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Gabriel Nadeau-Dubois ? TLMEP

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Gabriel Nadeau-Dubois, ? TLMEP n’a rien ajout? de neuf ? son parcours, sauf le livre « Tenir t?te » qui sera lanc? le 10 octobre, et dont on trouvera un r?sum? de l’?diteur plus bas.

Les seules phrases percutantes furent celles concernant la charte qu?b?coise: « Ce n’est pas en enlevant un hidjab que l’on produit un qu?b?cois ». Cit? de m?moire… Les mots ne sont pas les m?mes, mais le sens l’est. Quant aux attentes d’un Nadeau-Dubois en politique, il fait la remarque que « quelqu’un de connu ?ne fait pas n?cessairement un bon politicien ».

Pour le reste, ajoutons qu’il note au passage le danger du consum?risme en provenance des ?tats-Unis qu’il consid?re plus dangereux que les craintes actuelles concernant la perte d’identit? qu?b?coise.

Pour le reste, GND est ?tudiant en philosophie et sans doute faudra-t-il attendre quelques ann?es avant que « la vedette » s’inscrive r?ellement dans une action sociale hors du champ de son r?le de leader dans la crise du « printemps ?rable » dont il refuse l’appellation disant l’avoir ignor?e dans son livre.

L’entrevue accord? ? Claude Andr? dans le journal M?tro, en date d’aujourd’hui (6 octobre), est repr?sentatif de l’homme d’opinion.

Sans doute ressuscitera un jour un nouvel activiste qui pourrait avoir la trempe d’un Bourgault, Michel ?Chartrand…

Ga?tan Pelletier

 

Entrevue

Adul? des uns, honni des autres, le tr?s m?diatis? Gabriel Nadeau-Dubois, qui n?utilise jamais la formulation ?printemps ?rable?, lance ces jours-ci Tenir t?te. Le r?cit a pour toile de fond l?historique printemps qu?b?cois de 2012. Rencontre.

Vous avez m?lang? ? la fois des ?l?ments du r?cit, de l?essai et du m?moire de ma?trise dans?Tenir t?te.
Oui. Ce livre-l? m?offre une occasion de contribuer au d?bat public et, humblement, ? analyser le Qu?bec d?aujourd?hui ? travers ses m?dias, sa d?mocratie?

Lors du d?p?t de son budget 2010, l?ancien ministre des Finances Raymond Bachand l?a qualifi? de ?r?volution culturelle?. Vous croyez vraiment qu?il faisait r?f?rence ? la Chine de Mao et ? la purge des ?lites intellectuelles?
Je pense qu?il s?agit d?une personne qui poss?de une certaine culture et il reprenait ce vocable-l?. Je m?amuse un peu avec cela dans le livre, mais cette d?claration est int?ressante?: c?est vraiment un aveu de la radicalit? des intentions du gouvernement lib?ral, alors que dans l?espace public on a essay? de pr?senter ces mesures d?augmentation des frais de scolarit? comme ?tant essentiellement d?ordre comptable et administratif. Lorsqu?on dit d?un budget qu?il est une ?r?volution culturelle?, c?est que l?on veut changer la culture politique du Qu?bec et la mani?re dont les gens vivent leur rapport ? l??tat.

Certains observateurs soutiennent que le conflit aurait ?t? orchestr? par les lib?raux pour en arriver ? l?application d?une politique de polarisation (wedge issue) favorable au gouvernement Charest.
Je pense que la?wedge politic?s?est jou?e ? la fin de la gr?ve, quand le gouvernement Charest a voulu tabler sur la polarisation et l?augmenter pour diaboliser les ?tudiants et ainsi solidifier sa propre base. Au d?part, le gouvernement a vraiment sous-estim? les ?tudiants. Les lib?raux ?taient convaincus qu?il n?y aurait pas de gr?ve jusqu?? ce qu?on y soit, probablement le 22 mars, ou s?il y en avait une qu?elle tomberait tr?s rapidement. C?est pour cela qu?ils ont tant tard? ? n?gocier. Mais oui, leur plan B a ?t? la r?pression et lawedge politic. De penser que le conflit a ?t? orchestr? de toute pi?ce serait surestimer les lib?raux.

Comment vous ?tes-vous senti lorsque Line Beauchamp a rendu public ??Tout le monde en parle?l?histoire des lunettes de sa collaboratrice que vous auriez bris?es apr?s une introduction dans ses bureaux de comt??
C??tait tr?s habile de ressortir une histoire? vieille d?un an et demi! Qui plus est, je n?ai jamais bris? les lunettes de quiconque. Il s?agissait d?une phrase d?j? pr?par?e je crois. ? partir de ce moment-l?, cette histoire ne m?a plus jamais quitt?.

D?s lors, saviez-vous que vous deviendriiez la cible des attaques du gouvernement?
Non. Dans un premier temps, je me demandais s?il y aurait une gr?ve. Dans un deuxi?me temps, si elle durerait suffisamment longtemps. Dans un troisi?me temps, jamais je n?aurais cru que la CLASSE pendrait une place si pr?pond?rante publiquement. Historiquement, la CLASSE repr?sente le? courant plus alternatif du mouvement ?tudiant. Celle qui est le moins sous le feu des projecteurs. Or, elle a ?t? projet?e vers l?avant et c??tait impr?visible. Dans un quatri?me temps, il ?tait tout aussi impr?visible que, personnellement, je me retrouve autant au premier plan.

Vous dites appartenir ? une tendance politique ? laquelle certains ?tudiants ont reproch? son pragmatisme et son souci de l?image. Qu?est-ce qui vous a sensibilis? ? l?importance de l?image?
Durant la gr?ve, j??tais conscient que lorsque je me pr?sentais devant les m?dias, les gens qui m??coutaient, chez eux, partaient d?j? avec toute une s?rie de pr?jug?s. La moindre des choses ?tait de m?assurer qu?aucun obstacle esth?tique ou d?image ne viennent perturber mes interventions. Le fond devait l?emporter sur la forme.

Lors d?un discours qui allait d?terminer la suite des choses au C?gep de Valleyfield, vous avez avou? aux militants que vous aviez peur de la gr?ve.
Le but ?tait d??tre le plus honn?te possible et de dire aux autres ?tudiants que lorsqu?on rentre dans ce moment politique-l?, on ne peut pas savoir d?avance comment les choses vont se d?rouler. L?id?e ?tait de faire comprendre que c??tait notre seule chance de renverser la vapeur, sinon la hausse passait.

On pourrait brosser un parall?le avec un c?l?bre discours de Pierre Bourgault, qui allait dans ce sens en parlant de l?ind?pendance du Qu?bec (au grand dam de Ren? L?vesque). Bourgault, ? qui on vous a souvent compar?, est-il votre mod?le?
Bourgault est l?une de mes inspirations politiques. Ce que je retiens surtout de lui, c?est son courage politique et sa volont? de prendre les gens au s?rieux. De ne pas leur mentir en leur disant que le changement social, que ce soit pour r?aliser l?ind?pendance ou obtenir davantage de justice, ce n?est pas toujours facile et qu?il faut faire des sacrifices. Collectivement cependant, nous sommes capables de faire des choses.

De quel milieu socioculturel ?tes-vous issu?
J?ai ?t? ?lev? dans un milieu tr?s politis?. Mon p?re ?tait organisateur communautaire et il a ?t? tr?s engag? dans le milieu syndical pendant longtemps. Ma m?re est avocate sp?cialis?e dans le droit du travail. Elle d?fend les travailleuses et travailleurs victimes d?accidents.

Qui sont vos h?ros, vos mod?les?
On a parl? de Bourgault. Il y a aussi des gens comme Michel Chartrand, des femmes comme Madeleine Parent? Des militantes et militants qui ont donn? leur vie pour une cause et dont l??ge n?a jamais att?nu? les convictions.

?tes-vous gu?variste (partisan de Che Guevera)?
Non (sourire). Absolument pas. Je ne pense pas que ce soit un mod?le souhaitable ou applicable au Qu?bec en 2013. Il y a une certaine forme de pragmatisme chez moi. Je pense qu?il faut partir d?o? nous sommes pour changer la soci?t?. C?est ce que nous avons fait pendant la gr?ve?: nous sommes partis d?un enjeu tr?s concret, comme la question des frais de scolarit?, qui peut sembler ? courte vue ou corporatiste, et cela nous a servi de tremplin pour ouvrir des perspectives et des d?bats.

Vous n?utilisez jamais l?expression ?printemps ?rable??
C?est un beau jeu de mots qui a une tr?s belle r?sonance po?tique au Qu?bec et je comprends que cela puisse s?duire bien des gens, mais ce parall?le avec les r?volutions arabes me met mal ? l?aise. Je trouve cela tirer par les cheveux. J?en ai pris conscience lorsque j??tais en France o?, apr?s avoir parl? du ?printemps ?rable?, un jeune Tunisien est venu me dire?: ?Fais attention, ce n?est pas la m?me chose. Chez vous, c??tait un mouvement citoyen et pacifique, tandis que dans notre cas, c??tait presque une guerre civile. Il ne faut pas romantiser ou po?tiser ces moments qui ont ?t? tr?s difficiles pour les pays arabes.? Depuis, j?ai fait le choix de ne pas en parler dans ces termes-l?.

Mai 68 ? Paris, c??tait votre mod?le?
Nos grands mod?les furent les pr?c?dentes gr?ves ?tudiantes au Qu?bec. L?une des grandes forces de la CLASSE a ?t? sa conscience historique. La gr?ve de 2005, celle de 1996, celles des ann?es 1970 et 1980?

O? vous voyez-vous o? dans 20 ans?
Tr?s bonne question. Je l?ignore. L?enseignement est quelque chose qui pourrait m?int?resser.

Si vous dites que vous ne ferez pas de politique, personne ne vous croira.
J?ai d?j? ?t? approch?, mais je ne suis pas int?ress? pour le moment. Je ne crois pas qu??tre connu soit une raison suffisante pour ?tre un bon candidat et, a fortiori, pour ?tre un bon politicien. Je ne dis pas que je n?en ferai jamais ,mais ce n?est pas dans mes priorit?s de l?heure.

Vous parlez d??cologie et de justice sociale, mais vous n?abordez pas la question de la souverainet? du Qu?bec dans votre livre?
Dans mon livre, j?en parle dans l??pilogue parce que, en toute justice pour le mouvement ?tudiant, ce n??tait pas explicitement affich? par le mouvement, m?me si, de mon point de vue, c??tait sous-jacent. Je suis ind?pendantiste et les projets dont je parle ne peuvent pas ?tre r?alis?s au Qu?bec sans l?ind?pendance.

Outre les quolibets lanc?s sur les r?seaux sociaux et dans les m?dias, on a appris ? un moment, ? travers un t?moignage de l?int?rieur, que les policiers de la SQ vous ha?ssaient visc?ralement. Comment avez-vous compos?, humainement, avec cette haine?
Je n?aurais pas r?pondu la m?me chose il y a un an mais, maintenant, j?en suis venu ? accepter que cela fait partie des risques que l?on prend. C?est s?r que, sur le coup, c??tait difficile et ce n?est pas vrai que l?on peut ignorer. Je n?ai jamais ?t? capable de le faire. Je lisais les b?tises ?crites ? mon sujet. ?a frappe toujours au visage, mais en m?me temps nous ?tions tr?s bien entour?s. Il y avait dans ce mouvement une coh?sion, une solidarit? et un immense sentiment d?appartenance, et cela me rendait plus fort. Pour chaque b?tise que je lisais, chaque lettre de menace que je recevais, des automobilistes me klaxonnaient dans la rue, des passants me tapaient sur l??paule et d?autres m?encourageaient ? poursuivre.

J?imagine que sur le plan personnel, il faut ?tre ?fait fort? et avoir un estime de soi assez solide?
J??tais convaincu que je faisais la bonne chose. J?ai eu des moments de doutes et de remises en question sur ce que je devais dire ou faire. Mais, fondamentalement, sur le fait que ce mouvement ?tait l?gitime, je n?ai jamais eu l?ombre d?un doute. J??tais persuad? que collectivement nous faisions la bonne chose.

Apr?s la fameuse manifestation du 22 mars, les choses ont bascul??
C?est le moment o?, le mouvement comme le gouvernement, nous sommes dit en m?me temps?: ?Wow, c?est gros!? Tout le monde au Qu?bec l?a r?alis?. Or, voyant que le mouvement ne s?essoufflait pas, la strat?gie gouvernementale est devenue assez claire?: on polarise et on jette de l?huile sur le feu. Les lib?raux savaient qu?ils profitaient de la confrontation dans les rues et ils la stimulaient volontairement, car ils en profitaient politiquement. ?a me semble assez claire.

Pensez-vous que la police au Qu?bec d?fend des int?r?ts politiques?
Il ne faut pas tomber dans la th?orie du complot et dire qu?il y aurait eu des ordres directement donn?s par des politiciens aux policiers. Par contre, je crois qu?il y a une culture polici?re qui est probl?matique au Qu?bec et notamment au SPVM. Il y r?gne une culture r?pressive qui doit changer. On le voit dans les cas de profilage racial, social et ?galement lors des interventions de contr?le des foules, c?est assez clair. Ce qui confirme cela, c?est non seulement la brutalit? concr?te envers les ?tudiants, mais aussi le climat psychologique et verbal dans lequel ces choses se sont produites.

Pouvez-vous pr?ciser?
Ce n??tait pas seulement?: ?On vous tasse, on vous brusque, on vous pousse?, mais plut?t, et c??tait verbalis? ainsi?: ?On va vous casser la yeule les petits criss!?

Vous dites avoir re?u des menaces de la part de la SQ?!
Un jour, par l?interm?diaire de mon attach? de presse, la SQ m?appelle pour me dire?: ?Tu as re?u des lettres de menaces. Cette fois-ci, c?est tr?s s?rieux, il faut que tu te pr?sentes ? notre quartier g?n?ral. Il faut qu?on te prot?ge, car ta s?curit? est en danger.? On a donc fil? vers la SQ d?s la fin de l?entrevue ? Radio-Canada. Nous sommes mont?s et on m?a isol? de mes deux compagnons. Ensuite, on m?a emmen? dans une salle d?interrogatoire, puis on a commenc? ? m?interroger en me disant?: ?Depuis les ?v?nements des derniers jours, le ministre Dupuis nous a demand? de nous impliquer dans le dossier, non seulement en mati?re de contr?le des foules, mais aussi de renseignements et d?informations et c?est dans ce cadre-l? qu?on te rencontre aujourd?hui.? Cela a dur? pr?s d?une heure vingt. Je le raconte en d?tails dans le livre.

Vous ?tes-vous senti menac? ? ce moment-l??
Au d?part, j??tais convaincu que j?allais l? pour ma propre s?curit?. ?a n?a pas pris beaucoup de temps avant que je r?alise que c??tait seulement une excuse. Alors, oui, ? ce moment-l?, je me suis senti menac?. Cela dit, ces menaces ?taient moins pire que la brutalit? r?elle que l?on retrouvait dans les rues. Si je raconte cette anecdote, c?est pour montrer que de la SQ au SPVM il y avait, de mani?re synchronis?e, une culture r?pressive.

Vous ?tes devenu, ? un moment, l??quivalent d?une v?ritable superstar pour de nombreuses personnes. Comment composiez-vous avec le Gabriel Nadeau-Dubois r?el et le personnage m?diatique que vous deveniiez?
C?est s?r que tu ne le vois pas venir. ?a arrive de fa?on impr?vue, d?autant plus que mes interventions dans les m?dias ?taient plut?t platoniques et politiques. J?ai toujours refus? le?human interest?et les entrevues personnalisantes. On avait d?ailleurs un mandat ? la CLASSE en ce sens. En fait, ?a nous a tous surpris. J?avais la chance d??tre dans une organisation qui me rappelait toujours ? l?ordre et me ramenait toujours sur terre. Les m?dias sont une machine qui tend ? cr?er des personnalit?s et des personnages, de sorte que l?on peut parfois se confondre soi-m?me avec ledit personnage. Sur le moment, c??tait difficile, mais je peux dire, avec le recul, que n?eut ?t? de cette organisation et de ses militants qui ?taient constamment sur mon cas, de la culture d?mocratique donc, j?aurais probablement davantage succomb? aux sir?nes de la popularit?.

Que pensez-vous du fait que L?o Bureau-Blouin, votre ancien coll?gue qui ?tait pr?sident des ?tudiants du coll?gial (FECQ), soit devenu d?put? du Parti qu?b?cois?
C?est une d?cision avec laquelle je ne suis pas d?accord. Cela dit, c?est son choix. Je n?ai pas envie de tomber dans des guerres d?ego ou de verser du fiel sur lui. ?a ne m?int?resse pas de faire ?a. Mais, comme beaucoup de gens dans le mouvement ?tudiant, et m?me parmi son organisation, j?ai trouv? que c??tait rapide. Et c?est cela qui peut froisser les gens.

Vous avez qualifi? un ?tudiant (Laurent Proulx) en faveur de la hausse de ?p?tit con?. Les statuts de la CLASSE vous le permettaient?
J?ai dit cela lors d?un discours, c??tait une erreur. Je m?en suis excus? et je le referai autant de fois qu?il le faudra. Il s?agissait d?un moment d?ivresse militante qui n??tait pas ?crit dans mon discours.

Qu?est-ce que cette exp?rience vous a appris sur vous-m?me et sur le Qu?bec?
Sur le Qu?bec, des dizaines de choses, mais pour r?sumer, ?a m?a donn? beaucoup d?espoir. Notamment avec le mouvement des casseroles. Le Qu?bec a repris confiance en lui. Des centaines de milliers de personnes avaient soudainement une meilleure vision d?elles-m?mes et une meilleur vision du Qu?bec que devenir des ?bons g?rants de d?panneurs? ou ?on va avoir un ?quilibre budg?taire et c?est ?a notre projet de soci?t??. On a vu des gens qui avaient des projets, des valeurs de justice sociale, d??cologie et de d?mocratie. Et ?a, pour moi, c??tait tr?s r?confortant.

Source?

 

 

? Toute histoire a un commencement, et pour moi l?aventure du printemps 2012 d?bute le 12 juin 2009 lorsque j?ouvre le journalLe Devoir. ?

Dans ce livre, ?crit avec le style qu?on lui conna?t, on suit pas ? pas Gabriel Nadeau-Dubois au fil des luttes, des rencontres d?cisives, des assembl?es g?n?rales, des confrontations avec journalistes, ministres, juges et policiers, mais aussi dans son analyse de la gr?ve de 2012. Chemin faisant, le lecteur prendra acte, non sans stup?faction, de la mis?re morale et intellectuelle d?une certaine ?lite qu?b?coise. Il renouera surtout avec la formidable vigueur des ?tudiants qui se sont oppos?s au mercantilisme de cette ?lite.

Tenir t?te?doit ?tre lu par ceux qui ont partag? la col?re des ?tudiants,
mais aussi par les autres, qui se surprendront peut-?tre ? admettre que
la cause des ?tudiants est ?galement la leur.

Gabriel Nadeau-Dubois a ?t? l?un des porte-parole de la Coalition large de l?Association pour une solidarit? syndicale ?tudiante (CLASSE) pendant la gr?ve ?tudiante de 2012. Apr?s des ?tudes en Histoire, culture et soci?t? ? l?UQAM, il ?tudie ? l?Universit? de Montr?al en philosophie. Il est aussi chroniqueur ? Radio-Canada.

 

Les textes de GND sur Cent Papiers

http://centpapiers.com/dun-pays-devaste-a-un-pays-en-deuil/

http://centpapiers.com/drogue-au-bitume-la-face-cachee-de-la-prosperite-albertaine/

http://centpapiers.com/la-peau-prend-le-gout-du-souffre/

http://centpapiers.com/gabriel-nadeau-dubois.lutte-etudiante-pourquoi-je-demissionne./

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