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De la relation marchande ? la « raison ?conomique »

L’id?e directrice de Billeter est qu’? l’?poque de la Renaissance s’est d?clench?e une r?action en cha?ne non ma?tris?e. Cette r?action en cha?ne a d’abord ?t? locale, elle s’est ensuite ?tendue ? l’Europe, puis au monde. Elle a eu des effets positifs puis de plus en plus probl?matiques, puis de plus en plus d?sastreux. Elle se poursuit sous nos yeux. Pour comprendre ce ph?nom?ne sans pr?c?dent, il faut saisir la logique de son d?veloppement et percevoir en m?me temps la forme particuli?re d’inconscience qu’il a engendr?e et entretenue. Il s’agit d’une r?action en cha?ne non ma?tris?e parce que ses acteurs n’ont pas eu conscience, et ont aujourd’hui moins conscience que jamais, de son v?ritable m?canisme. Or elle ne pourra ?tre arr?t?e que lorsque ce m?canisme aura g?n?ralement ?t? reconnu.

Le premier moment se produit ? la Renaissance avec l’?mancipation de la relation marchande. Cette relation, qui pr?existait, qui a exist? sous diff?rentes formes bien avant cette ?poque, appara?t ? partir de ce moment l? comme porteuse d’une rationalit? autonome , susceptible de devenir principe de progr?s dans la connaissance du monde et l’organisation de la soci?t?. Les marchands se mettent ? envisager la soci?t? et le monde du point de vue de leur rapport particulier aux choses, c’est-?-dire du rapport abstrait, quantifi?, calcul? en m?me temps qu’exp?rimentateur qu’ils entretiennent avec leurs marchandises. Cette nouvelle forme de raison, positive et entreprenante, s’affirme en Italie d’abord, puis dans d’autres parties de l’Europe. Elle s’?tend progressivement aux domaines des techniques, des sciences et des arts. Nul ce comprend, ? l’?poque, que cette raison apparemment autonome est une raison marchande par son origine et dans son essence. Nul ne per?oit son caract?re r?ducteur. Nul ne se doute encore du danger que rec?le sa fa?on de r?duire l’?change de biens entre membres d’une communaut? ? une op?ration purement quantitative.

Le deuxi?me moment, qui occupe les XVIe, XVIIe et XVIIIe si?cles, est celui du d?veloppement autonome de cette raison. L’activit? des marchands se transforme. Ils ne se contentent plus d’acheter et de vendre des produits. Gr?ce aux pouvoirs que leurs conf?rent leurs capitaux, leur mobilit?, leur information, ils se mettent ? organiser le travail des autres, ? leur faire produire des marchandises selon de nouvelles m?thodes de division du travail, de coop?ration ? distance, d’investissement et de contr?le financier, de pr?vision des march?s, d’acheminement des mati?res premi?res et des produits finis. Le d?veloppement quantitatif du commerce s’accompagne d’une lente transformation qualitative de l’activit?, donc de l’esprit. Nous assistons ? l’essor des sciences modernes, exp?rimentales et qualifi?es qui vont peu ? peu miner toutes les interpr?tations na?ves du monde. Les savants ne se rendent pas compte, cependant, que la raison abstraite qu’ils manient avec tant de succ?s r?sulte de l’application au monde physique d’une forme d’abstraction qui a son origine dans la relation marchande et qui entretient avec elle un lien indissoluble.

Le troisi?me moment se produit au d?but du XIXe si?cle : la raison marchande entreprend de se soumettre la r?alit? sociale dans son ensemble. Pour continuer ? progresser selon sa logique propre, elle exige en effet que ce ne soit plus seulement les mati?res premi?res et les produits finis qui puissent ?tre achet?s et vendus, mais tous les ?l?ments du processus de production. Elle d?cide de consid?rer le travail lui-m?me comme une marchandise qui sera achet?e et vendue. Il en r?sulte une inversion qui n’a pas de pr?c?dent historique et qui, depuis lors, d?termine le cours de l’histoire dans sa totalit?. Jusque-l?, dans toutes les soci?t?s, les pratiques ?conomiques ?taient rest?es int?gr?es dans un ensemble plus large de pratiques sociales, religieuses, politiques. L’?conomique ?tait subordonn? au social. Dor?navant, l’?conomique se soumet le social et lui dicte sa loi. On parle souvent de la « r?volution industrielle ». ce terme, en ?voquant exclusivement l’aspect technique du ph?nom?ne, occulte sa v?ritable nature –qui est d’avoir ?t? au premier chef une r?volution sociale, une r?volution impos?e par la violence en Angleterre d’abord, puis dans d’autres pays europ?ens peu apr?s, puis dans beaucoup d’autres soci?t?s.

Aucun des efforts faits pour contr?ler ce bouleversement n’a eu, jusqu’? aujourd’hui, le r?sultat escompt? parce qu’aucun n’a port? sur la racine du ph?nom?ne, sur l’inversion elle-m?me, que l’on n’a pas discern?e assez clairement. En m?me temps qu’une violence sociale cette inversion a ?t? une violence intellectuelle en soumettant l’infinie profondeur et vari?t? du social aux abstractions de la raison marchande, tenue pour la raison elle-m?me. La raison marchande devenue « raison ?conomique » s’est impos?e comme la pens?e dominante de notre temps. Elle est cong?nitalement aveugle sur deux points essentiels. Elle ne peut voir par elle-m?me qu’elle impose en fait ? la vie sociale les abstractions auxquelles elle l’a r?duite mentalement, et qu’elle lui fait donc violence. Ignorant son origine historique , elle ne peut concevoir sa propre inscription dans l’histoire ni, par cons?quent, son possible d?passement futur. Elle ne con?oit pas l’inversion du social et de l’?conomique ? laquelle elle doit son triomphe et, par ce fait m?me, rend inconcevable la fin de cette inversion. La pens?e dominante de notre ?poque nous prive du moyen intellectuel de dominer la r?action en cha?ne qui ne cesse d’exercer sur notre monde des effets de plus en plus d?vastateurs. Ce troisi?me moment est d?cisif : c’est celui de la domination de la raison marchande devenue « raison ?conomique ».

Billeter situe le quatri?me moment entre le milieu du XIXe si?cle et la fin de la guerre de 14-18. On y voit ? l’œuvre deux mouvements oppos?s. D’une part, celui de la progression de la raison ?conomique, de l’assujettissement de plus en plus ?tendu de la soci?t?, ? la logique marchande, de certains progr?s mat?riels qui en r?sultent, certes, mais plus encore des effets destructeurs sur la vie sociale. De l’autre,celui des r?actions contre les souffrances et l’avilissement inflig?s aux ex?cutants, des mesures de protection philanthropiques, syndicales, bient?t politiques, d?bouchant sur la d?nonciation du nouveau syst?me lui-m?me. Lorsque le mouvement ouvrier devient mena?ant, les plus d?termin?s parmi les poss?dants recourent ? des manœuvres de diversion : d’abord l’antis?mitisme (Les Protocoles des Sages de Sion sont fabriqu?s par la police tsariste vers 1902), puis la guerre. Dans la perspective adopt?e ici, le comportement des dirigeants des principales nations europ?ennes semble avoir ob?i en 14-18 aux trois exigences suivantes : arbitrer les ambitions ?conomiques des uns et des autres ; mettre leurs industries au service de la guerre afin de leur assurer de nouveaux march?s ; mobiliser en m?me temps les classes ouvri?res les unes contre les autres au nom de leurs nations respectives pour qu’elles ne songent plus ? contester le syst?me d’exploitation auquel elles ?taient soumises. Cette manœuvre, qui a caus? de terribles massacres et co?t? huit millions de morts, a ?t? un succ?s. Ce quatri?me moment a finalement ?t? celui d’une r?action victorieuse.

Billeter lui fait succ?der un cinqui?me moment qu’il fait aller de la fin de la Premi?re Guerre mondiale ? la fin de la deuxi?me. L’absurdit? de la premi?re a fait rena?tre la contestation. Des r?volutions naissent en Allemagne, en Italie, en Russie. Celles d’Allemagne et d’Italie sont d?faites mais l’agitation subsiste, surtout dans l’Allemagne ?cras?e par la dette de guerre, le ch?mage et la mis?re. Pour d?samorcer le danger que cette agitation repr?sente pour elle, la classe gestionnaire allemande engage sa puissance financi?re et industrielle derri?re un agitateur parmi d’autres, Hitler. Elle le charge de mettre le d?sespoir de la population au service du r?tablissement de la puissance allemande, et de la faire œuvrer du m?me coup ? la reconstitution et au perfectionnement du syst?me d’exploitation pr?c?dent. Elle le fait avec l’accord et la complicit? des gestionnaires des autres nations les plus puissantes de l’?poque, qui voient dans cette nouvelle manœuvre plusieurs avantages. Elle leur donne l’occasion d’observer la mise au point de m?thodes de plus en plus pouss?es d’assujettissement du social, puis de l’humain, ? la rationalit? ?conomique. Elle suscite un nouveau danger de conflit entre nations europ?ennes, ce qui leur permet de mettre ? nouveau les classes ouvri?res au service des nations et de les d?tourner ainsi de la critique du syst?me. Second?e par l’Italie, l’Allemagne se charge en outre d’?craser la r?volution l? o? elle rena?t : en Espagne en 1936. L’effort de guerre profite enfin ? leurs industries. De cette manœuvre r?sulte la Deuxi?me Guerre Mondiale, ses cinquante millions de morts et l’indicible horreur des vies d?truites industriellement lorsqu’elles cessaient d’?tre utiles au syst?me. Si l’on s’en tient au but inavou? –le maintien du syst?me –l’op?ration a de nouveau ?t? un succ?s. Contrairement aux r?volutions italienne et allemande, la r?volution russe a ?t? victorieuse. Elle s’est cependant tr?s vite soumise ? une raison ?conomique qui dans son principe, ?tait la m?me que dans les autres nations industrielles : toutes les relations sociales, toute l’existence humaine devaient ?tre soumises aux exigences de la production. Que cette production fut d?clar?e r?volutionnaire ne changeait rien ? l’affaire quant au fond. Comme le pr?c?dent, ce cinqui?me moment a donc ?t?, m?me en URSS, celui d’une r?action victorieuse.

Le sixi?me moment est celui de la victoire des Alli?s et de la guerre froide. L’effort de guerre avait d?j? d?cupl? la puissance industrielle des ?tats-unis. Le r?le qu’ils jou?rent dans le d?faite de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon puis dans la reconstruction de l’Europe occidentale et du Japon fit de cette puissance le centre d’un nouveau syst?me ?conomique. La fin des colonies japonaises et europ?ennes leur donna l’occasion de d?velopper une strat?gie mondiale d’exploitation des mati?res premi?res et le contr?le des march?s, donc de domination indirecte des soci?t?s. Ce qui est remarquable, c’et qu’ils aient pu agir ainsi en se pr?sentant comme les lib?rateurs du genre humain , comme les h?rauts d’un capitalisme jeune et innocent, lav? des stigmates par sa victoire sur les forces du mal. Ce manich?isme a ?t? la mystification dominante de la seconde moiti? du si?cle. Il a permis aux classes gestionnaires du monde « libre » de nier toute responsabilit? dans ce qui s’?tait pass? et d’occulter autant que faire se pouvait, leur profonde connivence avec lesdites forces du mal.

Il faut ajouter qu’apr?s la guerre la puissance am?ricaine s’est heurt?e ? la puissance sovi?tique. Les deux syst?mes se sont trouv?s en concurrence dans la conqu?te des mati?res premi?res et des march?s autant que dans le mode de gestion de l’?conomie, donc de la soci?t?. Les deux syst?mes ont puissamment profit? de la menace qu’ils faisaient peser l’un sur l’autre. Le conflit leur permettait de mobiliser les soci?t?s qu’ils dominaient, l’un en faveur de la d?fense du « monde libre », l’autre en faveur du « socialisme ». des deux c?t?s la menace d’une nouvelle guerre mondiale facilitait la poursuite de l’assujettissement de la soci?t? ? la logique ?conomique, favorisait une concentration sans pr?c?dent du pouvoir ?conomique et permettait d’utiliser ce pouvoir sur une ?chelle ?galement sans pr?c?dent dans l’histoire, ? des fins d’intimidation, par la cr?ation d’une menace fatale pour la soci?t? humaine elle-m?me.
Cette r?action en cha?ne a abouti, ? chaque ?tape, ? une situation plus dangereuse et a un syst?me de mensonge plus imp?n?trable. Pendant la guerre froide de 1949 ? 1989, il ?tait quasiment impossible de comprendre comment s’articulaient la menace de destruction g?n?ralis?e par la conflagration nucl?aire, la guerre apparemment sans merci que se livraient les ?tats-unis et l’Union sovi?tique et leur connivence de fait dans le maintien d’un ordre fond? sur une m?me logique ?conomique.
Le septi?me moment est celui dans lequel nous sommes. Il commence avec la chute du mur de Berlin en 1989. Deux ans plus tard, un ?v?nement impr?visible parce qu’absolument sans exemple dans l’histoire des ?tats et des empires se produit : l’Union sovi?tique d?clare forfait et prononce sa propre dissolution. Le pr?sident des ?tats-unis salue l’av?nement d’un nouvel ordre mondial, mais l’illusion ne dure que le temps de quelque discours, car la logique qui est l’œuvre dans toute cette histoire continue ? d?ployer ses effets.

Pour comprendre comment, il faut remonter ? l’origine de tout l’encha?nement, au basculement qui s’est produit au d?but du XIXe si?cle. De ce basculement est r?sult?e une forme de domination qui ne s’exerce plus directement sur les personnes, d’homme ? homme pour ainsi dire, mais indirectement par le contr?le et l’exploitation des relations marchandes qu’elle impose. Cette domination est plus difficile ? saisir que d’autres formes plus anciennes ? cause du caract?re infailliblement rationnel, en apparence, de la science qu’elle invoque pour se justifier –la science ?conomique. Elle est aussi plus difficile ? critiquer parce que ceux qui l’exercent n’en assument plus la responsabilit? ? titre personnel. En m?me temps que ses d?fenseurs, ils sont eux-m?mes les laquais d’un syst?me qui les d?passe.
Mais la logique ? laquelle ob?it son ?volution semble pourtant claire. Dans une premi?re ?tape, elle a contraint la plupart des membres de la soci?t? ? vendre leur travail, ? devenir des salari?s, ? d?pendre de leur salaire pour subsister et ? subsister en achetant les marchandises qu’ils produisent. Lorsque tous les profits r?alisables ? ce stade ont ?t? r?alis?s, elle a entrepris de susciter de nouveaux besoins. Avant-guerre, le national-socialisme a innov? en la mati?re en cr?ant la Volkswagen et les autoroutes. Les autres nations industrielles s’y sont mises aussi, tout particuli?rement l’Am?rique de Henry Ford. Ce d?veloppement-l? a repris de plus belle apr?s la guerre et a engendr? la soci?t? de consommation, dont les sortil?ges ont si puissamment contribu? ? la victoire du syst?me occidental sur le syst?me sovi?tique. L’op?ration a consist? ? soumettre ? l’exploitation marchande, non plus seulement les besoins fondamentaux de la subsistance,mais virtuellement tous les besoins et tous les d?sirs –de jouissance, de sant?, de confort, de s?curit?, d’?vasion, de mobilit?, d’abrutissement,..Il fallait que le cin?ma, la t?l?vision, la publicit? suscitent des envies qui cherchent ? s’assouvir par des achats, que les marchandises achet?es cr?ent le besoin d’autres marchandises et que la frustration produite ainsi devienne le moteur d’une consommation sans fin. Mat?riellement, il en est r?sult? un gaspillage d?mentiel, des ph?nom?nes de pollution de plus en plus dangereux dans l’imm?diat et hypoth?quant de plus en plus gravement l’avenir.

Le processus ne cesse de se radicaliser. Ce ne sont plus seulement les rapports sociaux qui sont remplac?s par les rapports marchands, c’est la nature, voire la vie m?me qui est dissoci?e puis recombin?e afin d’?tre soumise ? la loi du march?. Il s’agit d’une soumission de plus en plus compl?te ? la raison ?conomique.

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3 Commentaire

  1. avatar

    Passionnant

    De la rationalisation des échanges de marchandises, nous serions passés à la marchandisation de tous les échanges humains jusqu’aux relations entre les hommes et la relation au monde : la morale et la philosophie.

    La contamination de la morale se fait très tôt dans l’intuition géniale du « pari de Pascal »

    Finalement selon lui : croire ça vaut le coup !

    Je n’ai pas lu le livre mais j’en crois votre compte rendu fidèle. Aussi je viendrai juste apporter une tentative d’interrogation. La peinture du mouvement vers l’hegemonie de la pensée marchande ne se fait pas par évolution progressive mais par crises qui à chaque fois remettent en cause la domination de cette pensée et l’attirail de justifications ad hoc bati au profit des nantis. L’histoire a fourni de nombreuses occasions où le coup est passé bien près. Il serait curieux qu’elle rate encore à la prochaine .

    Cordialement

    Le Furtif

  2. avatar

    A Thierry Ternisien d’Ouville

    Merci pour cette bonne analyse de la transformation des sociétés en entreprises.

    Pour compléter, ne peut-on dire que l’origine profonde de cette évolution est le passage d’une rationalité « humaine », fondée tant sur le matériel que sur le social et l’affectif, voire le spirituel, à une rationalité économique maîtresse des comportements individuels : l’homo economicus est une perversion égotiste de l’homo sapiens.

    A noter aussi que dans la dernière phase, la plus récente, la théorisation de l’ultralibéralisme en tant que seul système possible – ce qu’on pourrait nommer en France la technique de Jean-Marc Sylvestre – a convaincu une majorité suffisante d’électeurs, même salariés, que l’Etat, c’est-à-dire l’expression institutionnelle de la solidarité, n’est qu’un parasite coûteux et néfaste. Cette propagande efficace a donné par les urnes le pouvoir politique aux puissances d’argent, nouvelle féodalité, qui ont tout intérêt à la privatisation totale de l’économie, sans plus devoir recourir à la contrainte.

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    Thierry Ternisien d’Ouville

    Effectivement, et l’Angleterre de Blair et Brow en donne un « bon » exemple, le libéralisme dans sa version néo actuel tend a transformer l’homme en homo economicus. Comme disait Hannah Arendt le problème avec les théories modernes n’est pas qu’elles soient vraies mais qu’elles puissent le devenir.
    J’étudie pour mieux comprendreet combattre ce qui nous arrive à la fois l’oeuvre d’Arendt qui permet de sortir de la pensée binaire dans laquelle nous sommes englués et l’histoire du libéralisme à l’aide de deux auteurs : Christian Laval et Jean-Claude Michéa. J’y reviendrai dans de prochains articles.