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La connerie onusienne

Comme si installer la Lybie ? la pr?sidence de sa commission des droits de l’homme et les cirques de Durban n’?taient pas compl?tement suffisants pour discr?diter l’ONU au niveau de la d?fense des droits humains (pour ne rien dire de la nomination de l’Iran ? la commission de la condition de la femme); l’ONU d?clare que l’acc?s ? l’internet est un droit humain et que tous les ?tats doivent tout entreprendre pour fournir l’acc?s ? tous leurs citoyens. Ah! Ce que le r?ve de Churchill est sombr? bas dans les abysses de la connerie humaine! De d?fenseur de libert?, l’ONU est devenu un instrument d’esclavage.

Mais pourquoi l’acc?s ? l’internet ne serait-il pas un droit, aussi essentiel soit-il dans la vie de milliards d’?tres humains? ?a devrait pourtant ?tre ?vident, mais pour ceux et celles qui ne saisissent pas la nuance, il convient de d?finir ce qu’est r?ellement un droit. Depuis que la race humaine existe et certainement depuis l’?re des lumi?res, l’homme s’interroge sur sa nature. Il en est venu ? d?finir certains droits inali?nables dont tous les ?tres humains devraient pouvoir jouir, peu importe leur sexe ou leur couleur. Le premier de ces droits est le droit ? la vie. Tout ?tre humain a le droit de vivre, peu importe ses circonstances, et aucun autre ?tre humain n’a le droit de lui enlever. Ce qui ne veut pas n?cessairement dire que nous avons droit ? une vie ais?e, nous avons simplement le droit de vivre. De ce droit ? la vie d?coule tous les autres droits. Le droit de vivre nous donne droit de propri?t? sur notre propre corps, de notre labeur et de ce que nous produisons en combinant ce labeur ? la mati?re que nous avons acquis par la transformation de la terre pr?c?demment inoccup?e, ou par transactions volontaires avec d’autres hommes. Parall?le ? la propri?t? de notre corps est celle de notre esprit et de ce que nous produisons par lui. De ce droit d?coule le droit de conscience et le droit de libre-expression. Ces droits ne proviennent pas d’autres humains, ils sont le produit de notre propre humanit?. Certains disent d’eux qu’ils nous proviennent de notre cr?ateur, peu importe comment vous choisissez de l’appeler. Ce qui distingue vraiment un droit v?ritable d’un pseudo-droit est que l’exercice d’un v?ritable droit n’emp?che pas les autres d’exercer leurs propres droits.

Ainsi, l’exercice de mon propre droit ? la vie ne pr?vient ? aucune autre personne le droit d’exercer le leur, ni aucun autre de leurs droits. Exercer mon droit de conscience ne l?se personne. Ma libert? d’expression, m?me si elle peut choquer certains, n’emp?che personne d’exercer leurs propres droits, ? moins que je n’essaie d’inciter d’autres ? les tuer ou violer leurs droits. Mon droit de conscience n’emp?che personne d’exercer leurs droits et ainsi de suite.

Ce n’est pas le cas de pseudo-droits comme le droit ? l’acc?s ? l’internet, ou le droit ? des soins de sant?, etc. Ces droits ne sont pas des droits. L’acc?s ? l’internet est un service qui doit ?tre produit par quelqu’un. Les soins de sant? sont ?galement un service qui doit ?tre produit par quelqu’un. De r?clamer un droit sur ces service signifie que vous d?sirez vous approprier ce service gratuitement, ou ? un prix que le fournisseur de ce service n’accepterait pas volontairement. En d’autres mots, c’est s’approprier ce bien ou service par la coercition. Ce genre d’appropriation du labeur d’autrui ou du fruit de ce labeur n’est autre chose qu’un vol d?guis?. C’est forcer quelqu’un ? vous fournir quelque chose sans en payer le juste prix. R?clamer un droit ? des soins de sant? gratuits ou ? une connexion internet gratuite ?quivaut ? forcer autrui de payer pour ce service ? votre place, que ce soit le fournisseur du service lui-m?me, ou les contribuables par le biais de la taxation et l’imp?t. Est-il besoin de souligner que ces soi-disant droits, sont des violations des droits d’autrui? Je me demande qui peut moralement sanctionner cela?

Non, l’acc?s ? l’internet n’est pas un droit. Pas plus que le droit ? des services de sant?, le droit ? de l’eau potable, le droit ? un emploi (le droit de travailler, oui, mais personne n’est oblig? de vous engager) ou tant qu’? y ?tre, le droit ? des vacances pay?es par autrui, ou le droit d’avoir du filet-mignon une fois par semaine. Ce sont des biens et services qui se paient et non des droits que les non-m?ritants peuvent r?clamer de ceux qui les produisent.

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    @Philippe David

    Comme je l’ai souvent noté avec plaisir – autrement il faudrait désespérer de la nature humaine – les divergences entre interlocuteurs intelligents et de bonne foi découlent de l’information différente dont ils disposent… ou du sens différent qu’ils donnnent aux mots.

    Ainsi, pour moi, le concept de droit est relationnel. Seul et sans relation avec le monde ambiant, vous avez tous les « droits » que VOUS vous accordez et n’êtes limité que par votre imagination. Si, toutefois, vous entrez en relation avec « autre chose » vous n’avez plus que les droits que cet « autre chose » vous concéder ou que vous lui imposer.

    Ainsi, mon droit à la vie est sévèrement limité par ma nature humaine et il est bien établi qu’il ne dure que le temps dont celle-ci décide. La même limitation s’applique dans tous nos rapports avec la nature et, dans la mesure où celle-ci est plus forte que nous, nous n’avons d’autres droits effectifs que ceux qu’elle nous concède. Ce qui n’empêche pas de discuter: la Science est la longue discussion avec la nature pour obtenir que celle-ci nous accorde ce que nous souhaiterions notre « droit » à la vie eternelle.

    Dans nos rapports avec les autres – dans ce que nous appelons une société – une négociation est toujours en marche pour définir les « droits » de l’individu et ceux du groupe, selon les principes d’une éthique qui s’applique quand elle la force pour elle.

    Si une majorité effective décide que l’individu a droit a des services de santé gratuits, il acquiert ce droit qui est alors son « droit » tout autant que tout autre. Le droit existe s’il est consenti. Si,cependant, la société a concédé ce droit sans avoir les moyens de l’offrir – parce qu’elle n’a pas obtenu de Pierre et Paul leur consentement à contribuer leurs part respective pour que l’engagement de la société puisse être respecté – il est clair que la societe aura des problèmes… Ne jamais oublier qu’un droit, quel qu’il soit, pour sacré qu’il paraisse, naît avec le consentement de l’entité qui a la force de l’accorder. Il en est de même du droit a l’internet ou de la ration quotidienne de rhum dans la marine anglaise…

    PJCA

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      SylvainGuillemette

      «Ainsi, pour moi, le concept de droit est relationnel. Seul et sans relation avec le monde ambiant, vous avez tous les « droits » que VOUS vous accordez et n’êtes limité que par votre imagination. Si, toutefois, vous entrez en relation avec « autre chose » vous n’avez plus que les droits que cet « autre chose » vous concéder ou que vous lui imposer.»

      Voilà ce que je disais également. En vivant en société, il faut accepter le diktat de celle-ci, ou se faire conséquent, et la rejeter. Philippe David ne veut vivre que dans la société qui acceptera le diktat de la minorité possédante. C’est de l’hypocrisie, camouflant en réalité, le rejet de la démocratie.

      «Ce qui n’empêche pas de discuter: la Science est la longue discussion avec la nature pour obtenir que celle-ci nous accorde ce que nous souhaiterions notre « droit » à la vie eternelle.»

      Voilà, mais voilà également que les débats s’imposent alors, et que nous ne pouvons que constater cela : Philippe David défend clairement et manifestement, non les droits de toutes et tous, mais ceux précisément, de la classe possédante, des bourgeois minoritaires qui parasitent la vie des autres, pourtant majoritaires. M. David ne peut s’en sauver, c’est ce qu’il défend, indéniablement et il le fait sans honte.

      Il n’accepte pas la démocratie, parce que celle-ci a choisi le mode universel de santé, le modèle socialiste. Mais comment pouvait-il en être autrement, puisqu’après tout, cela va en parfaite cohérences des intérêts de la majorité laborieuse, du prolétariat.

      Qu’importe, vous constatez qu’il est indéniable que ce qu’il défend pour un, ne vaut plus pour l’autre. Il fait dans la double-mesure et à vrai dire, tous les capitalistes font dans la double-mesure, parce que leur argumentaire excusant ce système d’esclavage déguisé en terre de la liberté ne cesse de se contredire lui-même. Comment peut-on défendre un «DSK» par exemple, si leur seul bagage que vous ayez comme preuve, c’est une valise pleine des sous-vêtements de celles qu’il aurait violé…(Je ne me prononce pas sur DSK, je ne connais pas les faits.)

      «Dans nos rapports avec les autres – dans ce que nous appelons une société – une négociation est toujours en marche pour définir les « droits » de l’individu et ceux du groupe, selon les principes d’une éthique qui s’applique quand elle la force pour elle.»

      Bien dit! Et Philippe David ne défend que les «droits» de la bourgeoisie. Voyez par exemple, quand il affirme vouloir le plus petit État possible, TANT QU’IL FAIT RESPECTER LA PROPRIÉTÉ DES MOYENS DE PRODUCTION. C’est de l’hypocrisie. Ils ne veulent pas restreindre l’État, ils veulent leur État. Les libertariens ne sont que la chevalerie de la bourgeoisie. Voyez comment Elgrably commente dans les couches pleines de Péladeau. C’est grotesque. Ils vont redéfinir bientôt, le droit de respirer du bon air frais. Ils vont le privatiser, vous allez voir. Et qui y gagnera? Ben coudonc! Quel hasard! Les bourgeois!

      Des hypocrites! Des antidémocratiques! Ils détestent la démocratie, quand elle ne sert plus leur cause! Belle affaire! Ils sont pris avec la «libârté» du peuple de choisir le moins pire pour eux, l’universalité des soins de santé par exemple! Bande de crottés. Ils méritent tous un cancer qui coûterait dans les fortunes à faire soigner! Ils auraient du naître dans des bidonvilles! Pourritures!

      «Si,cependant, la société a concédé ce droit sans avoir les moyens de l’offrir – parce qu’elle n’a pas obtenu de Pierre et Paul leur consentement à contribuer leurs part respective pour que l’engagement de la société puisse être respecté – il est clair que la societe aura des problèmes…»

      Mais le problème M. Allard, c’est que nos dirigeants sont comme vous le savez, leurs laquais. Alors comment faire autrement, que de prendre le gouvernement et en laver les fondations? Sinon, il ne nous reste que les armes. Je préfère le Parlement, via l’élection, mais encore… Avec la cessation du financement des partis politiques par le public, Harper s’est assuré la fin de la contrepropagande de ses adversaires. Alors comment convaincre un peuple «ayant le droit» de s’abrutir via toutes les chaînes de Péladeau et de RC, ou de V? Comment les empêcher et les diriger plutôt que sur les radios-poubelles, sur des sites plus conscientisant aux rapports sociaux d’une société?

      Nous les connaissons les raisons de tout cela, c’est surtout le conditionnement ambiant qui jette cette société dans l’indifférence par l’amusement, que cette société se procure désormais, «de droit consenti», volontairement. C’est l’abrutissement volontaire auquel nous assistons. Les capitalistes en ont toujours rêvé, mais il ne demeure jamais stable. Des soubresauts de conscience de société se font à l’occasion sentir.

      Nous pouvons nous donner des services de santé efficaces. Nous pourrions mettre fin à notre occupation en Afghanistan et cesser notre agression sur la Libye, nous sauverions 30 millions de dollars supplémentaires aux 30 millions déjà dépensés. 30 millions, c’est déjà ça! Y en a des tas d’autres exemples de la sorte et l’Afghanistan, ce ne sont pas des millions, mais des milliards. Vous savez surement compter, comme moi. Et quand on se donne des ambitions telles qu’un service de santé universel pour tout un pays, il faut se donner les moyens! On aurait pu se faire plus compétitif et produire à faible coût, des médicaments génériques et fournir ainsi, l’Amérique en médicaments de base. Non! De grâce! Nous n’avions surement pas l’expertise (Bullshit!)Ça s’engage, de l’expertise! Ça se forme, de l’expertise!)…, et quoi encore? Ils voulaient, comme M David, faire plaisir à la classe possédante.

      Tant qu’il y aura des classes, nous aurons ce problème de système, tant en santé, qu’en éducation. Ce sera toujours la même chose, tant que les classes seront. On perd du temps à vouloir patcher un Titanic. J’ai vu le film, il va couler.

      Le capitalisme a eu sa chance et s’est imposé de par le monde, par les armes de la minorité bourgeoise, parasitaire. Ce n’est pas un consentement de la majorité, comme les soins de santé universels le sont par exemple, au Québec et au Canada. Le capitalisme a eu sa chance et n’a pas su nous prouver, à nous les majoritaires, qu’il était à la hauteur. Il faut passer à autre chose et constater qu’une classe minoritaire et parasitaire s’est hissée au sommet de cette hiérarchie sociale et économique dont les rouages étaient organisés pour la favoriser. Il faut faire table rase et mettre en place un système démocratique international dont les classes ne feront plus partie.

      Il faut donner une chance aux alternatives, dont au socialisme. Il faut s’admettre que le socialisme n’a jamais eu sa chance, même si lui, contrairement au capitalisme, s’est installé au gré du peuple, démocratiquement, par la volonté de celui-ci. Salvador Allende par exemple, nous prouve qu’ils ne nous laisseront jamais tenter le coup avec une alternative au système qui les maintient au sommet du pouvoir sur les Humains. Ces derniers doivent donc faire la révolution, de toute évidence, et remplacer le diktat de cette minorité parasitaire par le sien.

      Que proposez-vous d’autre, monsieur Allard? Moi, je ne veux plus de la conciliation de classes et je convaincrai beaucoup de mes camarades facilement, concédez-le moi.

      Sylvain Guillemette

      Alternative Socialiste

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      @ PJCA

      Si une majorité effective décide que l’individu a droit a des services de santé gratuits, il acquiert ce droit qui est alors son « droit » tout autant que tout autre. Le droit existe s’il est consenti.

      Si la majorité se vote ce droit, elle se vote aussi de retirer le droit à certains membres de la société aux fruits de leur labeur. Dans un endroit comme le Québec où 40% de la population paie 97% des impôts aux particuliers, il est facile aux 60% de se voter des privilèges sur le dos des autres 40%. La démocratie devient alors comme un viol collectif…

      M. Guillemette, merci de montrer encore une fois que le viol collectif est exactement le genre de démocratie que vous préconisez.

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Je ne consent au viol collectif, qu’en totale connaissance du fait que le capital n’est toutefois pas partagé, cher Philippe David, qui préconise pour sa part, le pillage du fruit du labeur de la majorité, au profit de la minorité qu’il défend.

      Philippe David, nous avons constaté, monsieur Allard et moi, et le lectorat, que vous rejetez la société, lorsqu’elle ne vous concède pas vos caprices, ceux dogmatiques du système capitaliste en l’occurrence.

      C’est triste pour vous, mais c’est utile pour moi. Vous êtes mon idiot utile, ne lâchez surtout pas. Continuez de me fournir en couches pleines, ce sont de beaux exemples de contradiction des libertariens et de leur incohérence, et de leur inconséquence.

      Pathétique.

      Quant au soit disant viol collectif de la société, elle se le vote, ce viol, contrairement au vol des fruits de son labeur, imposé de facto par l’économie capitaliste. Je viens de faire la démonstration que vous étiez pour le vol collectif des pauvres par les riches et que vous critiquiez le viol collectif des riches, pour les pauvres.

      Vous êtes un soldat des bourgeois, rien d’autre ici. le lectorat de CP n’est pas dupe et nous ne sommes plus dans le siècle passé, où le prolétariat croyait à toutes les balivernes de cette minorité parasitaire que vous défendez vainement.

      C’en est sincèrement pathétique. J’en ai parfois des questionnements, à savoir si vous êtes aussi bête que vous le laissez paraître, ou si c’est de l’hypocrisie. J’opte pour le deuxième choix.

      Vous vous drapez de la libârté, mais la seule que vous défendiez ici, est celle des bourgeois d’exploiter tous les maux des humains, à leur détriment. Vous êtes mon ennemi et l’ami de mes ennemis principaux.

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      voici ce que disent les sociologues : »l’importance prise par les structures hiérarchiques de dominance (classes sociales) dans la sociologie moderne est indiscutable. Des études récentes on mis de l’avant les corrélations entre le niveau d’inégalité sociale et les problèmes sociaux comme la maladie mentale, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le décrochage scolaire, la toxicomanie, les grossesses précoces, la criminalité et le taux d’incarcération, la protection de la jeunesse et le suicide. Les causes psychologiques de ces troubles peuvent venir de l’augmentation globale du stress dans les sociétés inégalitaires »

      c’est accessible au grand public, c’est signé wikipédia, rechercher : « instinct ».

      tout est dit.

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      SylvainGuillemette

      Et c’est logique! Suffit d’y songer un seul instant!

  2. avatar
    SylvainGuillemette

    «De réclamer un droit sur ces service signifie que vous désirez vous approprier ce service gratuitement, ou à un prix que le fournisseur de ce service n’accepterait pas volontairement.»

    Ben non Philippe! Nous décidons, via des élections et des référendums, de ce droit collectif. Il n’est imposé à personne d’autre que cette minorité qui n’en veut pas et qui ne veut surtout pas s’offrir à la collectivité. Ce n’est pas un «droit» à l’accès universel de la santé, c’est l’accès universel à la santé que nous nous offrons collectivement. Ce n’est pas pareil.

    «Ce genre d’appropriation du labeur d’autrui ou du fruit de ce labeur n’est autre chose qu’un vol déguisé.»

    Du moment que la démocratie, dictature des majoritaires, décide de ce vol, ce n’est pas qu’un simple vol, mais celui dicté par la majorité. C’est aussi ça, la démocratie. Les autres n’ont qu’à se trouver une île où vivre en paix, mais encore, la majorité pourrait bien décider de s’approprier cette île, et qui pourra les empêcher?

    Vous désirez tellement vivre cette utopie capitaliste, où les États se mêlent de leurs affaire$, que vous en oubliez le facteur humain, celui que vous m’imposiez pour parler des ratées du socialisme. Les humains vivent en communauté et décident en communauté donc, des droits qu’ils se donnent ou des lois qu’ils s’imposent. Il arrive, certes, que ces lois ne plaisent pas à tous, entendons-nous par exemple pour dire que nous sommes d’accords sur le fait que l’amphithéâtre doit être payé par son propriétaire, et non par le public pour ce propriétaire. Mais si à l’automne prochain, le gouvernement va de l’avant, avec imaginons, un «véritable» soutien populaire… Qu’y pourrons-nous tous les deux? Rien du tout! On verra alors ensembles, les capitaux publics se gaspiller à jouer au corporatisme qui vous fait tant souffrir. Pour ma part, je crois dur comme fer que le corporatisme que vous dénoncez existera toujours sous diverses formes, parce que la classe bourgeoise retrouvera une façon de s’avantager comme classe, au détriment de ceux et celles qu’elle exploite, tant de son labeur que par ses besoins et ses maladies.

    Ce qui est un vol d’autre part, c’est l’exploitation de mon labeur, où le propriétaire des moyens de production tire profit sur mon labeur, en recueillant les fruits de celui-ci et en ne me distribuant que ce qui le conforte, pour consolider sa richesse à mon égard. Vous le dites, pour votre part, «entente» entre les deux parties, mais ici, n’est-ce pas exactement le même principe qui s’impose? C’est-à-dire, n’est-ce pas parce que la majorité consent se faire exploiter via le capitalisme, que je dois me taper ces règles abominables, où la bourgeoisie est certaine de tirer profit de mon labeur et de celui de mes camarades, pourtant majoritaires versus la bourgeoisie? En effet, on me pille les fruits de mon labeur, mais l’entendement des prolétaires, leur acceptation à ce système d’exploitation, m’impose le «droit» des bourgeois de tirer profit sur mon labeur, aux conditions qu’ils me fournissent leurs moyens de production et un salaire pour subvenir à mes besoins. C’est du pareil au même! C’est la majorité laborieuse des prolétaires, qui m’impose un peu ce capitalisme à vrai dire! Mes camarades ne sont pas solidaires, ils sont solidaires de leur propre exploitation, alors je me tape le droit du bourgeois d’exploiter mon labeur, mes besoins et mes maladies via la privatisation que certains prolétaires vont jusqu’à défendre.

    Autrement dit, vous dénoncez ces droits superficiels, détenus par les privilégiés et enviés logiquement et légitimement par les moins nantis, comme plusieurs études le confirment, mais vous légitimez le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sous prétexte pourtant, qu’il y a consentement de la majorité laborieuse. Comprenez que, c’est une contradiction.

    «Réclamer un droit à des soins de santé gratuits ou à une connexion internet gratuite équivaut à forcer autrui de payer pour ce service à votre place, que ce soit le fournisseur du service lui-même, ou les contribuables par le biais de la taxation et l’impôt.»

    Ce choix fait par l’électorat le fut, parce que le système capitaliste ne répartie pas les richesses créées par ceux et celles qui la quémandent. L’universalité des soins de santé n’était pas et n’est pas dans les pays où le privé est de mise, et partout où le privé l’est, le public souffre de manque de personnel et de matériel.

    Au Québec, jadis, avant que ces soins de santé ne deviennent universels, toutes et tous n’avaient pas accès aux soins de santé, et un peu comme à Cuba, ils étaient réservés aux mieux nantis, à l’élite. C’est un choix démocratique qui en est à l’origine, et ceux qui ne veulent pas vivre en société sur la Terre, avec des démocraties, sont priées, soit de se battre pour écraser celle-ci, soit de ficher le camp sur Mars ou ailleurs, pour s’imposer leur bêtise à eux-mêmes. Donald Trump aura la paix, sur Mars. Il pourra y demander aux nouveaux arrivants, leur carte prouvant qu’ils sont bel et bien des Martiens.

    Oui, nous forçons «démocratiquement» la société à payer pour des soins de santé universels, qui se révèlent d’ailleurs moins coûteux per capita lorsqu’ils sont ainsi payés. Ce qui n’est pas le cas du privé et ce qui évite que quelqu’un ne profite de vos maladies, pour la simple et seule raison qu’il possédait au bon moment, au bon endroit, les capitaux préalablement nécessaires pour l’entreprise de la chose. Le capitalisme est ainsi fait que vous justifiez pour votre part, le mérite par la possession de capitaux, mais d’ors et déjà, nous les savons, ces derniers, mal répartis. Nous faisons donc dans le totalitarisme en niant ce fait et en passant droit notre chemin, vers les dogmes du capitalisme que vous défendez difficilement dois-je ajouter.

    Si c’est donc un vol que de forcer la société à se payer des soins de santé, c’en est un de me voler mon labeur, par un soit disant consentement de cette société. Mais encore, il ne faut pas omettre de préciser que tous les humains ont besoin de soins de santé. Alors entre être forcé de payer moins cher pour une couverture universelle pour toutes et tous et payer au privé un homme ou une femme qui avait les moyens préalablement nécessaires de se payer des machines à réparer le corps humain et d’exploiter de la sorte mes maladies, je préfère de loin le premier choix, qui me sera moins coûteux, qui remplira sa mission si les tenants de cette mission la respectent. Ce qui n’est pas le cas actuellement, avouons-le.

    «Est-il besoin de souligner que ces soi-disant droits, sont des violations des droits d’autrui? Je me demande qui peut moralement sanctionner cela?»

    La démocratie peut le faire. Mais pour quelqu’un qui s’offusque de ce meilleur choix que d’aller au privé, plus coûteux per capita mais pas plus performant, il apparaît clair que vous ne vous faites pas conséquent. Pourquoi? Comme je viens de le dire, je considère à mon tour, l’exploitation de mon labeur comme un vol, auquel je n’ai jamais consenti et auquel d’ailleurs, personne n’a jamais consenti!

    Il y a justement une nette différence entre le prétendu «vol» des contribuables pour payer «leur» système de santé universel, et celui des fruits de mon labeur! Il y en a un des deux qui n’est pas le choix de la majorité, qui n’est pas le fruit de la démocratie. En effet, nulle part au monde le capitalisme n’a été endossé par le peuple. Nulle part! Personne n’a jamais été soumis à un RÉFÉRENDUM concernant l’exploitation du labeur des prolétaires par les bourgeois minoritaires et parasitaires. Personne!

    Alors pourquoi faites-vous aujourd’hui un cas sur un choix de société? C’est du fanatisme ou un aveuglement volontaire, idéologique! Mais c’est à tout de moins, une contradiction indéniable!

    «Non, l’accès à l’internet n’est pas un droit. Pas plus que le droit à des services de santé, le droit à de l’eau potable, le droit à un emploi (le droit de travailler, oui, mais personne n’est obligé de vous engager) ou tant qu’à y être, le droit à des vacances payées par autrui, ou le droit d’avoir du filet-mignon une fois par semaine. Ce sont des biens et services qui se paient et non des droits que les non-méritants peuvent réclamer de ceux qui les produisent.»

    La vie non plus n’est pas un droit alors, qui en déciderait autrement? Les humains? Mais ils imposeraient alors leur propre consentement commun… Eh bien! Comme quoi vous n’êtes pas en mesure d’être cohérents, vous de droite, les libertariens et cie! Il vous semble impossible d’argumenter votre position, que je viens de détruire d’une poignée de mots.

    Tout ce que vous énumérez ci-haut peut devenir un droit, si la majorité en décide ainsi.

    Au fond, je l’ai trouvé votre problème, c’est la démocratie. Ne vous en réclamez surtout pas alors. Jamais. Elle vous dérange! La seule démocratie que vous allez soutenir fortement et idéologiquement, c’est celle où les prolétaires accepteront le fait qu’ils soient destinés à se faire exploiter leur labeur, au nom de soit disant mérite du bourgeois minoritaire et parasitaire, ce qui vous impose la contradiction.

    Ce texte, c’est n’importe quoi et ça ne se tient pas. L’argumentaire est loufoque et ne tient pas la route. Recommencez ou laissez donc tomber en fin de compte… Vous ne serez jamais capable d’attaquer le droit à l’universalité des soins de santé tout en défendant le droit des bourgeois d’exploiter notre labeur, nos besoins et nos maladies via le privé qu’il peuvent tout simplement se permettre, parce que les capitaux mal partagés se sont concentrés chez ceux-là! C’est n’importe quoi, vraiment!

    Sylvain Guillemette

    Alternative socialiste

    (Si c’est ça, l’ennemi de droite que j’ai devant moi, je n’ai plus qu’à souhaiter faire des débats publics avec lui, avec le plus de spectateurs possible! Le prolétariat doit comprendre que son exploitant ne veut pas son bien, ni les laquais de ceux-là.)

  3. avatar

    @SV

     » Personne n’a jamais été soumis à un RÉFÉRENDUM concernant l’exploitation du labeur des prolétaires par les bourgeois minoritaires et parasitaires. Personne!  »

    Est-ce que ce n’est pas précisément ce que vous avez quand une minorité infime seulement vote librement pour le communisme ou même un quelconque changement radical du régime qeu nous avons présentement ?

    PJCA

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Je ne sais pas si c’est moi M. Allard, mais il me semble que la question est drôlement posée.

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Et si je ne trompe pas sur la question, je suis pour la prise du pouvoir par des comités populaires, et non pour le diktat d’un petit groupe sur le prolétariat.

      C’est au prolétariat de gérer localement, en coopératives par exemple, et non à l’État de gérer le travail, sauf peut-être dans les gros projets touchant plusieurs localités (HQ par exemple…).

      Les référendums devraient faire partie courante de cette société.

  4. avatar
    SylvainGuillemette

    «Est-ce que ce n’est pas précisément ce que vous avez quand une minorité infime seulement vote librement pour le communisme ou même un quelconque changement radical du régime qeu nous avons présentement ?»

    Mais ce n’est pas le cas actuellement, personne ne propose encore ce changement radical M. Allard. Et qui nous le permettrait? Au Canada, c’est une insulte traiter quelqu’un de «socialiste», comme on le voit souvent à la Chambre des communes. Alors comment proposer un tel projet, avec en plus, les États-Unis d’Amérique comme voisin au sud?

    En réalité, le conditionnement de l’ère Reagan a fait mal. Ses prédécesseurs et ses successeurs ont fait du tort également. En Amérique du Nord, le communisme, c »était le «mal». L’église, vous le savez, renchérissait.

    Alors comment peut-on s’étonner aujourd’hui que l’idée ne lève pas en Amérique, bien que ce ne soit semble t-il plus le cas?

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    @ SV

    J’ai dit surt tous les sites auxquels je participe que la démocratie que nous avons est un leurre, reposant sur un contrôle quasi parfait de l’information complété ponctuellement par des manoeuvres de corruption. Cela dit, dans ce systeme en place, la population rejette « démocratiquement » une modification radicale des regles du jeu. Si vous voulez changer ces règles, pensez revolution, pas élections, referendum ou une quelconque consultation populaire.

    PJCA

    • avatar
      SylvainGuillemette

      Je sais monsieur Allard, mais on ferait dans le subversif d’en jaser ici, et le SCRS ne cesse de harceler un de mes camarades. Ce serait faire exprès…

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      SylvainGuillemette

      Pas de farce, le SCRS est venu rencontrer un camarade à moi, pour la deuxième fois, le questionnant sur des écrits je crois. J’en saurai plus demain.

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    SylvainGuillemette

    Et j’aouterais cher monsieur David, oui, l’ONU, c’est de la merde! Non pour ce que c’est, mais pour ce que ça permet. Hier, l’ONU annonçait des sanctions pour des gens dont je ne me souviens pas les noms, pour avoir fourni du matériel à des terroristes d’al-qeada…

    Qui a financé Al-qeada? Qui bombarde en ce moment, pendant un Coup d’État indéniable, la Libye avec des armes à uranium appauvri? Le Canada vient de fournir 30 millions de dollars en bombardements des civils de la Libye et il promet désormais d’en fournir 30 autres millions! Elles sont où les sanctions, contre les plus forts?

    Rien ne changera jamais tant que les vétos seront. Ils ne protègent que les riches et puissants, comme le capitalisme. C’est une ONU capitaliste et c’est pourquoi elle est notre cancer à tous (sauf pour les bourgeois…).

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    SylvainGuillemette

    Rendez l’ONU démocratique, elle servira peut-être à quelque chose.

    Ah non, c’est vrai, ça ne plaira pas aux libertariens, que la majorité décide pour tout le monde. On fait quoi alors? La guerre? On se tire entre voisins, comme en Espagne?

    Il y a eu plus d’une centaine d’accusations contre l’État d’Israël pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, elles sont chaque fois bloquées alors qu’il existe une quasi unanimité en ce qui concerne la condamnation d’Israël. Chaque fois la même chose, les États-Unis bloquent de leur véto. Le poids d’une seule nation et de deux ou trois pays satellites dirigés par des dictatures peuvent renverser le poids de toutes les autres nations membres de l’Organisation Non Utile aux prolétaires.

    Il faut révolutionner l’ONU et la démocratiser. Les États-Unis d’Amérique, d’autant plus que leur économie ne leur permet plus de faire le fier coq, ne peuvent faire le beau temps et la pluie, sachant qu’en poids démographique, cela représente désormais une minorité humaine sur l’ensemble de l’humanité.

    Abolissons les vétos à l’ONU. Depuis longtemps, s’il avait été le cas, Washington et Tel-Aviv, ainsi que l’Iran et les autres de cet acabit, auraient payé leurs crimes au détriment de leurs échanges commerciaux.

    Et en démocratisant la société, nous pourrons avoir des discours cohérents en tant que nations, en ce qui concerne la relativité de toutes nos nations sur ce caillou offrant la vie.

    Pourquoi alors, se faire la guerre, s’il n’y a plus de capitaux en jeu? Les États-Unis d’Amérique désirent «fortement» que le Canada privatise son eau, ayant épuisé ses propres sources par la pollution et par la surconsommation. (Fait penser…, ils vont venir la chercher.)