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Georges Brassens et les po?tes

On a bien s?r en m?moire la collaboration de Georges Brassens et du po?te Paul Fort, qui ?taient bons amis. Mais Brassens a mis en chanson bon nombre d’autres po?tes.

En f?vrier 1940, Georges Brassens monte ? Paris avec l’espoir de faire conna?tre sa po?sie. Il raconte cet ?pisode de sa vie dans « Les ricochets ». Son premier geste est de rendre un hommage ? Apollinaire sur le Pont Mirabeau.

« On s??tonn?ra pas
Si mes premiers pas
Tout droit me men?rent
Au pont Mirabeau
Pour un coup d?chapeau
? l?Apollinaire
. »

Il ne mettra en musique aucun po?me d’Apollinaire. Il adapta en revanche deux po?mes de Victor Hugo lequel n’aimait pourtant pas que l’on mette ses ?uvres en chansons . Tant pis pour lui…

De Victor Hugo :

?coutez…

La l?gende de la nonne (le texte)
Gastubelza (l’homme ? la carabine) (le texte)

Les espoirs de Brassens de voir ses ?uvres litt?raires acc?der ? la notori?t? s’?vanouissent. Il ne sera donc pas po?te. Mais, en 1967, l?Acad?mie fran?aise lui d?cerne son grand prix de po?sie. Il s’en excuse presque se d?fendant de se comparer ? Tristan Corbi?re. Le po?te Alain Bosquet s’?trangle et se pique d’une critique acide : « L?Acad?mie fran?aise vient de se couvrir de ridicule en d?cernant son grand prix de po?sie ? Georges Brassens. C?est l? non seulement une d?cision ahurissante, mais un coup tr?s dur port? au prestige m?me du lyrisme, tel qu?il ne cesse de se d?t?riorer en France aux yeux du grand public. [?] » et de proph?tiser ironiquement l’attribution du prochain prix ? Fernandel : « Lui aussi, il chante… »

De Jean Richepin :

Ce po?te, d’origine bretonne ? la r?putation sulfureuse, ?crivit « La chanson des gueux ». Brassens mit un passage en chanson : « Les philistins« . Il reprendra un autre de ses po?mes : Les oiseaux de passage. Lire mon article sur Brassens-Richepin et deux vid?os de Brassens.

D’aristide Bruant :

? la place Maubert
? la goutte d’or
Belleville-M?nilmontant

De Paul Fort :

Le petit cheval
La marine
Comme hier
Si le bon dieu l’avait voulu

On peut lire sur ce site les textes de ces quatre po?mes.
Toujours de Paul Fort : L’enterrement de Verlaine (le texte ici). Brassens s’inspirera de ce po?me pour composer « L’enterrement de Paul Fort » aux obs?ques de son ami Paul Fort. Le texte est ici interpr?t? par Maxime Leforestier suivi du Petit cheval blanc qui a aussi inspir? le texte.

D’Alfred de Musset :

A mon fr?re revenant d’Italie (le texte)
Ballade ? la lune

De Gustave Nadeau :

Carcassonne (le texte)
Par extrapolation : le nombril des femmes d’agents (texte de Brassens sur la m?me m?lodie)
Le roi bo?teux (le texte)

De Verlaine :

Verlaine : « Les sanglots longs… ». Sur une musique de Charles Tr?net.
Colombine, de Verlaine

Mais aussi :

Le verger du roi Louis, de Th?odore de Banville :

Pens?es des morts, de Lamartine

Il n’y a pas d’amour heureux, d’Aragon

La pri?re, de Francis Jammes

Les passantes, d’Antoine Pol.

L?un des grands regrets de Georges Brassens fut de n?avoir pas pu rencontrer Antoine Pol. Brassens avait contact? le po?te pour lui demander l?autorisation de mettre son po?me « Les Passantes » en musique. Le po?te accepta mais mourut une semaine avant la date de la rencontre?! On retrouve dans le po?me d’Antoine Pol la strophe supprim?e par Brassens. On la retrouve aussi dans la version de Maxime Leforestier. Lire mon article sur Brassens et Antoine pol.

Jehan L’advenu, De G?o Norge

Marquise, de Corneille (et Tristan Bernard).

Brassens reprend ici les trois premi?res strophes des Stances ? Marquise de Pierre Corneille et y ajoute la quatri?me plaisamment compos?e par Tristan Bernard. La « Marquise » dont il est question est Th?r?se Gorla, ?pouse du com?dien Du Parc et com?dienne elle-m?me, courtis?e par nombre d’artistes (dont Racine).

Evocation de Fran?ois Villon :

Les amours d’antan

Le moyen?geux

Evocation de Du Bellay :

Heureux qui comme Ulysse.

« Heureux qui comme Ulysse » fait partie de la bande originale du film du m?me nom r?alis? par Henri Colpi, l’auteur, un tr?s bon ami de Brassens.

Si vous avez bien lu cet article, vous ferez comme moi un carton plein au quizz sur Brassens que j’ai trouv? sur le web.

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7 Commentaire

  1. avatar

    Georges est un facétieux, il est revenu du royaume des morts pour nous concocter un nouvel album dans le genre dont il a le secret : Mon cul sur la commode »

  2. avatar

    Amateurs de bonne musique d’amateurs, voici mon dernier album, paru ce jour : « Ballades d’octobre »

  3. avatar

    Salut, Paul, et merci d’avoir rendu hommage à ces poètes qu’a si bien servis notre bon moustachu.

    Personnellement, je reste un inconditionnel des deux suivantes :
    « Les oiseaux de passage », de Jean Richepin
    « Les passantes » d’Antoine Pol
    Deux textes merveilleux, et formidablement mis en valeur par Brassens.

    Encore merci.
    Fergus

    • avatar

      Salut Fergus,

      Et « mon cul sur la commode » alors ? Non ,je plaisante. « Les passantes » est une chanson qui provoque des frissons… Plus que les poèmes de Verlaine, de Lamartine et de Musset dont les versions chantées ne m’ont pas pas séduit. Ne me tapez pas dessus mais je trouve que la musique de Brassens n’est pas assez poétique.

      Je ferai peut-être une suite à cet hommage à notre moustachu national.

  4. avatar

    Les mirlitaires

    Sous prétexte de poil au menton,
    Les mirlitaires courent à la guerre.
    Moi je leur crie « poil au derrière ! »
    Et je leur joue du mirliton.

    Moi qui suis jeune mirliflor,
    Je leur dis de laisser mes frères.
    Si vous tenez tant à la faire,
    Mettez-y vos copains d’abord !

    Refrain :

    Mirlitonniens, mirlitonniennes,
    Ne suivez pas ces cris de haine.
    Mirlitonniens, mirlitonniennes,
    Mirlitonnez tous avec moi !

    Sous prétexte de Madelon
    Qui viendrait leur servir à boire,
    Ils chantent en chœur le jour de gloire
    Mais moi j’leur joue du mirliton.

    Aux corps d’armée, aux cornemuses,
    Je préfère le corps de ma muse.
    Félicie, Fernande, Léonor,
    Pour qui je mirlitonne encore.

    (refrain)

    Sous prétexte de la De des der,
    Ils voudraient bien nous la refaire.
    Faudrait que je chante dans le ton
    Mais moi j’leur joue du mirliton.

    Les mirlitaires vont à la lutte
    En chantant fort, tambour battant.
    Moi je préfère jouer du luth
    Ou bien de la flûte de pan.

    (variante possible avec « turlute »)

    Sous prétexte de religion
    Parce qu’ils ont mal lu le Coran,
    Ils vont à la guerre en courant.
    Moi je leur joue du mirliton.

    Quand le Quatorze juillet explose,
    Certains repartent comme en Quatorze.
    Ils chantent « Aux armes citoyens »
    Mon mirliton prend ce refrain :

    (refrain)

    Je me fiche comme de l’an Quarante
    Des médailles qu’ils portent sur le ventre.
    Et pour tout dire je m’en tamponne
    Car tout le jour je mirlitonne.

    Un mirlitaire, pas froid aux yeux,
    Plus boute-en-train que boutefeu
    A quitté hier sa garnison.
    Il joue depuis du mirliton.

    (refrain)

    Voris Bian

  5. avatar

    Avis aux mélomanes !

    J’ai désormais un blog sur Jamendo qui regroupe tous mes articles sur la musique (tous styles) dont ceux parus ici.

    Mon blog musical

    Si tous les articles n’y sont pas encore, c’est parce que je les publie un jour sur deux. Cela fait monter l’audience, ainsi aujourd’hui 2ème sur plus de 2500 blogs (a href= »http://www.jamendo.com/fr/blogs »>Top blogs. Quand ça descend, hop ! j’en publie un nouveau…