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En Gr?ce, ils sont en train de d?pecer le secteur public et de hacher menu les droits politiques et sociaux de la population !

Jean-Jacques Chavign?, Alter Info
??Ils??, ce sont les oligarques de l?Union europ?ennes (les commissaires europ?ens, les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque Centrale europ?enne, les chefs d??tat et de gouvernements des ?tats-membres de l?Union), les dirigeants du FMI et le gouvernement du Premier ministre socialiste grec, George Papandr?ou.
Pour parvenir ? leurs fins, les ??hommes en noir?? de l?UE et du FMI n?ont pas l?sin?. Ils ont commenc? par refuser de d?bloquer une tranche de 12 milliards correspondant ? une partie des 110 milliards de cr?dit accord?s ? la Gr?ce en mai 2010. Ils ont ensuite fait miroiter la promesse d?un nouveau pr?t, remboursable en 3 ans, d?un montant global de 30 milliards d?euros (20 milliards pour l?UE et 10 milliards pour le FMI). En contrepartie, ils ont exig? que la Gr?ce acc?l?re la privatisation de ses services publics et mette en place un nouveau ??plan d?aust?rit? venant s?ajouter aux quatre pr?c?dents. Le gouvernement grec ayant accept? leurs diktats, ils ont (pour le moment du moins) d?cid? de d?bloquer la tranche de 12 milliards d?euros du pr?t d?j? accord? en 2010 et d?allouer ? la Gr?ce un nouveau pr?t de 30 milliards d?euros en 2012.
Le drame qui se d?roule aujourd?hui en Gr?ce a d?j? commenc? ? se jouer en Islande, en Irlande, au Portugal, en Espagne et risque fort, si l?on laisse les mains libres aux dirigeants de l?Union Europ?enne (UE) et du FMI, de se jouer demain en Italie, en Belgique, en France? Ce drame a pour toile de fond un triple d?ni.
Un d?ni humain, d?abord
– Privatiser
Sans le moindre souci des dizaines de milliers de licenciement qui en r?sulteront, sans le moindre souci de fouler aux pieds les droits d?acc?s ?galitaire ? ces services pour des millions de Grecs, les services publics grecs sont vendus ? l?encan. Il faut faire vite assurent l?UE et le FMI, soi-disant pour ??rassurer les march?s financiers??, en r?alit? pour offrir le secteur public grec aux multinationales am?ricaines et europ?ennes ? des prix brad?s. Ce sont des sommes ?normes qui sont en jeu. 50 milliards d?euros d?ici 2015?: cela ?quivaut (en proportion des PIB respectifs) ? 450 milliards d?euros en France?!
Trente entreprises dans lesquelles l??tat d?tient la totalit? ou une partie du capital devront ?tre livr?es au secteur priv??: OTE (num?ro un des Telecoms)?; Trainose (la compagnie nationale des chemins de fer)?; les ports du Pir?e (Ath?nes) et de Salonique?; le groupe gazier DEPA?; les licences de t?l?phonie mobile?; les soci?t? des eaux d?Ath?nes et de Salonique?; l?a?roport international d?Ath?nes?; la soci?t? d?autoroutes Egnatia Odos?; la Poste hell?nique?; les ports r?gionaux?; DEI ?lectricit? de Gr?ce?; les a?roports r?gionaux, les participations de l??tat dans les banques grecques?; la Banque postale?; la Banque agricole ATE?; la Caisse des d?p?ts et consignations ? En abandonnant ces entreprises, l??tat grec abandonne ?galement ce que, chaque ann?e, elles rapportaient aux finances publiques. C?est une politique ? courte vue qui contribuera rapidement ? plomber son budget en diminuant ses recettes.
D?j?, en 2010, le refus de diminuer les d?penses d?armement du budget de la d?fense grecque (le 2?me budget du monde en proportion du PIB) pour ne pas l?ser les marchands de canons, d?avions de guerre, de missiles, d?h?licopt?res, de sous-marins? avait montr? que ??l?imp?ratif de la diminution du d?ficit?? grec devait s?incliner devant des int?r?ts sup?rieurs, ceux des multinationales de l?armement, avant tout am?ricaines, fran?aises, britanniques et allemandes. Aujourd?hui, l?ind?cent bradage du secteur public grec met en plein lumi?re l?objectif r?el de la Tro?ka (UE, Banque Centrale Europ?enne, FMI)?: satisfaire la voracit? des multinationales am?ricaines et europ?ennes en leur livrant les entreprises du secteur public grec. Le gouvernement grec vient d?annoncer la cession de 10?% d?OTE ? l?allemand Deutsche Telekom. Il avait, auparavant, annonc? l?allongement de la dur?e de la concession de l?a?roport d?Ath?nes au groupe allemand Hotchief. Un premier ??portefeuille?? de terrains et propri?t?s sera propos?, d?s ce mois-ci, aux investisseurs internationaux pour des concessions ? long terme, privant ainsi, la Gr?ce d?autant de recettes li?es au tourisme.
La vente et le produit de la vente de tous ces actifs publics devraient ?tre plac?s sous la responsabilit? d?un fonds de privatisation g?r? par des ??experts?? ?trangers ? la Gr?ce afin de donner aux d?tenteurs de la dette publique toutes les garanties possibles. Pour le FMI et l?UE, la Gr?ce n?est plus un ?tat souverain. Les citoyens grecs sont priv?s de leurs droits politiques.
– Un 5?me plan d?aust?rit?
Le gouvernement grec essaie, ?galement, sous la pression de la Tro?ka, d?imposer un 5me plan d?aust?rit? au peuple grec. Qu?importe, l? encore, le co?t humain de ce plan.
Les 4 premiers plans ont impos? une r?duction des salaires du secteur public de 20?%. Les allocations ch?mages ont ?t? r?duites et le syst?me d?aide aux pauvres, mis en place en 2009, a ?t? suspendu. La pr?carit? s??tend ? grande vitesse dans le priv? o? les contrats individuels remplacent de plus en plus les conventions collectives. La pratique de stages tr?s longs et tr?s peu r?mun?r?s se g?n?ralise. Le recours ? l?int?rim devient habituel dans le secteur public. L??ge de d?part en retraite a ?t? recul?. Les pensions, apr?s avoir ?t? r?duites, sont gel?es. Le taux plafond de la TVA est pass? de 19 ? 23?% alors que l?imp?t sur les soci?t?s ?tait r?duit et que le premier propri?taire foncier du pays, l??glise orthodoxe, ?tait tr?s largement ?pargn?.
Le nouveau plan d?aust?rit? impose des augmentations cibl?es de la TVA, de nouvelles baisses des salaires, le licenciement de salari?s de la fonction publique ? temps plein, la fermeture ou la fusion de 75 entit?s publiques (dont l?audiovisuel public ERT) pour atteindre 6,4 milliards d?euros d??conomies suppl?mentaires en 2011 et 22 milliards d?ici 2015 (l??quivalent, en France, de 56 puis de 193 milliards d?euros), de nouvelles baisses de r?mun?ration dans le secteur public, une diminution des d?penses de sant? publique, la l?galisation des constructions ill?gales (un million environ?) pour pouvoir verser 1 milliard d?euros aux cr?anciers de la dette grecque, au d?triment du patrimoine grec et de son tourisme? Tant pis, si l? encore, l?UE et le FMI tuent la poule aux ?ufs d?or?: l?important est de rafler le plus rapidement possible tout ce qui peut l??tre.
Un d?ni ?conomique, ensuite
L? ??aide?? de 110 milliards d?euros apport?e par l?UE et le FMI devait, selon ces derniers, permettre ? la Gr?ce ? la fois de r?tablir ses finances publiques et d?activer sa croissance, gr?ce ? des ??mesures structurelles fortes??, les plans d?aust?rit? et de privatisation. L?objectif affich? de l?UE et du FMI ?tait que la Gr?ce puisse retourner, d?s 2012, sur les ??march?s financiers?? pour ?mettre de nouveaux emprunts d??tat ? un taux ??normal??, bien plus faible que les 15?% qu?exigeaient les march?s financiers en avril 2010.
Un an apr?s, les r?sultats sont ?difiants.
Le plan d?aust?rit? a ?touff? la croissance de l??conomie grecque qui, loin de red?marrer comme le pr?voyaient ??les hommes en noir?? du FMI et de l?UE a, au contraire, encaiss? un recul de 4,5?% de son PIB en 2010. Quant au taux de ch?mage (officiel), il est pass?, en un an de 12 ? 16?% de la population active?! En diminuant, l?emploi, les salaires, les retraites, les allocations sociales et l?investissement public, les plans d?aust?rit? successifs ont ?touff? la croissance de l??conomie grecque.
Le r?tablissement des finances publiques se retrouve dans la m?me impasse. En un an, la dette publique est pass?e de 139?% ? 150?% du PIB. Le d?ficit public devait, selon l?UE et le FMI, baisser ? 7,6?% en 2010 et ? 6,5?% en 2011. Il s??levait, en fait, ? 10,5?% en 2010 et la Commission europ?enne anticipe, aujourd?hui, un d?ficit de 9,5?% du PIB en 2011 et de 9,3?% en 2012. Comment pouvait-il en ?tre autrement?? La r?cession due aux plans d?aust?rit? entra?ne une diminution du PIB en m?me temps qu?une diminution des recettes publiques. Le pourcentage de la dette publique en fonction du PIB ne peut alors qu?augmenter, m?me si les d?penses publiques et sociales diminuent. En mai 2011, les emprunts obligataires grecs ?taient ?mis ? des taux record?: 16,5?% sur dix ans et 24,5?% ? 2 ans?! 14 points de plus que l?Allemagne dans le premier cas et 22,4 points dans le second. Des taux encore plus ?lev?s qu?en avril 2010. La perspective de voir la Gr?ce pouvoir retourner sur les march?s financiers en 2012 afin de r??mettre de nouveaux emprunts ? taux ??normal?? et faire face aux ?ch?ances de remboursement de sa dette a donc fait long feu. En regard de l?objectif affich?, ce plan est un ?chec sur toute la ligne. La Gr?ce n?est pas confront?e ? un simple probl?me de ??liquidit?s??, comme le diagnostiquaient l?UE et le FMI. C?est ? un probl?me de ??solvabilit? que la Gr?ce se heurte?: elle est dans l?impossibilit? de rembourser sa dette. Le pr?t ?ventuel de 30 milliards d?euros de l?UE et du FMI constitue l?aveu d?un nouvel ?chec de ces deux institutions, celui de l?impossibilit? pour la Gr?ce de se refinancer sur les march?s des capitaux avant 2015. Ce pr?t aurait pour r?sultat imm?diat d?augmenter automatiquement le montant de la dette publique grecque de 342 ? 372 milliards d?euros (165?% du PIB grec). Avec les d?ficits qui, avec la m?me politique, s?accumuleront au cours des prochaines ann?es c?est vers les 200?% du PIB que vogue all?grement la dette publique grecque. Quant ? la perspective trac?e par les dirigeants de l?UE et du FMI, de voir le d?ficit public annuel ramen? ? 1?% du PIB en 2015 c?est un d?fi ? toute logique ?conomique.
Les plans d?aust?rit? ? r?p?tition impos?e par l?UE et le FMI ont eu pour r?sultat d?asphyxier l??conomie de la Gr?ce et d?aggraver profond?ment la situation de ses finances publiques. Mais l?UE et le FMI se refusent ? tirer la moindre le?on de leur ?chec. Au contraire, ils pers?v?rent et, sous la menace, obligent la Gr?ce ? accentuer la saign?e ? blanc de son ?conomie. La situation de l??conomie grecque ne pourra donc qu?empirer. Particuli?rement dans un contexte o? la g?n?ralisation des plans d?aust?rit? en Europe accentue les risques de r?cession sur tout le continent et diminue, du m?me coup, les possibilit?s de trouver de nouveau d?bouch?s ext?rieurs pour une Gr?ce dont les plans d?aust?rit? ?touffent la demande interne.
Un d?ni de responsabilit?, enfin
– Les banques priv?es, et avant tout les banques fran?aises et allemandes, portent l?essentiel de la responsabilit? de l?explosion de la dette publique grecque ? partir de 2008
En 2007 et 2008, pour ?viter aux banques europ?ennes de faire faillite, ? la suite de la crise des ??subprimes??, la BCE et la FED (R?serve f?d?rale des ?tats-Unis) leur ont pr?t? des milliards d?euros ? des taux extr?mement bas. Les grandes banques europ?ennes ont alors utilis? une partie de ces fonds pour augmenter leurs pr?ts aux pays de la p?riph?rie de la zone euro, notamment la Gr?ce. A des taux, bien ?videmment, beaucoup plus ?lev?s. Fin 2008, les d?tenteurs ?trangers de la dette publique grecque ?taient les banques et les soci?t?s financi?re de France (20?%), d?Allemagne (15?%)?; d?Italie (10?%) du Royaume-Uni (9?%), de la Belgique (9?%), du Luxembourg (8?%)?|1|?
Les banquiers consid?raient qu?ils pouvaient gagner beaucoup en sp?culant sur la dette grecque, sans courir de v?ritable risque puisqu?ils b?n?ficiaient du soutien sans faille des banques centrales et des oligarques qui dirigent l?UE. Ce soutien inconditionnel, accord? aux d?pens du peuple grec, doit cesser. Les grandes banques europ?ennes doivent assumer la responsabilit? de leurs pratiques sp?culatives. Elles ont mis? gros pour empocher gros mais elles ont perdu. Les titres de la dette grecque n?ont plus, aujourd?hui, la m?me valeur qu?en 2008. Les banques se sont grossi?rement tromp?es dans leurs estimations. Elles doivent en tirer les cons?quences en ent?rinant la perte de valeur des titres de la dette grecque qu?elles ont en leur possession?; en effa?ant de leurs comptes la plus grande partie de leurs cr?ances sur l??tat grec et en provisionnant ces pertes dans leurs comptabilit?s.
L?Union europ?enne et le FMI ont fait un petit pas en ce sens en demandant que les banques grecques prennent en charge une partie de la dette grecque. Elles devraient, pour cela, s?engager ? acheter de nouveaux titres de la dette de leur pays lorsque les titres qu?elles d?tiennent aujourd?hui arriveront ? ?ch?ance. Mais cet effort n?est demand? aux banques grecques que sur la base du ??volontariat??. Surtout, cet effort ne s?adresse qu?? des comparses (les banques grecques) et permet encore aux v?ritables responsables de la crise de la dette publique grecque, les grandes banques europ?ennes, allemandes et fran?aises en premier lieu, de s?exon?rer de leur ?crasante responsabilit?.
– Pourquoi un tel acharnement ? ne pas demander de comptes aux banques europ?ennes??
Pour ?viter un ??effet domino???? Le domino grec entra?nant dans sa chute (la restructuration de sa dette publique) celle des dominos irlandais, portugais, espagnols rel?ve en effet du cauchemar pour la Tro?ka. Leur politique actuelle n?est pourtant qu?une variante du ??encore une minute monsieur le bourreau?!?? Les 50 milliards de privatisation ne repr?sentent, en effet, que 13,5?% du montant actuel de la dette publique grecque. Avec l?avis int?ress? des agences de notation, les sp?culateurs vont rapidement s?en apercevoir. Ils vont tr?s rapidement prendre conscience, ?galement, qu?un total de 140 milliards de pr?ts accord?s ? la Gr?ce pour ?viter ? temporairement ? la restructuration de sa dette publique c?est beaucoup trop et que l?UE et le FMI ne pourront pas accorder des sommes ?quivalentes au Portugal, ? l?Irlande et surtout une somme 4 ou 5 fois plus ?lev?e, ? l?Espagne.
Pour sauver une nouvelle fois les banques?? Mais la politique men?e par l?UE et le FMI encourage les pratiques sp?culatives les plus insens?es de ces banques. S?res de leur impunit? et mues uniquement par la perspective de gains sp?culatifs de l?ordre de 20?% ou 25?%, elles se retrouveront donc, t?t ou tard, face au m?me risque de faillite qu?en 2007-2008. A une diff?rence pr?s?: les banques centrales et les ?tats auront d?j? utilis?s la plus grande partie de leurs munitions et leur sauvetage sera des plus improbables.
Pour ?viter la contagion de cette faillite ? toute l??conomie il faudrait, d?s aujourd?hui, emp?cher les banques de nuire en les nationalisant car c?est la seule m?thode pour mettre ? jour leurs ??actifs toxiques??, les emp?cher de sp?culer, de multiplier les fusions-acquisitions et faire en sorte que leur activit? se limite strictement au financement de l??conomie. Activit? qui devrait ?tre au centre de leurs pr?occupations mais qui n?est pour elles, aujourd?hui, que la 5?me roue de leur carrosse. C?est-?-dire qu?il faudrait agir exactement ? l?inverse de ce que pr?conisent l?UE et le FMI en Gr?ce lorsqu?ils exigent la privatisation de la Banque postale, de la banque agricole, de la Caisse des d?p?ts et consignations?
Le peuple grec a le droit de d?cider la part de sa dette publique qui doit ou ne doit pas ?tre rembours?e
Le Parti socialiste grec, le Pasok, est aujourd?hui, majoritaire au Parlement. Il a donc toute la l?gitimit? n?cessaire, en s?appuyant sur le mouvement social grec (des ??indign?s?? de la place Syntagma aux salari?s mobilis?s par les organisations syndicales), pour d?cr?ter un moratoire sur le remboursement de la dette, suspendre tout remboursement, tout versement d?int?r?t, arr?ter les plans d?aust?rit? ou de privatisation et organiser un audit d?mocratique, de la dette grecque. Un audit qui rendrait enfin public tout ce que cache, ? ses propres citoyens, la dette de la Gr?ce (comme toutes les dettes publiques). Un audit qui ferait participer d?mocratiquement les ?lus, les syndicats, les citoyens et leur permettrait de savoir quelle est l?origine de cette dette au nom de laquelle l?UE et le FMI exigent d?eux des sacrifices aussi inhumains. Une fois, cet audit r?alis?, il serait alors possible de consulter, par r?f?rendum, le peuple grec pour lui demander de d?cider quelle partie de la dette il estime ?tre l?gitime et devrait donc ?tre rembours?e et quelle partie de la dette il estime ill?gitime et ne devrait donc pas ?tre rembours?e. Au nom de quel principe, en effet, l?UE et le FMI peuvent-elles proposer aux banques grecques d?assumer leur part de responsabilit? dans l?augmentation de la dette grecque sur la base du ??volontariat?? et ne pas proposer le m?me choix au peuple grec?? Ce dernier, contrairement aux banques grecques, n?a pourtant strictement rien ? voir dans l?explosion de la dette publique. Il a continuellement ?t? tenu ? l??cart de ce qui se tramait jusqu?au jour o? on lui a demand? de payer l?addition. La dette publique contract?e par les colonels grecs entre 1967 et 1974 est-elle l?gitime?? La dette publique contract?e pour les J.O. d?Ath?nes de 2004, alors que les co?ts initiaux ont ?t? multipli?s par 10 pour le plus grand profit des sp?culateurs, est-elle l?gitime?? La dette publique contract?e pour financer le plan de sauvetage des banques grecques en 2008 et 2009, dont le montant est, comme dans tous les pays europ?ens, un v?ritable secret d??tat, est-elle l?gitime?? La dette publique (les 140 milliards de pr?ts de l?UE et du FMI), contract?e en 2010 et 2011 pour sauver les grandes banques europ?ennes de la faillite, est-elle l?gitime??
L?augmentation des d?ficits publics et donc de la dette publique, due au refus de diminuer le montant des d?penses d?armement pour satisfaire les marchands de canon am?ricains et europ?ens, est-elle l?gitime?? Est-elle l?gitime alors-m?me que le Premier ministre turc, avait essuy? un refus d?finitif lorsqu?il s??tait rendu, d?but 2010, ? Ath?nes pour proposer une r?duction de 20?% du budget militaire de chacun des deux pays?? C?est au peuple grec, et ? lui seul, d?en d?cider.

Voir en ligne : http://www.democratie-socialisme.or…

Notes

|1| Eric Toussaint ??Gr?ce?: tout un symbole de dette ill?gitime?? sur le site du Comit? pour l?Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). La lecture de ce site (cadtm.org) est indispensable pour qui veut vraiment comprendre la r?alit? des dettes publiques des pays du Sud mais aussi des pays du Nord et notamment des pays de l?Union europ?enne. La pr?conisation par le CADTM d?un audit parlementaire et citoyen des dettes publiques, tel qu?il a ?t? pratiqu? en ?quateur, est un outil extr?mement pr?cieux dans la lutte pour l?annulation des dettes publiques ill?gitimes.

http://www.cadtm.org/En-Grece-ils-sont-en-train-de http://www.cadtm.org/En-Grece-ils-sont-en-train-de

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  1. avatar
    SylvainGuillemette

    Les Grecs doivent prendre les armes et renverser le gouvernement du FMI! Aux armes, Grecs! Ne vous laissez pas soumettre à cette imposture! Renversez-la! Nous sommes avec vous, cammarades!