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Film pol?mique Le Mur : Comment ne pas prendre une corde pour un serpent

 

 

 

Le film Le Mur, de la r?alisatrice Sophie Robert, a souffl? sur le feu d?une pol?mique d?j? existante au sujet de l?autisme et de la psychanalyse.? ?Des associations de parents appuient SR, qui est en difficult? avec trois plaignants en justice, ?ric Laurent, Alexandre Stevens et Estela Solano-Suarez???? La Cour se prononcera le 26 janvier prochain au sujet de la nature des propos?: ont-ils ?t? d?natur?s, et doit-on interdire la diffusion du film??

Cinq autres psychanalystes (au total 8 sur les 11 psychanalystes du film, incluant les trois plaignants en justice) ont affirm? que leurs propos ont ?t? d?natur?s?: ?Aldo Naouri, Jacqueline Schaeffer, Pierre Delion, Bernard Golse et Laurent Danon-Boileau.

 

Mais o? la v?rit? se situe dans tout ?a?? Les propos des psychanalystes ont-ils, oui ou non, ?t? d?natur?s comme le pr?tendent tous ces psychanalystes??

On peut en? tout cas raisonnablement se demander, dans un premier temps, pourquoi la r?alisatrice a choisi, lors du montage vid?o, l?extrait dans lequel Jacqueline Schaeffer parle d?inceste physique, alors que durant l?entrevue elle et Sophie Robert n?ont jamais parl? d?autisme.? Il en va de m?me pour ce qui concerne l?entrevue d?Aldo Naouri?: en tout cas selon sa mise au point, jamais il n?aurait parl? d?autisme avec Sophie Robert durant leur entrevue film?e. ?Ce ?d?tail? exigerait de la part de Sophie Robert de s?expliquer, parce que son travail en tant que documentariste, lorsqu?est venu le temps de faire des coupes pour le montage, ?tait de choisir des extraits pertinents qui non seulement rapportaient fid?lement les propos des personnes interview?es, mais qui en plus informe bien le public du sujet annonc? sur la jaquette du DVD?: ??Sophie Robert a r?alis? une longue enqu?te aupr?s d?une trentaine de p?dopsychiatres-psychanalystes, dont quelques-uns parmi les plus grands sp?cialistes fran?ais de l?autisme, afin de d?montrer par l?absurde ? de la bouche m?me des psychanalystes ? de l?inefficacit? de la prise en charge psychanalytique de l?autisme.??

Dans la science comme dans la vie,
la v?rit? se d?voile petit ? petit,
gr?ce ? une d?marche rigoureuse

 

Le scientifique doit adopter une d?marche rigoureuse, honn?te, o? le doute est omnipr?sent, ainsi que l?ouverture d?esprit,? pour arriver ? voir plus clairement le monde dans lequel il est. Il doit se garder d??laborer une th?orie avant les faits. Au contraire, la th?orie est ?labor?e apr?s l?observation non biais?e des faits. ?Dans la vie, c?est la m?me chose.? Du coup, ce qui fait la diff?rence entre ceux qui se rapprochent de la v?rit? et ceux qui la gardent ? distance, c?est leur d?marche. ?Tout le monde est dans l?illusion, voyant le monde avec un filtre (fausses perceptions, pr?jug?s, ?motions, croyances, etc).? La diff?rence se situe entre ceux qui doutent continuellement , qui ?ont une pens?e dynamique, qui bougent, ?qui avancent, qui ?coutent, dialoguent avec les autres afin de d?faire des malentendus, et ceux qui ??connaissent tout??, qui n??coutent pas l?autre et qui sont inflexibles ? r?viser leurs positions. ?Ces derniers ?tant inflexibles, leurs id?es restent fixes.? Alors que les premiers se rapprochent de la v?rit? , les autres entretiennent et renforcissent leurs fausses croyances.

Dans un de ses livres, Arnaud Desjardins raconte comment il avait mal interpr?t? une situation et comment son maitre, Swamiji Prajnanpad, l?a remis ? l?ordre. Alors qu?il ?tait loin de sa femme, Arnaud Desjardins attendait impatiemment une lettre d?elle par la poste. Voyant qu?il n?y avait pas de lettre dans le courrier, il s?est exclam? ??Ah, Denise ne m?a pas envoy? de lettre??, ce ? quoi Swamiji lui a r?pondu ?fermement??Grossi?re erreur, il n?y a rien dans la boite postale, mais cela ne signifie pas que Denise ne t?as rien envoy?. ?C?est donc une attitude ?scientifique?, c?est-?-dire bas?e sur des faits concrets,? qu?Arnaud Desjardins a ?t? encourag? ? adopter par son ma?tre Swamiji Prajnanapad. ?Dans ses livres, Arnaud Desjardins ?a souvent donn? l?exemple classique de la corde et du serpent, pour expliquer l?illusion du mental?:

??Il est certain que celui qui voit la corde ne voit plus le serpent?. Mais comment peut-il voir la corde celui qui, justement, voit un serpent ? C?est seulement en ?tudiant attentivement le serpent qu?on le fera dispara?tre et qu?on verra la corde. Le serpent est dans notre mental. La fausse vision, l?ignorance est dans le mental. Un voyage de Paris en Inde ne commence pas en Inde, il commence ? Paris. Le chemin de la sagesse ne commence pas ? la corde, il commence au serpent. Il n?y a pas d?autre point de d?part que le niveau auquel un homme est situ? dans maya et dans son manas. L?expression courante ?un chercheur de v?rit?? peut m?me induire en erreur. Il est plus juste de dire : un ?tudiant de la non-v?rit?, des apparences. Regardons ce serpent. Comment se fait-il qu?il ne bouge jamais, qu?il ne cherche jamais ? manger ? O? est sa t?te et o? est sa queue ? Comment r?agit-il si je le pousse avec un b?ton ???

?Le mental n?arr?te pas ? je dis bien n?arr?te pas et, si vous le regardez attentivement, vous verrez que c?est vrai ? de fabriquer un monde parall?le au monde r?el, de comparer le monde r?el au monde de son cru, et ensuite d?accepter ou de refuser le monde r?el suivant qu?il est ou non conforme au monde illusoire de sa fabrication?.. Le mental cr?e un second. Il faut que vous vous surpreniez presque du matin au soir, dans les petites choses avant de vous surprendre dans les grandes, victime de ce m?canisme aberrant??. (Arnaud Desjardins)

 

??L’illusion, c’est tout ce qui n’existe pas, mais qu’on prend pour une r?alit?. Le bouddhisme a coutume de donner l’exemple de la corde qu’on confond avec un serpent: si vous prenez une corde pour un serpent, vous allez prendre peur, mais si vous y regardez de plus pr?s, avec plus d’attention, vous constatez que c’est une corde et la peur dispara?t. Si vous n’?tes pas suffisamment ? l’?coute de la personne qui vit avec vous, vous ne serez pas en mesure de la comprendre et vous vous construirez une image erron?e d’elle. Mais si vous l’?coutez pour pouvoir la comprendre, alors cette image dispara?t, car vous r?alisez que la personne avec laquelle vous vivez n’est pas du tout comme votre image vous la rendait. L’illusion, c’est donc ce qui dispara?t quand on observe avec attention?. ?(Jiddu Krishnamurti)

 

?Voir ? ce qui est ? est certainement difficile. Comment peut-on observer clairement ? Une rivi?re qui rencontre un obstacle ne reste pas inactive, elle d?truit l?obstacle par son poids, le surmonte, se glisse sous ou ? travers lui. Elle n?est pas immobile, elle ne peut qu?agir, elle se r?volte intelligemment, pourrait-on dire. C?est cela qu?il faut faire : accepter intelligemment ce qui est. Pour percevoir ce qui est, il faut un esprit de r?volte intelligent. ?viter un obstacle exige une certaine perspicacit?. Mais, le plus souvent, on est si press? d?atteindre le but qu?on se pr?cipite en se heurtant aux obstacles ou bien on se brise contre eux, ou bien on s??puise dans cette lutte. Reconna?tre la corde pour ce qu?elle est n?exige aucun courage, mais la prendre pour un serpent et alors l?observer, demande du courage. Il faut douter, chercher toujours, reconnaitre le faux pour ce qu?il est. L?intensit? de l?attention donne la force de voir clairement : vous verrez, cela viendra.??? (Jiddu Krishnamurti)

 

??Une perception erron?e peut cr?er une infinit? de probl?mes. Toutes nos souffrances proviennent en fait de ce que nous ne reconnaissons pas les choses pour ce qu?elles sont. Nous devrions toujours nous demander humblement?: ??En suis-je certain????, et laisser ensuite un peu d?espace et de temps pour permettre ? nos perceptions de devenir plus profondes, plus claires et plus stables. Aujourd?hui, dans la pratique m?dicale, les m?decins et le personnel soignant se rappellent mutuellement de ne pas ?tre trop s?rs des choses. ??M?me si tu penses en ?tre certain, v?rifie encore une fois??, se disent-ils.
(Thich Nhat Hanh : Pour une m?tamorphose de l?esprit, p 45-46)

 

 

Il n?y a que les fous qui ne changent pas d?id?e, comme dit l?adage.? ?Il n?y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre, en dit un autre. Un scientifique doit douter continuellement, et avoir une rigueur intellectuelle.? Les ?tres humains sont appel?s ? ?tre comme les scientifiques, afin de changer et d??voluer.? Nous faisons tous des erreurs de perceptions. Mais il y a une grande diff?rence de d?marche entre les gens. Il y a des personnes qui se remettent en question d?heure en heure, sont pr?tes ? revoir leur position, ? reconnaitre s??tre tromp?es. Ces gens-l? avancent sur le chemin de la v?rit?.? Ils ont bien s?r leur limite, car tous, ? un certain degr?, nous avons tendance ? filtrer les informations de notre environnement pour ne garder que celles qui confirment nos propres convictions ou croyances (th?orie de la dissonance cognitive ). ? l?oppos?, il y a des personnes qui ne se remettent pas en question, ne permettent pas le doute traverser leur esprit. Elles ne reconnaissent jamais leurs erreurs, et restent prises avec des id?es fixes.

 

Beaucoup de gens connaissent et appr?cient l?enseignement de Miguel Ruiz,
avec les Cinq accords tolt?ques, qui se r?sument ??:

 

  1. Que votre parole soit impeccable.
  2. Quoi qu?il arrive, n?en faites pas une affaire personnelle.
  3. Ne faites pas de suppositions.
  4. Faites toujours de votre mieux.
  5. Soyez sceptique, mais apprenez ? ?couter

 

Le cinqui?me accord veut dire?: ??Ne vous croyez pas vous-m?me, ni personne d’autre. Utilisez la force du doute pour remettre en question tout ce que vous entendez?? Le troisi?me accord est difficile ? appliquer, car il nous demande des efforts constants pour voir le monde tel qu?il est, et non d?une mani?re qui confirme nos croyances et qui nous ?vite l?inconfort de la dissonance cognitive.

 

Des milliers de parents d?enfants autistes sont m?contents de la mani?re qu?eux ou leurs enfants ont ?t? trait?s par des psychanalystes.? Il y a un probl?me de soci?t?, cela semble ?vident. En effet, si des milliers de parents d?enfants autistes ont un probl?me,? la soci?t? a un probl?me.

100% des parents qui viennent r?agir au film Le Mur et qui t?moignent de la psychanalyse, le font en d?faveur de la psychanalyse ou des psychanalystes. En tout cas ? ma connaissance. Mais quel est le pourcentage des parents d?enfants autistes ?en France ayant ?t? mis en contact avec des psychanalystes qui sont m?contents, ?a, on ne le sait pas, parce que les gens m?contents sont plus enclins ? venir t?moigner. Peut-?tre que la majorit? des parents d?enfants autistes en France sont insatisfaits, mais comment le savoir?

Je constate que les parents qui r?agissent au film, en soutenant la r?alisatrice Sophie Robert, le font? parce qu?ils sont convaincus que les psychanalystes interrog?s dans le film sont coupables entre autres choses de?:

 

  1. ?Accuser la m?re de l?autisme de leur enfant et nier toute cause biologique
  2. Nier les d?couvertes r?centes en g?n?tique et en neurosciences
  3. Emp?cher la prise en charge ?ducative et p?dagogique des enfants autistes (notamment ?tre contre la m?thode ?ducative ABA)
  4. Faire un diagnostic d?autisme tardif

Ces parents en ?sont convaincus sans avoir tous personnellement connus ces psychanalystes.? Bien qu?il ne faut pas nier un probl?me de mauvaise prise en charge de l?autisme par des professionnels, surtout par le pass? (la psychanalyse a fait des erreurs que personne ne nie), la rigueur est toujours de mise et primordiale.

Ce qui est important de se demander concernant ce film, avant toute chose, c?est?:

Est-ce que les propos de chacune des personnes interrog?es ont bien ?t? rapport?s avec le montage vid?o ?
Rappelons-nous que ce sont toutes? des personnes diff?rentes, avec des pens?es et des actes diff?rents.

Suis-je vraiment certain que chacun de ces psychanalystes est coupable des quatre reproches ci-haut mentionn?s? Qu?est-ce qui me fait en ?tre si certain?

 

Il ne faut pas croire que tous les psychanalystes pensent et agissent de la m?me fa?on. D?o? l?importance d?y aller cas par cas avec chacun d?eux. C?est important pour la rigueur intellectuelle, et c?est important aussi parce qu?il s?agit de la r?putation de personnes en particulier. N?est pas? en jeu ici seulement la v?rit?, mais la r?putation de personnes qui ont le droit au b?n?fice du doute. Ne pas se pr?occuper de ce d?tail, ?c?est violer la r?gle de la parole juste du bouddhisme, c?est violer le premier accord tolt?que (que ta parole soit impeccable). C?est permettre ? la calomnie de, peut-?tre, se r?pandre sur internet et ailleurs.?J?sus a dit : ??ce n?est pas ce qui entre par la bouche de l?homme qui rend l?homme impur, mais ce qui en sort??.?? Ce n?est certainement pas avec des calomnies que les enfants autistes seront aid?s.

 

Je crois qu?il faut au moins laisser le b?n?fice du doute des deux c?t?s, ?tant donn? que la majorit? des psychanalystes du film r?agissent ? ce film en disant que leurs propos ont ?t? d?natur?s.? C?est la moindre des choses qu?il faut faire. C?est comme ?a en justice, lorsqu?une personne est accus?e, la charge de la preuve est du c?t? de la poursuite. Par d?faut, les personnes sont consid?r?es innocentes.

 

? supposer qu?effectivement, et cela reste ? v?rifier, que la grande majorit? des interactions entre parents d?enfants autistes et psychanalystes en France se fait d?une mani?re non satisfaisante pour le parent, il reste ? v?rifier si?les propos des psychanalystes du film ont ?t? d?natur?s ou si, au contraire, le montage refl?te bien la pens?e de chacun de ces psychanalystes. Il ne faut pas oublier qu?on a affaire qu?? une dizaine de psychanalystes dans le film, et un psychanalyste n?est pas synonyme de psychanalyse. Or, beaucoup de parents ont le raisonnement fallacieux suivant?(je le sais pour avoir lu sur des forums) : ?? je sais que ces psychanalystes pensent X, m?me s?ils le nient, car c?est comme ?a que tous les psychanalystes pensent, et tous les parents d?enfants autistes le disent??.

 

Concernant le probl?me des parents qui affirment s??tre fait accuser de l?autisme de leur enfant par des psychanalystes, il faut se demander? si ces parents ont senti qu?ils ?taient accus?s, ou s?ils ont ?t? r?ellement accus?s. Il est bien ?vident que statistiquement parlant, c?est parfois vrai, et ?parfois faux, puisqu?il existe de mauvais professionnels dans tous les domaines. ?Et m?me dans le vrai ou le faux, il y a toute une gamme de nuances. O? la v?rit? se situe dans tout ?a ? ?Quel pourcentage des parents qui affirment s??tre fait accuser de l??tat de leur enfant par des psychanalystes a r?ellement ?t? accus? par ces derniers? ?a veut dire quoi au juste, accuser? Et m?me si un psychanalyste juge que la relation de la m?re avec un enfant puisse ?tre source d?un probl?me en particulier, cela ne signifie pas qu?il juge la m?re.

Il est bien ?vident que dans le pass?, et certainement dans une certaine mesure encore dans le pr?sent, des parents d?enfants autistes ont eu la malchance de tomber sur des psychanalystes incomp?tents, qui non seulement n?aidaient pas la famille et l?enfant, mais ajoutait des souffrances. C?est terrible, consid?rant la souffrance d?j? tr?s grande des parents et particuli?rement des m?res. En effet, les m?res ont tendance ? se sentir coupables par d?faut de tout ce qui arrive ? leur enfant. Je peux imaginer le sentiment de culpabilit? de plusieurs m?res d?enfants autistes, dont elles essaient par tous les moyens de s?affranchir. ?Il est plausible que cette culpabilit? d?j? pr?sente fait en sorte, chez beaucoup d?entre elles, qu?elles soient port?es ? croire qu?on l?accuse ?m?me quand on ne le fait pas.

 

 


Les propos de Bernard Golse
sur l?autisme clairement ?nonc?s
dans une ?mission t?l?vis?e en 2005

 

 

?tant donn? que, depuis l?affaire Le Mur, je m?int?resse ? la r?alit? des propos des psychanalystes interrog?s, en plus de m?int?resser ? la r?alit? de la prise en charge de l?autisme (dans un deuxi?me temps), j?ai ?t? heureuse de pouvoir entendre? les propos sans coupe de Bernard Golse,? dans l??mission de t?l?vision? ?On en parle?, sur la cha?ne LCI.?? (L?autisme maltrait?, On en parle. LCI. 2005).

Bien s?r, les propos de Bernard Golse datent de 2005, alors que depuis ce temps il a certainement pu changer ses id?es ou sa fa?on de faire. Mais en tout cas, en 2005, ce que j?entends de lui dans cette ?mission est un discours tout ? fait ? l?oppos? que celui que veulent nous faire croire les personnes qui soutiennent Sophie Robert. Le discours que j?ai entendu va plut?t dans le m?me sens que sa r?cente mise au point sur le film Le Mur.

 

Je vous laisse comparer ce discours avec le discours suppos? des psychanalystes, selon ce que rapportent ceux qui soutiennent la r?alisatrice Sophie Robert pour la diffusion de son film Le Mur (parents d?enfants autistes).

 

On peut entendre dans cette ?mission les propos du pr?sident de l?association L?a pour Samy (du moins le pr?sident en 2005). Il se nomme M Satidi.

Ce que j?ai constat? en visionnant cette ?mission, c?est que M. Satidi n??coutait pas Bernard Golse.? En revanche, Bernard Golse r?pondait point par point ? toutes les accusations ou arguments, alors que la plupart du temps M. Satidi restait ferme sur ses positions et faisait comme si M. Golse n?avait rien dit.

 

Ce qui sort de cette ?mission est que la d?marche de Bernard Golse se rapproche bien plus d?une d?marche ??scientifique?? et ouverte au dialogue que peut l??tre celle de M. Satidi. ?J?ai cru comprendre qu?il y avait de grandes perceptions erron?es du c?t? de cette association de parents (dans la mesure o?, si le pr?sident de L?a pour Samy a des perceptions erron?es, beaucoup de parents en ont).

M. Satidi a dit une chose ?tonnante?: ??excusez-moi monsieur,? une d?pression pr?coce n?existe pas??. Une d?pression de b?b?,? ?a n?existe pas pour ce monsieur, et il accuse BG de faire des diagnostics bannis par la communaut? scientifique internationale. ?Bernard Golse a r?pondu? ??En France, dans tous les centres de ressources autisme, effectivement nous utilisons une ?chelle fran?aise parce qu?elle fait partie de notre culture, mais tous les enfants sont cot?s sur la DSM IV et la CIM 10? tous les enfants sont cot?s l?-dessus, et dans cette ?chelle-l? il y a une place pour les d?pressions du b?b?, c?est un probl?me international?

 

Francis Perrin a dit que Bernard Golse avait accus? sa femme de l?autisme de leur enfant. Mais je ne fus pas convaincue que c?est ce que Bernard Golse a fait.? ? la question de BG ??vous vous seriez senti mieux si je vous avais dit que votre enfant est autiste, d?s le premier rdv???, M? Perrin a r?pondu oui. Est-ce que, pour M. Perrin, le fait de soup?onner la possibilit? parmi d?autres diagnostics, si mince soit-elle, d?une d?pression du b?b?, cela implique que la m?re est coupable et donc accus?e par le psychanalyste?

Vouloir la v?rit?, c?est ?tre pr?t ? consid?rer toutes les possibilit?s. Si, et je dis bien si, un sp?cialiste dit qu?il est possible que notre enfant souffre d?une d?pression du b?b?, il faut ?tre disponible ? accueillir cette r?alit?. Et cette r?alit?, la corde,? n?est pas ??je suis coupable?? ou ??ce sp?cialiste m?accuse?? (le serpent) . Cette r?alit? est?: ? le sp?cialiste ?tudie la possibilit? que mon enfant souffre de d?pression?, c?est tout.

Francis Perrin a ?galement fait le reproche ? ?Bernard Golse de ne pas avoir donn?, d?s le premier rendez-vous, un diagnostic d?autisme pour son enfant. Selon Francis Perrin, l??vidence, tous les signes ?taient l?. Bernard Golse lui a r?pondu?: ????personne, personne? au monde, je vous le dis droit dans les yeux M. Perrin, n?a le droit de vous faire un diagnostique d?autisme en vous voyant une fois, ? propos de votre enfant. La personne qui le fait, la personne qui le fait est un charlatan?.les choses ont beaucoup progress? depuis une quinzaine d?ann?es, notamment d?ailleurs depuis une dizaine d?ann?es? avec la cr?ation des centres autismes? de nombreuses ?quipes en France maintenant sont capable de faire des d?pistages dans les 18 premiers mois. Dans les 12 premiers mois , je maintiens ma position, nous n?avons pas ? d?pister les enfants autistes??.

Val?rie Expert?: ??on dit que le diagnostique en France se fait pas avant 4, 5, voir 6 ans??. ??Bernard Golse a r?pondu?: ??ah madame c?est inadmissible qu?on dise encore des choses comme ?a?? L??ge moyen du premier diagnostic d?autisme est ? 19 mois, 60% des enfants sont diagnostiqu?s avant la fin des 30 premiers mois, et apr?s il en reste , c?est effectivement dramatique, mais il en reste dans tous les pays des diagnostics d?autisme? qui se font tard. L?immense majorit? des cas est diagnostiqu?e avant deux ans et demi trois ans. Et de plus en plus de cas avant 18 mois??.

 

Qui dirige les Centres ressources autismes, et comment sont g?r?es les finances de ces centres?? ??a d?pend dans quel monde on vit. Si on est dans le monde de? M. Sajidi?: ??Les centres ressources autisme sont financ?s aujourd?hui par le public, mais sont toutes dirig?s par la psychiatrie, incomp?tente dans le domaine de l?autisme??? et ??les moyens ne sont pas donn?s au p?dagogique, parce qu?en France c?est l??tat, les pouvoirs publics qui en est responsable.? Tous les budgets pour les enfants diff?rents entre guillemets sont donn?s au sanitaire , donc le sanitaire prime sur le p?dagogique?.

Si on vit dans le monde de M. Golse : ???les centres ressources autismes sont dirig?s par un conseil d?administration qui comprend 12 parents , 12 professionnels?? et? ??contrairement ? ce que dit monsieur, les centres autistes ressources d??le de France en 96 ont ?t? cr??s et fonctionnent de cette mani?re-l? pour r?partir les cr?dits ? parts ?gales entre le soin, le p?dagogique et le r??ducatif??.

 

Val?rie Expert demande ? Bernard Golse?pourquoi la m?thode ABA ?est moins accept?e en France qu?ailleurs. ? cela, BG r?pond?:? ??Cette m?thode-l?, je n?ai absolument rien contre.? Mais personne n?a rien contre d?ailleurs?Par exemple, ce qui se fait ? Tour autour de Catherine Barthelemy, et d?autres, ce qu?on appelle les th?rapies d??changes et de d?veloppement, qui sont? grosso modo du m?me ordre, ces th?rapies qu?on appelle comportementales d?ouverture relationnelle sont tout ? fait accept?es, acceptables et accept?es. Je continue ? penser que ?a ne sert ? rien de faire qu?une seule chose. L?autisme est h?t?rog?ne. Certains autistes ont une participation g?n?tique probablement plus grande que d?autres. Certains autistes ont une participation psychologique plus grande que d?autres, on commence ? y voir un petit peu plus clair. Mais pour chaque enfant, il y a un m?lange de facteurs, int?rieurs et ext?rieurs.? La prise en charge de chaque enfant doit ?tre tr?s adapt?e ? chaque enfant. Moi je ne suis pas l? pour faire du lobbying pour la psychanalyse ou pour une autre m?thode??.

??Je voudrais vous dire, une chose, en faisant retomber un petit peu l?atmosph?re,?? Je crois qu?on est dans une p?riode difficile actuellement pour les parents, je vais vous dire pourquoi. Pas seulement ? cause de l?extr?misme de personnes comme celles-ci.? On est dans une p?riode difficile parce que justement, les connaissances sur les m?canismes intimes de l?autisme, ? , a beaucoup progress?. Du point de vue de la neuroimagerie, du point de vue de la g?n?tique, du point de vue de la psychopathologie, tout ?a, on a beaucoup progress?, je vous assure, ?a n?a rien ? voir avec ce que j?ai appris il y a 20 ans par exemple.? ?a a beaucoup progress?, et ce qu?on appelle le trouble envahissant du? d?veloppement , effectivement on peu y mettre autisme ou psychose, ce n?est pas tous le m?me m?canisme de psychopathologie, et n?entrainent pas la m?me prise en charge. Mais ce qui est difficile pour les parents, c?est qu?au moment o? les connaissances se sont beaucoup accrues, o? les centres ressources autisme en partenariat encore une fois entre professionnels et parents ont beaucoup travaill?, les moyens mis ? la disposition ne sont pas suffisants et ont m?me diminu?.? Val?rie Expert?: ??est-ce qu?il y a un probl?me? de moyen????? BG?: ??il y a un ?norme probl?me de moyen parce que les connaissances sont l?.??. Val?rie Expert?: ??je voudrais qu?il me r?ponde sur la psychiatrisation??. BG?: ?? c?est d?autant plus frustrant de ne pas avoir suffisamment de r??ducateurs, d?orthophonistes, de psychomotriciens, de psychologues, de psychoth?rapeutes, de th?rapies de ce genre l?, c?est d?autant plus frustrant que maintenant on sait mieux comment on doit organiser tout ?a.

Val?rie Expert?: ??Vous r?futez la notion de psychiatrisation syst?matique?? Comme quand on dit que les enfants autistes aujourd?hui n?ont pas d?autres solutions que d?aller en institution, en asile psychiatrique ou ? camisole chimique??.
BG?: ??C?est tout ? fait faux. Beaucoup d?enfants autistes sont pris en charge en externe avec une coordination de diff?rentes actions et les parents d?ailleurs ont leur mot ? dire pour choisir ce qu?ils ont envie de faire , et je suis tout ? fait d?accord avec ?a? le psychiatre peut avoir son mot ? dire l?-dessus ?c?est pas parce qu?un psychiatre se penche sur un probl?me que le probl?me est psychiatris?. On peut r?fl?chir ensemble??

Val?rie Expert?: ??pourquoi la m?thode dont il est question l? (elle parle de l?ABA), pourquoi il n?y a pas d?exploration??. BG?: ??parce que nous avons en France la th?rapie d??changes et de d?veloppement qui est beaucoup plus ancienne et qui a ?t? valid?e, qui est utilis?e dans beaucoup d?endroits, qui est d?velopp?e par madame Catherine Barthelemy? ? Tours?.

BG r?pond?: ???Monsieur fait comme si l?objectif des psychiatres, des psychologues et des psys en g?n?ral, ?tait de maltraiter des enfants, de maltraiter les parents, de les mettre co?te que co?te ? l?h?pital de jour en attendant l?h?pital psychiatrique ? 18 ans. Vous croyez que je me reconnais dans ce sch?ma?? La plus grande partie des enfants autistes en France, et je m?en f?licite, ne sont pas en h?pital de jour. L?h?pital de jour peut-?tre une solution encore importante pour? beaucoup d?entre eux, mais beaucoup d?entre eux sont suivis en externe et le seront de plus en plus, mais ils le seront dans de bonnes conditions, si avec les parents, en partenariat, on arrive ? coordonner de mani?re correcte diff?rents types d?interventions??.

?.

Francis Perrin?: ??le d?sarroi des parents il faut penser ? ?a.??.

BG?: ??je ne pense qu?? ?a M. Perrin, je vous assure, je vous assure.??.

M. Perrin?: ??je le crois??.

BG?: ??j?ai l?impression de perdre mon temps ce matin, parce qu?on ne parle pas de ?a, et je ne pense qu?? ?a??.

?

M. Satidi?: ??L??tat est responsable de laisser apparaitre ou autoriser les m?decins ? poser des faux diagnostics bannis par l?Organisation mondiale de la sant?, j?insiste l?-dessus???

BG?: ??Monsieur n??coute rien. Je vous ai dit tous les enfants en France? dans les centres ressources, dans les unit?s d??valuation sont diagnostiqu?s avec la DSM IV et la CIM 10, Monsieur n??coute rien??.

 

 

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4 Commentaire

  1. avatar

    je poste une declaration du Psychiatre Alexandre Stevens sur le film , declaration analysée par le Professeur Jacques Van Rillaer
    http://icampus.uclouvain.be/claroline/backends/download.php?url=L011ci5TdGV2ZW5zLnBkZg%3D%3D&cidReset=true&cidReq=EDPH2277

  2. avatar

    De mieux en mieux.
    Juger d’une démarche scientifique en écoutant des propos télévisés, c’est ridicule.
    Si vous voyez deux débatteurs, l’un affirmant que la terre est ronde et l’autre qu’elle est peut-être ronde ou peut-être plate, alors, en suivant votre logique, vous considérerez que le second qui manifeste un doute a une attitude scientifique…
    Puisque vous parlez de doute, pourquoi n’envisagez-vous pas que la France puisse avoir effectivement un sérieux retard dans le traitement de l’autisme et que le professeur Golse cherche à noyer le poisson? N’est-il pas possible que son contradicteur s’en rende compte et que c’est la raison pour laquelle il semble « buté »?
    Quant on sait la façon dont, en France, les psychanalystes attaquent le DSM IV, prétendument vendu à l’industrie pharmaceutique, on ne peut qu’émettre de sérieux doutes(justement) sur les propos du professeur Golse.

  3. avatar

    Je n’ai fait que survoler cette page et écouté des extraits de la vidéo, je la regarderai plus longuement un prochain jour.

    Vous dites ceci « N’est pas en jeu ici seulement la vérité, mais la réputation de personnes qui ont le droit au bénéfice du doute. Ne pas se préoccuper de ce détail, c’est violer la règle de la parole juste du bouddhisme, c’est violer le premier accord toltèque (que ta parole soit impeccable). C’est permettre à la calomnie de, peut-être, se répandre sur internet et ailleurs. Jésus a dit : « ce n’est pas ce qui entre par la bouche de l’homme qui rend l’homme impur, mais ce qui en sort ». » Vous faites bien de citer le bouddhisme et Jésus car lorsqu’on parle de psychanalyse, c’est bien d’une religion que l’on parle. Personnellement, je ne comprends pas bien que l’on puisse dire « Jésus a dit… » dans un débat scientifique mais ce n’est qu’une anecdote.

    Ensuite, les brefs extraits vidéos que j’ai vus contenaient les propos suivants : »L’âge moyen du premier diagnostic d’autisme est à 19 mois, 60% des enfants sont diagnostiqués avant la fin des 30 premiers mois […] L’immense majorité des cas est diagnostiquée avant deux ans et demi trois ans. » Quand on entend cela, on voit le niveau des arguments… Ainsi donc, 60% c’est « l’immense majorité »… C’est vrai que 40% ce n’est jamais que quasi la moitié des cas… Quand on fait de telles généralisations, pas étonnant que le public s’y perde.

    En ce qui concerne le diagnostic de dépression du bébé, j’ai de gros doutes quant à sa validité et au fait qu’il soit repris dans le DSM (si quelqu’un a les critères DSM, je suis preneuse). Une brève recherche fait apparaître des liens avec la notion d’hospitalisme qui concerne les bébés privés de contact chaleureux, et la dépression anaclitique (ce terme n’est utilisé qu’en psychanalyse, j’imagine donc que seuls les psychanalystes posent ce genre de diagnostic, tout comme la psychose de l’enfant, magnifique invention franco-française) qui est une dépression lorsqu’un attachement à la « mère » a pu se nouer mais est ensuite interrompu. Pourquoi se poser ce genre de questions face à des parents visiblement aimants et bienveillants ? C’est une fois de plus les culpabiliser ! Ces notions ont été inventées en observant les bébés en pouponnière ou nés de femmes prisonnières, comment peut-on envisager ce cas de figure lorsque c’est le parent qui amène son enfant en consultation ? Pour la part, la dépression – comme la psychose – suppose des erreurs d’un traitement de l’information dont un bébé ne dispose pas encore, je ne parlerais donc pas de dépression chez un bébé.

    Maintenant faites un test : cherchez les annonces d’emploi pour psychologues cliniciens ou renseignez-vous sur les cours de psychologie donnés en fac de psycho clinique et on verra si vous ne réalisez toujours pas la mainmise de la psychanalyse sur l’entièreté du secteur. Regardez un simple exemple à Mons (Belgique) http://w3.umh.ac.be/~psycli/ La faculté de psychologie clinique ne propose que les orientations systémique et psychanalytique. En bref si vous voulez avoir une démarche scientifique vous devez vous orienter vers la neuropsychologie, il n’y aurait pas de psychologie clinique scientifique… Or rien n’est plus faux, cette approche existe et il s’agit de l’approche cognitive et comportementale mais elle est sans cesse discréditée et mise de côté. Voyez ce qui s’est passé à Amiens quand un professeur a tenté de monter un master d’approche comportementale…http://freixa.over-blog.com/article-23266888.html Alors soyez un peu réaliste et admettez la vérité, les psychanalystes gèrent leur discipline comme on entretient un culte et tant les patients que les professionnels en ont assez. Combien de psychanalystes connaissez-vous ? Car moi j’en ai entendus et côtoyés des dizaines si pas centaines et sauf hallucination de ma part ils tiennent absolument tous le même discours et ont les mêmes modes de défense (« c’est vous qui comprenez mal », « ce n’est pas à prendre au pied de la lettre », « vous faites de la résistance » bref en fait vous êtes d’accord avec eux mais vous l’avez refoulé et seuls eux savent ce dont vous avez besoin pour aller mieux, en sachant que leur définition d’aller mieux est de vous aider à « résoudre vos conflits intrapsychiques inconscients » alors que nous pauvres mortels souhaitions simplement ne plus souffrir d’un « symptôme ») donc j’en ai un peu assez d’entendre dire des inepties, ce n’est pas nous qui rêvons, ce sont eux qui sont psychorigides et incapables de remettre en question leurs sacrosaintes croyances

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    Je viens de prendre le temps de lire le texte posté par Magali Pignard et je trouve édifiant. Une fois de plus, le Professeur Van Rillaer a pris la peine d’extrêmement bien contre-argumenter face aux propos de A. Stevens. Mais je dois dire que le courrier d’A. Stevens était déjà très révélateur en lui-même ! Alors, chère Madame Roussy, le doute commence-t-il enfin à s’insinuer dans votre esprit ? Commencez-vous à percevoir à quels énergumènes nous avons affaire ?

    Imaginez-vous dans la position d’A. Stevens : on vous a filmé, on a détourné vos propos, on vous a ridiculisé et vous en êtes tellement scandalisé que vous attaquez la documentariste en justice, jurant haut et fort que le documentaire dans lequel vous apparraissez donne de vos convictions une image à l’opposé de ce qu’elles sont en réalité.

    Et là apparaît une personne qui veut savoir (vous). Elle veut laisser à chacun le bénéfice du doute et comprendre comment on en est arrivé là et elle vous demande, pour prouver vos dires, de lui fournir les rushs vidéos de votre interview.

    Si vous étiez vraiment le A. Stevens que j’ai décrit et que cela se produisait, vous feriez quoi ?

    N’importe quel innocent accusé à tort sauterait sur l’occasion et ferait tout son possible pour prouver aux yeux du monde à quel point on l’a méjugé ! Mais A. Stevens – le vrai, pas le masque qu’il veut se donner en public – vous répond quoi ? « Pourquoi pas … volontiers … quelques exemples … une autre fois ».

    Si vous trouvez cette attitude logique, je vais commencer à sérieusement douter de votre esprit critique.

    Par ailleurs, A. Stevens est très clair il n’aime pas les méthodes comportementales. Il les assimile à du formatage. J’ose espérer qu’il s’élève avec autant de fougue contre toutes les autres formes d’apprentissage (lecture, orthographe, solfège, natation, vélo, etc. car comme le dit très justement J. Van Rillaer, tous ces apprentissages s’acquièrent par la répétition. Même l’apprentissage de la marche fonctionne ainsi. On essaie, on fait des essais, des erreurs, on se remet debout, on s’améliore, on continue jusqu’à y arriver correctement. Ce n’est pas en restant assis avec un enfant au bord de la piscine qu’il apprendra à nager. Et peut-être a-t-il envie d’apprendre à nager… Les psychanalystes croient savoir mieux que quiconque ce que veulent les autistes, mais ne croyez-vous pas qu’ils sont heureux de pouvoir s’exprimer et d’acquérir une relative autonomie ?)

    Nous avons donc d’un côté des techniques qui ont fait la preuve de leur efficacité – n’en déplaise à A. Stevens – et de l’autre des professionnels qui « n’aiment pas » ces techniques et donc refusent de les appliquer et de les enseigner ou alors vraiment sans aucune conviction, en faisant bien passer le message que ce n’est pas ça la bonne technique. Donc on fait quoi avec tout ça ? Sans compter Bernard Gosle qui ose prétendre « Cette méthode-là, je n’ai absolument rien contre. Mais personne n’a rien contre d’ailleurs… ». Non bien sûr, ni lui ni A. Stevens ni Délion ni aucun autre n’ont quelque chose contre cette méthode… C’est juste qu’ils la considèrent comme un dressage niant la singularité du sujet et visant à le placer dans une case. Mais ils n’ont rien contre et en plus, ils n’en ont jamais dit du mal – comme pour la culpabilisation des mères – c’est vous qui interprétez bien évidemment !