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Election 2020 (IX) : « les machines à voter préférées de Donald Trump »

Et puis il y a cette découverte inestimable, en cherchant des éléments sur un type particulier de machine à voter, dite BMD pour Ballot Marking Device, vocable qui regroupe des marques différentes mais qui font toutes la même chose, à savoir celles qui fabriquent un bulletin papier à partir d’un écran tactile, géré par une carte d’électeur enregistrée. Leur démonstration, très simple, est ici, au San Diego County (sur une machine Dominion, mais d’autres font de même, telle la bonne vieille Automark d’ES&S, la pionnière du genre, destinée au départ aux handicapés). C’est en fait un article prophétique, une vraie perle, publié le 23 septembre, soit quelque temps avant l’élection, qui avait tout prévu de la situation actuelle post-électorale, comme vous allez le découvrir avec les larges extraits que je vous propose de relire ici. Selon l’auteur en effet, Art Levine, du  « lui donner l’excuse parfaite pour contester l’élection »  Ce qu’il n’a pas raté de faire, hélas…

Un duo d’artistes connus pour 100 millions

L’auteur (ici à droite (1)) commence par une vision de projection d’élection intermédiaire au printemps 2020, telle qu’elle avait été prévue en Georgie, choisie par lui à dessein, car on venait d’y installer un matériel neuf : « à sept heures du matin le 9 juin, voici comment les élections primaires de Géorgie, avec un nouveau système de vote électronique sophistiqué, étaient censées fonctionner. Dans tout l’État, avec environ la moitié des électeurs votant par courrier, on estime qu’un million d’électeurs arriveraient toujours aux bureaux de vote qui leur ont été attribués. Après avoir rapidement confirmé la pièce d’identité avec photo de chaque électeur, les fonctionnaires électoraux accédaient au nouveau livre de vote électronique (e-poll) de l’État – synchronisé en temps réel avec la base d’inscription des électeurs de l’État – pour vérifier le statut d’inscription de l’électeur. Les informations personnalisées de chaque électeur seraient rapidement transmises sur une carte d’activation codée par logiciel qui serait insérée dans une machine de type ATM connue sous le nom de «dispositif de marquage des bulletins de vote» ou BMD. Les électeurs marqueraient leurs choix sur l’écran tactile surdimensionné du BMD. Une imprimante jointe générerait alors un dossier papier, résumant les choix électoraux de chaque électeur. Enfin, les électeurs remettraient ces imprimés papier aux fins de totalisation et rendraient les cartes d’activation avant de quitter les bureaux de vote. » L’enfin décrit étant le Democracy Suite (D-Suite) de Dominion, expliqué ici. Un bidule en deux éléments : le dispositif de marquage des bulletins de vote lui-même, à savoir l’ImageCastX (ICX / BMD), le fameux « iPad géant », et le scanner de bureau de vote ImageCast Precinct (ICP / PPS), « le scanner juché sur une poubelle », tous déjà largement décrits ici, qui permet de numériser les bulletins de vote et de capturer des images de vote pour vérification, tabulation ou leur examen. Expérimenté depuis novembre 2019 pour les élections municipales, l’engin devait servir le 24 mars 2020 pour la Presidential Preference Primary (les primaires). L’Etat de Georgie y ayant englouti 90 millions de dollars, tarif indiqué au départ, elles avaient en effet intérêt à marcher…

On ajoutera à cela la vérification des cartes électorales, faite par comparaison des noms enregistrés dans une base de données dont l’ampleur (plusieurs millions de noms et d’adresses) a été confiée à des firmes sous-traitantes habituées à traiter à distance ces bases. On songe bien sûr à Scytl, société du Big Data, orientée vers le vote en ligne, mise en cause également comme on l’a vu par des gens qui n’ont pas compris vraiment à quoi cette société « étrangère » servait… (voir nos deux épisodes précédents).

Le bébé se présentait donc bien en tout cas : « rapide, sûr, facile à utiliser. Et contrairement aux anciennes machines électroniques à enregistrement direct (DRE) qui ont provoqué une controverse électorale en Georgie et ailleurs parce qu’elles n’imprimaient pas de bulletins de vote papier qui peuvent être recomptés en cas de résultats électoraux serrés ou douteux, les BMD produisent un dossier papier. Tout cela avait été largement vanté dans une vidéo promotionnelle produite par le bureau du secrétaire d’État républicain Brad Raffensperger (ici à gauche), avec une campagne publicitaire télévisée de 400 000 dollars financée avec des fonds électoraux fédéraux. Les fonds fédéraux ont également financé une partie du coût de 107 millions de dollars des 30 000 nouvelles machines et accessoires BMD de Georgie, achetés à Dominion Voting Systems, l’un des deux plus grands fournisseurs de technologie de vote au pays. » On y est, d’emblée ! En voici donc du Dominion ! et, vous l’avez noté, acheté par de l’argent particulier… « Aux États-Unis, les Federal funds sont les fonds déposés par les banques commerciales et autres institutions financières ayant des exigences de réserves obligatoires auprès des Réserves fédérales régionales, y compris les fonds en excès de ces réserves obligatoires  » précise Wikipedia.

Patatras !

Tout était prévu, et ça devait marcher. Sauf que non : à peine mis en place, le bazar se met à fabriquer pas mal d’erreurs, que l’on pense être des maladies de jeunesse ou que l’on s’empresse de présenter ainsi :  « puis le vote a commencé – et presque tout s’est mal passé. Dans des centaines de bureaux de vote, en particulier à Atlanta et aux alentours, les électeurs ont fait la queue pendant huit heures. Les BMD ont mal fonctionné et les imprimantes sont tombées en panne. Les cartes électorales ont été mal insérées. Les livres de sondage électronique ne fonctionnaient pas comme annoncé. De nombreux sites n’avaient pas imprimé leurs listes d’inscription des électeurs ou n’avaient pas suffisamment de bulletins de vote papier disponibles. On ne sait jamais combien d’électeurs sont devenus si frustrés qu’ils sont partis sans voter – la privation du droit de vote par élection ratée. » Bref, ça  avait débuté par un cauchemar à 100 millions de dollars en Georgie ! Et des files d’attente partout ! On notera que les machines n’avaient pas été responsables de tout le fiasco : les organisateurs étaient déjà à l’époque dépassés par la participation, signe avant-coureur que celle de novembre allait être elle aussi… surchargée !!!

Un fiasco relaté ainsi à l’époque : « le chaos qui en a résulté lors des élections primaires de mardi en Georgie a entraîné une gêne nationale et, pour la deuxième fois depuis 2018, a soulevé des questions sur la capacité de l’État à organiser des élections équitables. Cela a également déclenché une ruée pour identifier et résoudre les problèmes avant les élections générales de novembre à enjeux élevés. « Cela me fait peur », a déclaré Cathy Cox, une démocrate (ici gauche) qui a supervisé les élections en Géorgie en tant que secrétaire d’État de 1999 à 2007. « Mais j’espère que ce fut une expérience tellement traumatisante pour tant de gens, et semble être un tel œil au beurre noir pour la Géorgie, qu’il sonnera la cloche pour que les élus apportent des changements significatifs ». Un coup de semonce, en quelque sorte ! un fiasco d’autant plus regrettable qu’il en suivait un autre, produit deux ans avant : « la panne de mardi a attiré le deuxième tour de critiques cinglantes à l’encontre des responsables électoraux de Georgie depuis 2018, lorsque l’élection au poste de gouverneur étroitement surveillée par l’État a été entachée d’heures d’attente sur certains sites de vote, de violations de la sécurité qui ont révélé les informations des électeurs et des accusations selon lesquelles des exigences strictes en matière d’identité et des erreurs d’enregistrement ont supprimé la participation. Cela a conduit à des poursuites et à des modifications de la loi de l’État, notamment le passage de 120 millions de dollars à un nouveau système électoral. Une grande partie du tollé suscité par les élections de 2018 visait le gouverneur républicain. Brian Kemp (ici à droite, et ici à gauche félicité par Trump en 2018) qui était toujours secrétaire d’État lorsqu’il s’est présenté comme gouverneur il y a deux ans. Jusqu’à présent, Kemp est resté silencieux sur les problèmes les plus récents. » La métropole d’Atlanta (et ses 30 comtés dont 12 seulement ont moins de 100 000 habitants !) a semblé avoir les pires retards de vote, certains électeurs signalant des attentes de cinq heures et d’autres abandonnant et partant avec frustration face à de longues lignes lentes. Les heures de vote ont été prolongées et les derniers électeurs n’ont voté que vers minuit. » 

Autre problème sur place : les relations de Trump avec Kemp n’étaient pas au mieux, déjà, ce dernier s’étant pourtant rallié à la vision de la pandémie qu’avait Donald, en rouvrant très tôt les commerces, mais pas au moment où Trump l’aurait souhaité.. Un Trump qui pouvait avec cet échec le railler davantage encore, ce dont il ne s’était pas privé : CNN parlant alors d’un lâchage en règle, et de l’avoir « jeté sous le bus », même ! Car, comme on le sait, il ne faut jamais contrarier ce rancunier de Donald, qui saisira la première occasion pour s’en prendre à la Georgie, désormais !!

Le résultat de la fâcherie ? Trump a fait en Tweet sa tête de turc de la Georgie une fois sa perte annoncée en ordonnant au gouverneur de « s’activer » (comme s’il pouvait inverser une élection : Trump le superficiel en tout ne connaît toujours pas les lois de son propre pays) : « Des milliers de votes innombrables découverts dans les comtés de Georgie. Lorsque la vérification de signatures beaucoup plus importante aura lieu, l’État retournera républicain, et très rapidement. Faites-le! » avait-il tweeté, rageur ! Puis en critiquant ensuite l’absence de rejets des bulletins par courrier qui l’ont fait perdre, malgré tout ce qu’il avait tenté de faire au sein de la Poste, comme on l’a vu : « Presque ZERO bulletins de vote rejetés en Géorgie lors de cette élection. Ces dernières années, près de 4%. Pas possible » (on ne sait d’où sort ce chiffre).  » Il doit y avoir un contrôle de signature sur les enveloppes maintenant. Très facile à faire. Les démons se battent parce qu’ils se sont fait prendre. Beaucoup plus de votes que nécessaire pour le flip (la bascule vers les démocrates dans le langage de Trump, poussé par des trolls qui lui en parlent alors en Tweets). « Les républicains doivent être durs ! « Le 9 novembre, alors que Kemp lui annonçait que « tous les bulletins légaux seraient comptés« … , bien sûr Trump perdait patience en lui répondant  « c’est une bonne nouvelle, ça signifie que j’ai gagné « … Ce qui était faux, bien entendu !!!

Trump finissant quelque temps plus tard, en fait énorme surprise, par critiquer son propre camp : «24 000 républicains qui ont voté par courrier lors de la primaire de juin ne sont pas sortis à l’automne et n’ont pas voté. Ils n’ont pas voté par correspondance ni voté lors du vote anticipé ou le jour de l’élection. 24 000 … c’est la marge juste là. »  Un Trump qui, étrangement ne reposait pas sa vindicte sur une quelconque tentative de vol, mais reconnaissait plut une défaillance de ses propres troupes, un superbe aveu, déjà oublié depuis bien sûr !!! Trump fonctionne on le sait au jour le jour et il peut très bien dire le lendemain le contraire de ce qu’il a dit la veille. Il n’empêche, la Georgie rouge passée bleue, on comprend que ça lui reste en travers à Donald… surtout de 12 670 votes d’avance seulement sur 5 millions à peu près !!! Atlanta ayant voté massivement démocrate.. et par courrier (cf ici à gauche) !!

Aux dernières nouvelles, Donald Trump a demandé en Georgie un recompte des 4 998 482 bulletins, ce qui devra être effectué à la main… un par un. Dans le seul comté de Fulton, où se trouve la capitale, ça devrait prendre entre 5 et 9 jours à raison de 8 heures par jour, pour plus d’un demi-million de votes… dans lequel Biden a écrasé Trump par 72,65 % des votes contre 26,16% exactement ce qui le fait enrager..

Et pourtant, le recomptage ne lui a pas encore suffit à ce Donald courroucé et vindicatif. Il avait continué à souffler le froid en Georgie en tweetant, rageur, que « le recomptage de la Georgie est une plaisanterie et se fait SOUS PROTESTATION. Même si des milliers de votes frauduleux ont été trouvés, le vrai nombre est dans les signatures correspondantes. Le gouverneur doit ouvrir le décret de consentement inconstitutionnel et convoquer la législature ! » avait-il écrit. Encore une fois le signe qu’il ne connaît pas sa propre constitution !!! Un Trump décidément jamais content explique-t-on ici : « La Georgie a trouvé plus de 2800 bulletins de vote non comptés, mais les responsables électoraux ont déclaré que le résultat du dépouillement de ces bulletins n’avait pas inversé les résultats de l’État pour M. Trump. Un trésor de bulletins trouvés – une carte mémoire stockée lors d’un audit de machines à voter – contenait 2 755 votes. La carte contenait 1 577 voix pour M. Trump et 1 128 voix pour Joe Biden. Bien que la découverte ait valu à M. Trump 449 voix supplémentaires, cela n’a pas suffi à couvrir près de 14 000 voix d’avance de M. Biden » avait dû expliquer CNN. A un Donald qui ne voulait pas l’entendre !!! Trump, le président sourd.

Et notre auteur d’expliquer la suite du fiasco du printemps de Georgie, où l’on revient à nouveau : « Raffensperger, un républicain, a accusé les responsables électoraux du comté démocrate d’avoir bâclé le déploiement. Ils l’ont blâmé et soupçonné la suppression des électeurs. Cependant, ni les démocrates ni les républicains de l’État n’ont appelé à la solution évidente: se débarrasser des BMD et utiliser simplement des bulletins de vote imprimés à la main pour la plupart des électeurs lors des prochaines élections générales de novembre. (Un procès pour exiger juste cela, dirigé par Marilyn Marks, est maintenant devant un juge fédéral.) ». Un fiasco gênant, à quelques mois d’une élection cruciale, qui fait écrire à Art Levine ce texte prémonitoire et frappant: « supposons que les élections de novembre soient proches et que Donald Trump échoue en Pennsylvanie, en Géorgie ou en Caroline du Nord, ou dans la totalité d’entre eux, et perd le vote du collège électoral. Il a déjà envoyé tous les signaux possibles selon lesquels il contesterait un tel résultat comme étant frauduleux, refuserait de concéder et plaiderait (ou pire) pour rester en fonction. Il serait parfaitement logique pour lui et ses avocats de saisir les ambiguïtés des BMD pour affirmer que le vote était truqué et illégitime. Et les démocrates auraient du mal à prouver que Trump a tort – d’autant plus que certains de leurs propres élus et alliés ont été relativement discrets sur les lacunes des BMD, et dans certains cas, ont même été à l’avant-garde de la promotion de l’utilisation des machines ». Et dans ces BMD, les nouvelles Dominion, le concurrent d’ES&S qui jusqu’ici avaient permis pas mal de victoires républicaines, telle celle de l’Ohio en 2004… entachées de fort soupçons de manipulation comme on l’a vu !!!

Bingo, une déduction tout ce qu’il y a de plus prophétique, qui repose on vient de le voir sur la Georgie et son choix de matériel Dominion ! Voici enfin l’explication tant attendue de la focalisation de l’équipe de Trump sur cette marque en particulier !!! Ci-dessous, d’anciennes machines à voter ES&S, des Premier, héritées de Diebold, retirées du service et à l’abandon… Hart InterCivic avait déposé à leur propos un recours anti-trust, qui avait au final bénéficié en 2010 à…. Dominion !

Le coup tordu de Savannah

Un épisode particulier ignoré par beaucoup ici en France (je ne l’ai vu nulle part mentionné !) nous renseigne sur le genre de réaction dont est capable Trump, qui, on s’en doute, ne se contente pas de mots en Georgie….  L’activisme trumpien pour détruire dans la tête des électeurs une élection qui lui a été défavorable n’a pas de limites, on le sait, et un des sbires connu et répertorié de Donald est un spécialiste des coups tordus du genre : c’est  Mike Roman et son « Army Ballot » rappelez-vous. Celui de la petite vieille au billet de 5 dollars !!! Eh bien notre homme semble bien avoir sévi là-bas, car ce que je vais vous décrire est exactement dans ses cordes. Vous désirez que les gens mettent en doute des machines à voter ? Et se fassent à partir de là à l’idée d’une élection « volée » ? Rien de plus simple, vous aurait-il répondu ce bon Mike: prenez des machines à voter, sortez en vite fait de leur hangar et balancez en quelques unes dans la nature, les gens vont croire qu’on l’a fait exprès pour dissimuler des votes ! Pensez bien sûr à prendre des photos, voire à interviewer des gens pour rendre ça plus crédible et le tour est joué (et le DOUTE installé). Car ça entretiendra le doute et la suspicion et c’est tout ce que l’on souhaite !!!


Eh bien c’est exactement ce à quoi on a eu droit à Savannah, en Georgie, où plusieurs machines à voter ont ainsi été retrouvées au bord de champs, certaines encore dans leurs valises comme on peut le voir !! C’est FoxNews et son correspondant local qui l’a révélé le 20 novembre, avec l’une d’entre elles qui à été photographiée à Garden City près du Blueberry Hill Bar & Grill sur la Dean Forest Road…. Drôle de vision en effet !

Une machine obsolète (c’est une vieille Diebold Accuvote TS de 2002 !), mais qui a été retirée l’année précédente seulement (les gens ont donc gardé celle-là en tête, comme le montre la photo du dessus prise à Atlanta en 2018 encore, car elles fonctionnaient toutes dans cet Etat depuis 2002 !!!) et visiblement volée, car faisant partie selon la police d’une cargaison de matériel obsolète se dirigeant vers le stockage au port de Savannah (ces machines d’occasion partent souvent vers d’autres pays auxquels elles ont été vendues, notamment… en Afrique, comme au Nigeria, où la tradition de voler les élections est bien entretenue…  On y votait à 52% en 1999 et pas plus de 35% en 2019, tellement les gens ont perdu confiance dans le système…devenu informatisé sur de l’Emperor Voting System, une BMD venu de Shenzhen, en Chine !!!).  On sent là l’opération à la Goebbels, organisée par un sous Skorzeny de pacotille (ici droite)… créer le doute voilà tout l’art de cette manipulation manifeste qui en plus ne coûte pas grand chose à faire !!! Suffit d’une bonne tenaille pour couper les grillages de l’entrepôt ! Le plus drôle de l’affaire étant le look du « témoin » trouvé par la télévision pour expliquer sa trouvaille et le soin surtout qu’il a pris pour ne pas être reconnu., voir ci-dessous..). Lamentable tentative !!! Digne d’un Karl Rove !

C’est le gouverneur de Georgie qui avait demandé de changer de machines (ici la photo à droite date du 24 juillet 2018), après le désastre électoral (décrit), et ce, après toute une série de plaintes sur leur fonctionnement et des accusations de… malversations délibérées favorisant un parti (devinez lequel dans un état « rouge ») mettant en cause le matériel ES&S… « le gouverneur de Georgie signe une loi répondant à certaines critiques des élections contestées de 2018 Après une audition de deux jours en juillet, Totenberg (nota : une juge de district prénommée Amy la fille du violoniste au Stradivarius volé en 1980) a déclaré que la décision sur la question était « très décourageante », car elle a entendu des experts en cybersécurité exprimer de sérieuses préoccupations concernant la sécurité des élections en Georgie et les préoccupations logistiques des responsables des élections locales concernant le passage au papier marqué à la main. bulletins de vote dans un délai serré. En fin de compte, Totenberg a écrit qu’elle s’était reportée aux processus législatifs et de passation des marchés de l’État pour sélectionner et mettre en œuvre un nouveau système à temps pour les élections de l’année prochaine. « La Cour reste préoccupée, sur la base de l’intégralité des éléments de preuve du dossier, quant à la capacité de l’État de gérer une transition vers les bulletins de vote papier pour les élections de 2019 tout en supervisant et en effectuant une transition simultanée vers le système de vote nouvellement adopté pendant cette période », a écrit Totenberg. dans l’ordre ». A droite un représentant de Dominion en train de se battre pour faire entrer sa machine dans sa voiture après une démonstration à Atlanta.

Petit rappel : Brian Kemp, un républicain qui était alors directeur des élections de l’État, avait battu de justesse la démocrate Stacey Abrams (devenue l’égérie du sursaut du vote noir, depuis !) pour devenir donc gouverneur de Georgie, avec ces machines douteuses installées depuis 2002, les fameuses Diebold Accuvote TS !!! L’avocat de Good Governance, Bruce Brown, avait plaidé pour le changement de machines, obtenu finalement… à la dernière minute, quand on y songe :  « les plaignants ont fait une demande similaire en août (2018), demandant à Totenberg de forcer l’État à utiliser des bulletins de vote papier lors des élections de mi-mandat de novembre. Même si elle a déclaré qu’ils avaient démontré «la menace de réels préjudices à leurs intérêts constitutionnels», elle a rejeté la demande en septembre, craignant qu’il ne soit trop chaotique de faire le changement si près des élections. Ce serait le moment opportun pour passer aux bulletins de vote papier marqués à la main, car l’État a suffisamment de temps pour les mettre en œuvre lors des prochaines élections, qui sont de plus petite envergure, a déclaré Brown. »  Stacey Abrams, battue de fort peu (et ayant été sujette pourtant à des coupes massives dans les listes électorales, le sport favori des républicains !), avait donc remporté une victoire néanmoins : celle du changement de machines vieillottes et soupçonnées depuis 18 ans d’être facilement piratables !!! C’est la grande figure montante, aujourd’hui, chez les démocrates et c’est plutôt mérité !!! Voilà aussi pourquoi c’est le système Dominion qui est autant visé par la sphère fascisante américaine : derrière se dissimule aussi un racisme latent ! Pour eux Dominion = élections gagnées par des noirs en Georgie !!!

Un scénario catastrophe était en vue, donc, pour novembre 2020 !

Et l’auteur en effet de continuer : « quel est le risque si l’élection de 2020 dépend de la vérifiabilité de millions de bulletins de vote générés par la BMD marqués non pas directement par les électeurs, mais par des imprimantes obéissant aux algorithmes profondément intégrés au logiciel propriétaire des machines ? Des termes tels que BMD et QR codes pourraient finir par faire passer la crise constitutionnelle de 2000 sur les «chads suspendus» de Floride pour un jeu d’enfant ». Les « chads » étant ces fameux trous « pas troués » ou « à demi-troués » portant des numéros (ici à droite), des fameuses Punch Car du désastre de Floride de 2000. « En Géorgie, les démocrates sceptiques étaient tout simplement dépassés en nombre car les dirigeants républicains ont promulgué une législation qui obligeait tous les comtés de Géorgie à adopter des BMD. Les gouvernements locaux n’avaient même pas la possibilité de faire leur propre choix ». Bref, on avait imposé partout les mêmes engins et c’étaient bien des républicains qui l’avaient fait, en présence d’une opposition bien timide !!

Ces engins qui étaient-ils, nous explique après Levine en prenant en référence la bonne vieille Automark d’ES&S (ici à droite) : « mais les dispositifs de marquage des bulletins de vote ont été initialement développés comme des machines à voter alternatives «accessibles» pour les personnes handicapées, et non comme des équipements à usage universel imposés à tous les électeurs des bureaux de vote. C’est la plainte principale des critiques de BMD. «Même si des bulletins de vote imprimés par ordinateur sont nécessaires pour accueillir ceux qui sont incapables de marquer leur bulletin à la main, il est tout à fait irresponsable d’en faire le système principal pour tous les électeurs», à dit  Jennifer Cohn, éminente défenseure de l’intégrité électorale et journaliste ».

Un « complot vénézuélien » archéologique, initié… par un démocrate !

Des BMD dans lesquels tous les fabricants se sont engouffrés. Je vous ai même retrouvé un exemplaire chez Smartmatic , qui n’a rien à voir, je le rappelle, avec Dominion, ou Cuba : « Smartmatic a fait évoluer cette solution basée sur la BMD pour inclure la numérisation et la tabulation des bulletins de vote papier. Le SVSAP est désormais le seul appareil qui répond à tous vos besoins de vote. » Mais le mal supposé est bien plus ancien chez la firme : ici on peut voir un superbe reportage datant de 2006 (quatorze ans !) sur le ratage en beauté d’élections à Chicago, selon un élu, (le 7 avril) avec en cause des Smartatic/Sequoia. La preuve que les fournisseurs en conspiration de Donald ne sont pas des gens jeunes, à se souvenir de pareils ratages et d’en faire leur menu du jour une décennie et demie après… Si vous écoutez bien, dès le lancement sur ABC News on en effet cité… Hugo Chavez comme étant à l’origine de la débâcle : l’équipe de Trump ne fait que recycler une très vieille thèse de près d’une quinzaine d’années ! Quand je vous dis que l’extrême droite est démunie totalement d’imagination !!! Celui qui avait lancé le thème de la conspiration vénézuélienne, ironie actuelle, étant le démocrate Ed Burke : « l’élu de la ville Ed Burke, dont l’épouse vient d’être nommée à la Cour suprême de l’Illinois, a repris le feu des projecteurs vendredi lors d’une audition folle du conseil municipal au cours de laquelle Burke a déclaré que les problèmes de comptage des votes le soir des élections primaires pourraient faire partie d’un complot international dirigé par le président du Venezuela. , qui est engagé dans une guerre des mots avec l’administration Bush. « Nous sommes tombés sur ce qui pourrait être la conspiration internationale visant à renverser le processus électoral aux États-Unis d’Amérique », a déclaré Ald. Ed Burke, président du comité des finances (ouah, quelle déclaration) !!-  « Selon l’échevin Burke, au moins 15 Vénézuéliens, qui n’étaient peut-être pas légalement dans le pays, ont travaillé côte à côte avec les responsables électoraux de Chicago le 21 mars, ce qui s’est avéré être un cauchemar de comptage des voix. Burke dit que le fiasco a peut-être été motivé par des raisons politiques, car le président du Venezuela, Hugo Chavez, est considéré comme un ennemi des États-Unis et pourrait être lié à une entreprise vénézuélienne qui possède une entreprise américaine qui a fourni le nouveau vote à Chicago et au comté de Cook, des machines qui ont contribué aux problèmes de la nuit électorale. « Je ne sais pas comment quiconque pourrait embaucher une entreprise dont la propriété est cachée, et qui trouve ses racines au Venezuela, où ils ont été impliqués avec le dictateur du Venezuela qui, selon le secrétaire à la Défense Rumsfeld, est un ennemi des États-Unis », dit Burke. Les Vénézuéliens fournissaient une assistance technique, pas des votes, et la théorie du complot est exagérée, selon les responsables électoraux et la société qui a fourni le nouvel équipement. » La capacité de Chavez à manipuler le vote à Chicago est impossible », a déclaré Jack Blaine, président de Sequoia Voting Systems. «Nous avons mis en place suffisamment de mesures de sécurité redondantes pour protéger l’exactitude du vote», a déclaré Langdon Neal, du conseil électoral de Chicago ».  En 2008, même topo, revoilà Chavez… un bon client, pour la fachosphère… soutenue ici par le NIST. Les fêlés actuels des réseaux se sont déchaînés sur une histoire vieille d’un décennie et demie, comme ci-dessous à gauche le texan dénommé TurkeyBaconLeg, chez Texags, un site créé par le républicain Peter Kuo, de JDX International Group, Inc.  Un autre inconditionnel de Trump (cf les deux images ici) qui a sans surprise assemblé deux images qui n’ont rien à voir : une des Smarmat anciennes… et le visage de George Soros.   Comme la « découverte » des machines en pleine nature, c’est surtout fait pour marquer les esprits (celui-là y mêle même la Chine) !! Le même, sans surprise écrit : « les données des électeurs ont été illégalement transmises à des pays étrangers et cela a conduit à la saisie d’un serveur par l’armée américaine dans les bureaux de Scytl à Francfort, en Allemagne. Le mécontentement du public a atteint son paroxysme et a finalement éclaté le 14 novembre à Washington, lorsque la Washington DC Voters ‘Association a organisé un rassemblement. Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant la Cour suprême des États-Unis pour exiger la transparence électorale et soutenir la réélection de Trump ». Une histoire bidon signée QAnon, « débunkée » ici-même comme vous l’avez lu !!!

Et comme on est aux USA, le fameux Ed Burke, qui est… démocrate (un drôle de démocrate, donc !), a fait reparler de lui récemment : il a été inculpé en mai 2019 de pas moins de 14 chefs d’accusation, notamment de racket, de corruption et d’extorsion, en ayant utilisé sa position de fonctionnaire public pour faire pression sur d’autres pour qu’ils cèdent des affaires à son cabinet d’avocats privé (Klafter & Burke). Il a par exemple tenté de capitaliser sur la rénovation massive de 800 millions de dollars de l’ancien bureau de poste principal de Chicago dans le quartier de West Loop (l’hôtel de Washington de Trump où il a préparé ses mauvais coups est identique, et Trump y a fait de même). Un de ses co-accusés, agent de longue date de Burke, étant responsable d’avoir un peu « secoué » deux hommes d’affaires cherchant à rénover un restaurant Burger King qui l’embarrassait (à droite sa perquisition) !!! Son procès a été remis pour pandémie, car on ne trouve pas de salle assez grande pour y faire venir tous ceux mis en cause !!! Et malgré ça, il a été réélu en 2019 à 75 ans face à la latino Tanya Patiño et à Jaime Guzman !!!  Chicago (aux mains des démocrates) utilise un enregistrement sur Internet (Scytl ?) et est équipé d’un nouveau système ... Dominion !!!  Trop drôle, non ??? Burke a aidé Donald, en prime, à ne pas payer 11,7 millions de dollars de taxes de sa Trump Tower de 423,4 m et 90 étages de Chicago essentiellement des appartements !!! On attendra un second procès à venir pour Burke ?

Le système neuf de Smartmatic aussi a viré au fiasco en Californie et cela comme je vous l’ai déjà expliqué ici !  Nota : la bonne vieille Automark était déjà bourrée de puces chinoises, comme l’a découvert ici un bricoleur (Chris Vickery (2)) qui en a ouvert une :

Mais pourquoi donc Dominion ?

Jennifer Cohn, active et efficace dans sa campagne pour la trace papier du vote, a en fait trouvé pourquoi Dominion est la firme autant visée : c’est bien son concurrent principal comme déjà soupçonné ici, qui tente aujourd’hui de le torpiller, via le GOP, car ES&S est aussi la société qui a le plus profité du soutien des républicains pour nettoyer les années précédentes les fameuses listes de l’électorat noir ne votant pas pour lui. Elle l’a exprimé clairement dans son double tweet du 20 novembre dernier : le GOP souhaite qu’ES&S redevienne clairement majoritaire, car la firme le favorise lui, depuis toujours !!! Avec des machines, qui, on l’a vu, sont connectées en réseau et qui pendant des années ont même été équipées de PC Anywhere, logiciel de prise en mains à distance :

Chez ES&S aussi, le même fiasco avec leur Gozilla des urnes

Il est vrai que les première prestations on été désastreuses, un an avant l’élection présidentielle, et pas que pour la firme Dominion raconte aussi Levine : « les débuts d’ExpressVote XL en novembre 2019 aux élections locales ont justifié les préoccupations des critiques. Reuters a par la suite révélé que dans environ 40% des bureaux de vote de Philadelphie, les machines fonctionnaient mal. Dans le comté de Northampton, selon le New York Times , les multiples échecs du système comprenaient le décompte de seulement 164 votes, sur 55 000 votes exprimés, pour un principal candidat démocrate à la justice ». L’ExpressVote XL étant, je vous l’ait dit ici, le plus improbable de tous :  trop grand (on ne sait pas où le stocker), trop cher, mal conçu avec ses bulletins de vote à format exclusifs et sa « preuve » de vote incompréhensible ou illisible derrière sa vitre, plus son logiciel système qui n’existe plus officiellement (ça tourne en 2020 sur du Windows 7 sorti onze ans auparavant, le  pour remplacer Vista, le pire de tous) il a tout du Gozilla des lieux de vote (ici à droite). « Ces critiques ont conduit la commission électorale bipartite du comté à approuver à l’unanimité une motion de censure pour le nouvel équipement. Mais Boockvar (la représentante démocrate) et l’exécutif du comté démocrate ont insisté pour que Northampton s’en tienne à la technologie. Pendant ce temps, le Parti démocrate est resté silencieux aux niveaux national et étatique. (Les porte-parole du DNC national, le secrétaire d’État de Pennsylvanie et le Parti démocrate de Géorgie ont tous refusé de répondre aux questions sur leurs positions en matière de technologie de vote pour cet article.) »  

Bref, ça ne marchait pas bien, mais on s’est tu, la faute certainement au trop lourd investissement effectué (voté par les deux bords) : les Dominion de Raffensberger, c’est un peu le F-35 de la Georgie : « too big to fall », devenu trop lourd pour pouvoir tomber. Rappelez-vous la séquence : Trump, candidat avait flingué l’engin en disant que c’était une erreur volante et qu’il fallait en arrêter la construction. Une fois élu, c’est devenu chez lui le meilleur avion du monde « totalement invisible »….

L’attitude des démocrates en Georgie avait surpris, eux habituellement les premiers à critiquer les machines réputées hackables et à créer au loup : « pourquoi tant de démocrates et leurs alliés ne s’opposent-ils pas vigoureusement à la prolifération des BMD dans le paysage électoral ? C’est peut-être par crainte que même soulever de telles questions puisse finir par réduire la participation en ébranlant la confiance déjà faible des électeurs démocrates dans notre système électoral. Les critiques de BMD disent avoir entendu cet argument – généralement exprimé en privé – mais le trouvent spécieux. «Rien n’indique que parler de sécurité électorale réduit la participation électorale», déclare Lulu Friesdat, présidente de Smart Elections , un autre groupe d’intégrité électorale qui lutte contre les BMD. Friesdat cite un sondage Harris de 2018 montrant que les électeurs étaient, en fait, plus susceptibles de voter s’ils craignaient le piratage. » Alors pourquoi donc ce silence ?

Le flou gênant des organismes critiques

Et ils n’ont pas été les seuls, selon Levine :  « quelle que soit la raison, plusieurs des groupes de surveillance électorale les plus connus du pays n’ont pas aboyé très fort, voire pas du tout, sur les risques pour la sécurité et les dangers logistiques des BMD. Deux de ces groupes sont Verified Voting , basé en Pennsylvanie, et le Brennan Center. Tous deux ont joué un rôle de premier plan en aidant à étouffer les objections aux BMD et ont même prêté leur crédibilité à la promotion et au déploiement de ces systèmes en Géorgie, en Pennsylvanie et dans d’autres États clés. » Verified Voting a peut-être fait plus pour aider à éliminer les ERD sans papier que toute autre organisation nationale. Début 2019, il a exhorté la Georgie à utiliser des bulletins de vote sur papier marqués à la main. Mais ensuite, selon les critiques, il a donné sa bénédiction aux machines en participant à des audits qui ont été vantés par Raffensperger et Dominion comme prouvant l’exactitude et la validité des décomptes de votes BMD ». Un revirement assez incompréhensible selon l’auteur : « cette qualification a été ridiculisée comme invalide par deux des experts en sécurité électorale de Verified Voting, qui ont ensuite démissionné fin 2019 de l’organisation: DeMillo de Georgia Tech (ici gauche, c’est l’ancien « Hewlett-Packard’s first Chief Technology Officer » !) et le membre du conseil d’administration, le Dr Philip Stark, professeur de statistiques à Berkeley et expert en élections. Marian Schneider, jusqu’à récemment présidente de Verified Voting, déclare à propos des critiques partis: «Nous ne sommes pas d’accord avec eux pour dire qu’aider les élus à faire un meilleur travail dans l’administration électorale est intrinsèquement une mauvaise chose.» Après les démissions et la publicité négative qui a suivi, Verified Voting a précisé en décembre dernier qu’il était toujours fermement opposé aux BMD à usage universel. » Face aux ancestrales et douteuses Diebold Accuvote TS rejetées fort tardivement en 2019, les machines Dominion représentaient quoi qu’on puisse en dire un progrès, en tout cas !!!

Une séquence redoutée annoncée  

Avec ces machines prétendument efficaces et dont les démarrages ont été désastreux, plus tiédeur à les critiquer, les énormes enjeux financiers et politiques en cours (allez-donc expliquer à des contribuables qu’ils paient cher des trucs qui ne marchent pas !); notre journaliste émérite voit ici se profiler l’horizon de novembre 2020 le déroulement d’un long tapis rouge à… Donald Trump, qui, pour lui, c’est sûr, embarquera forcément dans le train de la contestation avec cette mine d’éléments à charge mis à sa disposition : « la situation en Géorgie illustre les risques que la technologie de vote problématique peut poser pour les élections de novembre et au-delà. Les réformes de bon sens poussées par le groupe de Marilyn Marks (de Coalition for Good Governance (CGG), ici à droite) pourraient être largement appliquées dans certains des swing states avant que le procès fédéral ne soit résolu. Une option consisterait à supprimer la plupart des BMD, à donner aux électeurs le même type de bulletins de vote papier envoyés aux électeurs absents, puis à utiliser les scanners déjà disponibles pour les compiler  » (c’est ce qui s’est fait – heureusement – en fait avec l’énorme afflux provoqué par le Covid19 !). En haut le tweet alarmiste du 21 novembre de Trump qui n’a débouché sur rien les jours suivants … c’était de l’esbroufe complète ! Voilà où on en était, à quelques jours maintenant de la date fatidique…

« Bien sûr, l’impression de millions de bulletins de vote supplémentaires sur papier dans des États comme la Géorgie, la Pennsylvanie, la Caroline du Nord, l’Ohio et le Texas coûtera de l’argent. Mais cela en vaudrait sûrement la peine. Sinon, nous sommes confrontés à la possibilité réelle que les avocats de Trump se battent contre ceux de Biden sur la légitimité des élections pendant des semaines ou des mois, tandis que Trump reste à la Maison Blanche, tweetant sur la façon dont il ne laissera pas les démocrates et les sociétés de machines à voter s’entendre pour voler l’élection (3) » concluait Levine, démontrant avec brio que l’une des machines préférées de Donald était… une Dominion (sur laquelle il a voté) ! Etonnant, non ? Incroyable, tout simplement : il faut lui élever une statue, à ce visionnaire  !!!

PS : dans un de ces revirements dont il a le secret, Trump, le 24 novembre re-tweetait un avis de Randy Qaid, ici à gauche, un acteur de troisième zone (Independence Day) sacrément dérangé lui aussi (ça s‘explique) et un de ses fervents soutiens (Trump avait déjà retweeté des choses provenant de lui) qui tout à coup lui aussi, par la grâce d’une défaite mémorable, est soudainement devenu partisan de ce pourquoi se battent les démocrates depuis des années : des bulletins papier et non des appareils BMD !! Ceux des « absentees ballots » qu’il a tant critiqués !!! Ou quand un fêlé complet finit par convaincre un autre fêlé !!! En même temps, Donald, définitivement à l’ouest, toujours aussi inconscient de l’enjeu politique et toujours déconnecté de la réalité, demande qu’on REJOUE  l’élection !!! Comme s’il s’agissait d’une simple partie de poker au fond d’un bouge miteux !

Le 27 novembre, le grand malade, toujours en crise et plutôt par sursauts, sévissait à nouveau, dans un énième sursaut d’autorité mal placé et sans aucun fondement légal en tweetant que « Biden ne sera autorisé à entrer dans la Maison Blanche que s’il arrive à prouver que ces 80 millions de bulletins ne sont pas frauduleux ou obtenus illégalement ».  A part lui mettre une camisole et l’embarquer dans un fourgon matelassé, je ne vois pas comment on va le déloger de là, ce fou intégral… désormais incapable de comprendre ce qu’est une Constitution, et qui est celui qui doit la respecter en premier, à savoir le chef de l’Etat !

 

(1) il est aussi l’auteur de l’ouvrage sur l’industrie de la santé mentale aux USA, un autre scandale -là-bas. On peut l’entendre ici. Son étude portait sur Philadelphie, où il avait été choqué en tant que journaliste par la criminalisation de la santé mentale qui a été étendue ensuite à Miami. Un problème d’égalité sociale négligée selon lui. Un énorme scandale, celui de l’argent réalisé sur ces cas désolants, dont celui des prisonniers. Bref, un homme engagé, discret, et bien respectable.

(2) c’est bien plus que cela : Chris Vickery, est « research director » chez.  UpGuard. C’est lui qui a trouvé qu’en 2016 Cambridge Analytica avait utilisé un logiciel créé par les canadiens de AggregateIQ (alias “AIQ”) , un système utilisé par le sénateur texan Ted Cruz et le gouverneur du Texas Greg Abbott, aussi bien que l’ukrainien Serhiy Taruta, pour son nouveau parti Osnova…  La firme a aussi développé une application pour Breitbart News. « Les liens entre AIQ et Cambridge Analytica – au centre de la récente fureur généralisée sur l’utilisation abusive de données extraites de 50 millions de comptes Facebook – ont également attiré l’intérêt des autorités américaines et britanniques. Le PDG de Cambridge, Alexander Nix, a été suspendu par son entreprise la semaine dernière après que des journalistes britanniques ont publié des images secrètement enregistrées montrant Nix se vantant de corruption et de chantage à ses rivaux politiques. » On rappelle ici que parmi les vantardises de Brad Parscale (lire ici), ancien responsable informatique de Trump (parti avec la caisse) il y avait cette collecte massive de données de contacts via Facebook. Et donc via AggregateIQ !!! Ted Cruz, en parfait hypocrite, a tenté dernièrement de « griller » les représentants du Big Tech comme le dit Trump, lors de leur audition au Congrès…  On notera qu’initialement, Trump avait prévu de faire diriger son Nigntmare Dream par David Bossie et non par Rudy Giuliani. Il dirigeait en 2016 le « Defeat Crooked Hillary PAC » (un comité d’action politique limité à 5000 dollars par personne) et c’était l’ex Citizens United, habitué des plateaux TV de Fox, devenu peu de temps après « Trump’s deputy campaign manager », où il a été accusé d’avoir piqué dans la caisse, lui aussi, viré en août 2019… et réintégré par Donald !! Hélas pour lui, Bossie a attrapé le Covid19… à la Maison Blanche !

(3) la photo date du 27 novembre, et montre la moue de Donald quand on lui demande où il en est… pour reprendre ensuite un journaliste en lui disant « ne me parlez pas ainsi, je suis toujours le président des USA » et d’embarquer direct sur un propos comme quoi « les USA sont comme un pays du Tiers Monde avec une telle fraude »…

Le texte à l’origine :

https://washingtonmonthly.com/magazine/november-december-2020/donald-trumps-favorite-voting-machines-2/

 

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