Contre la surdose d?information, elle doit viser la qualit?. Contre l?image, elle doit proposer l??tre. Contre le multiculturalisme, le cosmopolitisme et le communautarisme, elle doit proposer une plus grande coh?rence nationale. Contre le mondial, elle doit proposer le local.

Aussi et surtout : elle doit en finir avec le culte de la transgression. H?ritage soixante-huitard malheureux, la fausse-r?sistance d?aujourd?hui ne peut concevoir son action sans l?action directe de transgression. Elle a l?impression que de violer la loi, de porter des symboles (? Anonymous ?, ? V comme Vendetta ?, etc.), d?organiser des actions ? dans la rue ? lui conf?re une sup?riorit? ? la fois sur un syst?me per?u comme statique et sur une masse informe de citoyens abrutis. Elle ne r?alise pas qu?elle est elle-m?me abrutie.

La vraie r?sistance, aujourd?hui, s?enracine. Ce sont des citoyens qui recommencent ? lire leurs classiques qu?b?cois. Ce sont des citoyens qui refusent de parler une autre langue que la leur. Ce sont des citoyens qui cultivent un bout de terre, qui nourrissent nos campagnes. Ce sont des citoyens qui red?couvrent notre religion. Ce sont des citoyens qui n?ont pas de coups d??clats ? proposer, pas de liens mondialistes ? tisser, mais une v?ritable r?silience, locale, ? b?tir.

Nous en avons trop vu de ces parvenus mondialistes, des C?line Dion de la r?sistance qu?on n?appr?cie que parce qu?ils se sont fait voir ailleurs.

Ce dont nous avons besoin, aujourd?hui, ce sont de vrais Qu?b?cois refusant de jouer ce jeu. Des Qu?b?cois qui choisissent une petite parcelle de notre territoire et qui disent : ? Ceci est chez moi. Qui veut ce territoire devra me passer sur le corps ?. Nous n?avons pas besoin de h?ros anonymes tissant d?obscurs liens dans des pays lointains ; nous avons besoin de millions de r?sistants pr?ts ? refuser tout compromis quant ? leurs valeurs.

Le futur appartient au local. Quand bien m?me les capitalistes mondialistes et les faiseux qui leur sont autant d?idiots utiles tentent de virer le monde ? l?envers, l?avenir appartiendra toujours ? ceux qui se sont enracin?s et qui sont pr?ts ? se battre pour ce petit bout d?univers qu?ils ont appel? ? chez moi ?.

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2 Commentaire

  1. avatar

    C’est le genre de prise de position qui me touche et je suis tout a fait d »accord avec l’auteur.

    J’ai dit 20 fois olutôt qu’une que je ne suis PAS indépendantiste. Il y a 40 ans oui, mais aujourd’hui ça n’a plus de sens. Cela dit, quand le nationalisme c’est de se voir sans complaisance, de s’affirmer sans lâceeté et et de devenir mieux ensemble, j’en suis.

    OUI, je crois qu’il faut se battre pour garder le droit d’être ce que l’on veut être.Et tant pis pour ceux qui diront que je suis un vieux maurassien attardé, en amour avec le pays réel et des valeurs désuètes. c’est moi… et je pense que c’est nous.

    PJCA

  2. avatar

    Les « cousins » pensent de même :

    http://fboizard.blogspot.ca/2012/10/encore-une-chose-sur-le-racisme-anti.html

    JEUDI, OCTOBRE 25, 2012

    Encore une chose sur le racisme anti-blanc
    Piqué chez l’Amiral Woland :

    « Un des problèmes majeurs du concept de racisme anti-blanc est qu’il laisse penser que l’immigration massive et le remplacement de population ne serait un problème qu’en raison de l’amour très modéré que les néo-français manifestent aux desouches.

    « C’est absurde puisque même s’ils étaient très gentils et qu’ils venaient chez nous montés sur des licornes chiant de l’or et rotant des arcs-en-ciel parfumés au bacon ça ne changerait rien au problème initial. Nous ne voulons pas que notre « chez nous » devienne un « chez tous ceux qui passent ». Nous ne voulons pas que notre culture ne subsiste que dans les musées et disparaisse de nos rues.

    « Nous ne voulons pas être forcés de devenir autre chose que ce que nous sommes. C’est, ma foi, aussi simple que cela. »