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Imagerie médicale

La crise a ceci de fort utile, c’est qu’elle met au jour les plus bas instincts d’une société qui perd dans l’instant ses valeurs et ses principes dès qu’il s’agit de sauver sa peau. Ne nous en offusquons pas, c’est là le lot de notre part animale et à n’en point douter, elle prend largement le dessus en cette période étonnante. Les chefs de meute ont changé de nature, ils appartiennent au corps médical, non par le truchement de ceux, immensément dévoués qui œuvrent sur le terrain, mais aux Carabins des salons, plateaux et organismes décisionnaires.

Ceux-là, totalement éblouis par leur notoriété naissante, exposés à tous les regards, admirés ou adulés, honnis ou vilipendés, se sont trouvés totalement pris dans le tourbillon de l’image. Ils ont perdu de vue la grandeur de leur profession symbolisée entre autre par le secret médical. C’est ainsi qu’ils ont permis la diffusion à grande échelle de la connaissance de la positivité, qu’ils ont demandé le fichage systématique, le traçage numérique des patients de leurs collègues qui avaient sans doute, quant à eux, bien d’autres chats à fouetter que de remplir des informations statistiques.

Puis, le principe acquis, ils ont consenti à ce que la Médecine prenne la place de la Culture, cet agent infectieux qui touche le cerveau, détruit l’esprit de soumission, empêche d’avaler des couleuvres et ouvre l’esprit en risquant de favoriser cette étrange maladie que l’on nommait jadis : « La libre pensée ! ». Nous pouvons supposer que ce sont les applaudissements des braves citoyens, le soir à vingt heures lors du premier confinement qui ont déclenché leur processus mental, mais nous ne pouvions en imaginer les conséquences…

Leurs collègues de terrain applaudis, adulés, exposés sur le devant de la scène, les carabins de l’œilleton sont soudain entrés dans la peau des grands metteurs en scène de la nouvelle tragédie humaine. Ils ont placé des caméras un peu partout pour que leur Art devienne parfaitement télégénique. La confidentialité de la relation du patient et de ses soignants a ainsi volé en éclats sous les flashs et les projecteurs. Le programme de l’année et peut être de la décennie sera celui du soin à Grand Spectacle.

Ils n’avaient pas perçu la dimension anxiogène de leur dérive égocentrique. Ils furent rattrapés par la santé mentale des téléspectateurs, de plus en plus en souffrance, malades par procuration et visionnages interposés. Une surprise pour les blouses blanches de plateau, trop grisées pour avoir encore le moindre souci pour le peuple des patients. Comment changer leurs objectifs d’épaule ? Quelle image pourrait redonner un peu d’espoir aux naufragés du spectacle de la mort ?

Ils eurent soudain la révélation. La grande et magnifique campagne de vaccination allait devenir le tube de l’année. Violant les principes, niant le secret, prenant en otage le cobaye, ils firent de cet acte médical somme doute assez banal, une œuvre d’art, un tableau, une scène magnifique exposée au regard de tous.

Pas un journal, pas une télévision, par une revue municipale, départementale ou régionale n’échappa à ce cliché étonnant d’une piqûre pratiquée par un professionnel de la santé, grimé en héros de la société, sur le bras dénudé d’un quidam qui ne sait plus s’il doit sourire au photographe ou à la caméra ou bien s’imprégner du liquide rédempteur tout autant que de son quart d’heure de célébrité. Pendant ce temps, les véritables artistes se meurent, privés du sérum du Public.

Je sais pour l’avoir déjà expérimenté, que mon indignation tombe à l’eau. Mes concitoyens ont perdu tout esprit critique, tout regard distancié sur la farandole folle du spectacle médical. Se faire vacciner et voir cette image sur les réseaux sociaux, sur le journal local ou bien ailleurs ne choque plus personne. Nombre d’entre nous n’ont d’ailleurs qu’une envie : « Être à leur tout la vedette d’un jour ! » C’est aussi pathétique que pitoyable tout en démontrant à quel point nous avons totalement perdu pied avec la dignité, la sagesse et la pudeur. Décidément ce virus est redoutable, il s’en prend essentiellement aux fondements de notre civilisation, les détruisant impitoyablement un peu plus chaque jour.

Téléspectasanitairement leur.

 

 

C’est Nabum

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