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Election 2020 (V) : Trump atteint d’Alzheimer électoral !

Cette théorie de le fraude électorale, Donald Trump ne l’a pas sortie de sa poche. Ça fait trente ans au moins qu’elle circule auprès de la frange la plus droitière du parti républicain, voire davantage.  Ça fait trente ans au moins que Trump l’entend. Cet instinctif n’a pas eu à réfléchir pour la ressortir toute chaude: elle s’est intégrée naturellement à son ADN de raciste fondamental. Un racisme réapparu alors des émeutes de cet été et lors du mouvement Black Lives Matter, qui le lui a bien fait sentir en repeignant l’avenue devant le Trump Hôtel… mais aujourd’hui, tout s’effiloche. Cette théorie d’élection volée par des électeurs introuvables a toujours été un mythe… républicain. Et les vrais comploteurs, ce sont eux.

La commission ad-hoc de 2017 et l’obsession du complot

Car si on regarde les faits, cette suspicion de « vol » ou de « fausse » aurait dû être éradiquée, du moins c’était l’objectif d’un bien étrange organisme créé en fanfare par Trump au lendemain même de son élection : l’homme est resté bloqué, même victorieux, sur une vision totalement complotiste du choix présidentiel (logique : sa propre victoire l’avait lui-même étonné !). En somme comme on l’a fort bien résumé récemment, Trump voulait certes gagner, mais pas pour autant devenir président et ça s’est vu, et ça se voit encore plus ces derniers jours : une fois perdant, il abandonne toute la fonction et la charge.  Pour lui ça n’est plus drôle, tout simplement, alors autant aller jouer au golf, sa vieille et véritable passion (ici à gauche en 2002 à Rancho Palos Verdes, en Californie). Bientôt, il aura atteint une année complète de passée sur les terrains sur les quatre à la Maison Banche !!!.

Car notre Palmer, justement (cf l’épisode précédent), a été nommé à ce poste par Donald Trump en personne, en prime ! En août 2019 il avait aussi participé à l’U.S. Election Assistance Commission Meeting on Security présidé par la républicaine Christy McCormick, (il est ici à droite) où était apparu aussi Kyle Ardouin de Louisiane, celui qui a choisi de s’équiper massivement de Dominion dans son Etat (voir épisode précédent). Deux réunions pour assurer que tout s’annonçait bien pour 2020 côté… gouvernement !!! Trump n’entendant par là que sa future réélection : son égo démesuré flatté, il n’avait donc pas insisté sur le sujet ! Et à l’époque, donc, les propres employés de Donald n’avaient pas évoqué de fraude probable ou possible en vue, alors qu’ils étaient tous au courant des matériels qui seraient utilisés !!! Trump vient de reprendre l’idée le 18 novembre en se l’appropriant à sa façon, en disant que le pays n’avait pas eu à craindre une intrusion électorale venant de l’extérieur, grâce à lui, bien sûr… une façon toute trumpienne d’évoquer… l’ennemi intérieur complotiste !!!

La foudre, les requins, et le vote illégal prétendu 

Un ennemi intérieur dont il a toujours été persuadé et qu’il a même tenté de débusquer ! C’est Donald Trump qui avait en effet lancé des 2017 en fanfare, rappelez-vous, cette commission sur « l’election integrity » comme mot d’ordre principal, avec le Secrétaire (controversé) de l’Etat du Kansas, Kris Kobach et le Vice Président Mike Pence en présence !!!  Son but ? Débusquer la fraude électorale (sous entendu démocrate, la seule possible à ses yeux) !!! Et avec pour démarrer des assertions fortes : même gagnant en effet, Trump continuait à affirmer que Clinton avait selon lui « triché » (il n’avait pas digéré en fait de finir deuxième en nombre d’électeurs !), une thèse formulée via Kobach, un « champion » inégalé (toutes catégories !) de la thèse complotiste de la fraude (1) : « en novembre, en certifiant les résultats des élections de son État, il est allé plus loin en déclarant:  «Je pense que le président élu a tout à fait raison lorsqu’il dit que le nombre de votes illégaux exprimés dépasse la marge de vote populaire entre lui et Hillary Clinton à ce stade. ». Ce que la presse avait vivement contesté, les faits démontrant clairement le contraire : « les études universitaires et les enquêtes fédérales ont trouvé peu de fraude électorale comme le bourrage de bulletins de vote et les efforts coordonnés de triche, et encore moins lorsqu’il s’agit de fraude électorale en personne – un sujet que la commission semble vouloir examiner. Jeudi, Kobach a écrit un article pour le site d’extrême droite Breitbart News » (notez le lieu pour faire ses attaques !), « alléguant qu’il y avait une «preuve» que les électeurs de l’extérieur de l’État avaient balancé la course au Sénat dans le New Hampshire qui a abouti à l’élection de la démocrate Maggie Hassan, et que c’était « probable »que« l’élection a été volée par fraude électorale ». Hassan devenue après la véritable bête noire de Breitbart. «  Les responsables électoraux du New Hampshire, dont Kobach a cité les informations pour formuler cette allégation, ont répondu qu’ils n’avaient aucune raison de remettre en question la légitimité de l’élection » Kobach a disparu depuis des radars en ayant été battu deux fois de suite, pour le Congrès et le Sénat.

Sa commission n’a en fait rien trouvé ni prouvé de frauduleux. Aucun rapport n’a été remis, on ne sait même pas combien de fois elle s’est réunie. Et pour cause : Trump l’a supprimée honteusement, tout simplement, en 2018, cette commission qui devait « tout prouver » raconte ici The Guardian (ici à droite la signature toutes dents déployées de l’acte de la création de la fameuse commission, enterrée deux ans plus tard)  !!! « Un communiqué de la Maison Blanche publié mercredi soir a déclaré que Trump avait signé un décret dissolvant la commission. Le président a blâmé l’échec du panel sur les nombreux États qui ont refusé de coopérer avec lui en remettant à l’enquête les données personnelles sensibles des électeurs, notamment le nom, l’adresse, l’affiliation à un parti et l’historique des votes. Le groupe « d’intégrité électorale »‘ de Trump fait la guerre au droit de vote. Trump a déclaré qu’il avait pris la décision d’épargner aux contribuables les frais juridiques liés à la lutte contre les batailles juridiques contre les États récalcitrants »(quelle façon lamentable de présenter son échec !). « Dans la déclaration, il a répété l’inexactitude factuelle qui l’avait poussé à créer la commission en premier lieu, affirmant qu’il démantelait l’enquête «malgré des preuves substantielles de fraude électorale». Après avoir remporté l’élection présidentielle de novembre 2016, Trump a affirmé qu’au moins 3 millions de votes illégaux avaient été exprimés – le même nombre par lequel il avait perdu le vote populaire au profit d’Hillary Clinton. Cette affirmation n’a jamais été étayée et, en fait, des études ont montré que plus de personnes sont frappées par la foudre chaque année ou attaquées par des requins que sont accusées de fraude électorale. L’abandon d’une initiative aussi prestigieuse portera un coup dur au vice-président Mike Pence qui a présidé la commission, et en particulier à Kris Kobach, le cerveau idéologique derrière l’enquête et la vague nationale de répression des électeurs qu’elle a inspirée. Kobach a été cité comme la source de la théorie du complot de Trump sur 3 millions de votes frauduleux en 2016. » (à droite une publicité signée Diebold avec un slogan… stalinien mis en avant censé présenter le contraire grâce à leurs machines-passoires !). Une pensée émue au passage pour Mike Pence, qui aura décidément tout perdu dans le suivisme aveugle d’un Trump. Il peut se recycler dans un cirque, comme avaleur de couleuvres !!

Dans le genre, Kobach n’aura pas été le seul. Outre Von Spalovsky, avant lui il y a eu Christian Adams, présenté ainsi par The Guardian :  » président et avocat général de la Public Interest Legal Foundation (Pilf), un groupe conservateur connu pour accuser les États d’avoir des électeurs inéligibles sur leurs listes. « N’ayez pas peur des accusations selon lesquelles vous êtes un suppresseur d’électeurs, vous êtes raciste et ainsi de suite », a déclaré Adams aux militants conservateurs plus tôt cette année, selon le Washington Post. Adams a été embauché au ministère de la Justice (DoJ) en2005, au cours d’un effort majeur pour attirer les avocats conservateurs à la section de vote généralement non partisane. Il a été impliqué dans une affaire très médiatisée dans laquelle la loi sur les droits de vote a été utilisée pour alléguer une discrimination électorale affectant les Blancs  » (un partisan du sulfureux racisme anti-blanc, le thème favori des fascistes en herbe !!!). « En 2010, il a démissionné, accusant le département de partialité pour ne pas avoir porté plainte contre deux membres du New Black Panther Party devant un bureau de vote de Philadelphie. Un examen du ministère de la Justice n’a trouvé aucune preuve d’actes répréhensibles dans le traitement de l’affaire ». C’est bien le même que j’avais décrit ici démissionnant à l’occasion...Il est ici en photo à droite sans surprise à la tout première réunion de la Presidential Advisory Commission on Election Integrity de Washington le 19 juillet 2017 : on avait fait venir un vrai spécialiste du nettoyage électoral pour l’occasion ! Tous ces fans se faisaient payer par des millionnaires d’extrême droite comme ceux de la Bradley Foundation, ou le Donors Trust, déjà décrits ici pour le mouvement True Vote, nettoyeur de listes électorales lui aussi :

Si Donald Trump avait voulu prouver quelque chose en ce moment-même, question fraude, c’est dans ses « travaux » qu’il aurait donc dû pouvoir trouver quelque chose à ronger, ou chez ces trois individus : Kobach, Von Spalovsky ou Adams. Or pas une fois depuis le 2 novembre, le nom de Kobach n’est revenu pourtant, ni ceux des deux autres. Donald s’est-il aperçu qu’il avait eu affaire à un menteur invétéré ? Ce silence pèse lourd, aujourd’hui !!! Sa propre commission a été incapable de prouver une fraude électorale et elle a jeté l’éponge, car elle n’a rien trouvé, tout simplement, après deux années de recherches !

Blackwell, un gars (fort) mal placé pour en parler

Et pourtant !!! Pouvait-elle trouver quelque chose au moins cette commission ? Logiquement oui, car elle avait recruté un spécialiste du genre, puisque parmi ses membres Kobach avait réussi à glisser le nom de Ken Blackwell, décrit plus haut comme le principal auteur de la fraude de G.W.Bush en Ohio (avec l’aide de Karl Rove ici à droite avec Bush) !!! C’était en effet le  » Chief Elections Officer » de Bush en 2004, et le responsable des élections en Ohio ! Celui-là, son CV parle pour lui… comme personne ayant tout fait pour affaiblir le nombre de votants et pour tricher effrontément afin de faire gagner celui dont il était le responsable de campagne : « avant l’élection présidentielle de 2004, Blackwell avait annoncé qu’il appliquerait une loi électorale de l’État de l’Ohio décrétant que toute personne qui se présenterait à un bureau de vote pour voter mais dont l’inscription ne pourrait être confirmée ne recevrait qu’un bulletin de vote provisoire; s’il était déterminé par la suite que la personne avait tenté de voter dans la mauvaise circonscription, alors son bulletin de vote provisoire ne serait pas compté. Il a ordonné aux travailleurs du scrutin de refuser de distribuer des bulletins de vote provisoires à moins qu’ils ne soient convaincus de la résidence de l’électeur. Le parti démocrate a intenté une action en justice affirmant que la politique était « destinée à priver les électeurs minoritaires » et en violation de la loi électorale fédérale, en particulier l’article 302 du Help America Vote Act »; Ça s’était terminé… à la Cour Suprême; par deux fois : « le 21 octobre 2004, les États-Unis Le juge de la Cour de district James G. Carr a rendu une ordonnance rejetant la politique de Blackwell. Blackwell a dit qu’il irait en prison plutôt que d’obéir. Blackwell a fait appel de la décision devant la Cour d’appel des États-Unis pour le sixième circuit. Le 26 octobre 2004, la Cour d’appel a confirmé en partie à l’unanimité et infirmé en partie ». Le site Web de Blackwell avait été créé par Mike Connell, l’informaticien mort dans un accident d’avion fort suspicieux , la veille où il devait venir s’expliquer sur son serveur qui traficotait les résultats de l’Ohio et dont Blackwell pouvait difficilement ignorer l’existence… (3).  Son site montrait comme responsable du GOP, bien en évidence déjà, Mike Pence, lié directement à GovTech, la société de Connell qui jouait à la passerelle informatique !!! Dans le livre « Boss Rove: Inside Karl Rove’s Secret Kingdom of Power », l’auteur ; Craig Ungeer détient en détail également les liens entre Diebold et Karl Rove. Le premier, grand donateur du GOP, avait clamé partout qu’il ferait gagner G.W.Bush, par tous les moyens (lire ici)« Le 24 février 2003, plus d’un an et demi avant l’élection présidentielle, Blackwell a été convoqué à la Maison Blanche pour rencontrer Rove, qui lui a dit, ainsi qu’à d’autres républicains de l’Ohio, que leur État jouerait un rôle crucial dans les élections de 2004. Immédiatement après, Blackwell a déclaré qu’il avait résolu de faire en sorte que le mécanisme électoral de l’Ohio puisse gérer une victoire présidentielle de 2004, et a promis d’utiliser l’argent fédéral alloué aux élections de l’Ohio pour réviser les machines à voter de l’État. Il a ajouté que les résultats des élections de l’État seraient «sous un microscope» et qu’il y aurait «tolérance zéro pour l’erreur». Le lendemain, selon le concessionnaire de Cleveland Plain, le bureau de Blackwell a annoncé qu’il attribuerait des contrats pour de nouvelles machines à voter dans tout l’État. On ne savait pas exactement quel fabricant obtiendrait le contrat, mais, selon le Plain Dealer, «Plusieurs responsables électoraux de comté ont également exprimé leurs inquiétudes sur le fait que Blackwell semble favoriser Diebold Inc., un fabricant de machines à voter basé dans l’Ohio, et a vanté la société dans des rencontres avec eux. «  Trump, qui parle tant de complot, a la mémoire courte. En 2004, il y en a bel et bien eu un et on connaît le nom de son responsable : Ken Blackwell. Bien aidé sur place par l’informaticien Mike Connell.

La technique de Blackwell pour gagner  s’est étendue à tous les stades de l’élection, avant, pendant mais aussi après  : « dans le comté d’Allen, les observateurs du recomptage ont demandé, mais n’ont pas été autorisés, à inspecter les registres d’inscription des électeurs [les bulletins de vote]. On leur a également dit qu’ils ne seraient pas autorisés à consulter les bulletins de vote absents ou provisoires avant le 10 janvier 2005. Dans le comté d’Auglaize, les observateurs n’ont pas été autorisés à voir les bulletins de vote des absents. Un témoin s’est enquis de la capacité du DRE d’imprimer une image des bulletins de vote tels que déposés. Lorsque le témoin a ensuite demandé que des images représentant 3% des votes exprimés soient imprimées, le directeur du Bureau des élections a rejeté la demande. Dans le comté de Champaign, les observateurs ont demandé l’accès aux carnets de signatures, aux carnets de scrutin, aux bulletins de vote absents tardifs ou annulés (enveloppes) et aux bulletins de vote provisoires rejetés. On leur a refusé l’accès à tout sauf aux registres du scrutin pour 2 circonscriptions. Dans le comté de Licking, la BOE a décidé que les équipes de dépouillement ne seraient pas autorisées à inspecter les machines à voter et leurs assemblées de scrutin pour assurer la rotation correcte des noms des candidats. Ils n’étaient pas non plus autorisés à vérifier les bulletins de vote provisoires rejetés pour déterminer si les refus étaient justifiés. » Un arsenal complet ! Et c’est lui qui aujourd’hui parle d’élection volée ? On croît rêver là !!!

On rêve vraiment quand chez Breitbart ce même Blackwell vient nous faire la leçon en nous  parlant le 22 novembre de « braquage » pour l’élection de 2020, un texte signé… Ken Blackwell !! Avec un texte du genre : « l’élection de 2020 a été volée parce que les gauchistes ont pu exploiter la pandémie de coronavirus pour affaiblir, modifier et éliminer les lois qui ont été mises en place au cours des décennies pour préserver l’intégrité des urnes. Mais tout aussi important, il a été volé parce que ces mêmes gauchistes avaient un plan bien conçu, et parce qu’ils étaient rigoureux dans sa mise en œuvre et impitoyables dans son exécution. »; Dans le texte il s’en prend à Zuckerberg qui, selon lui, « a payé les travailleurs électoraux » (???) ; allez comprendre ! Il s’en prend aussi aux assouplissements accordés pour les votes en raison de la pandémie… au final, des arguments bien faibles au regard du titre apocalyptique !!! Un soufflet vite retombé !!!

En novembre 2016, Blackwell (ici à gauche venu parler religion à la télé, sa nouvelle mission (4), était nommé au comité de la transition à venir, à une époque où Trump respectait cette même transition…  On y avait appris « qu’il a joué un rôle national de plus en plus visible. Il siège aux conseils d’administration de la National Rifle Association » (ah tiens) « et du conservateur Club for Growth (surtout anti-taxes, abondé par l’extrémiste de droite de Google Peter Thiel copain de Trump ou le fort droitier Robert Mercer !)). Il est également senior fellow au Family Research Council, dont le président évangélique Tony Perkins a plaidé pour l’élection de Trump » (euh plaidé est faible comme mot (2). Bref, il avait tout pour plaire… à Donald !!! Blackwell est resté, depuis ses exploits en Ohio, un fervent partisan du GOP et a mis ses pas dans les traces des pas de Trump à une vitesse sidérante, à lui faire des ronds de jambe constants (en espérant en retour un poste en haut lieu ?). Comme ici en août dernier dans le programme de Fox de l’ineffable présentateur Gregg Jarrett (rappelez-vous) dans un direct savamment farci d’images inquiétantes de dégâts causés par les manifestants, dans lequel Blackwell recommandait de ne pas faiblir face à la violence. En citant…. Rudy Giuliani pour avoir « éradiqué » les gangs à New-York, alors que ça n’avait rien à voir…Il revenait à la charge le 27 août, en commentant les événements de Kenosha. Ça tournait vite à nouveau à l’apologie trumpienne : « «Il doit pouvoir dire qu’il est conscient que sa première responsabilité envers l’Amérique est de veiller à ce que nous ayons une nation sûre… » en acceptant donc que de jeunes écervelés fassent la police eux-mêmes ! Bref, depuis ses exploits en Ohio, Blackwell s’est recyclé en cireur en chef des chaussures de Donald ! Dans un de ses derniers tweets le 18 novembre, dans lequel il reprenait le vocabulaire de QAnon (« rabbit hole« ) il révélait bêtement ses liens avec les ultra-conservateurs que sont Newt Gingrich, Mike Huckabee, Bernard Kerik, Tom Fitton, Katrina Pierson (du Tea Party, une gaffeuse de première !), Rudy Giuliani ou… Sean Hannity : toujours le même petit monde de Donald !!!

Au final, en 2004, G.W.Bush l’avait emporté en Ohio avec 2 859 768 votes soit 50.81% contre 202 741 167 à Kerry, soit 48,71%, après que ce dernier ait longuement mené avant que les chiffres ne basculent d’un seul coup (à l’époque ce ne sont pas les votes par correspondance, apportés au décompte après les autres qui ont pu faire basculer autant le résultat. L’Ohio, ce sont 18 grands électeurs, et Kerry a terminé à 251 sans cet Etat : il aurait été ainsi à deux points de la victoire !!!! Et c’est ce genre de gars que Kobach avait appelé pour assurer « l’intégrité » du vote sous Trump ? Un gars qui est l’ami de Giuliani, comme il le montre ici à gauche en tweet ?  Mais de qui se moque-t-on, là ? Et on parle aujourd’hui d’élection « volée » au sein du GOP ? Ils ont la mémoire courte, ou quoi ? Ils l’ont volé, celle de 2004, et en Ohio notamment !!!

Les tricheries discrètes du GOP en Floride  : ses candidats fantômes

Pour gagner, pas besoin nécessairement d’ordinateur. Quand ils ne font pas la chasse aux listes d’électeurs noirs, les républicains fomentent des coups tordus pour faire élire leurs candidats. Un des plus beaux, car l’un de plus discrets, a permis à une totale inconnue de passer devant un sénateur démocrate latino, l‘avocat José Javier Rodriguez, élu depuis 2016, qui a montré son opposition aux ventes non contrôlées d’armes.  Elle a été déclarée gagnante, s’affichant juste avant avec Trump, par … 32 voix d’avance (sur plus de 100 000 !).  C’est un bulletin utilisé sur place (ici à droite),qui nous révèle pourquoi, plus l’enquête qui a suivi.  Sur ce bulletin il y a en effet un deuxième « Rodriguez », appelé Alex qui a emporté en effet plus de 6000 voix, largement de quoi battre Garcia si les démocrates en avaient hérité ! Dans un autre comté, même chose : la candidate Patricia Sigman a perdu face à Jason Brodeur, républicain lourdaud et anti-homo, d’une marge siphonnée par une troisième concurrente appelé Jestine Iannotti. Le problème, c’est que les deux, mises en cause aujourd’hui, n’ont jamais été aperçues et pas une seule fois, durant toute leur campagne !!! Les candidates invisibles par excellence ! Sur les dépliants de Iannotti, ce sont des photos extraites de stocks payants qui ont été utilisés comme ici à gauche. Deux candidates fantômes, sans visages, aujourd’hui introuvables !!!

On a tenté de savoir qui était en premier la candidate mystère « indépendante » Iannotti, ponctionneuse de voix démocrates grâce à ses pubs leur ressemblant. On a d’abord découvert un financement de 180 000 dollars, d’un groupe obscur appelé Proclivity, présentant une adresse répertoriée dans un magasin d’UPS à Atlanta : un simple boîte à lettres (ici à gauche). Selon les enquêteurs, l’intégralité de cette somme est allée chez Advance Impression, (ici à droite) un imprimeur répertorié comme étant situé dans le même bureau de Winter Springs près d’Orlando ! Une adresse retrouvée depuis complètement vide !!! Iannotti, âgée de 34 ans, a déclaré moins de 2 400 dollars de revenus en 2019 et 173 100 dollars de dettes aux impôts « mais elle a contribué 600 dollars à sa propre campagne, selon les archives » . Son rapport du trésorerie de campagne a été déposé trop tard après le 9 octobre et elle a reçu pour ça des pénalités. Le plus beau étant pourquoi personne ne l’a vue faire campagne : interrogée, elle a répondu au téléphone « qu’elle avait été intimidée par un individu dans une camionnette noire, c’est pourquoi elle avait «choisi de maintenir une certaine intimité durant sa campagne». Son site Web a disparu dès le lendemain de l’élection. Plus c’est gros…

Pour la seconde ce n’est guère mieux avec sa campagne « Our Florida PC » . Car c’est surtout la même origine, pour l’argent !!! « CNN a appris que Proclivity a été créée dans le Delaware en 2019. Son président est répertorié dans ses documents d’entreprise sous le nom de Richard Alexander. Les tentatives pour atteindre Alexander ont échoué; le numéro de téléphone de l’entreprise ne fonctionne plus et son adresse indiquée est un magasin UPS à Atlanta. Le personnel du magasin a confirmé que Proclivity avait une boîte aux lettres, mais a refusé de fournir des informations supplémentaires, invoquant la confidentialité du client. Bien que l’argent de Proclivity ait payé pour la publicité ciblant ostensiblement les électeurs démocrates, il a transité par une paire de PAC, dont l’un a des liens avec un jeune stratège politique républicain nommé Alex Alvarado (ici à droite). Le beau-père d’Alvarado est président de la société payée pour imprimer les dépliants. La société est gérée d’une maison de la région d’Orlando, que le beau-père et la mère d’Alvarado possèdent, selon les archives. Alvarado, un ancien stagiaire et entrepreneur du Congrès, a refusé d’être interviewé pour cette histoire. Les archives montrent que son entreprise, Alvarado Stratégies, a été payée plus de 267 000 dollars jusqu’à présent cette année pour son travail politique » (pour le parti républicain). La maison de Clermont décrite appartenant effectivement à Luis et Lourdes Rodriguez, un couple marié qui apparaît sur plusieurs photos publiées sur leurs deux comptes Facebook. Alavarado père est clairement lié à Associated Industries of Florida, dirigé par Tom Feeney (ici à gauche), l’un des les groupes de lobbying d’affaires les plus importants de l’État, dont les plus grands donateurs sont Disney, HCA Healthcare (santé)  et Florida Power & Light (fournisseur d’électricité). la société d’Alavarado s’occupe de renseignement de données (Big Data). Feeney est un républicain de Seminole County, battu en 2008 par la démocrate Suzanne Kosmas. et responsable du très réac James Madison Institute. Mais pas n’importe lequel non plus :  il avait obtenu son titre de gloire en Floride en tentant de précipiter la publication de l’élection en faveur de G.W. Bush face à Al Gore, alors qu’il n’était toujours pas clair lequel des deux avait remporté les votes de l’État !!! Il se trimballe une autre étiquette peu recommandable : « en septembre 2006, Feeney a été nommé l’un des «20 membres les plus corrompus du Congrès» dans un rapport de Citizens for Responsibility and Ethics à Washington : il a également été cité dans le premier rapport de l’organisation en janvier 2006, lorsque il était l’un des 13 membres nommés. L’organisation a déclaré que «ses problèmes d’éthique découlent de voyages qu’il a effectués en violation apparente des règles relatives aux voyages et aux cadeaux à la maison et de son omission de divulguer sa propriété locative' ». Alors de le voir cité au milieu d’une magouille républicaine n’étonne personne sur place, bien au contraire !!! C’est de la tambouille habituelle là-bas !!!

Car tout les accuse : « Les deux PAC de Floride qui ont reçu les contributions de Proclivity ont tous deux été enregistrés à la même date et heure – le 2 octobre à 11 h 34, selon les documents de la Division des élections de Floride. Un jour plus tard, l’un des PAC – Notre PC de Floride – a reçu 370 000  de Proclivity, l’autre – The Truth PC – a obtenu 180 000 dollars. Les PACS sont chacun présidés par des femmes dans la vingtaine qui semblent être de nouvelles arrivées sur la scène politique »... tout aussi intéressant pour leurrer les électeurs démocrates  : « CNN a relevé que « certains des dépliants payés par Our Florida PC et The Truth PC contenaient un langage identique faisant référence à des thèmes typiquement démocrates tels que la réparation des soins de santé, la lutte contre le changement climatique et le fait de dire la vérité au pouvoir. » Du vol de slogans, aboutissant à des détournements d’électeurs !!! Du grand art !

Les relais de l’extrême droite

Sa tendance politique réelle se fait jour, chez Trump. C’est flagrant ! On trouve des textes aberrants en ce moment sur Dominion, rédigés à la hâte par de jeunes tâcherons, telle Natalie Winters, ici à droite, baptisée et bombardée  » Senior Reporter » (?) chez The National Pulse dont le rédacteur en chef est Raheem Kassam, ex Breitbart News London et Lehman Brothers, l’anglais barbu de l’al-right que l’on a en ce moment tous les jours dans l’émission The War Room chez America’Voice avec Steve Bannon. Elle vient de raconter partout que « 96% de l’argent des dons électoraux de Dominion sont allés aux démocrates », histoire de laisser entendre une ingérence coupable tirée par les cheveux. Dominion a dû se fendre d’un communiqué pour le démentir. Plus drôle, Winters ici lit un texte… devant son rédacteur en chef qui fait l’étonné, comme si elle était son invitée… (amourachée) en balançant du Soros et du Parti Communiste Chinois… pour faire joli, on suppose. Soros, chez eux, est en effet une obsession flagrante… (comme chez Giuliani, qui a réussi à le citer lors de sa plus récente apparition)  comme chez tous les antisémites notoires ! Kassab dirige aussi Human Events et il est très copain avec Nigel Farage, avec qui il s’est rendu dans la Trump Tower au lendemain de l’élection de 2016 (les « Brex Pistols « , toujours le petit monde de Donald !).

L’humour douteux du gars se résume récemment à écrire que Trump va racheter CNN et le rebaptiser « Conservative News Network ». C’est un habitué des proclamations invérifiées. Selon lui, par exemple, « le conseil de surveillance de Facebook, qui est chargé d’examiner la censure, est à 95% anti-Trump, et les trois quarts sont des ressortissant non américains  » ce qui est totalement faux. Fait à noter, il a bossé aussi en 2018 chez l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques de  Marion Maréchal-Le Pen juste aux côtés de Pascal Gauchon, un néo-fasciste issu du Parti des Forces Nouvelles), pour donner une idée de son bord politique… Le site appartient en fait à The American Principles Project (APP), un think-tank extrême-droitier fondé en 2009 par le chrétien Robert P. George, Jeff Bell (mort en 2018), et Frank Cannon (ici à droite). Les comptes Facebook et Twitter de Raheem Kassam ont été suspendus pour désinformation.

Ce soutien de l’extrême droit la plus dure, Trump ne s’en offusque pas, il la revendique, la montre et la re-tweete même !!! C’est ainsi que le 14 novembre il a forwardé celui de Ryan Fournier, à propos des participants à sa fête de Washington (celle dans laquelle Kayleigh McEnany est passée de quelques centaines  à 1 million). Or le dénommé Fournier de Students for Trump (en 2016) et Turning Point USA  est carrément un sympathisant du nazisme, comme on a pu s’en apercevoir avec son tweet infâme (sous le nom d’Ameriopa) sur l’occupation de Paris dans lequel il appréciait la présence des allemands en terrasse : la honte complète !!!

Il ne s’en rend même plus compte (ou le fait exprès)

Ce penchant pour l’extrême droite, Trump ne s’en rend même plus compte. Le 19 novembre, il annonce qu’il nomme par exemple Darren Beattie à l’obscure commission pour la préservation du patrimoine américain à l’étranger (Preservation of America’s Heritage Abroad). Auparavant, l’homme avait un poste de rédacteur à la Maison Blanche (il écrivait aussi pour le controversé Matt Gaetz), à la plume plutôt lourde :  le 17 août il avait comparé sut Tweeter le confinement à un génocide !!!  En mars,  Gaetz avait été filmé portant un énorme masque à gaz au Congrès pour se moquer du coronavirus. La semaine suivante il se retrouvait en quarantaine après avoir été infecté lors d’une Conservative Political Action Conference. Un vocabulaire qu’il connaît donc bien : c’est en fait un des rares diplômés de l’université travaillant pur Trump, et il a écrit une thèse sur le philosophe Martin Heidegger, membre du parti nazi de 1933 à 1944 !!! Comme son conseiller Miller, déjà décrit ici, il y a exprimé des penchants politiques douteux. Au point d’avoir été viré en août dernier de la Maison Blanche, sans il est vrai aucune explication. Il avait d’abord écrit plusieurs essais défendant l’interdiction de voyager de Trump dans plusieurs pays à majorité musulmane. Mais CNN avait relevé qu’en 2016 Darren Beattie a participé  un forum du H.L. Mencken Club auquel avait participé Richard Spencer, mais mais aussi Peter Brimelow, un nationaliste blanc d’origine anglaise – un émigré donc- qui dirige le site Web anti-immigrés VDare, et l’auteur du livre xénophobe et raciste Alien Nation. Brimelow, je vous l’ai décrit déjà ici.  C’est un des fournisseurs (suprémaciste) de textes du site du Daily Caller de Neil Patel, et Tucker Carlson. Brimelow a souvent promu la thèse de Kevin MacDonald, un psychologue ouvertement antisémite, qui a parlé par exemple de « la trop grand place selon lui des juifs à la télévision ». ! Or si on y regarde bien, sa nouvelle fonction le met en charge de s’occuper aussi de la préservation des sites historiques en Europe, tels que les cimetières, les monuments mais aussi de sites où a lieu l’Holocauste, et qui sont désormais associés au patrimoine des États-Unis, Trump, à nouveau s’en fiche, de cette responsabilité, comme il a pu le faire avec son footballeur préféré accroché à la roulette de casino (John D. McEntee) ! Ces derniers temps, on trouvait Beattie invité par America’Voice chez le brexiteur Raheem Kassam, (ici à gauche) cité ici dans le chapitre précédent. Ou écrivait pour The American Mind du Claremont Institute avec Dan Bongino, ou encore chee OAN venu parler élections et pour régurgiter tels quels les délires trumpiens sur le « vol » des bulletins, citant « Stop The Steal » comme organisation et la « victoire » de Trump « après que les votes seront recomptés » : toujours ce tout petit monde de Donald, qui ne cesse de se coopter pour occuper le maximum d’écrans !!! Un tout petit monde vraiment : la première à le féliciter à l’annonce de sa nomination a été.. « miss boobs » : Cassandra Fairbanks, la revenante !!! Le voilà bien aidé, avec ça (et sa paire)

Un raciste choisi à dessein 

Selon Salon.com (fondé grâce à l’argent de la silicon valley dont celui de John Warnock, cofondateur d’Adobe, et de Bill Hambrecht un des premiers a y avoir cru) « contrairement à ce que les facilitateurs de Donald Trump dans les médias pourraient faire valoir, la présence de Darren Beattie dans l’administration Trump n’a pas été un échec de «vérification» par une Maison Blanche désorganisée ou inexpérimentée. C’était une déclaration d’objectif et de principes plus que toute autre chose: en tant que premier président «blanc» des États-Unis, Trump attire naturellement les nationalistes blancs et autres racistes dans son orbite. En effet, le racisme semble presque être une qualification pour travailler dans l’administration Trump. Il renforce un effort beaucoup plus large pour limiter sévèrement les droits civils et les droits humains des non-blancs en Amérique. Le but ultime de la «stratégie blanche» de l’administration Trump est de «rendre l’Amérique à nouveau grande» par l’autoritarisme racial; en d’autres termes, protéger et élever le pouvoir blanc dans le but ultime de briser puis de détruire la démocratie multiraciale du pays après l’ère des droits civils. » On ne peut dire mieux, je pense !

 

(1) là encore, Trump avait sélectionné le plus mauvis cheval, de loin, car Kobach n’avait cessé auparavant de formuler des choses fausses avec un aplomb qui défie l’entendement. Voici un résumé sur Wikipédia de ses dires outranciers et le plus souvent inventés: « En tant que secrétaire d’État du Kansas, Kobach a mis en œuvre certaines des lois d’identification des électeurs les plus strictes des États-Unis. En septembre 2016, il a été rapporté qu’il « avait accepté le mois dernier d’ajouter près de 20 000 électeurs correctement enregistrés aux listes de l’État seulement après avoir été menacé d’outrage au tribunal. »  En réponse à une pétition de citoyens suffisante demandant la convocation d’un grand jury pour le dans le but d’enquêter sur les actions de Kobach, la Cour suprême du Kansas a statué le 31 août 2018 qu’un grand jury devait être convoqué. Le Brennan Center for Justice le décrit comme «un architecte clé derrière de nombreuses politiques anti-électeurs et anti-immigration de la nation».

« Kobach a régulièrement fait des déclarations non fondées sur l’étendue de la fraude électorale aux États-Unis. Lors d’une conférence de presse en 2010, Kobach a affirmé qu’il pourrait y avoir jusqu’à 2 000 personnes qui utilisaient l’identité de personnes décédées pour voter au Kansas, mentionnant que « semble certainement être une possibilité très réelle » que « Albert K. Brewer » était un exemple d’une de ces personnes décédées qui avait voté lors d’une primaire récente. Lorsque The Wichita Eagle a donné suite à l’affirmation de Kobach, il a découvert que Brewer, 78 ans, était toujours en vie, bien que son père, né en 1904 et avait une initiale moyenne différente, était décédé en 1996. Kobach a également déclaré qu’il y avait 18 000 non-citoyens inscrits pour voter au Kansas, une affirmation que NBC News a décrite comme « trompeuse » et « démystifiée ».

« Kobach a soutenu les affirmations de Trump selon lesquelles des millions de non-citoyens ont voté à l’élection présidentielle de 2016. Kobach a estimé que 3,2 millions de non-citoyens ont voté, citant une étude largement démentie. Kobach s’est plaint que, lors d’une de ses apparitions, CNN a diffusé un texte à l’écran affirmant que les affirmations de Kobach selon lesquelles des millions de personnes avaient voté illégalement aux élections de 2016 étaient « fausses ».  CNN lui a également demandé s’il avait une preuve de son allégation selon laquelle des milliers d’électeurs du Massachusetts avaient effectivement voté dans le New Hampshire en 2016. Il a répondu qu’il n’en avait aucune ».

« En septembre 2017, Kobach a affirmé avoir la preuve que la fraude électorale avait fait basculer la course au Sénat de 2016 dans le New Hampshire et aurait pu balancer le vote présidentiel de 2016 du New Hampshire; Les vérificateurs des faits et les experts en élection ont constaté que l’affirmation de Kobach était fausse. Kobach a affirmé que plus de 5 000 personnes avaient voté en utilisant des permis de conduire hors de l’État comme identification, même si les résidents du New Hampshire sont tenus de mettre à jour leur permis pour conduire. Cependant, la loi de l’État du New Hampshire permet aux résidents de l’État qui ont un permis de conduire hors de l’État de voter. Il y a un certain nombre de raisons pour lesquelles certains électeurs peuvent utiliser des permis de conduire hors de l’État, la plus probable étant qu’ils sont des étudiants hors de l’État. De nombreux électeurs légitimes du New Hampshire ont déclaré que c’était le cas avec eux; c’étaient des étudiants dans des collèges du New Hampshire qui n’avaient pas encore mis à jour leur permis de conduire. La radio publique du New Hampshire a également constaté que la plupart des cas d’utilisation de permis de conduire hors de l’État se trouvaient dans des villes universitaires. Une autre raison est qu’ils peuvent être des militaires en service actif. FactCheck.Org a qualifié l’allégation de Kobach de « sans fondement » et de « faux », notant que Kobach « n’a fourni aucune preuve d’un vote illégal ». Plus tard en septembre, Kobach est revenu sur ses affirmations, mais a déclaré qu’il y avait eu « des rapports anecdotiques » sur la fraude électorale ». Quel incroyable champion… des Hoaxes, en effet !

(2) les ragots actuels viennent de loin et de cette fameuse commission, à l’évidence, et des membres obnubilés : « le membre de la Commission, Hans von Spakovsky (ici à gauche), directeur de l’Initiative de réforme du droit électoral de la Heritage Foundation, aurait promu « le mythe selon lequel la fraude électorale démocrate est courante et qu’elle aide les démocrates à remporter les élections » selon un article du magazine The New Yorker. Il a soutenu ses affirmations sur l’étendue de la fraude électorale en citant une enquête menée en 2000 par le Atlanta Journal-Constitution, qui prétendait trouver 5400 cas de personnes décédées en Géorgie ayant voté au cours des vingt dernières années » (Wikipédia). Chez Giuliani c’est devenu grotesque quand il a confondu le 8 novembre dernier, lors de sa célèbre conférence de parking pourri, le père de Will Smith (Willard Carrol Smith Sr) avec son grand-père (Wilman Lee Smith)… et une autre personne encore du nom de Smith qui selon lui aurait été autorisée à voter alors que décédée !!! Ridicule, complètement faux et totalement irrespectueux !! Giuliani est fou à lier !

(3) Les coups tordus des républicains ont été nombreux.  La mémoire de Trump est d’autant plus courte, car ils ne se sont pas gênés de fomenter en effet des coups électoraux tordus. Et même entre eux parfois ! Dans la petite encyclopédie de ces vacheries électorales, qui existent depuis toujours une récente survenue en 2018 encore provenant de celui qui s’était déchaîné lors de l’Impeachment pour défendre Trump : « une autre astuce qui a fait ses preuves consiste à tenter de semer la confusion chez les électeurs sur les dates importantes des élections. Lors de l’élection de 2018, le membre du Congrès Lee Zeldin (républicain de New-York) a envoyé des dépliants disant aux électeurs qu’ils devaient retourner leurs bulletins de vote par correspondance avant le 6 novembre. La date limite réelle était le 5 novembre et les bulletins reçus par la suite n’ont pas été comptés. Les démocrates soupçonnaient que «l’erreur» était destinée à empêcher les étudiants de voter, mais la campagne de Zeldin a nié tout acte répréhensible et a fourni une déclaration de l’imprimeur affirmant également que c’était une erreur. Le problème était que la campagne Zeldin avait également commis la même «erreur» en 2016, alimentant le soupçon qu’il s’agissait d’un sale tour ». Il était du voyage fiasco de Trump à Tulsa ce énième cire-pompes !

Historiquement, ils ont fait pire, les républicains. Karl Rove, ce sinistre individu, pour flinguer la campagne de McCain avait été vraiment odieux :  « lors de la primaire présidentielle républicaine de 2000, le gouverneur George Bush du Texas se présentait contre le sénateur John McCain de l’Arizona. McCain a remporté la primaire du New Hampshire et la course s’est poursuivie en Caroline du Sud où la campagne Bush savait qu’elle devait arrêter McCain. En utilisant une stratégie éprouvée, le faux sondage, les opposants à McCain ont répandu un mensonge complet. Les appels téléphoniques aux électeurs républicains de Caroline du Sud ont demandé « Seriez-vous plus ou moins susceptible de voter pour John McCain … si vous saviez qu’il avait engendré un enfant noir illégitime? » McCain et sa femme Cindy avaient adopté une fille à la peau foncée du Bangladesh en 1991 et cette enfant, Bridget, faisait campagne avec eux en Caroline du Sud. » Purement dégueulasse ! Du Rove tout craché !

(4) Les chrétiens, a répété le président, «n’ont jamais eu de plus grand champion – même pas proche – que vous n’en avez actuellement à la Maison Blanche. Regardez le dossier », a exhorté Trump. «Nous avons fait des choses que personne ne pensait possibles. Nous ne défendons pas seulement nos droits constitutionnels, nous défendons également la religion elle-même, qui est assiégée.  » C’est important, ai-je soutenu, car «l’Amérique n’a pas été construite par des socialistes qui détestent la religion. L’Amérique a été construite par des patriotes fidèles, adorateurs de Dieu et épris de liberté.  » Et ces patriotes, a insisté le président Trump, sont ceux qui sont attaqués. «Les écoles confessionnelles, les associations caritatives, les hôpitaux, les agences d’adoption, les pasteurs ont été systématiquement ciblés par les bureaucrates fédéraux et ont reçu l’ordre de cesser de suivre leurs croyances», a-t-il souligné. Tout a changé lorsque ses équipes de HHS, Justice et Education se sont impliquées pour faire reculer les vagues d’hostilité visant directement les hommes et les femmes de foi. «Le jour où j’ai prêté serment, la guerre du gouvernement fédéral contre la religion a pris fin brutalement», a-t-il déclaré. « Mon administration n’arrêtera jamais de se battre pour les Américains de foi », a promis Trump. « Nous rétablirons la foi comme le véritable fondement de la vie américaine. » En privé, pourtant, Donald ne se prive pas….

 

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

 

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2 Commentaire

  1. avatar

    Vois vous foutez de qui là ??? Putain, cest depuis des décennies que les élections partout sont quescroquerie en bande organisée ! Vous êtes des clébards de merde !

  2. avatar

    merci pour vos gentillesses et vous propos fort amènes. A votre avis, j’explique quoi ici pour 2004, hein ?
    eu, et tiens, vous pouvez aussi m’expliquer ça tant que vous êtes là :

    https://nouveau-monde.ca/fr/maitre-brusa-ne-mettez-pas-de-masque-a-vos-enfants/

    ou les raisons de votre admiration pour cette euh, secte ? car c’est une CROYANCE et non un fait scientifique prouvé ..
    https://www.neosante.eu/le-cancer-demystifie/

    seriez vous candide à ce point ???

    ou à ce point contre la science ??
    https://www.gurumed.org/2018/11/25/de-leau-a-t-dtecte-dans-latmosphre-dune-plante-179-annes-lumire-de-la-terre/

    ah je comprends mieux …

    https://legrandchangement.com/podcast-n72-lgc2-tv-avec-jean-michel-raoux-le-journal-secret-de-lamiral-byrd/

    c’est le même qui se décrit ainsi :

    Ils nous expliquent ici l’extraordinaire pèlerinage de leur âme, qui les a tous deux menés jusqu’à la constellation du Dragon grâce à un vaisseau animé d’une zone d’intelligence-lumière vivante, un vaisseau vivant, intelligent et sensible, le vaisseau-étoile Mer-ka-Ba.

    bon voyage sur la Constellation du Dragon, donc, ramenez-nous un souvenir, ils font de belles étoiles sous boules de verre avec de la neige dedans, et quand on les retourne, croyez-moi oui non ça tombe ! Dingue, hein !

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