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Election 2020 (IV) : une erreur de stratégie des républicains

Ils se sont plantés les républicains. Et en beauté, donc. Leur principale erreur est flagrante : celle de leur obsession de la recherche de la fraude électorale, en fait fort peu courante dans le pays. Il se sont mis des œillères pour ne pas voir la montée du vote noir, pour ne pas distinguer la prise de conscience des banlieues défavorisées, du vote latino (ils ne se sont intéressés qu’à ceux de Floride, massivement restés anticastristes par tradition). Ils ont surtout trop fait la chasse aux potentiels électeurs démocrates au lieu de chercher à renforcer les rangs des leurs, entraînés par des gens sectaires et extrémistes, qui finissent aujourd’hui par se révéler de parfaits illuminés. Et ces derniers temps surtout, ils n’ont vraiment pas choisi les bons chevaux en matière d’avocats : après Syndey Powell et Lin Wood, je viens de vous en retrouver un, de gratiné lui aussi…

Erreur grave de stratégie chez les républicains

Le bébé se présentait donc bien pour Donald, comme je vous le disais hier, avec ses sbires au bon endroit… jusqu’à la crise du Covid19 qui a vite rebattu les cartes pour une raison simple : les républicains n’ont jamais cru au procédé de vote par correspondance, étalé sur une période, et ont toujours défendu l’idée de voter en une seule journée seulement. Les démocrates, qui ont pris davantage conscience des dangers de l’épidémie, ont mis en place dès le mois de février 2020 de quoi envisager ce mode de vote et le privilégier. On a vu avec quel succès. Les républicains suivant aveuglément un président inconscient du danger, qui a fini par contaminer toute la Maison Blanche, ont beaucoup tardé à mettre en place leurs directives. Ils se sont aussi lourdement trompé de stratégie : au lieu d’inciter leurs électeurs à voter de la même façon, ils ont cherché à empêcher avant toute chose leurs adversaires démocrates de le faire.

N’ayant toujours rien prévu, ils se sont tournés dans l’urgence vers une sorte de pasionaria des blocages de vote, appelée Catherine Engelbrecht, contactée en mai 2020 par Christy McCormick et Don Palmer, les deux commissaires nommés par Donald Trump déjà cités ici. Ils étaient faits pour se rencontrer : « True the Vote a des liens étroits avec le GOP et est connu pour ses campagnes visant à purger les listes électorales, à pousser les lois d’identification des électeurs et à intimider les électeurs. Le groupe recrute actuellement d’anciens membres de l’armée et des forces de l’ordre pour patrouiller dans les urnes en novembre sous prétexte de se prémunir contre la fraude électorale présumée » (ah tiens, revoilà les techniques d’un certain Roger Stone, décrites ici, rappelez-vous ses dires chez Alex Jones !!).

True the Vote a toujours eu une peur bleue du vote par correspondance, car on ne peut pas aussi facilement intimider son utilisateur que sur un lieu de vote et cela nécessite des compétences Internet que le groupe réactionnaire de Catherine Engelbrecht ne maîtrise pas : quand on regarde vers le passé, c’est partout. « Christy McCormick et Don Palmer, les deux républicains de l’EAC à quatre membres, se » sont entretenus sur le podcast avec Catherine Engelbrecht, fondatrice de True the Vote, au sujet du vote par correspondance. Engelbrecht décrit le processus comme « un désastre en attente de se produire », affirmant que des millions d’électeurs inscrits qui devraient être radiés des listes recevront des bulletins de vote. Les deux commissaires ont convenu que la réalisation du vote par correspondance pour les 50 États serait presque impossible pour les élections générales de cette année, et que la pratique est mûre pour la fraude ». Ça c’était leur point de vue : toujours cette obsession lancinante de la fraude si bien pourtant pratiquée jadis dans leurs rangs par Ken Blackwell en Ohio !!! Mais en même temps, les trois lascars le reconnaissaient implicitement : ils n’étaient pas du tout prêts, côté républicain, pour l’afflux de vote par correspondance (d’où par exemple leurs initiatives malheureuses et hors-la-loi de « boîtes » de collecte, étudiées ici en détail). En ce sens, avec leurs fausses boîte, les fraudeurs c’étaient eux !!!!

« Selon le Washington Post, les experts électoraux s’accordent à dire: « Il n’y a aucune preuve de fraude de routine ou même statistiquement significative dans les cinq États qui organisent des élections par correspondance. » Mais Palmer, une personne nommée par Donald Trump à la commission, a affirmé que voter par courrier conduit à la fraude. « Il y a eu des études qui disent que le vote par correspondance et les absents sont tout simplement plus vulnérables à la fraude parce qu’un fonctionnaire électoral ne confirme pas l’identité de l’électeur », a déclaré Palmer (ce qui est complètement faux, des bulletins renvoyés par des comtés pour être re-précisés sont même devenus des arguments inverses chez Giuliani récemment, qui a alors parlé d’empêcher les gens de voter, pour des bulletins renvoyés !!!). « Des esprits plus grands que moi en sont arrivés à cette conclusion, et c’est évident, quand vous examinez les rapports de fraude qui se produisent occasionnellement. Les responsables électoraux et les bureaux électoraux doivent être vigilants pour s’assurer que cette probabilité accrue de fraude ne se produit pas. sur une échelle qui fait basculer une élection.  » Bref, elle-même n’était pas sûre de l’ampleur de la fraude supectée !! Un comble ! Mais en tout cas c’était clair, avant même l’élection de 202o, les  gens de Trump ne voyaient que de la fraude obligatoirement dans le vote par correspondance !!! Leur attitude actuelle n’a donc rien de surprenante : ils s’en étaient mutuellement persuadés, et ce, depuis des mois ! Au point de contaminer… leur chef suprême !

Des moyens armés envisagés !

C’était même devenu une paranoïa véritable chez eux. Plus grave et plus inquiétant encore lorsque Engelbrecht, responsable aussi des King Street Patriots, avait évoqué dès janvier 203 la possibilité d’envoyer des hommes en armes sur les lieux d’élection : « Lors d’une session stratégique en février, dans le cadre d’une conférence parrainée par le groupe secret d’extrême droite Council for National Policy et à laquelle ont participé des donateurs et des militants conservateurs, Engelbrecht a déclaré que True the Vote recrutait des vétérans, même des Navy Seals, pour patrouiller dans les urnes. dans le «centre-ville» et les communautés amérindiennes à prédominance. Elle appelle l’initiative «Continuez à servir». The Intercept, en partenariat avec le groupe de surveillance Documented, a divulgué des enregistrements de la conférence dans un article du 11 avril. «Vous voulez parler de gens qui comprennent et respectent la loi et l’ordre et la chaîne de commandement, vous obtenez des prélèvements [comme dans la marine] dans ces sondages, et ils vont dire:« Non, non, voici ce que cela dit. comment nous allons jouer ce spectacle », a déclaré Engelbrecht lors de la séance ». Elle jouait déjà à un jeu dangereux, que ne pouvaient pas ne pas connaître les républicains… la peur de perdre le Texas l’a hantait déjà : «Les gens pensent:« Oh, le Texas est un État rouge. »Le Texas n’est pas un État rouge, le Texas est un État violet», a déclaré Engelbrecht. « Si vous ne pensez pas que le comté de Harris peut, lors du prochain cycle électoral, effondrer tout le Texas – il le peut. » L’inquiétante Engelbrecht, avait trouvé sur place un drôle d’allié : « pour gérer ce nouveau plan – lui-même une réanimation du programme dormant «Citizen Patriot Response», ou CPR, programme – King Street a fait appel à un autre ami du programme, Brandon Darby, un anarchiste devenu partisan du Tea Party. Darby a expliqué son intention de «prendre une petite zone du comté de Harris, probablement à proximité» et de «commencer à travailler avec eux et à impliquer nos communautés… dans leurs communautés»… Darby ?  Oui, le même que décrit ici, devenu informateur pour le FBI en 2008 !!! Comme on se retrouve !!!  Il est devenu depuis managing director de Breitbart Texas !!! Le copain de « miss boobs », Cassandra Fairbanks !!! Que ce monde est donc petit !!! Cette dernière tente désormais d’attirer ses fans chez Parler, nouveau réseau social financé par l’argent de l’extrême droite (celui de Mercer surtout), avec Candace Owen (autre larguée). Leur premier gros poisson ferré : Ivanka Trump !!

Ironiquement, on notera que la même Catherine Engelbrecht, recrutée par l’équipe Trump et revenue récemment mettre les pieds dans le plat, n’avait pas en 2016 choisi Donald mais… Ted Cruz, que le premier faisait surveiller et cherchait pourtant à dézinguer ses réunions par les mercenaires de Roger Stone !!! « Devant une foule debout dans l’entrepôt de King Street, Cruz a fait un retour à la maison symbolique au Texas – lors d’une tournée qui se poursuit mardi soir lors d’une soirée «Thank You Ted Cruz» parrainée par un thé à Arlington – pour partager la bonne parole de la ligne de front . La fondatrice des King Street Patriots, Catherine Engelbrecht, s’est assurée que Cruz repartait avec un souvenir de l’occasion: une copie de Guerre et Paix signée par des membres de la foule, qu’elle lui a suggéré d’utiliser comme munition pour son prochain combat. Le livre, a-t-elle plaisanté, est «largement considéré comme l’une des plus grandes œuvres de fiction du pays… comme le projet de loi Obamacare». Michael Berry – le  dj de radio conservateur de Houston (ici à gauche) qui a dit une fois qu’il espérait que quelqu’un fait exploser le centre communautaire islamique de Ground Zero – (il  a fait ça aussi) a eu l’honneur de raviver la foule avant que Cruz ne monte sur scène. Berry a rappelé avec tendresse la position de 21 heures de Cruz contre Obamacare comme la nuit « où Ted Cruz a capturé l’imagination nationale », preuve qu’un gars debout peut arrêter le statu quo dans son élan. » Le 2 janvier 2018, Cruz récidivait, avec une réunion à laquelle participaient Glenn Beck, Michael Berry, et Steve Deace. Ce dernier est un farouche opposant aux homosexuels, qui a surnommé le “rainbow jihad” les avocats du mouvement. Toute la délicatesse de l’extrême droite soutenant Cruz. A la radio retransmise sur chaîne TV de Berry, apparaît régulièrement le comédien Chuck Knipp, déguisé grossièrement en noir sous le surnom de “Shirley Q. Liquor”…  une « blackface » régulière qui ne semble en rien gêner Berry !!!

L’option armée a été envisagée donc et on en a vu les effets indirects récemment. A droite ici, on peut voir des policiers de Charlotte-Mecklenburg en train d’arrêter Justin Dunn, le 3 novembre 2020 aperçu devant le lieu de vote d’Oasis Shriners dans l’University City area de Charlotte en Caroline du Nord ; le pistolet à la taille. « Un décret de consentement judiciaire de 1981 interdisait aux anciens combattants et aux ex-policiers d’agir comme observateurs de scrutin, mais un juge n’a pas renouvelé l’interdiction en 2018. Morton Blackwell, trésorier du Comité exécutif du Conseil pour la politique nationale et membre du Comité national républicain, a déclaré que parce que l’interdiction a été levée, j’ai prévu de pousser le RNC à « consacrer des ressources importantes » à « l’intégrité du scrutin ». L’auteur Anne Nelson a confirmé la position actuelle de Blackwell au CNP. True the Vote travaille sur une application pour smartphone pour surveiller les bureaux de vote en cas de fraude présumée dans les États du champ de bataille (surnom des états clés) cette année ». Tout cela en vertu de quoi ? On finit par le savoir :  « selon The Intercept, les participants à la session ont soutenu que les initiatives de vote par correspondance menaçaient les candidats républicains, révélant le véritable motif de l’opposition de la droite à cette pratique ». On y est, là… bingo !

Le 6 août dernier, True the Vote faisait en effet tomber le masque en déposant une plainte contre le vote anticipé : et c’est Bretitbart qui le révélait en premier ! « Bullock (le gouverneur démocrate) a publié une directive autorisant les comtés du Montana à choisir de mener un vote par correspondance universel pour les élections du 3 novembre. Le mois dernier, près de 40 comtés ont annoncé qu’ils procéderaient à un vote par correspondance complet pour les élections. True the Vote, comme Breitbart News l’a appris, porte maintenant une action en justice contre Bullock au nom de plusieurs électeurs du Montana, de deux candidats en lice pour les sièges de l’État et d’un bureau local du Parti républicain. La campagne du président Trump et le Comité national républicain (RNC) poursuivent également. «Les représentants du gouvernement démocrate et les candidats, tels que le gouverneur Bullock, mènent un effort national de la gauche pour se passer de toute notion d’équité dans les élections», a déclaré la présidente de True the Vote Catherine Engelbrecht dans un communiqué. En autorisant une élection par correspondance deux mois avant le jour du scrutin, le gouverneur Bullock a invité davantage de privations du droit de vote des électeurs et de fraude électorale à participer au processus et a ignoré de manière flagrante les droits des électeurs du Montana à faire adopter son propre programme politique pour se présenter aux Sénat, a poursuivi Engelbrecht ». C’était bien là leur grande peur ! Plus grande que celle du Covid19 !! Un Bullock qui a pourtant été défait (et largement, de 10 points !) dans la course au Sénat (il ne pouvait pas être gouverneur trois fois de suite en 2020 !), ce 3 novembre, par son concurrent républicain sortant Steve Daines (Trump l’a emporté sur place par 56,9% contre 40, 6% dans l’Etat ) !! Mais le vote par anticipation a bel et bien marché : plus de 162% par rapport à l’élection de 2016, apportant la preuve que ce type de vote n’amène pas nécessairement l’élection d’un démocrate : les craintes de True Vote étaient donc infondées !!!

Et quand il n’y a plus d’arguments, il reste… Dieu 

Le 8 mai 2020, Catherine Engelbrecht remettait ça en effet avec une déclaration assez sidérante, à croire que le confinement dû au Covid19 ne lui a pas trop réussi : « après que Trump a affirmé sans preuve qu’il aurait remporté le vote populaire de 2016 si ce n’était des «millions» de personnes votant illégalement, True the Vote a lancé un «audit national» de l’élection et l’un de ses dirigeants a affirmé avoir vérifié plus de 3 millions de personnes, des votes de non-citoyens avant que le groupe n’abandonne l’effort, a déclaré Engelbrecht à l’époque, faute de fonds » (on n’a aucune trace de cela, c’est un hoax complet à deux étages : l’annonce et la fausse recherche !). 

« Engelbrecht a déclaré aux intercesseurs de l’IFA (Intercessors for America, notez la liste ci-dessus des noms en bas à qui il faut adresse des prières…) que l’expansion du vote par correspondance est un «effort orchestré» pour «profiter de la peur, de l’incertitude et pousser ce programme pour renverser tous les processus qui seraient normalement associés à la sauvegarde des élections.» Engelbrecht a cité une statistique largement vantée mais trompeuse selon laquelle 28 millions de bulletins de vote par correspondance auraient été «perdus dans le processus» depuis 2016. Les défenseurs du vote par correspondance «veulent provoquer le chaos, et ils vont le propager à travers le pays comme un virus», a-t-elle affirmé. » Elle a ensuite interpellé Dave Kubal, le président d’Intercessors of America. C’est devenu un mouvement religieux appelé Pray The Vote, lancé à la veille de l’élection le 20 octobre 2020 : « Engelbrecht a prié : «Seigneur, nous vous demandons simplement de… – nous savons que votre esprit n’est pas un esprit de chaos. Nous savons que cela vient de Satan.  » Ah, si le diable s’en mêle… ou l’habite…

Ici, on peut entendre Kubal tenir une rhétorique plutôt particulière sinon carrément déjantée intitulée « Christians Must Align With Elected Officials To Advance The Kingdom Of God ».. Incroyable propagande mystico-politique !!!! « Kubal a décrit Englebrecht comme un «guerrier pour la liberté» que Dieu a «oint» pour ce moment dans le temps. Engelbrecht et Dave Kubal d’IFA (ici à droite) ont pris la parole en des termes urgents. Engelbrecht a supplié Dieu de « faire comprendre aux gens que nous nous battons pour le contrôle du monde libre » et a prié pour que Dieu encourage les gens à « se lever » et à s’impliquer dans la « guerre des 1000 fronts ». « Littéralement, la liberté, les libertés de notre nation sont en jeu », a déclaré Kubal. «Dans six mois, tout pourrait changer. Ces six prochains mois, nous nous battons littéralement pour notre république, pour les libertés dont nous avons joui. «  Un commentateur ayant gardé les pieds sur terre conclura :«True the Vote est un abus de langage», a déclaré Gerry Hebert, un avocat du droit de vote de premier plan qui a travaillé sur les questions pendant 21 ans au ministère de la Justice. « Ils devraient être appelés Suppress the Vote… » Voilà qui est bien dit, car c’est exactement ce qu’il font !

L’argent derrière l’opération

Reste à savoir qui payait derrière tout ça, maintenant que l’on a découvert qui organisait cette effervescence… sans trop de surprise, c’est l’extrême droite millionnaire américaine habituelle. « True the Vote est une organisation à but non lucratif exonérée d’impôt relativement petite, avec un budget 2017 de 563 000 dollars. Le groupe avait levé plus d’argent au cours de ses premières années, récoltant 1,8 million de dollars et dépensant près de 1,6 million de dollars en 2012. CMD a identifié les sources de financement du groupe d’une valeur de 655 000 dollars de l’exercice 2014 à 2018. Les plus grands donateurs sont deux fondations liées, la Lynde and Harry Bradley Foundation (de Michael W. Grebe, ici à gauche sur la photo, avec Jim DeMint et John Fogerty de l’ Heritage Foundation) et le Bradley Impact Fund. La Fondation Bradley, basée dans le Wisconsin, a été un acteur majeur dans la promotion des intérêts de droite au niveau de l’État. De 2014 à 2018, Bradley a fait un don de 195 000 dollars à True the Vote et le Bradley Impact Fund a donné 172 000 dollars. Dans les fichiers Bradley internes obtenus par CMD, True the Vote a demandé et reçu des subventions de la Fondation Bradley pour des programmes dans le Wisconsin pour «éduquer les observateurs de scrutin», identifier les inscriptions électorales «non autorisées» et promouvoir les politiques d’identification des électeurs »(cf faire la chasse aux électeurs démocrates !). « La Greater Houston Community Foundation, un commanditaire de fonds conseillé par les donateurs, a versé 139 000 dollars de dons de ses clients à True the Vote de 2015 à 2018. DonorsTrust, le «guichet automatique à l’argent noir» de la droite que les familles milliardaires telles que Coors, DeVos et Koch utilisent pour canaliser des contributions caritatives vers des organisations à but non lucratif de droite, a contribué 50 000 dollars en 2017 et les principaux sponsors de fonds conseillés par les donateurs ont contribué de plus petites sommes: Fidelity Investments Charitable Gift Fund (49 700 dollars de l’exercice 2015-2018), Vanguard Charitable (38 000 dollars de 2014-2017) et Schwab Charitable Foundation (20 200 dollars de l’exercice 2015-2017) ».

Les pires thuriféraires de droite financent ces attaques contre la démocratie depuis des années en favorisant les chasseurs d’adresses pour intimider ou écœurer les électeurs. On les connait depuis des années. Daniel Pipes, un faucon nommé par Bush à la tête de l’Institut des États-Unis pour la paix (???) ou David Horowitz notamment, et son Freedom Center, anti-islam, auteur du livre « Big Agenda » (ici à gauche) qui a servi à l’évidence aux thèses de QAnon en faisant de Trump le sauveur de la nation. Le livre se présentant ainsi : « Une bataille est terminée (cf en en 2016), mais il y en a beaucoup d’autres à venir. Ce livre est un guide pour combattre les adversaires de la restauration conservatrice. Il identifie qui sont les adversaires – leurs méthodes et leurs motivations. Il décrit leur programme – non seulement les questions particulières avec lesquelles ils font avancer leur objectif, mais l’objectif destructeur lui-même. Et il présente une stratégie qui peut les vaincre.  » Et on sait qui a aussi été aidé : outre donc la Bradley Foundation, Donors Trust a favorisé les actions pour la plupart délictueuse de James O’Keefe, de Project Veritas, en lui offrant par exemple 1,7 million de dollars. Le State Policy Network(SPN), qui a visé des syndicats, avec 20,3 millions en 2016, le Wyoming Liberty Group (WLG), avec 1,63 million, le Pillar of Law Institute, le Center for Individual Rights (CIR) avec 850 000 dollars, ou 3,4 millions au controversé Federalist Society qui regroupe 60 000 avocats d’extrême-droite aux USA. Un mouvement derrière les trois nommés à la Cour Suprême, Neil Gorsuch, John Roberts, et Samuel Alito, qui vient de faire des siennes, récemment. D’où le danger…

L’autre mauvais cheval

Vous vous rappelez de Lin Wood, l’avocat du jeune tireur de Kenosha venu faire sa tirade mémorable en compagnie de Don Jr (1) ?  Je vous ai expliqué ici que ce n’était pas le bon cheval pour la défense de Donald Trump. Un homme assez répétitif, vous ai-je dit aussi ici. Je vous en ai trouvé un autre, tout aussi boiteux, en observant attentivement  ce qui vient de se passer dans le Michigan, dont je vous aurai beaucoup parlé au final. Trump vient de s’y prendre une claque mémorable, après avoir tweeté bien trop vite qu’il venait d’y remporter une grande victoire après le refus de la certification d’un comté important puisqu’il contient la ville « sensible » de Detroit, où des activistes trumpiens ont tenté de mettre le souk dans le centre de tri le soir-même de l’élection (photo ici à gauche). Depuis, Trump, qui ne s’informe que par la télé et les tweet de ses admis droitiers, avait dépêché sa fine équipe pour s’activer sur le dossier et tomber sur le comté de Wayne, qui contient la ville de Detroit, un comté qui est noir à 80% et dont la secrétaire de l’élection, Jocelyn Benson, avait vite reconnu quelques erreurs bénignes, des disparités entre le nombre de bulletins comptabilisés et le registre des votants. Des péccadilles, pas de quoi crier au loup.

Wayne est un des 83 comtés de l’Etat. Au total, Biden  a fini avec un avantage substantiel aujourd’hui sur Trump car il possède près de 150 000 voix d’avance, ce qui représente en réalité près de 15 fois la marge de Trump sur Hillary Clinton en 2016, ce qu’il a bien sûr oublié de rappeler !!! A Wayne comme ailleurs, les votes par correspondance l’ont largement emporté… d’un côté surtout : Biden y a fait 171 041 votes le jour J, contre 426 129 par courrier et Trump 133 238 contre 131 135, soit à peine plus que le jour J chez eux !!! Les républicains n’ont pas crû… à la pandémie ! Biden fait sur place au final 68,32% des bulletins et Trump… la moitié : 30,27%. On note les 542 voix de Rocky de la Fuente, importateur de voitures, et son propre parti.

En faisant mousser le dossier grâce à ses relais habituels (OAN, Fox, NewsMax, Rudy Giuliani, Sydney Powell, The Gateway Pundit, Jack Posobiec, etc), l’affaire des quelques bulletins disparates est vite devenue une affaire nationale, alimentée par les tweets présidentiels rageurs. Résultat, au bout du comptage, les deux représentants républicains délégués pour certifier le vote, Monica Palmer, qui présidait leur conseil et William Hartmann (ici à droite) ont refusé d’émarger le résultat final, en un premier temps. Ce sont les membres du Board of State Canvassers , un organisme créé par la Constitution et intentionnellement bi-partisan. Résultat, égalité 2-2 dans les décideurs finaux, et pas de certification donc pour le comté et l’Etat !!! Or la première vient tout juste d’avouer à la presse avoir été en contact personnellement au téléphone avec Donald Trump !!! Palmer a confirmé au Detroit Free Press qu’elle avait reçu un appel du président après la réunion du mardi 17 !!!  Incroyable !

Trump avait tweeté victoire aussitôt, mais aussi l’ineffable Jenna Ellis, la nouvelle conseillère juridique principale de la campagne Trump, déjà fâchée avec tout le monde à la Maison Blanche (elle avait critiqué les supporters de Trump en 2016 !), qui, a écrit un peu vite elle aussi le 17 novembre : «ce soir, le conseil des solliciteurs du comté de Wayne County, MI a refusé de certifier les résultats des élections. Si le conseil d’État fait de même, le législateur de l’État républicain sélectionnera les délégués (de l’Etat, pour l’élection du Président, ils sont 16 pour le Michigan). Énorme victoire pour @realDonaldTrump. » Hélas pour elle (qui avait tort sur le fond car ça ne concernait qu’un comté !) et son héros, le lendemain les deux délégués dont on attendait toujours l’accord se rétractent et signent finalement la feuille de certification, après avoir obtenu l’assurance que les « disparités » seraient réétudiées plus en détail un peu plus tard. De toute façon la loi de l’État ne permet pas à la législature d’intervenir et de sélectionner directement les délégués ou d’attribuer les délégués à quiconque autre que le gagnant du vote populaire. Fin peu glorieuse pour l’équipe de Trump… et son avocat sur place, un certain…Mark «Thor» Hearne. Tiens, un nom qui rappelle quelque chose aux passionnés d’histoire contemporaine…

Le tort de Thor

Pour ça on retourne en Floride en 2000, le soir de l’élection.. qui va durer plusieurs semaines en restant dans l’incertitude, on l’a vu. A peine les urnes informatiques ouvertes, et les fiches cartonnées poinçonnées ramassées, on s’aperçoit que le scrutin en Floride, qui va mathématiquement sceller la victoire cette année-là pose en effet problème. D’où l’idée de répandre davantage encore que ça n’a été déjà fait auparavant  la notion de « bulletins volés » par de faux électeurs. Karl Rove et ses alliés ont mené campagne sur ce thème, justement, des « électeurs fantômes » illusoires et fictifs, et ce, bien avant déjà. Avec une autre idée derrière la tête en fait, celle de « nettoyer » des listes électorales et de priver ainsi des électeurs de bulletin !!! Pour cela, Rove a créée un organisme au look fort officiel officiel qui s’appelle l’American Center for Voting Rights ou AVCR. C’est un  «think tank» reposant sur l’idée comme quoi la fraude électorale, par définition, est un problème majeur dans les élections aux USA. Alors que rien ne le prouve, les cas réels sont aussi rares qu’aujourd’hui !!! Il pousse en lobbying auprès des élus et de la population à obtenir l’adoption de lois onéreuses d’identification des électeurs, qui surtout réduisent le taux de participation parmi les pauvres, les minorités et les personnes âgées : on s’en doute, ce sont les groupes les plus susceptibles de voter démocrate !!! Le tout est exprimé sous le vocable « élections l’intégrité », qui revient constamment chez eux en leit-motif (c’est le même ressorti ces derniers jours !). La Maison Blanche faisait alors pression sur les avocats pour intenter davantage de poursuites pour fraude électorale, sans trop de succès au départ.

« Là où l’administration Bush n’a peut-être pas réussi à convaincre les électeurs illégaux, l’effort pour supprimer le vote des minorités a porté plus de fruits, car de plus en plus d’États adoptent ces lois et les tribunaux commencent à les faire respecter au nom de repousser les vagues de fraude électorale largement imaginaire » notera le BradBlog, organisme fort efficace à l’époque pour dénoncer les abus de G.W.Bush. C’est tout un cirque médiatique et de désinformation manifeste qui a été fabriqué : « la méthode d’argumentation de l’ACVR a suivi une ligne familière, d’abord exposée par le chroniqueur du Wall Street Journal John Fund dans son livre, Stealing Elections. Premièrement, l’ACVR a longuement argumenté par anecdote, indiquant des cas de conduite illégale, comme quelqu’un, quelque part inscrivant le nom de Mary Poppins pour voter. L’anecdote serait alors couplée à des statistiques montrant des problèmes avec les listes électorales qui ne sont pas purgées pour retirer les électeurs décédés ou déménagés, laissant ainsi ouverte le potentiel de vote frauduleux dans les bureaux de vote. Enfin, le groupe affirmerait que le montant de cette fraude électorale est difficile à quantifier, car il s’agit après tout d’un comportement illégal, caché au public. Compte tenu de ce grand potentiel de méfait et sans preuve de méfait réel, des initiatives prétendument raisonnables telles que la purge des listes électorales et l’exigence d’une pièce d’identité semblaient la solution naturelle ».

En gros, ne sachant pas qui exactement était en faute, en détruisant tout le lot on se débarrassait à coup sûr du prétendu fraudeur !!!  Ah ça pour sûr !!! Tout avait en fait été rapidement monté : « le groupe a été fondé quelques jours à peine avant que ses représentants ne témoignent devant une audience du comité du Congrès sur les questions d’administration des élections présidée par le représentant de l’époque. (et maintenant détenu fédéral) Bob Ney« . En 2007, il est tombé en effet pour corruption et a été condamné à 30 mois de prison. Il avait fait un faux témoignage dans le cas de l’escroc de haut vol Jack Abramoff…  Celui-ci adoubera plus tard Patrick Pizzella, choisi par Trump comme secrétaire au Travail en le taxant de « très éthique »: ils avaient travaillé ensemble en effet….  Bob Ney doit sa seule notoriété au fait qu’il a fait remplacer le terme «  french frites » par  «freedom frites» à la cantine de la Chambre des représentants, pour indiquer le mécontentement vis à vis de la France lors de l’invasion de l’Irak en 2003 !!! Parlez d’un politicien à la gomme !

Une fois la Floride gagnée, Rove avait tout remballé vite fait : fini, terminé, il n’y a plus rien à voir !!! En quelques heures plus de site Internet, plus d’association ACVR, disparue corps et bien. Comme s’il n’y avait désormais plus de fraude, tant dénoncée pendant des semaines !!! Sur le site on avait effacé aussi le nom de l’avocat de l’association : un gars que l’on retrouvera en 2004 dans l’administration de Dick Cheney appelé… Mark «Thor» Hearne !!! Oui, c’est bien le même que Trump avait contacté dernièrement pour Detroit !!!  On ne se refait pas !!! Ici on peut lire un témoignage ahurissant d’une déléguée démocrate décrivant la véritable descente des envoyés républicains pour vérifier les votes… avec des insignes même pas officiels du GOP, relève-t-elle !!!  Un vrai coup de force !!!

Le 19, Trump retire sa plainte au Michigan via Hearne. En clamant aussitôt que le décompte sur place et la certification y ont été interrompus, ce qui est complétement faux !!!  « Au matin, l’avocat de Trump, Mark «Thor» Hearne, a faussement déclaré que le conseil du comté de Wayne s’était «réuni et avait refusé de certifier les résultats de l’élection présidentielle». Le même  jour, le sénateur républicain Mike Shirkey (déjà croisé ici pas loin d’une milice, rappelez-vous) dans une interview au journal Bridge Michigan, avait affirmé que « la loi de l’État attribue aux électeurs le gagnant du vote populaire de l’État. Et Biden a remporté l’État par plus de 146 000 voix » d’après les derniers décomptes à ce moment-là … Trump a donc perdu deux fois, au Michigan !!!

Un Michigan dans l’expectative encore, pourtant, car le sort de l’élection de l’ensemble de l’Etat cette fois tient aussi à un autre organisme qui a lui aussi le tort d’être composé à parts égales de délégués : deux démocrates (cf deux femmes) et deux républicains. En temps normal, ça n’a jamais posé problème et c’est toujours à l’unanimité que l’élection a été déclarée valable. Mais cette année, il y a un hic, et un gros hic : l’un des deux républicains, Norman D. Shinkle (celui en haut à gauche sur la photo !) est un fervent partisan de Trump… et sa femme Mary aussi, car elle a déposé en son nom un recours pour invalider l’élection… (elle était aussi scrutatrice au dépouillement) pour se faire aussitôt blackbouler par un juge qui l’a rejetée. Celui-là c’est sûr ne votera donc pas la validation !! Tout est donc entre les mains du plus jeune, Aaron Van Langevelde, un avocat nommé par Rick Snyder (en haut à droite) qui a des liens avec l’un des deux élus interlocuteurs récents de Trump qui ont refusé de se soumettre à un diktat. Fera-t-il de même pour éviter le blocage ? Résistera-t-il aux pressions et aux menaces de son propre camp pour débloquer la situation ? Va-t-il en finir avec cette absurdité ? Réponse le 23 novembre…  Ce qui vient d’être fait, Aaron Van Langevelde, par une décision qui l’honore, a décidé de rejoindre la position des deux démocrates ! Biden empoche définitivement ses 16 délégués ! Un point de moins sur la carte de l’infâme Giuliani et même deux déjà avec la Georgie,  la Pennsylvanie attendant toujours les résultats de Schuylkill County, Westmoreland County et Berks et Carbon, tous remportés par Trump.

Le bilan est là conclut Le Monde le 25 novembre : « en proclamant la prétendue illégalité du vote par correspondance (pourtant ratifié par les législatures de 43 Etats), Trump a cherché à perfectionner encore un peu plus les dispositifs de suppression du vote, au détriment de ses adversaires politiques. Il lui fallait à tout prix conforter une certaine idéologie national-populiste, destinée à maintenir au pouvoir le plus longtemps possible une minorité blanche, suprémaciste, peu éduquée, plus masculine que féminine et nettement plus âgée que la moyenne de la population ». Et visiblement, ça a échoué ! Ouf !

Un dernier OVNI pour voter

On remarque que l’on a voté dans les derniers comptés cités sur des nouvelles ExpressVote XL d’ES&S... avec leur écran de 32 pouces « Touch Screen ».  Un drôle d’OVNI que cet engin… neuf. Elles ont été rejetées à New-York ; 30% des machines testées avaient un écran défectueux et des résultats erronés s’affichaient sur plusieurs modèles. En Pennsylvanie elles avaient été l‘objet de pétitions également. Une bien étrange et grande  machine  et une des plus chères, en tout cas, qui fonctionne sur du Windows 7 complètement dépassé (et transfère par clés USB (cryptées)…  Parmi ce qu’on lui reproche, outre ses drôles de fiches de votes verticales (et leur panier de récupération arrière en forme de chistera basque, le  « Hopper »): « L’ExpressVote XL présente un défaut de conception critique «opportunité de marquer»: après qu’un bulletin de vote papier a été vérifié et déposé par l’électeur, le bulletin de vote passe à nouveau devant la tête d’impression qui a marqué le bulletin de vote avant qu’il ne soit tabulé. Que ce soit par piratage ou dysfonctionnement, le XL est capable d’imprimer des marques supplémentaires sur le bulletin de vote après vérification et avant tabulation. Cette grave lacune pourrait modifier les résultats des élections ou affecter la vérifiabilité des bulletins de vote. Il est de bon sens que les bulletins de vote ne doivent plus passer d’appareil de marquage avant le classement.  Sur tous les systèmes ExpressVote, les sélections des bulletins de vote sont imprimées sur papier sous forme de codes à barres. Les codes-barres sont les votes comptés par le système, mais les électeurs ne peuvent pas les lire pour vérifier qu’ils sont corrects. Sous les codes à barres se trouvera un résumé lisible par l’homme auquel les électeurs devront se fier pour correspondre au code à barres, sans rien ajouté ni omis. Un piratage ou un dysfonctionnement pourrait modifier le contenu du code-barres et l’électeur ne le saurait pas. Tous les systèmes ExpressVote impriment un résumé du scrutin au lieu d’un bulletin complet avec tous les candidats répertoriés. Le résumé du scrutin est imprimé en petit texte clair qui est difficile à lire à travers la fenêtre en verre partiellement occluse de l’ExpressVote XL. Il est probable que la lecture deviendra plus difficile avec le temps à mesure que la vitre en verre s’usera. Des études ont montré que les électeurs ne vérifient pas soigneusement les résumés des bulletins de vote et ne détectent pas les erreurs. » Plus sa tare essentielle : elle ne peut même pas lire les bulletins envoyés par courrier ou papier : « L’ExpressVote XL ne peut numériser que les bulletins de vote dont les codes à barres propriétaires sont imprimés sur une bande de papier de 4 pouces de large. C’est le seul système de vote sur le marché avec cette limitation. Son incapacité à numériser les bulletins de vote marqués à la main a plusieurs conséquences importantes. Il ne peut pas scanner les bulletins de vote par correspondance. Il ne peut pas scanner les bulletins de vote papier d’urgence. Il ne peut pas numériser les bulletins de vote papier marqués à la main exigés par les législations étatiques et fédérales en cours et futures. » Un système terriblement bâtard, prioritaire, qui pour moi est une énième aberration tout simplement !!!

(1) on a appris hier que son client Kyle Rittenhouse avait acheté son arme avec l’agent versé par l’Etat pour la pandémie... 1 200 dollars payés par l’Etat de l’Illinois à ceux au chômage. Un comble !!! Pour Junior, il est désormais lui aussi contaminé … comme d’Andrew Giuliani, le fils de Rudy !
Et les USA on franchi le cap des 250 000 morts. Pire encore peut-être à son sujet : on lui a payé sa caution de 2 millions de dollars pour qu’il soit libre en attendant son procès (il est défendu par Lin Wood, de l’équipe légale de Trump avec son association FightBack). Les apporteurs d’argent ? L’industriel aperçu sponsorisant America’s Voice, a radio  où l’on entend tous les jours Seve Bannon : à savoir l’ancien drogué et alcoolique Michael Lindell; le responsable de My Pillow, la fabrique de matelas (recordmen de plaintes de consommateurs, il se montre lui-même dans ses pubs), un grand supporter de Trump et l’acteur Rick Schroder, l’ex « kid » du feuilleton des années 80 « Silver Spoons » (en France Ricky ou la Belle Vie ». Lindell, grâce à Trump, rêvait de devenir gouverneur du Minnesota en 2022. Pas sûr que ça se fasse, désormais !

 

Le journal citoyen est une tribune. Les opinions qu’on y retrouve sont propres à leurs auteurs.

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