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Je r?vais d’un autre monde (1)

Image Flickr par tonynetone

Le nombre de sujets dirig?s vers l’id?e d’un monde meilleur est si vaste qu’il va falloir traiter de nombreux th?mes r?sidant dans plusieurs champs d’analyse.
C’est avec l’?nergie contenue dans cette chanson de Jean-Louis Aubert qu’il faut s’atteler ? ce cette perspective. J »ai eu la joie de rencontrer genre en 1997, on avait pass? une bonne soir?e dans son studio perso d’enregistrement ? Boulogne-Billancourt avec ses musiciens et une radio qui retransmettait l’interview.
Le fait est que les mondes se succ?dent et m?me au sein du monde actuel il existe de nombreux mondes dont certains feraient bien d’inspirer les autres, ou du moins, dont on peut tirer de chacun l’essence de ce qui doit devenir global.

En particulier dans le monde artistique il y a l’id?e que ??le travail??, tout en n’?tant pas une labeur, est un acte o? on se r?alise soi-m?me et cerise sur le g?teau, c’est ce plaisir qui est garant de la qualit?.


Un monde qui fonctionne

Comme je suis d?veloppeur d’applications qui fonctionnent, j’envisage de fa?on tr?s tangible le plan qui consiste ? concevoir un monde qui va en s’am?liorant de fa?on incr?mentielle, de la fa?on la plus logique et la plus ?l?gante possible, si les actions sont men?es dans le cadre d’un fonctionnement global qui aura ?t? correctement pens? et articul? d?s le d?part.

En cela il faut voir que ce qui se r?alise ce sont les Droits de l’Homme, consid?r?s non pas au pied de la lettre mais sur le plan spirituel. L’id?e de pouvoir aller o? on veut, d’aller ? la recherche de soi-m?me, de vivre libre et heureux est quelque chose qui ne se d?cr?te pas, mais qui se fabrique avec le temps, le travail, et le courage de quelques r?volutions.

Parmi les nombreux th?mes qui convergent vers le projet d’un monde meilleur, les relations inter-humaines sont la base de tout.
Il est clair que ??le bonheur?? n’est pas dans le pot de yaourt qui pourtant est vendu avec une telle ?tiquette. Le bonheur c’est le monde dans lequel on vit, et si on travaille avec un bon salaire pour une entreprise qui produit du malheur, qu’elle le veuille ou non, le bonheur restera inaccessible, il sera seulement factice, fugace, voire illusoire.

La tristesse et la d?vastation du monde actuel peut se r?sumer en la tristesse et la d?vastation des relations inter-humaines cantonn?es ? des relations hi?rarchiques o? le domin? doit faire abstraction de ses aspirations id?ales et le dominant n’arrive jamais ? trouver le bonheur auquel il aspire malgr? l’exag?ration sans cesse grandissante de sa tendance ? soumettre les autres par tous les moyens.

La relation hi?rarchique est un bon exemple car l’absence de relation hi?rarchique ne produit pas l’effet escompt?. Il faut, avant de commettre une r?volution, savoir ce qui est bon et juste dans l’existant, et se demander comment le reproduire par un autre moyen qui ?liminera ce qui est malfaisant et injuste.
Si on part de ce que les relations interhumaines doivent ?tre une clef du bonheur, alors les relations hi?rarchiques doivent se munir d’outils et d’usages qui l?gitiment cette hi?rarchie.

Le principe m?me du ??travail??, mais on va voir qu’il ne faut pas salir ce mot noble et vital donc on va parler uniquement de ??l’emploi??, constitue presque directement une violation des Droits de l’Homme, car pour le moins qu’on puisse en dire, il est la cause de souffrance, de pauvret?, et de malheur autant ? l’?chelle individuelle que globale, et comme tout Droit de l’homme, ou au moins comme toute Loi morale, tant qu’on ne la respecte pas, on se coltine tout un attirail d’inconv?nients qui ne peuvent que sauter aux yeux.

On peut proc?der par la r?ciproque en fait, si quelque chose, qu’il soit cern? ou invisible, provoque le malheur et la souffrance, c’est ?videmment qu’une loi morale aura ?t? transgress?e de fa?on chronique et sans que personne ne puisse se d?fendre contre cela.

Actuellement le monde se demande comment changer et se r?former, tout en continuant de fa?on automatique et presque inconsciente ? produire du malheur et de la souffrance.
Pourtant il est certain que le monde va devoir se r?former, et le cours de l’histoire ne peut que ?tre infl?chi par la pression de ces lois morales ou lois de la nature, qui d?passent all?grement ce dont on peut ?tre conscients, et qui n’ont de cesse de chercher de voies d’acc?s pour s’ancrer dans la r?alit? de ce monde.

Il est improbable que les choses continuent comme elles sont aujourd’hui, quelle que soit la m?thode trouv?e par cette pression cosmique pour se r?aliser, que ce soit en ?radiquant l’esp?ce qui ne devra s’en prendre qu’? elle-m?me de ne pas avoir ?t? assez ?volu?e moralement pour survivre, ou que ce soit en ?levant les consciences au point que l’irritation de devoir enfreindre ces lois naturelles pousse les gens ? se r?volter contre un syst?me injuste qui ne profite ? personne, pas m?me aux dominants qui pourtant font tout leur possible pour que rien ne change.

Il y a une zone de conflit entre chaque courants oppos?s. Cette zone peut aussi bien ?tre d?plac?e afin qu’un des deux courants devienne mineur et perde toute sa force puis s’?teint, mais tr?s vite d’autres courants apparaissent, de sorte que l’?volution poursuive son chemin.

Quand un courant perd toute sa cr?dibilit? il tente de se muer afin de conserver son inertie, du moins c’est ce qui arrive avec le capitalisme d?clinant.
C’est aussi ce qui arrive avec la faillite des ?tats qui se convertit en x?nophobie, de sorte que la col?re soit dirig?e par des choses que la raison (pour peu que cela soit de la raison) vers des choses plus faciles ? comprendre. C’est comme ?a que fonctionne la psychologie ? l’?chelle individuelle et ? l’?chelle sociale, la col?re et la frustration existent, et m?me si leur cause est difficile ? cerner, elle va chercher ? s’exprimer, mais pour s’exprimer, elle va choisir des motifs faciles ? cerner, m?me si ils n’ont rien ? voir.

Donc, au moment o? la r?volution mondiale gronde et o? les esprits se r?veillent comme soudainement d’une torpeur dans laquelle ils se sont laiss?s bercer, il devient d’une extr?me importance de cerner et identifier les causes du malheur dans le monde, et le meilleur moyen pour le faire c’est de proposer des solutions par lesquelles ces malheurs ne peuvent plus jamais se reproduire. Et ?videmment, l? encore, il faut viser juste parce que l’illusion et la n?cessit? peuvent conduire ? faire des erreurs plus graves que celles qu’on veut corriger.
C’est normal qu’il en soit ainsi, puisque rien de bon ne se fait ? la l?g?re, tout n?cessite un travail patient et rationnel, de la passion, et de l’intelligence. C’est pourquoi je parle d’intelligence incr?mentielle quand il s’agit de r?former le monde, il faut des bases solides sur lesquelles fonder progressivement un monde meilleur.

Une fois seulement que les gens commencent ? percevoir les effets n?fastes de cette pseudo m?canique post-darwinienne (qui stipule ??chacun pour soi??, et que ainsi ??tout s’?quilibre naturellement), alors soudain elle tente de rev?tir un masque hypocrite afin de se soustraire aux critiques l?gitimes qui sont ?nonc?es ? son encontre.

Mais?: les critiques ?nonc?es ? son encontre ne font qu’appartenir au domaine de ce qu’on peut exprimer. Or les critiques possibles ? ?noncer ? son encontre vont bien au-del? de ce qui peut tenir dans un discours, un trait? ou m?me des centaines d’analyses cumul?es.

Exactement comme le fait aussi le subconscient, la nature n’?coute pas les raisons et les discours, elle observe seulement les effets et les associe aux causes, construisant des relations qui tendent ? devenir de plus en plus denses, construisant ainsi la m?canique qui sert ? la r?flexion et ? l’analyse.

Si on explique qu’il y a un probl?me natif et vital avec ce fameux capitalisme?: ce ne sont pas des paroles en l’air et il est tr?s ?nervant d’entendre des r?ponses qui se contentent de contrecarrer des arguments pris isol?ment.

Il s’agit de toute une id?ologie, et en fait de tout un psychisme, qui pr?cis?ment croit qu’on peut s’attaquer aux choses isol?ment afin de s’attaquer aux choses globales.

Mais ce n’est pas comme ?a que ?a marche dans le monde de ce qui est fonctionnel. Oui, on peut faire le rapport entre la psychologie individuelle et la psychologie collective, ?a c’est certain, mais non, on ne peut pas attendre d’un principe valable ? court terme et dans un champ restreint qu’il soit valable ? long terme et dans le champ global, ? condition qu’il soit r?pliqu? par tous. Ce capitalisme qui uniformise des fa?ons de faire qui appartiennent ? un pass? non organis? rationnellement, et qui attend de cette uniformisation qu’elle fasse le travail qui consiste ? ??organiser rationnellement?? est de la pure ing?nuit?.

La conception des syst?mes (qui fonctionnent) enseigne une autre philosophie, celle par laquelle on prend une posture universelle, un peut dans l’esprit des Droits de l’homme, pour ensuite d?clamer des lois et des concepts qui ensuite doivent entrer en r?sonance avec les faits et les actions.

Sur le plan m?canique cela prend forme de protocoles et de conventions arbitraires, qu’on est libres de changer all?grement selon les besoins, et auxquelles on ne s’attache pas. Et c’est tr?s philosophique qu’il en soit ainsi car dans la vie, quand on se plante et qu’on est oblig?s de corriger une erreur, le travail que ?a donne est d’autant plus lourd que grand est le nombre des objets ? avoir adopt? ces r?gles qui s’av?rent finalement obsol?tes. Et cela n’emp?che pas qu’il faille ??tout refaire??. Et, cerise sur le g?teau, cela oblige ? penser ? des sur-syst?mes qui permettent de ??tout refaire?? facilement. Et l?, on entre dans un nouveau domaine de la math?matique qui est la m?tamath?matique, selon moi la clef de la r?ussite d’une soci?t? qui fonctionne. (mais on va y revenir?!)

Il faut surtout retenir que l’esprit d’un concepteur est capable d’imaginer une m?canique et un fonctionnement qui permettra de rendre logique l’apparition des r?sultats d?sir?s.

Le capitalisme ne soup?onne ni m?me n’?num?re les r?sultats d?sir?s, tout cela reste en retrait, ce qui compte pour lui c’est d’obtenir l’argent qui lui promet ensuite d’obtenir un bonheur mal d?finit.
Un monde plus juste, une meilleure r?partition des richesses, si cela peuvent ?tre de bons objectifs ? se fixer, ne sont eux-m?mes que des fa?on de dire des choses encore plus globales.
Mais c’est normal que le capitalisme ait rel?gu? ces objectifs nobles ? une vague cons?quence de son fonctionnement, comme une promesse en l’air, puisque que cela serait aberrant de vouloir obtenir ces objectifs concrets avec une m?thode aussi flasques et intuitive que le capitalisme.

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