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STERLING, VIRGINIA - NOVEMBER 21: US President Donald Trump golfs at Trump National Golf Club on November 21, 2020in Sterling, Virginia. Trump went golfing as he continues to challenge the results of the 2020 Presidential election. Tasos Katopodis/Getty Images/AFP == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==

Election 2020 (VII) : les branquignols en action, le château de cartes s’écroule

Tout le cirque Trump n’aurait pu tourner comme il l’a fait dans des relais médiatiques, ceux que j’ai décrit comme faisant partie du « petit monde de Donald », sans une poignée des serviles, une petite caravane à vrai dire, toujours prête à servir la louche mais aussi à alimenter sa paranoïa et sa maladie mentale, devenue encore plus flagrante après son échec. Il pensait vraiment qu’il était en train de nettoyer le marais, comme le clame la secte déjantée qui promeut ce concept nébuleux ! Parmi eux de nouveaux venus télévisuels qui augurent peut-être de son avenir, tant on lui prête l’intention de se recycler en un Fox News bis, puisque c’est la chaîne qui l’aurait trahi le soir même de l’élection. Sa poignée d’avocats s’est montrée inepte et inefficace, car elle a été tout simplement à son image. 

Le satellite envoyé au fond du lac !

Donald Trump, abattu, prostré, vindicatif, passe donc plus d’heures devant la télévision qu’avant le 3 novembre : c’est ça ou jouer au golf (voyez combien il est convaincu par le changement climatique et la nécessité des voitures électriques !) : il a carrément laissé tomber la fonction, de façon honteuse et irresponsable. Et il ne surfe plus que sur ses chaînes favorites : il a exclu de sa programmation FoxNews, qui selon lui l’a trahi le 3 novembre en annonçant l’Arizona perdue avant l’heure. Ou se fâche en voyant Sesame Street se moquer de lui ouvertement ! De quoi rager, pour ce grand enfant (ici à gauche) ! Il regarde donc en priorité désormais NewsMax et OAN, qui l’entretiennent dans son idée revancharde, toutes les autres ne parlant plus en premier que du vainqueur. Trump ne peut supporter d’être devenu du jour au lendemain un produit accessoire des médias. OAN, la chaîne qui en a trop fait et qui continue à trop en faire, dans une sorte de suicide collectif de lemmings, suivant leur chef jouant du flutiau.

L’axe nouveau étant une marque de machines à voter, souvenez-vous. Suivez bien ce qui va suivre, ça en est la preuve (rappelez-vous l’épisode précédent avec le fils Watkins de 4chan (8chan) : « à partir de là Watkins a tweeté peu après minuit jeudi matin que Chanel Rion, correspondant à la Maison Blanche pour One America News Network, l’avait contacté au sujet des allégations. Environ 10 heures plus tard, Rion a diffusé un rapport sur le réseau qui résumait les théories du complot sur Internet à propos de Dominion » . Le premier a avoir saisi la perche du nom jeté en pâture est donc bien Trump , avec une reprise de volée immédiate : « Le président a tweeté une citation du reportage peu de temps après » (ici à droite quand il fait la promo De Chanel Rion).  Ça avait donc fait tilt et voici comment un président est devenu QAnoniste (et a donc été manipulé à son insu… ou en s’en rendant compte) : «  lorsqu’on lui a demandé par NBC News si les idées de Watkins avaient éclairé le rapport de Rion, Watkins a répondu: « On dira que vous devriez demander cela à Chanel, pas à moi. » Lorsqu’on lui a demandé dans quelle mesure les idées de Watkins avaient influencé son rapport tweeté par le président, Rion a répondu «Aucune» dans un e-mail « (ce qui est obligatoirement un beau mensonge : la présence de Watkins déguisé en « expert informatique » la trahit en effet !). Tout est faux depuis le début, mais un Président aussi est tombé dans le panneau ! Sidérant de bêtise ! Remarquez, c’est le même « Chanel Fake » qui avait présenté les soi-disant preuves du dossier inexistant de Hunter Biden… en les mélangent à du Soros… dans sa tambouille complotiste. Elle se montre ici un peu bêtement recevant des papiers des mains de Andrii Derkach, considéré par la sécurité américaine comme étant un espion russe patenté… cette quiche complète !

Notre fusée à bobards a déjà plus de deux étages, là, et même trois déjà, mais c’est une plus grande encore car elle est surmontée d’un quatrième, pour mettre définitivement la charge satellitaire, à moins que ce dernier ne retombe dans l’océan. Ce quatrième, c’est…. Lin Wood ! Le satellite, dans une fusée, est l’élément qui a le plus de valeur marchande  Là-aussi vous allez voir… question crétinerie ! Trump, lui, pendant ce temps… occupe le sien de la façon fort bien résumée ici le 23 novembre par le Boston Globe (pendant que 18 927 américains sont mort de plus du Covid19 – à noter les 31 échecs juridiques à cette date) :

Les branquignols en action 

Lors de la dernière réunion de la Nitghtmare Team de Giuilani (ici à gauche), certains sont restés estomaqués, oh, pas pour le rimmel (ça en était)  qui descendait des tempes du vieil agité, non, c’est à l’énoncé de certains chiffres, plutôt. On en était, je vous dis à l’étage du satellite là: avec celui-là, c’est sûr, Trump était remis en orbite pour quatre ans. Ça a vite foiré en réalité (une fois de plus !) la faute à la pimbêche à talons hauts : « eh bien, au Michigan et au Wisconsin, nous avons des sur-votes dans de nombreuses circonscriptions de 150 pour cent, 200 pour cent et 300 pour cent », a déclaré Giuliani. Sidney Powell a allégué que c’était «jusqu’à 350 pour cent dans certains endroits». Des images de scans sont montrées, on essaie de faire un peu plus sérieux cette fois. Comme gars sérieux, on est allé dans l’équipe cauchemardesque de Trump dégotter un fameux expert en effet : « un consultant en sécurité au Texas »...nommé Russ Ramsland. Non, vous vous dites, ils n’ont quand même pas osé  !! Ils ne sont quand même pas allés rechercher celui-là !!! Et bien si : Ramsland était même entretemps apparu le 17 novembre dans l’émission Fox Business Network du cacochyme Lou Dobbs, décidément pas loin de sucrer les fraises là, où il avait exposé au téléphone ses « découvertes » des plus récentes, on espère, que celle foireuses du « serveur de Francfort » visiblement. «Les choses que vous trouvez au Michigan sont incroyables», avait commencé par dire Ramsland, nous rappelle le Washington Post. «Il y a plus de 3 000 circonscriptions où le vote présidentiel par rapport aux électeurs estimés… est de 99% jusqu’à 350%. Ce genre de chiffres n’existe pas dans le monde réel. Alors d’où sont venus tous ces votes ? «  Effectivement, voilà qui était un peu gênant et qui, forcément, impliquait une technique informatique foireuse. Un complot parfait, quoi ! Avec de drôles de chiffres, sortis d’un chapeau… invisible !

Foireuse étaient plutôt, et encore une fois, les sources de notre expert en chef  « francfortien »  (?) : le 19 novembre, le site Powerline avait décortiqué le dossier et découvert une erreur incroyable dedans. Ramsland avait déclaré de façon toujours aussi péremptoire dans ce dossier que « compte tenu des anomalies importantes et des signaux d’alarme que nous avons observés, nous croyons qu’il existe une probabilité importante que les résultats des élections aient été manipulés dans le système Dominion / Premier au Michigan ».  Quelles sont ces anomalies et ces signaux d’alarme ? reprend Poweline, le paragraphe 11 l’explique: « Un autre drapeau rouge statistique est évident dans le nombre de votes exprimés par rapport au nombre d’électeurs dans certaines circonscriptions.  Une analyse préliminaire utilisant des données obtenues du secrétaire d’État du Michigan met en évidence une anomalie statistique si éloignée de toute norme statistique qu’elle est pratiquement impossible. … Il y avait au moins 19 circonscriptions où les votes présidentiels exprimés par rapport aux électeurs estimés basés sur les statistiques rapportées dépassaient 100%« . Et Ramsland d’en montrer la copie de la liste de ces comtés. Et d’y ajouter aussi, tiens, pourquoi pas ceux de Wayne County, plus une deuxième liste de comtés. Et de les légender ainsi : « le comté de Wayne utilise l’équipement du Dominion, 46 des 47 circonscriptions / cantons affichent un 96% plus improbable que le nombre de votes exprimés, en utilisant le nombre d’électeurs du secrétaire d’État dans la circonscription / comté; et 25% de ces 47 circonscriptions / comtés affichent un taux de participation de 100% »… Bigre, on se dit, ça y est, « ils ont raison, donc ! Pas longtemps en fait..

Le hic en effet c’est qu’aucun comté de la première comme de la seconde liste ici à gauche n’est.. du Michigan (MI pour la poste). Ils sont tous…du Minnesota (MN pour la même Poste US), un Etat dont le nom commence par les deux mêmes lettres !!! Il se sont trompés de « MI » !! Et ces chiffres, sortis du chapeau, ne proviennent même  pas en plus des données sauvegardées du secrétaire d’État du Minnesota !!! Exemple à gauche par exemple Spruce Grove TWP : comment voulez-vous convaincre un juge en vous trompant carrément d’Etat ? C’est… ridicule !!!

« C’est une erreur catastrophique, le genre de chose qui fait s’écraser et brûler une position légale. Les avocats de Trump mènent une bataille difficile, pour le dire légèrement, et confondre le Michigan avec le Minnesota rendra au mieux la pente plus raide. La crédibilité une fois perdue est difficile à retrouver. Les avocats de Trump ont peut-être déjà découvert cette terrible erreur et se sont engagés à la corriger. Mais l’affidavit Ramsland a été déposé en Georgie hier seulement »…. ajoute le site Powerline, en faisant remarquer que les noms cités sont ceux de banlieues « rouges » dévolues aux républicains en plus !

En-dessous ici l’équipe de bras cassés au total, avec à droite aux côtés de Jenna Ellis, Joseph diGenova et Sidney Powell, Boris Epshteyn, membre du bureau de campagne de Trump, l’envoyé de la Maison Blanche mêlé à l’affaire russe (lire ici). Tous embarqués dans cette erreur monumentale de nom d’Etat…


Ronna McDaniel (ici à gauche), la responsable du parti républicain, avait en personne embrayé dans cette plainte au Michigan, avec Sydney Powell en éclaireuse, vite rembarrée par les responsables des élections, ce qu’on peut lire ici. Powell s’est emballée après avec un délire vénézuélien inexistant qu’elle est allée exposer chez Greg Kelly, le nouveau chouchou de Trump de la chaîne Right Side Broadcasting Network….  Lors de la conférence déjantée au siège du parti républicain, Powell était allée jusqu’à dire « que Smartmatic a été associé au gouvernement vénézuélien dirigé par Hugo Chavez, qui est ouvertement hostile aux États-Unis ». On a du lui préciser après que Chavez ne dirigeait plus le gouvernement vénézuélien :  il est mort en 2013… surréaliste, je vous dis ! 

En réalité, les erreurs de la première liste ont été constatées lors du dépouillement, absolument pas niées ni dissimulées, et toutes ont été corrigées : « l’erreur constatée était due à une mise à jour ratée de software. « Afin de rendre compte des résultats non officiels, les greffiers de comté utilisent un logiciel de système de gestion des élections pour combiner les totaux électroniques des tabulateurs et soumettre un rapport des résultats non officiels. Comme le greffier n’a pas mis à jour le logiciel, même si les tabulateurs ont compté correctement tous les bulletins de vote, ces résultats exacts n’ont pas été combinés correctement lorsque le greffier a rapporté des résultats non officiels. Les résultats corrects ont toujours été et continuent d’être reflétés sur la bande des totaux de la tabulation et sur les bulletins de vote eux-mêmes. Même si l’erreur dans les résultats non officiels rapportés n’avait pas été rapidement constatée, elle aurait été identifiée lors de la vérification du comté. Les conseils des solliciteurs de comté, qui sont composés de 2 démocrates et de 2 républicains, examinent la bande des totaux imprimés de chaque tabulateur pendant la prospection pour vérifier que les totaux de vote rapportés sont corrects. Le logiciel n’a pas provoqué une mauvaise répartition des voix; c’était le résultat d’une erreur humaine de l’utilisateur. Même lorsqu’une erreur humaine se produit, elle est détectée lors des décomptes de comté« . Ce qui a été le cas !!!

Ramsland était donc parti de ces chiffres erronés que quelqu’un, que l’on suppose être un examinateur républicain, s’était empressé de lui transmettre, pour saboter le résultat final et l’entacher de suspicion (exactement ce que Posobiec a tenté de faire dans le Wisconsin, voir l’épisode ici « Election 2020 (III) : des machines et des hommes ») !!! Le satellite lancé par la Nightmare Team, à partir de là n’avait plus assez de poussée d’arguments sérieux pour se mettre en orbite, et il est retombé dans un un des grands lacs, et non dans l’océan, tant sa trajectoire aura été raccourcie… Et avec lui les derniers espoirs de renverser le résultat en Pennsylvanie…. comme au Michigan d’ailleurs (c’était un lancement -raté- double !).

Le food-truck à bulletins de Rudy

Et comme les noms inversés d’Etats ont été un fiasco, Rudy, décidément bien têtu, en à inventé une autre d’histoire pour le comté de Wayne au Michigan, ou plutôt à écouté et retenu une énième sirène chanter au loin. Cela venait d’Epoch Times, journal d’extrême droite anti-chinois décrit déjà ici. On y décrivait une drôle d’apparition à 4h30 du matin de « dizaines de milliers de bulletins de vote apportés et placés sur huit longues tables. Contrairement aux autres bulletins de vote, ces boîtes ont été apportées au fond de la salle » avait dit un scrutateur républicain appelé Andrew Sitto ». Chez Guiliani, surpris plusieurs fois déjà à enjoliver les faits et les modifier à sa guise, ou à broder sans hésiter, c’est devenu « quatre personnes » qui  lui ont rapporté avoir vu « des milliers et des milliers » de bulletins de vote Biden dans ce qui semblait être un camion de nourriture arrivé  dans le centre de vote de Detroit, à 4h30 du matin après que tous les inspecteurs républicains aient quitté le site ». Comme on le voit, ça ne tient pas debout car un des témoins était scrutateur et encore sur place et ce n’était en rien un camion de nourriture et encore moins des « bulletins de Biden » seuls, et qu’en plus c’est à cet endroit qu’étaient venus décharger tous les camions privés collecteurs de « box » que la Poste n’avait pas voulu relever. La ville avait dû faire appel en urgence à des sociétés dont certaines avaient des plaques minéralogiques de l’Etat d’à côté, d’où la confusion, ce qu’a expliqué tranquillement devant le juge Timothy Kenny de la troisième cour de circuit judiciaire du Michigan Christopher Thomas, le directeur des élections de l’État, qui était présent, lui, au TCF Center de Detroit où les bulletins de vote étaient comptés. Tout avait été transparent ! La plainte a été aussitôt rejetée avec un avis plutôt moqueur du juge Kenny, qui a écrit « qu’il n’est pas surprenant que bon nombre des votes observés par M. Sitto aient été des votes exprimés pour M. Biden, étant donné que l’ancien vice-président Biden a reçu environ 220 000 voix de plus que le président Trump », avait-il écrit. Ridiculisant sur place Giuliani, une fois de plus… Rudy avait tout confondu et tout mélangé, car il circulait bien un Food-Truck dans la journée, celui tout rouge, inratable, de l’association VOTE.org, qui avait fait la tournée des lieux de vote en offrant des sandwichs gratuits pour inciter les gens à aller voter: «Les électeurs doivent savoir qu’ils peuvent venir quelque part, qu’ils n’ont pas à avoir peur, qu’ils peuvent manger et que les gens leur donnent ce truc.» avait alors dit une cliente appelée Betty : « les organisateurs disent qu’ils font exactement cela … et offrir des tacos au poulet et aux légumes à travers le pays n’est qu’une façon de montrer leur reconnaissance à ceux qui exercent leur droit de vote. Et en retour, les gens leur montrent un peu d’amour. » Mais quel imbécile ce Rudy !

La conférence « dégoulinante » diffusée par un réseau totalement pro-Trump, aux relents forts nauséabonds!

Dernière surprise de ce fiasco total, un nouveau minois : celui de la correspondante (à l’air fatiguée », Liz Willis) de la chaîne télé ayant diffusé en direct les délires de Giuliani en intégralité, y compris sa reprise hallucinée d’un film de gangster (?). Un visage inconnu, pour une télé qui l’est tout autant !! Une chaîne signée en bas à gauche de la diffusion Right Side Broadcasting Network, (RSBN) ce qui semble afficher tout de suite la couleur en effet… avec Adam Taxin ici à droite et ici avec Liz Willis : ce n’est pas une flèche devant une caméra, celui-là : on dirait un vrai robot ! Voir un psychotique  ! Lamentable ! C’est pire en fait pour la chaîne : elle ouvre ses micros en priorité à des gens de l’extrême droite !! Une petite nouvelle, pas vraiment: elle a commencé à diffuser en 2016 des émissions avec Wayne Dupree et le pasteur Mark Burns, de Californie du Sud, qui a menti en affirmant qu’il avait fait partie de l’US Army Reserve, deux ultra-conservateurs bien réacs, via un réseau créé ou plutôt bricolé par Joe Seales. Une télévision installée en Alabama, à Opelika, après avoir démarré à Pensacola en Floride : le lieu a été choisi car l’Etat de la Rust Belt a investi sur place 43 millions de dollars pour de la fibre optique à très grand débit.  Celui-ci  a révélé qu’il était déclaré qu’il était en communication régulière avec Dan Scavino, l’ex golfeur directeur des médias sociaux de Donald Trump. Mais aussi avec l’Assistant Director of Data Analytics de Donald, Avi Berkowitz, celui qui lui fabrique les extraits de vidéo pour le format Facebook. Un copain de Jared Kushner, on s’en doute (ici à droite), ce qui lui a ouvert d’emblée les portes de la James S. Brady Press Briefing Room à la Maison Blanche… en concurrence avec Chanel Rion, Jack Posobiec, Jim Hoft et Cassandra Fairbanks, ces activistes crétins accrédités n’ayant jamais reçu de formation journalistique, ni l’accord non plus des 5 membres du Standing Committee of Correspondents représentant la presse…

Une chaîne essentiellement youtubeuse car dès 2017, elle revendiquait déjà 246 000 souscripteurs pour 233 000 chez MSNBC. Elle vient de se récupérer deux supportrices que l’on connait bien ici (Diamond & Silk). Pas non plus des lumières comme on l’a vu aussi. Elle diffuse surtout depuis 2017 tous les discours de Donald Trump en direct : difficile de ne pas lui accorder l’étiquette de propagandiste. Surtout que depuis le 3 novembre, en bas à droite de l’écran d’accueil, il y a une zone où l’on peut taper la somme que l’on verse… pour assurer l’avenir de Donald. C’est censé rembourser les dépenses effectuées pour les frais d’avocats… avec un Giuliani qui s’est montré bien gourmand… (20 000 dollars. Par jour !). Voila qui revient cher le fiasco ! Ou qui coûte cher l’heure de salon de coiffure !

Elle héberge aussi et surtout le plus que controversé Nick Fuentes, un jeune « far-right » néo-nazi et son podcast America First (avec l’autre abruti de James Allsup). On avait pu le croiser en avril 2017 au Unite the Right rally de Charlottesville réunion de nazifiants patentés. Banni de Twitch et de Reddit, il  a effectué en avril 2017 une déclaration complotiste fort inquiétante : « Qui dirige les médias ? Les Globalistes. Il est temps de tuer les mondialistes » et « Je veux que les gens qui dirigent CNN soient arrêtés et expulsés ou pendus parce que c’est délibéré. ​​Ce n’est pas un accident [ …] C’est une intention malveillante. Il y a une conception, il y a un programme ici.  » Des sources ont également déclaré que « le premier amendement n’a pas été écrit pour les musulmans » dans la transcription en deux paragraphes ». En 2019 ce négationniste a franchi le pas de l’abjection la plus totale en comparant l’holocauste à la fabrication de cookies (?). Cet individu est tout simplement une petite ordure (ici à gauche avec la grosse) !

Rudy et les nanas

On l’a remarqué, et Borat aussi, le fameux Rudy aime à s’entourer de dames… plutôt jeunes, après ses trois mariages terminés en eau de boudin. Regina Peruggi, sa première femme et cousine, ce qui lui a donné l’excuse de la séparation (14 ans), puis Donna Hanover (30 ans), journaliste star de l’émission Law and Order, et la dernière Judith Nathan (15 ans) et leur divorce houleux, ont fait place en effet à des « secrétaires » ou des « assistantes » avec des intermèdes comme Christine Lategano, (son assistante quand il était maire.. et toujours mariée); la doctoresse Maria Rose Ryan, la mère de Vanessa Ryan, une de ses jeunes assistantes (ici à gauche) ou Jennifer LeBlanc,  en réalité une riche donatrice lousianaise du GOP (et du Rudy Giuliani Presidential Committee de 2008), assistante du républicain Clay Higgins, proche de Paul Ryan. Celle-ci a hérité du pactole de l’assurance le jour où son mari Patrick Lynn LeBlanc Sr, s’est tué en avion près de Vermilion (le 10 mars 2008) alors qu’on enquêtait sur ses affaires dans le lucratif marché des prisons (il possédait la 5eme place du marché aux USA).  Et… ah non, là c’est lui… en drag queen !

Depuis Rudy le tombeur s’est trouvé une nouvelle assistante de 17 ans à son arrivée il y trois ans (ci-dessus à droite lors d’une visite à la Maison Blanche), Christianné Allen, passée brièvement par le cabinet de Charles Gucciardo, ici à gauche, ce dernier mêlé à l’affaire Lev Parnas (!), devenue ensuite la responsable de cabinet de Rudy en septembre 2019, sans avoir aucune qualification (et avoir triché sur son CV).

Elle est passée aussi par Turning Point USA, le groupe « estudiantin » du très réac Charlie Kirk et par le Daily Caller tout autant réac, fondé en 2010 par Tucker Carlson,… Elle pose ici à droite avec un AR-15 sur son compte Instagram, pour une raison que j’ignore… à moins de vouloir à tout prix afficher ses opinions à la Trump Jr (elle se prétend très croyante également) !

C’est en tout cas visiblement une intrigante, obnubilée par ses followers sur Instagram plus que par l’obtention de son diplôme (elle rêve de devenir la concurrente de Charli D’Amelio sur Tik Tok ou quoi ?)…
… et une proche également de Chanel Rion de OAN (c’est la même génération d’arrivistes et toujours le même petit monde de Donald) !

Dans l’entourage de l’ancien maire, on la juge sévèrement, la qualifiant « dunder-qualified ». Pas pour tout, il semble (à gauche elle est à Mar-a-Lago avec qui vous savez).

 

Bref, Rudy mélange les genres, comme l’a montré Borat, et ça concerne désormais tout ce qu’il fait (ci-dessus, il est entouré de Chanel Rion et de Christianné Allen). Car dans un autre domaine, The Daily Beast a révélé récemment un scoop. C’est pour avoir observé un bien étrange manège dans les préparatifs récents des dernières conférences de Rudy concernant son acuité de défenseur (désastreux) de Donald Trump. Il y a été constaté la présence régulière d’une bien étrange (jeune) avocate-assistante, possédant visiblement deux casquettes et mélangeant au gré de la journée les deux : Christina Bobb (ici à l’antenne sur OAN), à la fois « lawyer by trade » (avocate travaillant au forfait mensuel à frais fixes), et… présentatrice chez OAN. Le matin elle prépare ses dossiers d’avocate avec et pour Rudy et dans la journée elle les reporte comme news exclusives à l’écran : de la toute première main… et un manque d’éthique flagrant. Chez OAN, avec Rion, déjà, on ne s’embarrassait pas beaucoup avec ce genre de considérations, on l’a bien vu mais là c’est encore plus flagrant !!! A se demander si elles savent ce que le mot veut dire, Chanel Rion et elle… avec Sydney la fêlée, débarquée depuis. En voilà, une drôle d’équipe, qui se moque de tout et de tout le monde. Les juges ont apprécié il semble, en mettant en échec tous leurs efforts désordonnés et fort mal préparés !!

Le 25 novembre, YouTube, lassé des propos aberrants tenus sur OAN, décidait (enfin) à interdire leur diffusion sur son réseau : « Après un examen attentif, nous avons supprimé une vidéo d’OANN et lancé un avertissement contre la chaîne pour violation de notre politique de désinformation sur Covid-19, qui interdit le contenu prétendant qu’il existe un remède garanti », a déclaré Ivy Choi, un porte-parole de YouTube, dans un communiqué. « De plus, en raison de violations répétées de notre politique de désinformation Covid-19 et d’autres politiques de monétisation de chaîne, nous avons suspendu la chaîne du programme de partenariat YouTube et, par conséquent, sa monétisation sur YouTube », a ajouté Choi. » L’arrivée de Biden va-t-elle mettre fin à l’impunité dont ses désinformateurs jouissaient ?

Les plaintes s’effondrent une à une

A la mi-novembre la défense bancale de Trump s’effritait déjà sérieusement. Elle se battait encore sur le terrain sur des queues de cerise avec rien au bout qui puisse faire basculer la marge de Joe Biden. « Dans une affaire déposée en Géorgie, la campagne Trump a allégué que 53 bulletins de vote avaient été comptés même s’ils avaient été déposés après la date limite. Mais les deux témoins de la campagne Trump ont déclaré qu’ils ne savaient pas vraiment quand les bulletins de vote avaient été reçus, et deux autres témoins ont confirmé que les bulletins de vote avaient été reçus à temps. Cette affaire a été rapidement classée ». Il se bat pour une cinquantaine de bulletins !! C’est délirant !! « Dans un autre cas au Michigan, la campagne Trump a affirmé que certains bulletins de vote tardifs avaient été mal comptés. Leur «preuve» était un observateur électoral républicain qui a affirmé qu’un agent de vote anonyme lui avait montré un post-it de provenance inconnue alléguant un décompte incorrect des bulletins de vote. Ce ne sont pas des preuves, ce sont des ouï-dire empilés sur des ouï-dire. Cette affaire a également été rapidement rejetée. » Fausses assertion, faux chiffres, ouï-dire, rien il n’y a rien de sérieux dans les plaintes ! Celui qui nous a bassiné pendant quatre ans avec ses « fakes news » fait reposer toutes ses contestations sur… des fakes news, des racontars, des ragots !! Giuliani en est à tenter de nous faire croire hier, tout dégoulinant devant les caméras, encore plus ridicule que la veille, que c’est un complot venu du Venezuela !!! Et il le fait surtout au siège du QG des républicains, ainsi pris en otages par Trump ! Alors qu’il ferait mieux de nous parler de l’étrange extradition d’un général mexicain responsable d’un très important trafic de cocaïne, (Salvador Cienfuegos) renvoyé chez lui où tout le monde se doute qu’il ne sera même pas jugé. Qu’ont négocié les USA en échange, on l’ignore… (il est ici avec Mattis, viré avec fracas par Donald). Ça été fait en douce, en prime, au moment où Giuliani attirait les projecteurs médiatiques à lui ! Ci-dessous les coffres contenant les bulletins papier vérifiés en Georgie : la tâche a été immense !

Le 21 novembre, 19 jours après l’élection, les coups de tromblon de semonce s’empilent les uns sur les autres, note CNN: « un autre coup dur pour Trump est venu vendredi en Géorgie, où le gouverneur républicain. Brian Kemp a signé les documents qui accordent officiellement les 16 voix électorales de l’État à Biden. Jeudi, un juge fédéral avait rejeté un procès de dernière minute qui tentait de bloquer la certification, et la victoire de Biden a été certifiée vendredi après-midi par le secrétaire d’État de Géorgie Brad Raffensperger, un républicain ». Exit les délires de son conseiller Lin Wood et ses promis sur les machines Dominon appartenant au PCC chinois (quel délire à la QAnon !). Au contraire même, plus le dépouillement avance et plus la marge de Biden s’accroît !! Ainsi « d‘autres revers sont survenus au Nevada, où un juge de district a rejeté vendredi une demande présentée par un activiste conservateur visant à interrompre la certification la semaine prochaine des résultats des élections de l’État – qui montrent que Biden mène par plus de 33000 voix – et au Wisconsin, où les élections. Les responsables du bastion démocrate du comté de Dane ont (ici à gauche) repoussé les demandes de la campagne Trump de rejeter vendredi des dizaines de milliers de bulletins de vote par correspondance alors que l’État a lancé son recomptage présidentiel partiel ». Un recompte facturé, comme on l’a dit ; Trump va payer… pour rien ! Voilà qui ne va pas améliorer ses finances, passées dans le rouge. Parmi ces fidèles, l’équipe de déjantés complets derrière Giuliani ressasse de vieilles rengaines venues de QAnon (on sait au moins à quoi sert ce mouvement, maintenant !), et la pire de tous se trouve être la porte-parole Kaleigh McEnany, qui enfile les perles et les mensonges dans des proportions ahurissantes…. lors de sa réapparition depuis la défaite. La dernière conférence de presse de Trump étant comme la précédente, mal rédigée et mal lue, désordonnée et franchement hallucinée : ce gars-là n’est vraiment pas loin de la camisole, et s’achemine directement vers une seule voie de sortie : le suicide physique, après le suicide politique.

Le 21, nouvel effondrement trumpien et revers de taille important : fâché de la tournure des choses dans le Michigan, où Biden l’a dépassé d’au moins 154 000 votes, le maître dictatorial de la Maison Blanche a convoqué sur place à Washington les deux représentants les plus importants de l’Etat, pensant sans doute les faire fléchir. Or, au sortir de la réunion, voici ce qu’ils ont dit en commun et zen selon ABC news:  » Le processus de certification du Michigan doit être un processus délibéré exempt de menaces et d’intimidations. Les allégations de comportement frauduleux doivent être prises au sérieux, faire l’objet d’une enquête approfondie et, si elles sont prouvées, être poursuivies dans toute la mesure de la loi. Et les candidats qui remportent le plus de votes remportent les élections et les votes électoraux du Michigan. Ce sont des vérités simples qui devraient donner confiance à nos élections », ont déclaré le chef de la majorité républicaine au Sénat du Michigan, Mike Shirkey et le président de la Chambre, Lee Chatfield, dans un communiqué. Les législateurs ont déclaré que « les candidats qui remportent le plus de voix remportent les élections et les votes électoraux du Michigan » et ont ajouté que « nous n’avons pas encore été informés de toute information qui changerait le résultat des élections au Michigan »... voilà qui ressemble fort à une fin de non recevoir ! 

Le château de cartes s’écroule

Le 22 novembre, catastrophe toute aussi pire : la requête de Trump pour la Pennsylvanie (où il avait tweeté qu’il y avait 20 000 votants qui étaient décédés, ici à droite) !) et ses délégués, via ses avocats (et notre fameux Ramsland !!) est logiquement rejetée par un juge via une conclusion plutôt cinglante : « le juge Matthew Brann a écrit dans son jugement que l’équipe de Trump avait présenté « des arguments juridiques sans fondement et des accusations hypothétiques » dans sa plainte concernant le vote par correspondance en Pennsylvanie. « Aux États-Unis d’Amérique, cela ne peut justifier la privation du droit de vote d’un seul électeur, et encore moins de tous les électeurs du sixième État en nombre d’habitants » du pays, écrit le magistrat, ajoutant : « Notre peuple, nos lois et nos institutions exigent plus » que cela. Exiger plus que cette minable quête de perdant déplorable, pour sûr. Une décision qui a révélé le côté bric et broc total des accusations de fraude montées sans lien entre elles: « dans sa décision, le juge Brann a rejeté la demande, affirmant que « comme le monstre de Frankenstein », elle avait été « assemblée au hasard ». Il a dit que même si c’était sur la base d’un seul cas, la solution de la campagne Trump allait trop loin. Peu de républicains ont appelé le président à céder, mais à la suite de la décision du juge, le sénateur républicain de Pennsylvanie, Pat Toomey, a déclaré que M. Trump avait épuisé toutes les options juridiques de l’État et l’a exhorté à accepter le résultat. »  Un des rats encore conscient, celui-là, quitte le navire ! Brann avait débuté par cette phrase acerbe qui résumait l’inanité de la démarche : « vous alléguez que les deux plaignants se sont vus refuser le droit de vote. Mais au fond, vous demandez à ce tribunal d’invalider plus de 6,8 millions de votes, privant ainsi chaque électeur du Commonwealth (nota : le vrai nom de l’état est « Commonwealth of Pennsylvania »). Pourriez-vous me dire comment ce résultat pourrait éventuellement être justifié ? »… (à noter que Brann, nommé par Obama, est un juge…. fédéraliste !).

D’autres claques encore

Le 24, après le Michigan qui a entériné le résultat, c’est la Pennsylvanie que l’on attendait ou plutôt à la Cour suprême de Pennsylvanie, qui elle aussi l’a envoyé blackbouler au final en rejetant pas moins de cinq poursuites intentées par l’équipe Trump visant à invalider 8 329 bulletins de vote. Trois juges (sur 5) ont écrit à la majorité « qu’aucune allégation de fraude ou d’illégalité n’a été soulevée lors de l’examen des bulletins de vote« . Une majorité s’est en effet déclarée contre le rejet de certains bulletins dont l’équipe Trump avait relevé une peccadille  :  « Le fait de ne pas inclure un nom, une adresse ou une date manuscrite dans la déclaration de l’électeur au verso de l’enveloppe extérieure, tout en constituant des violations techniques du code électoral, ne justifie pas la privation totale du droit de vote de milliers d’électeurs de Pennsylvanie », a déclaré la juge Christine L. Donohue a écrit pour la majorité. Deux autres juges se sont joints à Donohue, tandis que d’autres membres de la cour ont émis des opinions séparées. » Dans une deuxième opinion concordante et dissidente, le juge Kevin M. Dougherty, accompagné du juge en chef Thomas G. Saylor et du juge Sallie Updyke Mundy, a écrit que les juges ont convenu que les bulletins de vote défectueux devraient être comptés cette année et que les bulletins manquants « remplissent » les informations , tels que le nom ou l’adresse imprimés, ne doivent pas être annulés en raison de défauts techniques ». En Pennsylvanie, le résultat final avait donné 3  459  041 voix pour Biden et 3  378  148 pour Trump. Soient 80 893 voix d’écart : la plainte était incapable de renverser le vote. Ici le talentueux John King nous expliquant la victoire de Biden, indubitable. Le 24 encore, c’est le Nevada qui a aussi certifié son élection via sa Secretary of State, Barbara Cegavske. Biden l’a emporté là-bas de 50,1 % contre 47,7 %  pour Trump.

Le 27, une énième plainte de 104 pages déposée à Atlanta par Sydney Powell était rejetée en appel. Elle évoquait un manque de transparence et la fameuse histoire de la bascule de voix grâce aux machines à voter de Dominion Voting Systems en Georgie. Sa conclusion était grandiose, au regard de l’absence de preuves présentées : « par conséquent, les résultats du président et du Congrès lors de l’élection du 3 novembre 2020 doivent être annulés. Les résultats sont contaminés par des violations constitutionnelles ». Elle avait ajouté dedans des inventions de son crû : celle d’une déposition d’un infiltré chez les Antifa (peut-être bien Brandon Darby, notre copain de Miss Boobs retrouvé au Texas chez Catherine Engelbrecht !) venu raconter qu’il avait entendu « un responsable » local vouloir « truquer les élections » ou avait affirmé que l’explosion accidentelle d’une conduite d’eau la nuit des élections, qui avait interrompu quelque temps le dépouillement, avait été intentionnelle… Un grand n’importe quoi rejeté tel quel par le juge, pourtant nommé par Trump ! «Des élections libres et équitables sont la pierre angulaire de notre démocratie», a écrit le juge Stephanos Bibas, nommé par Trump (ici à gauche), au nom de la cour d’appel. «Les accusations d’iniquité sont graves. Mais appeler une élection injuste ne la rend pas ainsi. Les accusations nécessitent des allégations spécifiques, puis des preuves. Nous n’avons ni l’un ni l’autre ici ».

Le bâton pour se faire battre 

L’acharnement de cette équipe de déjantés complets tourne au ridicule, on l’a vu, de par leur attitude, mais aussi jusque dans les résultats bruts. Ainsi dans le Milwaukee County, dans le Wisconsin, dont on a beaucoup parlé déjà. Le recompte demandé par Trump vient d’être clos. Trump y a reçu 134 482 voix, et Biden 317 527.  L’équipe Trump avait aussi refusé des bulletins, au nombre de 2 197, car ils possédaient une annotation de fonctionnaire ajoutant une information manquante sur une enveloppe du bulletin de vote, » faite dans une encre différente de celle de l’électeur » (comment voulez-vous faire autrement ?). Bref pour des queues de cerise (0,006% des votes !), encore une fois. Gag supplémentaire : sur le presque 1/2 million de bulletins au total, 27 000 sont aussi restés en suspens, car ce sont des votes annotés comme provenant de personnes confinées ayant voté par correspondance en raison de craintes de pandémie et qu’ont refusé de compter les gens de Trump dans le total. Or il est à craindre pour eux que parmi ces 27 000, une forte majorité soit en faveur de… Biden !!! Au total, Biden l’a emporté de 1 630  673 voix contre 1  610  065 dans l’Etat, soit moins de 1% des voix d’avance (ce qui permettait un recompte (payant et facturé cher à Trump !!!). Milwaukee étant à la fois la capitale et la plus grande ville avec plus de 950 000 habitants (en 2010, c’est la 25e ville des États-Unis !) de cet état en majorité… catholique et vieux bastion démocrate (on y a été « socialiste » !), dans lequel demeure une forte part d’émigrés allemands arrivé au XIXe siècle. La plainte était fort mal rédigée car elle décrivait que « plus de 14 000 bulletins de vote «demandés au nom d’un républicain ont été enregistrés par quelqu’un d’autre que cette personne»  et que plus de 12 000 «bulletins de vote républicains» ont été retournés mais non comptés« . Or dans cet Etat, justement les gens ne s’inscrivent pas selon leur parti politique au contraire des autres ! Encore une tentative maladroite de supprimer le vote par correspondance !!! La plainte pour bloquer le recomptage des votes avait été promue par Erick Kaardal (ici à droite), un représentant républicain… du Minnesota, au nom du groupe appelé le Wisconsin Voters Alliance, qui s’était opposé au versement de subsides au Center for Technology and Civic Life, par Mark Zuckerberg et avait ressorti à l’occasion le célèbre mot « intégrité« … Dans le Minnesota le même Kaardal a taxé le gouverneur démocrate (modéré !) Tim Walz de « tyran » car il avait imposé des restrictions face à la pandémie. Au final, Donald Trump a donc versé (et perdu) 3 millions de dollars (c’est 7,9 millions au total normalement) pour ce recomptage qui a conduit à offrir à Joe Biden 132 voix de plus : avouez que c’est ubuesque comme situation !!!

Quand Lin Wood fait les poubelles… et saborde le parti

Parmi la fine équipe censée défendre Trump, l’avocat Lin Wood n’est pas en reste, je vous l’ai déjà expliqué, avec ses tweets prônant sa foi ou déclarant sa profonde amitié pour le général Flynn, qui vient juste d’être gracié. Mentalement, il semble ne pas mieux aller que Sydney Powell ou Rudy Giuliani. L’un de ses récents Tweets dénonce toute une liste « d’affaires » (ou « gates »). Sont cités Epstein, en « Pedogate » mais à nouveau Hillary Clinton et Hunter Biden mais aussi John Durahm et Anthony Weiner pour le fameux ordinateur soi-disant appartenant au même Hunter, et ça se termine par le « vol de l’élection par des communistes » (???). C’est vous dire le niveau. Comme il semble tout gober, lui aussi, il a fait paraître à deux reprises des vidéos filmées par une inconnue à Cobb County en Georgie sur la Whitlock Avenue de Marietta, et commentées par elle-même. Selon elle, la preuve de la destruction de bulletins de vote, dans un camion broyeur. Et en réalité le ramassage de poubelles du service des impôts (le Cobb Tax Commissioner’s Office), le centre de tri des bulletins se situant à un autre endroit (au Jim R. Miller Event Center) !!! C’est d’une rare imbécilité encore, mais ça s’est propagé comme une fusée sur les réseaux sociaux, la firme de nettoyage comme la municipalité devant faire plusieurs mises au point sur le sujet pour calmer le jeu, parti en vrille conspirationniste !!!

On ne sait pas ce qui lui passe par la tête à Lin Wood, mais ça devient grave lorsqu’il lance dans la foulée une initiative de représailles contre le parti présidentiel, une sorte de menace pour lui demander plus d’adhésion à la défense de Donald. Avec cette initiative insensée, en forme d’après Trump de déluge ou d’une étrange politique de la terre brûlée en Georgie, car il demande tout simplement de laisser tomber les deux candidats républicains georgiens au sénat Loeffler et Perdue (1) , plutôt en mauvaise posture, mais soutenus financièrement, pour bien montrer que selon lui le parti ne soutient pas assez le président. C’est tout simplement se faire hara-kiri, car s’ils ne passent pas, la majorité du Sénat bascule côté démocrate !!!  Eux-mêmes ayant demandé la tête de Brad Raffensperger, car il ont sombré le 3 novembre dans un deuxième tour périlleux en pensant gagner les doigts dans le nez…

Il n’est pas le seul à vrai dire, car derrière lui d’autres disent de même : « s’ils veulent inciter les partisans de Trump à voter au second tour du Sénat, les candidats doivent soutenir ce que fait la campagne Trump en ce qui concerne la contestation de l’élection », a déclaré Debbie Dooley, organisatrice nationale du Tea Party en Géorgie et un des premiers partisans de la campagne 2016 de Trump »Encore une fois l’action de sape de l’extrême droite US, qui aura miné jusqu’au bout le GOP, qu’elle tient ici par la gorge !!!!  A part l’ego démesuré de son client et les folles ambitions du Tea Party, il n’y a aucune explication raisonnable à cette supplication fort dangereuse pour le GOP, menacé de perdre la main et d’offrir à Biden une voix royale avec la direction des deux assemblées !!!! Aucune ! En Georgie, Trump est en train de scier la branche sur laquelle sont assis deux de ses sénateurs : ‘le donateur républicain Dan Eberhart a appelé les dirigeants républicains de niveau inférieur à « intervenir ou à sortir tout de suite » et à contester ouvertement les affirmations de Trump avant qu’il ne cause un préjudice irréparable à leur parti. « Le parti et les républicains doivent se concentrer sur le renforcement du (leader de la majorité au Sénat) Mitch McConnell en ce moment, qui remporte ces deux sièges en Georgie, et ensuite nous devons nous concentrer sur la victoire des prochaines élections, la reprise de la Chambre en  2022, et ils ne peuvent pas le faire si Trump a tout gelé « , a déclaré Eberhart vendredi soir sur » Erin Burnett OutFront « de CNN. « Ces sénateurs républicains, députés républicains, gouverneurs républicains, ils ont peur du tweet de Trump et je pense que nous devons surmonter cela », a-t-il déclaré »… Trump, devenu le joueur de flûte de Hamelin de son propre échec, veut-il entraîner derrière lui ses rats dans un suicide collectif ??? Ça y ressemble, en tout cas !!!

(1) ils risquent gros car entre temps la justice US enquête sur les profits qu’ils ont réalisés pendant la pandémie en vendant des actions au bon moment pour eux (1 million de dollars de stocks-options chez Cardlytics, pour Perdue). J’ai expliqué leur cas en détail en mars dernier ici-même. Ma conclusion à l’époque : « Pitoyable Amérique : il vont payer très cher leur impréparation et leur légèreté face à ce fléau. Trump y perdra son élection, à coup sûr, car lorsqu’il y aura des milliers de morts aux USA, tout le monde se souviendra de ces phrases ridicules du début de l’annonce du fléau … Celle d’un président « unfit », pour le « job« , totalement incompétent ! ».

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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